Informations belges

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s.n. 1918, 21 Octobre. Informations belges. Accès à 27 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rr1pg1n37b/
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N° ,848 bis 21 Octobre 1918 INFORMATIONS BELGES La Victoire des Flandres. Télégramme de M. Poincaré, président de la République française au Roi des Belges. Ai-je besoin de dire à Votre Majesté et à Sa Majesté la reine combien je partage aujourd'hui leurs émotions, combien je suis heureux de leur entrée triomphale à Ostende ? Voici jvenir les jours de victoire et de joie dont nous parlâmes si souvent avec une foi commune dans nos conversations longues aux heures sombres et tragiques. Je prie Votre Majesté de recevoir, avec mes chaleureuses félicitations, la nouvelle assurance de ma fidèle amitié. Raymond Poincaré. * * # Réponse du Roi des Belges au Président de la République française. En mon nom et au nom de tous mes compatriotes, je remercie Votre Excellence de son télégramme si cordial à l'heure où nos troupes sont acclamées dans la Flandre libérée. Je me rappelle, moi aussi avec émotion, nos nombreuses entrevues et particulièrement vos visites à mon armée. Elles me furent toujours un grand réconfort, car vous apportiez chaque fois, avec la conviction que la justice finirait par triompher malgré tout, des preuves manifestes et chaleureuses de la sympathie que la France éprouve pour le peuple belge opprimé. Fier d'avoir sous mon commandement de valeureux bataillons français, je suis heureux de vous exprimer à nouveau mon admiration pour l'héroïsme et la ténacité des armées de la République, et je vous prie de recevoir l'assurance de ma fidèle amitié. Albert. * * * Télégramme de M. Hymans, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, à M. Pichon, ministre des Affaires étrangères de France. La ténacité et la vaillance des armées unies pour la défense du droit et de la liberté viennent de rendre à la France, Lille, la grande capitale du Nord, si hospitalière pour tant de mes compatriotes. Je salue sa délivrance d'un cœur vibrant d'émotion et de joie, et je prie Votre Excellence d'agréer l'hommage de mes félicitations les plus chaleureuses. (s) Hymans. * * * Réponse de M. Pichon, Ministre des Affaires étrangères de France, à M. Hymans, Ministre des Affaires étrangères de Belgique. Paris, 19 octobre. — Veuillez agréer mes plus vifs remerciements pour votre aimable télégramme. La joie que nous apporte la libération do Lille se double de celle que nous cause la délivrance de Rrugcs, d'Ostende et des vastes territoires que la vaillance des armées unies pour la victoire du droit et conduites par le roi Albert, vient de rendre à la Belgique. Je suis profondément heureux de vous adresser et de vous prier de partager avec vos collègues l'expression de mes félicitations et do mon amitié. (s) Pichon. Roulers sous l'occupation.— (Front belge, 18 octobre. D'un témoin oculaire). Nous avons visité aujourd'hui plusieurs familles de Roulers, délivrées il y a deux jours du joug allemand. Ces braves gens ne peuvent croire à leur bonheur. Car ces quatre années d'occupation ont été des années de vexations de toute espèce, de souffrances et de privations sans nom. Souvent môme de tortures sans pareilles. Je me dirige vers une maison de la « Hooglede Strasse » (car les Allemands ont tout germanisé ici) qui me paraît habitée. Je frappe. Une vieille femme ouvre l'huis. En voyant l'uniforme belge, son visage s'illumine; sa main se tend vers moi. — Ah ! c'est un de nos chers soldats ! Chaque fois qu'on frappe à la porte, nous sommes encore pris de frayeur. Nous ne nous sommes pas encore faits à l'idée de la délivrance. Pendant quatre ans les sales Boches (« die vuil molîen ») ne sont venus que pour nons voler et nous martyriser. Elle s'efface pour nous laisser entrer et répond avec force détails aux questions que je lui pose. Au hasard de ses souvenirs, elle cite des faits de 1914 ou d'hier. — Alors, les Allemands vous ont tout volé ? — Oh ! oui, mon bon Monsieur ; ils nous ont tout pris : ravitaillement, bétail, mobilier, tout ! tout ! Quelquefois ils ne prenaient pas, ils échangeaient (sic) et à la place de la farine américaine qui nous était donnée par le Comité de ravitaillement et qu'ils emportaient, ils nous mettaient du son ? — Et le début de l'occupation ? — Ça, je ne l'oublierai jamais. On frappe, c'étaient les Boches. Personne n'osait aller voir. Alors, je me décide, me disant qu'à une vieille femme, ils ne feront rien. J'ouvre la porte. Un officier se trouve devant moi, sans un mot, il me jette contre le mur, entre dans la cuisine, fixe mon mari du regard et lui dit : « Tu es un espion ». (« Du bist ein Spion»), Puis il le fait amener par la garde. Il a eu 5 jours de prison et j'ai dû verser 200 marks pour qu'on me le rende!... Et puis, Monsieur, des perquisitions avaient lieu tous les jours. Elles étaient faites par cinq de leurs gendarmes, qui enlevaient tout : matelas, harnais, cuirs, jusqu'aux brides des sabots. On avait beau tout cacher : ils le trouvaient quand même et non sans avoir saccagé tout dans les maisons... Et les amendes de pleuvoir ! Une fois, pour avoir conservé du lait chez moi, j'ai dû payer 1,500 Mark et faire 15 jours de prison. — La population était terrorisée ? — On avait peur, certes. Pourtant on restait fier et patriote. Lors de l'offensive allemande de mars-avril 1915, des prisonniers français furent exposés à la Grand' Place. Le commandant allemand Prasse, une vraie brute, était occupé à les insulter, quand passa le frère du chef de gare qui en voyant les Français se mit à crier : « Vive la France ». Prasse le cingla de coups de cravache ; il frappa comme un fou furieux. Le jeune homme tomba par terre. Prasse lui labourra la tête et le corps à coups de talons. Deux heures après, notre malheureux compatriote était mort... « Le 19 octobre 1914, les Allemands ont brûlé 256 maisons, Monsieur, et tué 19 civils, sous le prétexte connu : « man hat geschossen ! » On a tiré sur nous... Parmi les victimes se trouvaient Joseph Koopaert, Henri Hoomaert, Henri Crayennes, Joseph do Lun, Henri de Tors, Paul Desceranauw... Un autre civil a été déporté en Allemagne pour avoir crié « Vive la Belgique ! ».

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Cet article est une édition du titre Informations belges appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Le Havre du 1916 au 1919.

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