L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 07 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 18 septembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/nz80k27k32/
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tère Atiriée 5 cents (ÏO Centimes) Vendredi y mai 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. •Journal quotidien du matin paraissant a Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes »es lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURCWAL 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. f Charles Bernard, Charles Herblei, Comité de Rédaction: ■ Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 17*75. Abonnement I En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger fl. 2.00 ■> >> le moment critique. - i \u moment de quitter la France où i tfaifc vécu pendant cinq années, loin d< ç3 part'ie, pour aller inaugurer le monumen jes Garibaldiens, à Quarto, M. Gabriel* J'Ànnunzio • a déclaré : L'Italie entière va célébrer avec la plus haute fervéur le ,,sacre des Mille". ,,0'est le véritable sacre tyrrhénieu, insti tué par un grand peuple de marins. Xje monument est admirable, œuvre puis 8aDte d'un jeune artiste qui semble avoi] hérité la ,,terribiiité." de Michel-Ange. I représente les- héros de la liberté, qui ressuscitent de leurs sépulcres. Eh bien, de leurs linceuls nous allons refaire le blanc de nos drapeaux. ^Pour moi, l'heure est sainte. Le voei de toute ma vie militante va s'accomplir. Jft rentre dans ma patrie, après cinq ans d'attente et de tristesse. Mais ce jou.r merveilleux efface toutes- les ombres. Pour le mériter, on voudrait avoir donné' bien plus i que je n'ai donné." 'Voilà( bien la noble grandiloquence d« l'auteur des ,,Vierges aux Rochers", et cec: donne le ton du discours qu'il a prononcé ai: piçd tfu marbre qui a la „terribilité" d'ur Michel-Ange, devant cette mer Tyrrlié-nienne dont le rythme depuis bientôt 300C ans berce les espoirs du monde. Malheureusement ce discours nous n'en, avons pas encore le texte. ' Sa transmission a certainement' été arrêtée par la censure. Et ceci est déjà une indication. Le roi Victor-Emmanuel après avoii promis d'assister à la manifestation s'esl récus^,. M..Salandra également. En faut-il conclure que l'Italie préfère décidément une neutralité sans gloire encore que fructueuse au hasard des batailles ? Non point. Mais' l'Italie hésite encore. Se donnera, ne «donnera pas... Elle joue la femme dans cette comédie qui pourrait s'appeler la „Femme et Ja Pantin". Mais qui est îe pantin? On commence à croire à Berlin que c'est l'Allemagne. Le ton des journaux est devenu brusquement pessimiste. M. George Bern-hard de la „Vossische Zeitung" déclare avec mélancolie: ,,Nous préférerions que notre ancien allié ne se range pas aux côtés de l'ennemi. Mais s'il le veut absolument nous puiserons dans ce changement d'attitude uDe raison de plus de rassembler toutes nos forces. Personne ne peut plus ébranler notre confiance dans le résultat final." Et le „Ber-liner Tageblatt" écrit: „Ce serait folie que de se faire des illusions sur la situation qui eat devenue critique." Aussi faut-il interpréter l'abstention du gouvernement italien à la cérémonie de Quarto en ce sens que si tout n'est pas encore perdu pour l'Allemagne rien n'est perdu pour nous. Le discours de Gabriele d'Annunzio était tel qu'il était impossible à un souverain d'une nation neutre de l'entendre et Victor-Emmanuel n'eêt pu l'applaudir qu'après avoir prié M. de Bulow de faire ses paquets. Donc on négocie toujours et sur ce point les journalistes allemands pourraient bien avoir raison. Mais l'Italie n'a plus aucun intérêt à traîner ces négociations en longueur. Ses armements sont complets; l'armée et la flotte ont atteint leur point d'entraînement culminant. La neige des Alpes a fondu; il ne fait plus trop froid et, dans un mois déjà, il fera trop chaud. Si l'Italie estime que l'heure est venue d'achever l'œuvre de Cavour, c'est avant peu de jours où jamais qu'elle se décidera à jeter son épée dans la balance. On le sait si bien à Berlin et à Vienne que le double effort exaspéré exercé sur les deux, fronts par la coalition des empires du centre n'avait pas d'autre but que d'intimider le cabinet de Rome. Ce bluff a complètement raté et les boursiers de Berlin qui ont fait la baisse le jour même- où l'on annonçait la grande(?) victoire de Galicie l'ont bien fait voir à ces messieurs de la Wilhelm-strasse. L'Autriche y aura gagné en intransigeance mais l'Italie n'aura rien perdu de ses prétentions. ,,Trieste à aucun prix" demeure plus que jamais la réponse de l'une. „Trieste à tout prix", insiste l'autre. A tout prix, c'est la guerre. César, avant de franchir le E-ubicon, hésita Un moment. „Alea jacta est", prononça-t-il. Ce coup de dé heureux lui donna l'empire du inonde. Mais César avait foi dans sa fortune; il avait derrière lui ses victoires sur les Helvètes, les Suèves, les Usipètes, ta Angles et sur tous les peuples de la Saule. Le monument de Quarto et la pensée tas Mille ne suffisent peut-être pas à effacer ^e la pensée de M. Salandra — qui n'est pas César après tout — le souvenir d'événements militaires plus récents et moins igréables. Mais le roi, lui, sait ce qu'il doit 1 son nom de Victor-Emmanuel et que L'histoire, s'il l'oublie, pourrait y ajouter par ^ntraste le surnom de ,,Petit". Charles Bernard. P.S. D'après le ;,Secolo", l'Italie aurait 8oumis à l'Autriche un programme n ini-toum qui équivaudrait à un ultimatum. La »Vossische Zeitung" se fait télégraphier de Rome que l'on sera fixé avant peu de jours. Enfin le comte Goluchowsky, ancien ministre des affaires étrangères, serait ar-ftvé à Rome, porteur de nouvelles propositions de l'Autriche. L'Esprit belge. La revue ,,La Renaissance" va publier ^ in extenso une conférence faite par Emile J Verhaeren sur 1',,esprit belge". ,,0n a pu se demander s'il existe un ) esprit "belge et même on a pu en douter, ; a déclaré Verhaeren. Un esprit belge doit ' résulter d'une tradition commune belge créée par le temps et par les hommes et maintenue et fortifiée par les fait<s successifs et constants. Cette guerre aura eu un effet décisif sur la fixation de l'esprit et de la nationalité belges. ,,Nous vivions un de ces moments d'histoire où l'on sent- une âme nouvelle naître et tout à coup grandir. On fait partie de la multitude ; on la sent penser et vouloir à travers soi. L'individu s'abolit et la collectivité 6'affirme en chacun de nous. Un même cri sortit des lèvres de mon ami et des miennes.Tous les deux nous nous dîmes: ,,A cet instant la Belgique une et indivisible naît— ,,Donc ce que la paix n'avait pu faire, la guerre le fit et désormais l'esprit belge est né dans la douleur et dans les larmes et grâce à ceux qui combattirent à Liège, à Haelen et hier encore sur l'Yser, dans la gloire. Désormais nous avons outre une tradition de souffrances^ une tradition de courage à transmettre à nos enfants. En des heures sinistres, Wallons et Flamands se sont sentis tous prêts à la même mort; ils se sont sacrifiés les uns pour les autres ; ils ont pensé pour les défendre autant aux foyers flamands qu'aux foyers wallons; ils ont ensemble aimé les Français et les Anglais et maudit les Allemands; ils se sont fait un coeur et un cerveau nouveaux pour l'avenir. ,,Que la Belgique revive demain et. leurs antagonismes ne menaceront plus l'existence de leur nation, mais se contiendront dans les limites d'une rivalité vivace, mais pacifique....'» A l'oeil droit... Je ne me serais jamais figuré que j'étais aussi bon prophète quand j'écrivais, il y a quelques semaines, dans l',,Echo belge" que von Bissing s'occupait de tant de choses différentes, était tellement touche-à-tout, que le jour ne me semblait pas éloigné où il dirigerait ses regards vers... les ordures ménagères. Sans doute le ,,Je sais tout" qui gouverne temporairement notre pays n'a pas tourné, jusqu'à présent, son attend tion de ce côté, mais il en est bien près puisque c'est l'engrais qui est l'objet d'une de ses dernières proclamations. ,,Faut de l'engrais" disait je ne sais plus quel personnage de Labiche dans la ,,Cagnotte". C'est aussi l'avis des Allemands car ils ne cessent d'arroser de ce liquide — l'argent n'a pas d'odeur — les quelques plumitifs à leur dévotion qui d'une part s'efforoent de 6alir les journalistes belges probes et indépendants résidant à l'étranger, et d'autre part s'essayent à démoraliser nos compatriotes restés au pays. Jolie besogne, en vérité! Malgré toute la fumure teutonne la terre belge reste inculte, et c'est ce que vient de reconnaître von Bissing eu déclarant, tout récemment, refuser de remettre M. Max eu liberté parce que les Bruxellois n'étaient pas assez souples. Dame! tout le monde ne peut pas être en caoutchouc. Quant à M. von Bissing il est à ce point élastique que dans ses bonds désordonnés il en arrive à mettre ses pieds dans le plat. Car proclamer à la face du monde que, malgré tous ses efforts à lui von Bissing, les Belges ne font rien pour faciliter la tâche des Allemands dans leur capitale, c'est ce que l'on appelle une gaffe de dimension. Cela vaudra sans doute une nouvelle croix de fer à notre gouverneur éphémère, qui finira par mériter tant de ces décorations que, ne pouvant plus se les accrocher sur la poitrine, il se verra obligé de les attacher aux basques de sa redingote. Ce qui est renversant, inouï, c'est de devoir constater l'étonnement, mêlé de rage, des Allemands devant l'attitude irréductible des Belges à leur égard. Ne savent-ils donc pas, ces Germains, q-e partout où ils passent on les déteste, et ce n'est pas seulement nous, leurs enuemis qui parlons ainsi, mais voici ce que vient de déclarer, dans une interview accordée au journal ,,Berlingske Tidende", un de leurs alliés, le Comte Julius Andrassy, homme d'Etat hongrois: ,,Je regrette d'avoir à dire qu'en effet les Allemands sont haïs partout et il me faut admettre que, notamment les Prussiens et tous le3 peuples de l'Allemagne du Nord, manquent de tout raffinement, sont même des brutes. „Ils n'obtiendront jamais la dominatiou mondiale, d'abord parce qu'ils ont à défendre trop de frontières, et ensuite parce que leurs colonies n'ont fait, jusqu'à présent, que leur coûter." Vous comprenez maintenant, M. von Bissing? ,,Hême des brutes"!! C'est dur, avouez-le, efc je reconnais que, malgré toute ma haine pour les Allemands, il m'eût été difficile de trouver à leur décocher une épithète plus sévère. Mais ce n'est pas moi q'ui l'ai dit. J. N. En Belgique. I A Bruxelles. Von Bissing, gouverneur provisoire de la Belgique, vient de prendre un arrêté concernant l'exercice des pouvoirs qui appartiennent aux commissaires d'arrondissements. II est ainsi conçu: „Article 1er. — Tous les pouvoirs appartenant aux commissaires d'arrondissements t en vertu des lois sur l'administration des provinces et des communes sont exercés par les chefs militaires d'arrondissement allemands (Kreischefs). Les commissaires civils près les chefs militaires d'arrondissement exercent au nom de ces derniers la surveillance de l'administration des commu- / nés et de la tenue des registres de l'état-civil qui, d'après les articles 132-138 de la loi • provinciale, incombait aux commissaires d'arrondissements, ainsi que des affaires qui s'y rattachent. „Art. 2. — Le chef de l'administration ' civile près le gouverneur-général est chargé de l'exécution de cet arrêté." * * * La circulation des vélos a été interdite... deux mois après que la taxe eut été payée par les amateurs de cyclisme ! * * * Le jonkheer de Weede, ministre des Pays-Bas à Bruxelles, a accepté de faire' partie du comité national de secours et d'alimentation. * * * La nouvelle Croix Rouge allemande de Belgique a ses locaux au No. 93 de la rue Rovale. * * * Les rapports entre le gouverneur général ■ et le chef du gouvernement civil ne sont rien moins que cordià._x. Ce que l'un propose, l'autre le combat, ce que l'un ordonne est contrecarré , publiquement ou sournoisement par l'autre. Ces messieurs seront cependant unanimes sur uP-e décision: qu'ils devront prendre un jour leurs bagages et rentrer en Allemagne plus vite qu'ils ne le voudront. • « Les Allemands sont occupés à faire une enquête approfondie contre ceux des leurs qui ont abiise de la mission qui leur était confiée, pour réaliser de ,,bedides péné-vices" aux frais de6 Belges dont ils réquisitionnèrent lés marchandises et en même temps aux frais du gouvernement allemand.• # • Les Allemands ont mis séquestre sur les maisons alliées: H. AV. Stevens et British Lianœoff White Oil Co. Ltd. à Anvers, l'Agence Havas à Bruxelles et la Société Anonyme Dyle et Bacalan à Louvain. * * * Les funérailles de l'échevin Maes ont eu lieu au milieu d'une grande affluence de monde. L'échevin Lemonnier fit, au Conseil. Communal, l'éloge du défunt. La ville prendra les frais des funérailles à sa charge. A Anvers. Il a été question de faire reparaître „Le Nouveau Précurseur". Il en a tellement été question que le comité de rédaction était déjàconstitué, que toutes les mesures avaient été prises de façon à ce que ce quotidien put être imprimé dans les ateliers de la „Nieuwe Gazet", enfin, que la demande obligatoire avait été adressée à la Ivommandantur. Seulement, le „Nouveau Précurseur" aurait paru sous un autre titre. Il devait s'appeler „Le Temps" mais, par une coïncidence au moins curieuse, un éditeur de la ville avait obtenu, vingt-quatre heures avant M. van der Molen et consorts, l'autorisation de faire paraître une feuille qui devait s'appeler également „Le Temps". Devant ce fait, les -patrons du „Précurseur" n'ont pas insisté : et jusqu'à nouvel ordre leur journal ne reparaîtra pas. Ajoutons que ni le directeur, ni le rédacteur en chef, ni les rédacteurs faisant partie ie la rédaction du ,,Nouveau Précurseur" ] avant la chute d'Anvers ne devaient faire -partie de la nouvelle combinaison. La feuille [jui aurait dû paraître sous la censure allemande- aurait été rédigée par une rédaction * de fortune. ^ **.* , Le Comité anversois de secours vient ( l'ouvrir dans les locaux d'été de l'Harmonie un atelier pour tailleurs qui s'occuperont , de la mise à neuf et de la réparation des , vieux effets d'habillements reçus en dons. Chaque ouvrier qui se présentera à la j nouvelle œuvre touchera un salaire de fr. 1.50 par jour; la direction espère de la sorte recevoir dans un bref délai de nombreuses ■ inscriptions. , L'initiative de cette nouvelle institution est due à MM Adolphe Duinont, Baron de ( Waha et John de Win ter. ; En Campineï Les postes le long du canal de la Campine « ont été doublés. De forts détachements de uhlans. font des patrouilles le long de la frontière. Us sont impitoyables pour ceux ■ qui essaient de quitter la Belgique par des coies interdites. Néanmoins il arrive journellement des réfugiés belges, et spécialement des jeuues gens qui, par la Hollande et 1? Angleterre, viennent rejoindre l'armée belge. Il 'y a quelques jours une trentaine de jeunes gens du Tournaisis qui, pendant cinq jours, avaient fait la route à pied, réussirent à passer en Hollande. Dans les communes frontières de la Belgique circulent des dizaines d'Allemands sous escorte afin d'acheter du vieux cuivre ou des articles en cuivre, à raison de 30 centimes la livre. Plusieurs wagons ont déjà été chargés et dirigés sur l'Allemagne. A Lié^e. M. Maurice de Gérard on, administrateur de la Banque Générale de Liège, est décédé dans cette ville, à l'âge de 43 ans. A Huy. L'autorité a fait saisir chez trois marchands de grains des environs de Huy 150,000 kilos d'avoine qu'ils avaient emmagasinés dans l'intention de les vendre à d^s prix très élevés. Cette avoine, payée par réquisition au prix de 30 francs les 100 kilos, servira au ravitaillement de Huy et de plusieurs communes qui en étaient totalement dépourvues. * * * La semaine dernière a eu lieu la reprise des cours au collège Saint-Quirin et à l'Etablissement des Sœurs de Sainte-Marie. Les élèves de l'Ecole moyenne, de l'Athénée Royal et des écoles communales étaient rentrés la semaine dernière. A l'Ecole d'Agriculture de l'Etat la rentrée n'est pas encore fixée. * * * Le bureau des passeports vient d'être installé quai Dautrebande, dans la maison Putmans. à côté du „Deutsche Meldeamt" et non loin du bureau du Kreischef. Tous les bureaux allemands sont donc réunis sur le même quai. A Herve. En l'absence du bourgmestre Iserentant c'est l'échevin Cajotqui assuma les fonctions de maïeur. ' Il continue cette fonction. Parmi les notabilités inscrites au comité de secours, il faut mentionner-le juge R. de Franquet, Mmes Cajot-Franquet et de Franquen-de Sauvage; MM. le doyen Goffin, Gérard Borboux, Gustave et Pierre Chapelier, le docteur Hénault, Joseph Conradt, Jean Charlier, Georges' Mal vaux, Joseph Paulus, conseillers communaux et Joseph Ernst, secrétaire communal. Us ont. organisé le service du ravitaillement de la commune et pris toutes les dispositions que jomportait la situation, très délicate, avec an tact parfait. * * * Pour suppléer à l'alimentation par le pain . du ravitaillement, le Comité de secours efc d'alimentation a autorisé -les boulangers de la ville à fabriquer du pain noir qui est vendu à raison de fr. 1.10 les deux kilos. Co pain est excellent et on en consomme beaucoup. * * * Depuis des mois déjà les moyens de communication sont très faciles avec les grandes villes Liège et Verviers. Plusieurs breacks font journellement un service régulier entre Herve et Fléron et entre Petit-Rechain et Fléron par Herve. A Fléron les trams Est-Ouest conduisent à la grande cité industrielle. Il faut mviron deux heures pour se rendre de Hervé i Liège ou dans ses faubourgs. De même à Petit-Rechain, il y a les tra-m-Evays verviétois qui transportent en un bon r^uart'd'heure en plein centre de .Verviers, A Namur. Les arrêtés de von Hirschberg ressemblent à ceux de von Bissing. Celui-ci en i résume beaucoup d'autres que nous n'avons ( Das donnés. En vigueur pour toute la province, il est nterdit: 1. — D'exposer et de vendre: 1. Des tableaux et reproductions repré-entant tous les souverains, ministres, géné-■aux en chef, officiers, soldats, etc., des . >ays en guerre avec l'Allemagne, sauf la -J Belgique. ' 2. Toute réproduction d'événements de la guerre actuelle (surtout des cartes postales, endant des vues de maisons, d'endroits détruits, etc.); excepté les reproductions don-lées par les journaux qui ont passé par la ensure. 3. Toute espèce de brochure et autres :hoses imprimées (cartes postales, notes, itc.), ornées des couleurs nationales des . iuissances qui sont en guerre avec l'Aile- ' nagne, y compris la Belgique. 4. La musique de chants nationaux des 1 Etats en guerre avec l'Allemagne, à l'exception de l'hymne national belge, tant '' ]u'il ne s'agit que des quatre premiers cou. 1 ;)lets et que l'édition n'est pas ornée des 1 couleurs nationales, des armes, emblèmes et i litres choses. 5. Toute image et reproduction de la fa-nille royale, d'officiers belges, et de Belges occupant une place dans la vie publique, ! iès que ces reproductions font allusion à la 1 politique. II. — D'exposer, de vendre et de porter les noeuds, cocardes, fleurs, médaillons, joutons et autres choses en couleurs natio-îales (tricolores), des Etats en guerre avec 'Allemagne, y compris la Belgique. III. =r= De déployer les djapeaux tricolo res, et en couleur nationales, des Etats en guerre avec l'Allemagne, y inclus la Belgique, ainsi que d'orner les étalages des magasins dans ces couleurs. Toute contravention contre ces défenses sera punie d'une amende ou d'une peine de prison. Les objets exposés, vendus ou portés malgré cette défense seront confisqués. Le Gouverneur de la position fortifiée, et de la Province de Namur, Baron von Hirschberg, Lieutenant Général. * * * Sont nommés membres du Conseil de direction de la ,,Caisse d'avances près le gouverneur général en Belgique": MM. von Lumm, commissaire général des banques en Belgique; le colonel Ochme; Schacht, directeur de banque. Sont nommés membres du comité des avances: MM. le capitaine Hieronymi; le lieutenant von Mendelssohn-Bî.rtholdy; Nathan, directeur de banque; le premier lieutenant Sabersky. Le Gouverneur Général en Belgique, Baron Von Bissing, Colonel Général. # * # La fortification impériale (sic) de Namur annonce qu'elle n'a plus besoin d'officiers. C'est donc qu'elle est, à présent, en état. * * * On vient d'apprendre la mort de M. Emile Eucker, l'avocat namurois bien connu. La veille de son décès, son fils Lucien tombait en brave, à Pervy6e. * * * Nous apprenons la nouvelle de la mort de M. Jules Salpetier, major au 13e régiment de ligne, décédé le 12 avril à Halle (Allemagne) où il était prisonnier de guerre. Le sympathique officier a succombé à une affection grave. A L/ ouvain On se rappelle qu'au mois de janvier dernier le cardinal Mercier et le commandant de Malines von Wengersky ont échangé une correspondance dans laquelle le cardinal proposait de nommer une commission composée d'Allemands, de Belges et d'un représentant d'un pays neutre, afin d'examiner si les .prêtres fusillés en Belgique avaient pris part à la- guerre de francs-tireurs, comme le prétendent les Allemands. Le commandant von Wengersky ne donna pas suite à cette proposition et pour cause. On comprend que l'autorité allemande préfère des enquêtes faites uniquement par ses soins quand on voit de quelle façon elle les conduit. Le „Tijd" du 9 avril en a cité un exemple typique : ,,Deux officiers allemands et un fonctionnaire viennent chez les témoins, qui sont pour la plupart d'humbles gens, et leur disent d'un ton militaire : „Wahrheit sagen". Les réponses, faites en flamand, ou en français, sont recueillies en allemand, dans une langue que la plupart des habitants ne comprennent pas. Les petites gens doivent ensuite certifier la soi-disant exactitude de pareils protocoles. La façon de procéder des Allemands dans leurs enquêtes judiciaires émanant de l'autorité militaire résulte également de leur anquête faite. à Louvain. On posa entre autres à Mgr. Ladeuze, recteur de l'Université, la question suivante : — Savez-vous qu'à Louvain, on a collé sur les murs de la ville des affiches s'adres-3ant aux femmes et aux jeunes filles de Louvain dans les termes suivants : „L'ennemi approche, défendez-vous courageusement ; arrachez-lui les yeux de la tête. Signé: Albert, Roi des Belges." Mgr. Ladeuze ne put que rire et ne répondit pas. Ensuite on lui demanda : — Est-il à votre connaissance qu'à Lou rain, des femmes ont été odieusement maltraitées par des agents allemands ? — Je le sais, en ce qui concerne les faubourgs de Louvain, mais non en ce qui concerne Louvain même. — Nous ne vous demandons rien au sujet les faubourgs. Et le fait ne fut pas noté. Après l'interrogatoire, Mgr. Ladeuze communiqua aux enquêteurs le fait suivant: — .Le jour de la destruction de Louvain, 'ai vu de ma maison comment deux soldats illemands. tiraient de l'institut d'Arenberg lans les rues de la ville." — L'avez-vous vraiment vu? — Je l'ai parfaitement vu, alors qu'un des ,'ice-recteurs de l'Université se trouvait avec noi dans la chambre située du côté de la rue. — En somme, ce fait de tirer n'a pas l'importance et ne doit pas être retenu. Et cette déclaration, malgré son impor-;ance, par rapport au fait que l'on Continuait l fusiller des bourgeois, que l'on disait tirer les maisons, ne fut pas mentionnée dans le )rocès-verbal." Ces faits montrent quelle valeur peuvent Lvoir les enquêtes dont le gouvernement illemand oppose les conclusions aux accusa-ions de la commission d'enquête belge. Datras les Flandres. A St-Gilles, près de Termonde, les ruines iccumulées inutilement par l'armée alleman- ; le sont, pour la plupart, déblayées. On voit: je dresser, de-ci de-là, des baraques en Dois, qui vont remplacer momentanément les liaisons anéanties par l'incendie ou le bombardement.* * * Un papier gantois qui avait annoncé .'exécution, comme espions, de deux person nes de Termonde, a reçu de la part de ces mêmes personnes un démenti ».. sous forme de papier timbré. * a ♦ A l'hôtel des Postes de Grammont les Allemands ont ouvert un bureau delaKomman-dantur. Celui-ci délivre les passeports aux bateliers. * * * Le fils du littérateur flamand bien connu, Van der Cruyssen, est mort au front. Il était né en 1872, à Thielt-. U avait fait partie de l'expédition Ohaltin au Congo et fut commissaire de district dans l'Oubanghi, pendant cinq ans. Il appartenait en qualité de capitaine au 4e de ligne. — , + «-■ Pages de gloire Nous entamons aujourd'hui, sous la forme du seul résumé sommaire qu'il soit à l'heure actuelle possible de publier, l'exposé des faits d'armes principaux qui ont valu à diverses unités de notre vaillante armée des distinctions honorifiques collectives: Décoration du drapeau, inscription sur les drapeaux, étendards, boucliers ou fanions du nom des combats auxquels les unités prirent une part glorieuse. Si brèves qu'elles soient, ces notices suffisent à mettre en pleino lumière l'héroïsme déplo3'é par nos troupes au cours des luttes qu'elles eurent à soutenir contre un ennemi supérieur en nombre, en armement, en outillage. Toujours leur courage fut digne de la confiance que le Roi avait mis en elles. Nulle épreuve ne put jamais l'abattre. Et malgré tant de sang versé, la plus vaillante ardeur continue d'animer cette armée qui, refaite et reconstituée aujourd'hui, brûle de pouvoir chasser l'ennemi et reconquérir son cher pays outragé. En luttant sans répit pour une liberté sacrée, nos soldats ont conquis une gloire immortelle. Le 22e de Ligne à Hautem-Sainte^Marguerlte (18 août 1914) L'armée belge occupait la position qu'elle avait prise derrière la Gette pour couvrir la Belgique centrale. Depuis le 12 août, date à laquelle l'ennemi avait exécuté vers Diest et Haelen la violente reconnaissance offensive qui s'était terminée poiïï* lui, comme on sait, par le plus sanglant échec, de petits engagements seulement avaient eu iieu entre nos avant» postes et les patrouilles allemandes. Bientôt pourtant, le commandement de notre armée acquit la certitude qu'une offensive ennemie en forces considérables se préparait contre oios positions. Ayant rassemblé plusieurs corps d'armée destinés à traverser îa Belgique par la rive gauche de la Meuse, les Allemands les poussaient, en effet, droit contre l'armée belge, attaquant celle-ci de front en même temps qu'ils cherchaient à déborder ses ailes et à la couper d'Anvers. La Ire division d'armée occupait les environs de Tirlemont; le 22e de ligne, régiment dédoublé du 2e au moment de la mobilisation, avait mission de tenir les abords de Hautem-Sainte-Marguerite, à 3 kilomètres au N.-N.-E. de Tirlemont. Le 18 'août, vers midi, il est assailli par des .forces considérables. C'est le Xe corps d'armée allemand, soutenu par ses 160 pièces (canons et obusiers de campagne, obusiei's lourds) qui, marchant dans la direction générale de Tirlemont, prononce son principal effort contre la position tenue par le 22e de ligne. Ce régiment est directement soutenu par l'artillerie de la 2e brigade mixte, c'est-à-dire 12 pièces de canons de 75. A 13 heures, l'action bat son plein. L'artillerie allemande ouvre un feu d'enfer, auquel inos batteries ripostent vaillamment. Dans la plaine, on peut voir s'avancer et bondir les masses profondes de l'infanterie ennemie. Le feu convergent de l'artillerie ennemie devient de plus en plus meurtrier, les postes avancés qui défendent les rives de la Gette ont dû se replier, après avoir opposé à l'ennemi une résistance stoïque. Bientôt, l'infanterie assaillante, qui a franchi la rivière, menace de ses lignes épaisses et profondes, non seulement le front, mais les flançs de la position tenue par le 22e de ligne. Fusils et mitrailleuses ont beau faucher les rangs de l'ennemi, des vagues nouvelles d'assaillants bouchent instantanément les vides, et le flot gris implacable avance toujours. Dans les rangs du 22e de ligne, le feu de l'ennemi a fait de terribles ravages aussi, mais le régiment a l'ordre de tenir; les hommes se cramponnent au terrain qu'ils ont. organisé ; l'assaillant est incapable de faire lâcher piecl à la troupe; le régiment maintient toutes ses positions de la ligne principale, meurtri et saignant, mais toujours résolu et attendant, héroïque, l'assaut. Cependant, le soir tombe; le feu se ralentit un peu ; le régiment va pouvoir exécuter l'ordre de retraite que, vers la fin de l'après-midi, le grand quartier général donnait à toute l'armée. Dans le crépuscule qui envahit le champ do bataille, les compagnies, ou plutôt les débris de ces vaillantes unités décimées, reculent en lx>n ordre, sous la conduite des quelques officiers encore épargnés par la lutte. T^es minces lignes de tirailleurs se retirent d'abri en abri, de fossé en fossé, de talus en talus, s'arrêtant pour fairo feu sur les groupes ennemis, qui, à bout de souffle eux-mêmes, abandonnent bientôt la poursuite. Et le grand silence tombe, avec la nuit, sur , Ha utem-Sainte-Marguerite. Dans ce combat mémorable, le 22e de ligne perdit 50 p. c. de 6es effectifs, mais il retint devant lui. pendant huit heures, la presque totalité du Xo corps allemand. Il ne rompit le combat que par ordre; sur 37 officiers (y compris les médecins) qui prirent part à l'action, 23 tombèrent: sur ceux-ci 11 avaient été tués; un seul s'en tira avec dos blessures légères. Plus tard, le 22e de ligne 6e fondit, comme avant la mobilisation, en un seul régiment, avec .le 2e. Bappelant ces faits lo 1er mars 1915, lors de la présentation solennelle des recrues aux anciens soldats, S. M. le Roi autorisait le régiment à inscrire sur son drapeau, ces mots glorieux : Hautem-Sainte-Marguerite, IS août ^ 1914. (Courrier de Varmée belge).

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