L'indépendance belge

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22 februari 1914
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s.n. 1914, 22 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 24 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/x921c1vp4s/
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liô CentimesH cn belqib'je et a paris 85' ANNÉE Dimanche 22 février 1914 administration et rédaction 1 Ts tue des Sables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS ; 11, place de fa Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. Un an 20fr. finals. lOfr. 3mois, 5fr. lUXEMBOURBlGr-OJ » 28fr. » ,5fr. » «fr. ETRAHCER » «fr. » 22 fr. » air. ÉDITION HEBDOMADAIRE 'Internationale et d'Outre-merl » FACES, PARAISSANT LE MERCREDI U«» SK franc» •I* mois... I 2S francH L'INDÉPENDANCE K° S» Dimanche 22 février 1914 Les annonces sont reçues! A BRUXELLES : au:: bureaux <iu jotTirâ» A PARIS : il, place de la Bourse, A LONDRES ; chez MM, John-F, Jones & C°3 tfi |f' Snow Hill, E, C.; à l'Agence fiavas, n° 4iîL Cheapside E, G. ; et chez Neyrouù & fils, LteL n0£ 14-18, Queen Victoria Street, et T, B, browoe Ltd. n° lt33, Queen Victoria Streei, i± AMSTERDAM : chez ÎN'ijgh & Van Ditmar, Rokin, 2» ROTTERDAM s même firme, Wvnhaven, 113, àîi ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E& SUISSE, aux Agences de ia Maison RudolîMoss^ jfr ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Miiait, Turin et Home. l|^4ÉW-YOIlK ; T.B, Browne, Ltd, £ast42ûd StreeU ÇEOÏS ÊTTrrîÛTfS PAB JûtB» — SEt PAGES BELGE COSSETRYATIOIC T'AE t.T. ÏBO&Bi» Édition du soir JLujourâ'hui : Revue politique. £n Angleterre. — Le mouvement gréviste en Australie. Au Mexique. — Sujet anglais fusillé. A Haïti. — Rebelles repoussés. En Russie. — La. situation politique. — ]-a lutte contre l'alcool. Aux Etats-Unis. — Le canal de Panama — Les fraudés douanières.. Note, du Jour, par J.-B. Notes d'une Parisienne, par Marie-Louise Néron. En France. — L'hygiène dans 1 armée. .En Belgique. — Le geste des gauches. Chronique mondaine. Les théâtres à Bruxelles. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont parti d'abord dans notre deuxième éditi " publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de. la lettre H sont celles qui on. paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le mo'rn. _ — BRUXELLES 21 février Revue Polîtique Une manifestation significative s'est produite hier à la Chamore française,au cours de la discussion de. l'interpellation sur l'élu L sanitaire des troupes' de l'Est. Des cas de maladie assez nombreux ont élé constatés dans plusieurs villes de garnison et l'extrèmergaiiçhe, toujours préoccupée de combattre le principe de la loi de trois ans, soutient que le mauvais état sanitaire des troupes est dû surtout à la présence sous les drapeaux de deux jeunes* classes.. L'affirmation pourrait difficilement être justifiée, mais elle permet l'exploitation, .au point de vue sentimental, un mouvement que les socialistes et quelques radicaux intransigeants essayent eii vain .de- déterminer dans le pays contre le service de trois ans. Les socialistes unifiés n'ont applaudi à l'arrivée au pouvoir du cabinet Doumergue-Caillaux que parce qu'ils avaient la conviction, au lendemain du Congrès radical-socialiste de Pau, que ce ministère préparerait le retour au service de deux ans et s'appliquerait à détruire l'œuvre patriotique accomplie par le cabinet Barthou. .Or, le ministère radical-socialiste a dû se rendre compte que le rétablissement du service militaire de trois ans était une nécessité absolue pour la France. Depuis son arrivée au pouvoir, ce cabinet n'a manifesté aucune intention de revenir sur le régime établi par M. Barthou et .que plusieurs de ses membres avaient combattu lorsqu'il fut discuté au Parlement-.Au cours de la séance d'hier, le sous-secrétaire d'Eta.t à la guerre, M. Maginot, a fait sur ce point capital des déclarations très nettes. Répondant aux socialistes, il a déclaré qu'à propos de la situation matérielle des soldats il s'agit surtout de mener campagne contre des mesures indispensables à la défense nationale « sur lesquelles on ne peut décemment voir revenir à quelques mois de distance ». Ces déclarations de M. Maginot ont élé applaudies par la droite, le centre et la gauche, mais elles ont naturellement provoqué la colère îles socialistes unifiés et des raclicaux-socia-listes, qui ont fait du retour au service rie deux ans la condition première do l'appui à prêter au cabinet. On a beaucoup remarqué Hier que le-président du conseil, M. Doumersue, a chaleureusement félifcité M. Maginot quand il fit ses déclarations relatives au maintien du service de trois ans. Aussi exprime-t-on l'opinion çà et là que les radicaux qui votèrent contre les trois ans sont décidés à se retourner contre Je ministère et. que, de ce fait, la composition de. la majorité ministérielle pourrait se trouver modifiée. 11 est cerlain qu'aucun ministère «les gauche ne pourrait chercher actuellement à réaliser certains points du programme politique établi au Congrès de Pau et il ne convient certainement pas de faire un grief au cabinet Doumergue de ce qu'il mette les nécessités de la défense nationale au-dessus de ses préoccupations de parti. Cela est tout à l'éloge du président, du conseil et de ses collaborateurs à la direction ries affaires. Le cabinet anglais et le parti libéral viennent de subir un échec assez sensible et qui permet à l'opposition conservatrice de conclure que l'opinion publique n'est pas favorable à la politique actuelle du ministère Asquith. Par suite de la récent» attribution nouvelle de certains portefeuilles ministériels,un membre du cabinet, M. Masterman, qui vient d'être nommé chancelier du cluohé de Lancaster, était soumis ù réélection. 11 est d'usage en Angleterre que tout député entrant dans une combinaison ministérielle doive se représenter devant ses électeurs. Une élection partielle a donc eu lieu à Bethnail-Grèen, .la circonscription électorale d9 M. Masterman, et le ministre libéral s été battu l.ç candidat unioniste. M. M&stenr.an n'a obtenu que 2,801 voix, alors que le candidat unioniste, le major Sir Matjiew Wilson, a été élu par 2,826 voix-Certes la majorité unioniste est médiocre et l'on peut faire valoir que la défaite du ministre libéral est due surtout au fait qu'un candidat socialiste a détourné de la liste libérale un pou plus de 300 voix. Ce n'en est pas moins une défaite pour les libéraux, une défaite qui produit la plus fâcheuse impression à l'heure où le gouvernement libéral.est engagé dans une lutte formidable pour le « home rule » pour l'Irlande et. où les conservateurs s'opposent précisément à cette réforme sous prétexte que le pays doit être consulté avant la réalisation définitive de l'autonomie irlandaise. Le nouveau cabinet portugais a compris qu'il ne pouvait mieux commencer sa tâche qu'en faisant aboutir immédiatement le projet, d'amnistie pour les condamnés politiques. Le projet, tel que M. Bernardino Machado l'a présenté à la Chambre est assez large : il assure la libération non seulement des détenus, mais encore de ceux qui sont soumis à jugement; il porle sur tous ceux qui furent poursuivis et condamnés pour crime de rébellion et pour menaces de résistances aux autorités, pour abus de pouvoir et pour délit de presse. Seuls, les condamnés qui firent usage de la dynamite et qui commirent des attentats sont exclus de l'amnistie. Certaines réserves, à cette mesure générale de clémence sont pourtant faites : les officiers et soldats condamnés pour, crime de rébellion restent exclus de l'armée et les chefs des rébellions resteront bannis. Comme cette dernière disposition atteint surtout fes personnalités qui dirigèrent les menées royalistes, la droite, protesta, mais l'amnistie telle qu'elle a été proposée par le gouvernement n'en a pas moins été votée par 102 voix contre 2-1. Le gouvernement portugais a été bien inspiré en proposant cette mesure de clémence. Aucun régime ne peut se consolider par la répression violente et la terreur. Au Portugal surtout, où le régime républicain est entouré encore de tant de périls, la 'politique d'apaisement s'impose comme une nécessité absolue. tavelles de l'Étranger ALLEMAGNE La moralité dans l'armée Berlin, vendredi, 20 février. Le « Berliner Tageblatt » annonce que le conseil de guerre de Potsdam a condamné ù sept mois de prison un hussard de la gaixle qui, avec huit camarades, fréquentait un cabaret de Berlin, théâtre habituel d'or, gies indescriptibles entre individus de mœurs spéciales. (c) Condamnation de Mm,: Rosa Luxembourg Francfort s/M., vendredi,' 20 février. Mme Rosa Luxembourg, la socialiste bien connue, a comparu aujourd'hui devant la Chambre criminelle pour incitation à la désobéissance aux lois. Elle avait, dans une réunion publique, déclaré : « Si l'on devait exiger de nous que nous dirigions des armes meurtrières contre les Français et nos autres frères de l'étranger, nous nous écrierions : « Non, pas cela, n Elle a été condamnée à un'an de prison: (a) Election partielle Buirg, vendredi, 20 février. Voici les résultats officiels du scrutin de ballottage pour l'élection d'un député au Reichstag : Nombre d'électeurs, 31.*81. M. Schiele, conservateur, 10,625 voix, élu: M. Ilampt, socialiste, 15,259 voix. (a) ANGLETERRE La grève des bouchers à Sydney Sydney, vendredi, 20 février. Les patrons bouchers ont tué eux-mêmes le bétail et ont débité la viande dans les boucheries. Les garçons syndiqués ont mis à l'index les peaux des animaux tués par' les bouchers et 300 tanneurs se trouvent sans ouvrage. Les présidents de quatorze syndicats. ouvriers de T alimentation tiendront demain une conférence avec les grévistes. .11 est question de proclamer la grève gén-ral-e. Les ouvriers métallurgistes et des docks chôment. Trois mille hommes ont cessé le travail. (a- — Dans l'élection législative complémentaire à Poplar, le siège est resté aux libéraux. (a) AUTRICHE-HONGRiE L'archiduc héritier et le trône De Vienne ù, la « Presse Associée » : P'usieurs journaux allemands ont encore parlé d'une renonciation prochaine de l'arcliiduic héritier François-Ferdinand a ses droits au trône. A Vienne, dans les milieux en relations avec l'archiduc héritier, ou dément tous ces bruits. De même a Munich, au palais Léopold, où l'on est. bien renseigné sur les choses d'Autriche, on dit ne rien savoir d'une pareille intention de l'archiduc François-Ferdinand. Après ces démentis il convient d'ajouter que, dans certains milieux princiers bavarois amis de cet archiduc, on semble embarrassé quand il est question de l'avenir. Si cet archiduc tombait vraiment malade, une renonciation au trône ne serait pas Impossible. En outre, si la vie de l'empereur François-Joseph se prolongeait trop longtemps, il est possible que l'archiduc François-Ferdinand hésiterait à ceindre une ,couronne aussi lourde en &e voyant entrer dans la vieillesse. 'Mais, pour le moment, il "n'est nullement qu-Tsiion <3"use au (a) X^UltiUll BRÉSIL — Le capitaine Scha-edle, mécanicien chef du cuirassé ■ » Kaiser », • est mort dimanche dernier, en voulant empêcher un matelot de se suicider; il avait été atteint par une balle de revolver au ventre. L'accident était resté secret jusqu'ici. Les journaux semblent, croire à un assassinat et non à un accident. (a) ESPAGNE AU MAROC Madrid, vendredi, 20 février. Les nouvelles reçues de l'étuan annoncent qu'une patrouille qui rentrait la nuit dernière à Tétuan a été attaquée par un groupe de dissidents, sous les mura mêmes de la ville. Un lieutenant a été tué. (a) ETATS-UNIS Le canal de Panama Washington, vendredi, 20 février. Le colonel Gcsthaiéfe, gouverneur de la zone du canal de. Panama, prédit que la marine marchande pourra utiliser le canal le 1er juillet. Il est opposé ù l'exemption du droit de péage accordée par la loi aux caboteurs américains. Selon lui cette exemption augmentera les bénéfices des armateurs sans avantages pour les consommateurs et au détriment des recettes dra canal. (a Fraudes douanières New-York, samedi, 21 février. Le gouvernement poursuit une autre maison importatrice de porcelaine .de Limoges, qu'il accuse davoir fait de «i;:.ses déclarations à la douane et ù laquelle il réclame le remboursement de 36,500 dollars - (a) ÉTHIOPIE Le couronnement de Lidj-Jeassu Addis-Abeba, vendredi, 20 février. Tous les chefs qui devaient venir ici pour assister au couronnement de 'Lklj-Jeassu, oftt reçu 1 ordre de suspendre leur marche en raison dû manque de c-éréales, l'année ayant été mauvaise. La présence de nombreux soiddts dans la capitale aurait ameryj une disette. Bien que le cailtme soit complet, la date du couronnement n'est pas encore prochaine. Le deuil, en effet, n'est pas terminé et, d'autre part, la date du banquet solennel des funérailles en l'honneur de Me? neliick, pour lequel 10,000 bœufs seront .immolés, na pas encore été fixée. (a) HAÏTI Rebelles repoussés New-York, samedi, 21 février. Une dépêche du Cap-Haïtien annonce-que les rebelles, én déroute, ont été repoussés jusqu'à cette' ville et 'que les rneiYeurs se préparent à prendre la fuite. Un navire américain a débarqué des marins. I.es consulats offrent, asile aux réfugiés. (a) MEXIQUE Sujetr anglais fusillé El Paso,- vendredi, 20 février. Le consul des Etats-Unis à Juarez a informé la femme du sujet anglais Benton que son mari, reconnu coupable d'avoir trempé dans le complot tendant à assassiner le général Villa, avait été condamné à mort, par le conseil de guerre et fusillé mercredi soir. * * ■* Le conseiil die guerre de Juarez avait reconnu- M. Benton coupable de conspiration, d'insulte et de provocation à l'égard du générai' Villa, M. Benton fut exécuté le sodr même. Dans la matinée, M. Benton avait déclaré qu'il alitait chez le général Villa-pour lui dire tout, ce qu'il pensait au sujet de la façon dont .se3 soldats' avaient pillé ses propriétés. H était très riche avant d'avoir été .dépouillé par les rebelles. Un Américain d'origine allemande avait été arrêté sous l'inculpation d'espionnage au moment de la disparition de M. Benton. (a) PORTUGAL L'amnistie Lisbonne, vendredi, 20 février.' Le Sénat a adopté la proposition ministérielle d'amnistie après avoir préalablement adopté, par 29 contre 20 voix, une motion présentée par les droites et déclarant que le-Sénat aurait désiré une amnistie plus étendue. En discutant les articles du projet d'amnistie, le Sénat y a introduit quelques modifications qui seront examinées, aujourd'hui par la Chambre. Si ces modifications ne sont pas adoptées par les députés, le Congrès national se réunira 'pour prendre une résolution définitive. (a) ROUMANIE Les élections Bukarest, vendredi, 20 février. Aux élections à la Chambré pour le troisième collège électoral, trente-neuf libéraux et un conservateur-démocrate, ont été élus. Parmi les élus se trouve .le ministre du travail, M. Angelesco. (c) RUSSIE La fabrique de canons de Perm SaiM-Pét&rsbourg, vendredi, 20 février. D'après une information de l'Agence Télégraphique de Saint-Pétersbourg, la nouvelle d'après laquelle on aurait préféré la maison Armstrong ù un établissement français à l'occasion de la création d'une fabrique de canons à Perm est absolument fausse. La question de la création de la fabrique de Perm est actuellement à l'étude au ministère du commerce. Elle sera ensuite portée devant le conseil des ministres qui la résoudra' en dernier ressort. (c) La situation politique Saiht-PétersJjourg, vendredi, 20 février. La « Rossya >, organe officieux, répondant à divfers commentaires ou bruits de Rresse relatifs à {a sgpgâte p- «u avii litique, rappelle que le gouvernement russe, émanant de la volonté impériale, est au-dessus des partis. Le développement ■ pacifique de la Russie dépend du travail solidaire de la représentation nationale et du gouvernement, qui tous deux émanent de la même volonté souveraine. Ces points de "vue constituent des démentis formels aux bruits relatifs à une prélendué modification à. introduire dans ' la situation respective, des Chambres législatives.1 Les sept années de fonctionnement de là dernière de ces:, assemblées prouve abondamment que la possibilité de l'évolution régulière de la législation russe ainsi que l'exercice des forces créatrices du peuple sont, la conséquence de l'union et. de l'entente de la représentation nationale et du gouvernement. Celte entente est la condition- essentielle du travail productif de nos assemblées législatives; C'est à l'intérieur de leurs enceintes- plutôt qu'ailleurs que ces assemblées doivent rechercher l'occasion dlexercer leur activité nationale, , (a) La lutte contre l'alcool Saint-Pélcrsbourg, vendredi, 20 février. Le conseil d'Empire discutant le projet de loi contre l'alcoolisme a adopté la disposition relative à la création dans les écoles primaires et supérieures d'un cours d'hygiène où seront, exposés les dangers de .l'alcoolisme. (a) TURQUIE La mission allemande Constantini :ple, vendredi, 20 février. Le major Stempei, ancien attaché'militaire à l'ambassade d'Allemagne, membre de la commission militaire, est parti en congé, d'après la version de l'ambassade, mais définitivement selon les renseignements recueillis dans les milieux allemands, (a) Négociations turco-italiennes Londres, vendredi, 20 février. Les négociations qui se poursuivent à Londres entre les. administrateurs de la ligné anglaise Sm'yrne-Aïdin et M. Xoga-ra, membre du conseil d'administration de la dette publique ottomane, représentant lïtailie, en sont encore aux préliminaires, et sen.t : temporairement suspendues parce que M. Nogara est parti pour Paris. L'Italie n'a encore fait aucune proposition définie relative à la région d'Adalia. (a) FRANCE Notes au Jour (lie nniie correspondant.j Le paradoxe ne nous déplaît pas;-c'est un exercice auquel se livrent quelques intelligences déliées; mais vraiment le volume que publie notre excellent confrère Al. Gustave' Simon était-il désirable, était-il utile? on nous permettra d'en douter. 11 s'agit, d'ans: « Les amours de Victor II u^ro », des faiblesses da cœur du grand poète et des oublis que ' put avoir .M™ Victor Hugo. Déjà, il y a huit ans, M. Gustave Simon, qui est l'administrateur vigilant et heureux des oeuvres de Victor Hugo, a publié « Le Roman de Sainte-Beuve ». Voici maintenant la roman de Al»" Juliette Drouet-, où Al. Gustave Simon, avec des-lettres triées avec, soin, s'efforce de nous convaincre que si l'auteur de « La légende des Siècles » s'éloigna de sa femme, ce ■ fut,... mais il vaut mieux citer. « Victor Hugo à vingt-huit ans se voit condamné au célibat, les maternités de sa femme, toujours tendrement chérie, ayant séparé .les deux époux. » Mais, mon cher AI. Simon, c'est l'excuse classique des maris volages, qui n'en ont pas d'autres. Consultez n'importe quel avocat et. il vous dira que neuf fois sur dix, quand, dans les' procès en divorce, le mari est convaincu d'infidélité, il essaie de donner le change en disant : « .J'adore ma femme, mais vous comprenez, c'est une. de ces éternelles blessées à qui .on ne peut.exprimer qu'une affection platonique.» Oli ! nous n'avons rien inventé et, en relisant. Térence, vous y trouverez cet aveu : « Plus je la trompe, plus je l'adore ! » Gustave Simon essaie de. montrer que Victor Hugo resta attaché au point de. vue moral a « l'être immatériel qui est comme exilé de notre corps.-». — Thème facile à suivre, même en voyage, la fidélité spirituelle. Si le sujet, ne mettait en scène un des plus grands poètes du monde, il y aurait là de quoiTire. Restons sérieux. Nous avons beaucoup admiré et nous avons beaucoup aimé Victor Hugo comme des « brutes », suivant la forte expression que le poète lui-même employait dans la préface, des œuvres de. Shakespeare, traduites par son fils. Mais cette admiration était indépendante do ses écarts conjugaux, qui nous étaient, et -nous demeurent, tput à fait, indifférents. Que Victor Hugo ait été infidèle à sa femme par entraînement ou autrement. est-ce que ses poésies en sont moins belles ? Que le poète, à son tour, ait. été trompé par Sainte-Beuve, comme la chose ne parait plus discutable, cela ne diminue en rien sa gloire. Ils sont nombreux dans l'Histoire les héros et les hommes de génie qui furent soumis à ces injures conjugales. Encore une fois, pourquoi revenir sur ces siijels. Nous n'appartenons pas à une, religion qui veut à toute'force que nos grands hommes n'aient pas subi les vulgaires infirmités humaines. La vérité est que le célèbre poète fut un grand coureur et Mm Drouet ne fut dans sa vie que la passion permanente traversés par cent caprices divers que des billets, comme «p a? l'aelEls® e?& îp eeujlisss S® très près le fils Hugo, ont un peu ridiculisé. Est-ce que, même dans les dernières -années de sa vie, il ne rendait pas le service de sa.maison difficile par ses oublis anciilairés, et Al"e Lockroy, qui dirigeait le foyer, avouait à M™ Léon Cladel, son amie, pourquoi elle prenait des servantes''â'géês' et laides autant que possible. Tout cela est de l'indiscrétion inutile. A coup' sûr, et le mieux est de n'en pas parler, mais à la condition cependant, que l'on ne voudra pas, avec des lettres bien choisies, clés commentaires à coup sûç bien intentionnés, essayer de nous prouver que l'adultère public, permanent, persistant et un peu choquant auquel nous avons assisté plusieurs années durant est une sorte, de vertu nécessaire, à l'épanouissement de ce génie merveilleux. Toutes ces coulisses galantes devraient être fermées; Victor Hugo vécut comme il voulut. Sans l'admirable dévouement de sa femme, il passait même on police correctionnelle pour adultère — bien après sa liaison avec AI010 Drouet — Il aurait été bel et bien condamné puisqu'il y avait, flagrant délit. Al™" Biard, la femme du peintre, était même en prison et le mari ne consentit à retirer sa plainte qu'à la veille du procès. 11 envoya son désistement à son avocat, AI" Favol, et c'est AI™0 Victor Ilugo qui alla délivrer AI™" Biarcl de la prison Saint-Lazare. Voyons, nous savons tout cela et bien d'autres détails encore. Alais i n septembre 1815. c'était la fable de tous les'salons de Paris;- et'on'ci-tait ce mot de l'ex-'ccmerveilleuse» Fortunée Ilamelin au malheureux peintre. — 11 n'y a que les. rois et les cocus qui aient le droit de faire grâce. Prenez le bon côté de. la chose. « .l'ai voulu être véridiquë et impartial ! écrit Gustave Simon, espérant que mon récit, détruirait bien des légendes et rectifierait de faux jugements ». Alais non, cher ami, mais non. Vous rappelez inutilement, à notre sens, des souvenirs oubliés et d'ailleurs parfaitement. négligeables. Qu'est-ce que cela nous fait" à cette heure tout ce qu'on a dit à ce sujet, et tout, ce que vous apportez à votre tour? Gela ne diminue en cpioi que ce soit la gloire du grand poète lyrique que fut Hugo et. que nous admirons avec, une passion sineèro que ne sauraient entamer ces" accidents de sa vie; nous savons tous que l'auteur des « Châtiments «n'était pas nerveux, mais c'était un sanguin et le. docteur Gabanès, qui s'est constitué le médecin en titre des célébrités du siècle dernier, vous dira là-dessusvtes choses les'plus curieuses du monde en "s'apprivant sur le grand Hypocr'ate dont-les bustes — d'ailleurs fort, laids — ornent de nombreuses pharmacies. J.-B. P. S. — Je reçois la communication suivante : « Dans une de ses dernières Notes, reprenant un mot d'Alphonse Karr, Al. Jean-Bernard raillait les médecins qui, après avoir surnommé coryza le rhume de cerveau, n'avaient pas trouvé le remède. Voulez-vous me permettre de signaler à votre collaborateur une communication faite à la Société de médecine de Nancy dans la séance du 21 janvier 1914 et dans laquelle le médecin-inspecteur Schneider, directeur du service de santé du 20°: corps, donne une formule qui, mise en pratique, non seulement, guérit le rhume de cerveau, le fameux coryza d'Alphonse Karr, mais encore a l'avantage de prévenir une terrible maladie, la grippe. Désinfection des fosses nasales et du rhino-phaïynx « Introduire deux fois par jour, dans •> chaque narine, le volume d'un pois de la » « pommade suivante » et aspirer « forte-. » ment » : FORMULE A Rêsorcine 0.30'c-entigr. Soufre précipité et lavé 0.30 centigr. Menthol 0.05 centigr. Yastline , -, 30 grammes » Ce n'est, pas difficile et je vous réponds que c'est elîica'ce.» ■ ■ fêotes d'une Parisienne Les Parisiennes de bon sens, et il y en a plus qu'on ne pense, se demandent avec une certaine inquiétude où la mode arrêtera ses excentricités et quelles seront les nouvelles folies do demain. Ce n'était point assez des jupes culottes, des robes entravées, des tuniques cerclées comme', des abatqour, et ds toutes les autres bizarreries inventées comme à plaisir pour enlaidir et ridiculiser les femmes, voilà que les coiffeurs, jaloux sans doute, des couturiers, se mettent à leur tour en frais d'invention.Et quelle invention ! il y a des fous dans les cabanons do Villejuit' ou de Bicètre qui furent enfermés pour moins que cela. Quelle est donc la trouvaille 'dernière, de messieurs les « artistes capillaires ■>;, comme ils s'intitulent? Est-ce une frisut-e nouvelle, un chignon sensationnel, rappelant les che.fsrd'oeuvre du XVIII0 siècle. les coiffures à la « Belle poule », à"û' « Moulin d'amour », à la « Frégate » et autres singeries? Pas du tout. Les chevaliers du peigne et les princes du cosmétique, s'amusent tout bonnement à nous affubler de perruques de couleurs. Il y a des cheveux vert épi-nard, rose tendre, rougs ardent, il y a • aussi des cheveux mauves, pour les veu- 1 vt§ w.% ttejsf,. des «fcsyajs feigne? pour les plus raisonnables,"que les cou. leurs vives effraient. Les étalages des coiffeurs arborent fièrement ces étranges chevelures qu'on dirait préparées pour des bals masqués ou des dîners do têtes. — Jamais une femme ne, consentira à se déguiser ainsi, pensaient les gens graves qui regardaient en riant les vitrines où reposaient ces horreurs. On avait tort de supposer tant de raison aux snobinet-tes et aux mondaines.. Elles, ont bel et bien pris au sérieux, ces fantaisies de rêve, el quelques-unes se risquent- déjà au théâtre et même dans la rue, casquées de mèches vertes ou de frisons roses. A. rOpéra-Comique, pendant une rej présentation de « Werther », deux da-t mes apparurent au balcon tête'nue, na-j turellemenl, et eu perruques du plus beau vert-. Ce fut un fameux tapage.' De l'orchestre au poulailler, les lazzis-se croisèrent; la salle, se tordait, puis ellei se fâcha et les sifflets forcèrent, les deux élégantes à quitter le théâtre. Alêm-e accueil fut réservé à une, pr<v meneuse qui déambulait sur le bouler varcl des 'Italiens avec une perruque ro* se. Les consommateurs assis à la terras* se des cafés poussèrent de telles cla-< meurs que la dame effrayée sauta dans! un auto et prit la fuite sous les huées det la foule qui s'était déjà, amassée point jouir de ce spectacle de la rue. Une des dernières représentations des « Merveilleuses « fut troublée par les mêmes désapprobations, bruyantes qui accueillirent des spectatrices osées, qui non seulement arboraient des cheveux étrangers, mais aussi des mouches de) couleur. Ne croyez pas à une exagération. Bien n'est plus exact. Après avoir essayé la mouche noire chère à nos arrière* gsand'mères, voilà que les femmes acceptent la mouche blanche, verte1, touj ge corail, brune ou rosée. Ce n'est, même pas grotesque, c'est fou et, on se demande si un vent de dé. mence ne souffle pas sur les cervelles. Après les danses indécentes que les meilleurs salons admettent, après le tango, la très-moutarde et le pas-de-l'ours,; les perruques vertes et les mouches bleues complètent le tableau mondain de notre société décadente. Marie-Louise NERON. ♦ CHAMBRE DES DEPUTES Suite de la séance de vendredi L'hygiène dans l'armée M. Maginot dit que sur l'effectif total I* nombre des décès atteignit 1.11 pour mille». proportion annuelle atteinte depuis 1908. Lai situation en février est plus mauvaise qu'eu janvier. • Al. Maginot dit, cn citant les statistiques, que la recrudescente de la" mortalité paimî les civils est pareille .(Interruptions à gau^ chè et à Textrême-gauehe.) M. Augagneur reproche à AI, Maginot del choisir les villes, ajoutant que certaines garnisons sont décimées par les épidômiest alors que les civils sont indemnes. (Protestations au centre.) M. Maginot déclare qu'une autre causa est incontestablement la présence de deusl jeunes classes sous les drapeaux. (Cris à l'extrême-gauche : u C'est la seule raison M. Maginot réplique : 11 ne faut pas exagérer cette raison. D'ailleurs, il existait d'autres raisons militaires devant lesquelles nous devions nous incliner. (Applaudissements au centre et sur divers bancs.) Al. Maginot expose toutes les difficulté» auxquelles se heurtèrent les services du g!?* nie et de l'intendance pour exécuter les décisif ;s du Parlement. L'amiral Bienaimé, interrompant, dit qu« le ministre de la guerre avait demandé fO millions de plus, correspondant à, 40,0o0 hommes de plus. l'uo vive controverse s'engage.- Al. Etienne proteste énergiquement n'avoir rien dit de pareil. M. Barthou, attaqué par les socialistes, dit : A'ous voulez me renverser une seconda fois ! (Rires. Applaudissements au centre et sur divers bancs à gauche.) M. Maginot, continuant, dit qu'il faudrait savoir gré au génie et à l'intendance des résultats obtenus. (V ifs applaudissements sur les mêmes bancs.) M. Maginot constate que malgré un plu» grand nombre de casernements neufs, pas complètement achevés, l'état sanitaire dans l'Est est meilleur que partout ailleurs. ■ Le ministre affirme que depuis trois mois la situation matérielle des soldats a été beaucoup améliorée. (Exclamations ironiques à i'extrôme-gauclie.) M. Maginot ajoute que les événements ne donnèrent pas raison à ceux qui redoutèrent l'incorporation à 20 ans. Toutefois, la présence de deux classes jeunes aggrava légèrement la situation résultant de circonstances dimatéiiques exceptionnelles. II ne convient nullement de jeter l'alarme dans l'opinion. (Vifs appl. au centre, à. gauche et a l'extrême-gauche.) 11 s'agit d'une campagne contre des mesures indispensables à la défense nationale sur lesquelles on ne peut pas décemment espérer voir revenir à quelques mois de distance. (Tonnerre d'applaudissements à droite, ; u centre et à gauche. Bruit croissant » l'ext rC-me-gauche. ) M. Maginot, malgré l'effervescence des socialistes, ajoute. : « Nous venons de tra, verser une période .d'épreuves douloureuses,, inévitable, pendant l'organisation d'un nou. vel état de choses. D'autres la traversèrent comme nous et. n'en persévérèrent pas moins dans l'effort qu'ils crurent devoir supporter. (Vifs applaudissements à droite, nu centre et à gauche. Protestations répétées à l'extrême-gauche.) Répondant à des interpellations socialistes, ÂI. Maginot dit que le gouvernement est «IBîfflifflS aa? se sujet, L'entrée des malades

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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