L'indépendance belge

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s.n. 1914, 24 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 06 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2b8v980f6p/
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iO Geïiïimesï EN BELGIQUE ET A PARIS ~~ ' u» 85' ANNÉE Mardi 24 mars administration et rédaction l^v rue «les Sables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE EcLHQBE. Un in 20 fr. 6 msi$, IO fr. 3 mail. 5 fr. i.DXEMfi00n£{Gr -9.) » 28 it. - 5 ir. » 8 fr. tî MISES » 45 Ir. » 221t. » U fc ÉDITION HEBDOMADAIRE 'lniernationilc it ifOutre-ireri m l'ages, paraissant le mercredi ZJiu au franc* Six moin 1 *J fraues L'INDÉPEND »v sa iTlaidi 24 mars Les annonces sont reçues; À BRUXELLES : aux bureaux du jou' oai. A PARIS : 11, place de la Bourse, A LONDRES : chez MM. Joîui-F. Jones & G5, if» ^ Suow Hiil, E. C. ; à l'Agence Havas, n° 113* Cheapside El. 0. ; ei chez Kevroud &. Fils, L&L H°* 14-18, Queen Victoria Street, et T. B. BrownfiL Lîd. n° 163, Queeu Victoria Street, jt AMSTERDAM : chez JJijgn&Van Ditmar, flokin,' 2» & ROTTERDAM s même Ûrme, Wynhaven. 113. ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et M SUISSE, aux Agences de la MaLc»n Rudolf Moss^ JV ITALIE : chez MM. Haasensteiu & Vogler, à Mila™ Turin et Rome. 4èjÊiEVY-XORK s T.B. Browue, JLtd, *, East 421"1 Streô» BELGE ÏBOIS ÉDÎTTOSS PAS Jora. — SIX PAGES! COXSKRVATIÛS CAS l£ PBOtitÈâ Édition du soir JLujourâ'hui La Revue politique. IA SITUATION BANS L'ULSTER. — Les officiers démissionnaires. En Autriche. — La visite de l'empereur Guillaume. En Argentine. — Les élections législatives. En Turquie. — Rapprochement turco-russe. En Espagne. — Les élections sénatoriales. En Italie. — Le nouveau cabinet. La Vie à Paris, par Jean-Bernard. Notes d'une Parisienne. En France. — L'affaire Caillaux-Calmette. — Le (i Figaro » poursuivra ses diffama-te.irs. — L'affaire Rochette. — La commission d'enquête. En Belgique. — Le rôle du parti libéral. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. Chronique mondaine. Informations financières et industrielles.— Nouvelles diverses de nos correspondants.Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Paris ;5« page.-) Les dépêches suivies "de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies (le la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à G heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édi- 1 inn Miihli/JA Ip matin BRUXELLES, 23 mars Revue Politique La question du Dodéçanèse traîne eu longueur, l'Italie cherchant, on le sait, à tirer le plus grand prollt possible de? circonstances et à ne pas être obligé* de restituer les lies qu'elle occupe à le Turquie sans obtenir de sérieuses compensations. Des négociations sont engagées depuis des mois à ce sujet entre Home et Constantinople sur les bases suivantes : l'Italie restituera, à la Turquie les îles qu'elle détient en gagé à condition que la Turquie prenne des mesures pour l'aire cesser les dernière; tentatives de résistance, organisées pai les Turcs restés en Cyrénaïque; la Turquie concédera à l'Ilalie le chemin de fer d'Adalia, l'exécution des travaux du port d'Adalia et lui garantira l'entière liberté du commerce dans les îles du Dodéçanèse. Par l'exigence de ces concussions, l'Italie marque nettement son intention de prendre pied en Asie-Mineure, en l'ace même des îles qu'elle est obligés de restituer actuellement. De la cote, elle commandera, eu réalité, toute la vie économique des îles du Dodéçanèse et, le jour où le partage des îles sera mis en question, elle se trouvera posséder sur elles des droits qui justifieront son intervention. Tel est le but politique très net. que l'on distingue dans l'action italienne. En ce qui concerne, les mesures à prendre par la Turquie pour faire cesser les dernières tentatives de résistance des Turcs restés en Cyrénaïque. c'est là uniquement un prétexte par lequel on essaye de justifier la non-évacuation du Dodéçanèse, On ne s'est jamais trompé en Europe sur la portée de la disposition du traité d'Ouchy laissant les îles en gage aux mains de l'Italie : à la veille de la guerre balkanique, c'était là simplement un moyen d'empêcher la Grèce de s'emparer, de ces îles comme de toutes les autres îles de la mer Egée. Eu réalité, quand le traité d'Ouchy fut signé, les troupes turques abandonnèrent la lutte en Cyrénaïque et en Tripolitai-ne. Il ae resta là-bas que quelques officiers et soldats, qui s'étaient personnellement engagés par serment envers le chef indigène en Cyrénaïque, mais qui, n'étant pas rentrés en Turquie après y avoir élé rappelés par le Sultan, ne firent plus partie de l'armée régulière. Le 'gouvernement de Constantinople est donc sans action sur eux, et, ces'soldats et officiers sont-d'ailleurs si peu nombreux que leur action ne peut être qu'insignifiante.A Conslantinopte on comprend parfaitement toute l'importance politique des concessions que l'Italie demande en Asie-Mineure; mais on est obligé, dans les circonstances actuelles, d'y. céder à la pression de toutes les grandes influences extérieures. Seulement, la concession de la ligne d'Adalia et des travaux du port d'Adalia se rapporte directement à d'importants intérêts anglais et allemands, de telle sorte qu'avant de conclure définitivement avec- 1a, Turquie, les Italiens doivent s'entendre avec l'Angleterre. En effet, la Compagnie anglaise des chemins de fer de Smyrne à Aïdin devrait être reliée à. la ligne Adalia-Buldin que veulent construire les Italiens, mais ce raccordement, aurait inévitablement pour conséquence de détourner vers la côte sud tout le trafic qui remonte actuellement vers Smyrne, par la voie anglaise. Comme la voie, anglaise ne jouit d'aucune garantie kilométrique, elle se trouverait donc sérieusement atteinte dans ses intérêts par la construction du chemin de 1er italien. On ne pourrait remédier à cet. état de choses que par la conclusion d'une convention entre le groupe, anglais et le groupe italien garantissant a la voie anglaise des tarifs plus favorables. C'est là-dessus que portent les négociations qui, à en croire des informa tions venues de Londres ces jours derniers, auraient abouti à une entente ferme. En dehors de la question des tarifs, la compagnie anglaise de Smyrne-Aïdin verrait prolonger sa concession et obtiendrait le droit de développer son réseau — conditions pour-lesquelles il faudra l'opprobation de la Turquie, naturellement.En ce qui concerne l'Allemagne, -elle est également intéressée dans la question. parce qu'il pourrait résulter de la combinaison certains inconvénients pour le chemin de fer de Bagdad, qui serait atteint dans ses intérêts si le trafic était systématiquement draine vers le sud, ce qui arriverait certainement le jour où la voie Smyme-Adalia serait raccordée au Babdad. Il est certain que ce développement des chemins de fer' dans cette région permettra de hâter de la façon la plus sérieuse la mise en valeur de l'Asie-Mi-neure: mais il ne faut pas se dissimuler que l'Italie poursuit un but beaucoup plus politique qu'économique et qu'elle entend _ s'établir définitivement, sur la côte, asiatique, en face, du Dodéçanèse. C'est .par la même, méthode qu'elle a procédé en Tripolitaine, où l'action politique n'a pas lardé à suivre l'action économique. Le jour: où la question du partage do l'Asie-Mineure se. posera nettement devant l'Europe, la déchéance de l'Empire ottoman étant, irrémédiable, toutes les positions seront prises. L'Ita-li". mise en appétit par la conquête de la. Tripolitaine et de la Cyrénaïque, préoccupée surtout du développement de son influence dans, la Méditerranée orientale, entend s'assurer sa part, des dépouilles otlomanes. Toute la question est là; mais il reste à savoir si l'Italie dispose de ressources suffisantes pour mener à bonne fin tout ce qu'elle entreprend actuellement; il reste, à savoir, surtout. dans quelle mesure ses ambitions se concilient, en Asie-Mineure avec-les intérêts nettement définis d'autres grandes puissances, dont l'Allemagne. Quant à la Turquie, elle donnera, la mesure des sa résistance dans les négociations qui vont suivre: mais à ce point de vue, il n'y a guère d'illusions à se faire. L. A Situation dans mister Les officiers démissionnaires Londres, lundi, 23 mars. On confirme que soixante-dix officiels sur les soixaroté-seize de la troisième brigade de cavalerie, stationnée en Irlande, présentèrent leur démission, y compris le général Gotigh, en déclarant qu'ils refusaient d'a-lier dans l'Ulster. Le ministre de la gujerre refusa d'accepter leur démisscon et" leur fit savoir que s'ils recevaient 1'cxr-dre d'allier dans T Lis ter, ce ne serait que .peur protéger les biens gouvernementaux et aider la police à maintenir l'ordre. Le» officiers consentirent alors à aller dans r.UJster, mais en même temps ils déclarèrent qu'ils ne participeraient pas aux hostilités contre le loyalisme de l'Ufoter. Cette diéaLsioii fut télégàapihiée a Londres et'après l'avoir reçue le ministre la guerre manda a Londres lie général Gough et les 'commandants des deux régiments de lanciers. On d/it que le gouvernement refusa d'accepter la démission des officiers parce que dans ce cas ils seraient libres, de s'enrôler dans l'Lister. On prétend que de nombreux officiers d'infanterie et de cavalerie présentèrent également, leur démission conditionnelle, mais jusqu'ici tous les détache-; uients de ces armes qui ont reçu l'ordre d'aliter dans l'Ufeter son<£ partis. * * * On a décidé d'introduire des changements dans lies projets de Leurs Majestés, afin que-le Roi puisse maintenir, dans la crise actuelle, ses ccmmumications étroites avec ses ministres. La visite que les souverains se proposent de faire au comte de Dieirby est abrégée. Mercredi le Roi et la Reine feront une visite à Chester et à Bir-kenhead. Ils reviendront à, Londres jeudi, de bonne heure. (a) Londres, lundi. 23 mars. Les .journaux unionistes approuvent la démission des officiers irlandais et déclarent qu'il faut prendre des rnesaires pour que ces officiers ne souffrent pas de leur dévouement. Les organes " libéraux attribuent-ces démissions a des influences politiques et demandent des punitions sévères, sans quoi 14e pays serait, gouverné par l'armée seule. Le « Daily News » déclaie que Les conspirateurs militaires ne doivent jamais être réintégrés dans l'armée et qu'ils doivent être révoqués. 11 faut démocratiser l'armée. (a) ————t—tagroi Nouvelles de l'Etranger ALLEMAGNE Inauguration Berlin, dimanche, i2 mars. Les nouveaux bâtiments de a oibUothô que royale et de la bibliothèque de l'Académie des sciences ont été inaugurés ce matin solennellement en pfésence de l'Empereur, du prince héritier, du chancelier do l'Empire, des ministres et de plusieurs hautes personnalités diplomatiques et politiquesOn remarquait également des délégués des bibliothèques du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Hollande. L'Empereur a prononcé un discours dans lequel il a fait ressortir que cette œuvre était un nouveau témoignage du pris que' i Allemagne aitacne aux travaux de l'Intelligence et il a rappelé que l'académie et la bibliothèque ont toujours été l'objet de la bienveillance spéciale d!e ses ancêtres. L'Empereur a terminé en disant qu'il appartient à la science de faire toujours de nouvelles conquêtes. et dè préparer sur la base des_ connaissance^ acquises la route vers de nouveaux inondes. (c) ANGLETERRE Les anthropophages dfcs Nouvelles-Hébrides Londres, lundi,■ 23 mars. Le. <c Daily Telegraph >, annonce'que trois hommes de l'équipage de la goélette française « Guadeloupe », qui avaient débarqué dans l'îflie de Madekula, au Nouvelles-Hébrides, ont été 'tués' et-mangés. (a) Sydney, dimanche, 22 mais. Suivant des nouvelles reçues des Nouvelles-Hébrides, les indigènes ' du nord de l'He de Malekuia ont assassiné et mangé six ins.tituieurs indigènes de la mission Watia-Is'land. (a.) ARGENTINE Les élections Buenos-Ayres, diiiianche, 22 mars.. Les élections législatives ont eu lieu aujourd'hui dans toute la République. L'ordre a été comptet. On assure que les socialistes triomphent à Ruenos-Ayres. Le résultat du scrutin ne sera pas connu avant plusieurs jouns. (a) AUTRICHE-HONGRIE La visite de Guillaume II Vienne, dimanche, 22 mars. La plupart des journaux saluent chaleureusement' le Kaiser qui est attendu demain à Vienne. « Cette visite, disent-ils, au cours d'im voyage ;Y Coil'ou est toute naturelle en raison, de la profonde amitié qui existe entre les deux souverains. » L'officieux ti Frenidenblatt » constate la solidité de l'alliance austro-allemande. Elle n'a plus besoin d'être attestée. Les liens ■qui unissent, maintenant les "deux pays, sont •inébranlables, et-cela pour le plus grand bien de la paix générale à laquelle cette alliance sert de rempart. ï-a » N'eue Freie Presse » et le « Neue Tageblait » estiment que la visite de l'empereur Guillaume a une portée politique, parce que le Kaiser'rendra ensuite visite à l'archiduc 'héritier François-Ferdinand, avec lequel il est lié. par une vive amitié, puis le souverain allemand aura une entrevue avec Victor-Emmanuel, ce qui prouvera l'union intime qui existe entre les trois puissances alliées,' qui ont plus que jamais besoin de s'appuyer l'une sur l'autre. k L'Oesterreicliische Zeitung » et plusieurs autres journaux font ressortir combien vaines sont aujourd'hui les tentatives faites pour semer la méfiance parmi les trois Etats alliés. "(c) La connaissance de la langue russe Vienne, dimanche, -. mars. D'après la <c Reic-hspost « on va recommencer maintenant à envoyer des officiers autrichiens de l'état-major en Russie pour y apprendre la langue. On avait cessé de le faire depuis plusieurs années., • (e) COLOMBIE — On mande de Bogota : Les autorités colombiennes à la frontière d,e l'Equateur fon/t savoir qu'élites ont interné des révolutionnaires die l'Equateur. Le calme est complet à la frontière. (a) ESPAGNE Les élections sénatoriales Madrid, dimanche, 22 mars. Les élections-sénatoriales ont eu lieu aujourd'hui.. Les résultats officiels de la dernière heure sont les suivants : Sont éliils : 92 conservateurs, 51- libéraux, 10 catholiques (dont 8 prélats), 6 régiona-Jiistes, 7 républicains, 2 intégristes, 2 .partisane de Don .Jaime. (a) Les journaux annoncent que le gouvernement français a conféré au général Marina la grand-croix-de la Légion d'honneur. (c) ITALIE Le nouveau cabinet Borne, dimanche, 22 mars. Selon le « Giornale- d'Italia » les sous-seie.réitaires d'Etat définitivement désignés seraient : MM. Ceiesiie, à l'intérieur; Borsarefli, aux .affaires étrangères.; Mosca Gaetano, aux colonies; Bat-taglderi, à la marine; Ro-sadi, à ririBt'i-uoliibn publique; Qhimieoti, à la justice; Dacomo, aux linaac&s; Yalsi, au Trésor; Yis.veehi, aux travaux publics; Gottalavi, à l'agriculture; Marcelo, aux postes. Le isous-s;eorétaire d'Etat à la guerre semait nommé après le choix du ministre. (a) Mort d'un amiral Rome, dimanche, 22 mars. L'auiral Faravetli, qui commandait la flatté italienne pendant la guerre turco-ita-lienne, est mort ce,matin à t) li. 25. On sait que c'est l'amiral Faravelli qui, an 1911, dirigea le bombardement de Tripoli., (c) MEXIQUE A Torréon New-York, dimanche, 22 mars. Une dépêche de Bermejillo diit que la bataille s'est, déroulée à deux milles an nord de Torreon. Les fédéraux auraient eu cent et six hommes tués et les insurgés trois tués et sept blessés. Les rebelles se sont emparés d'un canal d'irrigation. Les fédéraux ont battu , eu retraite avec précipitation. Une dépêche de'Chihuahua dit que les rebelles annoncent oflicieiietnent qu'ils ont -bnltu 1 ennemi aux avant-postes de Bar-méjillo. . - i ■ Les fédéraux se sont repliés avec rapidité, laissant quatre-vingt-dix morts sur l£ terrain. Les rebelles n'auraient eu' qu'un tué: V; A la conférence de la paix New-York, dimanche, 22 mars. Une dépêche de Mexico annonce que le ministre dés affaires étrangères a fait parvenir aux puissances la correspondance échangée, entre le Mexique at les Etats-fats au sujet, de la participation du Mexique à la prochaine conférence de la paix a I*a Haye. Il base son opinion sur la demande des Etats-Unis au Mexique de prendre part à celle conférence comme la reconnaissance du gouvernement mexicain. (c) SUISSE Dirigeable militaire Berne, dimanche, 22 mars. La « Slrasburger Post; » a publié un télégramme de Berne disant que le gouvernement fédlérai- aurait commandé en Allemagne un dirigeable militaire pour l'armée suisse. .Cette information est inexacte, il y a ou probablement confusion avec l'intention prêtée à une société de Lucerne d'acheter u'n dirigeable qui pourrait, dans certaines conditions, être utilisé dans un but militaire, mais la question est encore loin d'être résolue. (a) TURQUIE Bandes macédoniennes Constantinople, dimanche, 22 mars. Le bruit a couru que le chargé d'affaires de Serbie avait reçu de sou gouvernement l'ordre d'informer les représentants des puissances à Constantinople que 20,000 ïures et Bulgares, formant des bandas munies de mitrailleuses, attaqueraient les frontières serbes aussitôt qu'ils en recevraient l'ordre. On dément officiellement ee brait d'une façon catégorique. (a) Rapprochement turco-russe Constantinople, dimanche, 22 mars. Un comité turco-russe s'est formé, comprenant vingt-quatre membres, dont onze Russes, fonctionnaires de l'ambassade et lu consultait, directeurs de compagnies de navigation et de banques russes et- correspondants de; journaux de Saint-Pétersbourg, et treize Turcs, sénateurs, députés - et pu-Mieisfcs, qui tiendra demain sa première réunion pour raffermir les relations amicales et travailler an rapprochement commercial des deux'pays. (a) VENEZUELA Castro retrouvé New-York, dimanche,, 22 mars. La dé-pèche de Port-d'Espagne (Trinidad), qui annonce que le général Castro est ici ilapuis le mois de juin, - ajoute qu'il était arrivé sur le « Southampton ». Il vécut ians sa cabine pendant toute la traversée ;t- quand- il débarqua, étant complètement ragé, il était méconnaissable. Depuis il s'est constamment tenu à l'écart, car il ne veut pas attirer l'attention des espions du président Gomez. 11 se propose de rester à Port of Spahi, où il sera rejoint par sa femme, actuellement à Porto-Rico. , (c) FRANCE ^ La Vie à Paris (De notre coriespondant.) SCANDALES POLITIQUES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI. — LA MORT DE M. ALFRED EDWARDS. — LES FILMS. - LE THEATRE DANS LE MARASME.— LES VEDETTES. Les scandales politiques ne datent pas d'hier; sous tous les régimes, à toutes les époque? on a vu des puissants attaqués avec dernière violence pour des Actes plus ou moins répréhensibles.'plus du moins prouvés. Pour le moment, on j'acharne sur M. Caillaux; ses amis lent bonne contenance et le couvrent avec plus d'intrépidité que de bonheur. Mais le public? Eh bien le public prend ass-.-z bien la chose; il en a tant vu 1 II y est Habitué. Puis on compare, on rappelle les grands et les petits scandales de .'Histoire et on 'se dit qu'au demeurant .es grands-pères ne valaient pas mieux. Déjà en 1849, Barthélémy dans ses A'é-mésis écrivait : Aux era-nds forfait* publics, le siècle s'habitue Si- on voulait relever dans les Némésis es correspondances et les archives du etnps passé,'-nen pas même les forfaits, nais les actes déshonorants ou suspects, Dn verrait que les faits graves autour lesquels on pousse des clameurs au-ourd'hui sont, des sortes de péchés vé-îiels qui peuvent trouver des motifs, ion pas d'absolution,tout au moins d'in-iulgence.C'est d'ailleurs la rançon des hommes m pouvo'r de provoquer de telles hai-îes et de subir de telles attaques. Le .rain-train ordinaire de la vie, les cri-lies inconnus, les fautes impunies, les scandales étouffés, les personnalités méprisables vivant dans le luxe et l'ordure levraient cependant, nous rendre moins sévères. Il'y a, à Paris, tant de person-rages à la Balzac, qui déconcertent et. léroutent et qui, après avo.:r vécu en narge des honnêtetés courantes, s'en ,'ont au milieu de l'indifférence avec de ,'agues souvenirs de scandales: Il faut être indulgent pour les morts, nais l'indulgence ne saurait dépasser la ,-érits, si tamisée soit-tlié. Cette se-naine on a enterré sans cortège et sans racas un certain Alfred Edwards, qui lura été un type curieux, intéressant, nais peu sympathique de ces quarante lernières années. Fils d'un riche Levantin ,qui lui laissa une vingtaine de mit bons, il n eut pas de peine a se pousser dans le journalisme et comme les anciennes formules convenaient mal à sa nature avide d'imprévu, il' fonda lé .Matin, le .premier .journal'à informations rapides qui ait paru à Paris; en désaccord avec le groupe dé financiers américains qui lui avait fourni une partie des fondis, il céda le journal à M. Bunau-Varilla, qui, avec le concours d'un agent d'affaires diverses,- nommé Poidatz, donna au Matin une allure plus accentuée et en fit un. des journaux à grand tirage. M. Alfred Edwards concentra son originalité dans des' mariages successifs. A 18 ans, avant sa naturalisation, il s'était mar'é en Angleterre à une demoiselle Drouart. Son second mariage avec une demoiselle Hélène Bally • ne dura pas longtemps et il épousa la fille du célèbre médecin Chàrcot et devint ainsi le beau-frère de M: Waldeck-Rousseau, qui ne voulait ni le voir, ni le recevoir et-, potfr se venger, M. Alfred Edwards créa un journal, Le Petit Sou, qu'il orienta du côté socialiste; cette tentative qui se poursuivit'sans succès dura peu et M. Edwards coupa court à toute discussion en divorçant une troisième fois et en épousant une Polonaise. Quelques mois à peine après ce quatrième mariage, nouveau divorce et nouveau mariage avec une actrice parisienne de talent secondaire, M"0 'Lantelme, qui mourut de façon tragique au cours d'une prome-nage sur le Rhin. Au premier moment, cette mort étonna beaucoup et le parquet de Cologne ouvrit une enquête vite terminée. On doit donc conclure à un accident. M. Alfred Edwards est mort à_cinquante-six ans au milieu de l'indifférence, de l'oubli et des critiques amè-res de tous ceux qui l'ava'ent approché. Il a laissé'toute sa fortuné, cinq ou six millions, à-une petite comédienne die la Comédie-Française, M'" Colonna Romano. « Mon amie, a écrit le mort dans son testament, qui, je l'affirme -ur l'Honneur, n'a jamais été que mon amie dans le sens le plus strict, et le plus immatériel du mot. » Ceux qui ont connu le mort' affirment, que c'est exact, c'est- d'ailleurs de peu d'importance. *** On a enterré ce singulier, personnage sans fracas et, sans sympathie. Une-centaine de piersonnes s'étaient réunies à la Madeleine, des journalistes inoccupés, des actrices peu cofmues et deuxou trois directeurs de théâtre. Le deuil était conduit par M. Plsdro Gailhard, ancien directeur de l'Opéra, et'par deux parents éloignés qui refusèrent de recevoir des sentiments de condoléances pour un chagrin qu'ils n'éprouvaient pas, et-le cortège se mit- en marche vers le cimetière Montmartre accompagné de cinq ou six personnes. C'est touit ce que Paris a pu faire pour cie millionnaire excentrique.Vivant, il fut rapia de son argent et, s imagina que tout lui était permis, même l'abus de l'originalité sous ses diverses formes. Ce ne fut ni un intellectuel, ni un débauché au sens romanesque du mot; ce fut un sire bizarre qui n avait su attirer à son chevet personne pour le plaindre et qui ne trouva derrière son cercueil personne pour le regretter. Un peu de vent sur ce sable mouvant où était inscrit son nom de fantasque parisien et il n'en restera plus rien. Ils sont nombreux que le même sort attend. Pour échapper à- ce néant du lendemain quelques mondaines confient au cinématographe leurs petites querelles. Ce sera un numéro sensationnel de plus pour les séances de ces spectacles bon marché qui font une si rude concurrence aux théâtres si nombreux qui pullulent a Paris et qui, à quelques exceptions. ne gagnent pas d'argent et, très gênés côtoient la liquidation judiciaire. L'Odéon lui-même a du demander un supplément de subvention de 150,000 francs pour joindre les deux bouts. La Chambre a voté cette allocation extraordinaire qui semble devoir rencontrer de la résistance au Sénat. On fait remarquer avec assez de raisons que l'Odéon n'est, pas une exposition de modèles de décors comme s'est appliqué à l'organiser M. Antoine. Tous ces grands décors parfois somptueux, pour des pièces ayant quelques représentations, c'est absolument inutile; il aurait mieux valu quelques bonnes comédies avec d'honorables recettes que tout ce laste de décors et. de mise en scène qui ont absorbé des sommes considérables et ont mis la direction en fâcheuse posture. On a beaucoup critiqué autrefois M. Paul Ginesty. le directeur qu'Antoine a obligé à la retraite, on a beaucoup critiqué cet, administrateur habile parce que tous les ans il gagnait,- disait^ on, une centaine de mille francs. Il nous souvient, . cependant ,que M. Paul Ginesty jouait des 'œuvres pour le moins au^si intéressantes que, celles que reçoit M. Antoine; elles étaient jouées avec un bel ensemble et dans des. décors fort convenables et, si le directeur d'alors gagnait beaucoup d'argent, cela valait mieux tout de même que de venir grignoter cent cinquante mille francs supplémentaires sur un budget qui a besoin d'économies. L'Odéon n'est d'ailleurs pas le seul théâtre où les affaires n'aillent pas; on se.plaint de divers côtés de la crise, des pertes énormes, et du mauvais état de la caisse plus souvent vide que garnie. MM. les directeurs qui ont un.syndicat ont pris .pour habitude de répéter que la.faute en est.au café-concert et au ci-, nématographe. 11 est fort possible que ce soit là une des causes de la. crise actuelle, ce n'est, pas la seule; la principale vient de la cherté du prix deè plates. Jafnais ni nulle part le théâtre n'a été aussi cher qu'aujourd'hui. Or ne peut aller dans un théâtre couve nable et s'asseoir dans un l'auteui d'orchestre sans payer douze ou quinze francs, quelquefois plus. Ajoutez lei irritants suppléments que les directeur: ont organisés et que vous.ne rencontre; .pas ailleurs.-. C'est d'abord la placeuse qui vous demande k de ne pas l'oublier. », la danu du petit banc, l'ouvreuse, le vestiaire e le programme, .vous pouvez compter, avec la voiture qui vous a amené et qu vous remportera, un louis pour un fau teuil; quarante francs si vous êtes deux Beaucoup de ménagés ne peuvent, s« payer ce plaisir décidément trop cher On va encore au spectacle quand.la piè ce est un gros succès, m'ais on y'va bier moins qu'autrefois et les étrangers n« sont, pas assez nombreux pour remplii les nombreuses salles ouvertes de touf côtés. Les directeurs répondent, ce qu, est vrai, que les frais ont considérablement augmenté et, que les vedettes son1 hors deprix;une vedette exigèant souven un quart de la recette,que reste-t-il poui les autres, et pour ces frais énormes de personnel, de loyer, de décors, de publicité, de costumes ? Il y. aurait peut-être une économie à réaliser, celles des « vedettes », qui ne sont pas indispen. sables. Les directeurs sont, syndiqués, qu ils s entendent pour ne pas engagei à des traitements fantastiques ■ ces prétendues étoiles et, au bout de quelque? mois, ces acteurs exigeants et ces actrices rapaces seraient bien obligés d'accepter des appointements raisonnables. Rien ne coûterait dans tous les cas d'essayer; il faudra bien y arriver si on veut voir le public revenir à un plaisir qu'il aime mais qu'il ne peut plus, se'procurer sans se passer du nécesaire et c'efel lui trop demander. JEAN-BERNARD, Motes d'une Parisienne Les exploits du browning continuent, la funèbre théorie des victimes s'allonge; on tue avec désinvolture, on supprime un gêneur, du même geste insouciant qu'on écarte ' une pierre de son chemin. Les journaux sont pleins de ré. cits terrifiants, "de drames sonibres, où cliquette le bruit des balles. Et ce ne.sont.pas là simples méfaite de malandrins de profession, rispostes agressives de cambrioleurs surpris, at taques à mains armées de chevaliers dt l'escopette; non, ce sont des. ouvriers réguliers, des bourgeois, mieux que cel£ encore, des membres de la haute société, qui jouent du revolver avec la maestria de fin Cartouche. Une discussion éclate, des avis s'échangent. Tout, à coup, un bruit sec el un des querelleurs s'affaisse. Ce n'esl rien. C'est le browning qui clôt le débat.Des époux sont mécontents l'un de l'autre, la chaîne du ménage leur pèse ils aspirent après la séparation, pan : pan!.sur l'un des conjoints, et l'on se libère. C'est encore le browning qui intervient.Des fiancés reprennent leur parole, des_ maîtresses quittent leur amant, un petit coup de gâchette les remet à la raison. Des parents réprimandent-ils leurs enfants, ces derniers les punissent en tournant vers leurs jeunes poitrines le canon d'un revolver. Vous nous grondez I Attendez donc un peu notre réponse, c'est le, browning qui nous vengera, en vous plongeant dans le déses. poil-, ^ Des gamins sortent de la classe ou de l'atelier, ils se querellent qui pour une bille, qui pour une fillette de leur âge : autrefois, ils échangeaient des taloches, se marquaient d'un bleu, jouant du poing et du verbe; aujourd'hui, froidement, le gosse, en culottes courtes, sort de sa vareuse d'écolier un pistolet de quatre sous et envoie deux pruneaux au eamaràde qui le dépite. Ce ne sont plus même les hommes, qui se réservent- le privilège de faire parler la poudre; les mains de femmes, ces mains qui, comme chante Mayol, Sont des bijoux Dont on est fou, ces mains faites pour les joyaux, quV semblent avoir été pétries si finement, pour mieux manier les bébés et, les fanfreluches, semblent s'être tout à coup virilisées pour devenir meurtrières. Et l'on voit des femmes, jeunes, belles, et que la beauté, qui est un don précieux, devrait rendre meilleures; des femmes riches, instruites, et dont l'instruction devrait -pondérer les fâcheux élans, des femmes, en un mot^ c'est-à-dire des êtres de bonté et, d'apaise-nient, oublier tout ce qu'elles doivent à leur sexe pour devenir des assassins vulgaires. De tout temps, on a vu des hommes se débarrasser brutalement de leur femme et des femmes supprimer leur mari: de tout temps, on a vu des amants trompés, des maîtresses délaissées tenter des représailles, mais jamais on avait abusé du revolver avec tant d'insoucian-Ce et de désinvolture. Sommes-nous devenus moins bons 1 La civilisation plus raffinée détraque-t-elle nos cerveaux, et nos nerfs, au lieu de nous rendre plus, parfaits ? ,1e crois plutôt que nous nous accoutumons au mal. A force de lire les récits plus ou moins arrangés des crimes passionnels, ou soi-disant tels, on en arrive à penser qu'il est, tout naturel de se venger à sa manière; on atténue par des tas de gloses, où la sentimentalité et

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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