L'indépendance belge

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s.n. 1914, 20 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 19 oktober 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/mc8rb6x13x/
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IlO Géntlmôâ gn esLGious srr a paris . « 85' ANNÉE Vendredi 20 mars 1914 administration et rédaction 1 rue de* Mables, Bruxelles SUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bouts» ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE 8ELGIÙUE. Un in. 20fr. 6malt, >0fr. 3tscit, Sfr. AUXEMBOORBtEr.-D.» » 2« fr. - 5 If. » 8!r. ETRtKSEB » «fr. » 22 Ir. » Bte ÉDITION HEBDOMADAIRE Intirnaiisnslt it fOutri-mirl 10 piges, PARAISSANT LE MERCREDI l*n an »» franc» Blx moi*,,, 1S franc» L'INDÉPENDANCE •V 70 Vendredi 20 mare 1S14 Les annonces sont reçues s A BRUXELLES : aux bureaux du jou" Jf»C a PARIS : il, place de la Bourse, A LONDRES ; chez Mil, Jonn-F. Jones & C3, a® Sqoyr Hill, £• G. ; à TApeace Havas, n® i£S* Cheapside E, C.; et cheE >eyroud & Fils, L4'i, n°* 14-18, Queen Victoria Street, et T. B.brownty Ltd. a0 163, Queen Yibtoria Street, jk AMSTERDAM : chez Nijgh & Van ûitrnar, Rbkia, 2» A ROTTERDAM : même lirme, Wynhaven. 113. ALLEMAGNE, EN AUT1UCHE-BQNGR1E et EL SUISSE, aux Agences ue la AI»i<*>n Rudolf Mossife ïv ITALIE : chez MM. Haaaenstein & Vogler, à Turin et Rome. (ftNEW-YOFiK : T.B. Browne, Ltd, L, East 42nd StreeW trois sDunass bar 2ûvb* — srr pages BELGE smtsebyatkot me te vrqgmo Édition du soir Aujourd'hui Revue politique. En Angleterre. — Aux Communes. — La politique méditerranéenne. — Déclarations de Sir Edward Grey. — La révolte <x,ns l'LTster. — Elections provinciales sud-africaines. — Succès socialiste. En Allemagne. — L'affaire Poliakoff. En Italie. —• Le nouveau cabinet. Lettre de Hongrie. Notes du Jour, par J.-B. En France. — La situation ministérielle. — Conseil de cabinet. — Le cas Monis. — L'affaire Caillaui-Calmette. — La peine encourue par M™" Caillaux et pair le député Thalanas. — L'impôt sur le revenu au Sénat. Démission de M. Monis. En Belgique. — Le projet scolaire. Chronique mondaine. La question de la céruse en Belgique. Informations financières et industrielles.— Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, pubiiée le matin. BRUXELLES, 19 mars Revue Politique La situation internationale assez dangereuse créée par la tension russo-allemande continue à préoccuper tous les esprits et, comme on est parfaitement convaincu que ni l'Allemagne, ni la France, ni la Russie ne désirent la guerre, on cherche comment il serait possible de remédier pratiquement, à un état de choses qui pousse les grandes puissances aux plus formidables armements uniquement dans le but de mieux garantir le maintien de la paix. Un journal russe, le «Novoié Vrémia», vient de publier à ee propos un article sensationnel donl l'auteur serait une personnalité politique russe considérable, qui prit contact récemment avec des personnalités françaises et allemandes hau-^ tement autorisées. L'auteur de l'article du « Novoié Vrémia » considère qu'une alliance de la Fiance, de la Russie, de l'Angleterre et de l'Allemagne serait la meilleure garantie de la paix. Cela ne fait aucun doute, et ce n'est pas la première fois que le groupement étroit des quatre puissances vraiment dirigeantes de l'Europe est envisagé. Malheureusement, il est toujours apparu comme totalement impossible jusqu'ici de l'aire aboutir une telle combinaison en raison de tout le passé qui se dresse entre la France et l'Allemagne, en raison de la question d'Alsace-Lorraine, la France ne pouvant oublier les provinces qu'on lui arracha; l'Allemagne ne pouvant se décider à réparer la lourde faute politique que Bismarck commis en 1871. Or, le « Novoié Vrémia» préconise précisément une alliance franco-russo-anglo-allemande basée sur la solution de la question d'Alsace-Lorraine, et cétte solution, il la trouve dans les circonstances qui se produiront à la disparition de François-Joseph et qui aboutiront au morcellement de l'Autriche. L'Allemagne s'annexerait alors les territoires allemands d'Autriche et restituerait l'Al-sace-Lorraine à la France; la Russie s'annexerait la Galicie; la Hongrie et la Bohême constitueraient des Etats indépendants; l'Italie, enfin, trouverait des avantages et des compensations dans ce morcellement. Le « Novoié Vrémia » ajoute que la nouvelle politique roumaine prouve suffisamment qu'on se rend dë plus en plus compte de l'écroulement prochain de la monarchie des Habsbourg et, si osée que paraisse cette solution, qui va à rencontre des axiomes des chancelleries diplomatiques, un nouveau groupement des puissances en connexité avec le morcellement de l'Autriche, aurait fait l'objet de conversations de personnalités très influentes à Paris, à Berlin et à Saint-Pétersbourg. La conception est ingénieuse et de nature à frapper vivement les esprits. Il sera curieux de voir quels commentaires l'article .du « Novoié Vrémia » provoquera en Allemagne; mais il est tout au moins prématuré d'escompter le morcellement de l'Autriche, encore qu'il soit certain qu'après le règne de François-Joseph la monarchie des Habsbourg se trouvera aux prises avec les plus cruelles difficultés et que la Triple-Alliance risque fort de se disloquer à. ce moment. Ce qui est intéressant, c'est qu'on cherche sincèrement une solution à la situation actuelle de l'Europe et que l'idée d'une alliance de la France, de la Russie, de l'Angleterre et de l'Allemagne préoccupe les esprits les plus sérieux. En attendant qu'on en vienne -à cette alliance des grandes forces européennes, la tension russo-allemande se complique d'un nouvel incident, des plus regrettables. Un officier russe, le capitaine Po-liakof, a été arrêté à Cologne, sous l'accusation de vol. Il fut retenu sans preuves en prison pendant dix jours et re lâché sans excuses. Il résulterait de la première enquête faite que la police allemande, bien que l'identité du capitaine Poliakof fût parfaitement établie et que cet officier fût en mission régulière en Allemagne, ne permit pas à l'officier de communiquer avec l'ambassadeur de Russie à Berlin. On ne transmit pas le télégramme que l'officier avait envoyé à son ambassadeur; on mit cinq jours à transmettre une lettre que l'officier avait adressée à un le ses amis il Elbin. Ce fut cet ami qui prévint, l'ambassade de Russie à Berlin, et, celle-ci Vivant fait une démarche à la Wilhelmstrasse, le capitaine Poliakof fut enfin remis en liberté.Cet incident survenant en pleine polémique russo-allemande, on conçoit aisément que l'opinion publique en soit surexcitée à Saint-Pétersbourg. Des représentations ont été faites à Berlin, et le ministère des a"'aires étrangères allemand a ouvert une enquête. La presse russe est violente de ton; à la Douma, on va interpeller sur les procédés des autorités allemandes à l'égard du capitaine Poliakof; le parti nationaliste exige le retrait des commandes navales russes confiées aux usines allemandes. On voit par là que le débat risque fort de s'envenimer si le gouvernement allemand ne donne pas les satisfactions attendues au cas où l'enquête démontrerait, que le capitaine Poliakof a été réellement victime d'une lamentable erreur et que la police a empêché, en l'isolant, toute intervention immédiate de l'ambassadeur de Russie à Berlin. C'est par des incidents de ce genre que toutes les défiances réciproques sont entretenues chez les deux nations et que. deviennent possibles ,en dehors de l'action directe des . deux gouvernements, des campagnes de presse, après et haineuses, comme celle que nous voyons se développer depuis des semaines. tavelles de l'Étranger ALLEMAGNE L'affaire Poliakoîî On mande de Berlin au « Temps •» : D'après des informations complémentaires, Je capitaine Poliakoff put, le jour même: ùiS son arrestation, établir son identité au moyen d'une carte d'autorisation délivrée par les chantiers d'Elbiu, qui fut trou-\ée dans son' portefeuille. Néanmoins, le télégramme qu'il adressa le lendemain à l'ambassade de Russie à Berlin ne fut point transmis. On n'avertit pas ic capitaine que son télégramme n'était pas arrivé à destination.. Le quatrième jour, le capitaine Poliakoff demanda l'autorisation d'écrire à un collègue russe à Elbin. L'autorisatipn lui fut accordée. La lettre mit cinq jours pour arriver à Elbin, petite ville située près de Dantzig. L'ami du capitaine Poliakoff avertit léiéphoniquernent l'ambassadeur russe à Berlin, dans la soirée de ce jour. .M. de Cverbeef fit dès le lendemain une démarche à la Wilhelmstrasse. Deux heures après le capitaine fut. remis en liberté. Il est parti aussitôt pour Berlin et f est rentré en Russie. L'enquête ouverte par le ministre des affairés étrangères allemand n'est pas terminée. On attend les sanctions que les autorités donneront à cette affaire. On mande de Saint-Pétersbourg au « Temps » : Le comte Bobrinsky a déposé une interpellation à la Douma sur les procédés des autorités allemandes à l'égard du capitaine Poliakoff. Le parti nationaliste exige _ le retrait des commandes navales russes confiées aux usines allemandes . Le « Novoié Virernia » déclare • L'Allemagne se moque de la qualité de sujet russe et de la dignité d'officier russe. L'espionnage Paris, mercredi, 18 mars. On mande Berlin au « Temps » : Un Luxembourgeois, qu'on dit être l'ami de la bonne d'un officier, . a été arrêté à Metz sous l'inculpation d'espionnage. (c) au parlement d'alsace-lorraine Séance de mercredi Dans ta. discussion du budget, M. Koef-fel rappelle les derniers incidents causés par un défaut d'accord existant de longue date. Il conseille la modération et un travail pratique ee donnant pour tâche une asso-oiation plus étroite à la culture allemande. M. Blumenthat regrette qu'on n'ait pas enoore renoncé à l'intention de créer des 'ois d'exception. M. Ruland déclare qu'après l'échec de la gejmanisation, on s'est rendu compte que le moment était venu de laisser la population suivre le cours intérieur de son développement.L'orateur conclut en réclamant un changement complet de système. — L'Empereur a assisté au polygone de ICummersdorf, près de Berlin, à des expériences faites avec le nouveau matériel d'artillerie devant la commission de contrôle de l'artillerie . ANGLETERRE La révolte dans l'Ulster Belfast, mercredi, 18 mars. Un détachement de la région de Norfolk •est arrivé au château de Carrickforgus. Des sentinelles ont été placées aux abords du château et à. La porte ainsi qu'au quartier général, avec baïonnette au canon et fiicSiil chargé. Le château contient une grande quantité de fusils dont une partie considérable a étoé envoyée dans d'autres cecttres. A îrmiskeiîieai les gardes de la caserne 111 JJJU11IUJ principale ainsà que cellies de la caserne du château ont été doublées. (a) Elections provinciales sud-africaines Johannesburg, mercredi, 18 mars. àjux éfleertaons des conseils provinciaux vingt-trois travaillistes ont été élus, ce qui leur assure une majorité d'une voix dans le nouveau conseil. Dans plusieurs airott-dissemepts, la majorité travailliste a été énorme et beaucoup de meneurs bien connus ont, été élus. (a) chambre des communes La politique méditerranéenne M. Aubrey Herset développe un ordre du jour disant que la situation stratégique et politique de la Méditerranée exige un redoublement de viligance et d'indépendance de la part de l'Angleterre, ainsi que la présence d'une force navale disponible suffisante .pour la protection de la route.de l'Inde et pour le maintien du prestige politique de l'Angleterre.. La môme thèse a été soutenue par plusieurs orateurs. Sir Mark Svkes critique La politique des financiers français dans le Levant, qui a l'appui et le concours du gouvernement français, et insiste pour que la Triple-Entente adopte dans le Levant une politique de coopération des. intéressés. Déclarations de Sir Edward Grey Sir Edward Grey a la parole. Sir Edward Grey approuve ce que les divers orateurs ont dit au sujet, du groupe-| .ment actuel des puissances. Le bon accord qui existe depuis longtemps entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie a sans doute, contribué pendant la période des troubles des deux dernières années au maintien de la paix en Europe. C'est au groupement actuel des puissances .et au rôle joué par les puissances de chaque groupe qu'est , dù en réalité le maintien de te paix .qui autrement aurait été compromise. Le contact étroit des puissances a été envisagé par chacun " d'elles. 11 y a eu de 1880 à 1905 une menace continuelle de guerre entre l'Angleterre el l'une ou l'autre de ces, puissances avec les-quelles nous entretenons aujourd'hui d* bonnes relations. • os vieux dissentiments outre la France, la Russie et l'Angleterre sont aujouivl'hui complètement éteints. -Nious entendons maintenir ces bons rapports entre les trois pays, .car Lis constituent un facteur dé paix. Cependant, cette intimité des trois pays ne signide nullement que chacun l'eux soit rendu responsable de ce que font les autres membres de la Triple-Entente en vue des leurs inté rôts particuliers. Le fait d'avoir de bonnes relations en ce qui concerne , les intérêts communs à tous ne signifie nullement qut le groupement ait le droit de critiquer .te conduite de ses membres, dans les affaires qui ne concernent pas le groupement. Les membres du groupement ne comptent nul lement donner à cette entente une autre si gnificàtion. On vient de nous parler de 1* Syrie par exemple, et on a attribué à l'An gleterre des visées contraires à son amitif avec îa France et a ses sentiments pour te Turquie. Aussi je donne à ces assertions ur démenti catégorique. L'orateur passe rapidement sur la ques tion des forces navales à maintenir dans k Méditerranée, auxquels il faut ajouter les vaisseaux auxiliaires. C'est là une foret considérable. On ne peut donc dire que l'An, terre abandonne la Méditerranée. En ce qui concerne la Turquie, notre po iitique tendra au maintien de l'intégrité dt l'Fjnpine ottoman. L'Angleterre ne peut pa< contraindre les financiers anglais à prête] des fonds à la Turquie. Les financiers an glais sont libres de prêter ou' de ne pas pré ter à la Turquie. Les réformes que la Tur quie se propose de faire en Arménie on obtenu dans leurs grandes lignes le consen tement des puissances européennes. En ce qui concerne les îles de la mei Egée, il n'y a rien dans le règlement intervenu qui puisse inquiéter l'opinion rnusul mane. Nos efforts tendront à ce que rien ni soit fait dans les lies de la mer. Egée qu soit pour la Turquie une menace au poin de vue stratégique. Après le discours de Sir Edward Grey l'ordre du jour Herset a été retiré. (a) ARGENTINE Le dreadnoiight « Rivadeira » Buenos-Ayres, mercredi, 18 mars. Le ministre de. la marine, interrogé ai sujet des .propositions pour l'achat di dreadnought argentin « Rivadeira », dé xn.ent les bruits. tondant a faire croire qu> le gouvernement est favorable à, des né gociaibioinâ relatives à la vente du cuiras sé. Il déclare que, malgré l'importainae de offres qu'on pourrait lui faire, le gouver neinent est décidé à n'adopter aucune ré solution pouvànt mod/ifier l'équilibre dte forces des puissances. (a) AUTRICHE-HQNGRiE Nouvel emprunt On manda de Vienne au « Temps » : Le gouvernement, autrichien va public; dans le courant de la semiane deux ordon nances impériales, l'une élevant le contin gent des recrues de l'armée" active et de t landwehr, l'autre assurant l'émission d'ui emprunt de 350 millions de couronnes. L contingent pour 1914 sera de 165,000 hom mes pour l'armée commune dont 9<f,00 pour l'Autriche et 70,400 pour la Hongris soit une augmentation de 11,000 homme sur le chiffre de 1913, et de 29,000 homme pour la landwehr, soit une augmentatio; de 6,000 hommes. Les modalités du nouvel emprunt n sont pas encore réglées. (c) CHINE Ouverture de la Convention Pékin, mercredi, 18 mars. Ce matin, le ministre des affaires étrai: gènes a ouvert les débats de la Conv.er tion instituée ai vue de modifier la Cor i uu suri —— stitution provisoire. Sur les soixante mem-lires étlius, qiuiaranto-quafcre ètaieijt présente.Le ministre a lu le discours présidentiel d'oujvertuire retraçant l'histoire de la Constitution provisoire, qui eut un très mauvais effet siur -les affaires intérieures et sur les relations extérieures de lia Chine en raison des restrictions qu'eilie imposait au gouvernement. Le président est convaincu que le talent et les connaisancci éclairées des membres de la Convention auront pour résultat las modifications .nécessaires à assurer la paix et la prospérité du peuple chinois. (a) ITALIE Le nouveau ministère Rome, mercredi, 18 mars. Selon los journaux, le ministère peut être considéré comme constitué très probable, ment de la façon suivante : MM. Sa'andra, présidence du conseil et intérieur; di San Giuliano, affaires étrangères; Martini, colonies; Dari, justice; Rubini, trésor; Rava, finances; général Spingu-di, guerre; amiral Millo, marine; MM. P.iccio, agriculture ; lJanoo, instruction publique ; Ciuffelli, travaux publics. Le portefeuille des postes n'est pas en-.core assigné. Le cabinet sera probablement complété aujourd'hui ou demain. Il sera officiellement annoncé demain soir. Les nou. veaux ministres prêteront serznent demain. (c) Roine, mercredi, 18 mars. Le nouveau ministère formé laisse, en dehors de la majorité, une trentaine de députés cathbiiqiues ou nationalistes et environ 10 sooi-siistas, C5 radica-ux, 18 ré-publtoains, ce qui fait un total approximatif de 200 voix stur les 508 députés. Les 300 restantes forTinercnt donc en principe la majorité ministérielle. (a) LUXEMBOURG Un nouveau ministre Luxembourg, mercredi, 18 mars. On annonce que le ministre d'Etat dépo-sex-a prochainement sur le bureau de la Chafnbre un projet de loi en vue de la création d'un cinquième portefeuiKe, un ministère du travail, à cause du développement : 'coïâidérable des œuvres, de prévoyance sociale dans le Grand-Duché. Jusqu'à ce. jour, quatre ministres se répartissaient le truvai de lu façon suivante : M. F.yscheri. aft'ui-iv étrangères", justice, agriculture, commerce, industrie ét travail; M. Mongenasf finances, enseignement supérieur et moyen M. Braun, intérieur; M. de Waha, trar vaux publics. (a) Officiers allemands conspués Nous lisons dons 1' « Indépendance luxembourgeoise » de mercredi ; Dans la journée d'hier, à diverses repri ses, quelques-uns des officiels prussien: Invités au concert de la cour et qui pas saiant à pied et en grand uniforme dans k Grand'Rue furent suivis par des bandei d'enfants qui criaient après leurs chaua ses, sifflaient la « Marseillaise » et leui lançaient les mots de « Wackes », « Sa verne », etc. Plus tard, devant le pailais, au momsn du concert, les mêmes manifestations si reproduisirent. Tout cela tendriut à prouver que l'uni forme allemand n'est pas très populaire S Luxembourg... (a) ROUMANIE La revision de la Constitution Bukairest, mercredi, 18 mars. Le Sénat a voté la réponse au messagf par 72 voix contre 5. La Chambre a vot( en première, tee-ture, par appel noanirtail, la prise en considération du projet de re vision de la Constitution par 100 voix con tre 1 et 8 abstentions. (a) RUSSIE La paix armée Saint-Pétersbourg, mercredi, 18 mars, ' Le ic Novoie Vrémia » publie des dêcla ' rations d'un personnage russe qui oonstaU la situation paradoxale qui résulte de lî ' course aux armements et du désir de pal: de tous les Etats européens. Faisant alors allusion à son séjour ré cent à Berlin, lois des. fêtes commémora tives de Leipzig, et à Paris, i'interlocuteu du « Novoie Vrémia. » dit qu'il s'est en i tendu déclarer par des personnalités hau i tentent autorisées qu'une alliance de la Rus - sie, de la France, de l'Allemagne ét d* ■ l'Angleterre serait la meilleure garantie d< - 1a paix. La question de l'Alsace-Lorraine - le gros obstacle à la réalisation de cetti s conception politique,' pourrait être résolue - pense-t-on il Berlin, de façon favorable - pour les intérêts des deux parties. Ce n'es > un secret pour personne, continue-t-il, qui l'Autriche, à la mort du vieil Empereur va se morceler. >A ce moment qui sera fa tal à la Triple-Alliance, l'Allemagne pour liait annexer des territoires allemands e renoncer aux provinoes françaises en fa . veur de sa voisine de l'ouest. Dons ce cas . la Russie:, recevrait la Galicie. La Hongrii _ et la Bohême deviendraient des Etats indé t pendants. L'Italie trouverait des avantage! j et des compensations nouvelles pour ell< ; à qui l'alliance de l'Autriche-Hongrie pès< . plus que. jamais. La nouvelle politique rou j rnaine prouve qu'on se rend compte, d< plus en plus, de l'écroulement prochain d< ! la monarchie des Habsbourg. 5 Ce nouveau programme mettrait fin au: j armements. Une semblable solution .peu paraître osée. Elle va certainement à l'en ; contre des axiomes des chancelleries di ploinatiquej, mais, je le répète, dit en ter minant le personnage russe, le nouveai groupement des puissances, en connexiti avec la chute de l'Autriche-Hongrie, s fait J'objet des conversations de très in fluents personnages sur les bords de b - Sprée et sur les rives de la Seine. On m'er - a parlé aussi à Saint-Pétersbourg en trè: r 1 haut lieiv —————— i nmijfaiicr.v iTtv.rnm • Le nouveau chef de l'état-major général Saimt-Péteirsbourg, mercredi, 18 mars. Le directeur de l'Académie militaire, où il est également professeur, le lieute-namit général Ianouchkeviteh, est nommé chef die l'état-major 'général. (a) Corps d'aviateurs volontaires Sainit-Péterabouirg, mercredi, 18 mars. B vient die se constituer au sein de l'Aéro-Ctub de Russie un corps d'aviateurs volontaires qui, en temps de «guerre, se mettra à là disposition du ministre de la guerre. (a) a la douma La Douma a rejeté, par 136 voix contre 90, une interpellation concernant l'interdiction de célébrer le centenaire de la naissance du poète Ciierveheinsko. Les octo-bifeteis, les nationalistes et les différentes fractions de droite ont voté contre l'interpellation. Les 90 voix en faveur de cette dernière sont celtes de l'opposition, (a) SERBIE La Skoupchtina a voté le budget dfe 1914 en principe, par 70 voix contre 40. W SUÈDE L'état du Roi Stockholm, mercredi, 18 mare. Le Roi est rentré cet après-midi de son voyage dans le nord. On annonce que le Roi a souffert encore oes jours derniers de. sa maladie d'estomac et de son affection cardiaque. Il observera en conséquence le repos, le plus absolu possible dans son château de Drott-ningholm tout en s'occupant comme d'ordinaire des affaires du gouvernement. (c) Lettre de Hongrie (De noire correspondant) Un gi-aad débat à là Chambre sur les nationalités." — Ce que demandent les Roumains. — Le point de vus du gouverne, ment. — La majorité et la minorité unies dans un esprit Ue concession. — La question des nationalités sera enfin résolue. BUDAPEST, 12 mars. S'il avait -été donné à un étranger, ne connaissant les affaires hongroises que par la lecture des journaux, d'assister, ces jours derniers, aux séances de lu Chambre des députés, il se serait probablement dit en voyant avec quel calme, quel Sérieux et quelle attention soutenue, aussi bien la minorité que la majorité ont écouté toute une série d'orateurs presque sans les interrompre par des' apostrophes, sans couvrii ■ leur voix par des exclamations et des criailleries : — Mais on m'a trompé ou je me suis trompé. Je m'attendais à des scandales parlementaires de toutes sortes, et voici que la Chambre me donne le spectacle ; de l'ordre le plus absolu. Qu'est-ce que 1 cela signifie? Eh! cela signifie tout simplement que la Chambre des députés discutait une interpellation'sur les nationalités et que cette question a pour le pays un te! caractère de gravité que l'oppositior elle-même s'est crue dans l'obligatior; de faire taire momentanément ses ressentiments contre la majorité. En quo: ! elle eu grandement raison. Elle dev'ai' 1 d'ailleurs aussi cette attitude correcte ' ces propres orateurs, qui ont pris à le ' discussion de l'interpellation une par pour le moins aussi grande que celle des membres de la majorité. Le comte Apponvi, par exemple, n'a pas park moins de quatre heures consécutives e le comte Etienne Bethlen a fait un dis cours presque aussi long. J'ajoute qu'ai ■ moment où je rédige cette lettre la dis i cussion continue. Cependant, l'essen i tiel a été dit., et je puis, d'ores et déjà, : vous donner mon impression sur le été bat, tout en le résumant. Faut-il vous dire que la déjà vieille question des nationalités est plus que ' jamais à l'ordre du jour en Hongrie' - C'est ce qui ressort des longues négo ciations qui ont eu lieu ces derniers - temps entre le président du conseil e • les hommes de confiance délégués pai > le parti national roumain et dont j'a: , entretenu vos lecteurs. Il ne faudrai i pas croire toutefois que ces négociation; , soient quelque chose de nouveau. Le; ' premières tentatives cle conciliation re montent à 1894, et'ce fut le baron Banffj : alors président du conseil, qui en pri , l'initiative. .Vinrent ensuite celles de M ■ Hieronymi, ministre de l'intérieur, er - 1897. En 1900, M. de Weckèrlé, prési t dent du conseil du cabinet de coalitioïi, - entama des négociations analogues qu , furent suivies en 1910 par celles don' ■ prit l'initiative le comte Khuen-Héder - vary. Aucune, de ces négociations ne > donna de résultats appréciables. Pour ! quoi? Les Roumains assurent que c'es1 ' parce que, du côté hongrois, on n'a ja ■ mais voulu accorder que des avantages : personnels plus ou moins temporaires ! alors que, du cûté roumain, on demandait des concessions d'ordre permanen! : et e«la dans l'intérêt national-exclusivement.A propos des négociations récentes • entamées par le comte Tisza avant soi ■ avènement au pouvoir et continuées de-' puis, te président du parti national rou i main, M. Théodore Mihali, qui, au cour; de la discussion de l'interpellation de • M. Bujanovics a succédé ft la tribune ai1 ■ président du conseil, s'est empressé de déclarer : « Peu importe à notre parti i lé gouvernement et les hommes d'Etal en présence desquels il sa trouve. Ce n'est pas avec le gouvernement quel qu'il soit qu'il veut conclure la paix et trouver une solution permanente, mais entre les'deux peuples ». Néanmoins, M. Mihali, qui est le porte-parole autorisé de la nationalité roumaine, ne put s'abstenir de constater que le comte Tisza a fait, preuve dans ses négociations avec les délégués roumains d'une « parfaite loyauté », ainsi que du « plus vif désir» d'arriver à une entente. On sait que, précisément, à cause des efforts qu'il a faits dans le but d'amener les Roumains à abandonner leur intransigeance nationale, le comte Tisza; s'est vu appeler « traître » par l'opposition hongroise, qui ne connaît, hélas! ni ménagement dans l'appréciation, ni mesure dans l'offense... Dans son discours qui est un modèle de modération, sous le rapport de la forme, et d'élévation concernant la pensée, M. Mihali a résumé les postulats roumains. Et dans le sien, le comte Tisza a fait connaître jusqu'à quel point il était disposé à leur donner satisfaction. De la comparaison entre ce que les Roumains désirent obtenir et ce que la Hongrie officielle croit pouvoir accorder, il résulte que l'écart demeure considérable. Cependant, grâce à t'a bonne volonté dont on a fait, preuve de part et d'autre, cet. écart a considérablement diminué, et il est à supposer qu'il diminuera de plus en plus, si, comme-il y a tout lieu de le penser, les bonnes dispositions existantes se maintiennent. Théoriquement l'accord à intervenir sera facile. La loi constitutionnelle proclame,en cffet.que tous les citoyens hongrois indépendamment le leur langue,-d'e leur race et de religion respectives ont les mêmes droits politiques. Pratiquement. toutefois, l'exercice de ces droits politiques est rendu difficile par la question des langues. Car si la Hongrie est un pays essentiellement polyglotte, elle est aussi et surtout un Etat' unitaire, La langue officelle dans l'administration civile et judiciaire, dans l'enseignement supérieur, secondaire et même primaire, pour autant qu'il s'agit d'établissements scolaires appartenant à l'Etat, est le hongrois. Il en est de même ele la langue parlementaire. On se rend donc compte des difficultés sans nombre que les nationalités, qui, en leur immense majorité (ja parle ici des classes populaires) ne peuvent savoir le hongrois, rencontrent dans l'exercice de leurs droits politiques,-qui, sous maints rapports, deviennent' illusoires.. C'est donc sur ce point — sur ce point comme sur nombre d'autres — qu'il convient d'obvier. Car, et quoi qu'on en dise, les nationalités hongroises,de quel, que nom qu'elles s'appellent, ne sont point séparatistes. M. .Mihali l'a déclaré en termes précis ; « Les nationalités, a-t-il dit, désirent la solution de la question qui les concerne non au préjudice du pays, mais pour son propre bien. » Elles continueront donc leur lutta avec dés moyens constitutionnels et,, tout en préservant l'unité territorialu et l'absolue suprématie de la nation hongroise, elles s'efforceront d'établir l'harmonie garantissant leur existence nationale.» Mais quand il s'agit de la solution dô questions pratiques, les pourparlers théoriques ne servent pas à grand'chose lorsque, en réalité l'on ne fait rien. Des événements peuvent survenir, et le peuple roumain demeurerait après comme avant dans la situation opprimante où il se trouve présentement, surtout si un gouvernement bienveillant venait à-être remplacé par un autre qui 1e serait moins. Si cela arrivait, ce n'est pas nous qui en serions responsables, ruais la politique hongroise. Nous ferons aussi à l'avenir, dans l'intérêt de la paix, tout ce qu'il nous Sera possible de faire, mais nous attendons de l'opinion publique hongroise une certaine prévenance. Nous sommes nés dans ce pays, où nous vivons et devons mourir. (Vifs applaudissement à droite)- 1 La situation politique commande qu'en» : tre les peuples hongrois règne désor- 1 mais une entente pacifique et un amour, - mais une entente pacifique et un amour, : fraternel. Cependant, on ne saurait par* ■ 1er sérieusement de la protection accor- ■ dée aux intérêts économiques et cultù-raux des nationalités aussi longtemps • < que leurs droits politiques ne seront pas formellement garantis. Les nationalités,, ; qui constituent presque la moitié de la; ■ population de ce pays, défendent les frontières, souvent dans les conditions les plus difficiles. Là consolidation do cette moitié des la monarchie ne peut s'effectuer que si la question des natio- ■ nalités est enfin résolue... » Ce sont bien, ici, les nationalités hongroises, toutes indistinctement, qui parlent par la bouche de M. Mihali. Il est par conséquent intéressant de connaître la réponse que leur a faite le président du conseil. Je ne puis, cela va sans dire, intercaler dans cette lettre son discours, relativement long. Mais j'en détache un passage qui me paraît significatif. Bien qu'en apparence il y soit surtout question des Roumains, en réalité toutes les nationalités y sont visées. « Je regrette beaucoup, a-t-il dit (en parlant des négociations qui ont eu lieu entre lui et les délégués du parti national roumain), que ces messieurs n'aient pas cru devoir persévérer quelque temps encore. Je regrette que nous, n'ayons pas réussi à éliminer complètement, entre nous, les divergences profondes qui existent encore partiellement, aujourd'hui. Mais nous pouvons constater avec satisfaction que ces divergences, ont di- - minué, qu'un rapprochement s'est produit, que la tendance nationaliste rom

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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