L'indépendance belge

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11 februari 1914
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s.n. 1914, 11 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 10 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ws8hd7px2s/
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13.0 G^aams^a-osli CN BSl-eittUE ET A PARIS €2 85' ANNEE Mercredi 11 février -914 ADMINISTRATION ET REDACTION 17, rue de» Sable», Bcuxelle» BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE B&GIQE On an 20 fr. 6 mais. iO !r. 3 moi*, 5 fr. UIXEM&OORBt&r.-QJ » 28 fr. * 5(r. » 8 fr. ETMICEB » «llr. » 22 fr. » !2fc ÉDITION HEBDOMADAIRE iliitiinilionill ti ifOutrs-niarl 10 PACE8, PARAISSANT LE MERCREDI Un an »K franc» gu mois * « 1 Si franc» uwi..rj..j-.*v^yiY" vw.-nwT-gimniraaEKEEggal L'INDÉPENDANCE BELGE îHûîs suf-mss &ab joce^ — sir pases îûSSEaTATTûS BAS IE EBOCSKS X» 49 Mercredi 11 lévrier 1914 Les annonces sont reçues f IA BRUXELLES : aux bureaux du jou'j&l» A PARIS : il, place de la Bourse, A LONDRES : chez MM, iohn-F. Jones & Cfl, ïfi ^ Snow Hitt, E, C.; à f Agence Havas, n° iiSa Cheapside E, C. ; et chez Neyroud & fils, L&L aM 14-18, Queen Victoria Street, et T. B. Browû& Ltd. n° 163, Queen Victoria Street, AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Rokia, g, & ROTTERDAM : même firme, Wynhaven, 113. 0 ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E$ SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Mo3&e^ Jfa ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Mito^ Turin et Rome. âSô^SEW-YORBL : T.B, Browne, Lld, /, East42nd StrseS# » Édition du malin Aujourd'hui : Revue politique. (,A QUESTiuN BES ILES ET LA FRON TIEiHE D'ALBANIE. — La réponse de; puissance, à la noie anglaise. — La si tuation diplomatique d'après' le « Ti mes ». — Le prince de Wied à Rome. Sn Suède. — La défense nationale. — Brui de la dissolution du Parlement et de l'ab dication du Roi. ——a santé du Roi. En Allemagne. — Une scission dans U Centre. — La question des syndicats ou vriens chrétiens. En Angleterre. — Ouverture de la sessior parlementaire. Au Portugal. — Le nouveau cabinet.: Lettre de Londres. La Vie à Paris, par Jean-Bernard. Note du Jour, par J.-B. En Belgique. — Deux attitudes. Chronique mondaine. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles- qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 0 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui oui paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le m?':n. BRUXËLL-ES iO février Revy® Politique La situation prend en Suède un caractère assez grave, la question du renforcement ae la çlefense nationale ayanl c-réé un conflit entre le Roi et le gouvernement. Nous avons souligné ici la portée de la grande démonstration popu laire qui eut lieu il y a quelques jour: à Stockholm, où 30,u00 paysaiis défilé l'eut devant le Roi et lui tirent conna.itrf leur volonté de voir la défense national* renforcée et mise à l'abri de toute surprise internationale. Ce fut un btsectu, ci© unique que celui de ces milliers d< ruraux affirmant leur haut souci de 1: liberté et de 1 indépendance de la patrie • Le souverain répondit aux délégués dé: paysans qu'il partageait leur sentimer. et leur manière de voir ; qu'il eïti mait-,iui airsi, que la Suède devait fair< un sérieux effort, surtout pour l'aug inentation de sa flotte- Le président di conseil des ministres ,auquel les délé gués des paysans s'adressèrent ensuite rut beaucoup plus réservé dans sa ré ponse. On fut frappé de la netteté de li réponse du Roi,tandis que celle du premier ministre responsable s'en tenai à des considérations générales asse; .vaguer. Or, les socialistes suédois on organisé dimanche à Stockholm un grande manifestation en réplique à 1; démonstration des paysans, ils ont de mandé, eux, une diminution des chat ges militaires. M. Staaf, président di conseil, dans sa réponse à l'adresse lu au nom des socialistes, a affirmé se sympathies pour le travail et la paix mais il a affirmé également sa convie tion que le peuple suédois sera oblig de faire de nouveaux et grands saeri fices pour assurer sa défense. Seu„= ment, le président du conseil a ajout que le gouvernement de cédera poi-n aux demandes qui ont été formulées ei ce qui concerne la prolongation di temps de service de l'infanterie, cett question, à son avis, ne pouvant êt-r résolue qu'après de nouvelles élection législatives. C'est là qu'apparaît l'opposition entr les vues du souverain et celles du gou .vernement. La réponse du Roi à Vartres se des paysans a pourtant été faite con feravâment à la règle constitutionnelle puisqu'elle fut communiquée la veili aux m'nistres. Or, dans cette réponse le souverain disait textuellement qu'i « ne manque pas de gens en Suède qu conservent cette idée que la question di service militaire dans l'infanterie n doit pa", être résolue en ce moment,mai je rs partage pas cette opinion; au con traire, j'ai pour ma part les idées qui vous venez de m'expnmer, à savo'r qu la question de la défense en son entie: doit être traitée et résolue mainttman et sans délai. » En faisant à ladres» socialiste la réplique que nous signa Ions plus haut et qui tendait- à ajourne la question de la durée du service dan, i'infanterie après de nouvelles élections le prés'dent du conseil a donc pris for ' mJtement position contre le souveraii et le maintien du cabinet devient ext-rê rnement difficile, pour ne pas dire im possible. Les ministres ont tenu hier une réu nion_ au cours de laquelle ils ont exa miné la situation et auraient décidé d' remettre au souverain la démission col lective du cabinet. C'est, en effet, li seule solution possible, mais reste à sa voir si un ministère adoptant sans ré serve la politique du Roi en matièr militaire trouvera une majorité au Pai lement. L'éventualité d'une dissolutioi de la Chambre des députés pourrai donc être envisagée à bref délai. Quan aux bruits dont la presse allemande ■ fait l'écho et suivant lesquels le Rc songerait à abdiquer en faveur de so: fils, ils ne peuvent être sérieusement r< tenus pour l'instant. Le Roi avait 1 droit de faire connaître au pays so: opinion sur la question militaire et ne l'a fait qu'après avoir prévenu le m I lIMMIIIIIIllil nllll'—IIJ— un—«m— nistre responsable. Il ne peut donc être question d'une crise de régime, et l'on se trouve en présence d'une crise politique qui doit logiquement être résolue par les moyens parlementaires ordi-1 naires. Allons-nous assister à une désagrégation du Centre catholique allemand, ce puissant groupement qui par son action au Reichsiag a assuré en somme la prépondérance politique de l'influence catholique dans un pays- en majorité protestant ? Il se trouve, en effet, qu'une lutte extrêmement vive est engagée entre les éléments essentiellement politiques du Centre et les éléments' purement religieux. Ces derniers ne veulent plus tolérer l'action des syndicats chrétiens mi-catholiques mi-protestante, qui luttent avec succès contre les organisations socialistes. Ils se disent catholiques intégraux et sont soutenus directement par les autorités religieuses, donc par le Vatican. Si ces éléments devaient l'emporter, il n'est pas douteux que l'action sociale du Centre catholique perdrait beaucoup de son 'n-fiuence et que la social-démocratie en tirerait largement profit- A un congrès elss délégués des syndicats chrétiens qui s'est tenu à Bochurn on a protesté violemment contre la tendance de ceux qui prétendent interdire toute coalition avec les syndicats, chrétiens. Les polémiques qui se produisent à ce sujet, élargissent d'ailleurs singulièrement le problème et certains journaux font observer qu'il n'est pas admissible qu'un facteur étranger — en l'espèce le Vatican — intervienne en Allemagne dans une question qui n'est pas exclusivement religieuse et qui pourrait avoir une grave répercussion politique. Ce qu'il faut en retenir pour l'instant, c'est que les syndicats chrétiens allemands tendent à échapper à l'influence purement religieuse, autrement dite cléricale, et que les nécessités mêmes de leur action sociale les entraîne sur un terrain où forcément les préoccupations politiques et sociales prennent le dessus , sur les préoccupations religieuses. C'est là ce qui adviendra inévitablement dans tous les pays où le syndicalisme chrétien s'organise pour le groupement étioii des forces ouvrières. La crise que traverse aujourd'hui le Centre catholi-> que allemand menace en réalité tous les s partis catholiques des autres pays où les tendances démocratiques s'affirment nettement. La Qysstion des lies et ia frontière fi'ÂiliaGiie La réponse des puissances à la note anglaise Londres,, lundi, 3 février. On apprend que la réponse de la Triple-Alliance ù la dernière note britannique'exprime le désir, que la Grèce commence l'é-, vacuetion le 1"' mai* pour la finir le 31 mars. Les puissances de la Triple-Alliance se déclarent prèles à étudier- les: légères modifications de la froi.t-ière albanaise proposées par M. Yenizelos. Elles acceptent en termes généreux les propositions • britanniques relativement à la notification à lai-3 re à la Turquie. Elles expriment l'avis qu'il 3 convient d'attendre les réponses d'Athènes , et de Constantinople ava-nt de s'occuper - des mesures éventuelles tendant à imposer ^ le respect des décisions des ' puissances. On annonce que les milieux grecs esti-, ment que cette ligne de conduite sera dês-^ avantageuse pour la Grèce. Celle-ci sera ' forcée d'abandonner les gages qu'ello a 1 pris sans. avoir la certitude que les lies à J elle attribuées ne seront pas attaquées. "" Dans quelques milieux diplomatiques on " estime que cette situation entraînera de 3 nouveaux délais q>our la notification des décisions de3 puissances. ' Le u Times » écrit à ce sujet : La situation diplomatique en ce qui concerne le règlement des questions balkaniques reste obscure. Les objections princi-' pales opposées aux propositions britar.ni-" qoeô paraissent venir de Berlin. Le secré-[ taire d'Etat allemand dans sa conversation j avec le premier ministre grec aurait em-t ployé des expressions qui permettraient s de douter que l'Allemagne se joigne aus . autres puissances pour faire respecter les (.'«irisions des puissances prises en com-i mun. Eiant donnée la gravité-des consé-, quences que pourrait entraîner une attein-^ to portée à l'unanimité maintenue jusqu'A t présent des puissances, il y a lieu d'espé-. rer sincèrement que les puissances de la - Triple-Alliance s'abstiendront de prendre ;• uxi responsabilité aussi grave. (a) 5 Le prince de V7ied à Rome. — Négociations Rome, lundi, 9 février. ! Le prince de Wied, venant de Berlin, est arrivé ce soir à 11 h. 5. 11 a été reçu . à la gare par le grand maître des cérémo nies de la Cour, le marquis de Boreadol-ma'; le sous-s-ecrétaire aux affaires étrangères M. di Scaleai le secrétaire aux affaires étrangères M. de Martine; le c-lieJ du cabinet du ministre, >L Carbasso, et le capitaine It-alo Moreno, attaché à la personne du prince pendant son séjour ù Rome. Les nombreuses personnes se Irouvani à la gare ont acclamé le prince de Wi'ed, orian. : u Vive. l'Alhanie! ». t Le prince, après avoir salué les person-t nalités présentes, a traversé la salle royale 3 et ii est monté dans une voiture de la Coui i pour se rendre ù son hùteL ! e Diverses questions sont envisagées com- 1 me devant être traitées au coiu's du séjoui 1 il% quarante-huit heures que le prince <■ ' - '''"Vl fera à Rome, m namoiï ' Le prêt de 10 millions que l'Italie et l'Autriche sont disposées à consentir ' par anticipation au souverain serait un prêt tout personnel qui,, dit-on, n'engagerait en rien la future banque albanaise, Le port de débarquement du prince de Wied à son arrivée en Albanie serait, suivant les journaux, fixé de commun accord entre les puissances de la Triplice. Une question plus importante est celle du choix de la capitale. Les influences italienne et autrichienne essayeraient, dit-on, de ' résoudre la question chacune dans un sens différent. Le prince de Wied ne manquera pas d'exposer à ce sujet ses vues propres. On prévoit qu'un accueil chaleureux sera fait dans les milieux italiens .au prince de Wied, dont le voyage à Rotne cause .une évidente satisfaction. * •» Il est très probable que le prince de Wied, étant venu a titre officieux, s'abstiendra de rendue visite aux ambassadeurs, bien que rien n'eût été décidé à cet égard. Dans certains milieux religieux italiens on ne cache pas qu'on eût vu avec intérêt le nouveau souverain accomplir par courtoisie une visite au Vatican. On ignore encore comment sera résolue ent-ne l'Autriche et l'Italie, plus directement intéressées, la question du protectorat des catholiques albanais. (a) Le prince de Wied à Rome Rome, mardi, 10 février. Le prince de Wied est allé ce matin à la Consulta, où il a rendu visite à M. di San Giuïiuno, ministre des affaires étrangères. Le « Messaggero » dit que le prince c!e Wied rendra ensuite visite à M Giolitti et à l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie et peut-être rc-nclra-t-il visite ausvsi à tous- les ambassadeurs des grandes puissances. Cet après-midi le prince ira etéposer une couronne ir le tombeau des souverains, lu Panthéon. 11 so rendra ensuite au Qui-rinal où il s'entretiendra avec le Roi qui, à son tour, offrira un dîner en son honneur. Le « Messaggero » ajoute que le prince sera reçu demain en audience par le Pape. Le journal affirme a ce sujet que le Vatican désire entretenir des relations cordiales avec le noeiveau prince d'Albanie, pays dan; lequel le Vatican a de nombreux intérêts.Pour lui faciliter sas visites ,1e.prince de Wied n'est pas descendu au Quirinal, bien qu'il soit l'iiûte. du Roi. Le programme du prince Interviewé par le « Comere d'Italia », un aide de camp du prince de Wied a dé-ciaré : Les premières troupes albanaises se serviront d'un armement italien. - Pour le moment on s'occupera d'installer le plus grand nombre possible de lignes automobiles. Une sorte de conseil de la Couronne représentant les diverses tribus -tiendrait lieu de parlement. Le prince de Wied s'embarquerait à. Trie.ste le 21 février; sur un yacht privé et serait escorté' par une escadre internationale.. ' (a) Rome, mardi, 10 février. Le Roi a conféré au prince de Wied le grand cordon de l'Ordre des '.Saints Maurice et Lazare. »* * Le prince de Wied s'est rendu à 11 heures a la Consulta pour rendre visite au marquis di San-Giuliano. Le secrétaire général du ministère des affaires étrangères, M. de Marlino, et le baron'Aliotti, qui est désigné comme rpiiïis-tre d'Italie en Albanie, assistaient à la deuxième partie da cette entrevue, qui fut longue.De la Consulta le prince de Wied est allé au palais Braschi pour rendre visite au président du conseil, M. Giolitti. (b) La réception des délégués albanais Durazzo,. mardi, 10 février. Essad pacha a reçu un télégramme du prince de Wied disant que le prince désire recevoir les délégués albanais entre le 1S et le 20 février. (b) iouveiSes ds l'Etranger t ALLEMAGNE Une scission dans la parti du Centre Les syndicats ouvriers chrétiens Berlin, lundi, 9 février. A la suite des divergences qui se sont produites dans le parti du Centre au sujet des syndicats chrétiens, un comité central de c-e parti s'est constitué à Berlin. Ce comité a pris nettement position en leiir faveur contre les représentants de la tendance dite « berlinoise qui voudrait ics voir disparaître. La ii Germania », organe du Centre, relève l'importance de cette organisation, qui sera désormais la juridiction suprême du parti pour l'Empire- et qui veillera sur sa discipline et son homogénéité politiques. D'autre part, à Bochum, un congrès des délégués de ces syndicats a protesté également contre la tendance berlinoise. I.es organes des autres partis suivent avec une grande attention cette lutte, qui pourrait amener une désagrégation partielle 'n Centre. Ils se demandent avec intérêt quel sera le résultat final et ce que fera Rortie. Les « Berlincr Neuesten Nachrichten « écrivent : La question 03t d'un haut intérêt général pour toute l'Allemagne, car il s'agit en définitive de savoir si les. organisations catholiques, abandonnées à elles-mêmes ou même combattues par les intégraux, qui savent avoir Rome derrière eux, vont disparaître, laissant ainsi le champ libre aux socialistes, qui étendront désor-! mais leur influence incontestée sur. toc! l'ensemble de la classe ouvrière allemande. au maiin I.e journal conclut que c'est le devoir de l'Etat d'intervenir, et de faine savoir qu'il n'est .pas permis à un actear étranger d'intervenir, en Allemagne,, dans une question qui n'est pas exclusivement religieuse et susceptible d'avoir une si grave répercussion politique. (a) Fiançailles de M. de Jagow Berlin, lundi, 9 février. M. de Jagow, secrétaire d'Etat, est fiancé à la comtesse de Sclms-Laubaeh, (a) ANGLETERRE L'OUVERTURE DU LA SESSION PARLEMENTAIRE Le discours du trôn^ Londres, mardi, 10 février. Voici le texte du discours du trône, lu à l'ouverture do la session du Parlement : « Mylords et Messieurs, » Mes relations avec les puissances étrangères continuent a être amicales. » C'est pour moi un grand plaisir de constater qu'il me sera possible d'aller, dans iin prochain avenir, faire, avec la Reine, une visite au président de la République française et que j'aurai alors l'occasion de donner un témoignage des cordiales relations qui existent entre nos deux pays. » Mon gouvernement s'est concerté avec les autres puissances au sujet de la solution de la question de l'Albanie et des îles -le la mer Egee, en vue de mettre en pratique les résolutions adoptées par les puissances au cours de la conférence tenue l'an dernier par les ambassadeurs. » J'es]ïère que ces échanges de vues contribueront au maintien de la paix dans le sud-est de l'Europe. » La commission internationale de contrôle instituée en Albanie a pris des mesures afin d'établir l'ordre et la sécurité et à l'arrivée du nouveau souverain, je suis sùr qu'un grand pas sera fait en oe qui concerne l'établissement d'une administration équitable et stable dans le pays en que3iion. u Je suis heureux de pouvoir dire que les négociations que j'ai entreprises à la fois avec le gouvernement allemand et avec le gouvernement ottoman concernant dés matières d'importance pour les intérêts commerciaux et industriels de l'Angleterre en Mésopotamie sont très près de recevoir utte solution satisfaisante. >. De3 questions, depuis longtemps pendantes avec l'Empire turc, eh. ce qui concerne les régions limitrophes du golie Persi-que,- paraissent également près d'aboutir à un arrangement amical. » J'éprouve une grande satisfaction û constater que la Conférence internationale touchant la sécurité humaine sur les mers qui s'est réunie récemment à Londres, a l'invitation de mon gouvernement, a eu pour résultat la signature d'une convention importante qui., j'espère, contribuera beaucoup à 1-a protection de la vie humaine, principalement sur les paquebots de l'Océan transportant des passagers. On vous présentera- un projet me permettant de remplir les obligations imposées par cette convention. » Je regreitle.que dans mon Empire de l'Inde la cessation .trop tôt survenue, l'automne dernier, des pluies de saison ait fait du tort aux récoltes agricoles sur de vastes espaces. La superficie qui a subi une sécheresse exceptionnelle est heureusement restreinte et, dans ce district, mes fonctionnaires ont pris des mesures pour porter secours à la population victime du fléau. (b) u Messieurs de la Chambre des communes, n Le budget pour l'exercice de l'année prochaine vous .sera soumis en temps voulu, >i Mylords et Messieurs, » Les mesures au sujet desquelles il y a eu des divergences de vues a la session dernière entre les deux Chambres seront de nouveau soumises , à votre examen. » Je regaratte que les efforts qui ont été faits pour arriver ù une solution à l'amiable des problèmes se rattachant au gou- ■ vernement de l'Irlande n'aient pas été, jus. ■ qu'ici, couronnés de suocès dans une question qui provoque si vivement les espérances et lès craintes de tant de mes sujets et qui, à moins qu'on ne la traite maintenant avec .circonspection et dans, un esprit de concessions mutuelles, menace, de créer, à l'avenir, de graves difficultés. C'est mon désir le plus sincère que la volonté et la coopération clés hommes de tous les partis et de toutes les confessions puissent remédier aux dissensions et servir de base à un règlement durable. » Des projets vous seront soumis pour reconstituer la Seconde-Cheimbre. )> La commission royale qui a été nommée pour faire une enquête sur les retards dans l'administration de la justice et dans fait son rapport. Des projets vous seront la division du Banc du Roi a maintenant soumis en vue de mettre à exécution certaines des recommandations qui demandenf le concours du Parlement. » L'examen d'autres recommandations, qui peuvent être effectuées par voie administrative', est déjà bien avancé. On vous présentera un projet élaboré après un échange de vues avec- les gouvernements du. Dominion jouissant de l'autonomie, lequel a trait A la nationalité britannique el établit une naturalisation impériale. » Vous serez saisis d'un projet tendant à - autoriser l'émission d'emprunts pour des prêts aux gouvernements des protectorat; de l'Afrique orientale, afin de leur permettre d'exécuter certains travaux publics don le besoin est urgent pour un meilleur déve. loppement de leurs territoires. » On vous présentera aussi des mesures concertant l'habitation des populations industrielles et agricoles, en vue de -réalise! des propositions, annoncées dans la der nière session, la modification de la loi concernant le traitement et la punition de: jeunes délinquants et l'amélioration, sui d'autres points encore, de l'administration de la justice et, si on en a le temps et l'occasion, des projeta ayant trait à d'autres réformes sociales. » Je demande humblement, pour vos travaux concernant, ces questions et toutes les autres, la bénédiction du Lieu tout-puis. sanL a .M ARGENTINE Démission du cabinet Buenos-Ayres, lundi, 9 février. —- Le cabinet a démissionné (a) * * * — La Chambre a accordé à M. Saenz Peâa un congé illimité. (a) AUTRSCHE-HONGRic La santé de l'archiduc héritier On mande de Vienne à la « Presse Associée m : Depuis plusieurs jours, l'état de santé de ra'Pchiduc-hèritier François-Ferdinand est l'objet d'informations plutôt pessimistes. A Vienne, dans les milieux ordinairement bien informés, on dit que oes informations sont exagérées. En réalité l'archiduc-héritief souffre d'un léger refroidissement depuis son retour de Londres et il se trouve dans la nécessité de prendre des précautions qui lui sont un peu habituelles en cette saison humide et froide. Les médecins conseillent un séjour prolongé dans un climat plus chaud. Ces conseils sont assez difficiles à suivre, au moment où la ■ présence de l'archiduc va sans doute devenir plus nécessaire que jamais en Autriche. Quoi qu'il en soit, il semble certain que l'état de santé de l'archiduc-héritier préoccupe son entourage, sans qu'il ait lieu de s'alarmer. ' (a) La navigation entre l'Europe et l'Amérique Vienne, lundi, 9 février. Les pourparlers qui ont eu lieu aujourd'hui au ministère du commerce autrich'en avec les compagnies autrichiennes, allemandes, hollandaises, belges et françaises de navigation entre l'Europe et l'Amérique du Nord ont permis de constater la possibilité d'une solution satisfaisante des questions actuellement en suspens. On est certain, dès à présent, que les demandas du gouvernement autiicliien recevront satisfaction, surtout en ce qui concerne . l'augmentation de La participation de Triestes aux transports à destination de l'Amérique du Nord et la réglementation du commerce constitué en Autriche pour le transport des émigrants. Les pourparlers vont se continuer oe3 jours prochains. (a) La nouvelle alliance balkanique Vienne, mardi, 10 février. Commentant la nouvelle suivant laquelle une alliance serait incessamment conclue entr-3 la Roumanie, la Serbie et la Grèce, sote les auspices de la Russie, la « Nouvelle Presse Libre » écrit : Une telle alliance serait inquiétante pour deux raisons. Ce serait d'abord une menace pour la Bulgarie et la Turquie. Ces deux pays devraient ou bien se soumettre définitivement à la paix de Bukarest et abandonner toute idée de la faire reviser, ou bien se poser en ennemis déclarés d'une telle alliance. D'autre part, la répartition des forces etn Europe pourrait, du fait de cette alliance ,subir une déviation. Une alliance balkanique dépendante de la Russie serait un accroissement dj?s forces de la Triple-Entente, accroissement que la Triple-Alliance pourrait difficilement admettre. Les relations amicales avec la Turquie et la Bulgarie seraient un contre-poids insuffisant de l'ailiance entre la Roumanie, la Grèce et la Serbie. Nous ne pouvons pas d'ailleurs croire, ajoute le journal, que la Roumanie est décidée a donner a sa politique extérieure une direction nouvelle si diamétriquement opposée à la précédente. Déclaration du ministre de Serbie Dans un interview par la «Nouvelle Presse Libre », M. Jovanovitch, ministre de Serbie à Vienne,déclare prématuré le bruit d'une nouvelle alliance balkanique dans laquelle entrerait la Bulgarie. La Serbie ce-pendur.' fera tous ses efforts à Sofia p ur faciliter un rapprochement des deux pays alliés de la Serbie. La Grèce et le Monténégro sont animés de la même bonne volonté. Quant à la Roumanie, sa politique dans l'avenir sera telle qu'il sera très facile à la Bulgarie de se joindre ù l'alliance économique qui existe entre la Roumanie, la Grèce et ia Serbie, dont le seul but est de défendre les intérêts des peuples balkaniques.Le séjour de M. Pasitch à Saint-Pétersbourg, continue M. Jovanovitch, ne changera nullement le désir du gouvernement serbe d'entretenir avec l'Autriche-Hongrie des relations d'excellent voisinage. Toutes les questions laissées en suspens par suite de la crise récente seront bientôt solutionnées d'une , façon pacifique. (a) La grève des imprimeurs Carlsbad, mardi, 10 février. 17,000 imprimeurs sont en grève en Autriche depuis cinq semaines. On annonce ici qu'à Tetschcn, en Bohême,M.Paul Keulimg, ayant été menacé par des grévistes qui lui reprochaient d'être un agent prussien et de procurer dos ouvriers aux imprimeries autrichiennes depuis que la grève a éclaté, a fait usage de son revolver et a tué le machiniste Solinger. (b) BULGARIE Disparition de documents compromettants Sofia, mardi, 10 février. Dans un discours qu'il a prononcé hier à Plevna, M. Ghenadicl'f a signalé la disparition au ministère des Affaires étrangères d'une série de documents établissant, a-t-il ■ dit, les responsabilités du gouvernement précédent. CHiLS — On mande de Santiago-du-Cliili ! La loi budgétaire de 1914 a été promulguée. Les recettes totales sont évaluées à 415,425,000 francs et las dépenses prévues à 401,700,800 francs. Le budget laisse un excédent ùe recettes de 13,504,200 francs. D'autres dépenses projetées, se montant à 94.314,548 francs, seront couvertes par 'e proluit d'emprunts déià réalisés. (al MEXÎQUE Un ministre libéré Mexico, lundi, 9 février. L'ancien ministre Rodolfo Reyes, emprisonné depuis la dissolution du Congrès par le général Huerta en octobre dernier, a ét£ remis en liberté. (a) La frappe libre au Mexique On mande de Mexico a la « Presse A4» sociée » : De source bien informée, on assure que le gouvernement va prochainement auloiv ser la frappe libre de l'argent, La frappe libre fut, comme on sait, sup» primée par l'article 9 de la loi du 25 mars» (a) PANAMA Grave affaire Panama, mardi, 10 février. On intente des poursuites contre le di« recteur du service des approvisionnements destinés aux ouvriers employés à la con* struclion du canal. Ce fonctionnaire ayant déposé dans une banque 390,000 francs et ayant acheté pour 295,000 francs de terrains, on estime que ses appointements ne lui permettent pa$ d'aussi considérables économies, (a) PORTUGAL Le ncuveau cabinet Lisbonne, lundit 9 février.-Les ministres de la justice, deis finances et des travaux publics appartiennent an parti de M. Alfonso Costa. Les autres membres sont indépendants. Les membres du nouveau cabinet ont pris possession aujourd'hui de leurs fonc« tions. MM. Bemardino Machado et Alfonso Co&i ta ont échangé des allocutions amicales. Le cabinet se présentera demain devant le Parlement. RUSSIE Poutiloï et le Creusot On mande de Saint-Pétersbourg ai} « Ti* mes » ; La maison Schneider du Creusot si^na un nouveau contrat au sujet <le la fat)ri* que d armes de Poutilof et avance le ca* pital d'exploitation nécessaire; on annonce que l'élément allemand sera exclu de l'en* treprise Poutiloff. * * • Par ailleurs, le « Temps » croit savoiff que le groupe financier français, que re* présente la banque de l'Union Parisienne, d'une part, et le conseil d'administration des usines Poutilof, d'autre part, sont toni* bés d'accord pour fournir à ces usines ia concours dont elles ont besoin. Ce concours financier serait donné souS forme d'augmentation de capital-actions et d'émission d'obligations îwpothécairas la société Poutilof. " (a) SUÈDE LA SITUATION POLITiaUE Stockholm^ lundij 9 février.-I.' « Aftenbladet » confirme que le Roi ai communiqué au gouvernement, dès samedi matin, sa réponse au sujet de l'attitude qu';l adoptera dans ia question de la défense nationale. Les membres du gouvernement se sont réunis ce soir pour délibérer. ta) Bruit de dissolution et d'abdicatitn Berlin, mardi, 10 février., Les journaux annoncent qu'à Stockholm on considère la situation intérieure comme très sérieuse. On s'attend à la démission du ministère, celui-ci n'ayant pas trouvé satisfaisante la réponse du Roi aux représentations adressées au sujet de son discours aux délégations des paysans. Certains organes parlent de la dissolution de la Chambre des députés et d'une adbicat-ion du Roi en faveur de son fils, (a} La santé du Roi Stockholm^ lundi, 9 février. L information publiée par un journal d-s Berlin-d'après laquelle le Roi serait tornbà malade au château de Drottn-ingholm est inexacte. Le Roi est arrivé ce matin de Drotlning-holrn à Stockholm et a reçu presque aussitôt les membres du gouvernement. Il resi tera e» soir au château de Stockholm, (a) Le cabinet est démissionnaire Stockholm, mardi, 10 février.-Le ministère a démissionné. (b) TURQUIE Lss négociations anglo-turques Londres, lundi, 9 février. On dit que les négociations anglo-tun. ques relativement à Koweït, à la naviga-- tion du Tigre et de l'Eupbratc, aux droits sur lc*s huiles, le papies- à cigarettes, les alcools, etc., au chemin de fer ete Bagdad, et enfin aux droits de concession du chemin de fer ete Smyrne à Aïdin sont tellement avancées que leur conclusion esf prochaine. En effet, les négociations connexes aveo l'Allemagne et les autres puissances inté« ressées sont en très bonne voie, 11 est entendu avec l'Allemagne que dana le conseil d'administration du chemin de fer de Bagdad il y aura deux administrateurs anglais. (a) Les réformes en Arménie Conslantinoiple, lundi, 9 février. I.Vwcord définitif relatif aux réformes ar-j méuiejmes a étâ obtenu 4 la suite d'une

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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