L'indépendance belge

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s.n. 1915, 11 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 16 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/h41jh3f16k/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT: !5 CENTIMES ADMINISTRATION ET REDACTION : BUREAUX A PARIS : , TUDOE HOUS^TUDOR Sl^ LONDO^ E.°. XtJLACE DE LA BOURSE LONDRES, VENDREDI 11 JUIN 1915. ABONNEMENTS : „fg MOIS] 17 SHII LIMîS. \ CONSERVATION PAR LE PROGRES. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: -j 238-75. 11 AN, 32 SHILLINGS. ) SOMMAIRE. LA SITUATION: Nouvelles victimes des sous=marins teutons.— Progrès français et italiens.—L'offensive austro=allemande en Galicie. —Contre=attaques russes.—L'attitude de M. Bryan. La Belgique de demain.—Jules Coucke. La guerre des idées.— Camille Roussel. Lettre d'Italie.—Silvio. Billet Parisien. — Jean-Bernard. Les obsèques de Camille Pelletan. La situation des inven-teurs belges. Polémique... dans les tranchées.—Silly. Les deux kakiSi La ballade du Splendide Silence.—J. M. Campagne de volontaire.— Alfred de Vi'lenfagne. Faits menus, menus propos.—Bob. Echos. Etc. LA SITUATION. Vendredi, midi. Les sous-marins allemands se signalent de nouveau par une activité plus grande. Aux chalutiers "Tunisian," "Castor" et "Persimvnon," signalés hier comme ayant été coulés, s'ajoutent encore le "Velocity," le "Nottingham," le "Qui Vive L. T. 159" et le "Edward L. T. 752," ainsi que le charbonnier "Erna Boldt," dont les équipages ont été débarqués, les uns sur la côte britannique, les autres en Hollande. Quelques-uns des naufragés durent passer 52 heures dans une embarcation, sans eau et sans vivres, avant d'être recueillis.Malheureusement on a à déplorer également la perte, plus sensible, de deux torpilleurs coulés jeudi matin pendant qu'ils patrouillaient le long de la côte orientale. Quarante et un survivants ont été débarqués, les autres membres des deux équipages, une vingtaine environ, sont considérés comme perdus» Enfin, on annonce que le chalutier "Letty" a sauté à hauteur du Dogger-bank et que deux bateaux de pêche, le "Welfare" et le "Laurestina," auraient été coulés par un Zeppelin. Il faut avouer que si ce fait est confirmé, les voyages sur mer vont devenir singulièrement périlleux. Aussi appren-dra-t-on avec plaisir que le raid aérien v xéc uIl lundi mauïf |jcti des aviateurs britanniques au-dessus d'Evere-lez-Bru-xeiles a eu pour résultat de détruire un dirigeable du type Parseval qui se trouvait dans les hangars incendiés par les bombes des audacieux aviateurs. Avec le Zeppelin abattu par la magnifique attaque du sous-lieutenant Warneford, ce sont donc bien deux dirigeables teutons qui ont été détruits au cours de cette fructueuse randonnée nocturne qui comptera parmi les pius glorieux exploits des aviateurs britanniques. L'occupation de Monfalcone par les troupes italiennes, que relate le dernier bulletin officiel de Rome, constitue un succès important pour nos Alliés auxquels cette ville fortifiée fournit une tête de pont précieuse en vue des opérations ultérieures sur les rives de l'Isonzo. En occupant la ville les Italiens ont constaté qu'au cours du bombardement de la place, l'artillerie navale avait fait sauter une immense installation pour 'a fabrication dé gaz asphyxiants reliée par un réseau très étendu de tuyaux aux tranchées ennemies. On croit que c'est la seule usine de ce genre que les Autrichiens ont eu le temps de monter dans cette région. Sur toute la ligne de l'Isonzo,l'ennemi j offre une résistance acharnée et les progrès, nécessairement lents, sont encore paralysés par la crue du tîeuVe qui se fait d'autant plus péniblement sentir que les Autrichient ont eu soin de détruire tous les ponts avant de se retirer. Les bulletins austro-allemands mentionnent de nouveaux succès en Galicie Orientale. Un communiqué de \ ienne affirme que les armées qui avancèrent dans la région du Dniester ont été rejointes par les forces qui opéraient en Bukovirie et qu'elles ont franchi le Pçuth. Cependant Berlin avo.ue que dans le district de Lemberg de nouvelles forces russes avancent de Mikolayeff et de Rohatyn, mais que les attaques russes contre les troupes du général von Lin-singen ont été "ooi ées. De même, a l'esB de Dubissa, le mouvement tournant tenté par les Allemands, a été arrêté par l'avance de forces russes fraîches. Pourtant le manque de munitions dont semble souffrir assez sérieusement l'armée russe pourrait rendre inévitables de nouveaux sacrifices de terrain en Galicie, et le correspondant du "Times" à Pétrograd est en mesure d'annoncer que tous les préparatifs en vue de l'évacuation de Lemberg sont déjà Tait s. Les derniers communiciués français donnant des détails intéressants sur les progrès faits dans !f secteur de Neuville-Souchez, ainsi ciue dans la région située entre l'Oise et l'Aisne, et qui ont abouti d'.un côté à l'occupation de Neuville Saint-Vaast et d'une partie du " Labyrinthe," et de l'autre à l'enlèvement du saillant de Quennevières. Le bulletin allemand parle d'une avance dans le district de Souain, en Champagne, au nord de Hurlus et (! ■ Mesnil, mais avoue la perte de tranchées' dans le Bois-le-Prêtre. La situation entre les Etats-Unis et l'Allemagne n'a pas changé. M. Bryan, dans une adresse au peuple américain, explique son point de vue et avoue avec une admirable candeur qu'il reste partisan de la méthode persuasive dans le différend avec l'Allemagne. Il faut vraiment une bonne dose de naïveté à un politicien de notre époque, ayant assisté au piétinement de la Belgique, pour défendre une théorie pareille en présence d'une série de crimes aussi révoltants. M. Bryan a, naturellement, avec lui tous les Germano-Américains, qui défendent avec lui la patrie teutonne, et c'est là précisément le danger des théories de l'ex-secrltaire d'Etat, qui menacent de provoquer une grave scission parmi la population de la république étoilée. TRIBUNE LIBRE. LA BELGIQUE DE DEMAIN. Nous avons indiqué, dans un article précédent, la^ portée politique du discours pronondé à Lyon par M. Henry Carton de Wiart, ministre de la Justice. Il nous reste à souligner sa portée économique, qui mérite un examen spécial. Résumons la pensée de M. Carton de Wiart: celui-ci rappelle et fait siennes les paroles de MJ Back, ministre des Finances de Russie, qui a déclaré que "cette guerre ne finira pas avec l'action ; longtemps encore, après que les canons et les fusils se seront tus, elle continuera sur un autre terrain. D'ores et déjà nous prenons les mesures pour continuer sans merci la bataille économique."M. Carton de Wiart préconise à cet effet un accord entre les Pays alliés pour faciliter " la prise de possession du marché accaparé par l'ennemi commun. Il importera, dit-il, de comparer les conditions de la fabrication dans chacun de ces pays, d'éviter qu'ils ne développent imprudemment et sans mesure les productions concurrentes les unes des autres, de déterminer le rôle qui incombera à chaque nationalité dans la lutte économique, de réserver à chacune d'elles des avantages correspondants. Il s'agira en un mot de réaliser les combinaisons nécessaires pour mettre les in ■*— dustriels et les commerçants des pays amis dans les conditions les meilleures au point de vue de la lutte économiqut avec n'importe quelle nation du monde.' On pressent que ces appels à une politique protectionniste et ces perspectives de batailles nouvelles engagées sur k terrain économique sont de nature i créer un courant d'opinion qui risque de menacer la paix future de l'Europe. Sans doute, les liens étroits formés entre les pays alliés ne se dénoueront pas de sitôt et résisteront à l'usure . du temps. Nés de la fraternité des armes sur les champs de bataille, de 'a utte pour la même idéal, de la communauté des épreuves, des douleurs et des joies, ils ne pourront que se resserrer tous les joursdavantage ; maisque cesoit pour le bien-être de l'humanité et non dans un esprit de suspicion à l'égard des autres peuples. L'idée de conclure un pacte économique entre les pavs que mille raisons politiques et sentimentales ont rapprochés vient tout naturellement à l'esprit, et elle peut êtreféconde en résultats bienfaisants, à la condition qu'on ne fasse pas de cette entente un instrument d'oppression contre les autres nations du monde. Cette union internationale, embrassant six ou sept pays, réaliserait d'ailleurs en elle-même un pro grès appréciable sur le caractère exclusif des économies nationales fermées, de même que celles-ci ont établi des formes sociales supérieures au particularisme régional ou local. Mais sur quels principes directeurs sera basée cette union économique que nous éviterons d'appeler union douanière à raison des tendances protectionnistes que ce qualicatif implique? Entrera-t-elic hardiment dans la voie du libre-échange à l'égard des peuples qui en feront partie, et même ! des neutres, ou, du moins, en tenant compte des difficultés d'application immédiate qu'une réforme trop absolue pourrait provoquer, s'orientera-t-elle vers cet idéal en abaissant graduellement les tarifs douaniers? L'Angleterre, la terre classique de la liberté commerciale, que a fait jusqu'ici du libre-échange le pivot de sa politique économique, ne s'efforcera-t-elle pas de faire prévaloir un principe auquel elle doit une part de sa grandeur et de sa prospérité? Se souviendra-t-elle des leçons de ses économistes et de ses hommes d'Etat les plus illustres, depuis Cobden jusqu'à Stuart Mill, depuis Pccl jusqu'à Glad-1 stone, qui se sont faits les apôtres convaincus et les champions ardents de cette doctrine? La Belgique ne manquera pas ' d'être écoutée dans ce débat où elle a ' voix au chapitre en raison du rang im-! portant qu'elle occupe au point de vue ' du commerce extérieur et qui la place immédiatement après les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Allemagne et la France. Pays de grande industrie, n'oublions pas qu'elle vît en majeure partie de ses exportations, et qu'elle a donc un intérêt évident à voir tomber les barrières ' douaniers pour élargir le cercle de ses débouchés. Il y a, en outre, les raisons d'ordre général pour répudier une politique qui a pour effet direct de provoquer un enchérissement général du coût de la vie, et qui n'a jamais favorisé qu'une infinie minorité de producteurs industriels et agricoles, au détriment des autres classes de la nation et de la grande masse des consommateurs. C'est cette/politique des agrari^ns et les hobereaux allemands soutenue par les junkers prussiens qui a été une des causes de la catastrophe dans laquelle a sombré la paix du monde. Cela devrait suffire pour nous en détourner à jamais. M. Carton de Wiart, examinant les facteurs d'une entente économique entre les Alliés, préconise l'exercice d'une sorte de contrôle sur les condit'ons de la fabrication industrielle dans chaque Etat, afin "d'éviter qu'ils ne d ivelop-pent imprudemment et sans mesire des productions concurrentes les unes des autres. " Cette idée n'est pas pour nous déplaire, car sa mise en œuvre constituerait une tentative intéressante en vue de donner à la structure industrielle de nos sociétés modernes un caractère plus organique, et de mettre un frein à la production déréglée et anarchique qui est un des vices du régime capitaliste. Pour réaliser cet équilibre économique, il conviendrait que chaque Etat se spécialisât dans la branche industrielle pour laquelle il est le mieux outillé et doué à raison de ses richesses naturelles ou de ses aptitudes particulières. Mais qui ne voit qu'une. pareille division territoriale du travail n'est possible que sous un régime de libre-échange permettant à chaque pays de se procurer aisément les produits que lui font défaut et les objets qu'il ne fabrique pas? Quant à l'isolement industriel et commercial de l'Allemagne, il pose un problème extrêmement complexe dont un des éléments de solution sera la recherche de tous les moyens propres à prévenir le retour offensif des prétentions pangermanistes à l'hégémonie du monde. Après l'écrasement du militarisme prussien, une fois l'Allemagne désarmée par les conditions du traité de paix, on peut croire qu'elle cessera pour longtemps de menacer la sécurité de l'Europe. En vue de recueillir les fruits économiques de la victoire et de déposséder l'Allemagne des marchés où elle nous a supplantés, il importera, en ordre principal, d'user de bonnes méthodes industrielles assurant l'excellence de nos produits, et de veiller à une organisation systématique de nos offices du commerce extérieur. S'il faut, en outre, recourir à des procédés rigoureux d'ostracisme économique, qu'il soit entendu que ce sont là des mesures de circonstance et d'exception ; mais qu'on n'érige pas en principe, surtout à l'égard des neutres, les représailles commerciales et la guerre de tarifs ! On ne jettera les bases d'une entente durable entre peuples qu'en détruisant les ferments de haine et les germes de discorde ; et pour asseoir sur des bases solides l'équilibre international, il faut assurer l'avenir de l'Europe dans la paix économique comme dans la paix politique. JULES COUCKE. LA GUERRE DES IDÉES. 1* «ly * Les idées contradictoires.— Mettez-vous d'accord !... — Le système allemand aux Etats-Unis.—La lutte des munitions. —Le chcc des idées...—Le gouvernement belge. Vendredi. — Tout cela est bien contradictoire ! Les Allemands triomphent parce que Je secrétaire d'Etat des Etats-Unis, M. Bryan, a démissionné : ils y voient un signe de bon augure... car ce serait pour éviter d'avoir à prendre parti contre l'Angleterre (ce que voudrait M. Wilson) que M. Brvan aurait pris sa décision ! Ce sont les journaux allemands qui disent cela. D'autre part, cette presse, imprimant seulement l'opinion gouvernementale, affirme que la haine est grande contre les Américains résidant en Allemagne, que ceux-ci sont l'objet d'avanies diverses — car on déclare qu'un traité secret existe entre les Alliés et le gouvernement de M. Wilson... On est tenté de dire : "Mettez-vous d'accord, messieurs les Allemands!..." si l'on n'était pas dégoûté par les gaz empoisonnés de ces gens, au point de ne plus leur faire l'honneur de leur adresser la parole ! Mais on comprend que le désarroi règne dans l'esprit des ennemis au sujet des faits qui se passent aux Etats-Unis.La découverte de la conspiration financière allemande pour ia monopolisation des industries de guerre n'est pas de nature, en effet, à mettre du rose d ins leurs nuages noirs de poisons Pour le gouvernement des Etats-Unis une conclusion est à tirer des événements actuels : elle se trouve dans les réflexions suivantes : — Les Allemands font, ici, dans notre pays neutre, ce qu'ils ont fait en Belgique : ils essaient, en exploitant tous 'es sentiments vils qui existent dans le cœur des hommes, de s'emparer de notre force industrielle, avant de s'emparer de notre force morale. Gr^. e à l'argent qu'ils ont amassé, par des tra.aux sans but idéal élevé, ils viennent acheter chez nous les consciences et les munitions. Ils veulent acçaparer cela a\ ant de nous réduire à merci, en triomphant en Europe... Aux États-Unis à savoir s'ils veulent se prêter à ce jeu dangereux, mais méthodique ! l'ne chose est certaine, c'est que l'action de l'argent allemand, action visant un but d'accaparement, est absolument contraire aux lois de la neutralité du pays où e'.'e se produit. Dès lors, le gouvernement, là-bas, prendra des mesures sérieuses contre les accapareurs... Mais tout cela prouve aux Alliés que l'ennemi est encore très lort... Pour nous, Belges, un désir plus grand encore de collaborer aux efforts de nos alliés nait de cette situation. . Et c'est pourquoi il n'y a plus un Belge, digne de ce nom, et conscient de ses devoirs, qui ne fera les démarches pour devenir, à quelque titre que ce soit, un ouvrier de la défense commune.. Aujourd'hui on demande des hommes pour la fabrication des munitions... Tous les Belges doivent se présenter, s'informer, se mettre à la disposition des autorités anglaises... C'est la continuation de l'admirable défense patriotique acomplie par nos soldats—et c'est le cœur en joie, quelles que soient les difficultés matérielles, que nos compatriotes inoccupés accompliront ce grand devoir. En France les soldats qui travaillaient avant la guerre, dans les fabriques de munitions, viennent d'être rappelés du front, où ils combattaient, et sont renvoyés à leur industrie première. Cela prouve la nécessité du travail de fabrication de cette espèce... A ce point de vue, il ne peut y avoir qu'unité parfaite dans les idées, et la guerre que celles-ci se font, dans un autre domaine, ne peut pas se produire. . Dans cet "autre domaine" la guerre des idées est assez vive—quoiqu'elle se produise sous le couvert du patriotisme. Faut-il que ces discussions soient publiées dans les journaux—où bien ne le faut-il pas.?... Les partisans de l'un où de l'autre système existent en nombre à peu près égal, croit-on... Mais,- en ce qui concerne l'influence de la Presse sur les événements actuels, influence que l'on tâche, dans certains milieux, de réduire à sa plus simple es-pression, un fait -\ient de prouver combien est salutaire l'action des journaux. C'est le "Tsmei" qui a décianché le mouvement en faveur de la production des munitions—et, aujourd'hui, en Russie, des félicitations chaleureuses sont adressées au grand journal anglais. Remarquons donc, en passant, que la " g'uerre des idées ne devrait pas être enrayée, lorsqu'elle ne touche pas à des intérêts purement militaires: elle ne peut produire que du bien pour tous. La vieille sagesse l'a dit souvent: "C'est du choc des idées que jaillit la lumière. "... C'est pourquoi, en tant que Belges, nous voudrions pouvoir vivre sous un gouvernement national belge — où toutes les idées soient représentées... Mais... CAMILLE ROUSSEL. LETTRE D'ITALIE. Les premières hostilités.—Le iiasco du prince de Bùlow. — Les gaffes de la diplomatie austro-allemande. Rome, le 29 mai. On peut dire, en modifiant un peu l'adage, que tout est bien qui commence bien. Les premières rencontres, sur terre et sur mer, ont été favorables aux armes italiennes. Le moment .n'est pas encore venu de crier victoire, car il ne s'agit, jusqu'ici, que de manœuvres préliminaires, sauf sur mer où l'action de la flotte italienne a affirmé sa supériorité d'une façon marquée dès son premier choc avec l'escadre ennemie. Mais, sur terre, l'offensive italienne s'est accentuée, sans cependant avoir donné occasion à une rencontre avec les masses ennemies. Cela viendra. Jusqu'ici, les Autrichiens, après une faible résistance, ont renoncé à disputer le terrain aux forces italiennes, et cela donne l'impression qu'ils manquent d'hommes et qu'ils ne veulent pas en perdre pour défendre les premières positions. Cela leur a coûté cher, car les positions que nous avons pu occuper au sud du Trentin sont très importantes, surtout celle du Monte Baldo, à l'est du Lac de Garde, qui commande la \ allée de l'Adige et la grande route qui, de Trente conduit vers les plaines de la Lombardie. Tous les accès du pays, vers la frontière du Tyrol, sont aujourd'hui fermés et on peut dire que les portes de la Lombardie et de la Vénétiè sont solidement verrouillées. Du côté de l'Isonzo, nous avons aussi étendu nos lignes de manière à occuper les positions les plus importantes et à pousser vigoureusement l'offensive dans la direction de Trieste, si tel est le plan de -notre état-major, sur ce point, je ne dois rien ajouter, même sous ferme de conjecture. Ce que je dois et puis dire, c'est que, sur terre et sur mer, l'ordonnance des forces italiennes est très sagement réglée et que la campagne a été ouverte sous les plus heureux auspices. Mais ce qui doit surtout être signalé, c'est le calme admirable et la confiance qui règne dans le pays depuis que les hostilités sont commencées et la grande confiance que le général Cadorna, chef d'état-major, a su inspirer à la nation. On admire l'œuvre accompli par ce général en un espace de temps relativement court et la parfaite organisation dont il a doué l'armée. Quant aux soldats italiens, il faut avoir vu l'élan avec lequel ils-ont obéi à l'ordre de mobilisation pour comprendre quel précieux coefficient sera, pour l'état-major, l'ardeur qui anime les masses. Le duc Avarna a télégraphié, dans les derniers jours qui ont précédé la dénonciation de la Triple-Alliance, que, à Vienne, on ne croyait pas que l'Italie eût vraiment l'intention de faire la guerre. Quand auront lieu les premiers chocs décisifs, on s'apercevra à Vienne que l'Italie était vraiment résolue à en finir avec la tyrannie que l'Autriche exerçait sur la politique italienne et avec l'hégémonie autrichienne dans l'Adriatique. Je crois d'ailleurs que, même à Berlin, on partageait l'optimisme dont on se berçait dans la capitale autrichienne au sujet des intentions de l'Italie. Et c'est précisément cette erreur qui a été la faute initiale de la politique austro-alle-mande, et qui a déterminé l'échec désastreux de cette politique. Une pareille erreur dénote un manque absolu de clairvoyance et de pénétration et surtout une ignorance complète de la psychologie italienne. En réalité, on peut dire que, sur le terrain diplomatique., les dirigeants de SSime année. |0g

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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