L'indépendance belge

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s.n. 1915, 08 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 03 februari 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5q4rj49m5b/
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L'INDÉPENDANCE \ ' ^ wp nir 17 ^ ROYAUME-UNI: ONE PENNY- ËP Mil JlLj Mli © CONTINENT: 15 CENTIMES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. r nvnppç T TTxrni r uspç 1Q1r ckegistered as a „ TELEPHONE: CITY 3S60 LUNDRbS, LUNDI b MARS îyib. NEWSPAPEB.] Conservation par le Progrès. =■ . 1 ' ■ ' . i 1 ■ " SOMMAIRE. LA SITUATION : Le bombardement de Smyrne.—Crise politique en Grèce.—Combat dans le golfe Persique.—Les démocrates portugais fondent une nouvelle république. A propos d'une polémique anglaise.—Lucien Fuss. Les crises. —Camille Roussel. Lettre des Etats-Unis. — Victor Yseux. A l'union des villes et communes belges. Le retour.—René Lebrun. Interview de RI. Paul Neven. Lettre du Havre.—P. N. Lettre de Hollande. Faits menus, menus propos.—Bob. Echos. Les Belges à Bordeaux. Au Littie Theatre. Nécrologie. Partie financière. LA SITUATION. Lundi, midi. Les communiqués français de samedi et de dimanche ont signalé de violents duels d'artillerie dans la région de Nieu-port et d'Ypres. Les batteries allemandes établies du côté de Westende ont été en partie démolies. * Au nord d'Arras, dans la région de Notre-Dame-de-Lorrette, les contre-at-taques des Alliés se poursuivent d'une façon satisfaisante et les Allemands y , subissent des pertes considérables. En Champagne, notamment dans la région de Beauséjour, l'ennemi fait des efforts considérables pour résister à \ l'avance méthodique des Français, qui, ; sur cette partie du front occidental, ont ! pris un ascendant indiscutable sur les l Teutons. Malheureusement, la pluie s'est mise à tomber, au grand profit de l'ennemi, qui, dans la terre détrempée, pourra construire avec plus de facilité de nou-i veaux travaux de défense pour rempla-[ œr ceux dont il a été chassé au cours de [ ces dernières semaines. Dans la région de Perthes, les attaques allemandes ont toutes été repous-sèes avec de grosses pertes. En Alsace et dans les Vosges il ne se passe pas de jour sans que les Français n'aient à enregistrer l'un ou l'autre succès. Les contre-attaques allemandes : sont invariablement repoussées, et les ; pertes de l'ennemi sont immenses. Sur le front oriental la situation, de-; puis samedi, n'a pas subi de grands • changements. Les ' combats sur la ' Pilica, ont, d'après le communiqué de , Pétrograd, une tendance à se dévelop-' per en une grande bataille, ce qui sem-f blerait indiquer que les Allemands, avant échoué successivement dans le centre et dans le nord de prendre Varsovie, vont essayer maintenant de l'attaquer par le sud-ouest. L'attaque allemande a commencé par une offensive du côté de Do-manewice, entre Novo Miasto et Tomas-zow.Dans le nord de la Pologne les troupes du grand-duc Nicolas ont fait des progrès sensibles dans les environs de Mlaya. Dans les Carpathes, les attaques des Autrichiens faiblissent. Leurs troupes, qui avaient passé le San à Lutowiska, à l'est des passes de Lupkow, ont été complètement anéanties. Dans le golfe Persique des combats w ■ sérieux semblent imminents. Une reconnaissance britannique partie d'Ahwaz, en territoire persan, a rencontré une force ennemie évaluée à 12,000 hommes, qui essaya de lui couper la retraite. Dans les Dardanelles la flotte de^ Alliés progresse. Les forts qui protègent le goulot de Chanak sont bombardés du golfe de Saros par-dessus la presqu'île de Gallipoli. Il n'y a pas lieu d'ajouter foi aux dépêches qui parlent de l'apparition des navires de guerre des Alliés à hauteur de Nagara. Nous n'et: sommes, malheureusement, pas encore là. Cependant tous les préparatifs -*ont faits, en vue du débarquement des troupes qui auront pour tâche de compléter l'œuvre de la flotte. Un corps expéditionnaire français est prêt dans le nord de l'Afrique. On peut être convaincu d'autre part qu'un corps russe est p^êt à se joindre aux corps franco-anglais. Selon Djavid Bey, les troupes ottomanes dans la Turciuiç d'Europe seraient fortes de 250,000 hommes, ce qui est manifestement exagéré. Le bombardement de Smyrne a été très efficace. La plupart des ouvrages fortifiés ont été détruits. Quant à ce qui se passe à Constantinople, à en croire des bruits dignes de foi, un mouvement de révolte s'y prépare contre les Jeunes Turcs et les Allemands. Le public n'ajoute plus aucune foi aux racontars des journaux et les mieux avisés parmi la population quittent la capitale. D'Athènes arrive la nouvelle de la démission de M. Vénizélos, à la suite de dissensions avec le Roi au sujet de la politique à suivre par la Grèce dans la phase nouvelle dans laquelle est entré le conflit européen du fait du bombardement des Dardanelles. Le roi Constantin hésite, dit-on, à prendre la responsabilité de l'abandon de la neutralité en faveur des Alliés. Il redouterait l'intervention de la Bulgarie et le massacre général des Grecs dans l'empire ottoman. M. Vénizélos, qui voit plus loin, se rend compte que la Grèce, à l'heure où s'écroule l'empire ottoman, a un rôle historique à remplir qu'aucune considération secondaire, dynastique ou autre, ne saurait primer. Il n'est pas douteux que la nation grecque tout entière soutiendra les vues du grand homme d'Etat qu'est M. Vénizélos, et que le Roi s'y ralliera rapidement s'il ne veut pas provoquer une crise intérieure capable d'ébranler le trône. À PROPOS D'UNE POLÉMIQUE ANGLAISE. III est en Angleterre un auteur drarn; tique fameux, M. Bernard Shaw, indiv dualiste à outrance, toujours lancé dan une polémique politique ou sociale, att£ luant tour à tour toutes les opinion sans révéler la sienne. M. Bernard S haï est considéré comme un novateur dar gereux par les Anglais de vieille souch et> par les Intellectuels, comme mat Ruant de fond et d'esprit constructif. ' était, avant la guerre, un homme d premier plan, apprécié par les uns pou 50n esprit et pour son style, honni pa 'es autres pour son mépris du " cant et son irrespect complet des plus respec tables conventions sociales. Mais son r« ■ef s'est accentué depuis la guerre, e 'es rangs de ses réprobateurs se son Slngulièrement accrus. Qans deux articles qui soulevèren contre lui une véritable tempête, le pre ™!er, intitulé " Common Sense aboi: le War " et le second "The Britis l- Lion," M. Bernard Shaw juge, avec li-i- berté l'attitude du Gouvernement an-s glais au début de la guerre. Sa pensée peut se résumer comme suit : (1) Pourquoi l'Angleterre a-t-elle at-s tendu la violation de la Belgique alors v qu'elle était tenue de soutenir la France - en cas d'attaque? e (2) Il ne faut pas s'arrêter aux décla-i- rations sentimentales de Mr. Asquith et il de sir Edward Grey. La sollicitude bri-e tannique pour les petites nations n'existe r que dans la mesure de son propre inté-i" rêt. (3) La neutralité n'est pas un droit. - C'est une chose inexistante, et l'on ne - peut reprocher aux Allemands d'avoir t violé le droit. t Je me serais gardé de donner la moindre publicité à ces propositons pénibles, t si une véritable tribune libre ne s'était - constituée dans une des premières re-t vues anglaises, " The Nation," où Ber-h nard Shaw et ses adversaires rompent depuis plusieurs semaines des lance; empoisonnées. (1) Il n'appartient pas à un Belge d'inter venir dans pareil dissentiment, et les An glais qui livrent bataille à M. Bernarc Shaw n'ont besoin d'aucun appui. Qu'i me soit cependant permis de dire en deuî mots combien l'attitude de l'Angleterre avant sa déclaration de guerre me sem ble inattaquable. Car enfin, comment sor tir de ce dilemme : Ou bien le Gouverne ment anglais était réellement décidé s ne conduire son pays à la guerre qu'ei cas de violation de la neutralité belge, e dès lors M. Bernard Shaw se fend dan: le vide ; ou bien il était résolu à la guerre même en dehors de cette éventualité, et cas de conflit entre l'Allemagne, h France et la Russie. Pourrait-on, en c< cas, taxer d'hypocrisie l'admirable ha bileté du ministère anglais? Sir E. Grey sachant l'Allemagne décidée à mettre er branle coûte que coûte sa hideuse ma chine de guerre, et laissant cependant les lourds diplomates allemands dans un( piteuse incertitude, caresser leur espoii d'une abstention anglaise? Mr. Asquith attendant la violation du territoire belg< —que probablement il croyait certaine— pour rallier à sa politique la majorité di peuple anglais? Que l'Allemagne eût ur intérêt à la guerre, cela n'était pas dou teux. Mais qui donc, autre que M. Ber nard Shaw, reprocherait à Mr. Asquitl d'avoir eu besoin d'un motif chevaleresque pour suivre le Gouvernement qui h conduisait au combat ? Mais ce sont là affaires d'Angleterre Je voudrais m'attarder un peu plus i la thèse de M. Bernard Shaw, pré tendant que " neutralité n'est qu'ur vain mot et non un Droit, et que h Guerre supprime le Droit." Cette opinion de Bernard Shaw a ét( réfutée péremptoirement par ceux qu l'ont combattue. Si j'y insiste, c'est qu< les idées de l'auteur dramatique ont ei des échos en plus d'un cerveau anglais comme en plus d'un oerveau belge e' l'on rencontre en eux le sentiment confus que 1a guerre ayant bouleversé le monde, le droit a disparu. Le droit ne compte plus pour l'Allemagne ; donc il n'existe plus. Périlleux état d'âme ! Bernard Shaw, lui, fantaisiste brillant, anarchiste et sceptique ; applique dans ses conceptions sur h ■ guerre, sa philosophie générale. Il nie l'existence du droit international, commi il nie* sans doute l'existence de tou droit, comme il conteste toute existence (1) Voir numéros de " The Nation " des 13, 2 , et 27 février. > réelle aux institutions et aux lois. C'est une thèse amusante et facile à laquelle ■ nous nous sommes tous essayés, mais le • moment n'est paradoxes. 1 Que la notion de neutralité soit une 1 notion juridique, rien n'est plus certain. : Elle l'est tout autant que celles de pro-: priété ou de paternité, comme celles-ci ; ■ elle a évolué d'un simple état de fait à - une notion du droit, et si la notion juri- ■ dique de la neutralité est plus jeune que t ses sœurs, elle n'en a qu'une plus saine i vigueur. t La neutralité de la Belgique faisait ; l'objet d'une convention passée en 1839; , notre pays s'y attribuait les droits et les i obligations impliqués par la neutralité, i tandis que l'Angleterre et la France, la : Russie et l'infâme Prusse lui en garan- ■ tissaient le maintien. A la conférence de La Haye de 1907, i une nouvelle convention précisait et • consacrait définitivement la notion de ; neutralité dans ses articles 1 et 2. : Art 1.—Ee territoire des Puissances • neutres est inviolable. , Art. 2.—Il est interdit aux belligé-: rants de faire passer à travers le terri- ■ toire d'une Puissance neutre des troupes i ou des convois, soit de nourriture, soit i d'approvisionnements. Quoi de plus clair et de plus net? Et ■ comment imaginer de pareilles conven-i tions si la neutralité n'était pas un droit? Mais, dira-t-on, ce n'est cependant i pas un droit " comme les autres." Si l'on m'arrache ma bourse, je crierai au voleur, celui-ci sera rattrapé et châtié, et L -mon bien me sera rendu ; la puissance . sociale est garante de mon droit, elle i est assez forte pour le faire respecter. ; C'est la sanction sans laquelle il n'y a point de droit. Or, en droit international, ; la sanction i'aii précisément défaut^ le i plus fort change la loi quand bon lui , semble, contente ses appétits... Il n'y a ! plus de droit. Ce raisonnement serait , profondément erroné. Comment, il n'y . a pas de sanction ! Mais qu'est-ce donc d'abord que la réprobation que soulève . dans la conscience des peuples la nation qui renie la parole donnée? Sanction morale, purement morale? Que non, si l'o-. pinion des peuples n'avait qu'une valeur morale, l'Allemagne se soucierait peu de combattre l'impression d'horreur qu'elle [ donne à l'univers. Mais l'opinion des , peuples a ses conséquences politiques. „ N'est-ce pas le sentiment du peuple qui a détourné l'Italie de ses alliés d'hier, , faisant éclore les passions généreuses que les Garibaldi attestent de leur sang? 3 Et si tous les neutres puissants qui ont signé les conventions de La Haye n'ap-puyent pas l'indignation que nous leur souhaitons de ressentir de sanctions positives, faut-il dire que la sanction elle-même a disparu et que le droit s'effron-dre avec elle? La sanction est possible et le droit subsiste. Ce n'est pas au nom de la morale humaine que nous devons interpeler les neutres indifférents. Il est en notre pouvoir de leur crier : " VoU'e attitude est le mépris du Droit. Nous ne vous demandons pas de sacrifice ; votre générosité s'arrête à l'intérêt de vos peuples, c'est humain et nous ne sommes que de3 hommes. Mais vous oubliez le droit. Quand l'Allemagne viole ses obligations, quand elle enfreint les règles que vous lui avez dictées, qu'elle s'est dictées, que vous vous êtes dictées à vous-mêmes, nous sommes autorisés à vous dire que si vous n'appliquez pas les sanctions, qui sont en votre pouvoir, vous êtes dans la situation d'un parquet général qui ne poursuivrait pas un délinquant de droit commun, par respect pour des intérêts privés ou par crainte."...Mais la violation de la neutralité belge a eu ses sanctions éclatantes et précises. Que seraient les milliers de cadavres, ceux des fameux régiments de Brandebourg, accumulés sous les forts de Liège, sinon la sanction de notre Droit; que serait la résistance glorieuse de l'armée belge sur l'Yser, sinon la sanction de notre Droit; que seraient la déclaration de guerre anglaise et l'appui des armées alliées, sinon la sanction de notre Droit? La situation était claire, elle l'est restée; la Belgique était neutre, elle reste soumise au Droit des neutres. L'Allemagne a violé la neutralité de la Belgique, cette neutralité n'a pas disparu. La résistance de la Belgique par les armes, c'est la simple exécution des obligations que lui imposait sa neutralité même: s'opposer à tout acte d'hostilité accompli par l'un des belligérants sur son territoire d'Etat neutre; la présence des Alliés en Belgique, c'est l'exécution de leurs obligations de Puissances garantes... Pourquoi, M. Bernard Shaw veut-il qu'il n'y ait là aucun Droit? Si j'étais anglais, je me joindrais à ses ennemis, et comme dans le célèbre " Gringoire " de Théodore de Banville, on entend Louis XI exaspéré, crier au Marchand de Tour: "A ton aune, bourgeois, à ton aune !" je crierai à l'auteur dramatique S "A tes pièces, Bernard Shaw, à tes pièces!" LUCIEN FUSS. LES CRISES. La crise en Grece—L'état d' des Grecs—L'esprit de l'or —La Grece s Lundi.—Les crises de diverses espèces dues à la "grande guerre" se mul-tiplent pour les Puissances neutres : la crise qui intéresse aujourd'hui, c'est la crise politique en Grèce, et les dépêches nous donnent quelques détails à ce sujet. Nos lecteurs n'auront qu'une préoccupation : —Cette crise, est-elle favorable aux Alliés, ou non? L'état d'esprit public actuel est tel que les dissertations sur les agissements politiques ne sont guère de mise, et c'est pourquoi, dans cette crise, en Grèce, il ne faut rechercher que la cause profonde. En apprenant la nouvelle, on a pu justement s'écrier : — Etrange, étrange ! Voilà, une fois encore, un pays où les événements sont en désaccord avec le sentiment public. Le peuple grec est, de cœur, <>vec les Alliés. M. Vénizélos sentait la nécessité, pour la Grèce (elle qui fut, dans le lointain passé, victime des Barbares), de prendre position contre les Barbares modernes. Et voilà que M. Vénizélos est obligé de céder le pas... A qui? Pourquoi? Au roi de Grèce dont la parenté avec le Kaiser est connue. Dans cette " crise " c'est donc l'autocratie qui agit... Et le " parleur " d'ajouter : — Cette fois encore, c'est, dans un milieu gouvernemental spécial, le triomphe de ceux pour qui les sentiments publics n'existent pas. C'est là ce qui crée les grandes souffrances pour les peuples Les Grecs ont aujourd'hui, tenté de protester contre la neutralité de leur esprit actuel—Les sympathies nbre et l'esprit de lumiere e souviendra. pays en manifestant bruyamment en faveur des Alliés. Au moins, ceux-là se souviennent de leur passé, et savent combien la force sauvage des Germains est haïssable... Il serait vraiment étrange de voir la Grèce, l'admirable Grèce qui berça nos imaginations avec les beautés de son passé, ne pas prendre position contre l'armée allemande. Ce serait la négation du bon sens. La Grèce ne comprenant pas qu'il est impossible qu'elle ne soit pas contre les Germains, contre ceux qui (on l'a rappelé hier), voulaient diviser Paris en secteurs et assassiner et brûler systématiquement dans la Ville Lumière ; contre les Allemands, dont les actes principaux sont tous marqués par l'hypocrisie ou la lâcheté ; par les Allemands, dont les armes principales sont l'espionnage, les sous-marins — c'est-à-dire cè qui travaille dans l'ombre ; dont la mentalité est telle qu'elle s 'est plue à avouer qu'elle violait, délibérément, le droit des gens, et qui, récemment, condamnait un pasteur allemand parce que celui-ci avait déclaré qu'il n'y a pas un Dieu spécial pour les Allemands... Non, il n'est pas possible que la Grèce ne soit pas contre les gens qui prétendent imposer leur force par le crime... Ou bien ce serait une Grèce oublieuse de tout ce qui l'a faite grande et respectée dans le domaine moral, malgré les actes brutaux dont elle fut victime... Et ce ne serait plus la Grèce ! Elle aurait tué son âme. CAMILLE ROUSSEL. Lfci lKt, DES ETATS-UNIS. (De notre correspondant.) Boston, Mass., 22 février 1915. Je rentre d'une tournée dans le Nord-' Ouest et je dois avouer qu'au moment de mon départ, je n'étais pas sans appréhension car j'allais visiter une série de villes où l'élément allemand, s'il n'y est pas prédominant, à néanmoins fait une très forte percée et où il continue de façon incessante, une très intense propagande. Mais mon appréhension n'était heureusement pas justifiée, car en dehors des milieux nettement allemands j'ai rencontré partout de la part des populations américaines le plus sympathique accueil et ai pu constater, à ma grande joie, que l'idée et les captieux raisonnement teutons n'avaient occasionné aucun ravage dans leurs cerveaux.La façon la plus simple et la plus efficace 'de combattre ici le mensonge allemand c'est de rassembler quelques pièces et documents de source allemande et de montrer par d'autres pièces leur-fausseté et l'imprudence de leurs auteurs. C'est ce que j'ai fait à propos des documents trouvés à Bruxelles et qui, d'après l'explication allemande, démontreraient l'existence d'une convention entre la Belgique et la Grande-Bretagne. J'ai mis en regard les affiches jaunes publiées en Belgique par la Kommandatur (dont j'avais quelques exemplaires avec moi, ainsi que les soi-disant traductions publiées par la " Norddeutscher Allge-meine Zeitung," par le " Berliner An-zeiger," et par la " Staa-ts-Zeitung " de New-York), et les ai comparées avec la photographie des documents authentiques et je vous assure que de longs développements n'étaient pas nécessaires Sbeme anaee* No. 57.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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