L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 04 Septembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 21 octobre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/4t6f18tc9n/
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3ame Antteem «i^6 t» cents riWâr(Si 4 sëpt<E:aTEîa>riS W&V7- L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer .tournai cmotidfen du matin paraissant en Hollande. Belqe est notre nom die Famille. -J1UJL<II±!_J ! J Toutes les lettres doivent être adressées ta îi a a î* fi 11 de réd^ictiow -N. X? VOOKBURCWAL 334-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 177S. Rédacteur en C!ie! : Gustave Jaspaers. . . . ( Charles Bernard, Louis Plerard. Comité de Rédaction: ^ René Chambrr, Emile Painparé. Fous* les annonce», afoonnemeiiis ei venie au numéro, s'adresser à l'Administration du iourna!:N.Z.Vooifburgwal 234-240, Amsterdam Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le nettoyage. Almereyda, Duval, Malvy, encore des victimes des offensives.de paix de 1 Allemagne. Colle qu'elle avait déclanchée en France, à peu près parallèlement à celle ' de Russie, dénoncée depuis longtemps p&r les gens claiïvoyants de tous les partis, vient de sombrer dans le même opprobre. En Russie, démasqué, l'agent boche Lenine parvint à fuir grâce à la situation troublée où, deja, il avait plongé le pays. Le sieur Almereydîi-, cambronnesque anagramme qui cachait l'identité de Vigo, a été moins heureux. Coffré, deux jours après il fut trouvé pendu. Un lacet de bottine, laissé par mégarde — d'autres disent à dessein — à la disposition du rédacteur en chef du ,,Bonnet Rouge", étrangla les révélations intéressantes qu ou attendait de lui. Mais, par le fait même de son suicide —• ou de son exécution — le mort a parlé, comme aurait dit Paul Féval. Almereyda s'est trahi tout en assurant de sa discrétion ceux qui le payaient. Guillaume II a eu dans la personne de ce libertaire un serviteur coûteux mais fidèle De celui-là aussi il pourra dire: Mort au champ d'honneur! Les Français, une fois l'autopsie faite, et-bien faite, jetteront cette charogne à l'égout. Si l'officier chargé de l'instruction, car l'affaire est déférée au conseil de guerre, 11e peut plus rien tirer do ce cadavre, il a toujours à sa disposition Duval. C'est ce Duval, administrateur du }>Bonnet Rouge", qui faisait l'intermédiaire. Il se rendait en Suisse où il se rencontrait avec les agents boches. On arrêtait les lignes du plan de campagne et Duval empochait l'argent. 11 partageait avec Almereyda — et d'autres? — car, sur les 600.000 francs qu'il a reçus de la Wilhelmsfcrasse, il n'en a versé que 200.000 au pendu de la Santé. A moins qu'il n'estimait- à 400.000 francs son intervention à lui, Duval. C'est ce que les débats éclair-ciraient s'ils n'avaient lieu à huis clos. Peut-être n'en connaîtrons-nous que le dénouement: les douze balles qui cloueront Duval au poteau. Bien'mal acquis ne profite pas. Almereyda n'aura pas eu beaucoup de plaisir de son appartement de 9000 francs et de son automobile. Mais que cet anarcho ait pu vivre sur un pied de 100.000 francs par an, sans éveiller autrement les soupçons de la police de M. Malvy, est vraiment extraordinaire, : tellemént que M. Malvy s'en est rendu : compte lui-même et qu'il a donné sa démission. Tout cela ne ferait jamais qu'un traître et un ministre de moins, ce qui est peu de chose dans le tourbillon des événements où nous vivons, si l'affaire ne dépassait dans sa signification profonde cette assez banale histoire d'un portefeuille et d'un lacet de bottines. Ce que le terrible et clairvoyant M. Clemenceau veut atteindre dans sa campagne, qui amena jusqu'ici la chute d'un ministre et le châtiment d'un traître, ce sont les auteurs de oètte offensive pacifiste, inspirée par l'Allemagne et, dans bien des cas, payée par elle, dont la France a tant souffert au début de l'été. La complaisance de M. Malvy, que M. Malvy lui-même appela un système — curieux système de gouvernement —, avait amené lo pullulement d'une foule d'imprimés destinés à mettre la suspicion dans l'esprit- des ouvriers et surtout des permissionnaires. C'est à cette propagande défaitiste que le général Nivelle, à qui le gouvernement, c'est-à-dire M. Malvy, refusait les moyens de l'enrayer, attribuait en partie la non réussite de l'offensive sur l'Aisne du 16 avril dernier. Elle infectait l'avant, elle empoisonnait l'arrière. L'armée etn était énervée, le pays troublé. Il y eut une réaction dont les effets se manifestèrent au 14 juillet. Le pays se retrouva unanime et confiant. Et le 20 août dernier l'armée justifia cette confiance en infligeant à l'ennemi une des défaites les plus sanglantes qu'il subit dans cette guerre. Verdun, nom magique, opéra une fois de plus. Les effets du mal sont enrayés mais la racine du mal subsiste. H faut l'extirper. En ce moment où il semble que dans tous les pays alliés on ait une claire vision de la victoire peut-être encore lointaine maïs sûre, cette nécessité de combattre le pessimisme . sous toutes ses formes apparaît inéluctable. Quand la Russie triomphe enfin de la contre-révolution provoquée par l'Allemagne, quand l'Amérique, comme elle vient encore de le faire dans sa réponse au Pape, manifeste eî cla'irement son intention de jeter dans la balance tout le poids de sa puissance et de sa richesse, quand les Britanniques battent les Allemands en Flandre, quand les Français sont victorieux à Verdun, quand le* armées de Cadorna emportent d'assaut le Monte Santo, ce n'est pas le moment de se laisser vider le crâne par des oracles de la défaite, qu'ils agissent pour leur compte ou pour le compte du roi de Prusse. En Angleterre on arrête un Morel, en France on va juger un Duval. Le nettoyage commence. ; Gharles Bernard. 1 Il y a un an b septembre 1916: Les Britanniques occupent Gwiiiemo'nA (Somme} 0, Daar-efc-Sahtm (UétvpotcNnieJ. ' ,i Pourquoi il faut des garanties contre l'Allemagne? M. Fernand Engerand, député du Calvados, écrit, à ce propos, dans l',,Echo de Paris", les lignes suivantes: Nous avons affaire à un peuple totalement étranger à l'honneur; il faudra des siècles ou une terrible épreuve nationale pour le corriger de cette infériorité morale. Il a érigé en principe et appliqué en fait que sa signature est une écriture quelconque et 6ans particulière valeur, que les conventions, au bas desquelles elle se trouve, sont de ,,simples chiffons de papier" qui ne le lient qu'autant que son intérêt ne s'y oppose pas comment traiter avec de telles gens, et sur quelles bases, et aveo quelles garanties? Comment une nation qui, comme la nôtre, lutte pour son existence même, remettrait-elle sa destinée à une convention réciproque, viciée et annulée même avant que d'avoir été faite? Et qui pourrait garantir le respect d'un tel engagement quand tout le monde se bat ? L'honneur exige une réparation, et l'honneur a une incarnation auguste, la Belgique. S'ils veulent essayer de ,,regagner la confiance de l'univers", qu'ils commencent par faire des excuses à la Belgique et par reconnaître les crimes qu'ils ont commis contre elle ! wm m Un Document. On ne saurait réunir suffisamment de documents prouvant les procédés infâmes employés par les Allemands en Belgique. En voici un qui, s'il n'a pas le mérite d'avoir été nouvellement affiché, est du moins à peu près inédit. Il a trait aux déportations à Mons. Le bourgmestre de la ville de Mons porte à la connaissance de la population la communication suivante: 16 avril 1917. AVIS Tous Tes habitants ue la ville de Mons, du •sexe masculin, de 17 à 45 ans, doivent se présenter demain 17 ^avril 1917, à 9 heures du matin, à la caserne de cavalerie, par ordre de l'inspecteur de l'étape de Mons. Ils doivent être pourvus de vêtements, de bons de couvertures et de manteaux. Celui qui ne se conforme pas à cette ordonnance est passible d'une amende de 1000 marks et d'une année de prison. Sont exemptés: les professeurs et instituteurs, les docteurs, les ecclésiastiques et les personnes qui travaillent pour l'administration allemande des chemins de fer, dans les lazarets pour chevaux, dans les hôpitaux et au Proviandambt, de même que tous les employés communaux. Cet avis doit être porta à la connaissance de la population par tous les moyen?, proclamations, affiches, etc. (s.) von Zeschau, major et commandant. Mons, 16 avril 3917. Le bourgmestre, Jean Lescarts. twm n La portée de la politique flamande de l'Allemagne d'après un organe officieux. La ,,Norddeutsche 'Allgemeine Zeitung" du 21 juillet 1917, Ire édition, dans un article résumant l'oeuvre accomplie par l'administration allemande en Belgique, reconnaît ouvertement que l'Allemagne n'a pas favorisé le développement du mouvement flamand, dans le eeul intérêt des Flamands, mais encore, et surtout, dans son propre intérêt. ,,Ainsi, — conclut l'article, — il faut attribuer à la politique flamande de l'Allemagne une portée qui s'étend loin au delà des limites de la Belgique et du présent". C'est là un aveu qui, émanant d'un organe officieux, mérite d'être noté. ; >m-J O 1»! l'Allemagne, son propre juge! M. H.rJ. Suter Lerch — un Suisse allemand qui eut, jusqu'au jour de la violation de la neutralité belge, les plus vives sympathies pour l'Allemagne, tellement' qu'il s'était fixé dans ce pays — vient de publier un livre très intéressant: Dentschland sein cir/ener ' Itechterl Antwort fin es Kosmopoli-ten Schweizers ouf clic dcutschc propaffanda zujti 11 elt/;rie(/ 191Jf (L'Allemagne, son pro-pre juge! Réponse d'un Suisse cosmopolite à la propagande allemande au sujet de la guerre mondiale de 1914. — Zurich, Art. Institut Orel! Fttssli, 1917, 149 pages). Dans cet ouvrage, il démontre par les documenta allemands eux-mêmes que l'Allemagne a déchaîné la guerre pour assurer son hégémonie par des conquêtes. Des ,.documents diplomatiques belges", publiés par le gouvernement illemand, l'auteur conclut à l'absolue loyauté de Apolitique belge. Il lait, au con-;raire, ressortir la fourberie de la politique illemande; en 1911, lors de la crise maro-;aine, l'Allemagne refusa de faire, quant à la neutralité belge, aucune déclaration formelle, sous prétexte que pareille déclaration permettrait à la France de dégarnir la frontière belge et de porter toutes se3 troupes iur la frontière allemande: or, en 1914, .'Allemagne, pour justifier la violation de a neutralité belge, invoqua la présence de roupes françaises la long de la frontière »elge..,s/ In Belgique. Le Régime de la Terreur. A propos de l'arrestation et de la déportation des notabilités du monde colonial belge, "un de nos lecteurs reçoit les détails ci-dessous: A la nouvelle des événements qui se sont déroulés le 29 juin au matin à Bruxelles, des neutres se sont rendus au gouvernement général où on leur a déclaré que ces arrestations avaient été opérées à titre de icprésailles contre les mesures prises par les autorités belges à L'égard des civils allemands dans l'Est africain. Les autorités allemandes ont déclaré aux neutres que nos compatriotes'seraient relâchés aussitôt que les Allemands de l'Est africain auraient été mis en-liberté et en situation de rentrer sans difficultés en Allemagne. Nos amis ont accepté très allègrement le sort qui leur est fait. La preuve en est qu'au dernier moment, l'autorité allemande ayant voulu accorder un -traitement spécial à certains d'entre eux et leur faire subir un examen médical pour les remplacer, le cas échéant, par d'autres otages, tous ceux à qui fut faite cette proposition, notamment le comte John d'Oul-t rem ont, plus que septuagénaire et malade dans son lit, ont fièrement refusé cette faveur et ont voulu jusqu'au bout partager le sort de leurs camarades de captivité. Et cela après trois ans d'oppression et de martyre ! Quçlle gloire d'être Belge!... Les déportes, au nombre de 20, sont depuis lors au camp de Holzmindén,. Nous en avons peu de nouvelles. Nous savons seulement qu'ils sont bien nourris, grâce aux colis qu'en leur envoie. L'un d'eux. M. Orner Le-preux, directeur de' la Banque Nationale de Belgique, président du conseil d'administration de la Banque du Ccngo Belge, a pu rentrer- à Bruxelles la semaine passée peur assister aux funérailles de sa soeur. Mais il n'a pu communiquer aveo sa famille et il a1 été renvoyé en Allemagne immédiatement après la cérémonie. Chez Ses Âktivsstes ,,La Belgique" continue à interviewer les traîtres. Cette fpis c'est Willem Gyssels, un rimailleur — ils le sont tous dans, cette clique — qui dépose sa triste prose dans le journal embcché. Nos lecteurs verront que celui-là est au fond un aktiviste je in'en-fichiste, ni chaire ni poisson, un type qui veut se mettre au-dcssfls de la mêlée puisqu'il est ,,\vereldburger". Pour iui, la Flandre, la Belgique, l'Europe, il s'en fiche, pourvu qu'il puisse vivre facilement et probablement prendre beaucoup de verrès comme ses acolvt.e6. Voici donc l'interview en question: M. René De Clercq représente l'élément ..extrémiste" du mouvement activiste. M. Willem Gyssels en représente l'élément mo-I doré. M. Willem Gyssels, directeur du ,,Vlaamsch Leven", un des poètes flamands les plus appréciés en Belgique et à l'étranger, est, tout au contraire de M. René De Clercq, un tempérament calme. Dès les pre-I miers mots, il m'avertit qu'il a la politique en hoi-reur. Néanmoins, abordant tout de suite la question à l'ordre du jour, je lui demande ce qu'il j^ense de la séparation administrative. — Si, dit-il, la séparation administrative, préconisée tout d'abord par les Wallons — je vous renvoie à la Lettre au Roi de M. Jules Destrée, aujourd'hui ministre de Belgique en Russie — est absolument nécessaire pour mettre fin à cette lutte linguistique gui absorbe toutes nos forces, toute, notro energie, il n'est que logique d'accepter ce moyen avec ses conséquences. — Croyez-vous qu'à son retour le gouvernement belge ne détruira pas le travail accompli par vos amis avec l'aide de l'autorité occupante? — Non. Il se trouvera devant un fait accompli. Il n'osera pas toucher à la séparation administrative, car il ameuterait tout le peuple flamand, y compris les ,,passivistes" qui, à tort ou à raison, ont la certitude que nos dirigeants, tenant compte de l'héroïsme de nos soldats flamands, feront droit à nos revendications de toujours. — Puisque vous parlez des ,,passivistes", que pensez-vous de leur attitude ? — Ils tendent au même but que nous. Seule une question d'opportunité nous sépare. Ils formeront, en quelque sorte, la réserve de l'armée activiste. 11 faudra les ménager tous: nous n'aurons pas un homme de trop pour maintenir le terrain gagné. — Peut-on vous demander votre avis sur la séparation politique ? — Personnellement, cette Question m'in- • téresse peu. Pourvu qu'on me permettre de vivre et do me développer selon mes facultés et le raractère de ma race, peu m'importe l'Etat dont je fais partie! Si Wallons et Flamands peuvent vivre fraternellement et de bon accord dans un même Etat, sur la base du respect des droits de chacun, tant mieux! Pour ma part, je me suis toujours considéré comme un citoyen du monde (we-reldburger). Remarquez que les événements : historiques surgis aujourd'hui dans la partie flamande du pays ne sont que l'aboutisse- ■ ment logique de longues années de luttes pendant lesquelles les déceptions ont succédé pus déceptions. ..Trop longtemps les fla mands ont dû supplier qu'on satisfasse à leurs justes revendications. De temps en temps, ils obtenaient, un bout de loi qui trop souvent avait pour seul résultat d'exaspérer les esprits en Wallonie, tout en ne donnant aucune satisfaction aux Flamands. La situation actuelle est provoquée par le manque de clairvoyance de nos dirigeants. L'évolution est devenue, en quelque manière révolution: c'était à prévoir. Notez, au surplus, que le moment semble propice à ce que l'on pourrait appeler la cristallisation des griefs des nationalités opprimées. Voyez la Finlande, l'Ukraine, la Lithuanie, la Pologne, l'Irlande, le Transvaal... Nous n'échappons pas'à la loi générale. Je veux vous dire en terminant: Conseillez à ceux de vos lecteurs qui désirent se rendre compte des causes véritables du mouvement activiste de lire ,,La Flandre martyre" et ,, Justice", de Claudius Se-verus. Ils y trouveront des chiffres et des documents d'une éloquence saisissante. Dites-leur aussi, de ma part, - que nous n'avons jamais tenu les Wallons pour nos ennemis. Nous n'en voulons qu'aux ,,frans-quillons", qui sont, en majorité, des fonctionnaires, des ronds-de-cuir avides de gloriole et de profits". A Bruxelles Les nombreux intéressés de l'alimentation d'Etterbeek adressent une petite requête à leur administration communale. Etterbeek semble avoir pris la tête des réfermes, mais il y a encore des points noirs. Trop souvent,-en ce qui concerne les pommes de terra notamment, les indications insuffisantes ou confuses donnent lieu à de3 déceptions. Au commencement de cé mois, par exemple, on pouvait lire: ,,La vente de3 ponimes de terre est suspendue jusqu'au .9 courant"; et immédiatement au.-dessous, sur une bande de papier: ,,Les personnes qui n'ont pas été servies le 4 courant le seront le 6". Il y a là, évidemment, une contradiction. Dans l'incertitude, que fait la ménagère qui n'a pas été servie le 4? . Le 6 arrivé, elle se dérange, mais c'est seulement sur plaoe qu'elle apprend que ,,la distribution né se fait qu'aux personnes qui vont à la coupe" — détail qui n'était indiqué nulle part. Les intéressés de la même commune réclament aussi l'affichage, à la maison communale, de tout ce qui concerne les différents services d'alimentation. A défaut de cette règle, leurs déboires pont nombreux. Eu vcici un exemple: les deux ou trois premières distributions de poisson eurent lieu à Etterbeek pour Etterbeek, tandis que les autres faubourgs étaient servis au marché au poisson avec Bruxelle3. Puis on a fait savoir que le poisson ne serait plus distribué à Etterbeek pour Etterbeek, mais en ville. Cela semblait une règle établie. Survint une cinquième distribution annoncée par la presse mais au sujet de laquelle Etterbeek n'afficha rien. Des ménagères cependant se rendirent au marché au poisson de Bruxelles, supposant qu'il en serait comme les précédentes fois. Elles font la file. Un peu avant leur tour, on annonce qu'il n'y a plus de poisson. Même sort après une heure passée par elle3 à une deuxième file. A la troisième file, leur tour arrive, mais à la présentation de la carte on leur dit: ,,Etterbeek est servi dans sa commune". Elles reviennent donc à Etterbeek et là on leur dit que leurs numéros ne font pas partie de la distribution ! Aucune indication n'avait été affichée à la maison communale, écrit un journal de la capitale. Faut-il faire chaque jour le tour des six endroits affectés aux différentes distributions? Il serait si simple de centraliser toutes les indications et de les affidher clairement.Au Pays Wallon Etant donné le mauvais vouloir de la plus grande partie des fermiers et cultivateurs du Centre, d'Hymie et de Fromiée, le Conseil communal de Gerpinnes a décidé la suppression pure et simple du service des patrouilles dans ces secteurs. tîasts les Fïcaradres La population évacuée de la zone de feu a- trouvé, en général, un accueil sympathique auprès de nos campagnards. Et, chose triste à dire, ce sont les gros fermiers, qui ramassent l'or à la pelle, qui se montrèrent les moins empressés à faire preuve de solidarité patriotique. Les autorités cependant ont mis vivement à la raison ces patriotes de mauvais aloi en les obligeant à héberger ces malheureux. Il convient, d'autre part, de îignaler les actes de dévouement et de charité auxquels dennèrent lieu les tristes scènes de l'arrivée des fugitifs. Des sommes assez considérables furent réunies en quelques jours pour leur venir en aide, et nombre de personnes se sont spontanément chargées de l'entretien des jeunes orphelins de Wervicq et de Menin. Les administrations communales s'acquittent, elles aussi, de leur devoir. C'est ainsi qu'à Erpe chaque famille de réfugiés a reçu 20 francs, 2 kilos :1e farine, 45 kilos de coke et 3 mètres cubes de bois de chauffage. A Nieuwekerke, on a Fait mieux: on leur a remis 200 francs pour [es mettre en ménage, plus 50 kilos de charbon et un sac de pommes de terre. Les opérations militaires Grande activité sur tous les fronts Les Anglais font une attaque réussie à l'est de Wytsehaete et enrayent une tentative allemande dans la région d'Havrincourt. — Les Français gagnent du terrain au nord d'Hurtebise et repoussent plusieurs contre-attaques de l'adversaire. — Les Italiens étendent leurs progrès dans la vallée de Brestovizza. Un succès des alliés en Macédoine. La situation à l'Est. SUT 1b front occidcntal sur 'e 'ront <1® .Verdun, dans les secteurs de la cote 304, de Samognéux et de'Beau- Communiqué hebdomadaire belge. niont. AuDUcoursV la4 ŒïartS Vaines réactions ennemies w Cerny et ennemie a canonné avec la violence habituelle Hurtebise. notre front, principalement nos communica- (Communiqué offioiel.) tions. Certains de nos cantonnements de la zone arrière ont été pris maintes fois sous lo PARIS, 2 septembre. Sur le front de feu de pièces à longue portée. A Dixmudc lutte l'Aisne l'activité des deux artilleries de- à coups de grenades. Notre artillerie a effec- meura très vive toute la nuit. Des tentatives tué de nombreux tirs de représailles et canon- d'attaque brusqué'es sur les positions fran- né notamment une importante colonne enne- çaises dans le secteur de Cerny subirent un mie. L'activité de nos patrouilles a été remar- échec complet quablo ; plusieurs coups de main effectués par nord-ouest, d'Hurtebise les Allemands deux d'entre elles ont pleinement réussi et , permis la capture de plusieurs prisonniers. Les lancerent une nouvelle attaque sur les posi- conditions atmosphériques ont été très défa- tions conquises par les Français^le 31 août ' vorables à l'exécution de tirs de contre-batte- au soir. Le tir exactement repéré des Fran- rie ainsi qu'à l'activité. Seuls quelques vols de çais brisa l'attaque qui ne put aborder les surveillance et de chasse ont pu être effectués, lignes françaises. Plusieurs combats ont été livre» au cours des- gur ja rîve gauche de la Meuse des com- quels 2 avions ennemie ont été abattus et plu- b d>artillerie intermittents eurent lieu au sieurs autres contraints d atterrir desempares. . . , on. Nos ariom ont mitraillé a diverses reprises et nord de la cote 304. à faible altitude les "tranchées et organisa- Sm* les Hauts de Meuse les Français tions ennemie:;. arrêtèrent par deux fois des raids allemands. Partout ailleurs 'nuit calme. Attaque aérienne sur Ghisteiles. Le 19 et le 22 août les batteries spéciales (Communiqué officiel) des Français abattirent deux avions ennemis LONDRES, 1er septembre. L'Amirauté' <les circonstances particulièrement demande: Hier nos hydravions attaquèrent ;er avi j. 2000 mètres le camp d aviation de Ghisteiles. Plusieurs d-altitudî, àutoe&noa de la-seconde incendies ont ete constates dans les hangars. secti(m s.^raea sur ]e entre Bouconville Ils lancèrent des bombes également ?ur la ^ ^ premifcre3 ]igu€s_ voie ferree Osten e- îourou ., si uee a pro- c-^ond, qui volait à plus de 5000 ximite du camp. ) _ mètres^iu-dessus des lignes françaises, fut Tous nos appareils rentrerent indemnes. par m obug et toœba à qllelq,ies Le mois dernier lès Britanniques ont fait 10697 kilomètres de Souilly. prisonniors et capturé 36 canons, 200 mi- traill©U3es et 73 mortiers de tranchées. ., „ . .... (Communiqué cffidci.) ■ L'offensive Italienne LONDRES, 2 septembre. Ce matin nous alliés 'éa,isœnt de nouvcaux pr0^s rtans réussîmes des raids à l'est do Wytsehaete. la vallée de Brestovizza et s'emparent Ncs troupes bombardèrent les abris de - d'un énorme butin de guerre. l'ennemi et nos feux de mitrailleuses infli- (Communiqué officiel) gèrent des pertes à l'adversaire quand il R0MB 2 septembrG. (Stefani.) Sur le front tentait de se sauver a traveis le terrain dé Jiulia, hiçr, la lutte ne fut pas particulière- ouvert. ment violent. Des contre-attaques ennemies Au sud-ouest d'Havrincourt un détaché- furent repoussées près du versant sud du ment ennemi fut dispersé sans pertes de plateau do Bainsizza, des versants nord du , notre coté. Monte St. C.-.briele et au nord-ouest de Tivoli Hier soir le temps s'éclaircit pendant (à l'est de Gorizia.) deux heures et, pour la première fois depuis avions bombardèrent avec, succès le ter- quatre jours, nos avions reprirent leurs ra.n à lamere des posions ennem.es. siir le travaux habituels. Dans les combats aériens - ^Gabrige (à l'est de St. Michèle) plusieurs un appareil allemand fut abattu dans nos o|nJg cnnem;s tje calibre moyen tombèrent sur lignes et un autre contraint d atterrir en URe installation sanitaire où quelques pertes dehors de notre portée. Nous perdîmes un furent causées. avion. Dans*> la vallée de Brestovizza (Carso) nous Le nombre des Allemands faits prison- étendîmes nos progrès réalisés le 30vot le 31 niérs par les Britanniques au cours du mois août. Nous fîmes des prisonniers et nous nous d'août comporte 7279, dont 158 officiers, ce emparâmes d'un énorme ."butin de guerre, qui porte l'e total des prisonniers faits par nous depuis le 30 juillet au matin a 1069(, quantit(!s de ^lnitions et ^e'mitêrielf dont 234 officiers. ^ ^ Belluno, au cours d'un combat aérien, Le mois dernier nous capturames 36 ca- nous abattîmes un avion ennemi. Dans la nous, dont 6 pièces lourdes, ainsi que 200 vallée du Zebrei (dans la contrée/de Stelvio) mitrailleuses et 73 mortiers de tranchées, des détachements audacieux de chasseurs Ces chiffres ne comprennent ni les prison- alpins s'emparèrent, par une brillante action niers ni le butin capturés dans les Flandrés exécutée à 3-500 mètres d'altitude, d'un poste ollinc avancé que les Italiens avaient dû évacuer le l)ar ' matin du 27 août. Ils firent prisonnier tout Succès local britannique vers Kavrincourt. un détachement ennemi. (Communiqué officiel.) Les derniers succès des Italiens LONDRES, 2 septembre. L'ennemi LONDRES, Ir septembre, Le ,,Times" exécuta une violente attaque a coups de un rapport détaillé éirànant du quar. bombes sur nos postes avances au sud-ouest ^ général itaUël!) telatant- la. brillants vie- d'Havrincourt-. ^ toire remportée par les troupes italiennes Au cours d une apre lutte nous iume.-> • enfoncèrent les lignes ennemies sur la forcés tout d'abord de reculer, mais nous partie centrai0 du front de l'isonzo. reconquîmes peu après les postes au prix de yje mon.|ô Santo, dit le rapport, e?t tombe pertes minimes. . déjà, tel un fruit mûr, entre les mains des L'artillerie ennemie entra en ac ion a italiens et il semble que d'autres fruits l'est d'Ypres. mûrissent encore aux chauds rayons de la Petits échecs ennemis. seconde armée de Cadorna. ■ 7 , L ennemi se defend bravement et tire un (Communique offie excellent parti des difficultés du terrain. LONDRES, 2 septembie. Hier son des jpau^6 d'espace pour les vastes mouvements, raids ennemis ont été repousses avec pertes ]8S réserves italiennes se portent en avant- nu nord-ouest de Lens et au sud-ouest de par gr0Vlp8s et des milliers de travailleurs La Bassée. v sont déjà occupés à la construction et à 3a A l'est d'Ypres activité d'artillerie de réfection de routes pour passer le plateau de part et d'autre. Bainsizza. L'eau est très rare. Pourtant ■ -♦ ia.iiw ««-H quelques sources ont déjà été découvertes, Les Français otendent leurs progros au nord ' , 1 , «> . „ ' ^ d'Hurtebise s€rviC0 des transports fonctionne a mc»r- . 7I veille. Certains camionneurs ont travaillé c (Communique officie ) v 72 heures sans prendre du sommeil. Le suc- I ARES, 1er septembie. Nous avons a cès électrise l'armée tout entière, qui inflige nouveau conquis 200 métrés de tranc ees tjes énormes à l'adversaire. Certains au nord d Hurtebise et fait 30 prisonniers, détachements autrichiens ont été attaqués Une contre-attaque entreprise cet après- ayec tant dô promptitude de vioieilco midi ne^ put meme pas aborder nos tran- qu,ils n>eurent pas l'occasion de détruire chées grâce à notre feu violent. ■ leurs canons et leurs munitions. C'est ainsi Un vigoureux coup de main allemand fut qu0 deux obusiers t<Jut à faifc intacts tombè. brise au sud de la Butte de Mesml Nous rent entre les mains des Italiens dans la fîmes des prisonniers, parmi lesquels le com- parfcie cenfcraie du plateau. mandant. Les troupes italiennes se sont montrées à Activité d'artillerie. nouveau dignes de leur réputation d'excel- ,r, , • 7, lents soldats. Le général Cadorna et son (Communique officiel) , . , 0 , ^ , . t»at>tci 'o 1 1 * • 1' -i ' etat-maior se 6ont montres de beaucoup

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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