L'écho de Belgique

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s.n. 1916, 17 Fevrier. L'écho de Belgique. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/vh5cc0wq72/
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1" Année.—No. 2. JEUDI, FEVRIER 17, 1916. Prix Id. VAINE OFFENSIVE ALLEMANDE A L'OUEST. Les socialistes belges et l'Internationale. Les socialistes belges se sont divisés à propos de l'Internationale. Les uns dirigés par Camille Huysmans, voudraient renouer dès maintenant des négociations avec les camarades allemands. D'autres se révoltent à la seule idée qu'on pourrait, pendant que la Belgique gît pantelante sous la botte de l'ennemi, discuter avec les gens qui sont les complices du crime. D'autres vont jusqu'à déclarer que l'Internationale est morte et que jamais elle ne renaîtra. A vrai dire la question ne se pose pas en ces termes simples: Internationale ou non. L'Internationale socialiste n'est qu'une des formes d'un très vaste mouvement d'internationalisation qui tient dans ses prises toutes les manifestations de la vie économique et sociale. Il ne dépend d'aucune nation, d'aucun parti, d'aucun homme d'arrêter ce mouvement. Ce n'est pas dire que la volonté humaine soit impuissante devant l'avènement de l'internationalisme comme elle l'est devant les graves phénomènes naturels, les volcans, les marées et les tremblements de terre. Il lui appartient au contraire de l'utiliser, de le diriger dans le sens de la morale et du droit, pour le faire coopérer au développement spirituel de l'humanité. Le cours de l'histoire pousse fatalement aux associations internationales, mais il appartient à la volonté des membres de déterminer les conditions du fonctionnement de ces associations. Tôt ou tard l'association internationale des ouvriers sera réalisée. Mais rien ne prouve que cette internationale sera socialiste ni même que les socialistes y auront la majorité. Rien ne prouve non plus que l'internationale socialiste continuera à fonctionner avec la collaboration de la section allemande exactement dans les mêmes conditions qu'avant la guerre. Cela dépend de la libre détermination des socialistes belges et alliés. Ils sont libres s'ils le veulent et c'est de cela que nous aurons le droit de leur demander compte, de reprendre des relations amicales avec les socialistes d'outre-Rhin, comme si rien ne s'était passé en Belgique depuis un an. Pour Huysmans la guerre et la dévastation de la Belgique apparaissent comme un épisode sans importance, un entre acte entre deux séances de congrès socialistes! La guerre est un fait pourtant et un fait terrible surtout pour nous Belges et ce fait, le plus forcené des idéalistes n'a pas le droit de l'ignorer. Les socialistes allemands ont été les complices du Kaiser et ce qui est plus grave des complices parfaitement conscients de l'indignité de leur action. Ils sont bien plus coupables que les partis bourgeois, car ceux-ci n'ont jamais caché leurs sentiments chauvins et n'ont jamais fait montre de dispositions pacifistes. La tactique d'Huysmans c'est d'atténuer leur responsabilité, de la réduire à rien, d'exalter leurs protestations verbales et leurs déclarations platoniques pour applanir la voie à une réconciliation prochaine, à une absolution sans repentir, sans ferme propos et sans pénitence, puis de prendre son mouchoir d'une main et de crier... de l'autre: Vive l'Internationale! C'est cette tactique que beaucoup de socialistes condamment. Et il y a un autre point que je n'ai pas vu signalé jusqu'ici : Les Allemands ont imprimé leur empreinte sur le socialisme international. Ils lui ont imposé leurs doctrines, leur tactique, leur méthode et leur discipline. Le socialisme international est allemand jusqu'à la moëlle des os. On peut dire que c'est une des formes les plus curieuses, les plus paradoxales de l'emprise pan-germaniste. A force d'intrigues, de louches tractations et de manœuvres ténébreuses Marx est parvenu à faire servir l'Internationale, au triomphe de sa patrie, de sa doctrine et à l'exaltation de sa personne. Nous en avons l'aveu de sa main. Le 20 juillet 1870, il écrivait à Engels ces phrases abominables : "Les Français ont besoin d'être rossés. Si les Prussiens sont victorieux, la centralisation du pouvoir de l'Etat sera utile à la centralisation de la classe ouvrière allemande. ' LA PREPONDERANCE ALLEMANDE EN OUTRE, TRANSPORTERA LE CENTRE DE GRAVITE DU MOUVEMENT OUVRIER EUROPEEN DE FRANCE EN ALLEMAGNE ' ; et il suffit de comparer le mouvement dans les deux pays depuis 1866 jusqu'à présent, pour voir que ' LA CLASSE OUVRIERE ALLEMANDE EST SUPERIEURE A LA FRANÇAISE TANT AU POINT DE VUE DE LA THEORIE QU'AU POINT DE VUE DE L'ORGANISATION.' La prépondérance, sur le théâtre du monde du prolétariat allemand sur le prolétariat français ' SERAIT EN MEME TEMPS LA PREPONDERANCE DE NOTRE THEORIE SUR CELLE DE PROUD-HON.' " L'Allemagne au-dessus de tout ! Or le Marxisme plonge ses racines dans la philosophie hégélienne tout comme le pan-germanisme. Le Marxisme n'est-il pas en quelque sorte le prussianisme appliqué à la question sociale? De même que la race germanique, race élue de Dieu, doit dominer le monde pour que la paix mondiale règne dans le triomphe de la culture allemande, de même la classe élue la classe prolétarienne doit écraser les autres classes pour que la paix sociale règne dans le triomphe du socialisme. _ La force prime le Droit! C'est le Marxisme du militarisme prussien aussi bien que du socialiste marxiste ou plutôt l'Allemand a son droit propre qui l'emporte sur celui des autres peuples, comme le droit du prolétaire l'emporte sur tous les autres droits. La morale entre les nations est une invention des peuples faibles comme la Belgique ou des peuples décadents comme l'Angleterre! La morale entre les classes est une invention bourgeoise, la réalité c'est la lutte à mort et par tous les moyens. On pourrait poursuivre indéfiniment cet intéressant mais un peu monotone parallélisme. Il ne suffit donc pas de crier: Vive l'Internationale ouvrière. Nous sommes prêts à le crier aussi nous catholiques. Il faut nous dire si vous allez traiter avec les assassins de nos frères et de nos enfants. Il faut nous dire aussi si vous allez continuer à courber l'échine devant les socialistes allemands qui ne sont après tout que des caporaux prussiens mal déguisés et des fourriers du pan-germanisme. AGRICOLA. o L'Epargne. Parmi les diverses questions d'actualité qui s'imposent à notre attention, la question de l'épargne se hausse sans nul doute au premier rang. Et cette place lui revient par ses rapports intimes avec les problèmes économiques et sociaux, elle joue un rôle dont les circonstances graves de l'heure présente ont encore augmenté l'importance. Si, dans son sens social le plus élevé, l'épargne consiste à prévoir au milieu de conditions de travail avantageuses des circonstances éventuelles moins favorables et à s'efforcer de pourvoir aux diverses nécessités qui peuvent en résulter, l'esprit, même le moins réfléchi admettra dès lors aisément que plus les conditions actuelles sont rémunératrices, plus il est impérieusement requis de prélever sur le revenu disponible, la dîme superflue qui viendra peut-être compléter utilement le nécessaire du lendemain. Or, jamais la main d'oeuvre industrielle n'a été à un prix si extraordinairement élevé. Il convient donc que nos ouvriers dont beaucoup gagnent aujourd'hui des salaires de fortune, en profitent pour épargner afin de s'acquitter ainsi de cette obligation morale imposée à chacun d'assurer autant que possible son avenir et celui de sa famille. L'avenir... que nous réserve-t'il? Les économistes les plus perspicaces eux-mêmes ne répondraient pas avec assurance à cette question troublante. Néanmoins, sans être pessimiste sur les conditions du travail après la guerre, on peut dire qu'il n'est que trop probable qu'une crise se produira dont l'effet immédiat sera d'entrainer une baisse générale des salaires. Peut être nos ouvriers ne se rendent-ils pas suffisamment compte de ces vérités. Ils savent que le chômage est inconnu dans les industries qui les emploient et quand on leur affirme que cette prospérité est purement artificielle, ce qui est indéniable, ils se contenteraient peut être volontiers d'accepter le présent sans trop se soucier de l'avenir. Qu'ils réagissent contre cette tendance fâcheuse et surtout qu'ils se gardent de prêter une oreille trop complaisante aux insinuations intéressées de certains qui leur laissent espérer pour l'avenir des conditions de travail aussi rémunératrices que celles d'à présent. Ce serait là s'exposer à de ' cruelles désillusions. Qu'ils se rendent bien plutôt aux arguments que la raison et la prudence leur font valoir et qu'ils agissent en conséquence. Or, rien n'est plus facile. Sans parler de la Caisse d'Epargne dont l'organisation et le fonctionnement sont les mêmes qu'en Belgique, la plupart des banques acceptent des fonds en dépôt et bonifient leurs déposants d'un intérêt variant avec le compte courant choisi. On distingue aussi, d'abord le compte-chèques dont l'intérêt ne dépasse généralement pas 2 pour cent, mais qui présente l'avantage de permettre, sans nul préavis et sur simple présentation d'un chèque, le retrait des sommes déposées ; puis le compte à quinzaine, rapportant un intérêt plus élevé mais variable d'après le cours de l'argent, où des sommes rondes sont déposées pour des termes successifs d'une durée de quinze jours chacun et ne peuvent être retirées qu'à l'expiration d'une quinzaine moyennant un préavis de quelques jours ; enfin le compte à long terme où des fonds sont déposés pour un, trois ou six mois. Dans ce cas l'intérêt est à convenir entre le déposant et la banque. On voit donc que ce ne sont pas les moyens qui manquent pour seconder la bonne volonté et favoriser la pratique de ce qui, ne l'oublions pas, est devenu une véritable vertu civique. La meilleure preuve de l'influence vitale de l'épargne privée sur la destination publique d'un pays, c'est l'empressement que, dès l'ouverture des hostilités, l'ennemi, conscient de sa faiblesse financière mit à imposer l'économie aux particuliers et il l'imposa " à la prussienne " c'est-à-dire par des règles de fer. Espérons avec confiance que le patriotisme de nos ouvriers fera autant et plus encore. Ils tiendront à coeur d'avoir prête pour le grand jour du retour une somme rondelette afin de pouvoir ensuite, dans la Patrie reconquise, non seulement faire bénéficier leur pays de leur activité, mais aussi augmenter sa richesse publique à un stade de son histoire ou il en aura grand besoin. L,L.

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Cet article est une édition du titre L'écho de Belgique appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres .

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