Informations belges

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s.n. 1918, 21 Mai. Informations belges. Accès à 14 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sb3ws8jh75/
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N° 699 21 Mai 1918 . INFORMATIONS BELGES Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle régulier des nouvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirecte*, il est seulement possible, en certains cas, de s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source première de publication. On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité, n'a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xx) signiOe : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belçe Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signr. t Adresser les ooœmunioations de ser-rioe : 29, rue Jacqnes-Loner, L.K HAVRE (Seine-Inférieure) France. Les « Centrales » allemandes en Belgique occupée. — On sait que l'administration alllemande en Belgique occupée, sous le fallacieux prétexte de venir en aide à la population belge, en empêchant les accaparements et les inégalités résultant des différences de fortune, a organisé en Belgique des Centrales, c'est-à-dire des organisations chargées de concentrer les produits principaux du pays, notamment les produits alimentaires indigènes, et de les répartir entre tous, en quantités équitables et à des prix raisonnables. La théorie est belle et le principe est admissible, en cas de réelle nécessité. Mais le tout est dans l'application et avant de porter un jugement, il convient do voir quelle a été celle que les Allemands y ont donnée en Belgique occupée. L'organisation des Centrales est la suivante : Chaque produit alimentaire, tels que beurre, pommes de terre, légumes, rubataga, chicoree, etc.; chaque matière industrielle, tels que les produits oléagineux, les vieux os, les cadavres de bêtes impropres à la consommation, les cuirs, laines, etc, est soumise régulièrement à saisie, au profit d'une Centrale distincte dont l'administration est exclusivement allemande. Le siège principal en est à Bruxelles, les bureaux de contrôle et de sous-contrôle sont répartis dans toutes les villes et tous les villages. Cette Centrale concentre ainsi entre ses mains le monopole du produit dont elle s'occupe. Mais au lièu que la répartition s'en fasse au profit tout d'abord du consommateur indigène, la Centrale réserve la première et plus grande partie des produits à l'Allemagne et n'en met à la disposition de la population belge que la quantité moindre, une quantité en tous cas insuffisante. Il résulte de là une pénurie continuelle pour la population belge, même pour les denrées et matières que le pays produit en quantité suffisante ou supérieure à ses besoins. Le premier avantage des Centrales pour les Allemands est donc de leur avoir permis de systématiser l'exploitation méthodique des ressources alimentaires et industrielles du pays. Une conséquence immédiate pour l'économie intérieure de la Belgique occupée en est le développement de la fraude et de la hausse des prix. Prenons par exemple : les pommes de terre. Avant la guerre, la Belgique suffisait à la consommation et faisait même un peu d'exportation. Le prix de la pomme de terre valait entre 7 à 15 francs les 100 kilos. En 1915, la production a été moyenne. Les prix se, sont élevés de 15 à 20 francs et le consommateur avait des pommes de terre à volonté, sans autre cause de renchérissement que les difficultés de transport. En 1916, les Allemands établissaient la Centrale des pommes de terre, accaparaient toute la production, n'en répartissaient que très peu dans les villes et dans les communes et fixaient le prix de vente à 8 francs les 100 kilos ; résultat : le produit devient rare, beaucoup de personnes en manquent, le producteur les cache autant qu'il peut, le commerce clandestin s'établit au profit des riches, les prix s'élèvent de 80 à 100 francs les 100 kilos. En 1917, l'année est extraordinairement bonne et la production, activée par la culture de chacun, devient colossale. La « Kartoffel Zentrale » veille, accapare la production, exerce un contrôle extraordinaire sur les contenances, l'arrachage et les transports et pour augmenter l'alimentation de la population de l'Allemagne qui souffre de la faim, ne repartit en Belgique que 190 grammes par tête et par jour, soit 69 kilog. 1/2 par an et par personne. Tout le surplus de la production belge, qui est énorme, est expédié "en Allemagne. Journellement, on en voit partir des trains de 25 à 30 wagons. La famine s'installe dans les ménages pauvres où la pomme de terre remplaçait de plus en plus le pain. Résultat final : les petites quantités qui échappent difficilement au contrôle par la fraude, se vendent en octobre 1917 de 250 à 300 francs les 100 kilos et ces prix n'ont cessé d'augmenter depuis lors. En somme, la Belgique a eu beau produire plus qu'il ne lui faut pour sa nourriture, la nourriture a été pour les Allemands, la famine pour les Belges, et l'instrument pour atteindre ces résultats a été la Centrale. Il n'en va pas autrement pour les charbons ; on en a réparti trop peu en Belgique où l'on a souffert du froid, pendant que l'Allemagne utilisait la production belge pour ses besoins et surtout pour les besoins de ses échanges avec les pays neutres qui, en retour, lui fournissaient des minerais ou d'autres matières indispensables à ses industries de guerre. Un autre avantage des Centrales pour les Allemands est que ces organismes, par leur contrôle sévère et étudié, ont fait connaître aux Allemands toutes les sources de production de la Belgique et dans beaucoup de cas, toute l'organisaiion du commerce belge d'exportation. Il est aisé de deviner ce que les Allemands, pour qui les Belges étaient de redoutables concurrents sur le marché mondial dans beaucoup de domaines, ont fait de ces renseignements.Les Centrales, enfin, ont fourni à l'Allemagne aristocratique le moyen d'embusquer un assez grand nombre de membres de grandes familles, qui préfèrent manipuler les légumes belges que de servir dans les positions exposées du front. Nombre de membres de ces administrations spéciales mènent en Belgique grande vie, étant rétribués au moyen de l'impôt belge. Telles sont les Centrales allemandes de Belgique occupée vues de près et dans leur lonctionnement pratique par un industriel belge récemment évadé du pays : on voit à quel point l'application s'écarte du principe.

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Cet article est une édition du titre Informations belges appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Le Havre du 1916 au 1919.

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