L'indépendance belge

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s.n. 1915, 27 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 29 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/b56d21sf4w/
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L' INDEPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI: ONE PENNY. CONTINENT : 15 CENTIMES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. LOKDREs"sAMEDI 27 M \RS W15 CREGistered as a TELEPHONE: CITY 3960. dAlVJ.E,ul ùl ÎVIAKD lyio. N&WSPAPERJ Conservation PAR LE PROGRÈS. I I - S O M MA I R E. LA SITUATION : L'offensive russe dans les Carpathes et sur le Niémen.—La Hongrie menacée.—Vapeur anglais tor= pillé.—Raid aérien français sur Metz et Strasbourg.— Les Allemands et la Paix.—Déclaration de MM. Dern-burg, Witting et Zimmermann. Appel pour nos malheureuses populations.—E. A. L. Chan= gement du ton allemand. — Camille Roussel. Lettre d'Italie. Billet Parisien—Jean-Bernard. Les Réfu= giés belges à Paris.—L. Dumont-Wilden. Lettre du Havre.—Pierre Nodrenge. Opinion russe sur l'armée belge. Faits menus, menus propos.—Bob. Lettre de Flessingue.—Geo. Hulin. Nos peintres en Angleterre. Echos. Réponse à un Anglais.—Armand Variez. En Belgique.  Verviers.—Léon Dedeyn. Les Sports en Angleterre et à la guerre. Partie Financière, etc. LA SITUATION Samedi, midi. Les Russes- poursuivent avec la plus grande vigueur leurs succès dans les Carpathes. L'occupatiou par eux de l'importante passe de Lupkow, qu'ils détiennent concurremment avec celle d'U-zok, leur ouvre toutes grandes les portes qui mènent vers la Hongrie. Bien que les troupes austro-allemandes aient reçu des renforts considérables, on ne croit pas, même en Allemagne, qu'il soit possible de résister à la nouvelle invasion qui se prépare. Pour le moment, les Autrichiens défendent encore avec opiniâtreté quelques hauteurs, mais la rédaction des communiqués publiés à Vienne fait pressentir des événements peu réjouissants pour les populations ïongroises de la monarchie dualiste. Le bulletin de Pétrograd est très laconique également et se borne à signaler Je succès'- iu mouvement offensif dans les Carpathes et sur le Niémen. Dans ce dernier secteur di^ front oriental, la température clémente rend plus difficiles encore qu'elle ne le furent déjà, les opérations. D'ailleurs les efforts russes dans cette région, comme d'ailleurs sur toute la frontière de Prusse-Orientale, n'ont eu d'autre but que de menacer les lignes de communication de l'ennemi en mi de contraindre celui-ci de lâcher prise du côté d'Ossowiec. Comme on a pu le voir par les récents communiqués, cette tactique a pleinement réussi puisqu'on annonce une retraite partielle des Allemands dans cette partie du front. Il ne semble pas cependant que les Allemands aient sérieusement dégarni leurs positions dans ce secteur, et les renseignements que fournissent à ce sujet différents correspondants de guerre, sont des plus intéressants. C'est ainsi que le 21e corps d'armée, dont on avait déjà annoncé le départ pour la Belgique, a reparu du côté d'Au-gustovo. Ce corps, qui a terriblement souffert dans les batailles autour de Grodno, a été simplement renvoyé en arrière pour se reformer et compléter ses cadres. Comme d'autre part, on signale le présence à Suwalki et sur l'Orzec, ainsi que dans la région de Kalwaria, des 38e, 39e et 40e corps de réserve, des trois divisions de réserve, 77, 78 et 79, ainsi que de la première division de réserve de la garde, il est évident que les Allemands maintiennent. sur leur frontière orientale et septentrionale, des forces suffisantes pour îs parer à toutes les éventualités. bs On voit par là que, malgré les pertes le immenses, la réserve de l'Allemagne en S- hommes est loin d'être épuisée, et 1- ce serait commettre une grave erreur 3s que de se livrer à ce sujet, à des illusions. L'Allemagne, d'après tous ceux qui ont i- été à même de se faire—sur place—une s, opinion sur ce chapitre, concordent à il dire qu'après sept mois de guerre l'Alle-i- magne reste encore très forte, tant au t point de vue militaire qu'au point de îc vue financier et économique. Etant donné [a l'unité nationale et le patriotisme à incontestable du peuple allemand, la forts ce de résistance de l'ennemi ne doit donc ls pas être considérée comme suffisamment ébranlée pour justifier des conclusions d'un optimisme exagéré. !r II faut donc ne pas attribuer une im-. portance trop grands aux informations de Suisse et des Etats-Unis, qui parlent de paix et qui n'ont d'autre but que d'égarer l'opinion. Ce que l'Allemagne ■ voudrait c'est obtenir le "remis" du ' joueur d'échec acculé. Les Allemands, ^ comme l'indiquent les déclarations des a Dernburg, Witting Zimmermann et J autres marionnettes au service de la Wil-n helmstrasse, seraient prêts à déclarer qu'il y a malentendu, qu'on s'est trompé sur les "bonnes intentions" de la vertueuse Germanie, et qu'elle serait s prêts à se retirer de la Belgique... et à J~ accepter ses excuses. Cette tactique de fourbe hypocrite ne réussira pas plus au-e jourd'hui qu'il y a cinq mois, et la guerre ne finira que lorsque l'Allemagne sera ,s réduite à l'impuissance et mise hors d'é-11 tat de nuire. Les opérations en France se résument !t dans quelques duels d'artillerie sans con-séquence.En Belgique, cependant, il y a un nou-b veau progrès à enregistrer dans la "t région de Nieuport et au sud de'la ferme i- de Saint-Georges. it Sur mer, les Allemands ont coulé un e steamer anglais dont l'équipage a été au- torisé et aidé même à se sauver. ■s Dans les Dardanelles, le repêchage des mines a été repris, sous la protection des !- navires de guerre, mais les aviateurs e n'ayant pas encore pu reprendre leurs re-e connaissances, les opérations contre les s forts sont toujours suspendues, a Une escadrille d'aviateurs français a ', lancé des bombes sur les hangars à Zeppe-lins de Metz-Frescati et sur les baraque-t ments militaires de Strasbourg. APPEL POUR NOS MALHEUREUSES POPULATION' Grâce au comité de secours américain, les populations belges ont jusqu'ici reçu de quoi subsister, et l'augmentation de la mortalité n'a affecté, jusqu'à présent, que les malheureux enfants en bas âge, auxquels on ne peut fournir assez de lait ni d'aliments spéciaux et le martyre des mères belges se prolonge. Mais ce qu'il faut constater, c'est que ta majeure partie des Belges sont ex-clusivemènt nourris, dans les grandes v'lles surtout, par des organisations communales qui fournissent la soupe quotidienne gratuite, ou à très bas prix, a tous ceux qui manquent de ressources.Ces livraisons de soupe et de nourri-tore entraînent des frais considérables et a côté de la participation en nature ri- si généreuse du comité américain, il j s- a des dépenses quotidiennes très élevées g- qui sont supportées par les communes é, et qui grèvent considérablement les n- budgets de nos villes occupées, ut A Bruxelles, comme à Liège, la pro- é- portion des assistés atteint près de h se moitié de la population «t les frais de l'alimentation publique deviennent plu? je importants Cette situation, il ne faut x- pas se le dissimuler, doit aller en s'em- es pirant encore. îs En effet, dans les contrées indus- 5e trielles les directeurs d'usines, de char- x, bonnages, de carrières se sont efforcés s- de continuer à fournir de la besogne à leurs ouvriers. Les ateliers ne mar- •i- chaient pas en plein tous les jours, mais es l'ouvrier arrivait encore â toucher trois re à quatre jours de salcire par semaine et il avait ainsi de quoi se vêtir, se chauffer, s'éclairer. Il faut bien noter que l'industriel ne travaillait pas pour l'occupant, il ne fournissait rien aux Allemands, il travaillait pour finir des commandes reçues avant la g-uerre, puis i1 alimentait le magasin, il mettait en stock, par conséquent ne facilitait nullement les exactions des Teutons. Il est inutile d'ailleurs de rappeler la flore et courageuse attitude de nos industriels, notamment de ceux du pays de Liège, refusant nettement à l'ennemi toute coopération et se voyant par suite dépouillés de leurs machines les plus perfectionnées, les plus récentes, et les plus , coûteuses. Ainsi furent pillés et la Fabrique Nationale d'Armes, et les ateliers de Cockerill, et les installations d'Ou-grée. Et l'on se rappelle les perpétuelles menaces d'arrestation, plusieurs fois r réalisées, d'ailleurs, dont furent l'objet tour à tour ces industriels patriotes. s II faut dire et proclamer bien haut que 2 l'entente entre travailleurs et dirigeants t a été, sur ce terrain patriotique, réelle-r ment admirable. On ne peut y songer sans émotion et elle apporte comme un t réconfort chaleureux au milieu de nos e désastres. j Eh bien, il fauf soutenir jusqu'au bout _ ces vaillantes populations. 1 Les industriels ont fait tout ce qu'ils e ont pu, ils continueront et consacreront g leurs dernières ressources à leurs colla-e borateurs ouvriers. Mais aujourd'hui î l'impossibilité des transports, le manque de commandes, la disparition du nu-î méraire, vont à bref délai restreindre ; encore et les fabrications et les extrac- - tions. Par suite les ressources si pré-s caires déjà de nos travailleurs vont di- - minuer encore, et la population à charge - des secours publics va augmenter, c'est - certain. Pourrions-nous admettre que l'on i abandonne tous ces vaillants patriotes? - Cela ne peut pas même être envisagé. Non ! Il faut soutenir nos communes, il faut subsidier encore et toujours les organismes qui préservent jios populations de la faim ; il faut continuer à collecter ou à emprunter pour assurer du pain à nos compatriotes. Que l'on prenne pour rassurer nos généreux prêteurs sur l'emploi des sommes avancées, toutes les mesures nécessaires, rien de plus rationnel. Que l'on s'entoure de toutes les garanties possibles pour que les subsides accordés aillent bien et uniquement à l'alimentation des malheureux, c'est entendu.Mais ne laissons pas la famine appe-i santir ses griffes cruelles sur oes Belges > qui n'ont que trop souffert, sur ces Belges si dignes, si admirables, si héroï-' ques dans leur résistance patriotique vis-. à-vis du rapace envahisseur. Il y a là - une obligation morale, un devoir sacré, . et le gouvernement n'y faillira pas, nous i en avons la conviction profonde. A.L. CHANGEMENT DU TON ALLEMANI Ils ne voudraient pas de la Belgique. 2s )t Samedi. •— Bravo ! Les Belges peu le vent, aujourd'hui, être satisfaits... L'é le volution des prétentions se produit che; [u les " Kulturés "... s —Pas possible? eg Mais oui. Déjà, l'attitude de deux so-S£ cialistes au Parlement allemand mon-j. trait la " failure " dans ces prétentions 3r teutonnes... Ce matin les dépêches nous apportenl [a une série d'opinions émanant de "Herr' ■fc qui, évidemment, constituent le reflet de à l'état d'esprit dans les hautes sphères je germaniques. C'est le commencement de la réflexior r_ plus pondérée—à moins que ce ne soit .a une comédie que, dans un but d'af-faiblissement des efforts des Alliés, le gouvernement allemand fait jouer à ses jt agents? i- Quoiqu'il en soit, des propagandistes teutons disent aux Etats-Unis : j. —S'il n'y a pas de paix rapidement [a conclue, ce sera la faute de l'Angleterre. ie Hum ! " Herr " Dernburg affirme, parlanl n en son nom personnel : i. —L'Allemagne ne doit pas annexer la Belgique. 3S Et le Herr continue en affirmant qu'il JS n'y a jamais eu d'avantage pour un pays rs à absorber " des contrées de différentes 5_ races."... ;s A la bonne heure ! Si les " Herr Kulturés" ne nous avaient mis en méfiance a sur la sincérité de leurs déclarations, 3_ nous répondrions: " Voilà qui est tout à fait conforme aux idées développées par 1'" Indépendance Belge." • Le " Herr " Dernburg dit encore, à propos de la Belgique : — La Belgique a toujours une double capacité : celle d'Etat neutre et... de •> forteresse de l'Angleterre sur le Continent. Et son indépendance, son droit à l'existence, son travail, sont plus mena- - cés -par l'Angleterre que par aucune au- - tre Puissance. Mais si le programme z développé par Sir Edward Grey à Londres était appliqué, les Allemands n'aurait plus aucune raison pour occuper la - Belgique. ■ • Voilà qui est très bien—et qui fait s prévoir l'avenir. Les Américains, à qui cela est dit, peuvent voir, une fois de t plus, que les atrocités commises en Bel-' gique le furent délibérément dans un e esprit militaire. s Le grand amiral von Tirpitz, interviewé, s'écrie : i —Vous dites que nous, Allemands, t nous voulons dominer le monde?... - Comment?... Par la force, dites vous? ; Nous ne sommes pas fous... s II affirme que la g"uerre est une guerre de défense contre l'Angleterre... s Les bons apôtres ! C'est pour se défendre contre l'Angleterre qu'ils ont t massacré les Belges, et qu'ils créent en-. core actuellement tant de souffrances morales et physiques dans notre pays!... t Cela juge leur mentalité—et, aujourd'hui, ils peuvent comprendre, déjà, r leur grande erreur criminelle ! Le " Herr " Witting, directeur de la 1 " Reichsbank," constate une autre s erreur: s — C'est vrai, a-t-il dit à un journaliste, notre idee de finir la g'uerre en - quelque mois fut une erreur ; ce sera ; une guerre d'usure... Nous pouvons , être obligés d'abandonner ces territoires t que nous occupons aujourd'hui. ; Et un autre "Herr," le "Herr" Zimmerman, secrétaire d'Etat aux Af-i faires étrangères, continue encore aujourd'hui, après les preuves données ; de la fausseté du fait, d'affirmer qu'un ; secret arrangement a été conclu entre la - Belgique et l'Angleterre... i Voilà où ils en sont, moralement ! CAMILLE ROUSSEL. LETTRE D'ITALIE Décision Imminents i ; Le prince de Biïlow. j Rome, 20 mars. La première quinzaine de mars a vu la situation diplomatique italienne entrer dans une phase décisive. L'ex-chàncelier de l'Empire allemand. Bù'low, mobilisé par son souverain en décembre dernier pour empêcher l'Italie de sortir de la neutralité, a- pensé tout à coup, après deux mois d'efforts obscurs, poursuivis dans l'ombre propice aux gens qui préparent un maùvais coup, que le moment était venu de jouer franc jeu et d'offrir officiellement ai Gouvernement d'Italie les bons offices i» du Gouvernement allemand auprès de ;r celui de Vienne pour assurer ce derniei à donner à l'Italie la satisfaction d'aspi-d, rations sacrifiées à la cause de la paij :n par la participation de l'Italie à la Tri-ie pie Alliance. ,tt Car c'est bien en ces termes qu'au-ts jourd'hui se pose le problème des aspi-> rations nationales italiennes par rap-is port aux deux empires du centre : :r aspirations à une frontière naturelle mi- - litairement défendable, et, par suite, - occupation du Trentin jusqu'au Brenner, - puisque le Trentin est indispensable à la - défense militaire de la plaine du Pô et - de Milan, ainsi exposée à un coup de - main autrichien depuis 1866. i Aspirations à la libération des pro-1 vinces italiennes sujettes à l'Autriche-Hongrie et, par suite, occupation non i seulement du Trentin susnommé, mais ■ encore du Triestin, de l'Istrie, de l'Ar-• chipel dalmate et d'une partie impor-1 tante de la Dalmatie. Mais le prinœ de Bulow, qui avait ' déjà déclaré, dans un entretien récens, ejue les Italiens ne pouvaient avoir la 1 naïveté de réclamer Trieste, dont le commerce était, disait-if, entièrement alimenté par son hinterland, l'Autriche, et même l'Allemagne, se garda bien, paraît-il, de parler de ces dernières aspirations. Leur réalisation aurait trop visiblement assuré l'hégémonie italienne sur l'Adriatique pour qu'il ne parût pas de bonne politique de les ignorer. L'Ambassadeur extraordinaire de .Guillame II ne pouvait donc parler que d'une rectification de frontière sur le Trentin, et quand on se rappelle l'air de satisfaction que les Allemands résidant à Rome promenèrent pendant deux jours après la visite de Bulow à Salandra, le 6 t mars, on s'explique l'inquiétude qui su-, bitement s'empara des malicieux politi-. ques italiens. M. de Biilow, en effet, était arrivé à Rome en décembre dernier, quinze jours après le fameux discours où M. Salandra, devant la Chambre convoquée pour la première fois depuis le com-' mencement de la guerre européenne, avait averti les alliés de l'Italie que la neutralité ne pouvait pas suffire à défendre les intérêts du pays, et qu^me dih>: -nution même relative, c'est-à-dire le sta-. tu quo territorial, en présence d'agran-] dissement probable des voisins, ne pouvait être toléré. En d'autres termes, !e Gouvernement italien refusait de se laisser lier les mains par le traité d'alliance, sur la base duquel il avait pro-: clamé la neutralité italienne ; il entendait | garder sa liberté d'action, ne se laissant guider que par les intérêts suprêmes du | pays. Au moment où l'illustre Maeterlinck et le député Destrée font la tournée des villes de la péninsule pour édifier le peuple italien sur les malheurs de la Belgique et crier vengeance contre l'oppres-, seur, il est réconfortant de rappeler que le Gouvernément italien s'est déjà positivement dégagé des liens d'alliance qui pouvaient gêner sa liberté d'action. Des paroles qui ont été prononcées alors comme un salutaire avertissement aux alliés de la veille, il n'y avait qu'un pas à la dénonciation formelle du traité de la Triple Alliance. L'Italie et la Grande-Bretagne. Outre le sentiment populaire quï pousse l'opinion publique vers la France et contre l'Autriche, il existe aussi, dans les traditions du Gouvernement italien, une tendance à l'accord politique• avec la Grande-Bretagne, Cjui remonte aux origines de l'unité nationale. Or, la Triple Alliance avait été renouvelée récemment, alors que l'Italie et la France avaient un peu perdu leur sang-froid sous l'empire du ressentiment suscité par les incidents du Manouba et de Carthage. La Triple Alliance était considérée ici comme une garantie de paix, mais impliquait, dans l'opinion italienne, des relations amicales entre l'Allemagne et l'Angleterre. On ne tarda pas à Reconnaître ici que l'alliance artificielle avec l'Autriche et l'Allemagne était une faute, et une faute grave, alors que l'Angleterre réconciliée avec la France avait pris position contre la politique mondiale allemande. Et l'on peut affirmer, à coup sûr, ejue ce qui détermina, plus que toute autre circonstance, la proclamation de la neutralité italienne en août dernier, ce fut justement l'entrée en campagne de l'Angleterre contre l'Allemagne. M. de Bùlow s'était rendu compta de ce fait et c'est pourquoi il accepta la mission de ramener à l'Allemagne l'opinion italienne égarée, disait-il, par les mensonges de la Triple Entente. Il voulut d'abord s'assurer l'appui efficace du parti socialiste italien, dont le député Sudekum en septembre avait vainement cherché à s'assurer la collaboration.Il chercha à mettre dans son jeu le Vatican, en faisant miroiter aux yeux fficme «iinée. No. 74

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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