L'indépendance belge

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20 december 1918
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s.n. 1918, 20 December. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 31 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/f47gq6s15m/
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LE JE BELGE INDÉPENDANT administration et redaction : . (3 mois. 9 shillings tddor hodse. tddoh st.. b.c. 4. VENDREDI 20 DECEMBRE 1918 abonnements-; 6 mois. 17 shillings TÉLÉPHONE: CITY 3SH (.1 an. 32 shillings Un moyen de parvenir? <* ^ Un aimable lecteur a pris à la lettre le titre de " parvenu " que portait l'un de mes articles paru dans ces colonnes ; il m'envoie la lettre suivante, que je me permets de publier, à cause de son édifiante simplicité. Si un lecteur y découvre "la leçon," ou mieux encore une... carrière, mon article aura utilement servi. Voici la lettre: Ma chère Fée Soleil,—Votre article "Les Parvenus" m'a fait un peu de bien, car depuis la guerre je suis " Parvenu," et j'en suis passablement honteux, car, malgré votre article, je ne suis pas encore convaincu d'avoir fait quelque chose qui m'impose à l'admiration en sortant victorieux de la misère où m'avait plongé la guerre. N 'étant pas commerçant et ayant commencé par vivre de mon petit capital, espérant toujours que la guerre allait finir, tardivement, en 1916, je me suis mis à travailler. Je ne pouvais plus alors faire le grand commerce, celui-ci à cause de décisions gouvernementales étant défendu et réservé; j'ai dû me contenter d'acheter et de vendre des articles de fantaisie " fancy goods." Je n'y connaissais rien, et de plus, avant la guerre, je n'avais, je le répète, jamais été commerçant. J'ai donc, depuis ce temps, ma chère Fée Soleil, acheté et vendu un tas d'articles qui vous auraient grandement intéressé: sacs pour dames, ornements de chapeau, fausse bijouterie, etc., etc. Cela se fait d'une manière très simple; en écrivant des lettres fort simples, et en envoyant et encaissant des chèques, ce qui est encore plus simple. Ce que l'on achète un franc on le vend un shilling six pence, et il ne faut pas faire un grand chiffre d'affaires et ce petit métier pendant longtemps, pour être, comme vous le dites, un parvenu. Je me disais bien que je volais honnêtement mon public, mais la guerre m'y avait obligé, et, malgré mes remords, j'ai continué à vendre ls. 6d. ce qui valait un franc. Ce qui m'a consolé, ce ne sont pas seulement des réflexions dans le genre de celles que vous envoyez au "Belge Indépendant"; mais je me disais que je n'exploitais pas nos braves soldats ni le public dans les premières nécessités de la vie, et, enfin, que je n'émargeais pas au budget du gouvernement comme tant d'autres inutilités.Je suis donc, comme vous le dites, ïfn parvenu, et vous seriez même très étonné si je vous disais à quel point je suis parvenu; ce qui n'empêche qu'il faudra que vous écriviez d'autres articles pour me faire croire que j'ai fait quelque chose de grand. Tout au contraire, je vous dirai franchement que je n'ai jamais si Dien compris pourquoi Mercure était à la fois le Dieu des commerçants et des voleurs ! Si je ne signe pas, ma chère Fée Soleil, c'est que, peut-être, vous pourriez m'en vouloir, de ce que le collier de perles de fantaisie que certainement vous m'avez acheté, vaut exactement la moitié ou même le quart de ce que vous l'avez payé ! X. * * * Mes lecteurs conviendront avec moi qu'il est dommage, que mon correspondant fasse mystère de son âge et qu'i ne nous dise pas exactement jusqu'où, ou jusqu'à quel point il est parvenu. J'aime les scrupules de mon correspondant, qui n'a pas exercé sa petite industrie au détriment des soldats et n'a pas exploité " son public " dans les premières nécessités de la vie. Il serait intéressant toutefois de savoir s'il a eu ces scrupules en débutant ...ou bien s'il ne s'est rendu compte de cela... qu'une fois le succès obtenu. L'honnêteté est dans l'intention autant que dans l'action. Quand mon lecteur nous aura éclairé sur ces points différents, je pourrai lui dire s'il est " vraiment parvenu," ainsi qu'il le dit. J'ajoute que tout étant relatif, "parvenir " ne peut avoir la même signification pour tous. Et je répète qu'on parvient toujours quelque part et à quelque chose, par un " travail persévérant " et une " scrupuleuse honnêteté." FEE SOLEIL. NOTES D'UNE PARISIENNE * Que dire de la léception du président Wilson? Les mots manquent, car tous ces défilés de chefs d'Etat sont invariablement les mêmes : Paris les fête comme il sait fêter quand il lé veut, c'est-à-dire avec tout son cœur. Le défilé du cortège du Président des Etats-Unis, à travers la capitale, fut triomphal, comme l'avait été celui du Roi d'Angleterre et d'Albert de Belgique. On revit les mêmes guirlandes, les rqêmes drapeaux et les mêmes corbeilles de fleurs pavoisant les landaus officiels. Au début de la manifestation, avant l'arrivée de M. Wilson, on remarquait cependant dans ce public pavoisé — car sur toutes les poitrines s'étalaient les rubans aux couleurs des Etats de l'Union — une certain gên'e. Allait-on pouvoir crier les vivats à son aise, devant cet Américain que la gravure populaire avait montré sous un aspect sévère et froid. Que pense-t-il de la fougue parisienne et de la foule si vivante et si habituée à manifester ses sentiments? — Bah ! il fera comme les autres, disaient les loustics, quand il entendra crier ' Vive Wilson ! Vive l'Amérique ! ' il se déridera. Et cela Sfe passa ainsi. Quand les premières ovations s'élevèrent formidables de la cohue qui était massée autour de la gare d'arrivée, tout de suite le rigide Président des Etats-Unis fut conquis. Il enleva son chapeau d'un geste large et la figure épanouie salua Paris qui l'acclamait. Mme Wilson, toute jeune, toute gracieuse, entourée de fleurs, sourit à pleines .lèvres et ce fut fini : le contact était amorcé et bien amorcé; la glace était rompue. Les Parisiens hurlèrent leurs vivats sans peur. C'était comme un roulement de tonnerre ininterrompu. Des femmes avaient piqué sur leurs chapeaux de petits drapeaux américains, dont l'effet était curieux dans la houle rythmée des têtes. Les loueurs de chaises et d'échelles gagnèrent gros, car le public paya sans protester; on s'habitue à la vie chère. Avant la guerre, un échelon d'échelle dans les cérémonies publiques ou pour les grands défilés, se louait de Fr.l à Fr. 2, aujourd'hui les prix ont changé ! Ils sont à l'unisson des denrées alimentaires ; sans vergogne, on vous réclame cinq et dix francs pour occuper un petit coin branlant sur un escabeau de fortune. Que sera-ce quand nos poilus glorieux rentreront dans Paris par l'avenue de la Grande Armée, étendards et drapeaux déployés? On raconte que 'e locataire d'un appartement situé aù deuxième étage d'un immeuble qui se trouve tout près de l'Arc de Triomphe, vient de louer, pour cette journée fameuse dont on parle déjà, son balcon pour 'a somme de Fr. 50,000. Et il paraît que s'il avait été malin, il en aurait retiré plus encore. Un simple détail çn passant à signaler, aussi comme petit à côté de la journée d'hier, la profusion des bibelots d'actualités vendus non seulement par les camelots du trottoir, mais dans les magasins. Les vitrines étaient garnies de jolis mouchoirs de soie avec le portrait du Président Wilson, des éventails aux couleurs américaines, et jusqu'à des rouleaux de teintures murales qui étaient exposés dans les maisons de papiers peints et étaient marqués Fr. 5 le rouleau. — Nous en avons beaucoup vendu, me disait un marchand ; nos clients ont acheté cela pour tendre les balcons et la façade des maisons. Quant au cortège officiel, le plus pittoresque coup d'œil qu'il rencontra fut celui de la place de la Concorde, superbe comme décoration. Il ne pleuvait par hasard pas, aussi le spectacle fut-1 grandiose. La foule amassée là était formidable; c'était un mélange chatoyant d'uniformes, de drapeaux, d'oriflammes submergés par une marée humaine. Les canons qui entourent 'a place, les statues des villes de France, les chevaux de Marly eux-mêmes avaient été pris d'assaut par des poilus encas-qués qui dominaient la foule en agitant des drapeaux américains. La terrasse des Tuileries était noire de têtes, ainsi que les toits plats du Ministère de la Marine et de l'Automobile Club. Lorsque les landaus officiels parurent traversant la Place pour s'engager dans "la Rue Royale, ce ne furent plus des vivats qui s'élevèrent, mais une clameur uni- ' que faite de milliers et de milliers de ■voix. Ce fut une minute impressionnante et grandiose, qui dut faire battre un peu plus fort le cœur du Président Wilson et qui cimenta à jamais l'amitié de deux grands peuples. MARIE-LOUISE NERON. A BRUXELLES (l)e notre correspondant.) Les Anglais à Bruxelles Bruxelles, 11 décembre. Nous espérons avoir à Bruxelles une grande journée anglaise, où la population recevrait triomphalement le maréchal sir D. Haig, entouré de ses célèbres généraux Plumer, Home, Byng et Raw-linson, où l'on pourrait acclamer les Canadiens qui ont pris Mons, les Londoniens qui sont entrés à Tournai, et les troupes qui ont pu s'emparer de Courtrai après une lutte si dure.- Des considérations militaires empêcheront peut-être oette entrée de se produire, l'armistice n'étant pas encore le temps de paix et les soldats britanniques devant occuper, eux. aussi, une partie des provinces rhénanes. En attendant ils ne nous font pas défaut et chaque jour leurs puissants camions automobiles défilent de par nos rues du centre," s'installant soi au centre de la place de l'Hôtel de Ville, soit sur la terrasse de la place de Brouckèrè. Beaucoup de Canadiens parmi eux. Ce sont les impedimenda des colonnes anglaises qu'ils ravitaillent. Dans nos cafés et nos restaurants l'on rencontre relativement peu d'officiers, au grand regret des Bruxellois. Ali ! s'ils avaient 50,000 Canadiens comme Mons et le Borinage ! La fraternisation serait complète et le a affaires marcheraient mieux. Les tommies se familiarisent vite avec la population, et sans savoir le français ils en sortent très bien ! Beaucoup ont été déposer des fleurs sur la petite tombe de miss Cavell, au Tir National, et incessamment des groupes de Britanniques et de Canadiens s'arrêtent devant le monument, ou plutôt l'esquisse de monument due à M. Marin, qui se dresse provisoirement sur l'emplacement do l'ancienne Boucherie. "A miss Edith Cavell. — Hommage à l'Angleterre." Ayant obtenu une autorisation spéciale, quelques Anglais qui habitaient l'agglomération avant la guerre y sont déjà rentrés, notamment à Ixelles. Mais ils ont eu le désagrément d'y trouver leurs maisons vides de tout ce qui s'y trouvait, les Boches ayant tout pillé et vendu. Cependant l'un de oes Anglais, ayant eu plus de chance, a tout retrouvé, à l'exception de ses matelas en laine et de ses cuivres. D'après cet honorable Londonien, qui a résidé à Bruxelles pendant dix-huit ans, beaucoup d'Anglais auraient l'intention de suivre son exemple et de venir partager notre vie. Nous les accueillerons avec grande cordialité. Mais où ils seront reçus avec une joie fraternelle, c'est à Anvers. Notre grand port ayant chassé les Allemands de ohez lui, doit avoir recours aux Alliés pour retrouver sa situation ancienne. C'est pour lui une question de vie ou de mort. Il met donc son espoir dans la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, afin de retrouver la clientèle qui lui est due. Si les Alliés se montraient indifférents se désintéressaient de la prospérité d'Anvers, oe serait jeter les Anversois dans les bras des Boches. Mais c'est là une éventualité qu'il ne s'agit même pas < d'envisager, et l'exemple de la Compagnie Cunard, qui vient de faire d'Anvers l'un de ses ports d'attache, sera certainement suivi. Contre le pessimisme Nous sommes à une époque très dure, où nous devons réagir vigoureusement contre le pessimisme. Nos commerçants ne font plus guère d'affaires actuellement pour deux raisons : la première, c'est que les barons Zeep ont oessé leurs dépenses, la source de leurs dépenses étant épuisée, et que les Boches — ô joie ! — ne sont plus là; la seconde, c'est qu'avant de s^ livrer à des achats si nécessaires, la population attend l'abaissement des prix, ceux-ci étant beaUcoup trop élevés. Or ils le resteront tant que la crise des transports ne sera terminée. Nous en parlons plus loin... Mais oette crise finie, des marchandises nous arriveront de toutes parts et la situation répondra à l'espoir de tous. Prenons patience. Le pire, c'est que nous n'avons ni lait, ni farjne, ni sucre... Du lait 1 Le gouvernement va acheter des vaches laitières en ' Hollande, ce qui mettra fin à oette disette. De la farine ? Nous espérons en recevoir des Etats-Unis. Mais qui nous expédiera du sucre? Bref, chacun, heureux de la délivrance, s'efforce d'étran-, gler le monstre du pessimisme, avec l'espoir d'une situation économique meilleure, espoir qui se réalisera sans doute plus tôt qu'on ne croit. Les transports M. Reiikin, qui fut ministre des cl>&-mins de fer naguère, et qui l'est redevenu, s'efforce de rendre la vie à nos transports, et chaque jour, tant à la gare du Nord qu'à la gare du Midi, de nouveaux trains sont mis en marche. On ne peut encore les, chauffer et les éclairer, les doter de deuxièmes et premières, mais cela viendra. Ne pas oublier que les Allemands ont enlevé 2,000 locomotives et 80,000 wagons de chemins de fer, qu'il faut les retrouver ou les remplacer, et que ce vaste labeur ne peut être accompli en un jour. Il en est de même pour le télégraphe et le téléphone. On replace les poteaux, on déroule les fils, on travaille d'arrache-pied et l'on annonce que bientôt on pourra envoyer un télégramme dans les principales communes belges. Quant au téléphone, le recrutement du personnel prendra encore un certain temps... Le jour où le railway transportera de France et de Hollande les marchandises qui -s'accumulent aux frontières, tout marchera à souhait, mais il faudra tout d'abord que la ligne Paris-Bruxelles soit ouverte et, le 11 décembre, la' circulation n'y était pas encore rétablie; les travaux de réfection dans la région de l'Oise, en France, de Mons, en Belgique, continuent difficilement. Les journaux français nous arrivent toujours en auto et se vendent de 30 à 40 centimes ! Prisonniers de guerre Le long de nos rues et de nos boulevards, l'ancien uniforme de nos soldats a reparu : lignards, carabiniers, artilleurs... C'est comme une vision de l'ancienne armée. Il est porté par les internés qui nous reviennent par centaines de Hollande, et les prisonniers de guerre de 1914 restés en Allemagne. Une même joie est en eux, la joie de la libération, les internés ayant souffert autant que les prisonniers par suite de la crise de l'alimentation. Tous sont plutôt maigres et le dos un peu voûté. On leur fait accueil chaleureux dans certaines communes. A Bruxelles, c'est l'indifférence; on y voit tant de choses. Cependant, les Bruxellois devraient se souvenir du courage déployé par ces braves gens. En peuvent-ils s'ils ont été trahis par le sort 1 Le nouveau ministre de la guerre, M. Mas-son, a donné un excellent exemple à tous en allant saluer le premier détachement des internés à la frontière. On ne saurait trop le louer de ce geste, qui a trouvé dans le pays un écho sympathique. PENDANT L'EXIL ♦ Des Anglaises ! Des Belges ! Voici le retour à la terre promise. N'est-ce pas le monu.nt de payer un tribut de gratitude a quelques-unes de ces femmes admirables qui se dépensèrent sans compter pour les œuvres chari tables de soutien moral et matériel d'entr'aide envers nos infortunés réfugiés et de nos chers héros des tranchées dont on ne redira jamais assez le courage stoïque pendant les quatre ans qu'ils tinrent dans les boues de l'Yser. Nous sommes en octobre 1914, c'est la grande ruée, l'exode douloureux du Littoral vers l'Angleterre avec ses nav-rances, ses désespoirs et ses misères. Variez a décrit dans son livre "Les Belges en Exil," les incidents poignants de cette retraite civile. C'çst écrit magistralement, il n'y a pas à y revenir, {nais on peut cependant en quelques lignes om'rir le palmarès de celles qui furent les bonnes Notre-Dame de nos compatriotes désemparés, et qui méritent la reconnaissance de la Belgique ne sachant jamais assez reconnaître ce qu'elles firent pour soutenir le moral affolé de nos compatriotes réfugiés. C'est d'Aldwych à ce General Building ou défilèrent des centaines de mille Belges qu'essaima la ruche charitable,consolant, habillant, logeant, nourrissant les lamentables bandes de nos Belges hâves, faméliques, dépenaillés. Ah ! elles furent toutes admirables de dévouement et de bonté les Belges et les Anglaises, et parmi ces dernières c'est lady Lugard tout d'abord la grande dame de charité, véritable sœur des pauvres, pour les ré fugiés belges, celle que Royer dans la fête de reconnaissance du Cecil compara à la Vierge bienfaisante du Jongleur de Notre-Dame. C'est là que nos Belges apprirent à bénir les noms de Mme Gladstone, Lyttel-ton, Samuel, Bidwell, Mlles Rothschild et autres si admirables de dévouement et d'altruisme. 130,000, vous avez bien lu, n'est-ce pas, 130,000 Belges furent placés dans des hospitalités définitives et temporaires et plus de 100 millions de francs incombèrent au budget de la charité anglaise. Plus de 20,000 Belges furent reçus isolément dans des familles. Earl's Court en reçut 7,000, telle est, grosso modo la statistique consolante que nous esquissons ici. Ne parlerons-nous pas de Mme Pollet, cette femme si charitable qui avec son mari fut une des grandes agissantes de l'organisation des premiers jours de l'exode. Et les jours se suivent et la longue théorie des exilés fuyant l'invasion et ses misères arrivent toujours; fin décembre 1914 ils sont plus de 150,000 , à la charge du dévouement des îles britanniques ; car les Belges sont recueillis partout, en Ecosse;, en Irlande dans le Pays de Galles, au Devoa. Alors les œuvres charitables neiges naissent; immédiatement à AJdwych s'ouvre le dispensaire créé par ies docfiiirs Phiîi-pot, Des Voeux, Clément-Philippe, qui recevra plus de 25,000 malades pendant , les années de misère qui vont suivre. Il s'agit d'envoyer d'urgence à nos soldats encore mal équipés des lainages chauds, c'est le "Shilling de la Chaus-i sette" qu'a créé Gustave Day qui envoie les premiers paquets au front. Dans les dames patronnesses du comité si complètement dévouées noue comptons Mlle Marguerite Léman, et les dames Koel-man, Max Grisar, Ide De Wilde, Clé-mentrPhilippe, et à leur tête cette admi- . rable Suzanne dé » Somerset, la bonne duchesse qui dépensa une grosse fortune pour les œuvres belges et fréta un bateau à elle qui travaillait pour le ravitaillement charitable des nôtres avec port d'attache à Calais. A Earl's Court, organisé enfin pour les plus pauvres des nôtres,c'est la bonne Mme Bergman, la femme du sénateur de Lierre, que l'on voit, tous les jours encombrée de paquets venir gâter les nombreux petits enfants du camp et organiser toutes les fêtes enfantines pour leur plus grand bonheur. Au comité Vandervelde la femme du ministre de l'Intendance se prodigue aux œuvres avec les innombrables cadeaux du British Gift qui va ra-'îtf.iiier de tabac, de vêtements, de cakes nos vaillants des tranchées. Chez le père Rutten, chez l'abbé Prims, 21, Russell Square, de nombreuses jeunes femmes sœurs laïques de la charité vont à domicile visiter les pauvres réfugiés, pauvres honteux aux misères cachées, et à leur tête la baronne Osy, la protaganiste de tous ces dévouements. Parlerons-nous de Mlle Alice Rousseau ? Son nom est sur toutes les lèvres reconnaissantes de nos chers soldats auxquels elle aura porté la joie au cœur par ses innombrables ravitaillements charitables sans cesse renouvelés par un bataillon de femmes inlassables dans leur mission de dévouement, comme ces demoiselles B^uwens. Il fallait aussi mettre de la joie au cœur des petits réfugiés. Mme Clément-Philippe y veillait avec son comité de femmes dévouées, qui pendant quatre ans organisait les fêtes enfantines si chères au cœur des pauvres petits, et le 6 décembre 1914 c'est la St. Nicolas dans les immenses salons de Paquin, la princesse Clémentine préside et de ses mains donne des vêtements, des jouets, des friandises pris dans les 2,000 cadeaux y de oe jour. A la Noël-c'est au Town Hall de Ri-vington où parmi les jouets sera choisie une admirable poupée qui sera offerte elle aussi à la première des petites réfugiées belges, la princesse Marie-José. Ces manifestations charitables du comité de Mme Clément-Philippe se multiplient; ce sont les thés-concerts du Savoy, du Criterion, le merveilleux garden party du Karsino à Hampton Court, le revue "Be Careful Boy." Ainsi des centaines de livres voïit être recueillies qui seront envoyées pour le soulagement des misères des petits enfants belges de la Belgique occupée, des petits tuberculeux, et viendront alimenter la caisse du Congé du Soldat de 1"'Indépendance Belge," dont on ne saurait assez louer la dévouée secrétaire LE NUMERO 1 PENNY No 22

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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