La Flandre libérale

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s.n. 1918, 18 Novembre. La Flandre libérale. Accès à 17 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/7d2q52gt50/
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44* Année. — Lundi 18 Novembre 1918. FlïiX s 10 GENTIëSES N" 7. — Lundi 18 Novembre 1918. LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS Pour la Belgique et l'Union postale, les tarifs seront publiés ultérieurement. RÉDACTION, ADMINiSTSATISN ET IMPRIMERIE : QAND, i, RUE DU NOUVEAU BOIS ANNONCES Pour le prix des annonces, s,adresser au bureau du journal. On traite à forfait Admis oar la censure Le désastre allemand Rarement le monde a vu un Etat, fondé sur la force militaire, possédant une puissance aussi formidable que l'Empire d'Allemagne. Les Allemands se croyaient invincibles. Ceux qui surent lui résister, crurent, sans doute, que l'on pourrait mettre un terme à ses empiétements; personne ne se flattait de l'espérance de voir le colosse abattu, détruit. Pourtant cela est arrivé. Cette gigantesque force militaire a été complètement battue. Elle est contrainte de subir les conditions les plus dures, les plus humiliantes. Mais ce n'est pas seulement devant l'ennemi triomphant qu'elle doit capituler. Ce n'est pas seulement la défaite, c'est en même temps la révolution à l'intérieur. Partout les masses comprimées se soulèvent, chassant les souverains qui les tyrannisaient et les exploitaient. C'est une débâcle générale. A Berlin, à Munich, à Dresde, l'on assiste au même spectacle. C'est une décomposition générale. Ce que la force avait fondé, ce que la force seule maintenait, la force tombée, se désagrège. Pendant ce temps, l'on voit les Etats libres où la volonté nationale est maîtresse, rester unis, intacts, puissants. Cela est vrai de l'Angleterre, de la France, des Etats-Unis. Ils ont fait des efforts immenses, imposé les plus durs sacrifices à leurs citoyens pendant plusieurs années. Pas un moment leur unité morale n'a été mise en danger. Basée sur le libre concours de toutes les volontés, cette unité a été cimentée par le danger. La puissance de l'Etat, qui semblait faible en comparaison de celle de l'Etat allemand, a été renforcée. Nous pouvons constater ce même phénomène dans notre petit pays, soumis à une si cruelle épreuve. 11 a, été occupé par l'armée, allemande,, qui a été constamment préoccupée dé semer . entre les provinces flamandes et wallonnes des germes de division. A quel résultat a abouti ce travail séparatiste? L'Allemand est parvenu à acheter quelques trahisons,.car, il y a, hélas! des coquins dans tous les pays. Mais le nombre de ces honteuses défaillances a été minime. Elles ont causé l'horreur et le dégoût de tous; elles n'ont fait que rendre plus ardent le sentiment patriotique des Belges. Tous, sous la domination étrangère, nous avons senti plus étroite la communauté morale qui noûsunit. Disons le vrai mot, ia fraternité nous lie tous, Flamands et Wallons, fils de la même famille, également dévoués à la même patrie, citoyens de la même nation à laquelle nous, sommes cordialement attachés, parce que cet attachement est moral, parce qu'il est libre, parce qu'il naît de notre cœur. C'es.t ce qui explique, aussi que la guerre et les souffrances qu'elle cause, n'ont pas produit chez nous ces mouvements de révolte populaire, socialistes ou anarchistes,qui déchirent l'Allemagne. La Belgique aussi possède un parti socialiste. Ce parti s'est montré aussi dévoué à la patrie, aussi prêt à la défendre, aussi ferme dans sa résolution de souffrir toutes les privations que les autres; il serait inique de le méconnaître. Au fond, la grande lutte qui vient de se terminer par la chute de l'Empire allemand a été une lutte entre une grande force matérielle et les forces morales de l'humanité. Avec quel dédain les sergents allemands parlaient naguère de la < petite armée méprisable » de l'Angleterre i Avec quel dédain plus grand encore ils parlaient des Etats-Unis,— ce pays qui avait, — il est vrai, — des citoyens nombreux — mais qui n'avait que des citoyens et pas d'armée ! On a vu avec admiration comment l'intelligence, le patriotisme, l'activité économique, industrielle, financière des Américains ont pu créer les armées qu'ils n'avaient pas, leur donner des soldats courageux, des officiers capables et hardis, un armement bien supérieur même à, celui que les Allemands avaient mis tant d'années à perfectionner. Il est certain que ces forces morales dont les Allemands ne tenaient pas compte, ont dû produire des forces matérielles qui ont été victorieuses. Ce qui a causé la défaite de l'Allemagne, a été son infériorité intellectuelle et morale. Elle avait le glaive bien aiguisé dont parlait si volontiers son médiocre Empereur. Ce glaive bien aiguisé ne pouvait lui'servir d'intelligence ni de cœur. Tous avaient été frappés il y a longtemps déjà de l'incapacité vaniteuse dont avaient fait preuve ses hommes d'Etat et ses diplomates. Nous avons toujours cru que cette incapacité de voir les choses comme elles sont, avec leurs vraies proportions, qui causait les erreurs et les fautes des diplomates de l'Allemagne, devait par la force des, choses exister et produire les mêmes effets chez ses généraux. L'événement a prouvé qu'il en était bien ainsi: Ces généraux ont remporté d'admirables victoires sur le papier qui souffre tous les mensonges; — de communiqués très triomphants en communiqués triomphants, ils ont abouti à un des plus grands, des plus complets désastres militaires qu'enregistrent les annales de l'histoire. Z. } *-*e»—* P0UK 5L& FÂTRÎE Le Moniteur publie me loi irès impartante dont Voici les principaux articles : Art. î.— Tous les Belges nés entre les années 1879 et 1899 inclusivement sont appelés au service de la pairie. Art. 2. — a) Les hommes rappelés sont divi-sés en classes. b) Chaque classe comprend tous les hommes nés la même année. c) Des arrêtés royaux détermineront la date de l'entrée en service ; les plus jeunes classes seront rappelées en premier lieu. La loi est précédée d'un rapport au Roi que nous publierons demain. -t—çg» $ «xr~< NOS ECHOS Hommage français à la Belgique Suivant notre confrère lu «Presse» de Paris, le gouvernement français a décidé qu'à l'occasion de l'entrée solennelle du Roi et de la Rèiné à Bruxelles, le grand cordon de la Légion d'honneur serait remis à S. M. la reine Elisabeth et que la Légion d'honneur et. la Croix de guerre avec palme seraient décernées au prince-héritier de Belgique. La Frnnea et l\8. Max Sur la proposition de M. Henri Rousselle, une adresse a été remise aux autorités militaires pour saluer M. Max, bourgmestre de Bruxelles, à son retour de captivité. D'autre part, M. Gent a fait décider qu'une délégation se rendrait à Bruxelles pour porter l'admiration de Paris à l'héroïque captif. La général Léman à Bruxelles Il paraît que le général Léman, l'héroïque défenseur de Liège, accompagnerait le Roi à Bruxelles lors de la rentrée triomphale de nos souverains dans la capitale. —o— Le gouvernement belge Le Roi a reçu à Lophem-lez-Bruges une délégation comprenant les principales personnalités des divers partis politiques. Suivant le « Volk », le ministère d'affaires de demain compterait 4 catholiques, 2 libéraux, 2 socialistes et 3 ou 4 industriels. O Retour d'exil Des trains sont prévus à dater du 19 courant du Havre vers la Belgique pour le départ des administrations belges et du corps diplomatique. —0— Une proclamation du partit ouvrier belge. Le parti ouvrier belge adresse au peuple l'appel suivant : Au peuple belge ! L'heure de la délivrance va sonner. L'empire allemand s'effondre, sous les coups des armées de l'Entente et de la Révolution • Le peuple beige, réintégré dans ses libertés, revendiquera avant tout, de l'Allemagne nouvelle, la réparation totale des méfaits de l'Allemagne d'hier. Dans le domaine international, pour assurer la paix du monde, il aidera, de tout cœur, au triomphe des principes de Wii-son par 1a- création de la Ligue des Peuples.Citoyens, A cette heure décisive, il importe que les travailleurs veillent eux-mêmes au maintien de l'ordre public, indispensable au relèvement des ruines et à la restauration économique et morale du pays. Qu'ils soient prêts pour qu'au retour des soldats qui ont si héroïquement coopéré à la libération de notre sol et à l'af franchissement du vieux monde, la Belgique inaugure, elle aussi, une ère de justice et de solidarité sociale. Le peuple belge, suivant l'évolution de tous les pays civilisés, exige l'accession complète de la classe des 'travailleurs au pouvoir politique, notamment par l'établissement immédiat du suffrage universel pur et simple à 21 ans. Travailleurs ! Dans la Belgique de demain, la classe ouvrière, enfin majeure, veut, avec l'abolition de l'article 310, la liberté syndicale pour tous, y compris le personnel des services publics. Au nom de la conscience nationale, le parti ouvrier réclame d'urgence la poursuite des traîtres et des accapareurs, et la taxation des bénéfices de gLierre. Mais la réalisation de cette œuvre de rénovation exige avant tout que le calme règne. Nous vous convions donc à assister, avec sang-froid et_ dignité, à la retraite dès troupes ennemies qui vont rentrer en Allemagne pour y achever l'œuvre de la Révolution. Travailleurs et démocrates ! Le conseil général du parti ouvrier belge, et le comité de la Fédération bruxelloise siègent en permanence. Ils prennent rengagement solennel de n'avoir , ni trêve ni répit avant que ne soient consacrées toutes les réparations de droit et toutes les satisfactions de bien-être et de sécurité qui vous sont dues. Mais pas de fausses manœuvres ! Pas de mouvements prématurés ! Pas de manifestations intempestives ! Attendez le mot d'ordre du Parti ouvrier. Restons dignes des destinées qui nous attendent ! Une nation nouvelle, dans la paix et la la libertéj réalisera demain les hautes aspirations des travailleurs en marche vers le triomphe de leur idéal. Cet appel est signé pour le bureau du conseil général du Parti ouvrier belge par MM. J. Baeck, L. Bertrand, A. Debunne, A. Delporte, J. Lekeu, J. Wauters, 0. Mertens, V. Serwy, L. Meysmans, M. Hallet, E. Housiaux, E. Vinck, L. Troclet, A. Cools, P. Pastur, G. Solau, L. Col-leaux.—o— L'entrée des troupes beiges à Bruxelles On compte que les troupes belges qui sont en marche pour Bruxelles, feront leur entrée dans la capitale jeudi prochain. Clénieuceaii intime Le chef du gouvernement français est un vieillard très vert encore. On se demande comment il peut accomplir son formidable labeur avec tant d'ardeur juvénile. « C'est que, écrit M. Georges Le-comte dans la "Revuehebdomadaire,,, il a toujours maintenu sa vigueur par une hygiène rigoureuse. » M.Clémenceau ne fume pas,mange peu, ne boit guère que de l'eau...Voilà quelque trente ans que, sauf de très rares exceptions — par exemple un dîner chez des amis où il espère un agréable cliquetis d'idées — il ne sort plus de chez lui le sqir et se couche de bonne heure. » Il est vrai qu'il se lève régulière-rement à trois heures du matin et parfois même encore plus tôt. N'ayant pas besoin d'un long sommeil, il n'est pas loin de croire que dormir est un préjugé. » Les gens courageux, toutfarauds de sortir du lit à 6 heures... ne se doutent pas que, à ce moment-là, il a — s'il est ministre — déjà étudié deux ou trois dossiers et — s'il est redevenu journaliste — écrit son article.,, 0-— Annexionnisme Les Allemands, dès 1915, préconisaient dans leurs principales revues artistiques, le vol de nos œuvres d'art capitales. Cela sous prétexte de dédommagement î La plus importante revue d'Allemagne, " Kunst und Kunstler ", éditée par Cas-sirer, à Berlin, énumère, dans un long article (tome 13, page 43 et suivantes), les tableaux à enlever en Belgique. L' "Adoration de l'Agneau" jouit d'une mention spéciale : on propose d'enlever les panneaux* de Bruxelles et les quatre panneaux de Gand, et de réunir le tout dans le Kaiser Friedrich Muséum ; aucun spectacle, dit la revue, ne pourrait être plus noble, plus magnifique, pour les Allemands, que de refaire là, en permanence, ce que le vieux Karel Von Mander décrit s'être passé à Gand lorsque l'ensemble merveilleux y fut exposé. Ne serait-ce pas le moment de reconstituer le chef-d'çeuvre à Gand 1 Les panneaux nous seraient rendus par Bruxelles, et le retour de ceux qui se trouvent à Berlin pourrait être exigé en dédommagement partiel des crimes commis contre notre ville. La croix de guerre de Clémenceau On lit dans " les Annales" : " C'est une idée qui fait son chemin1. En peu de temps, le Père la Victoire a su donner le coup de barre ferme et hardi qui devait nous sauver du naufrage. Les poilus ont reconnu l'un des leurs dans ce vigoureux chef de soixante-huit ans, et ils^ voudraient lui témoigner leur reconnaissance d'une façon palpable. Qu'on le décore de la croix de guerre ! disent-ils. Le " Gabion ", organe, du 51e d'infanterie, invoque pour cela d'excellentes raisons : " Il a fait la guerre ; " Il a fait l'unité'militaire ; " Il a mis, d'un poing d'acier, l'ordre à l'intérieur ; " Il a imposé la France ; " Craint de nos ennemis, il est écouté de nos Alliés ; " Mille fois nous l'avons vu en ligne.; " Il a l'a victiore... " Et le " Gabion qui parle franc, ajoute " qu'il ne propage pas cette idée pour plaire au président, car il serait furieux, mais pour lui rendre une immortelle justice, car il est le Premier de la France.'Il n'a pas à refuser. C'est à nos chefs militaires qu'il appartient de décider et de rédiger la citation. Et Clémenceau n'aura qu'à se mettre au " garde à vous ! " "Cet appel qui vient du front sera approuvé par tous les bons Français. " — — — ETRANGER France LES SOCIALISTES FRANÇAIS La commission administrative du parti socialiste français a décidé de réunir "l'Internationale" à Bruxelles dans le plus bref délai possible. Un télégramme a été envoyé à M. Huysmans à cet effet. A l'issue de la réunion, les socialistes ont voté deux motions : l'une concernant la mort de Victor Adler, et l'autre ayant trait à la proclamation de la République allemande et aux conditions de l'armistice, que l'ancienne minorité du parti trouve trop écrasante. (L'ancienne minorité, actuellement majorité du parti socialiste français, est dirigée par Longuet, gendre de Karl Marx, Boche notoire et plagiaire de Fourier). LA QUESTION DE LA RIVE GAUCHE DU RHIN "Les Français sur le Rhin ", " La Vérité 'territoriale et la rive gauche du Rhin'', " La France au Rhin tels sont les titres de trois articles publiés par do grands journaux comme la "Victoire", la " Démocratie nouvelle", et "Paris-Midi ". On voit que la question du Rhin est dès maintenant posée devant le public français.LE RETABLISSEMENT DE L'ADMINISTRATION TRANÇAtSE EN ALSACE^ LORRAINE Le conseil des ministres de France a pris en vue du rétablissement de l'administration française en Alsace-Lorraine les dispositions suivantes : Le conseil a décidé d'envoyer immédiatement dans chacune des divisions administratives de la basse Alsae, de la haute Alsace et de la Lorraine un " commissaire de la République " qui exercera les fonctions de préfet. LE GENERAL MANGIN A STRASBOURG On prétend que les troupes françaises, qui occuperont Strasbourg, seront commandées par le général Mangin. Angleterre On attend !e président Wiissn Londres, 14 novembre. — L'agence Reuter apprend que le président Wilson est attendu sous peu en Angleterre. Hollande SITUATION CRITIQUE D'après le " Vooruit ", la situation, én Hollande, serait critique. Allemagne LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ALLEMAND Berne, 13 novembre. — On télégraphie de Berlin : Le gouvernement a décidé de répartir comme suit, entre ses membres, les affaires de l'Etat: M. Ebert, questions intérieures et militaires ; M. Haase, affaires étrangères et colonies ; M. Dittmann, démobilisation, justice, hygiène ; M. Lands-berg, services de presse et d'information ; M. Barth, questions sociales. LE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL Berne, 14 novembre. — Le nouveau gouvernement allemand formule son programme dans une proclamation adressée au peuple. Voici les principaux points de ce programme : ]° L'état de siège est levé. 2° Aucune limitation n'est apportée aux droits d'association et d'assurance même pour les fonctionnaires et ouvriers de l'Etat. 3° La censure est supprimée. 4° Liberté d'expression et d'opinion verbale et par écrit. 5° Garantie du libre exercice de culto. 6° Amnistie pour tous les délits politiques, annulation des poursuites pendantes à l'égard d'actes de ce genre. 7° Annulation de la loi relative au service auxiliaire national, à l'exception des stipulations relatives à l'aplanissement des conflits. 8° Remise en vigueur des dispositions assurant la protection des travailleurs suspendues au début dé la guerre. On mettra en vigueur la journée de travail de huit heures au maximum. Pour tous les corps publics, il est ordonné de procéder à un suffrage universel, direct, secret,^ sur la base de la représentation proportionnelle pour les personnes des deux sexes âgées de 20 ans au moins. Ce mode de suffrage est aussi valable pour l'élection de la future Constituante. L'ORDRE SERAIT, RETABLI Paris, 14 ndvembre. — L'ordre paraît être rétabli en ALlemagne. Les deux groupes socialistes se partagent le pouvoir, mais il semble bien que la clique impé rialiste des Scliéidemann et consorts l'emporte sur le groupe Haase. Les partis bourgeois refusent de collaborer avec les gouvernants rouges. . Suivant la "Frankfurter Zeitimg", le gouvernement aurait résolu de convoquer l'assemblée nationale. DANS LE GRAND DUCHE DE SAXEAVEIMAR Berne, 14 novembre. — Le grand-duc a abdiqué. La révolution s'est accomplie pacifiquement. HINDENBURG DEMENAGE Berne, 14 novembre. — On télégraphie de Cassel à la " Gazette de Francfort " : Le maréchal Hindenburg et le grand quartier général allemand doivent arriver aujourd'hui au château de Wilhem-shoche, près de Cassel. Autriche PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE Lé conseil d'Etat de l'Autriche a proclamé la république, et voté un décrét déclarant que l'Autriche fait partie de la république allemande. UN MANIFESTE DE CHARLES Ier C'est par La voie d'un manifeste adressé à ses peuples que l'empereur Charles a fait savoir qu'ii abdiquait : il y déclare qu'il n'a aucune responsabilité dans la guerre et qu'il a mis tout en œuvre pour assurer. 1a paix ; il fait des vœux de oon-heur pour le peuple autrichien : "Je ne veux pas, dit-il, que personne soit un obstacle au libre développement de mes peuples... Je renonce à la part qui me retient dans la conduite des affaires de l'Etat. " ftaïie RETOUR TRIOMPHAL DU ROI A ROME Le roi Victor-Emmanuel _ III, qui n'a cessé d'être au front depuis la déclaration de guerre de l'Italie, a fait dans sa capitale une rentrée triomphale. Il s'est rendu à son palais en voiture, escorté par une foule innombrable, au milieu d'acclamations sans fin. Suisse LA GREVE GENERALE Le comité d'Alten a proclamé la grève générale ; il a défini le programme que les grévistes auront à soutenir : élections sur le mode proportionnel pour les hommes et les femmes, réorganisation de l'armée, travail obligat .\Lre, amortissement des dettes d'Etat par la classe possédante, garantie de l'approvisionnement. La grève est illimitée. EXPULSION DES BOLCHEVISTES Les agents bolchévistes ont été expulsés de feuisse. Roumanie LA ROUMANIE DECLARE LA GUERRE A L'ALLEMAGNE Berne, 12 novembre. — On apprend à la " Gazette de Francfort ", que le nouveau gouvernement roumain a déclaré la guerre à '1 Allemagne. —o-** Baie, 13 novembre. — Le comte Ka-rolyi a dit que la Roumanie a déclaré la guerre à l'Allemagne pour forcer le maréchal Mjackensen à désarmer, ce dernier ayant prétendu que la République allemande n'était pas un gouvernement légitime.LA TRANSYLVANIE APPELLE LES ROUMAINS A LA RESCOUSSE La population de Transylvanie s'est soulevée contre la tyrannie magyare. Le drapeau national roumain flotte sur les édifices publics. Le Conseil National roumain a formé un comité qui comprend douze membres. Le conseil siégeant en permanence a fait appel aux troupes roumaines venant du front pour former une armée nationale transylvanienne. LA SITUATION POLITIQUE Le ministère Marghiloman a démissionné.Le roi Ferdinand de Roumanie a adressé une proclamation au peuple promettant le suffrage .universel, le partage de deux millions d'hectares de la propriété privée et des terres de la couronne, et réclamant l'ordre et la_ concorde pour accomplir les grands devoirs de la Roumanie. LES ALLIES EN ROUMANIE Zurich, 14 novembre. — L'armée alliée d'Orient est arrivée en Roumanie. Pologne LES POLONAIS MAITRES DE VARSOVIE Berne, 14 novembre. — On mande de Vienne: Des soldats polonais, après avoir désarmé 'es troupes allemandes d'occupation, sont rendus maîtres de Varsovie.DES BANDES POLONAISES ENVAHISSENT LA SILESIE Berne, 14 novembre. — On mande de Berlin : Des compagnies de légionnaires et des bandes inorganisées ont envahi la province de Posen. Turquie OCCUPATION DE CONSTANTINOPLE Paris, 14 novembre. — Les escadres alliées sont arrrivées à Constantinople. Asie mineure Pour ia libération des popnlatsous non turques de l'Asie antérieure Une déclaration franco-anglaise Le gouvernement français d'accord avec le gouvernement britannique a décidé de faire la déclaration conjointe ci-dessous pour donner aux populations non turques des régions entre le Taurus et le golfe Persique, l'assurance que les deux pays, chacun en ce qui le concerne, entendent leur assu rer la plus large autonomie afin de garantir leur affranchissement et le développement de leur civilisation. Le but qu'envisagent la France et la Grande-Bretagne en poursuivant en Orient la guerre déchaînée par l'ambition allemande, c'est l'affranchissement complet et définitif des peuples si longtemps opprimés par les Turcs et l'établissement de gouvernements et administrations nationaux puisant leur autorité dans l'initiative et le libre choix des populations indigènes. Pour donner suite à ces intentions, la France et la Grande-Bretagne sont d'accord pour encourager et aider à l'établissement de gouvernements et administrations indigènes en Syrie et en Mésopotamie actuellement libérées par les alliés ou dans les territoires dont ils poursuivent la libération, pour reconnaître ceux-ci aussitôt qu'ils seront effectivement établis. Loin de vouloir imposer aux populations de ces régions telles ou telles institutions, elles n'ont d'autre souci que d'assurer par leur appui et par une assistance efficace le fonctionnement normal des gouvernements et administrations qu'elles se seront librement donnés. Assurer une justice impartiale et égale pour tous; faciliter le développement économique du pays en suscitant et en encourageant les initiatives locales, favoriser la diffusion de l'instruction, mettre fin aux diversions trop longtemps exploitées par la politique turque, tel est le rôle que les deux gouvernements alliés revendiquent dans les territoires libérés. Chronique locale , Une requête en laveur des ouvriers réquisitionné* Un groupe de^ Gantois vient d'adresser à T administration communale une requête aux fins d'attirer son attention sur le sort qui fut réservé aux millieçs de nos concitoyens de la classe ouvrière réquisitionnés par nos ennemis, envoyés en France et astreints à des travaux forcés très durs. Beaucoup' de ces malheureux ne furent libérés qu'au bout de vingt mois, et parfois plus, de souffrances atroces. Tous eurent faim et furent maltraités, d'une façon barbare. Ils étaient employés à des travaux militaires, et ne recevaient, de ce chef, qu'un salaire journalier de 30 pfennigs. Que de compatriotes ne parvinrent pas à résister au régime barbare dont les victimes reposent dans les cimetières da Maries, Bosmont-, Laon, etc. Dans ces conditions, demandent les si- fnataires de la requête, il importe que es mesures soient prises pour faire obtenir une juste indemnité aux veuves et aux orphelins de ces pauvres malheureux qui furent lâchement assassinés par leurs bourreaux. Le service postal Le bureau des postes de Gand (marchiS aux Grains) est ouvert au public, de 9 k 12 et de 14 à 17 heures, pour l'affranchissement des correspondances et l'émission des mandats-poste. Le centre de la première division de l'armée belge. Pendant quelques jours encore nous allons assister, à Gand, au passage de militaires et de colonnes de transport, notre ville étant redevenue le centre d'une division d'armée. Mais, au lieu de nous irriter, le spectacle, cette fois, ne nous procure que de la joie. Souvent on se rend compte de l'avancement extraordinaire de certains camarades, car un grand changement s'est produit dans les cadres. Tel officier, parti comme major, promu à peine depuis quelques mois, est maintenant général, des capitaines-commandants sont devenus colonels, des capitaines en second et même des lieutenants sont majors. On salue des capitaines-commandants âgés de 23 à 34 ans. Des sous-officiers ont passé par les écoles spéciales et ont obtenu les étoiles de lieutenant. * * * Les troupes ont commencé leur mouvement sur Bruxelles et sur Anvers. D'autres vont tenir p-arnison à Gand. * * * Des blessés qui furent soignés dans des hôpitaux français dont ils sont sortis guéris, passent par Gand, où ils reçoivent les indications pour rejoindre leur régiment. Un ordre de l'autorité militaire Les cafés doivent être fermés à 9 heures du soir. Il leur est interdit de débiter de l'alcool. Enlèvement d'obus à retard Des soldats du génie belge ont en-

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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