La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 14 Septembre. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 14 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ft8df6mj0t/
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'■««■j Jo3, M ORESSÉEt directeur» Il GUERRE 1,503° jour de guerre S Après quelques jours d'accalmie relative, les opérations ont repris vigueur sur le front Ouest. Les patrouilles allemandes ont été actives entre la cûte et Ypres, tandis que les détachements avancés anglais tâtaient le terrain entre Ypres et Arinentières. Au sud d'Armen-tières et de La Bassée, les Allemands ont repoussé de vigoureuses attaques locales. Les Anglais ont de nouveau tenté d'avancer eur Cambrai en attaquant en force et à plusieurs reprises, sur une quinzaine de kilomètres, éntre les routes qui conduisent d'Arras et de Péronue à Cambrai. Le village d'Ha-yrincourt est reste entre leurs mains; mais, <lans l'ensemble, leurs assauts ont été enrayés. Entre l'Ailette et l'Aisne, de môme qu'en Champagne, les - communiqués ne signalent que des combats de peu d'importance. Ln revanche, les Français et les Américains ont jdéclanehé une bataille sérieuse entre la Meuse et la Moselle, Ils ont attaqué la position en forme de triangle que les Allemands y maintenaient depuis quatre ans entre le sud-est de jVerdun et l'ouest de Pont-à-Mousson et dont .l'extrémité s'avançait dans le secteur de [Saint-Mihiel jusqu'au delà de la Meuse. La bataille a été dure, mais les Allemands, qui avaient depuis quelques jours commencé à 'évacuer cette position excentrique, ne l'ont pas défendue jusqu'au bout et se sont retirés pendant la nuit sur des positions préparées à l'avance. Ua discours iu vp-steëlisr vsn P?pr | Le vice-chancelier von Payer a prononcé un grand discours politique dans la grande salle du Musée de Stuttgart. — Je n'ai pas l'intention, dit-il, de prendre part au grand tournoi international d'éloquence auquel participent les hommes d'Etat ' ides peuples belligérants. Tous, tant que nous sommes, nous avons suivi avec un intérêt marqué les discours des hommes de premier plan, qui sont d'une importance primordiale pour l'appréciation de la situation actuelle et fourniront un matériel considérable aux historiens futurs. Malheureusement, ces discours ayant le grand défaut de traiter des questions très diverses et d'en négliger de très intéressantes, ils ne sont pas accessibles à ,l'entendement de la grande majorité du peuple. Je me propose, pour ma part, de m'adresser plus particulièrement à notre peuple, en l'exhortant à persévérer dans sa confiance malgré les tentatives d'empoisonnement moral et po-Hitique dont il est l'objet de la part de nos ennemis. Déjà S. M. l'Empereur s'est intéressé à cette tâche et s'en est acquitté mieux que nul d'entre nous ne pourrait le faire. A mon tour, je m'essaierai à rechercher les origines d'un symptôme qui caractérise notre époque et qui ne se rencontre pas seulement en Allemagne et chez nos alliés, mais se révèle aussi chez nos adversaires, malgré les derniers succès d'ailleurs fortement exagérés. Je veux parler de la dépression des esprits. J'estime qu'on serait injuste envers le peuple allemand en mettant cette déjîression sur le compte des •,derniers événements survenus au front à l'Ouest. La cause vraie n'en réside pas dans des événements isolés, mais dans l'accablement que produit sur .les âmes le recul constant des prévisions de paix et la nécessité d'envisager la possibilité d'un cinquième hiver de guerre. Cette appréhension n'est pas ressentie seulement en Allemagne et chez nos alliés : tous les pays belligérants la connaissent. Nous appartenons tous à la même race humaine; nous sommes tous écrasés sous l'influence do pertes xjui se chiffrent par millions de vies humaines; nous nous ingénions tous à l'envi à soigner nos blessés, nos malades, nos prisonniers et leurs proches; tous, nous vivons la même, vie de privations et de restrictions. Nos dettes d'Etat ont atteint des niveaux vertigineux. Nous sommes obligés de réagir par tous les moyens contre les atteintes inévitables que la guerre porte à la liberté individuelle. Bref, si les peuples européens belligérants ne sont pas frappés de cécité, ils ne peuvent point ne pas se convaincre qu'en continuant à s'entretuer, ils préparent sûrement le transfert de la suprématie historique de l'Europe, affaiblie et appauvrie, aux mains d'autres peuples mieux avisés dans leurs calculs. A mesure que se prolonge la lutte pour la Victoire finale, la question se pose avec plus d'importance chaque jour de savoir lequel des deux partis pourra supporter le plus longtemps les charges politiques, financières et économiques que leur impose la guerre. Quelque présomptueux que puissent être devenus nos ennemis à la suite de leurs derniers succès, l'idée ne leur viendra jamais de croire qu'ils nous soient devenus supérieurs au point de vue de la technique et de la scienco du Commandement militaire, de la capacité et de l'instruction des troupes, des performances dés officiers. Ils ont mis en dernier lieu leur confiance en j'aide des Etats-Unis, et nul d'entre nous ne s'avisera de méconnaître que cette aide constitue pour nous une nouvelle et lourde charge. Toutefois, nos ennemis auraient tort, même si les Américains s'amènent au front par centaines de mille, d'oublier que nous avons réussi à mettre hors de combat des millions de Russes, de Serbes et de Roumains que l'Entente chercherait en vain à rallier de nouveau pour l'aider à atteindre ses buts. Depuis quatre ans qu'elle dure, la guerre s'est déroulée en grande partie sur le territoire ennemi. Rares sont ceux qui sont à même d'en apprécier tous les avantages, lesquels dépassent de loin tout ce que s'imagine le vulgaire. En ce qui concerne la guerre sous-marine, nos submersibles n'ont pas opéré avec autant ûe'rapidité et cte sûreté que nous l'avions estimé au début. Il serait d'ailleurs oiseux o en discuter les raisons et d'en rechercher les causes. Nous ne sommes pas seuls, heu-^ avoir au cours de la guerre enregistré un mécompte. Mais si notre ?g!?;r ne. s'est. Pas réalisé, il ne confie" n méconnaître les mérites et les résultats de la guerre sous-marine, comme on s est piu a le faire en y mettant beaucoup de f?iaUJ^7S®+T°lonté- DePuis déJà Pius d'un an, ] eue réduit le tonnage ennemi dans des propor- < lions qui avaient été prévues, et nos ennemis < ne parviennent pas à combler les vides faits 1 aans leur flotte par nos sous-marins. Le vol < non dissimulé dss navires neutres est un ex- 1 pioit que 1 Entente ne saurait répéter deux < lois. A mesure que s'accroît la fréquence des ( envois de troupes américaines au front de i uuest, le besoin de tonnage pour le transport t oes hommes, du matériel et des vivres pour c les armées se fait sentir davantage. i ?ême' l'intervention des effectifs r américains dans t'accrois j"nPnt ,jes armées ennemies est limitée. Ce il'» i as sans ub ser- s rement de cœur que les A assistent à la c destruction de leurs navire,, achnnt crue ce ci n est qu après la guerre qi ien sentiront la 1 disparition, car les nouvel navires con- a «traits en remplacement des disparus ne leur I. appartiendront pas. à eux, mais bien à leurs s concurrents américains. Quant à l'espoir de s indemniser largement en s'emparant de là r Botte encore à conquérir, il ne peut consoler r Que les Anglais qui croient encore aux clii- F mères. Depuis le début de la guerre jusqu'aux ba- a taules û ailleurs non décisives encore des der- c Bi»res semaines, nos ennemis n'ont jamais n ^wnpté sur la supériorité de leur valeur mili- fi taire, mais bien sur leur supériorité en hommes et en matériel. Nous, au contraire, nous avons toujours su, contrairement à l'attente du monde entier, leur, tenir tête. Notre technique et notre esprit d'invention ont eu pour résultat de nous faire éviter les écueils les plus dangereux. Nos ennemis souffrent, eux aussi, de la pénurie extraordinaire des matières indispensables. Si nous manquons de coton et d'huile, eux souffrent de la pénurie du charbon. Les vivres ne sont pas plus abondants chez eux que chez nous, au contraire. Voici même que la situation se modifie à notre avantage: nous avons maintenant une porte ouverte sur les riches territoires de l'Est. La partie occupée de la Roumanie et la plus grande partie de l'ancien empire russe nous sont accessibles pour notre ravitaillement, tandis que l'approvisionnement de nos ennemis en vivres et en matières premières est mis en péril par l'affectation du tonnage au transport des troupes américaines. Nous n'avons pas la préoccupation qu'eurent nos ancêtres, obligés de songer en tout premier lieu, lors de la guerre de délivrance du siècle dernier, à purger la patrie de la présence des armées ennemies. Nous faisons en sorte que la guerre continue à se dérouler sur le sol ennemi. Nous luttons avec nos alliés pour notre existence, nos foyers et notre bon droit, et nous sommes invincibles. Il ne reste qu'un espoir à nos ennemis : c'est de voir notre effondrement intérieur précéder le leur. Je connais assez leur état d'âme pour pouvoir me prononcer à leur place à ce sujet. On emporte tantôt l'impression que les défaites, les sacrifices, la misère et les déceptions avivent considérablement leur force de résistance ; tantôt, les poursuites rigoureuses intentées à ceux qui ne sont coupables que d'aspirer à la paix paraissent être, dans certains pays, l'indice que l'autorité ne peut guère se fier à la stabilité du sentiment populaire. Par contre, on peut dire qu'en Allemagne, quelles que soient les divergences d'opinion, le peuple a fait, quelque peine que se soient donnée nos ennemis pour semer la zizanie parmi nous, montre d'une énergie extrême dans sa résistance. Nous sommes de taille à terminer seuls nos discussions sur les questions politiques et les questions du ravitaillement, même en pleine effervescence de guerre. Et si nous ne nous épargnons pas les vérités de toute nature, même celles qu'il est assez oiseux de dire, c'est encore là. une question d'ordre intérieur dans laquelle l'étranger n'a rien à vrir. Au-dessus de tout cela, se place, chez nous, cette conviction que nous ne formons qu'une chair et qu'un corps, et quà l'heure du danger surtout il faut savoir se serrer les coudes. Nous avons pour devoir de ne pas nous laisser égarer par des chimères, de faire droit aux exigences justifiées et de remédier efficacement aux dommages dûment constatés. Et, dans cet ordre d'idées, le sort du projet de réforme électorale en Prusse ne m'apparait pas comme une question qui intéresse la Ppusse seule, mais est devenue une question allemande par excellence. » Après avoir caractérisé le projet de réforme électorale, M. von Payer vient à parler de la paix prochaine : — Se trouvera-t-il un seul homme sensé pour admettre' que cet effroyable conflit dans lequel le monde presque tout entier se trouve entraîné se terminera par une paix qui ne soit pas définitive et durable? Ne peut-on judicieusement entrevoir que, tenant compte des leçons de ces quatre dernières années, l'humanité ne s'attachera pas à faire en sorte que oette guerre soit la dernière qui affligera le monde? Après les sacrifices qu'elle a consentis en vies humaines, l'humanité se contenterait-elle d'un armistice de quelques dizaines d'années et considérerait-elle à jamais la guerre comme un mal inévitable? La vue seule de l'état d'épuisement complet dans lequel le monde sortira de cette échauf-fourée des nations, la pensée seule de la longue période de temps qu'il faudra à l'humanité pour rétablir sa situation économique, culturelle et morale, écarte pareille possibilité. Le monde a aujourd'hui un tout autre .aspect qu'il n'avait après la guerre de Trente Ans ou au début des hostilités actuelles. Lors des précédentes tentatives en faveur de la paix, les classes moyennes et les classes populaires se sont tenues à l'écart quand il s'est agi de négocier. Cette résignation a disparu aujourd'hui. La paix future sera conclue non pas par les gouvernements seuls, mais en accord complet avec l'ensemble de la nation. Cette paix n'a pas pour but d'augmenter la population des Etats, d'accroître l'étendue du territoire, d'apporter des biens ou d'étendre l'empire sur les mers. Il s'agit aujourd'hui, en tout premier lieu, de conclure une paix durable, et pour qu'elle le soit il faut renoncer à une paix de conquêtes. Pour nos ennemis, qui rêvent de l'anéantissement de l'Allemagne et de ses alliés, de l'effondrement étatiste de notre pays, une paix de cette nature doit apparaître comme un renoncement à des indemnités, doit être presque considérée comme une défaite. Il n'en est. pas ainsi pour l'Allemagne 1 dont le gouvernement, malgré toutes les argu- < ties de l'adversaire, est resté fidèle au cours ! de la guerre à la parole impériale : « Nous < n'avons pas obéi à un esprit de conquête », et ' a démontré, ce faisant, que sa politique né viso pas seulement à la droiture, mais qu'elle i a aussi été prévoyante. Si les deux partis sont d'accord pour renoncer à des conquêtes territoriales, 11 faut néces* sairement rétablir la situation territoriale telle qu'eiie existait avant la guerre, ce qui ne sera 1 cependant pas possible à l'Est.» 1 Le vioe-chanoelier continue ensuite en exa- { minant la situation créée à l'Est. La Russie, ' réunie en un empire par la puissance despo- r tique, mais composée de tant d'éléments hé- f téroclites, s'est effondrée parce qu'elle ne pou- s vait se soutenir par elle-même. Nos victoires c ont fourni l'occasion aux ressortissants dtl gi- r gantesque empire de proolamer leur indépendance. Allons-nous mettre aujourd'hui notre propre avenir en péril pour recoller les morceau* de l'empire ? Cela ne se conçoit même r pas. Il ne nous est pas possible de livrer par la c force le royaume de Pologne à la Russie, pas r plus que nous ne pouvons le faire de la Finlande. Il ne nous est pas possible do jeter dans les bras du tsarisme ou de l'anarchie les Etats limitrophes de l'Allemagne et de la Baltique, n qui se sont séparés de la Russie avec son e assentiment formel et effeotif. ^ Si ces Etats se sont entendus avec nous, ce i ne peut être qu'à l'avantage du monde civilisé, ti Nous ne pouvons admettre qu'on vienne s'im- h miscer dans ces affaires au nom de l'équilibre d européen ou de la légèreté anglaise, pas plus a qu'il ne peut nous convenir de soumettre à h l'approbation de l'Entente les traités de paix conclus par nous avec l'Oukraine, la Russie et la Roumanie. Pour nous, la paix existe à l'Est et elle continuera à y régner, que nos ennemis de l'Ouest s'en offusquent ou non. Pour ce qui concerne les autres pays, la si- t tuation territoriale peut y être rétablie, à con- t dition qu'à nous-mêmes et à nos alliés soient fT restitués tous les territoires qui nous appacte-aaient au 1er août 1914. L'Allemagne doit rentrer en possession de 3es territoires et, en tout premier lieu, de ses colonies. Dans cet ordre d'idées, la possibilité v< l'un troc pour des motifs d'opportunité pour ?( es deux partis no doit pas être exclue. Nos adversaires ont de leur côté le droit d'exiger es territoires qui leur appartenaient avant la P* juerre. te Après la conclusion de la paix, nous pour-•ons évacuer ces pays et, quand nous en se-'ons là, nous pourrons évacuer également la Belgique. Une fois que nous-mêmes et nos illiés serons en possession de ce qui nous a 'h ippartenu, une fois que nons posséderons la tic jertltude qu'aucun autre Etat ne jouira à m. îotre détriment d'un traitement de faveur en ri. Jelj^que. la Belgique pourra être rendue sans la charge ni réticence. Le sort de la Belgique n'est pas immérité. C'est une hypocrisie que de représenter la Belgique comme une victime de notre politique et de la présenter au monde dans la robe blanche de l'innocence. Le gouvernement belge —• non pas le peuple belge — a pris une part active à la politique d'encerclement contre l'Allemagne. Lui aussi comptait sur un lambeau de la peau de l'ours et avait droit d'y compter sur la base de l'accord effectivement intervenu. En ce qui concerne l'indemnité de guerre, il ne peut s'agir que de savoir si nous obtiendrons une indemnité pour les dommages que l'on nous a obligés à subir. En notre qualité d'attaqué sans motif, nous avons droit à une telle indemnité. Cependant, nous devons considérer que cette indemnité ne sera pas consentie par nos ennemis avant qu'ils soient bien persuadés de leur effondrement final. La guerre qu'il faudrait mener encore pour atteindre ce but nous demanderait tant de sacrifices que jamais argent ne pourrait payer, et, après mûre réflexion, nous préférons abandonner ces exigences, même avec une situation militairo favorable, sans compter que la paix prochaine deviendrait caduque par le fait seul qu'une indemnité de guerre aurait été imposée à l'ennemi. Pour ce qui regarde les convoitises de nos ennemis à l'endroit des territoires allemands et leur prétention de s'immiscer dans nos affaires intérieures, nous n'avons que ceci à leur dire : « A bas les mains 1 » Les peuples de la terre en appellent, pour empêcher les conflits futurs, à la Ligue des Peuples, à l'arbitrage international, à l'accord au sujet du désarmement général. Du côté de l'Empire allemand, qui depuis sa fondation a vécu en paix, aucune opposition ne doit être escomptée contre ces réformes. Nous sommes prêts à y collaborer, au contraire, dans la mesure de nos moyens. L'idée d'une Confédération des Nations, d'une Ligue qui embrasserait tons les peuples et répartirait également les droits et les devoirs, avait déjà pris corps chez nous, alors que l'Angleterre et la France ne songeaient qu'à subjuguer les peuples étrangers. Nous serons prêts à nous associer aux accords au sujet du désarmement à condition que le désarmement concerne aussi bien les forces de mer que les armées de terre. Dans le même ordre d'idées, nous sommes partisans de la liberté des mers et des détroits, de la politique de la porte ouverte dans toutes les possessions au delà des mers. Et en ce qui regarde la protection des petits peuples et des minorités nationales dans un même Etat, nous sommes prêts à participer à des négociations internationales qui seraient saluées comme une délivrance par les pays gémissant sous le Joug de 1*Angleterre. Laissez-nous rire des affirmations de l'adversaire qu'il nous faudra supplier en véritables pénitents pour être admis aux; négociations de paix 1 Une paix par compromis n'a rien d'humiliant pour nous et n'est pas de nature à nous apporter des misères ni des tribulations. Dans la conscience de notre force et de notre puissance, certains de notre invincibilité parmi les peuples de la terre, nous mènerons une vie de travail, mais aussi de satisfaction, dans un avenir assuré. Concurremment avec les autres peuples, nous garantirons la paix mondiale à l'humanité. L'idée d'une paix par compromis, sans annexion ni indemnité, gagne du terrain chaque jour. Il n'est pas nécessaire de vous montrer combien la tâche du gouvernement, qui préconise une paix semblable, s'en trouvera allégée. Cependant, il ne faut pas s'illusionner sur la bonne volonté des cercles ennemis qui sont responsables du déchaînement et du prolongement de la guerre au sujet de leurs dispositions de paix. Ils ne peuvent avouer à leurs peuples que leurs buts sont irréalisables et que les sacrifices consentis auront été inutiles. Tôt ou tard cependant, les yeux s'ouvriront à la lumière. En attendant, il ne nous reste qu'à nous défendre. L'attaque de nos ennemis se brisera sur notre front extérieur et intérieur. La force allemande, le savoir-faire allemand, le courage allemand et l'esprit de sa-. criflce allemand doivent leur apprendre que c'est en vain qu'ils prolongent cette guerre funeste. » LES OPÉRATIONS A L'OUEST Paris, 12 septembre : Le Temps du 8 septembre reproduit une déclaration du général Foch disant que les batailles les plus dures sont encore à livrer. Les combats paraissent devoir entrer dans une nouvelle phase qui ramènerait la guerre de positions. *** Capetown, 12 septembre î On annonce officiellement que la brigade volontaire de l'Afrique du Sud qui se bat sur le front à l'Ouest a perdu 3,000 hommes. Comme elle ne comptait plus que 600 hommes, elle a été versée dans une brigade écossaise. Les autorités militaires de l'Afrique du Sud ont demandé des renforts pour maintenir le caractère national de la brigade. "" - o ■■ — ■ ^ ■■ Les événements de Russie Londres, 12 septembre : Le n D'aîly Express « apprend de meilleure source que la tsarine et ses quatre filles ont été fusillées par les bolchevistes. Quant à la tsarine-mère, son château ù Yalta a été attaqué par des gardes rouges, mais fut défendu par des marins de la flotte de la mer Noire, qui ont repoussé le3 gardes rougea après des combats qui ont duré dix-sept jours. Actuellement, la tsarine-mère est en sttreté.. •*» Vienne, 13 septembre : Le bulletin suivant a été publié le soir sur l'état de santé de M. Lénine : — La ""tuation est un peu meilleur# et le patient pourra s'asseoir dès demain. I] ne sera plus publié qu'un seul bulletin par Jour. . Moscou, 12 septembre : Faisant devant la Commission extraordinaire l'exposé de la situation intérieur» et extérieure de la Russie, M. Radek a affirmé que la contre-révolution intérieure était brisée. Il a ajouté que les espérances que les révolutionnaires avaient fondées sur l'aid<> des socialistes anglais et français seront déçues pour des raisons de politique internationale, mais qu'il n'y a pas lieu de s'attendre à une attitude hostile de l'Allemagne. **• Tokio, 4 septembre : Communiqué du ministère de la guerre : — Noire cavalerie a atteint Bikin le 31 août et Bolcha<vovi le 2 septembre. Nos avant-gardes ont pénétré le 1" septembre à Iman. Le pont du chemin de fer entre Iman et Bilrir est intact. » *** Moscou, 12 septembre : On mande du* front d'Orenburg a l'u Is-vestija» que les troupes bolchevistes ont occupé Ouralsk. On dit que Samara a été évacuée par les Tchèques-Slovaques et les gardes blanches. D'après une information parvenue de Tachkent, un accord serait intervenu dans cette ville entre les communistes et les socialistes-révolutionnai-es de gauche pour y maintenir le pouvoir actuel des Soviets. Le commissariat des affaires étraagèies •lu Turkeslan a autorisé la libre exportation sur le territoire de la Répub,;que marchai'' ses chinoises. La languo turko-rr.ène sca mise sur un pied d'éga!;t3 avec la langue russe. ■««w-mmi »■ aaraaecrxc Moscou, 11 septembre : On dit que déjà depuis trois mo;s les gardes blanches du district de Stameropol mobilisent les paysans avec l'aide «les cosaques, mais que les paysans s'y opposent à main armée et se réfugient da'ns lès forêts d'où ils attaquent les gardes blanches à 1'arriôre du front. D'après d'autres informations, une assemblée préparitcire des gardes blanches et des socialistes-révolutionnaires aurait eu lieu le 23 août à Tchel-jabinsk en vue de la constitution d'un pouvoir pan-russe. Une réunion générale des membres de l'Assemblée constituante devait avoir lieu le 1er septembre à XJfa, mais vu la situation défavorable des gardes blanches, elle a été ajournée «sine die»* *** Berlin, 12 septembre : Communiqué de source officielle : —•Une des manœuvres tendancieuses de la presse germanophobe consiste à affirmer que les prisonniers de guerre allemands en Sibérie prennent une part active aux combats qui s'y livrent. A rencontre de cette affirmation, on signale de source sibérienne bien informée que, sauf des exceptions extrêmement rares, les prisonniers de guerre allemands restent absolument neutres, ainsi que d'ailleurs le confirment les prisonniers qui continuent à revenir isolément de la Sibérie. D'après une autre affirmation reproduite par la presse en-tentophile, les Tchèques-Slovaques auraient obtenu l'appui d'un contingent très considérable de prisonniers de guerre. C'est tout aussi inexact : la vérité est que le nombre de leurs partisans est très loin d'atteindre celui dont il est fait état dans des exposés sciemment exagérés. » *■*» Helsingfors, 12 septembre : On annonce officiellement que la Diète ayant prié le gouvernement de prendre des mesures pour qu'elle puisse se réunir le plus vite possible pour procéder à l'élection du roi, le gouvernement a, comme on sait, envoyé une mission en Allemagne pour demander au prince Frédéric-Charles de I-Iesse s'il était disposé à accepter la couronne de Finlande. Son Altesse, après avoir demandé à réfléchir, a donné lundi dernier une réponse affirmative. En conséquence, la Diète procédera le 26 septembre à l'élection du roi. Le prince Frédéric-Charles-Louis-Constant de liesse appartient à la branche aînée non régnante des landgraves de I-Iesse. Né le lor mai 18G8 au château de Panker, il est général prussien d'infanterie et a épousé, le 25 janvier 1893, la princesse Marguerite de Prusse, sœur cadette de l'empereur Guillaume. Le prince a six fils, dont les deux aînés sont tombés au champ d'honneur. *** Copenhague, 12 septembre : On mande de Helsingfors au « Berltng-sche Tidende » : — Le ministre Gripenberg a déclaré a-ux journalistes qu'on pouvait s'attendre pro-I chaiiiement à la conclusion d'un accord sué-I dûis-linlandais. La légation de Finlande à Stockholm aura à trancher la question des licences commerciales. *** Helsingfors, 12 septembre : Le ministre d'Allemagne a déclaré au gouvernement finlandais, par ordre de son gouvernement, qu'aucune troupe allemande n'entrerait dans la Karélie orientale si l'Angleterre et les autres puissances de TEntenté prenaient de leur côté l'engageaient ferme de retirer leurs troupes de la Karélie et de la côte de Mourmane dans un délai à déterminer. DEPECHES DIVERSES Zurich, 12 septembre : On mande de La Haye à la Zurlcher Posl ; — On estime dans les cercles politiques néerlandais que l'on peut s'attendre à un armistice entre les belligérants pour l'hiver pro-: chain. » **• Londres, 13 septembre : On mande de Manchester : — M. Lioyd Ueorije a pris froid et est atteint d'une forte fièvro. 11 lui sera peut-être impossible de se conformer entièrement au programme élaboré pour son voyage au Lancas-tiire. » Londres, 12 septembre: Par suite de l'accroissement des besoins de l'armée et surtout à cause du transport des troupes américaines, l'importation de la viande congelée a diminué dans de telles proportions que la carte de viande ne donne plus droit qu'à i pence de viande au lieu de 5 pence. •*». Berne, 12 septembre : Du Berner Tagcblatl: — Le manque de enarbon est tel en Angleterre que l'hiver y sera dur. Le gouvernement a l'intention d'établir un système pour l'alimentation en masse de la population afin d'économiser du charbon par la suppression des cuisines privées.. Londres, 12 septembre; Du Morning Pust: — On vient brusquement d'informer la population qu'il est indispensable que le charbon soit ménagé à l'extrême, Le gouvernement semble avoir manqué complètement de prévoyance. Une fols de plus, il doit s'en prendre à lui-même, car c'est lui qui, au lieu d'établir le service personnel obligatoire en Irlande, a préféré enréier 75,000 mineurs au printemps dernier. Il faut que le gouvernement mette sans tarder à la disposition des charbonnages la main-d'œuvre indispensable, chose dont il ne semble pas s'être soucié Jusqu'ici. » •*. Paris, \i septembre '• M. le député Presamane écrit dans le « Populaire » que la majorité socialiste actuelle poursuit une utopie quand elle exige la victoire complète du Droit, car même s'ils étaient victorieux, les gouvernements de l'Entente seraient incapables 'de conclure une autre paix qu'une paix résultant d'un Compromis avec le Droit des peuples dont ils réclament l'affranchissement étant en désaccord entre eux sui léurs droits respectifs. •*» Paris, H septembre : Le nouvau parti politique baptisé Goali-tion républicaine, a voté une résolution invitant la Chambre non seulement à reconnaître à M. Malvy sa qualité de député, mais encore à lui assurer les moyens de prendre part aux travaux parlementaires. [1 est trè3 probable que le gouvernement s'opposera à la discussion de ce vœu. *** Copenhague, 12 septembre : Hier s'est ouverte ici la Conférence in-■erscandinave à laquelle ont pris part les lélégués des ministères des affaires étran-;ères et des administrations des télégra->he6 des trois pays du Nord.La Conférence lurera deux à trois jours et s'occupera de iuestioas très importantes. Sofia, 12 septembre : L'Agence télégraphique de Bulgarie an-îonce qu'une conférence particulière bc éunira au début d'octobre à Sofia pour ré-;ler les relations économiques de la Bulga-ie avec ses Alliés pendant la ducée de la [uerre. COMMUNIQUES OFFICIELS . Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 13 septembre. — Officiel de ce midi : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Armées du feld-maréchal prince héritier Rupprecht de Bavière et du général-colonel von Boehn : Nous avons exécuté avec succès de petites Opérations dans le secteur de la côte et au nord-est de Bixschoote. Des attaques de reconnaissance ennemies ont échoué entre Ypres et Armentlères. Au sud-ouest de Fleur-baix, nous avons repoussé une attaque partielle anglaise, et au nord-ouest d'Hulluch, nous avons rejeté l'ennemi qui attaquait avec des forces plus importantes. Entre les routes conduisant d'Arras et de Péronne à Cambrai, l'ennemi a continué hier matin ses attaques sous la protection d'une violente canonnade; elles ont échoué et ont coûté de lourdes pertes à nos adversaires. Le feu précis de notre artillerie a contribué essentiellement au succès de notre efficace défense. Les Anglais ont été rejetés par des contre-attaques des éléments de nos lignes où ils avaient pénétrés. Havrincourt est resté aux mains de l'ennemi. Le soir, nous avons repoussé de nouvelles attaques exécutées par l'ennemi entre Mœuvres et Gouzeaucourt. Armées du prince héritier allemand : Entre l'Ailette et l'Aisne, le duel d'artillerie n'a été plus violent qu'à, certains moments. Petits combats d'infanterie. En Champagne, des troupes d'attaque ont pénétré dans les ligues ennemies près de Le Mesnil et en ont ramené des prisonniers. Armées du général von Gallwitz : Des troupes françaises et américaines ont attaqué hier l'arc de Saint-Mihlel près de la hauteur de Combres et au sud de ce point, ainsi qu'entre la côte de Lorraine et la M(fr selle. Dans l'attente de cette attaque, l'évacuation de cet arc saillant, exposé à un double enveloppement, avait été envisagée depuis des années, et elle avait déjà commencé depuis des jours. C'est pourquoi nous n'avons pas soutenu la bataille jusqu'à la décision et exécuté les mouvements prévus; l'ennemi n'a pas été à môme de les enrayer. Les troupes françaises qui attaquaient les hauteurs à l'est de la Meuse, ont été repoussées. La hauteur de Combres, perdue passagèrement, a été reconquise par des troupes de la landwehr. Au sud de la hauteur, des régiments austro-hon-grois ont assuré le repli des divisions qui se trouvaient près de Saint-Mihiel en contenant énergiquement l'ennemi avec la collaboration de celles de nos troupes qui se battaient entre la Meuse et la Moselle. Entre la côte de Lorraine et la Moselle, l'attaque ennemie a gagné du terrain près de Thiaucourt. Nos réserves ont paré la poussée de l'ennemi. Au sud-ouest de Thiaucourt et à l'ouest de la Moselle, nous avons repoussé l'ennemi. La nuit, nous avons terminé l'évacuation de l'arc sans que l'ennemi ait entravé nos mouvements. Nous nous trouvons dans de nouvelles lignes préparées à l'avance. Armées du feld-maréchal duc Albrecht de Wurtemberg : Une attaque prononcée par nos troupes près du Hartmannsweilerkopf nous a valu des prisonniers.Berlin, 12 septembre^ — Officiel du soir: De nouvelles attaques des Anglais ont échoué entre les routes d'Arras et de Péronne à Cambrai. Entre la Meuse et la Moselle, des troupes françaises et américaines ont attaqué la boucle de Saint-Mihiel ; la bataille continue. *** Berlin, 13 septembre. —• Officiel : Dans la mer du Nord, nos sous-marins ont encore coulé 10,000 tonnes brut de tonnage ennemi. Sofia, 10 septembre. — Officiel : Sur le front en Macédoine, entre les lacs ! d'Ochrida et de Prespa, courtes attaques de ! l'artillerie ennemie. Au nord et entre firnava et Sekol, l'artillerie a été assez active à certains moments. Au sud de Huma, après une préparation d'artillerie, des détachements d'infanterie ennemie se sont emparés d'une de nos trancliées avancées ; ils ont été ensuite dispersés par notre canonnade qui leur a infligé de lourdes pertes. A l'est du Vardar, une batterie ennemie a bombardé un de nos hôpitaux militaires qui portait très visiblement ses signes distinctifs. Au sud de la Belasitza, un de nos détachements de reconnaissace a fait prisonniers des soldats anglais. Dan6 l'avant-ter-rain de nos positions sur la Strouma inférieure, engagements entre patrouilles. Entre le Vardar et le lac de Doiran, le lieutenant-aviateur Tide a descendu deux avions ennemis qui sont tombés devant nos tranchées ; il a ainsi remporté ses 7e et 8° victoires aériennes. t Berlin, 12 septembre. —- Officieux : Les Anglais n'ont pas encore abandonné L l'espoir do gagner du terrain dans la direc-L faon de uambrai, en faisant intervenir les troupes qu'ils ont amenées jusqu'ici à travers la zono dévastée. Les violentes atta^ qu<33 dirigées par eux à plusieurs reprises contre la hauteur de Qouzeaucourt et contre Epehv ayant été repoussées le 10 septembre, ils ont le lendemain, dans la naesure où lo leur permettait la configuration du terrain artificiellement mis sous eau par : les Allemands, au sud d'Arleux, porté l'effort prinoipal do leur offensive ver3 lo nord. ! A 8 heures du soir, après un violent feu i roulant, ils ont attaqué sur uno largeur de 10 kilomètre?, la position allemando située sur le canal, entre Marquion et Havrincourt. A cet endroit, le canal est en partie à 6ec et ses digues s'en étant sur certains pointa écroulées, les Anglais avaient certaines chances de voir leur attaque réussir. Malgré cela, toutes leurs tentatives ont été repoussées, soit par notre fou, soit à la suite de corps à corps. Les Français n'ont pas encore repris leur offensive contre Saint-Quentin, pas plus du reste qu'entre l'Ailette et 1 Aisne. Devant Saint-Quentin, des doux côtés de la Somme, il n'y a eu que des attaques partielles, au cours desquelles les détachements français, qui ont dû abandonner des prisonniers, ont été refoulés. Entre l'Ailette et l'Aisne, une violente canonnade faisait prévoir do nouvelles attaques. Jusqu'ici toutefois il n'y a eu que des mouvements partiels et des combats de patrouilles au nord do l'Aisne et au nord de Laffaux. Les combats et les engagements qui ont eu lieu entre détachements do reconnaissance sur les autres fronts, notamment en Flandre, sur le canal do La Bus-6ée, en Lorraine et dans les Vosges, disent bien la grande tension qui règne en ce moment sur le front à l'Ouest. *** Berlin, 11 soçtembro. — Officieux : Après l'arrêt imposé à la marche en avant anglo-française par les difficultés qu'ont créées la destruction méthodique par nos troupes des lignes do communication dans le terrain évacué, les Anglais et les Français ont à présent traversé avec d'importantes forces ce terrain et engagé, le 10 septembre, une attaque d'ensemble contre nos nouvelles positions. Le feu roulant et les escarmouches entre patrouilles sur tout le front ont précédé deux grandes attaques, qui se sont développées lo matin : l'une du bois d'Ha. vrincourt jusqu'au sud d'Epeh}% l'autre des deux côtés de la route de Hara à Saint-Quentin. Sur l'aile septentrionale du front de bataille, les attaques anglaises étaient dirigées contre Havrincourt, ainsi que contre les hauteurs de Gouzeaucourt et contre Epehy, qui domino la région. A cet endroit, nos troupes se trouvent encore partait «l&zis les anciennes positions anglaises situées de. vant la ligne Siegfried. Les Anglais ont surtout dirigé leurs efforts contre Ëpehy; par trois fois, ils se sont lances à 1 assaut des ruines du village : à 6 h. ^ . à 9 h. et le soir ; ils ont été chaque fois repoussés. L'attaque prononcée par des régiments néo-zélandais, au nord du bois d'Havrincourt, a eu le même sort. Près do Saint-Quentin, les Français ont attaqué dans le mêmé sec-teur où ils ont pris l'offensive au printemps 1917, cherchant alors à tout nrix à prendre par surprise d'assaut une ville que leur artillerie a depuis transformée en un monceau de ruines. Cette fois encore, les Français ont tenté une attaque par surprise en se lançant contre les lignes allemandes dans la matinée et une secondé fois' l'après-midi ; leurs assauts ont été exécuté® en partie sans préparation d'artillerie; l'ennemi a été chaque fois repoussé. Simultanément, les Français tentaient le soir Une attaque d'ensembie entre l'Ailette et l'Oise, dirigeant leur effort principal contre lea secteurs de Laffaux et de Vauxaillon. L'op&* ration do l'ennemi, qui voulait déborder dans la vallée do l'Ailette pour prendre ainsi par derrière notre position de l'Aisne et du Chemin de3 Lames, a échoué, quoi qu'il eût mis d'importantes forces en ligne. Au nord de la route de Soissons à Laôn, nous avons repoussé toutes les attaques devant nos lignes. Au sud de la route, l'élan de l'ennemi était déjà brisé par lo feu do notre artillerie dirigé contre les points où les troupes françaises étaient tenues protêt à l'attaque. Communiqués des armées alliées l 1 Paris, 12 septembre. — Officiel de 3 heures : ' Au nord de l'Ailette, un coup de main nous » a valu des prisonniers. Actions d'artillerie dans les régions de Reims et de Prosnes. Deux coups de main ennemis ont été re-poussés en Champagne et dans les .Vosges. Paris, iÇseptembre*-^Officiel de Ï1 heures j A l'ouest de Saint-Quentin, en liaison avec les troupes britanniques, nous avons progressé jusqu'à la route de Holnon à Savy. L'armée américaine a attaqué ce matin dans la région de Saint-Mihlel. L'opération se développe dans les meilleures conditions. *** Londres, 12 septembre. — Officiel: Nos troupes se sont emparées hier soif d'At-tilly, do Vermand et de Vendelles et ont progressé la nuit dans la partie occidentale du bois d'Holnon. Nous avons exécuté hier après-midi des opérations locales dans les secteurs d'Havrin-court et de Mœuvres et avons brisé la forte résistance de l'ennemi. Nous avons franchi le canal du Nord au nord-ouest d'Havrincôurt et nous sommes fixés sur la rive occidentale du canal, à i'est et au nord de Mœuvres. La nuit, nos troupes ont conquis la solide position connue sous le nom de « Triangle du chemin de fer» et située au sud-ouest de La Bassée; elles ont fait un certain nombre de prisonniers et pris des mitrailleuses. Malgré le mauvais temps, nous avons efficacement poursuivi ce matin nos opérations dans le secteur de Havrincourt. Nos troupet ont attaqué Frescault et s'en sont emparées f elles ont aussi pris notre ancienne ligne d# tranchées à l'est et au nord de la localité. Sur notre aile droite, des trouims néo-zélam daises ont avancé à l'est du bois de Gouzeaucourt et brisé la résistance acharnée d'une division de chasseurs allemands. Près d'Havrincôurt, la 62* division du Yorkshire, qui avait conquis le village le 20 novembre 1917, a de nouveau attaqué avea le même succès dans ce secteur. D'autres troupes anglaises ont pris l'offensive au delà du canal du Nord, au nord d'Havrincôurt; après un combat violent, elles se sont emparées du village, ainsi que du secteur de la ligne Him denburg comprise entre Havrincourt et le canal. Au nord de- la route de Bapaume à Cambrai, des troupes du Lancashire ont achevé de conquérir Mœuvres par un combat acharné ; elles ont fait un millier de prisonniers. Dans la partie septentrionale de notre front, nous avons encore progressé au sud du canal de La Bassée et au nord-ouest d'Armentières. x *** Rome, 12 septembre. — Officiel : A l'ouest de Mori, après avoir traversé les obstacles en fil de fer barbelé, nos patrouilles ont trouvé un poste ennemi et ont ramené dans nos lignes 12 prisonniers, des armes et du matériel. A l'embouchure do la Piave, un de nos détachements, dont faisaient partie des marins, a exécuté un heureux coup de main sur la rive gauche du fleuve et fait prison-mers 1 officier et 11 hommes; en outre, nous avons pris une mitrailleuse. Dans la vallée de l'Ornico et près de Fener, sur la Piave, nos patrouilles ont harcelé l'ennemi, lui ont infligé des pertes et fait du butin. Dans la Val-larsa, sur le haut plateau d'Asiago et dans le secteur de l'Assolone, violente canonnade. Trois avions ennemis ont été descendus au cours de combats aériens. EN AMÉRIQUE Londres, 13 septembre* On mande de Paris à l'Agence Reuter : — M. Baker, ministre américain de la guerre, a donné sa démission. » *** La Haye, 12 septembre : De sanglants combats de rire âbnt déroulés à Philadelphie entre blancs et nègres, parce que dans un quartier de lai ville, exclusivement habité par des blancs, plusieurs nègres avaient prw domicile. Les demeures et les magasins tenus par des nègres ont été pillés et incendiés. L'ordre n'a pu être rétabli que par l'intervention de 300 agents de police et de 60 soldats de la marine. Pendant les échauffourées, trois personnes ont été tuées tandis que 60 autres ont reçu des blessures. Un nègre qui avait blessé un agent de police d'un coup de couteau a été lynché. E5M_ITALIE — ■ j Lugano, 11 septembre : Les paiements effectuées par le Trésor italien dans le courant du mois de juillet pour couvrir les frais de la guerre sur terre se sont élevés à 528 millions de lire, contre 744 millions pendant le môme mois de l'année dernière. Les frais de la marine ont monté de 26 millions à 54 millions, les dépenses pour les équipements de 64 à' 192 millions et le montant des pensions s'est élevé à 138 millions. Le total des sommes payées par le Trésor pendant le mois de juillet s'élève ainsi à 1,263 millions contre 1,124 millions pendant le mois corres-' pondant de l'année damièrs. *** Rome, 12 septembre : L' « Avanti » écrit que la raalarî&, qu'à? | avâi'.réussi avant la gu«rre à combattre plus efficacement d'année en Année, se ré- ! pand régulièrement depuis la guerre, sur- ( tout parmi les ouvriers de la ncampagna»! romaine,où la population dépérit en masse, j Le journal dit qu'on connaît très bien la 1 cause de l'extension de l'épidémie, mais 1 que la oeagure ne QSjmet pas qu'on en parte» Samedi Septesnbnô 1918 JOURNAL QUOTIDIEN — JLe Numéro : 15 Centimes 5* Année. — «1° 1374 PRIX DES ABONNEMENTS : ^ ' PRÎX DES ANMONfiES •

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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