L'indépendance belge

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06 februari 1914
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s.n. 1914, 06 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 10 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/mg7fq9r57f/
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4LO Oeaa.t:J.33xes® CM 6Si.6IQUE ET A PARIS C S5' ANNÉE Vendredi G lévrier 1914 administration et rédaction lï,, rue des gables» Bi-ustelie» BUREAUX PARISIENS : 11. place de la Bourse abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE BASIQUE. Un an 20 Ir. 6 mois, lOfr. 3mois, 5fr. lUItHIOljBCHMU » 28fr » Sir. » »«-ETRANGER « 40 tr. ■■> 22 fr. » )2tr. ÉDITION HEBDOMADAIRE •Internationale et cTOutre-raerl 10 pages, paraissant le mercredi Un an francô Éiix. mol» ••••»•••••*••• 1S» franc» L INDÉPENDANCE ,V> ST .Vendredi 6 lévrier 1914 Les annonces sont reçues : À BRUXELLES *. aux bureaux du jou' oaJ» À PARIS î 11, place de la Bourse, A LONDRES : chez MM. John-F. Jones & C3, tfi g, Snow fliil, £• C.-, à f Agence Havas, n° il2* Cheapsiue E. G.; et chez Neyroud & Fils, L£% Dos 14-I8, Queen Victoria Street, et T. B. Brownfy Ltd. n° 163, Queen Victoria Street. Jk AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Rokia, 2» & ROTTERDAM même rîrme, Wynhaven. 113. jft ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et SUISSE, aux Agences de la Maison RudoUMoss^ JtV ITALIE : chez MM. liaasenstein & Vogler, à Milia^ Turin et Rome. wÉÏiEW~YORIxîT.B. Browne. Ltd, l, East^ SireeW TROIS ÉDITIONS JOCB.- — SIS PAGES BELGE C0BSSB.VAXIOB TSJt ZE rBOGHÊS Édition du matin < Aujourd'hui : Revue politique. La révolution au Pérou. — Convocation du Congrès. E . Allemagne. — Les armements maritimes et les relations anglo-allemandes. — Intéressantes déé'aru'ions de MM. de Tirpitz et do Jagow devant la commission du budget de la marine. En Espagne. — Atten'ât contre le Roi démenti.Au Portugal. — La crise. — Manifestation en 'fcivaur d'une amnistie politique. En Angleterre. — A la Chambre sud-afri- caine. — Débat sur la grève. En Turquie. — Pourparlers financiers. Lattre de Hongrie. Notes du Parisienne, par Marie-Louise Néron.En Belgique. — Le cléricaux et les flamingants.Chronique mondaine. Les grands travaux. Les Théâtres à Bruxelles. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à G heures du soir; les dépêches suivies de la lettre <1 sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin, BRUXELLES 5 février Revue Politique Le discours prononcé par Sir Edward Grey à Manchester met au point tous les bruits qui ont couru ces temps derniers en ce qui concerne les modifications, à apporter au programme naval anglais. L'opposition entre les tendances personnelles de M. Lloyd George et celles de M. Winston Churchill faisaient craindre de profondes divisions au sein du cabinet anglais, mais ces difficultés ont été aplanies et- le gouvernements est rendu compte qu'il importait dans les circonstances actuelles de retenir les justes exigences de l'Amirauté. C'est que le problème des armements n'est pas près de recevoir une solution pratique et aussi longtemps qu'un accord total ne sera pas intervenu pour limiter les armements et surtout pour limiter les constructions navales, aucune puissance ne peut songer à désarmer sans abdiquer. Sir Edward Grey a fort bien exposé que les cinq grandes nations continentales ont augmenté leurs dépendes militaires annuelles de deux milliards et leurs dépenses, navales de neuf cents millions. L'Angleterre a dù suivre le courant, car une réduction du programmé militaire et naval d'une seule puissance n'aurait aucune chance d'être suivie d'une réduction quelconque des programmes des autres puissances. Le secrétaire d'Etat pour le Poreign Office a constaté que les peuples semblent avoir le sentiment confus — sentiment qu'il a d'ailleurs qualifié de «inconscient et absurde » — que le vainqueur de cette course aux armements recevra un prix. Sir Edward Grey a précisé sa pensée par une figure assez pittoresque : « Supposons, a-t-il dit, que cette course soit réelle et supposons encore que le cheval qui tient la lôte soit épuisé et s'arrête, les autres chevaux ne s'arrêteront pas pour cela. Ce pourra être, au contraire, pour eux une raison de redoubler d'efforts. » Gela explique parfaitement, en effet, la situation qui existe et qu'aucune bonne volonté gouvernementale, dans n'importe quel pays, ne peut corriger. Si l'Angleterre, dont les dépenses navales sont un facteur important dans la fixation des dépenses navales de toutes les puissances, consentait à les réduire pour sa part, le résultat pourrait être heureux, mais il pourrait aussi être désastreux. Ce serait, un risque formidable à courir. Quel est l'homme politique ayant conscience des destinées d'une grande nation qui voilerait courir ce risque ? La conclusion que se dégage du discours de Sir Edward Grey c'est que l'Angleterre doit maintenir ses dépenses navales dans la limite nécessaire pour assurer la sécurité de l'Empire.Ce 'devoir s'impose d'autant, plus qu'à plusieurs reprises le gouvernement de Londres a fait vainement appel aux autre? puissances'pouf arriver à un accord sur la limitation des armements. Ces appels n'ont pas été entendus. Il serait vain d'insister, la plupart des grandes puissances continentales considérant la ques-1ion de leurs dépenses militaires comme une question tout à fait personnelle et n'admettant aucune tentative d'une nation étrangère de s'en mêler. On peut regretter cet état d'esprit, mais il est certain qu'il existe, et il faut, dès lors, en tenir compte. Est-ce à dire que la question de la délimitation des arme-monts ne pourra jamais être résolue ? Nous ne le pensons pas, mais sa solution doit être préparée de longue main; c'est l'opinion publique, dans chaque pays, qui doit créer l'atmosphère nouvelle rendant cette solution possible1. Jusque là chaque nation doit veiller au ïnaintien de sa défense et considérer que , son influence dans le monde ne vaudra que pour autant, qu'elle saura la faire valoir aux heures do crise par la puissance dé ses armes. Ce qui est à rapprocher des paroles de Sir Edward Grey, ce sont les déclarations faites mercredi par le ministre des affaires étrangères d'Allemagne, M. de Jagow, à la commission du R-eichs-tag, qui examine le budget de la marine. M. de Jagow a constaté qu'on en arrive à la conviction que dans beaucoup de questions l'Allemagne et l'Angleterre peuvent travailler de concert et que souvent leurs intérêts se touchent. C'est ainsi qu'au cours de la crise balka-nique, l'Allemagne a pu s'entremettre avec l'Angleterre pour concilier les divergences de vues qui existaient entre les deux groupements de puissances. Nul ne doute, en effet, de l'amélioration sérieuse des relations anglo-allemandes et l'on sait de reste que l'opposition des intérêts des deux pays est beaucoup plus dans la forme que dans le fond. Il est'à souhaiter que les négociations qui se poursuivent actuellement entre Londres et Berlin sur des questions à la fois économiques et, coloniales confirment ces bonnes dispositions, en admettant, bien entendu, que ces négociations respectent scrupuleusement les intérêts des autres nations, notamment en ce qui concerne l'Afrique centrale. Mais il est à remarquer qu'au cours de la même séance de la commission du Reiehstag, où M. de Jagow a souligné ainsi la correction des relations anglo-allemandes, le secrétaire d'Etat pour la marine, l'amiral von Tirpitz, a fait valoir que l'Allemagne a toutes les raisons de s'en tenir à sa loi sur la flotte, qui a fait ses preuves. Il a même soutenu cette thèse assez paradoxale que sans la proportion des forces navales telle qu'elle a.reçu son expression dans la loi de la flotte, il ne se serait probablement pas produit line orientation vers de meilleures relations avec l'Angleterre. On serait tenté d'en conclure que c'est en visant à la maîtrise de la mer par un accroissement formidable de sa flotte que l'Allemagne désire se rapprocher de l'Angleterre.A côté des déclarations de M. von Jagow, ce discours de l'amiral von Tirpitz constitue la véritable réplique allemande au discours prononcé par sir Edward Grey à Manchester. La Question des ISes et la frontière d'âlbanle Pourparlers turco-italiens Canstantinople, jeudi, 5 février. Les pourparlers continuent entre la Porte et l'ambassade d'Italie au sujet de la remise du Dodécanèse. L'ambassade demande au gouvernement ottoman l'exécution complète du traité de Lausanne et présente en outre la note des dépenses. On déolare dans les milieux autorisés que la note s'élève à plusieurs millions, car l'Italie l'ait entrer en ligne de compte ses pertes en hommes, le maintien pendant de longs mois de sa flotte sur ie pied de guerre pour la sauvegarde du Dodécanèse, ainsi que les dépenses administratives.On ajoute cependant que le gouvernement italien se montrera d'ailleurs conciliant, oar il désire entretenir de bonnes relations avec la Porte et il connaît la situation économique de ce pays. L'Italie est donc disposée à remettre les lies aussitôt après le règlement de ces questions. je son côté, la Porte demande compte des impôts perçus et de l'indemnité des phares ottomans. On espère qu'une solution prochaine interviendra. (b) La démission d'Essad pacha Valona, mercredi, 4 février. La commission internationale de contrôle a obtenu d'Essad pacha qu'il démissionne. Essad pacha, dès que sa démission sera donnée, quittera l'Albanie à la téte d'une délégation et se rendra à Potsdam auprès du prince de Wied, à qui il offrira la couronne. (b) Déclarations d'Izzei pacha Constantinople, jeudi, 5 février. Izzet pacha, interviewé sur son prochain départ pour Rame et Vienne, a déclaré que son départ a été interprété dans le sens d'une intervention dans a question albanaise et qu'il avait décidé d'ajourner son voyage jusqu'à l'arrivée du prince de Wied en Albanie. (b) LA RÉVOLUTION AU PÉROU Convocation du congrè-. L'attitude de la flotte Lima, jeudi, 5 févier. Le Congrès s'est réuni en session extraordinaire hier soir et a décidé de nom-mer un comité gouvernemental jusqu'aux prochaines élections. Le colonel Benavides a été nommé président de ce comité. ** * La flotte péruvienne a reconnu le nouveau gouvernement. (b) »cagMraaw»MB«wjMiiB ■ i wagaES* tavelles ds l'Étranger ALLEMAGNE LES RELATIONS ANGLO-ALLEMANDES Les flottes des puissances Déclarations de M. de Jagow Au cours de la discussion du budget de, la marine à la commission du budget du Reiehstag, il a été question également des rotations de l'Allemagne avec l'Angleterre au sujet de la question de la flotte aérienne. Le secrétaire d'iitat aux affaires 'étrangères, M. de Jagow, a dit que ces relations pouvaient être considérées comme très satisfaisantes. La détente et le rapprochement font des progrès. Les rapports entre les ueux caninets sont inspires par une très grande confiance. « Le ton de l'opinion publique, a-t-il dit, est devenu tout autre qu'il n'éiait il y a quelques années. On ne peut se dissimuler qu'un certain changement s'est pr oduit dans le sentiment général des deux peuples. Dans les deux pays on s'achemine vers la conviction qu'il y a beaucoup de points et de questions où l'Allemagne et l'Angleterre peuvent travailler de concert, et à côté l'une de l'autre et que leurs intérêts se touchent souvent. » Les. événements récents survenus dans les Balkans et les négociations de Londres ont beaucoup contribué à ce résultat. On a pu se convaincre en Angleterre que l'Allemagne ne poursuivait pas une politique agressive. L'Allemagne a pu s'entremettre avec l'Angleterre pour concilier les divergences de vues entre les deux groupes" de puissances et pour éviter 'des conflits internationaux. Cela a conduit les deux puissances a un certain rapprochement. Les relations entre les doux cabinets sont confiantes, loyales et animées d'un esprit de conciliation réciproque. En outre, comme on le sait, des négociations se poursuivent sur les sujets particuliers. Ces négociations inspirées par le désir d'éviter des conflits d intérêts dans le domaine de la concurrence économique et politico-colonial, suivent, leurs cours, mais ne sont Das arrivées à une conclusion. » II y a à examiner beaucoup de vœux qui so heurtent à des vœux contraires et" à tenir compte aussi des intérêts des autres Etats qui interviennent dans la question. On a le droit d'espérer que le résultat des négociations, bien qu'il puisse n'être pas à l'abri de certaines critiques, sera accueilli avec satisfaction dans les deux pays. j> En ce qui regarde la question d'une suspension temporaire de9 constructions navales, M. de Jagow constate que des propositions dans ce sens ne sont pas parvenues au gouvernement allemand. Il mo paraît difficile, ajoute-t-il, de trouver un moyen d'appliquer la proposition de 'M. Churchill, laquelle, d'ailleurs, autant que je sache, n'a pas trouvé un accueil bien em-' pressé en Angleterre même. ..... • Un député libéral dit qu'il apprend avec satisfaction l'amélioration des relations avec l'Angleterre, laquelle est dans l'intérêt de ces deux grands Etats. Le rapporteur ne croit pas à la possibilité. . d'un accord avec l'Angleterre en ce qui concerne un arrêt des constructions " navales et un rapport entre les effectifs des vaisseaux.En politique, une certaine méfiance est de mise. 11 saluerait tai aussi avec joie un accord avec l'Angleterre, mais c'est précisément l'Angleterre qui pousse continuellement à de nouveaux armements. L'Allemagne s'en tient à sa loi sur la flotte. Un point qui inquète le rapporteur est que la Russie reconstruit sur une large échelle la flotte de la Baltique. *** Un député national-libéral salue le fait-1 que les rapports avec l'Angleterre et le ton de la presse anglaise soient devenus plus courtois; Mais il tient i souligner énergi-quement l'expression de «saiie confiance» employée par le rapporteur. En ce qui concerne la question de la mission militaire allemande en Turquie, l'Angleterre a appuyé les objectons franco-russes. L'orateur ne voudrait pas que lors du règlement d'une série de questions dans lés Balkans et en Asie, les intérêts allemands dans cc-s pays eussent à subir là-bas des préjudices, parce qu'on aurait eu trop d'égards pour l'Angleterre. « * » Un membre du parti conservateur se déclare satisfait des déclarations du gouvernement, Il souhaite que les rapports de l'Allemagne avec l'Angleterre soient toujours bons. Mais dans tous les cas, les inté-rêts allemands doivent être sauvegardés. Les paroles du chancelier sont vraies, à savoir que les intérêts allemands ne doivent pas être abandonnés en échange de concessions en Asie et en Afrique. Nouvelles déclarations du ministre de la marine Le secrétaire d'Etat, amiral von Tirpitz répond à quelques questions abordées parles orateurs précédents. Il dit qu'en ce qui concerne la question des calibres, l'Allemagne a suivi l'exemple d autres nations qui se sont efforcées d'augmenter lé calibre en diminuant le nombre des canons et de rester à la limite extrême du déplacement. Au sujet du refus du gouvernement allemand de participer à l'Exposition de San Francisco, le secrétaire d'Etat à l'Office. des affaires étrangères déclare que son attitude a été dictée exclusivement par des raisons d'ordre économique. A une autre question, le secrétaire d'Etat répond qu'il ne peut être pris aucune décision au sujet du maintien de l'escadre de la Méditerranée. Cela dépend de la.tournu-re que prendra par la suite la situa'ion politique, chose qu'il n'est pas encore possible de prévoir. Le secrétaire d'Etat fait ressortir que, sans la proportion des forces navales telle qu'elle a reçu son expression dans la loi sur la flotte, il ne se serait vraisemblablement pas produit une orientation vers de mîii'ieuras relations avec l'Angleterre. Hduf avons donc toutes raisons de nous en tenir à notre loi sur la flotte qui a fait ses preu-, vos* : I/e secrétaire d'Etat affirme encore une fois que l'Allemagne n'a jamais donné et ne donnera jamais l'exemple an ce qui concerne les plus gros déplacements et les plus gros calibres. La la suite de cette déclaration, le chapitre <■ Traitement du secrétaire d'Etat» est adopté. (a) A propos de l'alliance balkanique Cologne, jeudi, 5 février. Le « Gazette de Cologne » dément le bruit .d'une alliance gréco-serbo-roumaine et l'intention d© l'Allemagne d'y adhérer, (a) Une conférence française interdite à Strasbourg La « Revue Alsacienne » organise chaque hiver une série de conférences françaises auxquelles assiste l'élite du public strasbourgeois. La dernière de ces conférences, qui ont généralement un caractère artistique ou littéraire, a été faite en janvier dernier par M. Jules Destrée. Jamais la police n'était intervenue pour inquiéter les organisateurs des conférences. Vendredi prochain, M. André Tardieu, rédacteur au « Temps », devait parler sur le thème suivant : w La Triple-Entente, son passé, son avenir. » Mais la « Strassburger Post » annonce ce soir que le préfet de la Basse-Alsace a fait savoir à la direction de la « Revu ; Alsacienne » que la conférence de M. Tardieu serait interdite. Le préfet n'a pas motivé sa décisioi, mais la « Pôst » écrit qu'il n'est pas opportun de Laisser parler un politicien français Sur un sujet pareil devant un i utfic alsacien. Elle imprime ensuite cette phrase significative : « En l'occurrence, l'application des mesures de police concernant les étrangers indésirables est tout a fait j\iistifiée. » Cela revient 4 dire que si M. Tardieu venait à Strasbourg pour faire sa conférence, il serait reconduit à la frontière. [a) — La « Gazette Nationale » annonce que l'administration militaire fait édifier des hangars et des ateliers pour aéroplanes sur le champ de manœuvre de Zohrens-dorf, prés de Berlin. Ce cihamp de manœuvre est destiné a remplacer Jobannisthal pour l'aviation militaire. (a) ANGLETERRE Visite démentie Londres, jeudi, 5 février. Une note officieuse déclare que l'on ne connaît rien dans les cercles de la Cour tendant à confiimer le bruit répandu par des iournaux autrichiens de la visite des Souverains anglais à la Cour de Vienne, dans , la dernière semaine d avril. (a) CHAMBRE SUD-AFRICAINE A propos de la grève Le Cap, mercredi, 4 février.-Le, général Smuts, ministre de la défense, a expliqué à la Cliambre l'attitude du gouvernement dans la grève récente. La saille était comble. M. Smuts a parlé pendant trois lueures et demie. La Qiambre s'est ajournée , a minuit. Le général Smuts continuera son disoours jeudi. H a déclaré que le syndicalisme est une chose moderne et que la société n'avait pas encore trouvé le moyen efficace de le combattre. La société avait coutume de regarder un ennemi comme un homme armé d'un fusil, mais il y a maintenant un ennemi plus dangereux, c'est la Fédération travailliste.Le ministre a ajouté qu'il y avait ainsi deux gouvernements et que la situation était intolérable, car l'un et l'autre devaient fatalement se heurter, et qu'il en résultait un conflit permanent Auèune armée d'invasion ne pourrait infliger de plus grande destruction, de plus grand désastre à un pays que le syndicalisme conspirant .pour le terroriser. Le général Smuts a décrit Johannesburg comme étant la Mecque des malfaiteurs. Il a déclaré encore que le syndicalisme avait établi, un état de siège par la force du nombre.; (a) ARGENTINE te président Pena se retire Buenos-Ayres, jeudi, 5 février. "Le président Saenz Pena a fait remettre au Sénat un message dans lequel il sollicite un congé d'une durée indéterminée, afin de pouvoir rétablir sa santé. Les miniatïfes, assûre-t-on, vont remettre au vice-président, M. de la- Plazza, leur démission collective. (a) BRÉSIL Le9 inondations Dégâts immenses Rio de Janeiro, mercredi, 4 février. Le gouverneur de BahLa télégraphie que les inondations ont détruit de nombreuses localités et dévasté des villes, et des villages, ainsi que de grandes étendues de champs cultivés. Les dégâts sont incalculables. Plus de 1,000 personnes ont péri, (a) BULGARIE — M. Passaroff, secrétaire général au ministère des affaires étrangères, est chargé de gérer la légation à Vienne, en remplacement. de M. Salabaclieff, nui a été rap-0«é. (a) CHILI ~ La. Chambre a voté un accord r-elal.il à la &QHveiBtijân radioiélégrapl-iiqus <j.e Londres. 1 ESPAGNE Attentat démenti Madrid, mercredi, 4 février. A minuit, io président du conseil a déclaré que les bruits qui ont couru au sujet d'un prétendu attentat contre le roi d'Espagne- sont dénués de tout fondement. Il ajoute qu'il a reçu une dépêche du Roi datée de 7 heures du soir lui disant qu'il était en parfaite santé et que sa journée de chasse s'est agréablement passée, (a) ETATS-UNIS L'immigration Washington, mercredi, 4 février. La Chambre a adopté le projet sur l'immigration après avoir rejet i toutes les motions excluant les Asiatiques., (a) HAÏTI Réunion du Congrès Port au Prince, jeudi, 5 février. Le comité permanent du Sénat a convoqué le Congrès pour élire le président de la République, tais il est douteux que les rebelles reconnaissent un président élu dans les condition aotuelles. (a) ITALIE — Le compte des dépenses résultant de l'occu/pation de la Libye, de celle des lies de la mer Egée et des événements internationaux a été déposé à la Chambre U en ressort que les dépenses s'élèvent à 1,1-49,757,564 lires, dont 9U3,S91,G38 pour la Cyrénaique et la Tripolitaine, 21,857,809 pour l'occupation des lies de la mer Egée, 3,351,123 pour l'Albanie et 50 millions ont été payés ù l'administration de la dette publique ottomane en conformité du traité de Lausanne. (a) | JAPON Les échos du procès Krupp Tokio, mercredi, 4 février. Les imputations de corruption a rencontre de hauts fonctionnaires et d'officiera supérieurs de la marine japonaise formulées à Berlin au cours d'un récent procès provoquent à Tokio une vive agitation populaire. On tient a ce sujet de grandes réunions publiques. Les accusations portées sont extrêmement vagues. On est disposé jusqu'ici a s'abstenir d'émettre un jugement à leur égard, sauf à la Diète, où une fraction de l'opposition met en avant les noms de certaines personnalités telles que le premier ministre, de tous lés membres du cabinet, des amiraux, d'autres officiers, L'agent à Tokio d'une maison allemande a été arrêté. On croit qu'en raison de l'agitation populaire le gouvernement sera forcé; dé' réduire le budget de la marine. • (a) MEXIQUE Mission diplomatique Le Havre, mercredi, 4 février. Ce soir, par le paquebot transatlantique «La Savoie», est arrivé M. Juan Sanchez' Aschona, un des principaux lieutenants du général Carranza, chef de la révolution mexicaine. 11 était accompagné de sa famille. M. Aschona vient accomplir en Europe une mission diplomatique., (a.) Un appel du bureau international de la Paix A la demande de nombreux Mexicains et de la Société Ibero-Americana, le Bureau international de la Paix a envoyé au général Victoriano Huerta, président de la République mexicaine, et au général Vcnus-tiano Carranz-a, président du parti consti-tutionnaliste mexicain, un appel qui débute ainsi : <c Comme amis de la paix, de, l'entente e-t-de la concorde, aussi nécessaires et parfois plus nécessaires peut-être entre les citoyens d'un même pays qu'entre les peuples, nous nous permettons de vous supplier, au nom de l'humanité, de mettre un terme à l'effusion de sang et à l'œuvre de mort qui se poursuivent au Mexique. Notre appel est un appel à votre cœur autant qu'à votre raison. Concluez un armistice et chargez des hommes de confiance de délibérer, dans l'atmosphère calme d'une contrée amie, sur les difficultés qui vous divisent. » En outre, des télégrammes ont été envoyés aux deux chefs des partis belligérants, le même jour, par un grand nombre de sociétés. Si certaines influences. s'efforcent de prolonger la crise douloureuse que traverse le Mexique, il est normal que d'autres influences, plus désintéressées, cherchent à amener entre les partis en conflit l'entente nécessaire» (b) PORTUGAL La crise ministérielle Lisbonne, mercredi-, 4 février. M. de Arriaga, président de la République, a chargé M. Berno-rdino Machado de former le nouveau ministère. M. Machado a accepté cette mission. (a) Lisbonne, jeudi, 5 février. M. Bernardino Machado s'entretiendra aujourd'hui avec MM. d'Almeida et Cama-cho. Il se rendra ensuite auprès de M. de Arriaga. Le président de la République désire vivement la constitution d'un ministère susceptible d'amener l'apaisement des parfis. (b) Demande d'amnistie Lisbonne, mercredi, 4 février. Ce soir, sur l'initiative de M. Machado Sanios, une foule considérable s'est rendue au Palais de Baic-in, auprès de M. de Arriaga, pour demander au président de la République l'amnistie général en faveur des détenus politiques. La manifestation a réclamé aussi La réouverture des sièges des associations ouvrières. Le cortège, précédé de torchas, comprenait surtout des éléments ouvriers. M. de Arriaga a déclaré aux délégués des manifestants qu'il communiquerait, au gouvernement leurs vœux, qu'il juge être ceux de tout le peuple portugais. Les manifestants ont acclamé le président d,e la République, puis se sont dispersés dans u-n ordre complet en chantant, f « Internationale » attern-ie avec des chants nationaux, (a) ROUMANIE La visite du prince héritier de Grèce Butarest, mercredi, 4- février. Le prince-liéritier de Grèce a rendu visite aux diverses personnalités, du monde offi* ciel. Il a déjeuné et dîné dans l'intimité au Palais royal. * * * I.cs journaux saluent l'arrivée du Diado» que à Bukarest. L'officieuse « Indépendance » ajoute : « Un nouveau facteur des rela< tiens d'intimité de la Grèce et de la Rouiria* nie, c'est le traité de Bukarest dans le cadre duquel les peuples balkaniques agrandis peuvent se développer librement au gré de leur génie national et sur le terrain d'une paix bienfaisante se rencontrer en vue de consolider leurs rapports d'amitié. » (a| RUSSit M. Venizelos est satisfait Saint-Pétersbourg, mercredi, 4 février-. En quittant Saint-Pétersbourg,M. Venizelos a déclaré à un journaliste qu'il est très satisfait du résultat de sa visite ici Sa gracieuse réception par l'Empereur, les dis-pcw sitions bienveillantes des sphères politiques et de l'opinion russe l'ont convaincu de l'irn ébranlable bonne volonté de la Russie vis-à-vis Je la Grèce. M. Venizelos a constaté avec reconaissance l'appui prêté par' le gouvernement russe à la Grèce dans la question des îles de la mer Egée et il a rappelé le soutien moral que la Russie avait déjà) donné aux Greos en 18(i7 dans la question crétoise. (a), Blâme aux officiers Saint-Pétersbourg,- mercredi, 4 février. Un ordre du jour de l'armée rappelle leâ excès auxquels se sont livrés dernièrement des officiers et le manque d'influence morale et de sollicitude de la part de leurs camarades plus anciens chargés du commandement.Le Tsar accor de à cet état de choses sa ■plus sérieuse attention et il ordonne au ministre de la guerre de prendre les mesures les plus sévères.pour réprimer de tels abus* Le ministre de la guerre, de son côté, appelle l'attention du commandant sur le fait que la lacune constatée dans l'éduca-tion militaire des officiers dénote un règlement intérieur défectueux dans la portioa de troupes en question, dont le commandant ne semble pas à la hauteur, de sa tâ« che. (a) TURQUIE La défense du Bosphore Cons-tantinople, jeudi, 5 février. Le ministre de la guerre a inspecté hieï les forts du Bosphore. Il a décidé dé désigner une commission de spécialistes en vue de la transformation des foris, conformément aux exigences de la guerre moderne. Cette commission comprendra des officiers du génie étrangers, spécialistes da la fortification, (b) Lettre de Hongrie (De noire correspondant.) Le procès des agitateurs scliisinatiques. —• Le comte Bobrinski et ses complices,, peut-être inconscients. — L'aventurier Kabalyuk et sa propagande orthodose. Ce que disent les résolutions votées par une réunion publique de Ruthènes de Vienne. — Le tribunal doit faire œuvre d'indulgence. BUDAPEST, 30 janvier^ Le procès des agitateurs schismati-ques qui se déroule, depuis plus d'un mois, devant le tribunal de Marama-? rossiget tirant à sa lin, je crois le moment venu de vous en parler dans ua article d'ensemble et, dans la mesure du possible, d'en dégager la leçon qu'il comporte. A mon avis, ce procès aurait pu na pas avoir lieu. Car outre que les accusés sont généralement peu intéressants,-il as-t évident que le mal qu!ils ont pu faire par leur agitation séparatiste,, religieux en apparence, mais politique en réalité, est peu appréciable. En admettant même que, du fait de cette agitation, ils eussent réussi à détacher dix mille ou quinze mille personnes de la religion grecque-catholique, atin de les rattacher à l'orthodoxie moscovite, les quatre cent mille Ruthènes de l'est de la Hongrie ne fussent pas pour cela devenus d'emblée des sujets du Tsar.Dans son immense majorité, cette excelleaita population n'a aucune espèce d'aspiration séparatiste. Mais il semble qu'en ordonnant ce procès, le gouvernement hongrois ait eu utn but bi'en déterminé : montrer enfin au monde tes procédés auxquels-Te panslavisme a recours pour conquérir la bienveillance des peuples slaves. Et ma foi, si vraiment il a eu oe but- il me semble qu'il l'a atteint. Mais si le procès de Maramarossiget a démontré de façon non douteuse les menées panslavistes dans tout ce qu'elles peuvent avoir de dangereux pour les peuples voisins, >1 a aussi fait toucher du doigt la fâcheuse situation économique des Ruthènes, qui pour la plu,part sont en proie à l'usure, faite, il est vrai, par des gens presque aussi misérables qu'eux* mais qui n'en sont, pas moins pour eux une cause indirecte de rudni... Le procès a mis en évidence quelques types curieux. Voici d'abord le conto Bobrinski, membre ultra-conserva--eur de la .Douma russe et u,n des principaux chefs du panslavisme le plus agissant. Le comte Bobrinski n'est cependant pas comme on pourrait ie supposer un « vrai Russe » — oh! rien moins que cela ! Polonais d'origine et catholique romain, il a embrassé l'orthodoxie moscovite et est, devenu une sorte d'haka-tiste plus l'érooe encore que ses comté-

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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