L'indépendance belge

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s.n. 1916, 11 April. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 24 september 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/t72794234d/
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jjèrne aaas«. No. 86 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UN? ; ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS) ADH'-NISTRATION ET REDACTION: BUREAU A PARTS: [UDOB HOUSE, TUDOR ST., LONDOS, B.C. n- PLACE DE LA BOljRSE. TELEPHONE: CITY 3S60. TELEPH.: j faglf5. 0t MARDI 11 AVRIL 1916. En vente à Londres à 3 h. le lundi 10 avril. „ : f 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENTS: MOIS, 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. 11 AN. 32 SHILLINGS. ) 1 LA SITUATION. Lundi, midi, I La journée de dimanche a vu un re-■four offensif sérieux de la part des Alle-■uands devant Verdun. L'effort prinei- ■ pal de l'adversaire a été fourni sur la rive ■nccidentale de la Meuse, depuis Avoeourt H-usqu'à la Mou sa, mais la bateille s'es" ■étendue finalement sur la rive droite uis-liju'à la région de Douaumont-Vaux. A ■part les assauts des premiers jours, fin ■ lévrier, qui portèrent les Allemands jus-li|ue sur les parapets du fort de Douau- ■ iQont, l'opération d'hier semble avoir été ■ |i plus importante que l'ennemi ait ten-llee depuis sept semaines dans la région ■t'e Verdun. I L'action a débuté du côté de Béthin-■rourt, et l'état-major français a dû se ■jouter de ce qui se tramait chez l'adver-■taire car, renouvelant la ruse qui lui H,avait si bien réussi l'avant-veille, nos ■Alliés avaient, pendant la nuit, évacué ■Je saillant de Bétbincourt. Les nouvelles ■positions françaises, partant de la re-■iloute d'Avocourt-, longeaient ainsi les ■versants boisés à l'ouest de la Côte 304, ■passant au sud du ruisseau de Forges et, ■ par le Mort Homme, jusqu'à Chimères. ■ Tout ce front fut' violemment attaqué ■ pendant toute la journée. Devant le ■ Mort Homme les colonnes d'assaut de K ennemi avancèrent en masses compacités mais dès qu'elles eurent débouché du ■ Bois de G'umières elles furent prises de ■ front et de flanc sous le feu des mitrail-Bleuses et des batteries de "75," qui firent ■'de terribles ravages. C'est par centaines, ■ dit le communiqué de Paris, que les ca- ■ davres allemands s'entassent devant nos ■ iignea. Simultanément avec cette atta- ■ que, dirigée contre le Mort Homme, eut ■lieu une offensive contre la Côte 304, ■ mais elle n'eut pas plus de succès que ■ l'autre et les Français restent maîtres des ■ deux hauteurs' pour la "possession des- ■ quelles l'ennemi a déjà sacrifié tant de Humiliera de- vies. • Sur un seul point de ce front, au nord-■esfc d'Avocourt, l'ennemi avait pu, un ■ moment, enregistrer un léger progrès; ■ fies troupes avaient réussi à prendre pied ■ dans les tranchées d'un des ouvrages ■français établis sur la corne sud du Bois ■ d'Avocourt, mais mie. contre-attaque I foudroyante les en chassa aussitôt. ■ Sur l'autre rive de la Meuse l'artillerie ■ allemande tonna avec rage, visant prin- ■ «paiement les ouvrages français de la ■ Cote du Poivre et de la région de Douau-i mont-Vaux. Les secondes lignes fran- ■ çaises étaient également soumises à un ■ feu ininterrompu destiné à empêcher ■ toute offensive de l'adversaire et prépa-I rant sans doute un assaut qui devait bé- ■ «éfieier de l'action déclanchée sur la rive I gauche de la Meuse. Afin de déjouer ce I plan, l'artillerie française exécuta un I tir de barrage qui empêcha l'infanterie I allemande de déboucher. H est donc permis de dire que c'est I une attaque générale allemande, exécu-I tée sur un front de plus de quinze kilo-I mètres, qui a été repoussée par les légions I françaises qui résistent avec une bravoure I admirable à tous les assauts. I Les communiqués de samedi ne signa-I laient que des actions secondaires, notam-I ment un gain français au sud du village ■ de Douaumont et un gain allemand au ■ sud de Haucourt. Sur le front britannique l'artillerie est I restée très active, et dans la région de t Saint-Eloi nos Alliés restent maîtres de I trois des quatre principaux entonnoirs I formés par les explosions de mines du 27 mars et pour la possession desquels 7a lutte se poursuit avec acharnemènt. Les Allemands déploient une grande activité sur le front russe où, par suite des inondations, la lutte se réduit, en grande partie, à un duel d'artillerie et à des combats aériens. Dans la région du Lac Narotch une tentative de l'infanterie allemande d'approcher des tranchées russes fut repoussée. Les Italiens ont légèrement progressé sur l'Isonzo, mais dans la zone de Cris-tallo ils ont évacué le Eauchkofel capturé récemment et qui était exposé à un feu concentré des batteries ennemies. On annonce de Salonique au "Times" que l'artillerie bulgaro-allemande a soumis les positions alliées à l'ouest du Var-dar à un feu très violent. D'autre part on répand le bruit que les Allemands auraient averti le gouvernement grec de l'imminence de l'attaque générale germano-bulgare contre les positions franco-britanniques. Entretemps, la crise politico-financière en Grèce s'accentue. Le ministre des finances, M. Dragoumis, a donné sa démission et c'est M. Rhallis qui lui succède. La popularité de M. Vénizélos croit de jour en jour et la manifestation populaire dont il a été l'objet lors de la célébration de la fête de l'Indépendance prouve que le peuple grec reste fidèle au grand homme d'Etat qui reste partisan de la coopération de son pays avec les Alliés. Le Reichstag allemand a été une fois de plus le théâtre de scènes violentes provoquées par la discussion du budget. Le Dr Liebknecht s'est fait rappeler plusieurs fois à l'ordre et finalement son exclusion de la Chambre fut votée. Mais le quorum n'ayant pas été atteint, le leader socialiste refusa de quitter sa place et le Reichstag dut ajourner sa séance. Il est à remarquer que la minorité socialiste du Reichstag qui s'est groupée au tous» de Liebknecht et de Ha&se, h la-suite des récents incidents, est assurée de l'appui du comité central du parti qui a couvert l'attitude de Haase et désavoué son exclusion du groupe parlementaire socialiste. Comme, d'autre part, les socialistes de la seconde Chambre saxonne viennent de voter en bloc contre le nouveau budget, on peut sans doute eu conclure que l'évolution des esprits en Allemagne commence à s'opérer. Peut-être cette évolution serait-elle précipitée si la masse du peuple allemand était à même de se rendre compte que le salut de l'Allemagne est intimement lié à la répudiation publique et sincère, par le peuple allemand, de la dynastie des Hohenzol-Iern et de la caste militariste et mégalomane qui a dirigé jusqu'à ce jour les des^ tinées de la Confédération allemande. Le jour oii le peuple allemand se sera débarrassé du chancre impérialiste et militariste qui le ronge, il aura fait avancer cette paix à laquelle il aspire et qui est impossible tant que l'Allemagne est livrée à l'ambition dangereuse des Hohen-zollern et des hobereaux prussiens. Le refus des socialistes français (1,996 voix contre 960) de demander la convocation du Bureau International Socialiste fera comprendre aux socialistes d'Outre-Rhin que la France, "toute" la France, est résolue à aller jusqu'au bout dans cette lutte, qu'elle ne veut pas d'une paix boiteuse et que si les "Genos-sen" allemands veulent rendre service à leur pays, ils doivent commencer par faire maison nette chez eux. Alors, mais alors seulement on pourra causer. LE TRIOMPHE DU BIEN. Ceux qui vaincront. i <^eux qui vaincront les armées de la tyrannie — les Barbares modernes — i ce sont ceux qui se battent au nom de idéal du Droit, c'est-à-dire les Alliées, kur lçU1-s légions coalisées d'orient et °<rident plane déjà la Victoire, la Vie '-oire suprême dont les ailes immenses dominent les horizons tragiques de l'Histoire, éclairées, dans leur vol glorieux, , Par les lueurs d'un avenir de lumière et 'le liberté ! Sur l'énorme champ de ba •ille le destin, qui n'est point l'aveugle . ard des fatalistes, mais la claire, conscience d'un univers, a déjà décidé le 'Oit du monde. La destinée des peuples ne dépendra pas, ne dépendra plus, de UjUf Pour qui la force est tout, -ualgré la puissance devastrice de ' Adversaire, l'armée des Alliés va inompher de l'une des formes les Plus ctùelles du mal, de celle qui prend l'aspect terrible de la destruction ' ' 6 'a niort, la Force brutale incarnée ''uirie un instinct diabolique dans une ! nation. i'oui'c^uoi, malgré tout,, ceux qui lut tent pour le triomphe du Droit et de la Liberté vaincront-ils ceux qui s'acharnent avec une énergie mauvaise au triomphe de la Force dominatrice ? Pourquoi la destinée du monde, à oette heure, est-elle ainsi faite que du fracas des armes, du Déluge des obus, du sang des carnages, du charnier des hécatombes, de tous ces cris de haine et de douleur doit sortir une conception nouvelle, meilleure, de la vie humaine, de la socié té, de la politique nationale et internationale ? Deux principes. Pourquoi deux jjrincipes, d'une part celui de la Force écrasante—mauvais en soi——et d autre part, celui—©scellent en soi—du Droit émancipateur, sont-ils entrés définitivement en conflit, à tel point que la plus effroyable des conflagrations humaines, la jilus monstrueuse des suer res, en fut la conséquence, à tel point qu'elles étaient devenues inévitables, pour ne pas dire nécessaire? Car, en dépit de ceux qui prétendent que cette grande guerre a une cause exclusive ment économique, et se contentent du i seul aspect physique et matériel du pua- 1 blême si complexe, si profond, de la vie des peuples, de la mystérieuse destinée < des nations, ce sont bien deux directions j morales divergeantes, deux sensibilités i opposées, deux concepts intellectuels antagonistes qui donnèrent lieu à cette, i lutte formidable, à ce choc gigantesque i qui ensanglante et secoue le vieux sol de : l'Europe. i Les questions d'ordre économique se rattachant à la guerre d'une manière ■ étroite, n'en sont cependant pas les eau- j ses; elles en sont les effets, les conséquences. Si puissants que soient les intérêts commerciaux et industriels dans la société d'aujourd'hui, où l'Argent joue un rôle trop prépondérant dans le conflit universel des égoïsmes et des arn- , bit-ions, ce ne sont point ces intérêts matériels qui ont fait que la présente grande guerre a lancé sur les champs de bataille les armées de treize nations. En réalité, les civilisations sont conduites par les idées d'abord. Celles-ci e transforment en activités morales. Autour de ces activités se groupent les besoins et les intérêts matériels. Qui donc oserait prétendre que du vaste remuement des idées et des sentiments nouveaux sertis du cerveau et du cœur des hommes de ces temps ne s'est pas élaboré ia genèse mystérieuse de la société de demain? Les idées sont des forces. Leur dynamisme subtil et puissant sait mettre en mouvement les ressorts les plus secrets de la vie et de la conscience humaines. C'e$t que la pensée de l'homme est une vibration infiniment plus rapide que la vibration physique. Le jour n'est pas éloigné cù l'action magnétique de la force mentale, individuelle ou collective, en tant que courants directeurs des grands mouvements sociaux, sera reconnue comme un fait de la nature. Si le XXe siècle s'ouvre en une tragique aurore de sang et de mort, c'est qu'il faut que le monde change. Et le monde doit changer parée que les idées et îe% sentiments des liomrftes se modifient, parce que les conceptions surannées du passé dans l'organisation de la société ne correspondent plus, ne s'adaptent plus, aux aspirations nouvelles de la conscience moderne. L'avenir. Le passé, c'est le règne de la force dominatrice, du militarisme despotique, de l'autocratie criminelle, de la diplomatie mensongère, en un mot, de cet impérialisme conquérant qui fait le malheur des nations. Le présent est la période de transition et de préparation. Elle prépare l'avenir. Et l'avenir, c'est le triomphe croissant du Droit, de l'iodé pendance des peuples, de la solidarité universelle, c'est tout l'effort humain tendu, malgré tout, vers la Liberté, l'Egalité et la Fraternité. Le règne de 1a force doit disparaître. La force brute a été vaincue et ordonnancée dans le monde. Elle cède partout devant l'intelligence. Où sont donc maintenant ces monstres fabuleux des temps primordiaux, où sont ces formes animales monstrueuses qui étaient les incarnations de lq, Force brutale? Où sont aujourd'hui même les tigres, les lions, les reptiles, les bêtes féroces, tous ces instincts géants et terribles de la Force brutale ? Us ont disparu de la surface du globe et, de jour en jour, les quelques rates spécimens qui subsistent sont uue infime minorité. Us vivent vaincus, impuissants, inutiles, dans les plus sombres solitudes des déserts, des forêts, fuyant toujours de plus en plus devant la suprématie de l'Intelligence, c'est-à-dire l'homme, le Droit humain. Ainsi donc la force brutal© doit disparaître du monde. C'est la loi même de l'évolution qui le veut ainsi. La science reconnaît que l'évolution est un ensemble de lois, de forces, d'énergies en conflit. Un jour viendra où elle reconnaîtra aussi que ces forces, ces énergies ne sont point des forces ou des énergies aveugles, qu'elles sont à la fois physiques et hyperphysiques, visibles et invisibles. Dès qu'elle connaîtra les différents états de la matière, la constitution réelle dé l'atome; en un mot, dès le jour où elle aura admis, non plus comme une hypothèse nécessaire, mais comme un fait de la nature, l'existence du plan éthérique—et ce jour est bien proche !— le vaste monde de cet inconnu immense qui nous enveloppe de toutes parts ne sera plus aussi hermétiquement fermé à la science, et bien des phénomènes, bief des problèmes, restés obscurs ou inexplicables, s'éclaireront d'eux-mêmes. La signification de la guerre. Rares, très rares, sont les hommes qui .comprenneir, en dehors des considérations politiques et économiques qu'elle comporte, la signification profonde de la guerre actuelle, ou qui, tout au moins, paraissent se rendre compte qu'elle n'est pas une guerre ordinaire, la guerre selon a tradition des conflits entre deux na-:ions, entre deux souverains, ces petites guerres dont sont remplies les livres l'Histoire. Parmi ceux qui ont su regarder au de-là des limites extérieures les événements d'aujourd'hui—il y en 3. quelques-uns—il faut citer l'illustre savant anglais, sir Oliver Lodge, qui, ians un ouvrage récent, s'est efforcé de nettre en évidence le côté caché, le mé-îanisme secret, invisible, des événements lont les phases se déroulent sous nos peux et dont la terrible et immense guerre n'est que le contre-coup. Pour lui aussi, pour cet homme de science habi-:ué à l'étude des forces en activité dans :a nature, la présente guerre est l'extériorisation tragique de la grande lutte -jui fait rage entre les puissances du bien ît du mal se disputant l'empire du moule. 11 montre à l'œuvre ces puissances mauvaises dont l'Allemagne, moralement dévoyée, politiquement pervertie, 3st l'instrument fatal aujourd'hui. Maurice Maeterlinck, avec son intuition de grand poète, lui aussi, a compris cela. Dans l'un de ses articles consacré à la guerre il parle de ces " puissances du mal dans le monde." Il semble avoir compris comme Oliver Lodge et quelques autres éminents esprits contemporains, que les armées de combattants innombrables que se trouvent face à face dans la guerre des nations représentent et personnifient les grandes forces universelles à l'œuvre se disputant l'évolution de l'humanité. Certains diront, eu lisant ces lignes, que ce sont là d'anciennes images poétiques, sans se douter peut-être des vérités contenues dans les mythes anciens. Ceux-là sans doute, dans leur conception superficielle du phénomène de la vie, ne se rendent pas assez compte que l'évolution de la vie et l'Histoire humaine sont étroitement liées et que derrière les événements physiques, derrière les hommes, derrière les nations, derrière les arméès, il existe une double hiérarchie, consciente, invisible, dbnt l'une incarne l'esprit, de domina-' tion — les surhommes à la Nietzsche-— et dont l'autre s'efforce à guider l'individu et l'être collectif selon les lois da lumière d'une sagesse invincible. Les surhommes. Ce sont les sv/rhommes du Bien, les sur- r _ ... .t.. T— i-r.,,,. les esclavages,les autres veulent la liberté. Les uns cherchent la puissance, les autre;! la sagesse. C'est entre le conflit de ces volontés antagonistes que se transforme les destinées du monde. Appelez ces deux courants contraires Autocratie et Démocratie, si vous vous placez au point de vue politique et social, appelez-les Barbarie et Civilisation, Ré gression et Evolution, ou qu'elle qu'autre antithèse indiquant les principes qui se combattent au sein de l'humanité, vous aurez entrevu la portée réelle de la guerre, mais seulement comme aspect extérieur du drame plus profond qui se déroule dans les sphères encore ignorées de 'la planète et dont dépend la destinée morale du monde. Libre aux "esprits forts," aux gens de "bons sens pratique" de ne voir en la grande guerre des nations qu'une simple affaire d'argent, quelque chose comme? les eutrschoqliera en t s de coffres-forts en délire. Ceux-là , cependent ne voyent-ils pas, en raisonnant ainsi, jusqu'à quel point ils ravalent le rôle de nos armées, celles qui vaincront parce que l'heure est venue où les forces de lumière, les forces invincibles de l'évolution morale du monde doivent, une fois de plus, sortir victorieuses du • conflit universel. Mais en dépit de l'aspect mesquin sous lequel ils envisagent le problème, l'Histoire est là pour nous rappeler la manifestation d'une loi inéluctable, celle de la périodicité de certains événements considérables dans le cours des siècles et apportant de grands changements dans l'ordre politique, moral, civil ou religieux du genre humain. Nous assistons en ce moment même à la manifestation de cette loi de- périodicité cyclique. En vérité, c'est pour l'accomplissement d'un idéal nouveau que nos soldats se battent. Us sont les collaborateurs des puissances et des volontés de lumière qui lutte contre des puissances et des volontés de ténèbres, dans le grand combat du Droit contre la Force. C'est pourquoi le destin a fait que nos soldats vain-' cront et que leur Victoire sera la Victoire du bien sur le mal. TIF! A 7ST TYFT.VTT.TT? LETTRES CONGOLAISES. (De notre correspondant.) Le français tel qu'on le parle. L'Entente Cordiale, les Alliés, la gue re enfin, ont porté un coup mortel à l'E péranto. La Volapuck avait vécu, < voilà qu'on en revient à la vieille idée c Càvéniécad.as. Cavénécadas est le directeur d\i " L; cée de jeunes filles," dans l'opérette c ce nom; il est l'inventeur d'un tas t méthodes d'enseignement aussi ingénie! ses que spéciales. Sa pédagogie subti s'applique à l'étude des langues qu'il ei seigne toutes en français, mais avec l'a< cent de chacune des nationalités en vui S'inspirant de ces principes, nos bor amis les Anglais, dignes descendan d'Herbert Spencer, disciples des philos-plies écossais, ont publié un tout petit v< cabulaire intitulé: " F.reneh made eas for our Men w'(h the Expeditionar Forces," ce cjue nous traduirons simpL ment par la locution devenue prove biale: " Le français tel qu'on le parie. Les phrases sont simples, utiles autai qu'agréables, rien n'empêche de faire tour du monde avec ce papier dans ' poche. 11 y a trois colonnes, la preniièi danne la phrase en anglais ; la deuxièm la traduction française, et Ja troisièmi la prononciation française. Voici que ques exemples du modèle après lequ Berlitz -n'a qu'à fermer ses portes: FRENÇH. PfiOXOUXCE D. .Je suis Anglais. Sher swee songlay. Je ne comprends pas. Slier ner comprong pa: Savez-vous l'auglais ? Saway voo longlay ? Oui. Wee. Non. Nong. Voulez-vous. Voolay voo. Donnez-moi. Donnay m'wab. S'il vous plaît. Seel voo play. Pain. Pahng. Beurre. Burr. Etc., etc. La méthode a passé du front belge a front congolais, et tous ici jusqu'au noirs de l'Uganda, les forces anglaise bloquent leur " français." Mme Suzanr Desprè.s un jour s'avisa ainsi d'alh jouer la tragédie a Londres, dans l'or ginal même, de Shakespeare, tout con me le petit garçon qui récitait des fab!< en français et en anglais, on n'était j; mais fixé quant à savoir quelle était langue choisie. Avec la Suède. Pendant que nous filons le parfait . amour avec l'Angleterre, nous avons failli avoir des difficultés sérieuses avec la t Suède. Maintenant que la chose est finie, on peut en parler, mais pendant quel-e ques jours, la situation fut réellement tendue. Voici de quoi il s'agit: Dernièrement, un capitaine suédois e mourait à Lisala. Le fait -n'a .rien de sur-e prenant, depuis la fin mystérieuse <ie i- Charles XII à Frédérikshald, on'était ;e édifié là-dessus. Dans la succession du j. mort se trouvait un fœtus cS'liippopotairje conservé dans l'alcool. Pour le mettre à l'abri de la voracité des noirs, trop ama-t-eurs de fruits à l'eau de vie, le médecin lS de Lisaia, grand naturaliste, mit reli-;s gieuserhent de côté la conserve rare. Il i- estimait que ce n'était ni un objet poti-vant être mis en vente publique, ni un y objet personnel à renvoyer à la famille y et, généreusement, il le destinait au Mu-i_ sée colonial de Tervueren. Ma>s le consul de Suède veillait, il s'émut à juste titre de ,1a disparition du pré-ît cieux hippo en herbe, adressa lettres sur le lettres au médecin. Le jeune mammifère a (je parle de l'hippopotame, bien sur), e était déjà en route pour Borna, par ie fleuve, naturellement. Le télégraphe niai -3, che, les marconigrammes s'échangent, 1- on finit par mettre tout le monde d'air-;1 cord. La Suède démobilise, le bocal, son contenu, sont en route pour Stockholm où personne ne se doutera, en le voyant placidement derrière sa vitrine, qu'il fa'il-lit faire entrer une nation déplus dans 'a danse, rompre les relations diplomatiques entre la Belgique et la Suède. Psychologie de la guerre. . La guerre continue un peu partout,, et tout ,1e monde s'en plaint. II ne fallait pas s'en étonner outre mesure. Lord Palmer-ston, en 1830, écrivait déjà: "je n'attache aucune importarçpe à la neutralité u désarmée, car j'â toujours observé que x lorsqu'une guerre éclate et qu'une ua-3, tion croit utile de traverser en armes un i,e territoire neutre, elle ne songe guère i >r respecter les neutralités inscrites dans les i- traités." i- L. Thiriaux publiait en août 1912, dans 's. " La Vie militaire," une fantaisie: " Le ï- Journal d'un bourgeois de Clair mont en la mai 191...," devenue depuis une triste ' réalité. C'est l'invasion de notre pays

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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