L'indépendance belge

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28 augustus 1915
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s.n. 1915, 28 Augustus. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 23 juli 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/fq9q23s091/
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86ème anné on: E INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENN> BELGE AAMTtfclCWT * IK rCMTtMC ADMINISTRATION ET REDACTION : TUDOR HOT7SE. TL'DOR ST.. LONDON. E TELEPHONE: CITY 3960. BUREAUX A PARIS : U. PLACE DE LA BOURSI TELEPH.: r Avnnrc c «jjpnr oa A nitt 10 (3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) •5. ABONNEMENTS : " 6 MOIS. 17 SHILLINGS, r CONSERVATION PAR LE PROGR! S O M MAIR E. LA SITUATION : La retraite russe s'effectue méthodiquemen —Evacuation d'Olita.—Nouveaux raids aériens. — L'Allemagne cet sur la question des sous=marins.—Le discours de M. Viviani. Les problèmes de la paix.— De Lavaux. Lettre du Donet Lettre de Suisse.—Marguerite Gobât. Billet Parisien.—lean-Bernan LA SITUATION Samedi, midi. abandonnée, et l'ambassadeur d'Ail* Pétrograd confirme aujourd'hui l'éva- magne à Washington a été autorisé cuation de Brest-Litowsk, dont la'gar- dire que dorénavant les sous-marins n al nison, conformément aux ordres reçus, laqueront plus de navires de commerc s'est retirée après avoir fait sauter tous sans avertissement préalable. les forts. Lé Gouvernement allemand aurait pre L'état-major russe,en ordonnant cette mis, en outre, de donner "satisfactio retraite, voulait éviter un engagement complète" pour la destruction de 1 A général qui, par suite des progrès faits rabic. " par les Allemands au nord de la forte- L'avenir nous dira ce que valent ce resse et de la présence des grandes fo- promesses. rets de Bielowiezska en arrière des troupes russes, aurait pu aboutir à un désastre.La situation continue d'être envisagée à Pétrograd avec le plus grand calmé. La position des Russes à Kobrin est ___ moins dangereuse qu'elle ne parait à première vue, étant donné l'avance de l'ennemi par les forêts de' Bielowrezska, car nos alliés disposent de plusieurs lignes de retraite vers l'est et le nord-est. Quant à l'offensive des troupes du général Boermi Erme'-li par Kovel, au sud, ■elle ne saura it devenir sérieuse, ce gé- j nérâl ne disposant que d'effectifs réduits et ne pouvant qtsc lentement se frayer Et quand on songe au un chemin par les marais de Pripet. hommes qt Entretemps, les Allemands ont oecu- combattent dans les Dardanelles, e pé la forteresse d'Olita, au sud-est de Egypte, en Arabie, ou qui sont encor Kovno et au nord-est de Grcdno. L'en- à l'entraînement, on peut se faire un nemi dit avoir fait, au cours de la jour- idée approximative de l'effort immens née, 6,000 prisonniers. accompli par la Grande-Bretagne a Les aviateurs alliés ont continué hier point de vue purement militaire. leurs exploits en bombardant la fabri- Cet effort, s'ajoutant au concour que de gaz empoisonnés à Dornach, la inappréciable de la flotte, de 1 industri centrale électrique et la gare à- Muhi-- et" du crédit britanniques, indique qu heim (Bade), et plusieurs stations de l'empire britannique entend ne recule chemin de fer allemandes en Argonne devant aucun sacrifice pour abattr et en Woevre. " l'ogre teutonnique et venger la Belgique Les progrès faits par les Italiens dans Les paroles enthousiastes prononcée la région du Plezzo ont rendu nos Alliés par les ministres français, maîtres des approches de Tarvis et cette Prot place, de même que Tolminoet Gorizia, vent que la France, elle aussi, appréci est sous le feu constant des batteries à sa juste valeur le concours inestimabl italiennes. de notre puissante alliée. En fait d'opérations navales il n'y a Et pourtant les limites de cet effoi à signaler que quelques nouvelles victi- ne semblent pas encore atteintes, à e mes des sous-marins teutons, parmi les- juger par le discours qu'un des membre quelles un vapeur de 6,000 tonnes et du Cabmet, lord Selborne, vient de pre un de 2,000, coulés au cours des derniè- noncer, au cours d une conférence à 1 res 48 heures. Le total des pertes pour Chambre Haute. L'éminent homm la semaine finissant le 25 août était de d Etat a dit que, par suite de la retrait 19 navires marchands, d'un tonnage russe, le fardeau qui pèse sur les allié global de 76,627 tannes. Disons à ce occidentaux allait devenir encore plu propos que, d'après une correspon- lourd, que la tension financière allaj dance de Copenhague au "Daily Tele- augmenter, et que l'armée avait besoi graph," les Allemands posséderaient en de plus d'hommes encore. Que ce so ce moment 58 sous-marins. par le volontariat ou au moyen du set A en croire les dernières informations vice obligatoire, il les faudra I de Washington, l'attitude décidée du \ oila des paroles qui fixeront no président Wilson relative à l'incident de, ennemis, et sur la résolution des Allié 1'"Arabie'' a fait impression à Berlin, d'aller jusqu au bout, et sur la vanité de La politique de provocation chère à,von tentatives d'obtenir une paix séparé Tïrnity et an comte Reventlhw y;i être avec 1 un ou 1 autre belligérant. LES PROBLÈMES DE LA PAIX Les nationalités Dans ces dernières cinquante an nées, il semblait de plus ei plus admis, démontré et justifi que l'agglomération des peuples de vait aller sans cesse en s'accentuant e que les nationalités devaient se souder se fondre et finalement disparaître ai foyer intense des forces économiques e militaires de plus en plus actives et d plus en plus absorbantes. Cependant, nier le droit des nations lités, c'est refuser la vie et l'action au: petites nations. C'est abonder dans 1 sens de M. de Jagow développant à M Cambon l'opinion que seules les grande Puissances sont en situation de coloni ser, " que les petits Etats ne pourraien plus mener, dans la transformation qu s'opérait en Europe au profit des na tionalités les plus fortes, par suite di développement des forces économique et des moyens de communication, l'exis tance indépendante dont ils avaien joui jusqu'à présent. Ils étaient destiné à disparaître ou à graviter dans l'orbit des grandes Puissances." A la vérité si l'on compare l'activité des nations à l'activité d'un industriel si l'on considère le fonctionnement de Etats comme une grande entrepris-commerciale ou comme une vaste usine n est-on pas amené à se ranger : 1 opinion de M. de Jagow? Est-ce qu'au point de vue productivit le grand atelier ne doit pas l'emporte .sur le petit, parce que son prix de re vient sera .moindre, ses facultés d' - vente plus grandes, ses disponibilité î plus considérables? j Dès lors, la Puissance la plus fort - n'est-elle pas la plus capable de réalis< t les perfectionnements les plus rapides < , les plus puissants et de contribuer ain i plus promptement et plus efficacement a t progrès humain? ; Ceci démontré reviendrait à dire qi le principe des nationalités manque c - base et doit être écarté du prochain coi c grès qui tranchera la question du règli s ment de l'Europe? Cependant il n'en sera pas ainsi, s II y a en effet dans la vie des peuple: - comme il y a dans les transactions con t mcrciales, dans les opérations industrie i les, un facteur important qui a une ii - fluence majeure sur la capacité de pr< 1 duction d'une nation comme sur le pri s de revient d'une industrie : c'est le rei - dement. t Or, un peuple libre peut seul donner : s maximum de son rendement : "La n; 2 tionalité libre peut seule créer à l'homn le milieu nécessaire à l'exercice campli ; de ses facultés " (déclaration des droil , des nationalités). 5 Qu'un arbre soit planté dans un exoe ï lent terrain, meuble, de bonne compos , tion, bien fumé, s'il est entouré de mur: i il ne pourra atteindre un déveioppemei rapide, ni étendre au loin des ramure i puissantes. De même une nation ne pourra fou - nir le maximum de ses énergies que ; elle vit sans contrainte, que si ses indh dualités agissent et s'épanouissent en pleine liberté. Quand une nation, dit M. Emile Bou-troux, de l'Académie française, affirme avec conscience sa volonté de subsister comme nation, distincte, unie et libre; quand la solidité et la sainteté de son attachement à son ' )1, à ses monuments, à sefj ancêtres, a pour garants une union indissoluble autour d'un chef héroïque, représentant le symbole de son existence nationale, un courage et une ténacité invincibles dans la défense de son indépendance et l'acceptation des plus cruelles épreuves, du martyre même, de préférence à la prospérité dans la servitude, comment pourrait-on lui refuser la personnalité? Dans les temps modernes, écrit M. Vesnitch, membre de l'Institut du Droit International, un des principes du droit international réside précisément dans la liberté, dans le droit de disposer de son sort, qui est reconnu par le droit public intérieur aux citoyens des différents Etats et qu'il est impossible de ne pas admettre au profit des grandes communautés historiques, au profit des" nations.Notre Belgique peut donc revendiquer hautement le droit de vivre. Elle tient ce droit, non seulement des qualités morales si bien mises en relief par M. Bou-troux, et des principes de droit invoqués par M. Vesnitch, mais encore "de ses qualités de peuple travailleur, actif, honnête, entreprenant, producteur. A côté des arguments'sentimentaux, à côté de notre rôle dans cette guerre où nous avons rempli' notre devoir avec conscience, nous pouvons aussi, et nous devons, non sans fierté, faire valoir notre actif industriel, commercial et colonial. Par notre labeur incessant et nos efforts continus nous étions arrivés à nous placer au cinquième rang absolu dans les statistiques du commerce mondial et au premier rang relatif. Nous avons de tout temps répondu au programme produc' -' ;ste : de chacun Iç maximum d'effort en vue du bien-être général. Demain, lorsqu'il s'igira de régler la question du statut juridique international de la Belgique, nous réclamerons la compensation : à chacun suivant ses œuvres. Nous ne demanderons pas de nous approprier le bien d'autrui, nous réclame-irons purement notre indépendance, mais nous demanderons aussi de pouvoir faire entendre notre voix et de pouvoir exprimer nos désidérata économiques à l'égal des autres nations de façon à pouvoir reprendre avec intensité nos transactions commerciales. Ainsi la Belgique en réclamant ce qui lui est légitimement dû, en démontrant ce qu'un petit peuple peut créer et réaliser, affirmera au prochain congrès de la Paix le droit des nationalités, car la Belgique personnifie réellement ce droit des nationalités. Il est en effet certain que sa population n'aurait pas réalisé ce qu'elle a fait de beau et de grand dans tous les domaines, si elle avait simplement fait partie d'une confédération quelconque, si elle n'avait pas pu vh re de sa vie à elle. Nous savons que l'Allemagne s'oppose au droit des nationalités, affirmant que ses savants seuls seraient à même de trancher les questions de nationalité ; que sa culture seule peut organiser le monde; que sa force doit s'imposer à l'Univers. Mais comment nier l'œuvre de la Belgique, et, dès lors, quels arguments peut-on encore invoquer contre le Droit des nationalités que la petite Belgique personnifie si bien? En objectant que maintenir les petites nations c'est entretenir les diversités de langages et multiplier les obstacles frontières ? Mais, au contraire, le péril de la guerre étant écarté pour longtemps, rien ne favorisera le mouvement en faveur d'une langue universelle comme le contact plus intime entre peuples, ayant obtenu satisfaction dans leurs revendications, et, dès lors, tout disposés à des concessions économiques réciproques et ne demandant qu'à entretenir des relations plus étroites dans une langue neutre admise par tous. Le Droit des nationalités sera donc reconnu, à n'en pas douter, dans le prochain congrès de la Paix, et c'est d'ailleurs ce que deux hautes personnalités politiques anglaises ont déjà déclaré hautement. Nous voulons, a dit sir Edward Grey, que les nations de l'Europe, quelles qu'elles soient, grandes Ou petites, puissent mener une existence indépendante, établir elles-mêmes leur forme de gouvernement et travailler en pleine liberté à leur développement. Nous voulons, disait M. Winston Churchill, que cette guerre remanie la en nationalités, selon le vrai bien des peu pies habitant ces territoires tant dispu 3u- tés. Après tout le sang versé, nous vox me Ions une paix durable qui rétabliss ter l'harmonie, libère les races, restaure l'ir re; tégrité des nations." son " C'est bien là admettre le princip its, des nationalités. C'est bien là reconna' ion tre aux peuples le droit de formule MO louro f/i* rexf* r] i C • 1">IPn 1 î-l :u- mettre que ceUes-ci' seront étudiées, >u- cutécs, prises en considération au ] >u- chain congrès de la paix. ;se Ainsi s'établiront des relations fi in- cbes, sincères, cordiales entre peu jusque là jaloux les uns des autres ; a pe se fondra la fraternité des peuples e aî- préparera graduellement la fonda 1er des Etats-Unis d'Europe. LETTRE DU DONETZ de Manque de bras. 'El Nous venons de faire un nouveau tour du Donetz. Partout règne l'activité la plus grande, mais elle est contrariée par ^ le manque de bras, aussi bien dans l'in-01 dustrie minière que dans l'industrie mé-'a tallurgique.' °,n Dans les charbonnages, il manque "c principalement des abatteurs, c'est-à-lts dire des ouvriers de fond, travaillant à 'as l'extraction du combustible. IU" En présence de l'insuffiance de la la" main-d'œuvre, les directeurs des diverses sociétés (industrielles ont demandé et ier obtenu quelques milliers de prisonniers :nt (jc g-ucrre. Mais, dans les charbonna-lo~ ges, ces prisonniers ne sont pas autori-ses à descendre au fond des mines et tes ne peuvent être occupés qu'à la surface. ies II en résulte que l'extraction restera m~ stationnaire ou sera en recul même dans certains charbonnages. C'est regret-' d table, car, aux prix que l'on cote actuel-ou lement les diverses catégories de char-ec bons, les sociétés charbonnières réalise-us raient de beaux bénéfices. 10" Des recruteurs sont envoyés dans toutes les régions de l'empire, afin de °f décider les ouvriers disponibles à se a rendre dans le Donetz, mais leurs efforts n'ont que peu de succès. in" D'autre part, les récoltes sont très belles dans la presque totalité du pays, au et c'est au contraire le personnel des *'•' mines qui quitte, le travail dans celles-ci •re pour aller, pendant quelque temps, faire la moisson. 'a On a discuté déjà plusieurs fois le projet de faire venir des ouvriers clii-m" nois; Cette main-d'œuvre à bas prix se-ÎS- rait fort appréciée. Mais la question ne !P" manque pas d'être épineuse, et il n'est >e" pas certain que l'on trouvera de ce côté les bras qui manquent. ai r i . , . isr; ysv Les prisonniers mineurs. "~ à Nous avons vu dans diverses mines m_ et usines des prisonniers en grand nom-,n_ bre — Autrichiens pour la plupart. Certains d'entre eux travaillent conve-[U; nablement; d'autres beaucoup moins nt bien. 'On trouve parmi eux des Galiciens, ;a_ des Ruthènes, qui parlent plus ou moins de bien 1e russe. Certains travaillent dans la les usines métallurgiques. Parmi eux sont des avocats, des médecins, des pharmaciens. Ces prisonniers sont loin ia. de paraître malheureux de leur sort; a;t étant de race slave pour la plupart, ils |0_ sont d'ailleurs mieux chez eux en Russie ajt que dans les rangs des armées austro-ie allemandes. ^ Le Donetz se transforme de plus en plus. A Débaltsévo on a créé une vastt p_ gare de formation à l'intersection des nt diverses lignes de chemin de fer qui se ne rejoignent à cet endroit. A Rodakovo, L;. près de Lougansk, une nouvelle gare a jç été également créée par le chemin de ^ fer du Nord-Donetz. A Altchevskoië, Enakievo, Krinitchnaïa, des nouvelles ]a gares ont été construites qui, malheu-t reusement, seront de nouveau trop pe- tites dans un délai peu éloigné. ue A Makiéevka, où se trouvent les mines et usines du puissant groupe de l'Union es Minière et Métallurgique s'est formée une agglomération de cinquante mille habitants, là, où, il y a vingt ansv il y avait quelques corpns de houilleurs. Dix-ja sept à dix-huit mille ouvriers sont oc-)S cupés aux charbonnages, fours à coke, ' hauts-fourneaux, aciéries, laminoirs, tô-leries, usines à tuyaux en fonte et à tubes en fer. ' ' La firme O. Piette, de Bruxelles, y* ; exploite des fours à coke avec récupéra-tions des sous-produits. Là où était la jr steppe presque déserte on trouve à pré-n„ sent deux églises orthodoxes, une église catholique, un théâtre, des cinémas, des nc photographes, des typographes, etc. ns La colonie belge. ;st Une importante colonie belge s'y est la- formée peu à peu, à côté de la colonie lé- française. Nos compatriotes, occupés dans les usines, mines et bureaux, sont, :y, comme partout, très appréciés. Ils sont !es très patriotes et tout à la philanthropie, is- lis ont envoyé déjà cinq cents roubles te, pour l'Œuvre des Prisonniers de Guerre, iu- due à l'initiative du Cercle Belge de Pé-'té trograd. MM. Boulvin et Naufcœur, à la tète du mouvement, organisaient, au on moment de notre passage, une tombola la de bienfaisance pour laquelle ils avaient r ■ A Taganrog, le vaillant groupe wallon avec MM. Kehcen, Dargent etautres-«en' tête, a envoyé mille rouMes pour la même œuvre et recueille des fonds-pour: les envoyer en Belgique au moment de la libération de notre cher pays, prè-*~, voyant qu'à ce moment les besoins se« . ront grands. Il faut féliciter ces nobles; coeurs, tous travailleurs, maintenant haut le-renom de notre chère patrie et songeant sans cesse à leurs1 compatriotes dans l'infortune. A Errekiévo se manifeste aussi ua mouvement de philanthropie remarqua* Me, comme à Xonstantinovka, Ekatéri-noslav, .Varvarsopol, Biélaïa. Ici c'était encore en concert de bienfaisance, en voie d'organisation, avec la participa-tion des Belges de Biélaïa et des charbonnages de Taganrog. On nous cite un trait émouvant : pour un billet de vingt-cinq kopeks,des mineurs russes donnent un rouble. " C'est pour les Belges," disent-ils, et " pour ces héros, peut-on trop donner? Fraternisation belge. Les quelques Belges du Donetz, qui ont pu assister à la réunion patriotique du 21 juillet organisée à Pétrograd par le Cercle Belge, qui s'y est formé ce printemps—il y a exactement trois mois —en sont revenus enchantés. Pensez, donc ! Plus de soixante assistants : i nobles, diplomates, consul, directeurs, hommes d'affaires, employés, dames, en communion d'idées dès qu'ils furent réunis et sentant leurs cœurs battre à l'unisson dès que les discours furent prononcés ! Et oe spectacle permit même de constater que, inspirés par l'amour de la patrie, diplomates et hommes d'affaires parlaient très bien et trouvaient, dans l'improvisation, les mots émus et réconfortants qu'il fallait dire. Des vers, une Brabançonne de circonstance, le chant des W"allons, par un bon Liégeois du Donetz, eurent un très grand succès. C'était le digne pendant des fêtes et manifestations de Belgique, d'Angleterre, de France et de Hollande. Tous les Belges de Russie s'y sont associés de cœur, mais les distances et le manque de temps ne permettent naturellement pas à tous d'organiser de pareilles réunions et de s'y rendre. Parfois des voix pessimsites ou découragées se font entendre, mais elles sont noyées dans la vague de patriotisme, d'espoir et de confiance, qui emporte tous les cœurs et tous les esprits vers le pays natal, vers les êtres aimés qui y sont restés. P. Deux protestations. Nous avons reçu deux protestations contre : 1) un passage d'une lettre de notre correspondant parue le 13 juillet >■ dernier ; la voici : "J'affirme que l'administrateur belge en question n'a chargé personne, ni compatriotes, ni autres, de faire des démarches auprès des hautes autorités russes dans le but " d'obtenir l'élargissement du directeur de cette société, un Allemand, officier de réserve, arrêté pour des raisons que nous ignorons." "L'administrateur ivisé n'ayant jamais parlé à aucune autorité russe et n'ayant jamais chargé personne de le faire, il me paraît superflu de dire que la réponse du haut fonctionnaire russe : "Vous, Belge, demander la libération d'un Allemand ! Je ne vous comprends pas!" n'a jamais été faite." 2) Contre un autre passage de la lettre de Karkhoff, parue le 5 août, protestation ainsi conçue : "En effet, le directeur allemand en question était bien liquidateur d'une autre société belge. Il avait été nommé en cette qualité plus d'un an avant la déclaration de la guerre. "Son seul co-liquidateur était, et est encore, un avocat à Liège. "Dès que la situation a été connue, des instructions ont été données (aussitôt que les circonstances l'ont permis) pour enlever les pouvoirs au susdit directeur allemand. Il a ete remplacé par un ingénieur d'origine luxembourgeoise et résidant aux environs de l'usine en liquidation. Donc, depuis de longs mois, cette liquidation est entre les mains de deux liquidateurs : un, l'avocat liégeois susmentionné, et 1 autre, l'ingénieur luxem-

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