L'indépendance belge

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s.n. 1917, 05 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 07 april 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/cz3222s90p/
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I année. No 13T L'INDÉPENDANCE ROYAUWIE-UNI : ONE PENNY BELGE CONTINENT : 15 CENTIMES (HOLLANDE ; 5 CENTS) * administration et redaction: plac^de^a^otjhsb MARDI 5 JUIN 1917 ( 3 mois, 9 shillings. 1 i dane str., hign holborn, w.c.l. placb dell'\ B°Urse. svimkui & _ abonnements: 8 mois, 17 shillings, t conservation par le progrès TEUiPHOSNîE : holbori^ 1773-4 teleph.: {|ss-7 5. En vante a Londres à 3 h. le jurîdi 4 juin. 1 1 an, 32 shillings. j LA SITUATION Lundi, midi. / : Dans ses télégrammes à l'Impératrice, bu Kronprinz et à von Ludendorfî, le Kaiser parle un peu tôt de la fin et de il'échec de l'offensive alliée *du prin-! temps. ; Au moment même où le télégraphe nous transmettait les paroles impériales, le général Sir D. Haig leur infligeait un sanglant démenti. L'offensive, c'est-à-dire l'offensive de la campagne de 1917, continue et elle se poursuivra tant que les éléments le permettront, n'en déplaise à l'impérial bandit qui préside aux destinées des Puissances Centrales. La première allusion à la reprise plus rigoureuse des opérations sur le front britannique était contenue dans le communiqué de dimanche matin, qui annonçait "que les positions ennemies au sud de la Souchez avaient été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche, que des progrès satisfaisants avaient été faits et qu'un certain nombre de prisonniers avaient été capturés." Le communiqué du soir, tout en confirmant le succès signalé, parle de pertes sévères subies par l'ennemi au cours de la première attaque. Mais il ajoute "que les Allemands, malgré leurs pertes, contre-attaquèrent très violemment et avec des forces considérables, en présence desquelles nos troupes furent impuissantes à maintenir les progrès faits le matin." Comme, d'autre part, sur le front de ['Aisne et en Champagne, les Allemands ne cessent de contre-attaquer en force, voire même en formations compactes, comme sur le plateau de Yauclerc, il est évident que l'ennemi a ramené sur le front occidental les divisions que l'inac-| tion de nos Alliés russes a permis de li-: bérer impunément. L'Allemagne, il y a trois semaines, avait à peu près épuisé toutes ses ré-: serves, et les pertes cruelles creusées dans les rangs ennemis depuis auraient laissé nos adversaires dans une situation criti-; que si l'attitude de la Russie n'était ! venue tout bouleverser. Jamais von Hin-denburg n'aurait abandonné ses positions puissantes sur la Somme s'il avait pu disposer des réserves dont l'existence nous est aujourd'hui révélée. C'est donc uniquement à la crise russe ! que nous devons la situation présente, ; et nos Alliés feraient bien de se souvenir : que l'avenir de la démocratie est indis-; solublement lié au triomphe des Alliés f et de leur juste causé. Ceux qui en Russie, par leurs propos i et leurs actes, sapent la discipline dans l'armée, réduisent sa force combative ou diminuent le rendement des usines de guerre, trahissent, qu'ils le veuillent ou non, la cause de leur patrie et de la nôtre, puisqu'ils aident nos ennemis ! Nous ne saurons sans doute que plus tard combien de divisions l'ennemi a-rappelé du front russo-roumain, mais à en juger d'après ce qui se passe sur l'Aisne, depuis la mi-mai, les Allemands sont largement pourvus de réserves. Depuis le 15 mai, les Français, dans ce seul secteur, ont eu à repousser seize ^ contre-attaques dirigées contre les crêtes , du plateau de Craonne et le fameux Chemin des Dames, et hier encore cinq nouvelles attaques, dont trois visaient le plateau de Californie et deux la partie occidental du plateau de Yauclerc, furent déclenchées ! Nulle part, cependant, l'ennemi n'obtint un résultat tangible. Deux divisions allemandes participèrent à ces attaques qui, par endroits, s'accom-pagnaient de jets de flammes. Sur un , seul point, l'ennemi avait pu momenta-[ nément prendre pied dans les éléments , avancés d'une tranchée, mais une con- , be-attaque française, brillamment exé- i .cutée, l'en expulsa. Sur le front italien, l'ennemi masse, i à ce qu'on dit, d'importantes forces i j d'artillerie, en arrière notamment du • , Mont Hermada, ce qui semblerait indi- ' > quer que l'état-major autrichien prépare ' 'es voies à une nouvelle retraite qui, en 1 , réalité, équivaudrait à Pabandon de i Ti'ieste et de toute la région. En fait d'opérations, nos Alliés italiens, au cours d'une attaque-surprise, i °nt avancé leurs lignes, au sud de Casta-'i gnavizza (Carso), de 400 mètres sur une longueur de deux kilomètres. Les Autrichiens, de leur côté, non seulement maintiennent un bombardement violent contre les positions nouvelles de nos Alliés, mais continuent leurs contre-attaques. Trois de celles-ci, visant l'une la côte 652 (secteur da Vodice), les deux autres les côtes 126 et 171 (secteurs de Crazigna et Tivoli) furent encore repoussées sans donner à l'ennemi le moindre avantage. Sur le front russe, l'artillerie ennemie bombarda, à longue distance, les districts de Krevotiogusche et de Brody, mais sur le plateau arménien, au sud-est d'Erzinjan, les Russes repoussèrent une attaque de 500 Kurdes, et dans la région de Sakkaz ils occupèrent une série de hauteurs. La flotte russe de la Mer Noire déploie une louable activité contre la côte d'A-natolie. De nombreux points d'intérêt militaire ont été bombardés avec succès, et la flotte est rentrée après avoir, au cours de sa croisière, détruit 147 voiliers chargés d'approvisionnements et capturé deux schooners amenés à Trébi-zonde.La côte belge a été, elle aussi, soumise à de nouveaux bombardements. Des aviateurs français et britanniques lancèrent des tonnes d'explosifs, tant sur Zeebrugge et Ostende que sur Bruges et les environs. Les aérodromes allemands à Saint-Denis et à Ghistelles, ainsi que les usines à Rabot, ont été touchés et endommagés. Sur le front belge, l'ennemi bombarde le secteur de Dixmude et toute la partie sud de l'Yser. L'artillerie belge, qui possède un outillage de premier ordre et dont le concours en France fut récemment sollicité et accordé, répond avec vigueur au feu ennemi. D'autre part, au sud d'Ypres, et dans la boucle de Wytschaete notamment, nos Alliés britanniques maintiennent une canonnade intense que l'artillerie du princè Rupprecht ne parvient pas à dominer.La situation en Russie reste indécise. Le ministre du commerce, M. Konova-loff, a donné sa démission par suite de divergences sérieuses qui ont éclaté entre lui et le ministre du travail, M. Sko-beleff, sur les mesures économiques et financières nécessaires pour mettre fin à la crise actuelle. Le ministre sortant a déclaré, au cours d'une interview, que la vie économique et industrielle en Russie était gravement en danger et qu'une catastrophe semblait, dans les conditions actuelles, inévitable. M. Konovaloff estime que le gouvernement actuel devrait faire place à un gouvernement socialiste homogène. Deux ministres: MM. Cherroff et Tse-retelli, sont partis pour Cronstadt dans l'espoir d'arriver à un compromis avec le Comité local des délégués des soldats et ouvriers, qui ont, en quelque sorte, proclamé la république et qui entendent gérer Cronstadt indépendamment du gouvernement central. Et pendant qu'à Pétrograd des bandes d'anarchistes parcourent les rues, en armes, réclamant l'abolition de toute autorité ainsi que du capitalisme, et acclament la révolution sociale et la Commune, nos ennemis, en Allemagne, encouragés, jettent les bases d'une nouvelle ligue économique, appelée Confédération Centrale Européenne, et s'apprê-:ent, tout en encourageant les extrémistes "hors d'Allemagne," à renforcer chez îux l'absolutisme triomphant. La Chambre française continue de dis-iuter, en séance secrète, la décision des iocialistes d'envoyer des délégués à la Conférence de Stockholm. Le gouvernement de M. Ribot est résolu, on le sait, à refuser des passeports i ces délégués, imitant en cela le gouvernement américain, lequel, à en croire e correspondant du "Morning Post" à Washington, se montre surpris de l'atti-;ude contraire adoptée par le gouverne-nent britannique dans cette question. La conférence avec les socialistes majoritaires allemands commence à Stock-îolm aujourd'hui. Les délégués alle-nands minoritaires arrivent le 9 juin. SUR LE FR0ÎT rOOiOEMTML SUR LE FRONT BELGE LE COMMUNIQUE HEBDOÏ AD A! RE Poste allemand apturé Le Havre, diman<jiie ùûitin.—Au cours de la semaine passée il y ;; eu une grande activité do la part de no patrouilles en reconnaissance, qui ont ; taquée notamment les postes ennemis près du Kloos-terhock et de la Maison e t Passeur. Un certain nombre de prisonniers allemands ont été faits. Dans la ir it du 1er au 2 juin nous avons capturé un poste d'écoute allemand au nord • e Steentraete. Grande activité d!: rlilkrie Le Havre, dimanche soir.—Ali cours de la nuit l'artillerie allemande a bombardé notre front au noi d de Dixmude. Nos aéroplanes ont jeté des bombes sur la gare de Vysweeve. Ui abri et un train en marche ont été atteints. Dans la journée l'ennemi a violemment bombardé notre front à Dixmude et au sud de l'Yser. Notre artillerie i répondu et a exécuté un feu destructif sur les batteries allemandes dans la région de Beschoote. —Exchange. Le " sv/itch " Le mot anglais "switch" semble, d'après les glossaires, avoir des acceptions assez variées. Les états-majors britanniques, l'employant dans le sens que lui donnent leurs ingénieurs des chemins de fer, l'appliquent à l'un des prooédés de la stratégie allemande, qui n'est plus actuellement que de la défensive et même du recul. Dans ce cas, "switch" peut se traduire par ligne oblique. Observez dorénavant sur la oarte les mouvements successifs de l'ennemi. Devant renoncer à se maintenir dans une première ligne. il ne s'établit pas aussitôt sur de secondes positions quasi parallèles aux premières. Il s'installe de préférence sur une ligne oblique intermédiaire partant de la ligne abandonnée et rejoignant la seconde. Cette position de biais, c'est le "switch." Les illusions du Kaiser Le Kaiser a envoyé des télégrammes au Kronprinz impérial et au Kronprinz de Bavière, ainsi qu'au général Ludendorfî, les' remerciant pour les services qu'ils ont rendus, ainsi que leurs troupes, en "brisant la grande offensive du printemps britannique et française, qui, dit-il, suivant des rapports d'Hinden-burg, est définitivement terminée." "Les intentions belliqueuses de l'Angleterre, déclare-t-il, ont été réduites à néant. De nouveaux combats apporteront de nouvelles victoires pour la Patrie ! " OPERATIONS AERIENNES Mort du capitaine Bail Le capitaine Bail, le jeune et fameux aviateur britannique, est mort. Par une tragique coïncidence, la nouvelle de sa mort est arrivée en même temps que l'annonce dans la "London Gazette" que M. Poincaré lui avait conféré la croix de la Légion d'Honneur. Jusqu'à il n'y a pas bien longtemps on avait espéré que le capitaine Bail, disparu, était prisonnier de guerr.e en Allemagne comme son brillant collègue Leefe Robinson. Zeebrugge de nouveau bombardé Amirauté, samedi. — Une attaque d'aéroplanes a été faite sur l'aérodrome de Saint-Denis Westrem, hier matin, et la nuit dernière des aéroplanes et des hydroplanes de la marine britannique ont attaquée les bases allemandes à Zeebrugge, Ostend et Bruges, jetant -plusieurs tonnes d'explosifs. Paris, dimanche.—Jeudi soir, cinq appareils attaché au centre de notre aviation navale de Dunkerque, ont bomlbardé la base des sous-marins ennemis près de Zeebrugge, une escadrille de cinq aéroplanes ennemis, à Ostende, et un aérodrome à Ghistelles. Tous nos appareils sont rentrés. lis"DEPECHES ALLEMANDES Buliecourt et les communiqués allemands Le samedi B mai 1917, le communiqué allemand proclamait: "Depuis le san glant insuccès des attaques anglaises sur le front d'Arras, il n'y a eu hier des engagements d'infanterie qu'aux environs de Buliecourt. Aux deux côtés du village, les Anglais, attaquant en rangs serrés, ont été repoussés avec de sérieuses pertes." Le lundi 7 mai, le communiqué alternant dit: "Près de Lens et d'Arras, dans la soirée, le combat d'artillerie est devenu très violent. La bataille s'étend vers l'est, via Buliecourt." Le soir du même jour, le communiqué dit: "A Buliecourt, le combat continue." Le mardi 8: "Au cours de la bataille pour la possession de Buliecourt, l'ennemi a réussi à s'emparer de l'extrémité sud-est du village." Le mercredi 9: "Des avances locales des Anglais à Rœux et à Buliecourt ont été repoussées." Le communiqué du soir insiste: "Les attaques anglaises près de Fresnoy et de Buliecourt ont échoué." Le jeudi 10: "La lutte pour la possession de Buliecourt présente des fluctuations." Et le soir: "Une attaque locale à Buliecourt a été repoussée." Vendredi 11 : "Une tentative d'assaut contre Buliecourt au moyen d'un mouvement d'encerclement par l'ennemi a été repoussée avec des pertes sanglantes." Le communiqué du soir du samedi 12 signale qu'une attaque anglaise à Bulle-court a échoué avec de sérieuses pertes. Le 13, le communiqué annonce dans son premier paragraphe que tes Anglais ont attaqué le matin à Buliecourt. Le dernier paragraphe est ainsi conçu : "Les avantages que les Anglais ont réussi à obtenir à Buliecourt leur ont été ravis par tes puissantes contre-attaques d'un bataillon de la Garde. D'autres combats ont eu lieu aujourd'hui dans le village.'r Le communiqué du soir annonce que des avances locales p&r les Anglais au parc d'Oppy et à Buliecourt ont échoué. Le lundi 14.—"La lutte près de Bulle-court continue âprement. Après un combat acharné nous avons retenu la possession du village, en dépit des nombreuses attaques de l'ennemi." Le mardi 15.-—"Une avance de l'ennemi au sud-est de Buliecourt a été repoussée avec de lourdes pertes." Le mercredi 16.—"Le temps n'est pas favorable"... Le jeudi 17.—Pas un mot de Bulle-court, tandis que les Anglais annoncent triomphalement que le village tout entier est dans leurs mains. Le vendredi 18.—"Les ruines de ce qui fut le village de Buliecourt ont été évacuées par ordre sans que l'ennemi intervienne. Il ne s'y est établi lui-même que 24 heures plus tard." E finita la comédia ! Après une série de succès se produisant du 4 au 14, les Allemands se proclament ce jour-là, maîtres du village-, le 15 ils repoussent encore une avance au sud-est, et le 16 ils disparaissent... volontairement ! i Et les Michels gobent ça ! ■ De même pour le front français : 'Le raisonnement des Allemands est intéressant à observer, dît le colonel Frey. Vous' avez pris la contrée de Vailly et le i rebord méridional du plateau de Craon- i ne, disent-ils-aux Français, mais vous ' espériez atteindre le rehorcl septentrio- : nal ; vous ne l'avez pas atteint; vous avez 1 subi une grave défaite. 1 Puis, quelques jours plus tard : Vous avez gagné du terrain vers le Chemin-des-Dames, c'est vrai, mais vous espé- 1 riez gagner le Chemin-des-Dames lui-même;-vous ne l'avez pas gagné; vous < avez subi une grave défaite. Quelques jours passent encore : nou- 1 velle explication : Vous êtes sur le Che- ' min-de&'-Dames. c'est vrai, mais vous comptiez descendre vers l'Ailette; vous n'êtes pas descendus; vous avez subi une 1 grave défaite. D'oîi cette conclusion que si les Fran- ' çais gagnent du terrain, c'est de défaite 1 en défaite. AUTOUR de la GUEBBE GRANDE-BRETAGNE — Une réunion convoquée par l'Uni-ted Socialist Council, l'Indépendant La- j bour Party et le British Socialist Party i a eu lieu hier à Leeds. L'objet officiel de « la réunion était de féliciter le peuple j russe pour 1e succès de la révolution et de déclarer l'identité des buts et des principes. Les principaux orateurs qui y ont pris la parole sont les pacifistes à outrance tels que MM. Ramsay Macdonald et Snowden, qui, dès l'origine, ont été opposés à la participation da l'Angleterre à la guerre et n'ont cessé d'entraver, autant qu'il était en leur pouvoir, la continuation de celle-ci. M. Robert Smillie, qui présidait, a déclaré que la fin de la guerre par_ la mise hors combat d'un des groupes belligérants était impossible. Tout en croyant que ce serait une calamité pour, la Russie elle-même que de consentir à une paix séparée avec l'Allemagne, il estime (lue la Russie ayant nettement défini ses vues, il était du devoir des Alliés de se déclarer en faveur de vues semblables, visant non à l'impérialisme, non à l'acquisition de nouveaux territoires, mais à la liberté des- peuples d'Europe de se gouverner comme ils l'entendent. Si tes Alliés faisaient une déclaration pareille, M. Smillie pense que le gouvernement allemand serait forcé de négocier sur des bases semblables ou serait renversé. M. Ramsay MacDonald introduisit une motion félicitant le peuple russe, l'assurant de toute la sympathie de lai démocratie britannique et l'exhortant à éviter l'anarchie, afin que la démocratie russe puisse se placer à la tête des démocraties' de l'Europe et marcher avec celles-ci à la conquête d'une lïumanité meilleure. Cette motion fut votée à l'unanimité.M. Snowden proposa une seconde résolution, approuvant la déclaration du gouvernement provisoire russe sur, la politique étrangère et les buts de guerre, engageant l'assemblée à coopérer avec les démocraties internationales pour établir une paix sans annexions ni indemnités et basée sur les droits dgs peuples de décider de leurs propres af-j f aires et faisant appel au gouvernement britannique pour qu'il fasse immédiatement connaître son accord avec tes vues :lu gouvernement russe. M. Snowden déclara que l'acceptation par lord Robert Cecil à la Chambre des Communes 3e la formule "pas d'a-nnexions" n'était qu'une moquerie aussi longtemps que le gouvernement maintenait en même temps wn adhésion aux termes et conditions de la Note des Alliés au président Wilson. Cette note doit être répudiée. Il est prai que pour arriver à une paix permanente, il faudra certains "ré-ajustements" de territoire, mais tous ces problèmes seront résolus en donnant aux peuples le droit de disposer de leurs destinées. Pas d'annexions veut dire pas d'annexions de territoire sans la volonté lu peuple intéressé. Malgré quelques critiques, cette seconde résolution fut adoptée à une énorme majorité. M. Anderson fit ensuite adopter une troisième résolution décidant la créa-don dans chaque district des conseils de iélégués ouvriers et soldats. Il déclara jue la proposition n'avait rien de sub-rersif vis-à-vis de l'autorité militaire; ion but était d'affirmer que dans la re-:onstruction de la Grande-Bretagne, les )uvriers et les soldats joueraient un rôle .mportant. Au cours de la réunion, 1e télégramme suivant a été communiqué: "Le Comité exécutif des délégués des ouvriers et des soldats envoie ses salutations et ses compliments fraternels à la ;onférence des organisations socialistes ît ouvrières de Leeds et espère rencontrer tes représentants de la Conférence lu Travail entre tes 15 et 30 juillet. Le Comité exécutif trouve Stockholm comme l'endroit 1e plus convenable pour la îonférenoe. La date n'est pas encore dé-initivement arrêtée, mais elle vous sera ,élégraphiée plus tard." Le "Times" fait remarquer que les sociétés qui ont organisé la réunion ne lont ni très grandes ni très puissantes et le représentent qu'elles-mêmes. RUSSIE — M. Henderson est arrivé à Pétro-;rad. Il a été salué à la gare par M. Te-•estohenko et a été reçu au Palais Marie, lans la soirée de vendredi, par d'autres ninistres.

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