L'indépendance belge

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s.n. 1914, 23 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 21 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/fn10p0xr3t/
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Slo CéaxIrïiaaesg'P EN BELGIQUE ET A PARIS " B 85» ANNÉE lundi 23 mars 1914 administration et rédaction lï-, i*ue des Sablea, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE IELSIQBL Un an. 20 fr. S mois 10 fr. 3 moîtr, S fr. lUXEHBOHRfi[fir.-D.J » 28 Ir. » 5 fr. 8 fr. CTRAHGER » 40 Ir. » 22 tr. » 11 fr. ÉDITION HEBDOMADAIRE 'intirnationali et d'Outri-mirl X> PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un an VX franci 8U mol» 12» fraiici L'INDÉPENDANCE Lundi 23 mars 1914 Les annonces sont reçues; A BRUXELLES : aux bureaux du jou'jf»C A PARIS : il, place de la Bourse. éL LONDRES : chez MM. Jonn-F. Jones & G>9 nv jy Suow Hill, E. C.; à l'Agence lia vas, n° liî^ CLeapsiiie E, G.; et chez Neyroud <& Fils, Lui, 3x0* 14-18, Queen Victoria Street, et ï. B, Browût^ Ltd. n° 103, Queen Victoria Street. & AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Diimar, ftokin, 2» tu ROTTERDAM : même nrme, Wynhaven. 413» ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E& SUISSE, aux Agences de ia Maison Rudolf Mossfi^ ® ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milan, Turin et Rome. YOR.K. : T.B, Browne, Ltd, l, East4£nd Streefcf trois EDinoKS pat; jour. — ses: pages BELGE eOSSEÏLYATIQK 1>AE Lï PH0GBÈ3 Édition du soir Aujourd'hui ENTENTES ET ALLIANCES, par Roland de Mares. LA SITUATION DANS L'ULSTER. — Préparatifs militaires. — Déclarations du secrétaire du ministre de la guerre. Cn Allemagne. — Les duels dans l'aimée. s — Les relations germano-russes. , En Serbie. — Trois cents millions pour les chemins de 1er. Au Mexique. — A Torréon. — Nouvelles diverses. En Russie. — La budget de la marine. En Turquie. — La réorganisation de la marine.Notes du Jour, par J.-B. Les retraites ouvrières. En France. — L'affaire Rochette. — Les dépositions devant la commission d'enquête. — L'affaire Caillaux-Calmette. — L'interrogatoire de M™ Caillaux, — Un démenti du « Figaro ».' — Manifestations.En Belgique. — Leur patriotisme.. Chronique mondaine. Les mariages espagnols. Une Préface. Images actuelles. Les Lettres et les Arts. Revue des Revues. Vient de paraître... Les Théâtres à Bruxelles et à Paris. Informations financières et industrielles.— Nouvelles diverses de nos correspondants.Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Bruxelles (G* page). Les dépêches suivies 'de la: lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru l'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui ont paru d'abord dans noire troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 22 mars Ententes et Alliances L'article sensationnel publié l'autre jour par le « Novoié Vrémia » et qui préconisait une modification radicale do la situation européenne par l'alliance étroite de la France, de la Russie, de l'Angleterre et de l'Allemagne, sur la base de la restitution de l'Alsace-Lor-raine et du partage de l'Autriche, n'aura, pas eu le temps de porter profondément sur l'opinion publique : dès le lendemain on démentait à Paris et à Saint-Pétersbourg que des conversations sur un sujet aussi délicat y eussent jamais été engagées, et le comte Witte, ancien président du conseil de Russie, faisait an «Novoié Vrémia» même des confidences qui tendent à faire croire que si l'idée d'une alliance l'ranco-russo-alle-mande a existé à un moment donné dans les milieux dirigeants de Saint-Pétersbourg, ce ne fut nullement dans le sens que le journal russe avait précisé tout d'abord. Nous eûmes donc raison de faire à cette place des réserves formelles au sujet des révélations du «Novoié Vrémia» et de considérer que l'on se hâtait par trop vraiment de créer une nouvelle situation européenne sur les ruines de la monarchie des Habsbourg.Une telle combinaison, si ingénieuse soit-elle, ne pourrait guère avoir de chance d'aboutir, même si la question du partage de l'Autriche venait à se poser brusquement demain. Qu'on songe, en effet, aux difficultés énormes que rencontrerait ce partage. Il est facile de dire que l'Allemagne s'annexerait les provinces allemandes de l'Autriche, que la Russie recevrait la Galicie, que la Bohême et la Hongrie constitueraient des Etats indépendants; mais quel serait l'effet général du développement allemand sur toute l'Europe centrale, de son arrivée au littoral de la Méditerranée ? Dans quelle mesure les autres grandes influences permettraient-elles cela, au risque de voir l'équilibre européen détruit à leurs dépens ? Dans quelle mesure l'Italie se prêterait-elle à une telle combinaison, dût-on lui assurer certaines compensations territoriales ? Il n'y aurait pas seulement à satisfaire que les appétits de l'Allemagne et de la Russie, il y aurait à tenir compte des légitimes aspirations des Slaves de la monarchie, des ambitions non moins légitimes de la Serbie en Bosnie-Herzégovine et de la Roumanie dans les provinces de l'est hongrois, où l'élément roumain est dominant. Enfin, ce serait une erreur de supposer que les Autrichiens eux-mêmes ne se défendraient pas contre toute tentative de morcellement de l'Empire et que la monarchie des Habsbourg, si épuisée soit-elle, si cruellement aux prises qu'elle puisse être avec des difficultés intérieures, ne ferait pas un suprême, effort pour échapper à la catastrophe finale. Quel que soit l'avantage immédiat que l'Allemagne puisse trouver dans un partage de l'Autriche. qui se ferait surtout à son profit, il ne faut pas se dissimuler que le gouvernement de Berlin hésiterait beaucoup à se rallier à une telle solution, car la prépondérance absolue de la Prusse se trouverait remise en question par un développement considérable de l'Allemagne du Sud, si différente de caractère, de tempérament et de mentalité de l'Allemagne du Nord. Si l'on considère l'autre face du problème, des résetvéâ s'imposent bien davantage encore : croit-on que le pangermanisme, dont la puissance s'accuse chaque jour dans la vie politique allemande, s'accommoderait de la restitution pure et simple de JAlsace-Lorraine à la France en échange de compensations territoriales en Autriche ? La thèse pangermaniste est que tout pays allemand doit devenir et demeurer terre d'Empire, que l'Alsace est terre allemande malgré l'attachement Ju peuple alsacien à la patrie française. La haute personnalité russe qui fit des confidences au « Novoié Vrémia » paraît fairè bon marché des idées qui prévalent à ce. sujet, dans les milieux dirigeants allemands.Les idées du comte Witte paraissent beaucoup plus nettes,, dans cet ordre de choses, que celles ' exposées par le « Novoié Vrémia ». Il a préconisé jadis une alliance franco-russo-allemarule et il put développer ce thème devant l'empereur Guillaume peu après l'avènement au trône de Nicolas II. Seulement, sa combinaison était simpliste et ne cherchait à résoudre aucune des difficultés essentielles que doit rencontrer logiquement toute tentative d'entente franco-allemande, Le comte Witte ne songeait, pas plus à la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France qu'au morcellement de l'Autriche : il voyait la possibilité d'opposer le bloc continental russo-germano-français à la puissance britannique. Le comte Witte était évidemment hanté par la vieille rivalité russo-anglaise dans l'Orient européen et en Asie; il n'envisageait que l'intérêt purement russe dans cette affaire et ne S'étonna pas trop que l'Empereur allemand estimait que l'alliance russo-germano-française devait être réalisée non par la persuasion, par lo développement des relations amicales, mais par la contrainte au besoin exercée sur la France pour l'amener de gré ou de force à cette alliance. Les révélations du comte Witte présentent le grand intérêt de jeter une certaine lumière sur les événements qui se déroulèrent il y a une dizaine d'années. Elle font comprendre pourquoi l'Allemagne exploita si dangereusement la crise marocaine : c'était pour rompre l'Entente cordiale et contraindre la France a conclure une alliance avec l'Allemagne sans aucune compensation, sans la moindre solution de la question d'Alsace-Lorraine. Si le comte Witte dit vrai — et les précisions qu'il donne ne permettent guère d'en douter — on distingue nettement maintenant la valeur de l'action si énergique déployée à cette époque par M. Dedcassé pour consolider l'Entente cordiale anglo-française et préparer le rapprochement anglo-russe. C'était le seul moyen pour la France d'échapper à l'obligation inéluctable de s'allier à l'Allemagne, sous peine d'un total isolement, d'échapper à l'humiliation de n'être plus en Europe qu'une puissance de second ordre à la remorque de l'Allemagne et de la Russie. En vérité, il est fort heureux pour la France que M. Isvolski, suivant la ligne tracée par M. Delcassé, ait favorisé la constitution de la Triple-Entente, que le comte Witte paraît regretter si amèrement, car sans elle la France isolée eût été irrémédiablement sacrifiée. Est-ce à dire qu'une entente franco-russo-anglo-allemande soit impossible dans l'avenir et qu'il faille renoncer à tout espoir de voir la paix européenne définitivement consolidée par un groupement étroit des puissances dirigeantes ? Nous ne le croyons pas; mais certainement ce n'est pas là un problème dont la solution puisse être pratiquement trouvée à l'heure présente, dans les circonstances que traverse actuellement l'Europe. La question d'Alsace-Lorraine subsiste entièrement entre la France et l'Allemagne, et aussi longtemps qu'on ne l'aura pas tranchée soit par l'indépendance absolue du Reiclis-land, soit par un partage équitable, la Lorraine à la France et l'Alsace à l'Allemagne, l'idée d'une entente franco-allemande restera une idée stérile. D'autre part, les relations russo-allemandes, au lieu de se développer dans le sens de leur cordialité traditionnelle, tendent de plus en plus à s'altérer et à se compliquer de rivalités politiques et économiques extrêmement sérieuses. La Russie ne peut oublier que c'est la diplomatie allemande qui permit à l'Autriche-Hongrie de la tenir en échec et de lui infliger de cruelles humiliations au cours des dernières crises orientales. Ce serait s® bercer de dangereuses illusions, dans ces conditions, que de croire à la possibilité immédiate d'une alliance franco-russo-anglo-allemande. Tout ce qu'il est raisonnable d'espérer; tout ce qu'il est raisonnable de préparer, c'est une sincère détente entre Paris et Berlin, entre Berlin et Saint-Pétersbourg, afin que les puissances dirigeantes apportent à résoudre les graves problèmes qui peuvent se poser devant l'Europe la même bonne volonté réciproque qu'elles mirent à localiser la guerre balkanique. De tels efforts pratiques peuvent créer en Europe une atsmosplière favorable à une constante conciliation des intérêts vitaux des grandes nations; ils peuvent, par là, préparer les voies à une évolution heureuse des idées et des sentiments qui dominent la situation présente de l'Europe. ROLAND DE MARÈS. L. A Situation dans l'Ulstei Conseil de guerre Londres, samedi, 21 mars. Le. colonel Seelv, ministre de la guerre a eu un entretien d'une heure avec le Roi. De nombreuses conférences ont lieu.ac tuellement entre les ministres. Le secré taire particulier du Roi a rendu visite c< matin à M. Asquilh. (c) Le chef des « insurgés » Londres, samedi, 21 mars. Sir Edward Carson reste cliez lui, gardé par ses volontaires. (c) A Londonderry Londonderry, samedi, 21 mars. On dit que la section des nationalistes persiste à vouloir faire des réunions dans les rues demain dimanche malgré que M. Redmond les en ait dissuadés. (c) A Curragh Londres, samedi, 21 mars. Le général Pages, commandant en cliei des forces d'Irlande, est arrivé au camp principal de Curragh. Des pourparlers onl eu lieu entre les officies qui ont donné leur démission et certains fonctionnaires envoyés à cette fin. (ç) Déclarations du secrétaire du ministre de la guerre Londres, samedi, 21 mars. La colonel Seelv, qui devait parler oe soia dans te comté d'à Derby, est retenu à Lon dres à cause des affaires d'Irlande. Son se crètaire a pris la parole à sa place. Il £ déclaré que le devoir de tout citoyen étai de soutenir lie pou/voir exécutif. Ceux qu ne le feront pas seront sévèrement châtiés, Je suis allé ce matin, dit-il, a-u " ministère de la guerre, et je suis heuriaux de consta ter qu'on a obéi à tous les ordres du minls tre. (a) Mouvements de troupes Belfast, samedi, 21 mars. Un train spécial qui avait reçu l'ordre d< conduire aujourd'hui des troup.es de Dur ban à Belfast a été contremandé. (a Albartown, samedi, 21 mars. Les compagnies de chemins de fer on reçu l'ordre dia tenir des trains prêts i transporter 10,000 hommes à Glasgow e dans d'autres ports pour être dirigés sua l'Irlande, (a) Londres, dimanche, 22 mars. Un détachement de 150 hommes du gé nia est arrivé à Dublin hier soir de Qur ragh et s'est immédiatement embarqui pour l'Ulster. On attend de.nouveaux déta chements aujourd'hui. Ainsi le mouvemen des troupes pour l'Ulstèr continua, On es finie cependant que dans les vingt-quata heures les autorités militaires auraient con centré une force dia 30,000 hommes ava deux batteries d'artillerie de c-ampagm dans lès villes de l'Ulster. Les ordres don nés par Sir E. Carson à ses partisans d» se tenir calmes ont été obéis d'une façoi admirable, Jusqu'à l'heure actuelle, on n< signale aucun incident. Les journaux con servateurs continuent à publier des bruit: alarmants sui' l'état d'iime de l'armée. Ain si, ils persistent à dire qu'une mutinerif a eu lieu dans Je régiment d'infanterie d< Dorsetsliire et que ce régiment est aux ar rêts. Mais ceci est exagéré parce que tou: les régiments sont pour le moment consi gnés. L' « Observer » croit savoir d'une sourci autorisée que le commandant en chef Ar thur Pagot fit venir vendredi dernier le gé néral de brigade Gough, commandant l! troisième brigade de cavalerie, et lui don na deux heures pour décider s'il voulai marcher contre l'Ulster ou donner sa dé mission. Selon 1 '« Observer », le général Gougli a donné sa démission hier de géné ral. Le même journal, dans un article, fai appel à tous les officiers britanniques poui qu'ils démissionnent.- (a) tavelles de l'Etranger ALBANIE Le cabinet Turkham pacha Berlin, dimanche, 22 mars. La « Gazette de l'Allemagne du Nord > écrit dans sa revue de la semaine : « Le nouvelle principauté d'Albanie a reçu sor premier ministère. Le choix de Turkhari pacha comme président du conseil et mi nistra des affaires étrangères peut être si gnalé comme favorable, attendu que ce' homme d'Etat a l'expérience de la politiquf européenne et jouit d'un réel prestige personnel. (a) ALLEMAGNE L'affaire Poliakoîf Berlin, samedi, 21 mars. Une dépèche de Saint-Pétersbourg démen la nouvelle, répandue par un journal local, au sujet de l'arrestation, à Cologne, du ca pitaine Poliakoff et selon laquelle l'ambas sade russe à Berlin avait attendu Irai jours avant de faire une démarche pour ob tenir la mise en liberté de l'accusé. L'am bassade s'est mise en relations avec le mi n-istre des affaires étrangères allemand dèi qu'elle a eu connaissance de l'arrestatior et eltie a obtenu la mise en liberté immé diate du capitaine Poliakoff. (a) Epilogue d'un duel récent Metz, samedi, 21 mars. Cet après-midi, le conseil de guerre di la 33e division, présidé par le lieutonant-co lonel Steinacker, du 33» régiment d'artille rie de campagne, a jugé le lieutenant do La Valette Saint-Georges, du 98e régiment d'in fanterie en garnison à Metz, qui a tué ei duel le lieutenant Haage, du même régi ment. On se rappelle que ce duel fit l'obje d'une interpellation au Rciclistag, Le lieutenant de Lavalette Saint-Georges a. été condamné à 2 1/2 ans de forteresse. Le, conseil de guerre a estimé que cette , peine sévère,était méritée, parce que le lieutenant de Lavalette Saint-Georges avait provoqué lui-même le duel et qu'il avait gravement offensé l'honneur d'un camarade (a) Les relations germano-russes , Berlin, dimanche, 22 mars. La » Gazette de l'Allemagne du Nord » dit qu'elle est heureuse que la violente polémique qui a mis aux prises les journaux, russes et allemands se soit apaisée. Les deux gouvernements sont unanimes à ne pas vouloir laisser se compromettre les précieux intérêts de leurs empires respectifs par' des excitations. Il n'existe pas de raison pour que leurs relations amicales soient troublées. Les questions, encore pendantes de Perm et de Cologne, devront être . : réglées d'après les principes du droit international en vigueur. (a) Dans l'armée allemande Le budget de 19ii prévoit une augmentation du nombre des réservistes. Ce nombre, qui tut l'an dernier de 490,000, sera cette année de -plus de 025,000. L'augmentation exacte inscrite au budget de 1914 est de 122,100 soldats et 13,000 sous-officiers. La plupart de ces réservistes feront une période de quatorze jours. (a) — Le conseil de guerre de Berlin a condamné à cinq ans de prison et à la dégradation militaire un vétérinaire des troupes - africaines pour désertion devant l'ennemi. fai ANGLETERRE Les armements navals Londres, samedi, 21 mars. Le premier ministre, commentant les : deux derniers discours de M. Winston Churchill, au sujet des armements, a dit qu'il ne . pensait pas que l'alliance anglo-japonaise 'écarte tout danger d'attaque contre l'Australie. Le temps viendra, diWl ,où l'océan Pacifique sera le centre de l'orage et il faut , absolument que l'Angleterre possède une flotte prête à faire face à n'importe quel ennemi. Si 1 Angleterre ne peut promettre de donner deux croiseurs du type « Bristol » à la Nouvelle-Zélande, celle-ci en construira un à ses frais. (c) Le record de la vitesse sur mer Londres, samedi, 21 mars. Un torpilleur envoyé de Southampton est arrivé à Kingston, après avoir battu tous les records de vitesse et fait le voyage à raison de 45 noeuds à l'heure. (c) BULGARIE — On mande de Sofia : A propos des bruits publiés à l'étranger suivant lèsqueis 1 exarque aurait l'intention de démissionner, on déclare de source autorisée qu'aucun désaccord n'existe entre l'exarque et le Saint-Synode,qui travaillent dans l'harmonie la plus complète à 1 la ré-, forme de l'Eglise bulgare. L'exarque n'a ja-, mais songé à se retirer,surtout à l'heure où | l'Eglise a besoin de sa haute compétence s et de sa longue expérience. (c) ESPAGNE La politique marocaine Madrid, samedi, 21 mars. L' « Imparcial » commente un discours qu'a prononcé récemment M. Gabriel Mau-ra, fils de l'ancien président du conseil, et dans lequel l'orateur a parlé notamment de la campagne du Maroc. Le journal dit qu'à côté du point de vue politique il faut tenir compte de l'intérêt de l'Espagne préoccupée par les conséquences qu'on pourrait attribuer au voyage du général Lyautey à Madrid. L' « Imparcial » ajoute que les renseignements officiels permettent de croire qu'il n'y aura pas d'opération combinée; cette opération n'est pas nécessaire et si elle l'était pour la France, l'Espagne ne l'entreprendrait pas. L' « Imparcial » rappêlle ensuite les basas d'action que le général Lyautey proposa l'année dernière lors de son voyage à Paris en faisant ressortir que le recours à la force n'entrait pas dans son plan comme un procédé essentiel. Le journal conclut : Là où nous sommes et tels que nous y sommas, nous pourrons commencer à suivre la politique que l'a , France considère comme bonne. Pour le : moment nous, considérons donc le voyage i du général Lyautey à Madrid comme un rappel opportun de ses conseils de pruden-. ce, mais nullement comme un présage de , nouvelles aventures. (c) Départ du général Marina Madrid, dimanche, 22 mars. Le général Marina est parti pour reprendre son poste. Il a été salué à la'gare par l'infant Carlos, les membres du gouvernement, de nombreux généraux, officiers et . personnages politiques.. Le public a acclamé. le général. (a) GRECE Prochain départ du général Eydoux Athènes; samedi, 21 mars. On annonce officiellement que le général Eydoux, qui quitte prochainement la. Grèce ; pour cause de promotion, sera remplacé 1 par un général de division, qui n'est pas encore désigné. A l'occasion du départ du général Eydoux la « Nea Xellas » dit que le départ « de ce brave et éminent soldat remplit de douleur non -seulement l'année hellénique qui perd un savant et dévoué instructeur, mais aussi le peuple hellénique qui se voit ainsi privé d'un ami précieux. Le général Ey-doux, durant son séjour en Grèce, a servi cette nation comme il aurait servi la Fran-i ce et a participé -à sa gloire ainsi qu'à sa ■ douleur. La grande nation française retrouve un général, tandis que la Grèce perd un de ses fils ». Athènes, samedi, 21 mars. La presse est unanime à regretter le départ du général Eydoux. La « Nea Imera » relève les services inestimables rendus au lendemain de la révolution par le général Eydoux et par la mission française .grâce auxquels l'armée est rentrée dans la discipline et a repris conscience de ses devoirs. L' « Ernbros » dit que la présence en Grèce des autres membres de la mission française est indispensable pour compléter l'œuvre heureusement accomplie jusqu'à ce jour. (a) Athènes, samedi, 21 mars. Les journaiix continuent l'éloge du général Eydoux et regrettent son départ. Le général déclara que s'il part, il continuera d'agir en faveur de la Grèce, qu'il aime comme une seconde patrie. « Lebnos » annonce que le gouvernement fait une'démarche auprès du gouvernement français afin que le séjour du général soit MEXIQUE A Torréon New-York, dimanche, 22 mars. Le « New-York Times » publie une dépêche de Bermagille, à quelques kilomètres au- nord de Torréon, disant que les rebelles sont entrés dans cette ville après un combat acharné qui dura une heure. Ils auraient trouvé une centaine de morts dans les rues . (a) Maximo Castillo est capturé aux Etats-Unis On annonce d'El Paso : Maximo Castillo, le chef rebelle mexicain . qui provoqua la catastrophe du tunnel de Drake, dans laquelle périrent quinze Américains, a été capturé par les troupes des Etats-Unis à 38 milles au sud de Hachita, Nouveau-Mexique. Cette nouvelle a été communiquée officiellement par le capitaine Georges Whtte, commandant d'une compagnie du 9œo -'e cavalerie, sur la frontière du Nouveau-Mexique, au général Hugh. L. Soott, commandant des forces américaines à Fort Bliss. Castillo était accompagné de six de ses partisans. Leur capture s'est effectuée sans résistance. Ils ont été conduits à El Paso et seront probablement internés au Fort Bl-iss. en attendant des ordres de .Washington.On se demande si le gouvernement américain le livrera, ou non, aux autorités judiciaires rebelles. Il n'existe aucune c Large contre lui aux Etats-Unis qui puisse justifier une action légale dans ce pays. Son internement avec les autres prisonniers n'est motivé que par le délit de violation de la neutralité. (a) ROUMANIE Convention gréco-roumaine Bukarest, samedi, 21 mars. Le ministre des affaires étrangères a signé -la convention gréco-roumaine, qui est établie sur la base de la nation la plus favorisée. . .. (a) RUSSIE Le budget de la marine Saint-Pétersbourg, samedi, 21 mars. La commission de la guerre et de la marine de la Douma a terminé la discussion du budget de la marine. Elle a attiré l'attention du ministre sur le retard apporté à la construction des vaisseaux. ■ Elle a émis un vœu demandant qu'il soit organisé par l'Etat un système de production de naphte pour les besoins de la flotte, que les équipages de la flotte soient maintenus le plus possible au complet et que leur effectif ne soit pas inférieur à.90 p. c. Dans l'affaire Wickers, la commission a reconnu qu'un contrat de dix ans conclu illégalement avait créé un monopole pernicieux en faveur d'une entreprise particulière et que le monopole est désavantageux pour le fisc et nuisible pour la défense nationale, puisqu'il met le ministre en demeure soit de payer spécialement pour tout perfectionnement de matériel, soit de se contenter de la construction telle qu'elle est au moment de la conclusion du contrat. (a) SERBSE Trois cents millions pour les chemins de fer Belgrade, samedi, 21 mars. Le conseil des ministres a décidé la con- , s traction des lignes de chemin de fer sui- ! vantes : Uskub à Prilep et Monastir, Mer-dare à Prichtina et Prizrend, Mitrovitza à Rarka, Novi-Baxar et Uvac, Monastir à Ka-vadar, Ischtip à Kobchana, Pozaverac à Né-gotine, Prahovo, Stubik, Braza-Palanka et aussi la construction d'un pont sur le Danube. Les frais de construction sont évalués à 300 millions de dinars. Le gouvernement destine, d'autre part, 5 millions de dinars à la construction de routes sur le nouveau territoire. (a) SUÈDE Nouvelle expédition antarctique Stockholm, samedi, 21 mars. A la Société d'anthropologie et de géographie, le président du comité antarctique, l'amiral Palander, de l'expédition de 'a Véga, a fait un rapport sur la nouvelle expédition dans la région sud-polaire. Dès le retour de l'expédition Nordenskjold, qui avait été entreprise en 1901 dans ces régions avec 1' « Antarctic », qui avait sombré, on avait projeté une nouvelle expédition, qui doit partir dans l'été de 1915. On cherche a un port sur la côte oriental-e.Les travaux demanderont cinq ans. Six savants dont, deux Anglais doivent accompagner l'expédition. Les dépenses totales s'élèveront probablement à 270,000 com'onnes.J..a moitié serait supportée par la Suède. On compte que l'Angleterre fournira l'autre moitié au moyen de contributions du Bri-tish Muséum et de la Société royale de géographie. Les dépenses sont renouvelables et évaluées à 175,000 couronnes, Elles seront supportées exclusivement par la Suède. Les collections que rapportera l'expédition seront partagées entre l'Angleterre et la Suède. (c) TURQUIE La réorganisation de la marine Constantinople, samedi, 21- mars. Le ministre de la marine commence la réorganisation de la marine et procède au rajeunissements des cadres. R-ustem pacha, sous-secrétaire d'Etat, est mis à la retraite et remplacé par Ha.kki bey, qui part pour la France prendre livraison de quatre canonnières. De nouveaux cadres seront créés en prévision des équipages nécessaires aux nouveaux dreadnoughts.. On assure Que 1 entente navale anglo-turque deviendra défintive au moment où la Turquie aura ses nouveaux dreadnoùghts. Les pourparlers sont en bonne voie avec des constructeurs français pour l'organisation d'oing flotte aérienne. URUGUAY Mission militaire française Montevideo, samedi, 21 mars La commission de la guerre et de la nia-emfvl a™ml>re a approuvé le projet du f°U~ent*ndant " Passer un cintrât avec une mission militaire française. VENEZUELA Castro retrouvé New-York, samedi, 21 mars Suivant un télégramme de Port d'Ls«a< gne (Trinité ), l'ex-pr-ésidant Castro, dont moif £1 traCe del,uis Plusieurs 4nrm J Recouvert ici. On a trouvé 40,000 cartouches dans, un hôtel fréquenté surtout par des Vénézuéliens. FRANCE ilotes du Jour (De notre correspondant.) en dise> 11 faut approuvée les magistrats et les fonctionnaires de 1 administration pénitentiaire qui mon- ^ P-°f A,C Gaiilaux du véritables sentiments d humanité. On a chauffé sa cellule, qui était humide; on lui a permis de faire apporter quelques tapis et on n a prohibé ni les linges de fine toile ornés de de-telles, ni les parfums de toilette auxquels la malheureuse femme est habituée. On lui permet me-me de se promener un peu dans les couloirs. Quand, cette après-midi, on l a conduite au Palais de Justice, le juge d instruction lui a fait subir son premier interrogatoire, on l'a amenée dans un automobile et on a mis une vingtaine. de gardes républicains à s'a disposition pour empêcher les photographes indiscrets de prendre des cliché^s destines a être reproduits dans les journaux, qui seront obligés de se contenter de là description de la toilette très parisienne de 1 accusée. Son chapeau de paille: noire avec l'aigrette blanche, son élégant manteau d astrakan et son manchon da skungs lont l'objet de ciuelques commentaires.Toutes ces mesures critiquées semblent, au contraire, parfaitement admissibles. 11 y a seulement une réserve à faire, c est que ce ne soient pas des mesures exceptionnelles et qu'on ne se montre pas rigoureux pour les accusées ordinaires réservant ces procédés pour la seule meurtrière de Gaston Calmette. Déjà, il y a près de cent cinquante ans Jean-Jacques Rousseau écrivait: «Tout, nous^ montre 1 insuffisance des lois et l'indifférence des juges pour la protection des innocents accusés. » Innocents ou non. p.eu imporle: tant que le prévenu n'est pas condamné, il est présumé innocent, C'est 1-e principe de large justice et de haute morale qui est enseigné à l'école et qui n'est jamais appliqué. Par suite d'une sorte cle corruption de jugement, les magistrats ont une tendance générale à voir un coupable dans chaque accusé et ils le traitent comme tel, souvent avec une insupportable cruauté, toujours sans ménagements.D'Aguesseau, que les juges modernes ne connaissent que pour avoir vu son grand portrait- sévère dans le salon d'attente du ministre de la justice, les jours où ils vont, solliciter un avancement rarement mérité, d'Aguess.eau a écrit : « Quel innocent ne passera point pour coupable s'il suffit d'être accusé. » En dépit, des leçons de l'école, des maximes de J.-J. Rousseau et des pensées de d'Aguesseau. nos juges modernes traitent d'ordinaire les accusés avec une dureté et un manque d'humanité qui révoltent souvent, Pour une fois qu'exceptionnellement- les magistrats témoignent de quelques prévenances pour une prisonnière, on ne peut le leur reprocher. Mais à la condition que les faveurs qu'on multiplie à la l'èmme riche, mariée à un' des gros personnages du temps, soient aussi réservées aux autres malheureuses qui sont, bien moins coupables que cette meurtrière. Sans cela, si on monopolise la douceur, la bienveillance et même l'obséquiosité pour la grande damé puissante .et qu'on soit rigoureux, sans miséricorde et sans pitié pour , les autres, on éveillera les sentiments de suspicion et de révolte contre cette inégalité de traitement, qui devient une injustice et. une preuve nouvelle de l'anarchie qui règne parmi les fonctionnaires de rang élevé et, les magistrats de toute condition. Est-ce ce qu'on a voulu prouver? J.-B.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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