L'opinion wallonne: journal belge, indépendant

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14 februari 1918
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s.n. 1918, 14 Februari. L'opinion wallonne: journal belge, indépendant. Geraadpleegd op 27 november 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/d21rf5mq6z/
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Des Wallons : Le général Léman, le cardinal Mercier, les généraux Bertrand, Tombeur, Jacques, le sénateur Magnette— (à suivre). ABONNtmtN I b : Paris, Déparlements 8 mois 1 an et Colonies trançaises 4fr. 6fr. Etranger Union postale 5 fr. Sfr. Adresser le montant de l'abonnement en mandai-poste ou valeur sur Paris à M. le Directeur de 1*Opinion Wallonne L'abonnement part du Iode chaque mois. — Toute demande de changement d'adres>e doit ôtre accompagnée de Ofr. 50pour les frais. PUBLICITE aux bureaux du journal. La publicité insérée dans le journal n'engage pas l'Opinion Wallonne. —————— L'OPININON WALLONNE JEUDI rr et ±-4 FÉVRIER 1918 Nos 50 et 51. — 3° ANNÉE Direction-Rédaction II, Rue de Valois PARIS (h) Téléph Gut. 47-28 bureaox a londres : 3. Gerrard Place W. 1 Administrateur : M. J. HULET, ingénieur QUOTIDIEN ECONOMIQUE-POLITIQUE - LITTÉ3RAIRÉÏ HEBDOMADAIRE de la Belgique française ÎO Centimes Raymond COLLEYE, Directeur lo Centimes pendant les Hostilités L'Opinion Wallonne Directeur Rédçicteur en chef. Raymond Colleye. Sécrétaire Généra l C. O. Ocebel . Secrétaire de la Direc- lian Thomas Maisonneovi-:. Administrateur joseph hulet. RUliltiaUES L'Opinion Wallonne (lidi- tunal) Raymond Colleye. La Situation bokguères. La L'ouuque C. o. Ocebel. La politique étranyere (Vie des Nationalités)... Louis de \illers. Le Mouvement Wallon.. Charles Bro.nne. Les Ans et tes lettres... Paul uek.mée. Décentralisation fédéraliste M. G. Poixsot. Le Mouvement flamand. 1-ablo% Chronique du front Théo Fleisuhman. L'entente franco-Uetge... Thomas maisonneuve Chronique unicersiiaire kexe ueokehs. Courrier de furis sylvain wonmariage Courrier de Londres Charles Conrakdy. 1er FÉVRIER 1910-i6r FEVRIER 1918 L'Opinion Wallonne entre dans sa seconde an née cl existence. Dans un temps aussi dillicile qut celui où nous luttons ce tne lut pas une mince tâche qiue de faire vivre et prosperer un journal d o-pinion wallonne malgré les onstacies matériels di tous genre et les manœuvres louches de nus ad versaires — qu'Us lussent boches, îlamingants m conscients, bruxellois beulemancisants ou menu wallons dégénérés et décadents. Nous ne lerons pas de phrases à 1 occasion de cei anniversaire. Le papier coûte de 1 or et 1 encr< vaut l'argent le plus pur. Qu'il nous soit permis, simplement, de rappela que l'Opinion Wallonne a été fondée pour dé fendre le programme des Congrès wallons. Jamais notre journal ne s est ecarte de ce pro gramme qu'il a développé et soutenu dans le. strictes limites d'une politique de guerre et e^ face des provocations dangereuses des adversai i-es de la Wallonie et du mouvement wallon. Le succès du programme de VOpmon Wallonn, est attesté par la ditfùsion, chaque joui- plus, évi dente , de notre organe (1). Dans un récent nrumé ro (2) nous avons publié la longue et brillante list des collaborateurs belges et français, qui. se son groupés autour de l'Opinion Wallonne et non avons signalé l'adhésion, à notre politique, d uj grand nombre de groupes wallons qui compten parmi les plus puissants et les plus écoutes. iNOS CONFÉRENCES Depuis deux ans l'action de 1 Opinion Wallonn, ^Ntï a^ons" org^i'tfpufs % ZI de févne 1916 six Conférences sur le mouvement walloi . la Chanson ioaito»n«- Volt,ire conférence de la Se d\ ïa 11 octobre 1917 Université de Parthenon, i ?kr-SJE. «s £"£«»•■ •»» HB-Sg1, sst-smrs sn France. • _ NOS ARTISTES WALLONS T 'Ovinion Wallonne s'est donnée pour tâche d rannelerTorigine wallonne d'un grand nombi d artistes qui illustrent la scène française E.lle vnnhi rétablir un contact entre ces artistes et 1 ™hUc wallon. Elle a, en même temps revendiqu Dour la Wallonie certains talents tellement coi fondus avec^la France que nous non, mêmes de nous enorgueillir de leur _g ■ L'Opinion Wallonne, donc; a fait appel pour^ inaine François, des Concerts oe opa , Fl Ferry, des Concerts-Rouge, et de MM ^eniy ^Dufranne, c roné'ra ■ Érnst dè l'Opéra , Darmel, de l'Opera-Com SS»?: *» Cho»eR^ Nous avons enfin inscrit à nos programmes la pa tic'ipation Ces élèves chanteurs et comédiens des coui de Mlle Chamoy et de M. Louis Laurent. LA FÊTE DE LA WALLONIE Elle a été célébrée en 1916 et en 1917 par 1 Op nion Wallonne au cours de deux banquets fianci wallons qui groupaient des écrivains, des jourœ listes et des hommes politiques français et belge. En outre, le 30 septembre 1917 l'Opinion Wallonn avait réuni toute la colonie wallonne d e Pams la salle des Agriculteurs, a Paris, ou se déroule, u programme exclusivement consacré aux gloire littéraires et musicales wallonnes. LES DINERS FRANCO-WALLONS Les réunions d'amitiés franco-wallonnes,nous le avons renouvelées plusieurs fois au cours des ners franco-wallons organisés les 3 juin, 15 juille 23 septembre 1916 et 29 septembre 1917 Ac^r ners, la solidarité de la France çt de la Wallom fut affirmée par les discours de MM. Paul Adan de Royaumont, Emile Pignot, Jean Desthieiuî Maurice Wilmotte, Jean Lhoneux, Paul Magnetl et Raymond Colleye. NOS INSIGNES L'Opinion Wallonne compte encore ' d'autre manifestations à son actif : elle crfe l'insigne « a coq hardi » qui doit rallier les Wallons du froi et de l'arrière. LES MARRAINES Elle eut la joie de trouver des correpsondantf pour plus de 500 poilus de Wallonie. DEMAIN Et demain sera plus fécond encore en initia tivesi démontrant la vitalité bientaisante c l'Opinion Wallonne. Rien ne nous réconforte davantage d ailleui que la confiance intégrale des Wallons qui placei au-dessus des intérêts particuliers leur foi dans 1 Wallonie et leur cœur dans notre lutte. L'OPINION WALLONNE (1) L O. W. compte aujourd'hui 25.000 lecteurs. K) Voir le n° du 3 janvier 1918. Il nest pas posai.>1 faille de place de publier souvent cette liste tri étendue.. LA SITUATION Les bombardements de Paris restent une tragique banalité, en marge de la guerre. Il ne s'y décèle aiiçune intention précise ci seule l'incurable bassesse de l'âme prussienne y éclate, lugubre, immonde à faire frémir. La guerre continue. Les Italiens ont remporté un joli succès et ils tiennent, ce qui témoigne d'un magnifique état d'âme. Rien n'est plus beau que de résister au malheur. Les Russes continuent à s'entre-tuer et à se ruiner. Lis palabrent aussi à Brest-Litovsk. Des ouvriers allemands font grève. (CENSURE) Croyez-vous à une grande offensive allemande sur notre front ? Ou bien la paix est-elle proche ? Les bruits les plus fantastiques circulent, à la fa-' veur du demi-silence des armées. Et l'on voudrait tant voir la fin du cauchemar ! (CENSURÉ) Nous traduisons ici, de façon objective, un état d'âme, celui qui nous semble caractériser ces premières semaines de l'année 1918. Il est en fonction de la révolution maximaliste de novembre dernier. Jusque-là, les foules de l'Entente étaient pour la guerre à outrance. Elles sentaient la supériorité écrasante de leurs forces et que le iiaiser finirait par être abattu. de Lénine et Trotsky est d'avoir modifié ce destin. Ils ont, par leur Kry-lenko, détruit ce qui restait d'armée russe et qui était encore important. L'Allemagne s'est retrouvée devant nous à égalité et, bien plus, avec des perspectives d'enrichissement à l'Est. Lénine et Trotsky, comme pour justifier leur crime, de jouer aussitôt de la révolution sociale et de la propagande maximaliste chez les Centraux. Réussir ont-ils ? C'est une tentative. Elle pourrait tourner mal. Qu'on veuille, pour le surplus, se souvenir que sa réussite est intimement liée à la présence de nos armées, solides, aguerries, sur le front d'Occident. On se presse beaucoup, on est injuste, en félicitant uniquement Trotsky des grèves de Vienne et de Berlin. Nos poilus et nos marins y sont pour quelque chose. Reste l'hypothèse d'une révolution maximaliste européenne, déferlant de Petrograd sur Berlin, sur Vienne, Lénine ei Trotsky seraient alors de grands hommes. Mais que deviendrait dans ce déluge de formules et d'attentats soviétiques la paix, la délicieuse paix [ dont rêvent les peuples ? Il faudrait que les hor-i reurs de Russie, aussi funestes au prolétariat qu'à la classe bourgeoise, fussent d'abord condamnées par tous ceux qui aspirent, chez nous, à fonder un nouvel ordre de choses. Conclusion ? Les temps ne sont pas encore venus de la joie et de la lumière. Il faut résister à l'assaut du mal et de l'ignorance. La solution est en route, mais nous ne la connaissons pas encore. Borguères. :—o La Politique s La Société des Gens de Lettres, à Paris, lorsqu'elle reçut Vandervelde, lui donna la parole. Le malheur est qu'il la prit. Il parla de la Belgique. Il dit qu'il l'ailait tirer de la guerre certains enseignements, ce qui est raisonnable ; mais il voulut aussi prédire, ce qui n'est jamais d'une grande sagesse. De mémoire d'homme, on s n'entendit prédiction plus insensée. Les lauriers de Mme de l'hèbes, encore vivante à cette époque, a durent en pâlir. Si encore il s'était contenté de prophétiser la fin de cette guerre, nous aurions pu le croire, bénévolement. 11 y a des précédents, toutes les batailles s'étant un jour terminées. J (QENSURÉ) e é Vandervelde a fait « un rêve étrange et pénétrant ». Indigné des manœuvres du vieux bon Dieu, ce diviseur peu soucieux de l'intérêt géné-s ral, qui sema la confusion parmi les bâtisseurs s de Babel, notre internationaliste songe aux temps e bénis où tous les hommes se comprendront. La u Belgique, une fois de plus, servirait de « terre d'expériences ». J II y a plusieurs façons de comprendre l'inter-}_ nationalisme. :t Le droit des peuples de disposer d'eux même^ e en est une. Vandervelde, avec son projet de con-!■- traint'e, s'en éloigne considérablement. Mais il esi -i de Bruxelles et nous savons que les Bruxellois l- bilinguistes voient les questons linguistiques sous un jour très#spécial et particulier, a C. O. G. ô • !s Ce que l'étranger pense de la campagne de L'Opinion Wallonne et de M. Raymond Colleye 'S 1 LES ANGLAIS A propos de la campagne antipangermaniste dt M. Iiaymond Colleye, secrétaire général de la Ligu» antipangermaniste belge — secrétaire (pour la Bel )- (jique) du Comité International des Association. antUgermaniques (présidé par l'abbé Wetterlé, an . cien député au Reichstag). e On doit comparer les efforts de M. Raymond Coi à, leye à ceux de lord Roberts dans ce pays, car tou ~ deux s'adressaient à des orehles qui ne voulaien pas entendre. (The Outlook, Londres, 17 aviril 1915). M. Raymond Colleye indique la leçon et le remè'di de l'esclavage économique de la Belgique soumise < l'Allemagne. s (Investor Guardian ) l- ...C'est un journaliste belge qui, depuis dix ans ■ dénonce le système d'espionnage allemand. •' Times (25 mars 1915). e L'auteur peut répéter ses propres paroles écrites ci i 1909 qui montrent clairement comment lui et soi parti prévoyaient la menace et l'exploitation de 1j '' Wallonie industrielle par l'Allemagne. e [Oxford Times (9 avril 191'5). LES ALLEMANDS [A propos de notre politique anti.alle mande.) 3 Le roi Albert à Bruxelles ne serait pas moin u dangereux pour l'Allemagne que le ministre Pat ^ chitch à Belgrade pour l'Autriche. Gazette de la Croix. A Paris paraît, depuis quelques mois, un journa bi-mensuel L'Opinion Wallonne, qui reprend l'an ■s " cien programme wallon Colleye est secretaire de u Ligue antipang ermaniste. belge, fondée en 1912 qu s'est présentement unie au Comité International de ■ Associations anti-germaniques de Paris. On n soupçonnera donc pas cet homme de travailler dan l~ l'intérêt, des Allemands. e Berliner Tageblatl. Après de fréquents entretiens avec les Flamand •s dirigeants, je considère comme un sérieux danger l projet de reformer les Etats-TJnis de Belgique sou l'ancienne dynastie. (Discussion sur la Belgique à la Grande Com mission du Reichstag. (mai 1917). (A Suivre.) " " SOLDATS! . VOULEZ-VOUS UNE MARRAINE ? m INSEREZ UNE ANNONCE, SOUS NOTRE RU BRIQUE. PETITES ANNONCES DIVERSES I Q£S FAITS LE « MINISTERE » DES FLANDRES La Métropole annonce que les sept membres du Conseil des Flandres : Auguste isorms, d union, Lambrecht, Pierre Tock, Josepn Vau-denorouok, Emue Vernees et T. Vernieuwe se seraient promus ministre de la Flandre avec siégé a bruxeiles, LA VISITE DU 1ô JANVIER Nous avons parlé de la visite faite au conseil des Flandres par Herr Walraef, sous-secrétaire d'Etat a l'intérieur, accompagne du Dr Scnuize, conseiller supérieur au gouvernement. C'est le lo janvier que cette visite eut lieu. Les délégués du conseil ues Flandres présentèrent au politicien allemand une adresse que la censure nous prie de'ne pas publier. A cette adresse de bienvenue le secretaire d'Etat a répondu par un discours que nos confrères beiges de Hollande seuls, luxent autorisés à publier. LE GOUVERNEMENT BELGE DECuUVrtE UNE « NOTE » ALLEMANDE SUK LA riLHNÛRE Le gouvernement belge vient de meure la niain sur un document de la pius hauLe importance et qui prouve a une façon duecte et mdiscutanie que l'Allemagne a institue les meiiees au groupe ue flamands qui ont demande et approuve la séparation administrative entre la Flandre et la Wanonie. C'est une note destmee au personnel de l'armée allemande en pays occupe sur le pian de démembrement adinini^tratii' de la Belgique entrepris par l'Allemagne. L.a note contient ues instructions sur la conduite à terni' par les offrîtes mixj.ta.ires uans cette question. Les instructions ont un caracteré coiinuéii-wel : eke sont datees de Bruxelles, septemnre 1917, et comprennent plusieurs pages. On y donne des renseignements inexacts et tendancieux sur l'histoire et sur la situation sociale des populations de la Flandre, sur les avantages que r Allemagne peut retirer uu dualisme linguistique en Belgique et sur la tactique suivie par le conseil des Flandres.Le document se termine par un chapitre, le cinquième, qui expose la ligne de conduite des Allemands isolés en Flandre, un y lit, entre autres, ces phrases significatives : « i_*a eoipai-auon aUiniinisU'ative est mainteu tnt en vole d'accomplissement. L'accord allemand avec le mouvement riamanu est approuvé par ba Ma] este l'empereur. 11 est donc du devoir de tout Allemand de le soutenir de toute ses forces. L,a politique allemande dans les territoires occupes n est qu'une politique préparatoire. La forme politique dciimme a donner a ïa Flandre et a la W ailonie reUe r>:**"roee a l'avenir. En conséquence, w>ut Ailemaii, îii-Lw-duietilement, doit rester a i écart ue touie^ ies dis 'us-sions éventuelles entre Flamands sur cette question et sur celle aes buts derniers de la séparation administrative et de la politique de i'eiip":e il doit s en tenir aux déclarations uu ^O'iv u-:me.H îmidiai. v Ces instructions offloiines du gouvernemnu au personne,! de l'armée aii"mau le a occupation en Flandre mettent en èyilen:e le but suprême poursuivi par l'Allemagne. A la fin des instructions contenues dans la note saisie par le gouvernement belge, il est encore recommande à tout Allemand, « comme Allemand et comme soldat, de contribuer à ce que la Flandre soit reconquise au Germarieuium aiin qu elle couvre, dans i a-venn\ le liane occidental de l'Empire. LE VATICAN ET LA QUESTION FLAMANDE Un télégramme de Rome à l'agence Havas dit qu'au moment où la manœuvre allemande contre la Belgique est en pieme voie de réalisation, on peut résumer la manière de voir du Vatican sous la forme suivante : Le Saint-Siège doit rester en dehors et au-dessus de ces questions flamande et wallonne, considérées comme des questions purement intérieures, toute tentative de pression pour résoudre la question flamande dans un sens plutôt que dans un autre, toute intervention directe ou indirecte de l'occupant dan o le régime gouvernemental d'un pays risque c'etre considérées comme des violations du droit des gens. 11 appartiendra à la Belgique seule, et au moment où les conditions seront a-edevenues normales, c examiner et de résoudre au mieux de seo intérêts et conformément aux aspirations de ses populaUons, ces questions d administration intérieure. {Havas.) La Vie des NatîonaEités Finlande. — Les puissances européennes, l'une après l'autre, annoncent qu'elles reconnaissent l'indépendance de la Finlande. Il n est que levips. Depuis combien d'années les Finnois sentent-ils peser sur eux le joug moscovite ? La question finlandaise, remarquons-le ne se pose pas comme celles de l'Ukraine ou de la Russie Blanche. Les Finnois ne sont pas des Slaves. Ils appartenaient à l'empire des tsars par simple droit de conquête. Us ont une langue et une culture qui leur est propre et qui n'a rien de commun avec la culture russe. Depuis longtemps la Suède s'était lait le champion de la liberté finlandaise. Mais que pouvait une petite puissance pour secouer l'inertie des grandes ? En consacrant l'indépendance finlan-' daise les grandes nations mettent fin à un esclavage ■ elles assurent à ce peuple qui, durant tant d'années, sut rester lui-même malgré les énergiques tentatives de russification dont il fut l'objet, , ie libre développement de ses idéals et de ses liabi-. tudes de penser. Libérée,la Finlande donnera peut-être au monde un génie représentatif d'une face ■ nouvelle de la civilisation humaine. Jusqu'aujourd'hui toutes les énergies de son peuple avaient été tendues dans la lutté contre l'oppresseur. Nous les ; verrons bientôt se détourner et se consacrer aux - progrès des sciences et des arts. Au point de vue international, la consécration de l'indépendance finlandaise met fin au malentendu qui subsistait depuis les centaines d'années en-1 tre la Russie eï la Suède. On n'ignore pas, en effet, qu'elle constituait une sorte d'Alsace-Lorraine suédoise. C'est encore un coin de l'Europe pacifié par l'application judicieuse du principe des nationalités. S'il en était ailleurs comme là nous serions en droit d'espérer une ère de paix. Mais déjà ou hésite devant l'application intégrale de ce principe que, dans la célèbre réponse aux Empires centraux, on proclamait comme la base de toutes négociations. Louis de Villers. Irlande. — On mande de Dublin au Times : Le parti sinn-feiner persiste à vouloir soumettre la question de l'indépendance de l'Irlande à un plébiscite auquel prendraient part tous les Irlandais au-dessus de dix-huit ans<% Le parti sinn-feiner a décidé de soumettre au peuple irlandais une pétition demandant à toutes les nations de l'univers, lorsqu'elles se réuniront 1 après la guerre pour réorganiser l'Europe, de ré-l tablir l'Irlande comme Etat indépendant. s Hongrie. — D'après la Zeitung, le conseil municipal de Budapest a discuté une interpellation du s député Brody concernant l'autonomie de l'armée -, hongroise. ' s. Lé docteur Brody a déclaré que la guerre avait démontré que toutes les objections élevées contre Vantonomie de l'armée hongroise étaient injustifiées.Maintenant que cette idée revient sur l'eau, les Autrichiens l'attaquent, vivement. La Hongrie ne veut pas continuer à végéta comme une prisonnière dans l'Autriche, mais elle demande à profiter de son développement persev■ : nel et d vivre heureuse. AVIS IMPORTANT Ce numéro, retardé par l'insuffisance de papier, tient lieu des numéros du 7 et du 14 février. L'Opinion Wallonne du 21 février paraîtra sur aUATKE) PAGES et contiendra Les discours prononcés à la manifestation franco-wallonne de dimanche dernier. ifxOS NOUVELLE OFFENSIVE DU « MERCURE » Dans son numéro du i" lévrier 19ib, ia revue le Mercure de trance puuiie une nouvelle attaque contre i Opinion Wallonne j et contre son directeur. Cet article contient une douzaine de mensonges que nous venons de signaler a M. Valette, directeur du Mercure. Nous avons ici mieux a faire qu'à consacrer du papier et de 1 encre au Gustave Fuss du Mercure. iSi cette histoire les amuse nos lecteurs trouveront notre réponse dans le prochain numéro de cette revue. NOTRE FOYER Nous avons annoncé l'ouverture de notre Foyer, 11, rue de Valois, a Paris. La, les poilus de Wallonie et en général tous nos amis,pourront se réunir, lire, fumer, écrire, chanter. Ce sera le Foyer du soiaat wallon. Nous organiserons dans ce local, deux dimanches chaque mois, unematinée wallonne. L'entree sera gratuite. 11 suffira de s'inscrire.Le dimanche 24 lévrier a 2 h. a/4 C. O. Goebel, di-rcteur du Coq Wallon, parlera de 1a jeune Wallonie. Le dimanche 3 mars, Charles Brun, notre éminent conirere, délégué de la Fédération ré-gïpnaiiste française fera une conférence sur la décentralisation et le fédéralisme. Le 17 mars, notre collaborateur et ami Joseph liulet, vice-president de ia Ligue Wallonne du Brabant, trésorier de V Union Wallonne de France, parlera de la Wallonie industrielle. A partir du 15 février une exposition d'oeuvres d'artistes wallons sera ouverte au Foyer de l'O. W. Signalons déjà parmi les exposants les peintres Massonet, Dasselberne, AUard L'Olivier et Lebacq. A partir du 15 février 1918, les bureaux de l'OPI-nlun walloimne seront transférés, y, rue ue Valois, (Palais-Royal) 1er étage. ï^our L'ENTENTE FRANCO-BELGE ICSTos ixx"tea?_vie"W"s MONSIEUR ANDRE LEBON ancien Ministre Directeur du Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie. C'est avec une courtoisie dont nous restons charmé et reconnaissant que Monsieur André Le bon a bien voulu nous donner,sur 1 idee que 1 Opinion Wallonne préconise, la sérieuse interview dont nous allpns, fidèlement, reproduire les caractéristiques.— Oui, nous déclare M. André Lebon, oui, vous avez entièrement raison de désirer une entente franco-belge fondue dans une alliance économique des peuples ligues contre le peuple envamsseur- 11 faut travailler de toutes ses forces pour faire aboutir cette entente. 11 faut que cette possibilité entre victorieusement dans les cervelles des Français qui oublient trop r.aipiidejmient hélas ! les torts éprouvés. Je dois l'avouer, dans bien des conceptions économiques, dans beaucoup de réalisations les Wallons sont plus clairvoyants que les Français et souvent plus aptes à comprendre leurs intérêts. 11 faut soustraire la Belgique à l'influence allemande parce que c'est une question vitale pour elle. Maintenant j'aborde la grosse question. Je dirai même volontiers la seule question qui puisse, dans l'avenir, assurer une paix durable, une paix féconde nous menant vers la prospérité commerciale et industrielle. C'est la question de la rive gauche du Rhin. Là est notre véritable frontière, la est notre ' sécurité future. Il faut, là, et par ailleurs, un contrôle absolu économique, contrôle sévère s'exerçant par nous et par nos alliés sur la Prusse rhénane et sur la Westphalie, le bassin de Briey, l'Alsace et la Lorraine redevenues provinces de la France. Si ce contrôle qui est tant à souhaiter et qui est indispensable se réalise, « il n'y a plus de guerre possible », parce que les Allemands ne pourront plus prendre, hors de chez eux, quoique ce soit leur assurant, non seulement l'existence matérielle, mais surtout la possibilité de continuer à constituer ces formidables armements qui leur ont permis toutes les audaces, et, malheureusement aussi, toutes les barbaries. Si, ce contrôle ne peut ou ne doit pas se faire la question de Dunkerque et d'Anvers, le ravitaillement naturel de ces d'eux ports qui sont, l'un pour la Belgique, l'autre pour la France, les débouchés de sa vie industrielle et commerciale, cette question, je le répète, devient presqu'insoluble, et c'est, il faut avoir le courage de le dire, la guerre à nouveau, et plus terrible encore que celle-ci, pour dans 15 ou 20 ans. Et, dans l'affable poignée de main du départ, M. André Lebon ajouta : — Vous combattez pour la bonne cause- Vous aurez avec vous tous les gens sensés et ceux qui se croyent encore invulnérables sauront que lorsqu'une alliance est basée sur l'amour elle est plus forte que celle qui est voulue par la haine. CHEZ M. SCHEFER, PRESIDENT DE LA FEDERATION DES INDUSTRIELS ET DES COMMERÇANTS FRANÇAIS M. Schefer, très sympathique à notre campagne voudrait simplement ceci : la possibilité de réaliser l'entente parce que les gouvernements français et belge étant daccord, les fédérations de travailleurs pourront agir efficacement se sentant soutenues par les pouvoirs publics. Seulement il ne faudrait pas comprendre « l'union » à la manière de M. de Broqueville qui, en 1916, lors de notre congrès prononça d'abora cette phrase : Oui, Messieurs, je veux une union douanière entre la France et la Belgique. Nul n'est plus partisan que moi de cette union, nul ne la désire plus ardemment ! Comme la délégation des industriels et commerçants français était allée le trouver, à l'issue du congrès, pour s'entendre avec lui et combiner les premiers moyens d'action, M. de Broqueville eut cette « réflexion » assez inattendue : « Mais, Messieurs, ce que j'appelle « union douanière » c'est la libre disposition, au commerçant de chaque pays, d'agir à sa guise et par tous les moyens qu'il jugera bon d'employer ». Vous m'avouerez bien que si une « entente franco-belge » doit être comprise de cette manière. Il est inutile de tenter quoi que ce soit, car le résul tat... . Et M. Schefer eut un geste qui résuma admira blement sa pensée. Thomas Maisonneuve. EN PAYS WALLON AMAY Deux mille quatre .cents évacués, venant des Flanures et du i\ord irançais sont arrives ven-ureui, a 2 Heures de l'après-midi. ANDENNE On annonce la mort de, M. Degerre, faisant fonctions ue nourgniestre de ia vnie d Anuenne ucpuia l nomme a^an^oaruat conanis par ici xiuc-inanus sur la personne de M. le docteur Lamib» en auut ivji4. ivr. uegerre était grenier au tirnoual. CHAIN le UX AI. Jacques Evrard, industriel et bourmestre à Chaîneux, est en prison a verviers puur ne pao avoir signale un soldat belge qdi ne s'était pas lait inscrire au controie allemand. CHENEE Pendant deux ans le commandement des forts a eu son centre uans ia maison ue M,, rernanu sauveur,£,p<iace uu Pont. La iiommandantur trouve maintenant au château Poulet a Beau-iraiipont. il reste une cinquantaine de soldats dans la commune. Les cours ont repris dans toutes les eooies. il n'y a pas eu de déportés. , CHIMAY Dans les derniers temps sont arrivées à Chimay plus ue deux cents femmes irançaises. Les Aile-uiancts seinment avoir grand peur de i espionnage, car ds ont interdit toute circulation. Cette deiense a coïncide avec la venue de nombreuses troupes, FALISULLE La Kommandantur est a lamines. C'est dans cette menie vine que doivent mens nef fement se porter présents tous les jeunes nommes. Bes Allemands enievent le rans de ta ligne de cnemin de 1er i amines-Dniant. Les cours ont repris uans toutes les ecoies. Les hommes lurent cunvoques a rosses pour les déportations. Voici quelques noms de déportée : JVlivi. Lanaye (près de ia nras-serie), Cavalier (fils), Dupont (fils;, Jacques (nis), Lectercq (dis), Severin Mathieu (nis), Decocq (nisj, Lorant liis), Fernand Bouard. n y en avait 08. A ia date du 23 mai, n y avait 26 rapatries, ils sont rentres en Belgique malades mais sont en bonne voie de gderison. GIVET Les scieries de Givet sont transformées en usi- * ne a graisse alimentaire ; 75 ouvriers y sont oc- * cupes. La prouuction est toute entiere reservee pour l'ennemi qui a pris la direction de l'entreprise.ivième situation à la Céramique de Givet. En mars 191?, (MJ évacues de Samt-guentin sont arrivés à Givet. En août 1917, les femmes, vieillards et enfants ont été rapatriés par la Suisse. GODINNE — Les conditions de travail sont bonnes. Tout un temps il y eut des chômeurs que la commune employa à ia construction d'un chemin derriere la gare vers la cnapeiie Saint-Roch. Ces ouvrages sont arrêtés, car ia main-d œuvre est occupee aux bois et dans les carrières. Le salaire moyen est de 3 fr. à 3 fr. 5U par jour . aux dois les ouvriers sont payés à fa pièce. 11 y a deux comités de ravitaillement, national et privé. Longtemos M- de Pierpont s'est occupé du ravitaLiement, mais il a démissionné ; son successeur est M. Charles Godefrind. HERSTAL On annonce la mort de M. Rensonnet qni occd-pait le siège de la justice de paix du canton de Herstai depuis sa création. Antérieurement il avait été professeur à l'Université de Louvain. M. Rensonnet était d'origme verviétoise. LIEGE Le conseil a autorisé l'acquisition de terrains pour l'agrandissement du cimetière de Sainte-WaLburge.Le 24 décembre, tous les chiens de 40 cent, de poitrine devaient être livrés à l'occupant. Beau coup de Belges ont préféré s'en défaire en les intoxiquant.A la même date il fallait livrer toutes les étoffes et lingeries existantes, tant dan? les magasins que dans les Jieux puoiies et maisons parLcuiières Les maisons vViser et Wynandy sont fermées. Les nomnreuses réquisitions avaient vidé leurs rayons. Dans le Palais de Justice dînent et soupent journellement, de 12 à 2 heures et de 7 à 8 heures, bo' officiers allemands. Les autres sont en pension chez l'habitant, payant avec « bon » 3 mark de pension par jour. A ce prix les officiers boches apportent leur pain. Les habitants ne balaient plus leurs trottoirs. 11 y a force majeure d'ailleurs : les balais sont introuvables ou ceux que l'on trouve sont hors de prix. — Du lor au 7 janvier inclus, le bureau de l'état civil a enregistré 92 décès contre seulement 10 naissances. — Il n'y a jamais eu tant de troupes d'occupation.— Les petits ateliers chôment. Dans les charbonnages les salaires s'élèvent de 12 à 14 francs par jour, mais pour vivre convenablement il en faudrait 25- — Nous apprenons crue les Allemands ont arrêté M. Rey, pasteur de l'église évangélique de la rue Hors-Château. — Il paraît : qu'on vole et qu'on dévalise les passants en plein boulevard. Deux passantes, une dame et sa fille passant, au boulevard d'Avroy près de la statue de Charlemagne, les jours derniers, vers 4 1/2 h. de l'après-midi, ont vu soudain deux hommes se précipiter vers elles et avant qu'elles ne fussent revenues de leur émoi, l'une était quitte de sa palatine en fourrure, l'autre de son réticule. Elles eurent beau crier ; quand on s'en vint à leur secours, les voleurs étaient lé jà loin. Ces scènes d'ailleurs se renouvellent par toute la ville dès que la soirée tombe. Comment en sau rait-il être autrement dans les circonstances actuelles alors qu'on n'allume plus qu'un bec de gàz sur quatorze par économie. MARCHIENNE-AU.PONT Dans le courant de 1917 on a transformé un grand magasin de la Place Communale en un music-hall brasserie-cinéma ! Il paraît que ses affaires sont brillantes. Ion porte des toilettes aussi luxueuses que quand nous étions pour les admirer. Les magasins de la rue Neuve s'agrandissent et s'embellissent. Le ravitaillement dans la commune s'effectue dans d'excellentes conditions par les soins de notabilités marchiennoises. Les vivres naturellement sont chers : la viande 12 fr. le kg. et un œuf 1 fr. 25. MONS Un individu qui s'appelle Edelmann — ironie des mots ! — écrit dans la Wozhe n° 49 un article intitulé « Vues de Mons ». II est intéressant de voir comment les Allemands sont renseignés : « La population du pays noir vit presqu'exclusi-vement des charbonnages, dans les conditions les plus mauvaises qu'on puisse imaginer. Aucune législation sociale ne la protège contre .es accidents, les maladies et l'exploitation. Et c'est là la Walio-nie la partie de la Belgique qui fut toujours la préférée du gouvernement. (? ? ?; événements.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'opinion wallonne: journal belge, indépendant behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Paris van 1916 tot 1919.

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