Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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24 september 1918
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s.n. 1918, 24 September. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Geraadpleegd op 25 mei 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/w37kp7w736/
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5e Année - N° 31 Mardi 24 Sept. 1918 HéMon « Arïministrafio!! Turfmarkt 31 & 31a La Haye—Téiéph.216 Bureau à Maestricht : Hôtel Suisse,Vrijthof,Téléph. 159 à Flessingue : Slijkstraat, 6 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur , Les Nouvelles Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 S cents le nuitiéco ABONNEMENTS : ., , 1 florin par mois Holianoe _ 2.50 fl. par 3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 48 page Réclames permanentes à forfait L'Avenir Economique Une interview de M. E. WARNANT, directeur du Comptoir National en Hollande Nous avons dit que nous avions adressé au Comptoir National à La Haye une demande de renseignements complémentaires' sur l'étendue de ses pouvoirs et la nature des opérations qu'il se propose de réaliser. Le Comptoir ayant manifesté le désir de nous donner de vive voix les éclaircissements que nous souhaitions, nous nous sommes présenté ces jours-ci aux bureaux du Bezuidenhoud, 173, où nous avons été reçu fort aimablement par M. Warnant, ingénieur de l'Institut Solvay, directeur du Comptoir National en Hollande. M. Warnant — nous sommes fort heureux de le déclarer tout de suite — nous a faît une forte impression. C'est un esprit réfléchi, une intelligence claire, une force remarquablement dressée aux importantes fonctions qu'il vient d'assumer. Il a suivi de près les vastes problèmes économiques que la guerre a soulevés ; il a dû en étudier les solutions diverses, spécialement en ce qui concerne notre pays qui se trouvera plus que tout autre pris au dépourvu aux lendemains de cette guerre si désastreuse pour sa prospérité économique et commerciale. C'est avec un vif intérêt que nous avons entendu M,Warnant, et nous allons tâcher de rapporter aussi fidèlement que possible les renseignements, fort intéressants, qu'il nous a donnés. Après la guerre, nous dit-il, c'est la question des disponibilités qui dominer^ tout le problème économique. Le Comptoir National a été constitué uniquement pour que notre pays obtienne la part qui lui revient légitimement dans les quantités d'outillage, matières premières, vivres, etc., qui seront mises à la disposition des Alliés, puis pour assurer la distribution la plus juste de cette part entre tous les Belges indistinctement. Notre rôle est là, et rien que là. Nous nous sommes fondés, non sous l'action du gouvernement, mais par la seule initiative des industriels et des commerçants intéressés autant que quiconque a notre avenir économique et qui ont conçu le projet de parer, dans la mesure du possible et dans l'intérêt de la collectivité, à la période de crise, d'une exceptionnelle gravité, que nous aurons à traverser après la guerre. Nous ne poursuivons, je le répète, aucun monopole, ni d'achat, ni de répartition. Cette solution radicale n'a jâmais été dans la pensée d'aucun de nous. Les fonctions que nous avons assumées sont purement gratuites, malgré les charges lourdes qu'elles représentent et les responsabilités non moins grandes que nous acceptons. La confiance dont l'Etat a bien voulu nous honorer'en patronnant officiellement notre groupement est une garantie de notre désintéressement. Seulement, après la guerre, que pourront tes initiatives privées, livrées à leurs seuls moyens, pour subvenir aux besoins immenses du pays? Rien, ou presque rien! Il faudra puissamment leur venir en aide et la recherche de la meilleure méthode à suivre pour leur assurer un concours efficace, constitue déjà tout un problème préparatoire dont la solution demande de longues études techniques. Ce problème en lui-même est très vaste en effet et fort compliqué. Il comprend la question du placement des commandes avec des garanties quant aux livraisons i la question des paiements,celles des transports par mer des marchandises achetées, de leur introduction dans le pays, de leur transport à l'intérieur jusqu'à l'usine ou aux magasins des destinataires, etc. Il est absolument certain qu'après la guerre, on ne pourra satisfaire à toutes les sollicitations. Aujourd'hui déjà le commerçant ou l'industriel qui s'adresse chez les Alliés pour obtenir des marchandises ou de l'outillage ne reçoit pas de réponse le plus souvent. Les usines en effet sont partout réquisitionnées et les matières premières accaparées par les gouvernements. Une réglementation très sévère existe, instaurée par les autorités militaires et qui subsistera durant un certain temps- après la guerre, comme on l'a annoncé déjà. Les grands pays producteurs sont d'accord pour ne répondre, la paix concluei qu'aux besoins qui auront été soigneusement vérifiés par des organismes ayant la pleine confiance des gouvernements. Seules les commandes justifiées par ces organismes seront reçues avec une certitude complète d'exécution. Le financement de ces opérations pré^ sente aussi les difficultés les plus graves. Notre pays ne faisant plus aucune exportation, la monnaie belge sera fort dépréciée. Nous ne pouvons évidemment songer au cours forcé du billet belge à l'étranger, qui ne serait d'ailleurs' qu'un avantage illusoire et sans consistance. Le seul moyen de remédier à la baisse du change sera d'obtenir à l'étranger des crédits dans la monnaie du pays créditeur et remboursables à longue échéance. Mais là encore les particuliers livrés à eux-mêmes seraient impuissants, tandis qu'un groupement solide, dûment étayé par l'Etat, aura chance d'obtenir les plus larges concessions. N'oublions pas que le réoutillage et le réapprovisionnement ne pourront se faire en tous cas qu'à des conditions fort onéreuses, nécessitant des amortissements importants si nous n'obtenions point les longs termes qui permettront de ne pas trop décaisser. Notre organisme précisément examinera toutes les situations particulières, nantira les demandes selon la balance des possibilités et des besoins et se portera caution des crédits nécessaires. Sentez-vous l'immense avantage qui pourra résulter pour tous d'une telle oeuvre de prévoyance, d'un pareil rouage de renaissance îécono-mique ? De la sorte, le travail pourra recommencer partout avec régularité sans trop de retard et sans heurt, les exportations reprendront progressivement et notre change se rétablira simultanément. Les marchandises achetées (outillages ou matières), vient la question de leur transport. Le fret est déjà notoirement in-suffisant.il le sera bien plus encore après la guerre. Il y htrra donc lieu d'éviter le plus possible la surenchère et le déséquilibre du marché du fret. Telle est la volonté des grands pays de réglementation. Il sera donné à chaque allié du fret selon .son importance. Un particulier qui serait parvenu à acheter des marchandises ne trouverait donc plus rien, en dehors de la navigation neutre, pour les transporter. Et encore ne faut-il pas oublier que le port d'Anvers aura perdu lors de sa libération un de ses principaux avantages, en ce sens que pendant toute une période les navires qui y viendront ne profiteront d'aucun fret de retour. Les navires n'y entreront dès lors que pour autant que les gouvernements ré-partisseurs de fret pourront fixèr les lieux de déchargement et les obliger eh quelque sorte à y venir. Les marchandises arrivées dans nos ports, il s'agira de les introduire dans le pays. Là encore le gouvernement sera forcé de réglementer pour satisfaire tout le monde, la distribution vers l'intérieur devant se faire fort péniblement. On délivrera des licences d'introduction dans l'intérêt même de la communauté et pour éviter les manœuvres des accapareurs, dont notre pays aura suffisamment souffert durant les hostilités pour en être délivré avec la victoire. Ces licences devront prévoir les voies et moyens propres à assurer le transport des marchandises par eau, par fer ou par axe, <?t là aussi il y aura de délicates questions à résoudre et toute une organisation méthodique et rationnelle à mettre sur pied pour éviter le gâchis et les trop longs retards. Les particuliers, livrés à eux-mêmes dans de pareilles conjonctures, ce serait la bride lâchée à tous les appétits désordonnés de lucre et le ravitaillement rendu impossible à tous ceux qui ne disposeraient point de fonds liquides importants ou ne voudraient point payer les hauts prix. Ce serait l'étouffement des petits au profit des gros et la suppression de la libre concurrence au plus grand dam de la collectivité. Vous nous demandez si le premier besoin général du pays n'est pas de faire renaître et de soutenir l'initiative individuelle. Précisément! Mais c'est pour solliciter partout, c'est pour développer cette initiative dans toutes ses manifestations infiniment variées que nous nous sommes créés. Sans un régulateur centra! qui sera comme le cœur de la circulation économique, combien d'organes ne seraient point atrophiés par la masse de quelques-uns dont le développement serait anormal et en quelque sorte monstrueux ! Dans le néant qui suivra la guerre, nous tâcherons d'être la première cellule de vie, qui en engendrera d'autres innombrables, puisant d'abord dans la première leur principe nutritif pour vivre bientôt de leur propres ressources et en engendrer d'autres à leur tour, Notre existence dans"; la paix ne sera que temporaire : plus brève elle sera, plus nous en serons heureux car nous aurons, nous aussi, nos affaires personnelles à remettre sur pied. Nous ne sommes ni un ministère, ni une administration. Comme la cellule-mère se résorbe rapidement, nous nous fonderons dans la masse pour disparaître le plus prompte-ment possible. Nous ne nous sommes point improvisés «du jour au lendemain cômme d'aucuns semblent le croire. Il y a deux ans que l'idée d'une coopérative d'étude et d'action est née en Hollande. De nombreux appels ont été lancés par la voie de la presse et par circulaires à tous nos hommes d'énergie. De fréquentes réunions ont eu lieu, la plupart à La Ha. e par la force des circonstances. Ceux qui I«abi-taient la province ont délégué to"t mtu-rellement pour les y représenter U lègues de même métier habitant la résidence. Nous avons eu ainsi un premier noyau de compétences, qui ont nommé de multiples commissions techniques par branche d'industrie ou de commerce. Des rapports ont été élaborés avec .soin, dans un esprit d'impartialité absolue, rapports signés d'ailleurs pour engager la responsabilité de leurs auteurs. Les Comités centraux de Londres et de Paris ont agi de même. Nous avons échangé mutuellement nos travaux, puis toute l'organisation, tout le travail accompli a été soumis au gouvernement qui, après un examen mûrement réfléchi, nous a reconnus officiellement. Loin d'être constitués pour léser des compatriotes quels qu'ils soient, nous nous sommes groupés au contraire pour servir tous les intérêts légitimes dans la justice et la modération. Les intermédiaires d'avant-guerre eux-mêmes ne. perdront rien de notre fait : nous nous servirons%?gement d'eux en rémunérant équitablement leurs mérites et leurs services, qui nous seront indispensables. A notre rentrée dans la Patrie libérée, la plus large place sera faite parmi nous à nos compatriotes du pays occupé, que nous accueillerons avec d'autant plus d'enthousiasme qu'ils auront acquis à la dure école de la pire adversité l'expérience la plus précieuse. Notre œuvre sera donc, elle aussi, de concorde et d'union. Elle réunira toutes les bonnes volontés en un faisceau serré et puissant. Elle se révélera, a l'heure de l'action, d'autant plus ferme et résolue qu'elle aura été plus prudente et plus circons* pecte dans la pAt^de d'organisation Et c'est ainsi qu'elle pourra s'atteler d'un cœur vaillant et impavide au grand œuvre de la Reconstitution Nationale, dans le haut renom de loyauté, de probité et d'honneur que nous auront valu la sagesse éclairée de notre Roi et l'incomparable courage de la Nation entière. François OLYFF. NOS ECHOS Un exemple à suivre M. Paul Warburg, vice - gouverneur du Fedral Reserve Board, a donné sa démission. Dans une lettre au président Wilson, M. Warburg a fait remarquer que son serment de fidélité aux Etats-Unis était sacré, mais que les intérêts du pays seraient mieux servis s'il se retirait " étant donné que certaines personnes avaient fait de l'agitation parce qu'à leurs yeux un citoyenfcnaturalisé d'origine allemande, ayant de proches parents dans la société allemande, ne devrait pas remplir un poste de confiance dans le service des Etats-Unis „. Le président Wilson a exprimé' son appréciation du " beau sentiment patriotique „ de M. Walburg et accepté sa démission qu'il considère comme " une perte sérieuse pour le service public,,. Au pays libéré M. Berryer, ministre de l'Intérieur, a visité en compagnie de M. Biebuyk, commissaire d'arrondissement à Ypres, les communes de cet arrondissement récemment libérées et notamment Westoutre, Reninghelst et le hameau de la Clytte. Les bombardements des dernières semaines ne paraissent pas avoir aggravé la situation des agglomérations de Reninghelst et de Westoutre, tandis que Locre n'est plus qu'un monceau de ruines d'où émergent quelques murs de pignons et les assises de la tour de l'église. Les églises de Reninghelst et de Westoutre, bien que gravement atteintes, paraissent pouvoir être restaurées, de même que la chapelle prévôtale de La Clytte dont les faces septentrionales et méridionales et le chevet sont quasi intacts. Le pays a une importante récolte de froment encore sur pied. Le ministre de l'Intérieur a obtenu de l'autorité militaire que des travailleurs civils puissent s'employer sans retard à sauver cette abondante moisson. " Le Beffroi „ Le 15 septembre a paru le deuxième numéro du Beffroi, journal de la colonie et de? internés' belges en Suisse (27, avenue Floréal, Lausanne). Livraison variée, intéressante, mi-française, mi-flamande, :jue voudront posséder tous les Belges et :ous les amis de ceux-ci. # AU JOUR LE DUR POISONS Je me demande pourquoi on •mXysf s'obstine à Berlin à m'envoyer , l'immonde journal publié par les yOautorités allemandes dans le but d'empoisonner ceux des prisonniers de l'Entente assez vigoureux pour résister aux tortures et à la faim. Ce journal s'appelle naturellement « La Paix » et il est rédigé en français. Il a aussi une édition italienne intitulée « La Pace » et il avait naguère uné édition russe, mais le traité de Brest-Litovsk a fait arrêter ces frais, désormais inutiles. Pour les Anglais, l'ennemi avait un journal tout prêt, le « Continental Times », qui existait avant la guerre et que dirigeait alors un journaliste anglais honorable et patriote ; aujourd'hui il est entre les mains du gouvernement allemand qui le fait rédiger par une Autrichienne, vendue comme son torchon à la Wilhelmstrasse. Enfin pour compléter la liste, les Allemands continuent de faire vendre dans les régions françaises occupées l'infâme « Gazette des Ardennes » rédigée par l'infâme Prévost. Vous voyez qu'ils ont pensé à tout et que même leurs prisonniers ne sont pas à l'abri de leurs gaz asphyxiants ! Le numéro de la « Paix » que m'envoie quelque vague scribe boche qui croit me faire plaisir est particulièrement soigné. Il est con-i venablement rédigé, contient de substantielles « variétés » sur le Khédive, sur les « insectes auxiliaires » et sur la « femme musulmane et ses droits ». On voit que le souci de l'actualité n'empêche pas le rédacteur en chef de dormir. Oui, mais entre Ces articles d'apparence insignifiante, il y a des notes d'une merveilleuse perfidie et qui- seraient bien propres à ébranler le moral des prisonniers qui les lisent, si ces prisonniers n'étaient pas Français ou Belges, s'ils ne savaient pas qu'on leur ment, qu'on profite de leur impuissance pour les tourmenter, pour les empoisonner et les apprêter aux plus honteuses abdications ! Heureusement ils savent. Et ceux qui ne savent pas, sentent. C'est pourquoi ils peuvent lire sans dommage des choses comme celles-ei, par exemple : « Cette façon de parler (de M. Soif) est autrement légitime que les dires de M. Bal-four qui ne'tendaient à rien moins qu'à vouloir dépouiller l'Allemagne de tout son empire colonial. « Jamais le peuple allemand ne souscrirait à une pareille renonciation. Aucun homme politique, quelles que soient sa valeur et sa situation personnelle dans les conseils de l'Etat, n'oserait même conseiller pareille renonciation sous peine de déchaîner contre lui la réprobation unanime du,, peuple allemand tout entier. « M. Balfour avait insinué que l'Angleterre garderait les colonies ' allemandes de l'Afrique, pour raison d'ordre moral. Cette prétention de M. Balfour est plutôt immorale en elle-même, puisqu'il exige que l'Allemagne rende airiSi les gages qu'elle possède par droit de conquête. « Le jour où l'on demandera à l'Allemagne de vider ses poches, il faudra bien, bon gré malgré, que les puissances de l'Entente fassent de même et abandonnent sur la table de la future conférence de la paix toutes les prétentions extraordinaires formulées par elles jusqu'à présent.» « Si non, jamais on ne s'entendra et la paix ne se fera pas. « Comme l'a dit justement M. de Kiihl-mann, si une victoire écrasante n'est pas obtenue sur les champs de bataille par l'un des adversaires, la guerre peut durer sept ans comme elle pourra en durer trente. « L'Allemagne avec les ressources dont elle dispose est capable de tenir avantageusement jusqu'au bout. « Mais qu'on fasse la somme des sacrifices que cette éventualité exigera de part et d'autre. Le résultat auquel on arrivera est de nature à stupéfier les plus optimistes. A l'heure présente aucun succès militaire, si grand soit-il, ne compensera plus les pertes subies. "" « Que sera-ce plus tard, si la guerre dure encore ! ». Imaginez l'état d'esprit d'un brave garçon qui a deux, trois années de captivité et qui lit cela ! Et dites vous bien qu'il lui £n faut, de la force d'âme, pour résister à d'aussi abominables attentats. Mais ils résistent, les prisonniers, et je me souviendrai longtemps de l'air dont l'un deux que j'interrogeai, il y a quelque temps, sur l'effet de toute cette canaillerie littéraire sur le moral des prisonniers : « Ça, monsieur ? On le lit, bien sûr, parce que c'est écrit en français, parfois. Mais pour ce qui est de nous faire de l'effet, il faudrait avoir oublié trop de choses ! Ça, nous impressionner ? Ah monsieur, si vous saviez, s'ils savaient ce qu'on s'en f... ! » Alors, messieurs les Boches, à quoi bon gaspiller tant <fe papier, d'encre et d'infamie ? i Je vous le demande : A quoi bon? — R.-F. ; sa Voir Nouvelles de la Guerre et Dernière Heure en 2e page. 1 c EJ 1 En cas de réclamation, prière de < toujours joindre une des dernières i bandes du journal et, pour les chan- 1 gements d'adresse, joindre, en outre, ! fl. 0,50 pour réimpression des ban- { des. I Nouvelles du Pays Les 170 Belges qui ont voulu s'évader la semaine passée sont soumis à un supplice épouvantable De notre correspondant : A Fouron-le-Comte, où sont enfermés es Belges arrêtés lors de la tentative d'é-/asion, que nous avons rapportée, d'un groupe de 170 de nos compatriotes dont 10 ont été tués sur place, les Allemands 3nt convoqué 200 habitants du village 3our punir devant eux ceux qui se sont rendus coupables de cette'tentative d'évasion.Quatre Allemands habitant Liège étaient à pour servir de bourreaux. On a fait sortir les prisonniers du hangar où ils étaient gardés; on les a'fait nettre*en rang dans la position militaire ;t l'interrogatoire a commencé Au hazard et suivant la fantaisie des Dourreaux, les prisonniers étaient cravatés en pleine figure ou roués de coups. Après cela, nos braves ont été con-luits à 200 mètres de là, où le même supplice a recommencé. Quatre des martyrs sont restés éva-îouis; les Allemands les ont étendus au soleil jusqu'à ce qu'ils se fussent rani-nés. Après quoi, tous les Belges ont du •éintégrer l'infect hangar où ils croupissent. ' Cetle scène publique de sauvagerie a :té organisée, ont dit les Allemands aux jens de Fourron, pour terroriser les po-)ulations belges et pour que cessent les entatives d'évasion. Un drame plus terrible encore s Belges, dont une femme de 80 ans massacrés pour avoir voulu s'évader De notre correspondant : Six Belges, DONT UNE FEMME DE 50 ANS, ont été tués à la frontière jeudi )assé au moment de passer en Hollande, -es sentinelles allemandes n'ont pas tiré in seul coup de fusil ; c'est à coup le crosses et de baïonnettes qu'elles >nt massacré nos compatriotes sans armes :t sans défense dans une scène effroyable le carnage et de sang. La Terreur Allemande De notre correspondant : Il y a deux mois les Allemands ont fusilé >our espionnage deux jeunes gensdu*quar-ier St-Gilles à Liège. Leurs obsèques ont ; :té célébrées à l'église St-Christophe. On été arrêtés : M. Boulanger de la rue Comhaire ; VI. Bequette, agent des chemins de fer, :t sa femme rue des Wallons, 66 ; M. 'abbé Piplaerd, prêtre salésien. Ces personnes sont incarcérées à la prison de Jège. On ignore pourquoi. M. Brenu, condamné à 3 ans de prison pour avoir prétenduement prêté ' son lide à des prisonniers évadés, a été ibéré après 15 mois parce qu'il était itteint de la maladie appelée par les nédecins : oedème de la famine. Son état :st désespéré. Sa femme a été arrêtée :galement en octobre 1917, mais on l'a elâchée, faute de preuves. Les procédés boches A Liège, les Boches viennent de fermer e Théâtre du Gymnase pour un mois parce |ue — tenez-vous bien! — parce qu'un icteur est apparu en scène en soldat rançais,comme son rôle l'exigeait,et qu'une 'ibrante manifestation pro-alliée avait aus-itôt éclaté dans la salle! Le théâtre est ermé, mais la manifestation n'en a natu-ellement que plus de retentissement et m va en parler durant des semaines lors qu'on en eut parlé que pendant quelles heures. C'est encore en fin de ompte les Allemands qui décaisseront. Ecoles licenciées A Tongres et à Hasselt, les écoles, où enait à peine de sa faire la rentrée, ont té licenciées pour le logement de troupes llemandes nouvellement arrivées. Les Allemands crient au voleur! AVIS On a fréquemment fait l'observation que es détachements de troupes allemands vaient laissé, par oubli, des sacs postaux ides en quittant leur quartier. Les habi-mts ont, par après, négligé de rendre, omme il était de leur devoir, ces sacs ostaux, ce qui, aussi bien que le fait de îtenir d'autres objets de valeur, est unissable comme détournement. Nous ttirons donc à nouveau l'attention sur ce ue les dits sacs doivent être remis à la iommandantur locale contre récépissé.

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