La Flandre libérale

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s.n. 1918, 17 Novembre. La Flandre libérale. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sb3ws8js34/
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LA FLANDRE LIBÉR ABONNEMENTS Pour la Belgique et l'Union postale, les tarifs seront publiés • ultérieurement • • ^ ■- Il RÉDACTION, ABMIKISTRATION ET IMPRIMERIE : GAND, i, RUE DU NOUVEAU BOIS ANNO Pour le prix des annonces, s,ai On traite Admis par la censure EN" K.ELISA3STT L* " AIMÉE TERRIBLE „ Dieu poussa ce tyran, iarve et spectre aujourd'hui Dans on ne sait quelle ombre où l'histoire frissonne. Et qu'il n'avat encore ouverte pour personne, Là. comme au fond d'un puits sinistre, >1 le perdit. Le juge dépassa ce qu'on avait prédit,. Il nous .plaît de recommencer, par ces ver3 d'un grand poète français, une collaboration, déjà longue, à un journal gantois de langue française, journal libre et fier, que le Borusse, le Boche, le Hun, — nous laissons Fépithète au choix du lecteur — a honoré, parmi tous les journaux de notre ville, d'une haine privilégiée et d'un décret spécial de confiscation."Le tyran, larve et spectre aujourd'hui", n'avait guère que douze ans, à l'heure tragique, — tragique pour la France, — où Victor Hugo écrivait les beaux vers qu'on vient de lire. L'heure actuelle est bien plus tragique encore, mais tragique, cette fois, pour le pays * de Kant, de Goethe, de Schiller, de Bismarck, de Moltke, et de Hindenburg, le dernier, le plus grand, le plus "kolossal" j de tous, comme nous ne l'avons que trop appàs à nos dépens... Nous n'aimons pas à piétiner un vaincu, qui bientôt, peut-être, ne sera plus qu'un cadavre, s'il ne se dérobe, par une fuite honteuse et lamentable, à la juste colère d'un peuple, naguère encore si grand et si fort, qu'il a mené à l'abîme. Mais cet homme, le kaiser, a trop pesé sur le monde, comme un cauchemar, tantôt grotesque, tantôt terrible, combien terrible! pendant ces quatre années lugubres, mais gestatrices, pour notre pauvre petit pays, d'une gloire immarcesei-ble ! On a comparé Guillaume II à Cali-gula: l'un et l'autre ont été des Césars mégalomanes. On l'a comparé à Néron, impérial cabotin comme lui. On l'a comparé à Attila, lequel, assurément, fit mas-.«•icr.'.»r. ini.miuMBflft_jtiniashkmsçsLifu-lui.Un historiographe officiel du royaume de Prusse, Henri de Treitschke, l'a comparé à Hérodc. Le "sùrnmus épiscopus" de l'Eglise évangélique de Prusse mis sur le même rang qu'Hérode par le borusso-mane, Henri de Treitschke, c'est ce qui .ne manque pas do piquant. Il est vrai que, lorsque Treitschke faisait, devant les nombreux auditeurs de son cours de politique à l'université de Berlin, ce rapprochement irrévérencieux, qui aurait pu valoir, à un autre que lui, un procès de lèse-majesté, il était déjà sous le coup de la disgrâce impériale... Voici à quelle occasion Henri de Treitschke compare Guillaume II à Hé-rode. En novembre 1891, à Potsdam, lors d'une prestation de serment de recrues, Guillaume II leur adressa les paroles suivantes:" Vous m'avez juré fidélité, c'est-à-" dire, vous êtes devenus mes soldats, " vous vous êtes donnés à moi, corps et " Ame; vous n'avez plus qu'un ennemi, et " c'est mon ennemi. Le socialisme,à l'heu-' re actuelle, cherche à fomenter des trou-" bles. Il se peut que je vous ordonne I " de tirer sur vos proches, sur vos frè-" res, sur vos parents mêmes. Que Dieu " veuille nous en préserver, mais, quoi " qu'il arrive, obéissez, sans murmures, " à mes commandements." Ces propos impies et sanguinaires sonnèrent souvent, depuis, à des oreilles ef-un jour, le vieux Treitschke, écœuré, lança du haut de sa chaire ces mots blasphématoires de la majesté impériale: " Il ne faut pas que l'on parle à nos " soldats, comme si, sur l'ordre de leurs " chefs, ils dussent massacrer leur père " et leur mère. Les soldats d'une armée " qui est le peuple en armes doivent-ils " donc être assimilés aux soudards, mas-r' sacreurs d'enfants innocents, du roi " Hérode? Aucun être pensant ne peut " faire le sacrifice de sa conscience: mê-" me pour le serment au drapeau, le cas " peut se présenter où la voix de la con-" science défend d'obéir." La voix de la conscience, l'appel à la pitié, poussé par une humanité qui souffrait comme jamais le monde n'avait souffert, un Guillaume II, un Luden-dorff ne les entendirent point et n'étaient plus capables de les entendre... «Et ce n'est pas leur faute, a écrit, d'avance, Hugo; ils sont les forces noi res. Ils suivent dans la nuit.tontes les sombres gloires, Caïn, Nemrod, Remsès, Cyrus, Gengis, Timour. Ils combattent te droit, !a lum ère, l'amour. Ils voudraient être grands et ne sont que difformes. Terre, ils ne veulent pas qu'heureuse tu t'endormes, Dans les bras de la paix sacrée, et dans l'hymen De la clarté divine avec l'esprit humain. Ils condamnent le frère à dévorer le frère. Le peuple à massacrer le peuple, et leur misère C'est d'être tout-puissante, et que tous leurs instincts Allumés pour l'enfer, soient pour le ciel éteints.» .Comme Hugo disait vrai 1 lll_ " Ils condamnent le frère à dévorer le frère..." N'a-t-on pas vu, il y a un mois à peine, nos hommes, réquisitionnés à coups de crosse, voire à coups de fusil, transpor-1 ter, sous menace de mort, jusqu'au pied du Kemmel, parmi la grêle des bombes alliées, les caisses de munitions, qui devaient servir à foudroyer leurs frères derrière l'Yperlé t... X. >—— NOS ECHOS —o— L'évacuation de Bruxelles On espère que Bruxelles sera complètement évacué dimanche midi. L'ouverture des Chambres C'est fort probablement le vendredi 22 novembre qu'aura lieu l'ouverture des Chambres. •——O ■■■■ Les arrêtés La Députation permanente du conseil provincial, Vu les articles 85, 106, 117,118 et 107 de la loi provinciale, Vu l'urgence, ARRETE : Port, détention et commet ce des armes et des munitions Art. 1. — Le port, la détention et le commerce des armes et des munitions de tonte nature sont interdits, sauf motifs légitimes ou autorisation spéciale.Cours du Mark Art. 2. — La monnaie allemande, espèces et billets, doit être acceptée en paiement sur la base de un mark valant 1,25 fr. Art. 3. — Toute contravention aux dispositions du présent arrêté sera punie d'une peine qui n'excédera pas S jours d'emprisonnement et 200 fr. d'amende. Art. 4. — Le présent arrêté entre - -^£IK&rïÂteHïi.irt* VU » IgU\i'ùi • £» uCiUÏi vlC sa publication, qui se fera par l'affichage dans toutes les communes de la province. Art. 5. — Il sera communiqué au conseil provincial dans sa première réunion. Gand, le 12 novembre 1918. Le président, Baron R. de Kerchove d'Exaerde. Pour la Députation : Le greffier de la Province, ff. J. B. Cooreman, Membre de la Députation Permanente.—o— Les vainqueurs de l'Yser Un de nos jeunes concitoyens, servant dans l'armée belge, M. Jacques Piienne, fils de l'éminent historien, professeur à l'Université de Gand, a publié, en 1917,3 Paris, chez l'éditeur Payot et C'e, un livre, intitulé « Les vainqueurs de l'Yser », que nous signalons à l'attention de nos lecteurs. Tous voudront apprendre, de la bouche d'un témoin oculaire et d'un acteur du grand drame, le détail vécu des hauts faits de nos héroïques troupiers.Le volume, élégamment présenté, est précédé de deux préfaces, l'une de feu Emile Verhaeren, l'autre d'Emile VanderVelde. Il est illustré de nombreux dessins de J araes Thiriar. L'ouvrage est dédié à la mémoire du frère de l'auteur, Pierre Pirenne, volontaire de guerre depuis le 17 août 1914, tué glorieusement à la bataille de l'Yser, au cours de l'attaque de la ferme " Den Toren ", le 3 novembre 19x4, à l'âge de 19 ans. Un ordre du jour M. Segers, ministre des chemins de fer, marine, postes et télégraphes a adressé au personnel de son ressort l'ordre du jour suivant: « Au moment où le courage de «os soldats a libéré uue grande partie du territoire belge et où les administrations civiles des chemins de fer, des postes et des télégraphes vont être appelées à reprendre leurs services interrompus par l'invasion, je tiens à rendre un hommage public à tout le personnel pour sa fière et patriotique attitude pendant les longs mois qu'il a du vivre sous la. contrainte de l'ennemi.Il a bien mérité de la patrie! Je le félicite ctu fond du cœur! Je sais que son plus ardent désir est de se remettre, sans retard, à l'œu- 3 vre et de travailler de toutes ses • forces à la reconstitution et à la prospé-1 ri té du pays. Je compte fermement sur la colla-" boration immédiate de tous les agents de mes administrations. Je prie cha-1 cun d'eux de se mettre spontanément et le plus tôt possible à la disposition de l'autorité administrative dont il relève. » —0— Le rétablissement de la Belgique Une mission officielle anglaise, chargée de faire une enquête sur la situation actuelle des territoires reconquis, en vue de la reconstruction des régions détruites, est arrivée en Belgique. Les félicitations du roi George V au roi Albert Le roi d'Angleterre a adressé à notre souverain un télégramme de félicitations à l'occasion de la libération du territoire et de la population belge par notre vaillante armée. —— O— Les mines de charbon belges Le 'gouvernement belge a appris que les Allemands avaient déjà renoncé, avant l'armistice, à faire sauter les mines belges, par suite des protestations de l'Amérique. Le gouvernement belge a remercié le gouvernement des Etats-Unis pour son intervention. La circulation des trains de chemins de 1er La réparation des destructions effectuées par les Boches avance rapidement. Il y a déjà communication directe par train entre Bruges et Paris viâ Courtrai. L'accès des trains 11'est pas encore permis à la population civile. D'ailleurs, les travaux de réparation seront poussés plus rapidement encore, maintenant que les Allemands ont; conformément aux conditions de l'armistice, remis les plans des ouvrages d'art encore actuellement pourvus de bombes à retard et autros dispositifs de destruction pla-j "ces p&r eux 'avant leur 'retraite. Le personnel des chemins de fer de l'Etat a déjà été convoqué en vue de prendre toutes les dispositions préparatoires pour la remise en marche des trains, qui partiront provisoirement de Meirelbeke. Tous les ouvriers des ateliers de Gand (matériel roulant) de Ledeberg et de Meirelbeke ont été priés de se rendre immédiatement à leur poste, en costume de travail.— XX>0< ■ In memoriam O vous qui reposez en paix à l'endroit même où vous frappa la balle ennemie, ô vous, les purs héros dont une humble croix,dans nos cimetières, rappelle le sacrifice, pardonnez-nous, si, au milieu de l'allégresse de ces derniers jours, nous avons sbngé d'abord à exalter vos glorieux frères d'armes revenus parmi nous, à crier notre joie, à fêter la libération et la victoire. Ne nous en voulez pas ; nous ne vous avons pas oubliés; nous ne vous oublierons jamais. Dans notre ville en fête, il est hélas! de vieux parents, des enfants, des fiancées qui pleurent aujourd'hui; ceux qu'ils aimaient ne leur ont pas été rendus. Dans maint foyer,on pense, le cœur serré, à ceux qui ne sont plus; la place du père ou du fils est • vide, et, au souvenir complaisamment évoqué d'un passé de bonheur, —• bonheur à jamais brisé — les yeux se mouillent, des sanglots s'étranglent dans la gorge; on se prend, dans sa détresse, à maudire la Destinée qui fut si cruelle,si injuste;on se révolte; on n'est pas loin de trouver odieuses les démonstrations de joie populaires. Nous comprenons l'immense douleur de ceux qui déplorent la perte d'un père, d'un fils, d'un frère ou d'un ami; de ce deuil, nous prenons notre part. Nous savons combien, en de pareilles détresses, sont vaines les paroles consolatrices ; mais nous voudrions dire à ceux qui gémissent, à ceux dont la plaie saigne toujours, que tous, le cœur gonflé de reconnaissance, nous sommes fiers de leurs chers disparus. Ces vaillants qui tombèrent à Liège, à Namur, à Anvers, et dans les plaines de Plandre, furent les 1 artisans de la victoire. De leurs corps, ils firent un rempart qui arrêta, au début de la campagne, le barbare envahisseur; contre leur chair héroïque et pantelante, se brisa l'élan des Teutons. Ils sont morts, comme ils avaient fait leur • devoir, comme ils s'étaient battus : en . vrais soldats, soucieux seulement de - défendre jusqu'au bout, sans fléchir - le sol patrial. Plus tard, quand eut sonné l'heure - des justes réparations, quand, aprè: s quatre ans d'une résistance qui fii - l'admiration du monde, notre armée t a,idé'e de nos valeureux alliés, prit l'of 1 fensive, bien des braves à nouveau 1 furent fauchés. Brûlés d'une fièvre patriotique in tense, brillants d'audace, avec une fou gue merveilleuse, ils s'étaient rués comme des lions, sans même paraître L se soucier du danger, sur les lignes . allemandes. Beaucoup tombèrent,mais ( leur sacrifice permit à leurs frères ( plus heureux de culbuter l'ennemi battu et hâta le moment de la libération., O nos grands morts, nous sommes fiers de vous! Vous avez péri pour t assurer le triomphe de la plus belle. : de la plus noble cause qui fût jamais: . non seulement vous avez défendu 1 votre pays, non seulement vous l'avez arraché à l'étreinte ennemie, non seulement vous l'avez sauvé, non seulement vous l'avez fait plus grand, ; plus magnifique, plus rayonnant, mais vous avez, en sacrifiant généreusement ■ votre vie, contribué à rendre la Terre plushabitableet àédifier,sur lesruines du despotisme féodal, le majestueux temple du Droit et de la Liberté. Gloire et honneur à votre mémoire, ô nos grands morts ! Nous saurons vous honorer. Quand, dans nos écoles, nos instituteurs parleront à leurs élèves de la Grande guerre, ils diront vos noms et raconteront vos exploits; et le récit de cette authentique épopée transportera d'admiration nos enfants. Vos noms et vos exploits nous les ferons graver sur le marbre ou dans l'airain; mais c'est surtout dans nos cœurs que nous conserverons fidèlement le souvenir de ce que vous fûtes ; l'histoire magnifiera votre héroïs-i me. p,n verswnt votre sang pour nous, pour l'humanité tout entière, vous avez conquis l'immortalité. Et c'est de vous surtout, ô nos grands morts, que sont vrais les beaux vers de Hugo: Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les pius beaux noms, leur nom est le ptus beau : Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère: Et comme ferait une mère, La vois d'un peuple entier les berce en leur tombeau,» P. H. — Ub message de M. Wilsoa —o— Le président Wilson, qui avait tenu à donner lui-même lecture des conditions de l'armistice à une séance plé-nière du Congrès, a prononcé «n important discours, dont voici principaux passages : ^ € On 11e peut pas mesurer mainte^ nant les conséquences de ce gratm événement. Nous savons seulemdat que cette guerre tragique, dont *es flammes dévorantes se sont propagées d'un pays à l'autre jusqu'à ce que le monde entier fût en feu, est terminée, et que notre propre peuple a eu l'honneur d'y entrer au moment le plus critique, de telle manière et avec une vigueur telle qu'il a pu contribuer au grand résultat d'une façon dont nous sommes tous des plus fiers. » Nous savons aussi que le but de la guerre est atteint, ce but que tous les hommes libres s'étaient assigné, et qu'il a été atteint si complètement que même à présent nous ne nous en rendons pas compte. L'impérialisme que concevaient les hommes qui, hier encore, étaient les maîtres de l'Allemagne, est arrivé à sa fin, ses ambitions se sont abîmées en un sombre désastre. Qui cherchera maintenant à le faire revivre? » L'arbitraire puissance de la caste militaire de l'Allemagne, qui pouvait autrefois secrètement et de son seul arbitre troubler la paix du monde est discréditée et détruite et plus que cela a été accompli. Les grandes nations qui s'associèrent pour la détruire se sont maintenant définitivement unies dans le but commun de conclure une ; paix qui satisfasse le grand désir de i justice désintéressée du monde entier prenant corps en des arrangements . qui sont basés sur quelque chose de . beaucoup meilleur et de bien plus du » rable que les intérêts égoïstes et op » posés des puissants États ». t Le président Wilson répond ensuit: r par avance à la requête du docteu; î Soif touchant le ravitaillement d< : l'Allemagne : ir, « Des mesures doivent être prises immédiatement pour organiser ces re efforts de soulagements de la même manière méthodique qu'ils le furent it dans le cas de la Belgique. Au moyen e de l'emploi du tonnage inutilisé des ,f ' Empires centraux, il devrait à présent u être possible d'enlever la crainte de ' misère totale à leurs populations op-primées et de libérer leurs esprits et leurs énergies pour la grande et hasardeuse tâche de reconstruction -e politique qui se trouve devant elles ;s de toutes parts. La faim n'engendre is pas des réformes, elle engendre la ;s folie, et tous les vilains troubles qui xi rendent impossible une vie ordonnée.» î- M. Wilson n'est pas, fen effet, sans éprouver quelques appréhensions au ;s sujet de la stabilité du nouveau régime ir allemand. e> < Les hommes réfléchis sont forcés 3: de se demander avec quels gouverne-u ments et avec quel genre de gouver-■z nement nous allons traiter pour l'éla-n boration des conditions de paix. î1 » Investis de quelle autorité se pré-> senteront-ils devant nous et avec s quelle assurance que leur autorité lt sera permanente et maintiendra sûre-e ment les arrangements internationaux s que nous allons conclure? Il y a ici x matière à grande inquiétude et crainte. » Lorsque la paix se fera, sur les pro--i messes et les obligations de qui, en dehors de nous,devra-t-elle reposer? 1' » Soyons parfaitement francs avec nous-mêmes et avouons qu'on ne peut e pas répondre à présent, tout de suite, l~ à ces questions d'une façon satisfai-,e santé. » Mais la morale n'est pas que ce fai-s ble espoir d'une rapide réponse doit s nous suffire; elle est seulement que s nous devons être patients et accorder notre aide, et surtout songer au grand espoir et à la confiance qui est au fond de ce qui se passe. ; " Les excès n'accomplissent rien. La s malheureuse Russie en a donné des preuves récentes en abondance. Le s désordre va immédiatement à l'encon-ç tre de ses propres buts. Si des excès ont lieu, si le désordre lève un instant la tête, une deuxième pensée saine suivra et un jour d'action constructive viendra, pourvu que nous donnions notre aide et que nous n'apportions ,» pas d'obstacle. "Vaincre par les armes, ce n'est que . faire une conquête temporaire; vaincre le monde en gagnant son estime, c'est faire une conquête permanente. » M. Wilson termine en affirmant que u les peuples qui se sont libérés de l'ar-I- bitraire pourront compter sur l'aide ;- des vainqueurs. a V'V-k > fi ~ ^ s. «M». «•»». m* 441 Année. - Dimanche 17 Novembre 1913. PWX i 10 CENTIMES N" 6.

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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