L'indépendance belge

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28 februari 1916
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s.n. 1916, 28 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 15 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/416sx65490/
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g/cœe annêo. L'INDÉPENDANCE FOYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES CHOLLANDE; 6 CENTS.) ADMINISTRATION ET REDACTION- ,, |F3&AÏÏ«*T P/r on R S F IDOE HOUSE, TUDOR ST.. LOXDON. E.C. «• PI'ACE BE ^ ®î^fet TELEPHONE: CITY 3960. TEL.EPH.: ] 238-75. LONDRES, LUNDI 28 FÉVRIER 1916. ABONNEMENTS 1 (3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ^ 16 MOIS. 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRES. I AN. 32 SHILLINGS. 1 LA SITUATION. Lundi, midi. La bataille autour de Verdun se poursuit avec des hauts et des bas. Les Allemands ont encore gagné un peu de terrain, mais au prix de lourds sacrifices, hors de toute proportion avec les résultats obtenus. L'accalmie de la nuit de jeudi à vendredi a été suivie, vendredi, par une nouvelle attaque en force qui porta l'ennemi jusqu'au fort de Douaumont, îe premier ouvrage permanent de la forteresse française. Le communiqué allemand a fait grand état de cette avanee, et la nouvelle a produit samedi quelque sensation. Heureusement, le communiqué français est verra remettre les choses au point, annonçant que les ouvrages fortifiés de Douaumont étaient repris et de nouveau dépassés par les troupes françaises, qui ont cerné de toutes parts les groupes isplés d'Allemands qui avaient pu se maintenir dans ce secteur. Les Français font remarquer, d'ailleurs, que le fort de Douaumont n'a plus que la valeur d'un blockhaus, dépourvu comme il est depuis le premier mois de la guerre, de la plupart de ses canons. Le général Satrail, qui est l'organisateur de la défense de Verdun, s'était, en effet, au lenaemain de la chute de Liège, rendu compte de l'inutilité des forts permanents qui ne résistent pas au feu des gros mortiers allemands, et il "avait, aussitôt, fait creuser des tranchées avancées et établi des ouvrages de campagne mieux adaptés aux nécessités de la guerre moderne que les forts bétonnés. Les événements lui ont donné raison, et lors des premiers succès allemands les armées du Kronprinz se sont heurtées inu- : tilement aux ouvrages de campagne du laineux .bçbtioij, que constitue VYulun. A SuppôsëF donc que les Allemands parviennent à s'empa'rer à titre définitif du fort démantelé, il n'y aurait pas lieu de s'en alarmer outre mesure, car cela n'aurait en aucune façon la signification qu'avait, par exemple, la prise du fort de Waelhem lors de l'attaque d'Anvers.A Verdun, les forts extérieurs sont reliés entre eux par un réseau complet de tranchées et de boyaux et l'occupation d'un des forts n'a plus qu'une importance locale. Ceci n'enlève rien cependant au fait brutal de l'avance allemande en tant Sue gain de terrain. Ce gain, dû en grande partie à la retraite volontaire cîe nos Alliés, qui ne voulaient pas exposer certains de leurs éléments à être coupés ou mis en difficulté, comprennent, au nord de Verdun, le village de Cbampueuville, dont les Allemands avaient annoncé, à tort, une première fois, l'occupation, et, à lest, c'est-à-dire aux confins de la plaine de la Woevre, une partie de terrain d'une étendue de quelques kilomètres à droite de la route nationale allant de Verdun à Metz. De ce 'côté, les lignes françaises s'appuyènt sur Moranville et Blanzée, c'est-à-dire à bonne distance eu avant du fort de Moulainville. L abandon de Champneuville,. où la lieuse forme une boucle très allongée Aers ' ouest, a entraîné l'évacuation du. Mont Talon qui., battu par les feux croises des batteries françaises des deux rives df la Meuse, est actuellement inoccupé. L action principale reste confinée, depuis samedi, au nord-est de Verdun, autour de Douaumont, Haudromont, et le Hont des Poivres, et l'ennemi se trouve maintenant en face de positions nouvel les, formidablement défendues, et qui, formant glacis, obligent les troupes assaillantes à avancer en terrain découvert.Les pertes allemandes continuent d'être formidables, et les pentes à l'est et à l'ouest de Douaumont sont couvertes de cadavres allemands. Les- milieux militaires français sont plus confiants que jamais dans l'issue de la Hiite engagée, et la fermeté de la Rente française, qui ne cesse de monter, prouve que la haute finance, baromètre généralement très sûr, partage entièrement cette confiance. Ce faitMrès symptonîatique, doit être interprété comme indiquant d'une part la certitude de nos Alliés dans leur résistance victorieuse aux efforts ennemis, et, d'autre part, comme signifiant que l'ultime défaite de l'Allemagne est considérée, dès à présent, comme certaine, la saignée actuelle des armées ennemies ne pouvant que rapprocher la date fatale. Combien de temps les forces allemandes pourrout-elles soutenir l'effort surhumain qu'on leur demande depuis six jours, et dans quel état se trouveraient les troupes ennemies en cas de succès plus considérable ? Seraient-elles seulement eu mesure de l'exploiter? Les Français semblent être certains de pouvoir endiguer la vague allemands avec les réserves qu'ils ont à pied d'oeuvre, et on dirait qu'ils ne sont pas toi* à fait convaincus que l'offensive sur le* Hauts de Meuse soit la seule qu'il y ait lieu d'envisager sur le front occidental. Pour le moment cependant il n'y a guère que dans les Vosges qu'on signale encore quelqu'activité particulière, mai; il est probable que seule la nature du terrain, qui, jusqu'il y a deux jours, était détrempé par la pluie, a été le fac-• tpur d/^;™iufî)j.tv.c!£ ce.caljme momentané'. Pour peu que le thermomètre s'en mêle-, on assistera à un branle-bas général sur de nombreux points du front, et il s'àgira,alors pour les Allemands de faire face à des dangers dont leur état-ma-jour se rend certainement «compte. Bref, l'effort germanique auquel non; i assistons et, qui est considéré commt étant le plus formidable de tous cens auxquels cette guerre ait donné lieu sur notre front, ressemble au coup de dt final du joueur décavé qui met toute : e fortune sur un coup du sort heureux On dirait que le premier mars est poui nos ennemis une échéance dont tout dépend, et eu vue de laquelle il est oblige de faire étalage de puissance. C'est à cette date, on le sait, que l'Ai lemagne compte inaugurer . sa nouvelle campagne sous-marine qui fait l'objet de pourparlers si laborieux avec les Etats-Unis, mais on se demande vrai ment eu quoi cette nouvelle campagne pourrait être plus acharnée ou plus inhumaine que la précédente. La perte du transatlantique " Malo ja," à hauteur de Douvres, est- attribuée à une mine, et il semble que les sous-marins-n'y sont, cette fois, pour rien. L' paquebot hollandais " Mecklembourg" coulé dans les mêmes circonstances, à hauteur du bateau-phare " Galloper." En Albanie, les Autrichiens ont fin par occuper Durazzo, que les troupe-d'Essad Pacha et les contingents italien-ont évacué. La retraite s'est effectuée et; bon ordre à bord de navire,s de guerre alliés détachés à cet effet. L'occupation de Kermanshah par le.-Eusses est confirmée. C'est un succè; gros d^ conséquences sur lequel nous aurons 1 occasion de revenir. L'ORGANISATION DE L'APRÈS-GUERRE CHEZ LES ALLIÉS. T-es problèmes économiques soulevés H.i ia guerre passionnent le monde indu--'1 fl économique au plus haut degré ■ 'I devient difficile de suivre, au jour I" ]°ur, les manifestations que leur discussion provoque. "ya quelques jours ce furent las com-J"eiçantsde Londres, appartenant à tous ,,arl'N politiques et représentant ton-"v branches de l'activité méiropol! linie> clui se réunirent (au Camion ' lleet/ Hôtel) en vue de demander " une poursuite plus énergique de la guerre, un resserrement plus, rigoureux du blocus U"e att>tude plus ferme à l'égard de-ifutres, enfin, une politique d'action é< ue de terminer rapidement, la guerre et '!"P P0'itique de sage prévoyance pu vue 0 a lutte économique de demain." P°rté-paroïes de l'assemblée, enjtre utres lord Devonport, Mil. Gibson ules et Shirley Bemi, critiquèrent vi veinent l'attitude trop molle1" du gouvernement et réclamèrent avec insistance une politique «'inspirant un peu plus de; intérêts des Alliés et un peu moins de? desiderata des neutres et de l'Allemagne ' Puis, ce furent les membres de la Chambre de Commerce de Manchester, berceau du libre-échange, citadelle du Cobdenisme, qui, jetant par-dessus bord des principes que l'on s'était habitué à considérer comme indéracinables, se désû lidarisereut avec leur comité-directeur et se prononcèrent, à une grande majorité, en faveur d'une politique protectionniste et nettement germanophobe ! Enfin, ctans des conférences très écoutées, MM. F. W . Hirst, directeur de 1' '■ Economi.-t," et T. C. Elda, membre de la British Electrical and Allied Manufacturer*' A -ociation, parlant, d. la nécessite de mesures, de défense économiques contre l'Allemagne, appor tèrent la preuve que l'organisation de "l'après-guerre" fait, dans tous les pays, des progrès rapides. Le chemin parcouru eu quelques se-i mairies est, en effet, énorme et une réelle émulation se manifeste chez tous les Alliés. La visite de M. Briand à Rome a jeté les bases d'une entente économique qui se manifeste déjà par une série cî'heureuses mesures qui, pourtant, ne sont encore que les symptômes avant-coureurs d'un accord plus complet H qui consacrera l'alliance économique des Alliés destinée à combattre le nouveau Zollvorein, revu, corrigé et étendu, dont l'Austro-Allemagne nous menace dès aujourd'hui. Le discours retentissant prononcé par M. Sazouoff à la Douma, lors de la séance historique du 22 février, et au cours duquel le ministre russe a parlé " des mesures à prendre eu vue d'assurer l'union économique des Alliés," indique qu'en Russie également les plus hautes autorités reconnaissent l'indiscutable nécessité de se préparer sans retard à la guerre économique qui sera le prolongement naturel, inévitable et logique de la lutte militaire et diplomatique qui se poursuit actuellement. En France, sans attendre la réunion de la Conférence interparlemeutaire du commerce, convoquée pour les 6, 7 et 8 mars prochains, les économistes se sont mis à l'œuvre et ont élaboré un programme de défense contre l'ennemi et, éventuellement, contre les neutres qui seraient tentés de se faire les complices de nos ennemis et concurrents. Ce programme, dû eli grande partie aux efforts du Comité national des conseillers du cemnierce extérieur de la France, préconise, entre autres, une ré-, forme des lois sur la naturalisation (avec effet rétroactif et rencontrant la loi Del-bruck) ; la surveillance, des voyageurs de TWTOin'ercè étrangers; ia réforme du sys*' tème bancaire (interdiction de toute participation étrangère) ; la revision de la législation sur les marques de fabrique ; la taxation des navires étrangers fréquentant les ports alliés, etc., etc. Ce ne sont là, évidemment que quelques points secondaires des mesures envisagées, mais leur énumeration est instructive quant à la tendance des réformes et modifications projetées. En dehors de ces projets, nos voisins ont organisé une foire d'échantillons qui s'ouvre à Lyon le 1er mars et qui a été conçue dans l'idée de faire concurrence à la fameuse foire-de Leipzig, dont nos ennemis ont su se servir si habilement pour la propagation de leurs jjroduits. LTue foire du même genre vient d'être ouverte également à Londres dans les locaux de l'Albejt and Victoria Muséum, et les fabricants britanniques y exposent des articles manufacturés dans les Iles Britanniques et qui, jadis, étaient pres-qu'exclusivement fournis par l'Allemagne et l'Autriche. De plus, en France. l'Association Nationale d'Expansion Economique, récem-, ment constituée, a publié un question uaire dont le but est de déterminer aussi exactement que possible le lieu cl'origine des articles importés en France, la provenance des matières premières nécessaires ; à l'industrie française ainsi que les causes du développement restreint du commerce d'exportation français. A ce point de vue, la Belgique n'est pas en retard, car son enquête a commencé il y a déjà plus de six mois et elle est poursuivie avec cette méthode et cet esprit pratique qui caractérisent M Wàxweiler. On le voit de tous côtés, le branle est donné et on peut attendre avec confiance le résultat des délibérations importantes auxquelles donneront lieu la Conférence Interparlemeutaire de Paris la Conférence Parlementaire Internationale du Commerce qui se réunira à Paris au Palais du Luxembourg les 27, 28, 29 et 30 mars, et la Conférence du Commerce à Londres (29 février, Cecil Hôtel).La Conférence du Commerce ou réunion générale de l'association des Chambres de Commerce britanniques, est appelée à prendre des décisions dont l'application provoquera un bouleversement complet des institution» fiscales du Royaume-Uni. Il est probable, en effet, que c'est, cette réunion, que présidera sir Algeruon Fin h, et dans laquelle parleront successivement le chancelier de l'Echiquier, M Bonar Law, et M. Arthur Henderson,— qui marquera la fin de la politique du libre - échange en Grande-Bretagne,' _ ° _ O ' événement d'une portee incalculable. Nos ennemis ressentiront aussi doulou-i rendement qu'un échec sanglant, sur le champ de bataille, l'effet de ces représailles économiques, mais quelles seront les conséquences dans un avenir pl lointain pour les peuples ayant abandonné le libre-échange? C'est ce qu'il est impossible d'entrevoir aujourd'hui. Parmi les nombreuses résolutions présentées par les chambres de commerce affiliées à l'Association et qui ont trait à la réciprocité du commerce interbritannique et interalliés, à la protection de certaines industries nationales, à la réglementation de la navigation et du service de pilotage, au contrôle des compagnies et sociétés commerciales, aux banques, aux services consulaires et à la création d'un mufistère , du commerce, c'est celle présentée par la Chambre de Commerce de Nonvich, et adoptée par le conseil exécutif, qui constituera le pivot de la discussion. Cette résolution dit " que la force et la sécurité du pays en temps de péril national résident dans la faculté de produire sur son propre sol et dans ses propres usines les matières qui lui sont indispensables et non dans la possession de valeurs ou de symboles de valeurs pouvant être exportés ou échangés contre des produits de pays étrangers dont les importations sont nécessaires aux besoins de la nation." Le texte de cette résolution englobe, comme on le remarquera, dans une même pensée,- les produits du sol nécessaires à la communauté, et les produits manufacturés, ce qui autorise la conclusion que la formule nouvelle dont l'adoptio-i est atteudue, consacrera un protectionnisme à la fois agricole et industriel, ce qui signifierait que les modifications économiques en voie de préparation seront plus profondes encore et plus étendues qu'on ne pouvait le supposer, et conséquemment, comme nous le disons ci-dessus, les conséquences en seront considérables et d'une énorme importance pour tous ces peuples. Pour terminer, constatons qu'un appel est adressé à 400,000 femmes de bonne •volonté pour remplacer les bras qui manquent à l'agriculture nationale du fait de la guerre, constituant, à ce point de vue, un symptôme intéressant, et qui sollicite l'attention de tous ceux qui suivent les problèmes ardus de l'économie politique. EDOUARD TRAUS. LA VIE À PARIS. ' ■■ ■ ^ Paris, 23 février 1916. Les douloureuses circonstances que nous traversons doivent nos éloigner de tout sujet qui pourrait contrister des âmes qui sont engagées ' dans d'autres croyances et qui, en ce moment, luttent avec nous pour la défense du pays. Nous évitons avec soin les discussions religieuses, donnant un exemple, qui n'est pas toujours suivi, de prudence et de tolérance sans lesquelles l'union des coeurs, si nécessaire pour la lutte commune, pour- ; rait être compromise. Nous ne pouvons pourtant pas laisser disparaître une des plus curieuses figures i du clergé français, l'abbé Hébert, qui avait quitté l'église sans bruit-ét sans fracas au moment où il aurait pu accueillir les propositions les plus flatteuses pour un siège épiscopal, contrairement à certains autres, contrairement à l'abbé Loisy,par exemple, qui seréfugiadansune incrédulité hautaine et hargneuse quand il vit qu'on ne voulait pas lui donner la mitre qu'il convoitait. C'est lui qui l'a raconté tout au long dans une autobiographie : personne ne le lui demandait. Reconnaissons sa sincérité. L'abbé Marcel Hébert, qui était né à Bar-le-Duc en 1851, avait été ordonné prêtre à Paris en 1876.. Il se donna à l'enseignement et fut professeur de phi - , losopbie à l'Ecole-de Fénelon, dont il devint ensuite le directeur. Prêtre très orthodoxe dans le cours de sa carrière, quand le cardinal Amette fut nommé évêque d'Avranches, il dut, suivant les usages canoniques, fournir à la Nonciature deux témoins, deux répondants de la régularité de sa foi et le futur archevêque -de Paris choisit son ami l'abbé Marcel Hébert pour premier témoin. Que se passa-t-il dans la vie intellectuelle de ce prêtre irréprochable ? On ne le saura que plus tard, quand le moment sera venu de publier ses lettres, dans lesquelles il raconte à des amis les luttes de son âme. Toujours est-il qu'en 1901, à cinquante ans, quand les passions sont apaisées, il quitta l'église, sans discussion, sans manifestation, et prit l'habit laïque. Il disparut même de Paris, et on le vit professer un cours d'histoire philosophique à l'Université libre de Bruxelles, où tant de professeurs éminents donnèrent des renseignements indépendants et précieux. Il est mort à Paris ces jours derniers et dans son testament il a demandé à être incinéré, ce qui comporte la renonciation formelle aux idées confessionnelles de la religion catholique, mais n'est nullement incompatible avec le spiritualisme, l'existence en Dieu et la survie de l'ame. Dans son testament, l'ancien prêtre a manifesté ce désir : ^ " Je veux que le pasteur Wilfrid Monod ou le "'rabbin' Hévy ou tout autre Tibre-croyaut, dise '.quelques mots à cette cérémonie, pour attester que, sans adhérer au protestantisme libéral ou tout autre confession, je n'ai pas voulu d'une inhumation matérialiste, et que je meurs crojant et espérant. Croyance et espérance dans une vie future, c'était la même situation d'âme que celle du Père Hyacinthe qui fut enterré au Temple protestant de la rue Saint-Honoré où on lui fit des funérailles solennelles et où lin grand orateur, le pasteur Wagner, prononça une admirable oraison funèbre de l'ancien prédicateur de Notre-Dame qui avait quitté la robe à quarante ans, à peine, en pleine renommée. Pour l'abbé Marcel Hébert, c'est lé pasteur Wilfrid Monod qui a fait un discours magistral où les sentiments spiri-tualistes ont trouvé un magnifique interprête.Qui nous dira le drame de conscience à coup sûr douloureux de cette âme d'élite, de cette haute intelligence rornoant O i. à cinquante ans avec tout ce cpii avait été la joie, le but et l'orgueil de sa vie. C'est une figure curieuse qui disparaît et dont le nom vient s'ajouter à ceijx du Père Gratry, de l'abbé Henri Pereyve, cle l'abbé Charles Peyraud, du père Hyan-ciiïtlie et de quelques autres qui sont partis emportant le secret cle crises intérieures et cle mystères qui n'ont jamais été expliqués. JEAN-BERNARD. LA CRISE HELVÉTIQUE. L'affaire des deux colonels. {De notre correspondant.) Geneve, 24 février. Nous vivons actuellement, en Suisse, dans une atmosphère analogue à celle qui régnait en France à la veille du procès Dreyfus. C'est lundi 28 que doit s'ouvrir à Zurich devant le tribunal militaire Va, le procès des colonels Egli et de Wattenvvyl. Ils sont inculpés, vous le savez,d'avoir communiqué à l'attaché militaire allemand à Berne, M. cle Bismarck, des dépêches chiffrées échangées par l'intermédiaire de leurs légations de Berne -entre les Puissances cle la Quadruplé Entente. Ils auraient ainsi fait connaître a l'Allemagne des renseigna-, nietits importants relatifs aux mouvements et aux stationnements des armées françaises, russes €t même italiennes. Si' les faits étaient prouvés, le cas serait extrêmement grave ; ils constitueraient, un manquement monstrueux ajix devoirs et aux responsabilités de la charge qu'ils remplissaient à .l'état-major suisse et une sorte de haute-trahison vis-à-vis de la Suisse, leurs actes étant de nature à compromettre la neutralité de la confédération.Chose singulière et plutôt attristante, comme lors de l'affaire Drevfus. et de vant que le procès ne soit jugé et ■même-ouvert, l'opinion publique s'est divisée en deux camps passionnément hostiles • l'un qui tient pour la culpabilité des colonels et demande à leur égard des mesures les plus sévères ; l'autre qui prend fait et cause en leur faveur et prétend d'avance cxcuser leurs actes. Les mouchards allemands, si nombreux dans la presse alémanique, mènent une campagne effrénée dans ce sens: la "Ziireher Post," notamment, dont les attaches avec la "Gazette'de Cologne" ne sont un secret pour personne, lance dans le public une explication stupéfiante dent but es'; évident ; celui de troubler à la fois la conscience deî juges et de créer le doute dans le peuple. "Dans les milieux les mieux informés, écrit ce journal, plus boche que suisse, on a la conviction".: que les faits imputés aux deux officiers sont considérablement moins graves que la presse les a représentés. Leurs rapports avec les attachés militaires des Puissances étrangères se réduisent à ceci, qu'ils leurs transmettaient certaines nouvelles pour en cbtenir d'autres en ''champ. Ce serait donc une sorte de commerça par compensation, tel qu'il est très commun par le ternus aui cquïî. Oa assure d'aUlsurs une lsg

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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