L'indépendance belge

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s.n. 1916, 07 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 13 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2f7jq0tq6z/
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gjèate annee< No. 133 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIME» (HOLLANDE : 6 CENTS) administration et redaction bureau a paris 7 111!$*! "fQIft fs MOIS r» SSÏLLTNGrS î IUDOR HOt-.SK. TTTDOR ST., I.OXDON- K.c. "• ^ACK J>E LA BOURSE. MERCRfcDI 7 JUIN J91b. ABONNEMENTS J 8 MOIS,' 17 «H!t,V.sIs * CONSERVATION PAR LE PROGRÈS» telephone: city 3960. teleph.: \ ilà'.Ts En vente à Londres à 3 h. le mardi 6 jum. [1 an. 22 sBiu. nos. j LA SITUATION. Mardi, midi. La patte de l'ours russe s'est, une fois de plus, abattue sur nos ennemis. Depuis les marais du Pripet jusqu'à la frontière roumaine, les troupes du général Brussiloff ont passé à l'ai tique et, pour tyi début, le résultat n'est pas à dédaigner: 13,000 prisonniers, des canons et des mitrailleuses, tel est le tableau de^ la première phase de la battue. Celle-ci I continue, l'artillerie-russe préparant, '» I route à l'infanterie qui avance au fur et à mesure que les positions de l'àdversHjte I sont "nivelées." Le bulletin de Pétrd-. grad qui mentionne ces fait - -st très so-lire de détails, et Vienne parle d'une | grande bataille sur tout le front entre le Pruth et la boucle formée par le Styr (à Kolki, au sud de Chartorysk). Pans la région de Dvinsk', les Allemands ont tenté une attaque qui a -été arrêtée net par nos Alliés, mais il faut évidemment s'attendre à ej'autres diversions du même genre dans ce secteur, l'ennemi ayant l'habitude de contre-at-I taquer immédiatement dans un secteur voisin dès que ses positions sont menacées •quelque part. L offensive russe, sur l'ampleur de laquelle nous ne soipmes encore qu'imparfaitement renseignés, aura certainement pour effet de diminuer la pression exercée par les Autrichiens dans lo centre du front méridional, où ils clament un nouveau succès. Ko me avoue que la position du .Monte Cetigio'. a l'est d'Arsiero, attaquée dans la nuit do samedi avec des forces supérieure-., a dû être évacuée, à l'exception d'une partie du versant occidental. Mais les attaques de l'ennemi dans la zone de Zugna (vallée de la Laga-rina) ont toutes été repoussées. Les deux .ail.es italiennes du secteur central tenant bon, il se forme ainsi un saillant assez prononcé dans lé front d'attaque autrichien qui pourrait bientôt fournir à nos Alliés l'occasion d'une vigoureuse riposte. Dans le secteur d'Arsi-I ero, les »vaht-sosies autni'Jneus >.ie -ont- I séparés de la plaine vénétienne que de huit kilomètres, et les villes et villages des environs de Vicence reçoivent de fréquentes visites de la part des aviateurs ennemis. La population des districts menacés par l'envahisseur sont très calmes et l'armée a la plus entière confiance dans ses chefs. On se rend compte que l'ennemi a l'avantage de l'artillerie lourde, avantage dont il bénéficie-—grâàe à quarante années de préparatifs et à un labeur constant—sur presque tous les fronts, et c'est ià un fait qu'il faut prendre en considération quand on juge la situation générale. L'Allemagne savait qu'en se saisissant des usines et des gisements de minerai de ses adversaires, elle les paralyserait pour longtemps, et il a fallu du temps aux Alliés pour faire face à la situation nouvelle créée par ce fait. Nos ennemis manquent certainement -de vi vres et de quantité de produits nécessaires, mais ils ne sont sûrement pas à court ni de canons ni de munitions. Le correspondant du "Times" sur le front 'du Trentin assure que les Autrichiens tint mis en batterie 2,000 bouches à feu sur un secteur de 35 à 40 kilomètres d'étendue, ce qui représente plus de 50 pièces par kilomètre courant ! En treize jours, la dépense en munitions a été d'un million d'obus. Ce n'est pas sans surprise qu'on a ap-_ pris que la vaillante armée serbe, reconstituée et rééquipée, a été amenée à Salo-nique malgré le mauvais vouloir montré par les autorités grecques, qui trouvent compatible avec leur neutralité l'occupation de leurs forts par les ."Bulgares, mais qui trouvent incompatible avec cette même neutralité le passage sur territoire grec de l'armée de leurs alliés serbes. Mais on se rappelera de tout cela au moment opportun, et ce qui importe pour le 'quart d'heure, c'est que les troupes du roi Pierre, une bonne centaine de mille hommes, son.t à Salonique prêtes à recommencer la lutte aux côtés de leurs alliés franco-britanniques. Entretemps,le gouvernement grec a protesté contre l'atteinte portée à ses droits souverains par l'action des Alliés à Salonique, mais il est probable que la réponse des gouvernements alliés ne sera pas ce que pensent les hommes d'Etat grecs. Dans le secteur de Verdun les Allemands n'ont fait aucun progrès. Ils sont toujours dans les fossés du fort de Vaux, mais leurs tentatives d'expulser les contingents français qui défendent les ruines du fort ont échoué,, bien qu'ils aient employé des jets cïe liquide enflammé. Les a >am répétés livrés par l'ennemi entre le fort de Vaux et le village de Damloup, dans le but de tourner la position, ont tous été repousses, et le mauvais temps survenu subitement a arrêté momentanément.les Opérations. Dans l'Afrique Orientale allemande, les troupes'belges, poursuivant les Allemands, ont pénétré sur territoire ennemi sur une profondeur de plus de 200 kilomètres depuis-le 15 avril. Nos troupes reçoivent partout le meilleur accueil. La bataille navale du Skager-Rak, que les Allemands s'évertuent à présenter comme une grande victoire, impression que ,le< premiers communiqués officiels britanniques ont favorisée, a bien réellement été un succès de nos Alliés, et l». ï.aiïp->}'!, -f'->>+^^-rr54-îTx41t<;o<r*iwt' -attendu avec une impatience compréhensible. En attendant, le Kaiser, qui est allé à Wilhelmshaven inspecter ce qui reste de sa flotte, a adressé aux amiraux von Tirpitz et von Ivcester des télégrammes de félicitations dans lesquels il les remer-cie pour la façon brillante avec laquelle la flotte s'est comportée dans cette "glorieuse journée." „ C'est sans doute pour éviter que des détails trop précis, sur cette glorieuse journée ne transpirent que l'accès au port de WilheJmshaveii a été •strictement interdit aux profanes, et nous ne saurons que beaucoup plus tard sans doute quelles ont été exactement les pertes de l'ennemi. La franchise des communiqués britanniques, critiquée dans certains milieux, est interprétée à l'étranger comme un sigue de grande confiance, et si le jugement porté sur le résultat de la bataille a d'abord été en faveur des Allemands, qui s'entendent admirablement à battre la grosse caisse, le revirement n'a pas tardé à se produire, et, aujourd'hui, l'avis général est que la bataille sur les côtes de Jutlaud n'a non seulement en rien diminué le prestige britannique, mais qu'elle l'a, au contraire, rehaussé et fait briller d'un éclat nouveau. Ce n'est pas encore cette fois-ci que les Allemands pourront ravir à nos Alliés la maîtrise des mers. L'ALLEMAGNE A VOULU LA GUERRE. Les Preuves. LES MENTEURS AU PILORI. v,* ' " La vraie coupable. "Jou* sommes en guerre avec la Russie et la France — mue guerre qui nous et été imposée.' (Discours du Chancelier au Reicbstâg, 4 4 août 1914.) Nous avons vu l'Allemagne agir de façon à montrer qu'elle ne redoutait pas la guerre. Il nous reste à .établir que cet horrible carnage, lorsqu'il s'avéra qu'il était menaçant, l'Allemagne, tout en proclamant hypocritement ses intentions pacifiques, tout en multipliant les professes mensongères, ne fit rien pour écarter la catastrophe que son inconcevable attitude avait rendue possible. Et si nous établissons cela, n'est-ce pas la preuve évidente, certaine, incontestable, que, cette guerre, l'Allemagne l'a Voulue! L Autriche a présenté sa note à la Serbie. On est unanime en France, en Angleterre, en Russie et en Italie, à la trouver excessive dans ses prétentions et * Voir ^'Indépendant<■ Belge" -des ï, 3.~5 I* 6 juin. injurieuse pour la Serbie au point qu il lui est impossible d'y adhérer complètement.C'est donc la rupture assurée et le recours aux armes presque certain. Cependant, une chose est possible: l'intervention de la Russie et, de la France dans des conditions telles qu'en gagnant du temps.on pourrait peut-être encore arriver à écarter l'irrémédiable. , Il ne faut pas-que cela se produise, car ce serait un trop beau succès diplomatique pour la Russie et le renforcement de sa situation dans les Balkans. Aussi l'Autriche n'accorde-t-elle que quarante-huit heures à la Serbie pour sa réponse et elle choisit, pour déposer sa note, le moment où le Président de la République, qui vient de faire visite à la cour du Tsar, a quitté le sol russe et se trouve en pleine mer, accompagné dés principaux membres du cabinet français . C'est de la courtoisie impériale, cela ! Cependant, unanimement, la Russie, la France et l'Angleterre demandent à l'Autriche d'étendre le délai. Londres et Saiut-Pét-ersbourg prient le gouverne ment allemand d'appuyer cette démarche.Réponse de M. von Jagow à l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin : — Avec le plus grand plaisir!... Mais on vit. t précisément de lire dans les journaux que le comte Berchtold est parti pour Ischl Impossible donc de l'atteindre en temps utile . Mille regrets ! (Livre anglais, no 18.) La ruptiire est déclarée. La démarcJhe des puissances de l'Entente échoue. Les événements suivent leur cour-, La note a été remise à Belgrade le jeudi 23, à 6 heures.du soir; Berlin l'appuie à Paris, à Saint-Pétersbourg et à Londres le vendredi 24; c'est le samedi 25, dans la matinée;, que M. von Jagow fait la réponse que nous venons de signaler; le même jour, à 6 heures de l'après-midi, le ministre d'Autriche, sans égard aucun pour le ton si conciliant et si digne à la fois ue la réponse serbe, déclare officiellement la rupture des négociations . diplomatiques, l'adhésion de la Serbie n'étant pas, comme l'Autriche le voulait, absolument inconditionnelle.En recevant, le 24, l'ambassadeur d'Allemagne à Londres, le prince Lich-nowsky, venu pour lui communiquer la note où l'Allemagne, appuyant l'attitude de l'Autriche vis-à-vis de la Serbie, la proclame "éqpit&bf»et modérée" et fait entendre qu'à son avis le conflit doit rester localisé, .."toute intervention d'une autre Puissance devant, par le jeu naturel des alliances, provoquer |ies conséquences incalculables," sir Edward Grey ne cache'pas sa surprise qu'en présence de la possibilité de "conséquences incalculables," le gouvernement de Vienne ait .cru pouvoir adopter une attitude aussi tranchante, aussi péremptoire et précipite avec tant de hâte les. événements. Il ajoute : — Vou.-, m'avez, il y a quelques jours, suggéré qu'il serait utile d'exercer une action modératrice à Saint-Pétersbourg. L'attitude de l'Autriche a fait que ce n'.estpos~;bl° .<'e qu'.on.pi)'' encore espérer, c'est que l'Allemagne et l'Italie, d'une part, la France et nous, d'autre part, nous pourrions, eu cas de menace d'intervention de la Russie, par des démarches exercées de commun accord « Vienne et à Saint-Pétersbourg) arrêter le conflit. Mais, pour cela, il nous faut absolument le concours de l'Allemagne Et, pour pouvoir aboutir, il faudrait obtenir tout d'abord de l'Autriche qu'elle ne précipite pas trop son action militaire. . (Livre britannique, no 11; Livre russe, no 42.) L'ambassadeur promet d'en référer au secrétaire d'Etat, M. von Jagow. Le 27, la France notifie son adhésion aux vues- de sir Edward Grey, tout en insistant bien sur la nécessité de la collaboration de Berlin. Sans cette collaboration, dit-elle, on ne peut espérer rien à Vienne. (Livre français, no 70.) Le même jour, l'Italie accepte également le principe de la médiation à quatre. (Livre français, no 71.) Le rôle de l'Allemagne. Que fait l'Allemagne ? Elle ne dit pas non, — ce serait infliger un démenti par trop sanglant à ses propres protestations en faveur de la • paix — mais elle écarte tout de même l'idée de la conférence. — Pensez donc! déclara M. von Jagow, il n'est pas possible aux ambassadeurs des quatre puissances d'instituer une conférence ^our traiter des affaires de l'Autriche et de la Russie. Ce ne serait possible qu'avec le consentement de ces puissances. (Livre français, no 74.) Conséquence: Impossible de faire à Vienne, l'urgente démarche projetée dans le -but d'obtenir que les opérations militaires lie soient pas trop précipitées. L'Allemagne n'eu demande pas plus, et, le lendemain, l'Autriche s'empresse de mettre les Puissances devant le fait accompli :elle a déclaré la guerre à la Serbie. La situation s'obscurcit. Elle s'est d'autant plus empirée que la déclaration de guerre à la Serbie est considérée par le comte de Berchtold comme rendant inutiles des pourparlers directs que Pé-trograd avait sollicitées. (Livre français, no 83.) Tout en protestant de son horreur d'une conflagration générale, c'est la seconde fois que l'Allemagne trouve le moyen de neutraliser une action dont on pourrait attendre les meilleurs résultats, puisque, l'intervention des Puissances, la Russie elle-même l'avait sollicitée à défaut de pouvoir négocier directement avec l'Autriche". (Livre russe, 110 32.) Une fois de plus, l'action décidée, intransigeante do Vienne contrarie tous les plans. Et si elle a pu s'exercer librement, c'est sous l'égide du double-jeu diplomatique de la très pacifique Allemagne ! Cependant la Grande-Bretagne, la France et même la Russie croient pou voir encore espérer contre toute espé rance ! — Tant qu'il y aura une pierre I te muer en faveur de la paix, a dépare sir Edward Grey, je la remuerai. — Jusqu'au dernier moment, je négo cierai, a déclaré M. Sazonoff. (Livre français, no 102.) Et ils tiennent parole. Dernier effort de Sazonoff. M. Sazonoff parvient encore, en dépil de l'ouverture des hostilités contre 1h Serbie, à renouer des pourparlers ave< Vienne, mais c'est en vain: l'Allemagne s'empresse d'agir de façon à les rendre inutiles. Il faut savoir qu'à ce moment l'Aile magne vient de s'apercevoir que la Gran de-Bretagne a percé à jour.son attitude double et contradictoire et. que, d'autre part, les tentatives de M. von Schoen, t Paris, dans le but d'ébranler la fidélité franco-russe, ont misérablement éefhoué Diplomatiquement, l'Allemagne -e trouve en très mauvaise posture, lors qu'à la suggestion de la France, sir Ed ward Grev — faisant une dernière tenta tive de conciliation. — déclare laisser ; son absolue discrétion le mode d'intervention . L'Allemagne a adhéré au principe de l'intervention, tout en se retranchair derrière des objections de forme. O11 lu abandonne le choix de la forme. Elle va enfin, devoir abattre son jeu, mais 1101 cependant sans avoir tenté encore une diversion. En effet, voilà que M. von Ja gow, qui avait toujours proclamé l'iro possibilité pour lui d'agir à Vienne trouve expédient, maintenant, pour élu der la réponse que la Grande-Bretagne attend, de proclamer qu'il vaudrai! mieux que .. l'Allemagne seule agît 1 Vienne. (Livre français, no 109; Livre anglais, no 107.) Mais il 11e peut gagner ainsi que quel ques heures». Il faudra bien finir par don 11er une réponse, et qui sait si, en pré sence de la tournure des événements, qu sait si l'Autriche ne va pas céder.. , .il y a, eh' eêtô do Vienne -usa iîgslèï de faiblesse. (Livre anglais, 110 137.) Or si Vienne cède, quel coup pour le près tige allemand ! Il faut empê.cher cela. C'est à cette minute critique que, rom pant les chiens, le Kaiser envoie son ulti matum à la Russie.La guerre qu'on allai peut-être encore pouvoir empêcher, il 1; rend ainsi inévitable. C'est bien le digne couronnemeyit de l'attitude trouble de l'Allemagne pendant toute la durée de pourparlers diplomatiques et la preuve claire, évidente, tangible, éclatante — sa mobilisation étant terminée à ce mo ment — qu'elle a voulu la guerre! (A suivre.) K. IlIllIllllllllllililIlIlIllillllllliHIIIlllllIllIllilIllIllilliillI Quelques notes sur l'histoire de la " General " Omnibus. No 7.—LES OMNIBUS DE LONDRES ET ' LA FORÊT ' DE LONDRES. Il y a cinquante ans, les omnibus à, chevaux de la " General " permettaient à la population de Londres de passer leurs courtes vB,cances dans les campagnes boisées et paisibles de province ' d'Essex ; il en est de même aujourd'hui avec le motor-bus de la " General." En 1862, une j vingtaine d'années avant que la corporation ne fit l'acquisition de la forêt pour le bénéfice dé ' la population de Londres, la ' ' General ' ' faisait L circuler un service quotidien entre la Cite (Post » Office) et Woodford, via Stratford et Snares-brook, le prix du trajet étant de lsh., avec une charge uniforme de 6d. pour n'importe quelle distance entre Stratford—qui dans ce temps • était une localité rurale—et ' ' Londres ' ' eomro e - l'indiquaient les guides. Il y a actuellement 1 ; deux services de motor-bus par jour qui circulent vers Woodford, les Nos. 10A et 38a, et le premier, qui continue jusqu'à Loughton, circule 1 entre Aldgate et Woodford sur la plus grande > partie du parcours emprunté jadis par l'ancien omnibus à chevaux, mais le prix du même trajet sur cette section est maintenant de 5d. au lieu do 1 sh. ; Service No 10a— Eléphant Castle et Loughton. (Tous les jour?.) Service No 10b— Eléphant & Castle et Epping Town. (Les samedi après-midi et les dimanches.) ^Service No 38a— Victoria Station et Woodford. (Tous les jours.) ( ^Prolongé jusqu'à Warren w001j House les ^ samedis après-midi et les dimanches. The Lonelon General Omnibus Co., Ltd., Electric Railway House, Broadway, Westminster, S.W. 94 iiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiminiiimiiiiiniiiiiiiiiiiii LETTRE DE ROUMANIE. Les conventions économiques de la Roumaaie avec les Puissances centrales. (De notre correspondant.) L'idéal roumain. Voilà vingt mois et. plus que je remplis le rôle de Cassandne ; personne cependant ne serait plus satisfait que moi-même si les événements venaient, me donner un démenti et prouver la fausseté d/e mes prévisions. L'idoal roumain, soutenu par des hommes tels qu'un Take Jonescu, aussi remarquable par sa vaste intelligence que par sa clairvoyance en politique, un Nicolas Filli-pesco, boyard de vieille souche, d'une honnêteté et d'un courage à toute épreuve, cet idéal, dis-je, ne saurait être réalisé que par une décision virile-; qui, je le crains, ne sera jamais prise. A qui la faute? A la mauvaise politique de l'Entente, qui s'est montrée aussi inférieure à celle de l'Allemagne que dans les préparatifs de celle-ci pour mener à bien la guerre sans merci qu'elle a déchaînée.Aujourd'hui la Roumanie n'est pas seulement le, grenier des Austro-Allemands mais encore celui des Turcs et des Bulgares, c'e.st-à-dire, pour ces derniers surtout, de ses ennemis-nés. Sous le prétexte commode de compensations, les Allemands et les Autrichiens tirent du pavs toutes les denrées alimentaires dont ils manquent, et nous promettent, en se (a'sant tirer l'oreille, des matières premières dont nous avons besoin. Le port de Constantza est bondé de bateaux turcs qui repartent, chargés de farine, de pétrole surtout, pour Constàntinople et le trafic est actif avec la Bulgarie par les ports du Danube. Il e.-.t clair que la soif de-l'or n'est étrangère à ces agissements, mais il est difficile d'admettre que si le gouvernement roumain avait l'intention de faire I3 guerre à l'Autriche ou à la Bulgarie, au moment Qu'il jugera propice, il au- 4 X rait pris des précautions pour empêcher ces conventions qualifiées cauteleuse-ment d'économiques; d'autant plus que la contrebande s'est faite sur une échelle si vaste que nous commençons à manquer de tout ce que le pays possédait en abondance. Les conventions roumaines. . Je vais tenter de vous expliquer ce que sont ces conventions : la Roumanie a fait aussi avec l'Autriche-Hongrie une con-vention qui ne concerne que le transit des marchandises que l'Allemagne nous envoie ; celle-ci ne peut rien nous envoyer, en échange de nos produits, que des articles de pharmacie et de métallurgie ; nous réclamons des objets commandés et payés depuis deux ans; d'où la convention économique avec l'Allemagne. Mais la Hongrie nous faisait des difficultés pour laisser passer la marchandise allemande. Pour parer cet inconvénient, la Roumanie a décidé le gouvernement austro-hongrois à mettre sa signature au bas du protocole de notre convention avec l'Allemagne et, par suite, à laisser passer les marchandises qui nous viennent de ce pays. On vient de signer des conventions du même acabit avec la Turquie et la Bulgarie, qui ne peuvent rien nous envoyer ou à peu près, mais... les amis de nos amis sont nos amis. Nous sommes encore plus mal lotis que les peuples qui sont en guerre ; nou-. ■ sommes exposés à la famine : beurre, graisse, œufs, fromage, bétail, pétrole, tout à passé chez nos voisins ; on se procure à prix d'or, vêtements, chaussures, lingerie et 3e reste ; mais perseinne ne manque de rien sous ce rapport, parce que l'argent abonde; pour preuve, le résultat de l'emprunt national de 150 millions, qui a été ouvert du 21 avril-4 mai au 5-18 mai. d'après lésiondjtjâ2£ ée

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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