La Libre Belgique

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s.n. 1918, 02 Decembre. La Libre Belgique. Accès à 25 octobre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/vt1gh9cs9s/
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10 CeiHimesle numéro. Lundi 2 Décembre 1918.( RÉDACTION ET ADMINISTRATION : BRUXELLES 32, Montagne-aox-HcrI>es-Polagèrcs, 12 Les annonces sont reçues exclusivement au bureau ,Ju journal, rue Montagne-aux-Herbes-Potagôres, 12, fc il à l'Agence Ilavas, place (les Martyrs, 8, ù Bruxelles LA LIBRE BELGIQUE N. 180. W"<| « " *•' u . ' U~"H~ * ' ANNONCES; ®. DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS el Je Sl'JtîTF J iwî"5ûôT. . l.ùi Cliaquo ligne supplémentaire 0.40 I PETITES ANNONCES : la ligne 0.60 RECLAMES avant les annonces : la ligne . . 2.0c FAITS DIVERS : la ligne. . . . 6^00 5.00 4.00 NECROLOGIES : la ligne 2.50 Rprès la rentrée des Chambres es La Chambre et le Sénat ont repris leu séances et constitué leurs bureaux. Ceu ci, d'accord avec le gouvernement, auro: iâ arrêter le programme des travaux pari ment-aires. Cette préparation est rendue 1 iboriause par la comjpûexité des p notai jm dont il importe de peser l'urgence. Elle complique du fait oju'e les archives du H ,vre ne sont point encore transférées,et çp le personnel de Sainte-Adresse n'a pu e: icore rejoindre B muselles. Quand on songe de plais que Bruxell k est encore inaccessible pour bien des pa P iies du pays, 011 conçoit que force ait é «au Parlement de s'ajourner à qntinzain Aussi bien aura-t-il ainsi le loisir de méc ter le programme énoncé dans le discou royal et les déclarations du chef du Cal net. La reprise des travaux parlementair pemble avoir suscite aine vague imipressic de malaise. Quelles en sont les causes » Tout d'abord la prostration qui a sui les événements inouïs que nous venons < . traverser. C'est là mai phénomène général : on l'a o fiervé dans tous les milieux. Après quatre ans de séparation, — sor l'iaotion de la désorganisation intense qui isévi pendant cette longue période brisa: tous les liens, rompant toutes les habit des, bouleversant la vie publique et la v privée, entretenant d'ans les âmes les se timents les jpius violents <aiu milieu d'alité natives énervantes d'inquiétude et d'esjp rance, — après la joie enivrante de la dé: vrance glorieuse et le délire des parad triomphales, il est bien naturel qu'on s'a laisse. C'est une loi physique. Les émotions ont été trop longues, tr< intenses, <brop diverses pour qiu'on n'en d jmeurât point iprofondémen.t ébranlé- îsfoiss sommes à l'heure présenté comn des malades anémiés iqavi prennent l'a pour la première fois, incertains de lefia ipas et encore mal assurés de leurs force Tout les aSfraie. (Cela passera vite : la convalescence e rapide pour les tempéraments robustes. Une seconde cause de malaise a été surprise de beaaicauip. On croyait reprendre les travaux à le ^point d'interruption, et débattre toius e semble le (programme de l'ère nouvelle, voilà q;u'on s'est trouvé devant luin pk tout dressé. De là, une certaine déceptio Cette impression ne résistera pas à réflexion. Le i'ait qui l'a provoquée n' (tait-il pas en vérité imposé -ar les circ.on tances et ne constitue-t-il pas une oauv de sagesse 1 Au milieu du bouleversement génér créé ^ar cette guerre titanesque, — le grand événement certes de l'histoire ( monde dont le recul du temps fera a-pp raître la profondeur encore insoupçonnée, .ialors que des révolutions sans Drébéde: ont ravagé certains empires et menaoé d' branler le monde entier, eût-dl été prude 1 de s'immobiliser dans une sérénité inoo visciente, et de -suivre une tacticrue de temp risation, au risque de faire sauter les iciha dicres sous pression? Il a bien fallu qu'on délibérât, en d cercles restreints, puisque leS difficultés les dangers des temps ne permetbaiei {point d'autres palafores, et qu'on arrêt, .-ainsi le programme qui paraissait ar^ropr à la gravité de l'heure. Qu'il en soit résulté cgueloiuie mécompt la chose se conçoit ; mais cette impressi( passera car il n'y a a.u fond de ce senl ment très natiuirel qu'iun froissement pe sonnel, qui doit céder devant les évidenc de l'intérêt général. Certains points du programme ont T>ai ■formulés sur un ton impératif c-iui semb négliger des aspirations légitimes. Certes, personne ne contestera qoie l'he ro soit venue "d'instaurer le S. U., donna: !à tous ceux dont les cceurs ont connu 1 {mêmes émotions et les mêmes souffranc droit égal à travailler à la restaiuratk Mme Patrie également aimée. ^^Mais ce souci ne devait-il pas s*étendre ( logique et en équité -aux êtres chers vivai là nos côtés, qui ont connu comme nous 1 idemils et les angoisses? Il aurait été juste qiue'les droits inconte rfcables de la femme eussent été proclam du même coup. Mais sait-on ^our^uoi ce n'a pas paru possible dès l'aibord? Quoi qu'il en soit, l'oeuvre proposée, j géc incomplète, a causé une désillusion. Ce froissement est fondé, mais il lais: debout le droit et la volonté d'en poursu ivre le redressement, et la Constituan tout au moins aiura à trancher le problèn désormais soulevé. ïtien n'est dionc compromis à cet é'gar Enfin 'beaucoup s'effravent de ce qiu'c iait paru prévoir qiuie les reformes annoncé en matière électorale poussent se réajis< ipar iun coup d'Etat, en paissant cxufcre ai prescriptions formelles de la Constitutio: Rien n'est plus légitime que ce soîuiei. On 11e peut demander à cles mandatair [publics, dont la bonne volonté est manife •te. mais dont le loyalisme est inébranlabl Jfcpoler le serment solennel qu'ils ont pr W"U seuil de leurs fonctions. Quand on songe qu'à res^^cteir lun amis légitme scrupule on ne compromet rien c .programme ipraposé, on doit reconnaît, qu'il y aurait folie à voiuloir 'brusquer b consciences justement alarmées, au risqi d'exposer le succès d'une entreprise à 1 quelle le -bon vouloir de tous est prêt à ooi j[pérer. L'union patriotique prêchée de si hau Wu-i s'est manifestée durant la giuemre lp.f de si émouvants témoignages, et doint souiËfle bienfaisant passe dans la .presse e: tière et dans nos assemblées, trouvera a sèment, nous en avons le ferme espoir, solution de forme qui doit assurer le re ,pect nécessaire de notre pacte fondâmes ita 1. Il semble donc qiue le malaise que l'on Ressenti ne soit que superficiel, et qu' 'il 15:,paraîtra rapidement devant la bonne v-lonté, qui apparaît l'heure présente con me la plus haute manifestation nui se puisj concevoir de l'amour conscient de lia Pa,tri< SPES. la Mon ls éïéiiils. ■■ .. 1 a Benoit XV et la Belgique. • Le Pape, ces jours derniers, a écrit au es dinal-arcinevêque de Malines et au. roi des B< rs ges. Nous ne connaissons qu'imparfaitement c x- deux lettres, par un résumé télégraphique tr it sobre. Au cardinal, en réponse à la communie tion de la note du baron von Lancken, a ^ nonçant au Primat de Belgique la libération < tous les prisonniers et rendant hommage au p triotismo de la population brutalisée, rar.ço née. foulée depuis le mois d'août 101-1 par l_ « pouvoir occupant » d'outre-ïthïn, le Chef s ic prêir.e de l'Eglise universelle exprime l'imme l- se joie que cette nouvelle lui apuorte. Au ll< Il adresse Ses chaleureuses félicitations pour ;s délivrance de la Belgique, pour le complet 1 ta'oli6sement do son indépendance et de s ^ droits, condition indispensable, note le Pap L d'une paix juste et durable. e.- En 1915, « en la fête de saint Marc », S. 1_ le cardinal Mercier, dans une lettre au cler rs efc aux fidèles, disait: « Si la guerre os't hor; •i- ble, elle suggéré aussi des gestes magnifique Soyez reconnaissants. Saint Thomas d'Aqu dit que le penchant à voir le bien chez autr ,n est l'indice d'un bon cœur. Ne soupçonnez p un égoïsme subtil là où le désintéresseme. vous dépasse... Défiez-vous surtout des eak-î .. ries. Depuis le commencement de la guerre, d ]1 esprits sournois, méchants, perfides se so acharnés à accréditer la rumeur que le Pa défunt Pie X et notre Saint-Père Benoît X' b- le Pape actuel, auraient favorisé, financièi ment ou moralement, nos ennemis et auraien 1S par faiblesse, méconnu le droit du i>e\iplo^ b< a ge. Calomnies, mes frères, ce sont d'infâm calomnies. Le cœur simple, aimant, magnat 111e de Pie X était, incapable, je ne dis pas d'ui :l vilénie, mais d'un semblant de complaisan lc pour l'injustice, celle-ci fût-elle triomphante Quant à notre Saint-Père le Pape Benoît X1 r- que pouvait-il faire poui- nous Belges?, qu é- n'ait point fait? » 1- S. Ê. le cardinal énumérait ensuite les c -.s verses manifestations de la prédilection < "f. Pape pour le peuple belge. « Ajoute® à cel continuait-il, sa ferme et noble allocution co sistoriale.. le 22 janvier; ses réponses aux té] grammes du roi des Belges et de notre gouve 'P nement ; celle au ministre Van den Heuvel, a 2- crédité a uprès du Saint Siège ; l'appui qu nous prête,y par l'intermédiaire de celui qui J (e représente avec tant de dignité et de dévou il* ment parmi nous, son Nonce apostolique à Br !«g xelles... Lorsque le mardi vous consacrerez v "s tre journée à la reconnaissance, vous inscrir le Père de vos âmes en tête de la liste, de v , bienfaiteurs et vous répondrez désormais par Sl fierté de votre dédain à ceux qui tenteraie de détacher de Lui vos cœurs et vos volontés la* En 1916. « en la fête de saint Thomas d'. quin », S. E. le cardinal Mercier, 0 à son 1 ir tour de Rome », s'adressait en ces termes ai 1- catholiques, prêtres et laïcs, de son diocès et « Il y a. beaucoup dttfclioses que je ne puis vo n dire. Vous me comprendrez. La situation n>ïic ' maie que nous avons à subir nous interdit ' i/ vous exposer, -à- cœiu ouvert, tout juste ^e (]U , y a en notre âme de meilleur et do plus intir e" pour vous ; ce qui, venant de plus haut et vo s- touchant de plus près, est à moi mon. plus fe re me soutien et serait pour vous, si je pouv; parler, votre plus puissant réconfort...Le Sain al Père a été d'une bonté touchante... Durant 1 JS longues heures quo j'ai eu la consolation « [u passer en son auguste présence, II m'a patc nellement consolé, éclairé, encouragé ; Il cor prend et partage le souci que nous avons < ~ nos libertés religieuses et du patriotisme ; rt pensée pï'ofonde, que je recueillais avideme e- pour vous, Il a bien voulu la résumer dans ui it dédicace que de sa main auguste II a écrite i l- -bas de son portrait : A notre vénéré frère, cardinal Mercier... Nous sommes toujours avi , lui, nous prenons part à ses douleurs et à s angoisses, puisque SA CAUSE EST ALTSSI N< ,s TR'E OAXJSfS », ^ S. E. le cardinal fit part, à cette occasio: " du a texte authentique et complet » du discou ![; prononcé le 22 janvier, avec la plus grande s lennité, par Benoît XV, devant le Consistoir afin de rectifier u l'interprétation infidèle » 1 la parole pontificale suggérée par « des extrai e, détachés de leur contexte ». On y lit: >n « ...S'il 11e nous est pas encore permis de li ter, autant que nous le voudrions, la fin d'i r si grand mal (cette guerre malheureuse, je d ■»s vr*V's ^',e 9e massacre), pourrions-Nous ( moins adoucir les Souffrances qu'il déchaîne. ( fut, à la vérité, le but des efforts quo no 'u avons tentés jusqu'à ce jour... Il appartic Ie sans doute au Pontife Romain que Dieu a et bli interprète souverain et vengeur de la 1 .1- étornelle, de proclamer avant tout que nul : it peut, pour quelque raison que ce soit, violer sS justice; et cela, Nous le déclarons bien hau et Nous réprouvons énergiquement toutes 1 atteintes au droit, en quelque pays qu'elî aient été commises. Mais mêler l'Autorité po tificale aux différends des peuples belligérant '1} il ne serait ni convenable, ni utile de le faire. Si elle agissait autrement, non seulement ce s îs rait sans profit pour la paix, mais elle décli? nerait une guerre religieuse, et elle exposera s- aux plus grands troubles la tranquillité lut îis rieure et la concorde qui doit régner dans ]'] [a ghse... Une angoisse profonde Nous étreint ta: dis que nous suivons les péripéties de cette ho rible guerre ; surtout qu'il faut redouter que violence de l'envahisseur ne dépasse parfc toute mesure. N'est-il pas naturel aussi qi \e la pensée et le cœur du Père commun des 1 1- dèles se portent plus spécialement vers les fi :e dont il a éprouvé davantage l'attachement? te preuve, entre autres, pour ce qui concerne cher peuple belge, la lettre^ que Nous avoi j adressée au cardinal-archevêque do Maline ^ Qu'il nous soit permis ici de faire appel ai sentiments d'humanité de ceux qui ont por ^ la guerre en territoires étrangers ; qu'ils épa >r gnent à ces contrées les dévastations que l'o x cupation ne rend nullement nécessaires... » i- Des journaux allemands ayant prétendu qi le Pape, flétrissant et réprouvant toutes 1 ;s atteintes au droit, n'avait point pensé à la Bc s- gique, le cardinal Gasparri, secrétaire d'Et; D de Sa Sainteté, interrogé officiellement par II ZI Van den Heuvel, notre ministre au Vatica: répondit de la façon la plus nette que le Sain . Père avait visé, en tout premier lieu, le crin S1 commis contre la Belgique et que cela ne d 11 vait pas faire doute pour les Allemands, atte •e du qu'ils étaient en aveu à cet égard, par l'o îs gane de leur^chancelier, Bethmann-Holhveg, le 4 août 1914, devant le Parlement national. I 1- cardinal Gasparri ajoutait que tous les prête tes invoqués depuis par le gouvernement ail mand ne changeaient rien au fait que, au m f ment de commettre le crime, le gouverneme: ' allemand reconnaissait attenter au droit. I : éditeur bruxellois voulut plus tard livrer 1 le public belge, sous forme de brochure, toutes 1 }- pièces relatives à l'attitude du Saint-Siège da: 1- la question germano-belge ; la Commandant-la interdit de publier la lottre du cardinal Ga 5- parri à M. Van den Heuvel. 1- Dans des articles parus il y a quelques me au a Journal de Genève », organe suisse et pr a testant favorable à l'Entente, et au « Vade ji land », organe hollandais et protestant fav N rable aux Centraux, le thème suivant a été d yeloppé très clairement: Le Pape n'étant p 1_ invite par les deux groupes de belligérants e trancher entre eux, n'ayant d'ailleurs ni po '• voir ni mandat, n'avait pas à remplir le rô d'arbitre. Son intervention aurait amené 111 confusion plus grande. Les anticléricaux, q lui reprochent son abstention, sont les premie à repousser, son intervention. Il faut se pén trer des mobiles supérieurs du Pape. L'a vert sera moins sévère pour Benoît XV que ses ce seurs actuels. Lorsque le Pnpe proposa de parler de pai sa motion restaurait les droits de la Belgiqu >1 Ni les propositions de M. Wilson. ni celles d socialistes 11e faisaient meilleure la part de Belgique. CS *_'s débuts de son règne, Benoît X n" qu'il se garderait do mêlai* les i " térêts du Saint-Siège, en ce qu'ils sejnble: parfois contraires à la politique italienne, ai * intérêts des peuples engagés dans la guerr / Des avril 3915, l'Italie avait fait signer par ^ France et l'Angleterre, en échange tle son adh "■ " sion à l'Alliance, la promesse de n'admettre aucun titre l'intervention du Chef de lNîîgli j1' g«i faveur de la paix. L Benoît XV, ancien c<Vaborateur de Ramp< la et de Léon XIII, est trop oxactement i.nff jiié des courante et des tendances pour s'ét 3 jamais laissé influencer par I'espoii* de ti-ouve p, dans des combinaisons allemandes, un moyi ; d'améliorer les corditions indiscutablement pr 7. caires de la liberté du Chef de l'Eglise. La «G ~ zeite de Cologne », inspirée sans doute par prince de Biiloiv, a averti en 1916 les Jiomm • du Centre d'avoir à revenir de leurs illusio à ce propos, assurant qu'à Rome les représ'e ;. tants de l'Eglise, gens autrement avisés, espri n_ déliés,- savent parfaitement de quoi il retoui in " l'Allemagne, alliée de i'Italie, a respecté le fa de 1870; brouillée avec l'Italie, elle n-'aSsum 5e ra j>as la charge permanente et onéreuse de fn r re prévaloir à Rome un état de choses en co: c' tradiction avec la politique italienne. Ce « m nitum » rendit du coup les hommes du Cent: ^ muets. n(. Au tome 12 de l'a Histoire du Consulat et < 1,' l'Empire », M. Thiers rappelle qu'on 181 ic « chose singulière ! sous 3a pression d'iui go versement tout-puissant, la majorité du cler; fraïïçsïs, oubliant en ce moment à quel poii 'f la puissance temporelle des pontifes était n l-j cessaire à l'indépendance de leur puissance sj: rituelle, penchait à admette que le Pape <• [x- Yait ?"euoncer 51 se^ Etats et se contenter d'i lu établissement considérable qui, quelque magr a f:que qu'on l'imaginât,-ne pouvait, après tou ' être que celui des anciens patriarches résidai auprès des empereurs" de Constantinopie -j. N ne doute aujourd'hui,que la puissance spirituel du Pape, dont la liberté importe éminommei .•j à l'univers, est très imparfaitement, à tit provisoire, garantie par la loi italienne. Dépu J la chute du pouvoir temporel, trois Ponijf ont paru; aucun d'eux n'a cessé d'élever protestation du droit contre « lo fait accor pli ». D'aucuns confondent arbitrairement l'a " ' cien pouvoir temporel avec l'objet de cette pr , testation. A la fin du règne de Pie X. l'arch . vêq.ue d'Udine, autorisé par le Pape, a fait e tendre que la condition de la liberté de la pui • ' sance spirituelle n'est ras nécessairement et e clusivement le pouvoir temporel au sens hist riq'-iP. Par exemple,sj la Société des nations ' constitue, sa garantie collective ne couvrirais e^e PaS la. barque de Pierre, intangible et so v_ verame ? ]e Un livre d'or,relatant tout ce,-que Benoît X il ses collaboraleuî-s à Bruxelles ont fait po >e soulager la Belgique, de 1914 à 1918, notai1 ls ment lors des déportations, verra le jour. r_ nos cloches sont demeurées dans les clochers 1 ^ Belgique, c'est à Benoît XV que les Belles t_ doivent. PuUdiera-t-on îes lettixs du Pape ss 1 empereur d'Allemagne? La dernièa-e sera ]e particulièrement forte. r- ,Kn mémoire de la petite lampe qui éclaira (î_ rnumble mansa.rde où un grand génie prodi le sit Ses premières œuvres, quelqu'un proposa < sa donner le nom du poète à la première étoile q serait découverte. Il ne serait pas moins à pr îe Pos d'appeler Benoît XV la cloche la plus v IU lumineuse, la plus sonore de l'église maîtres je de la capitale! ? Le iaïitainssniMt fe la m§m BOMSIES rs SI. Hoover, qui a eu hier une entrevue av< les membres du Gouvernement et M. Franqi: lé apportait de bonnes nouvelles, car les Etat ts linis continueront, pendant plusieurs mois e eore, à assurer à la Belgique des crédits cons i- dérables pour l'achat da vivres et de vêtemen m ({ue l'Angleterre semble disposée à transport jî- gracieusement. Les Etats-Unis sont prêts égal ment a nous aider dais la période transitoir js très difficile, que le pays va traverser, ava ,t d'avoir reçu efîêctivement les indemnités au: 1- quelles il a droit. oi Si les moyens de transport répondent à l'a ie tente, les quantités de vivres importées sub la ront une augmentation sérieuse, notamment ( J' lard et saindoux, en viandes conservées, < ,s lait, en pois, haricots et riz. 11 semble possii; a_ également d'amener assez vite de grandes qua: s, tités de chaussures à très bon marché, queîqui • ■ millions de mètres d'épais tissus ea laine poi confectionnerdes vêtements,deschaussettes.el _ Le premier ministre, M. Delacroix, a exprin à M lloover, d'une façon chaleureuse, la recoi naissance du pays entier. î ABOE^SSEMESIITS ' ls Le service des abonnements à la Lib: A Belgique se fera, en province, au fur et le mesure de la réouverture dos bureaux ( ,s posie. ix Par suite de la cherté des matières, « prix d'abonnement est fixé provisoirement 2 fraecs par mois, 's Soit, pour lo terme du 1er décembre 19: 1- au 31 mars 1919, 8 francs. Les souscriptions sont reçues dès à pr sent dans tous les bureaux de poste en se t- vice, ou directement, 12, Montagne-au: « Herbes-Potagères, Bruxelles. Une car postale suffit. i- Les anciens abonnés au « Patriote » i lc doivent pas souscrire. D'accord avec l'a • ministration des postes, le journal leur sei o- servi d'office dès le fonctionnement régulf o- de leur bureau; il-leur sera fait, lors i l'encaissement du coût de l'abonneme m indiqué ci-dessus, une ristourne de 3 fran 3s pour le terme d'abonnement non servi < 18 .1914, Ils paieront ainsi la somme nette i £ 5 francs. Ceux qui ont changé d'adresse depuis îs mois d'août 1914 doivent nous en inform aussitôt que possible. 0- Le coût des matières aura probableme ^ diminué dans ces quatre mois; nous pou j, rons alors établir un prix nouveau pour 1- reste de l'année 1919. le MMM&k . //., REVUE DE LA PRESSE ■A il ^ a ^ U Pii if a B U i fc, U W ir il- fija déclaration dm Gouvernesnent. A titre documentaire, ces lignes de 1' « Etoi Belge » '. es I^e programme gouvernemental se compose de dei la parties : l'une vi -i l'œuvre de réorganisation, de rép ration ci do rel6'.«eàiàit rendue nécessaire par y guerre : i'arivé, une série de réformes politique économiques et sociale: qui seront l'œuvre des CÏkii 1 bres futur*»?. i _ -fcn ce (jvil ûpnoorne la première partie de ce pr ,x gramme uous estimons qu il faut faire au goyern p- h s ont, qui e>t un gouvernement d'union patriotique, la plus large crédit possible. Sur co point il n'3' a pa c5- que nous sachions, de1 divergences de vues eut à W'eiffes.Que le nouveau gouvernement soit (loncassu: 5e du loyal eoacoui s et de la bonne volonté de tous. Quaui à la seconde partie de" son programme, el I soulève de- questions nombreuses et variées, sur le qucll: l'a cord es D loin d'être établi et sur lesquell' r" :>;iv.-J la prochaine consultation électorale devra appe l'e trr lés prêchions nécessaires. Faut-il donc nous metti r, dès à présent à les discuter l'une après l'autre, et *1 fond ' N ou- un lc pensons pas, d'autaut plus que é- progr;unuifi du gouvernement se contente de les én mérer ^a1;.. entrer dans les détails et que, dans c> }e conditions le débat risquerait de rester pureine: ;s académique. ls I,'« Etoile i) considère comme probable que suffrage pur et simple cherchera à se débarra .'I sel1 du frein proportionnaliste, et « dés lors.di it elle, se pose la question de savoir s'il ne coi e- vient pas d'inscrire le principe de la représeï i- taiion proportionnelle dans la Constituée :1- revisée. » 0- LA JOURNÉE lt | :' 5- C'est en avio i- que le Roi comptait se rendre à Liège, samed -- pour la rentréo des troupes dans la « Cité a .n dente 'y. Le temps brumeux a empêché voyage. Le Roi et sa suite ont dît gagner Lié' en auto. .j G'eit à l'aviateur belge Crombez qu'était écl le l'honneur de piloter le Roi dans les airs. AI. Brand Whitlocl s ministre des Etats-Unis à Bruxelles, a dit lii< la à un confrère : ii- a_ Je suis plus heureux que je 11e puis le dire^den .j. trouver de nouveau à Bruxelles. J'aimais Bruxell „ longtenij-s avant dé ve«ir y demeurer; je l'ai ain • " davantage pendant les mois'de tiouce paix que j' passés ioi,| ayant la guerre: je l'ai aimé heaucoi: s- mieux encore après avoir travaillé et souflert avec 1 s- Bruxellois peinant trente-deux mois. Depuis Ion 0- temps, mon plus vif désir était de rentrer en mén ,e temp^ une votre grand Roi. C'est pourquoi, malgré L t- diiTicuîtc^ que pouvait présenter l'exécution dp me projet, jennis tout en œuvre pour pouvoir quitter J Havre et/3tre ici jeudi soir, afin d'assister au:; cér monies <!c vendredi et voir à nouveau flotter su» le P V lais io Jrc.rc -M uoir, janne et rouge, symbole de îr justice i établie sur la terre. Quand nous étions ici soi 1- roccupiuîon aliamande, vous <\q pouviez savoir connr 3i moi }H)ut-être. la grande sympathie que la Belgiqi ^e a soulevée en Amérique. La figure héroïque do voti L Roi, le grand cardinal, le lîourgmestre Max, votre gl ? rieuse armée, votre magistrature et votre barreau, J} noble a t : i rude de votre population, tout cela a impi e Jt sionné et touché au cœur mon pays. Dès les débuts c la guerre, la Belgique a été pour les Américains l'i it carnation de la cause pour laquelle l'Amérique s'e i- décidée à partir en guerre. Et longtemps avant qu'el le y entrât, la propagande faite en Amérique par les cir ,j mille comités de la « Commission for Relief in Bc 3_ gium » a été pour beaucoup dans lc résultat final.? 0- se M. FMinan qui représentait la Suisse à Paris est noinn ministre plénipotentiaire de la République lie vétique à Bruxelles. Q MM. Anseele cf Jaspar ferant prochain ,c ment un voyage dans les régions industrie j les et agricoles poiur se rendre compte d dégâts commis- l"_ X.e s*etoîiK* <le nos inîernéa «le K-Bolïnn<8< 's. Les ministres îîasson et Franck iront, dema lundi, à la rencontre des premiers convois ( ^ militaires belges revenant des camps d'intern ment hollandais. t •" Valentin Brifaut, t- député de Philippeville, dorrt la vaillance éta 1- bien connue déjà avant la guerre, a donné, ; :n cours de celle-ci, la pleine mesure de ton intri >n pidilô. Le Koi vient de le nommer chevalier 6 !e l'ordre do Léopold avec attribution de la Croi i- de la guerre. >s Le rapport du général de Ceuninck signalai u- au ltoi les actions d'éclat du capitaine en s> coud de réserve Brifaut porte; ^ A donuû un hel exempte f'e patriotisme en s'eng 1- géant dès-le .début des hostilités, bien qu'âgé de pr. de 4U ans, marie et père de trois enfants; détaché _ l'aviation trant :!: - en qualité d'oliservatcur, se disïi ^ gue ; av une ii'-lte ardeur en sollicitant comme uî taveur l'attribution desmissions Ic-s plus périlleuse sa vailiance, hautement appréciée, lui a valu dei citations avec croix de guerre française. Nos plus cordiales félicitations à ce héros,qi 'e est aussi notre ami. à » le Distinctions ïionorîtîqiiCB. Le « Moniteur » annonce que M. l'abbé Plo le vier, aumônier de l'hôpital civil de Montreui à sur-Mer, est nommé chevalier de l'ordre de : Couronne; le capitaine en premier, sécrétai d'état-major Franck*, est nommé chevalier < l'ordre de Léopold; la Croix de guerre estd 8 cernée pour action d'éclat à M Rombaux, so dat dans lo Se régiment de chasseurs à pied ; «. Croix civique de tre classe est accordée , M. limile lckx, attaché au parc automobile < ministère de l'intérieur. - Au Ministère «les Cîieniïns de fe M. Ernest Gérard, le distingué secrétaire g le néral du Département des Chemins de fer, aya i- atteint la limite d'âge, sa démission ett accept 'a par arrêté royal. M. Gérard est autorisé à co jr server le titre honorifique de ses fonctions. i0 M. J. Colens, ingénieur en chef, directeur < service, est nommé secrétaire général. M. J. de Walque est nommé ingénieur en che * inspecteur de direction à l'administration d chemins de fer de l'Etat 11 est chargé de la d 10 rection des services des chemins de fer concédé M. Libouto», chef de division, dirigea le l'agence commerciale à Paris, est nommé dire îr teur de l'office des chemins de fer et de la m; rine de l'Etat belge à Paris. , M. V. Briar.t, commis principal, est prou contrôleur de 2e c'assc. M. J. Soliciter, contrôleur, est nommé inspe 1® leur do 2e classe, et M. E. Closet, chef-expéd tionnaire, est nommé commis-chef. 1 » A. l'admînlsti'alîon de ïa Sïarîn «les Postes et Télégraphe Dans les services du Secrétariat général, so r promus : 0 Directeur d'administration : M. de Walq (F.-J.-J.-G.), inspecteur de direction ; Inspecte :x de direction : M. Ernaut (A.-îl.-G.-F ), chef i" division ; Contrôleur de 2e classe ; M. Deiia '» (J.-F.), commis principal; Sous-chef deburea M. Sclieuer (F.-F.-J.), commis principal. M. Van Brabandt (L.-M.-J.-J ), chef de cal 3- net du ministre des chemins de fer, marir [e postes et télégraphes, est nommé inspecteur g s, néral à l'administration de la marine. c a é Un nouveau prêt, des Etals-l'nis a Ja Bi le gique. — Les Etats-Unis ont fait une no >- velle avance de 450 -millions. Une partie ^ cette somme doit servir au raiviitailleme e de la Belgique et à l'amélioration du il] 1 tériel industriel et roulant, te « js Dans la |>i-oss it Le Roi recevra, après son retour de Par. les représentants des journaux belges qui e le refusé de paraître sous la censure allemande. .. L'Association de la .presse, qui n'avait pl J" été autorisée à se réunir depuis quatre ans demi, a constitué hier son bureau comme sui ,1 président, M M. Dernier {Etoi le belge) ; vice-pré; „ -dents, Patris (Soir) et Housiaux (Peuple; ; seci taire, Ooms (Libre Belgique) ; trésorier, D waei'ts (Gazette); membres du comité, Hari (Journal de Bruxelles), Ilirsch (Agence Bava: Quenne (Dernière Heure), Roussel (Indope dance belge), Peeters (Nieuws van den Da; Tytgat (XXe Siècle). M. Max, bourgmestre de Bruxelles etancii journaliste, a été proclamé président d'honne n de l'Association. i, — i [E>e nouveaux eonï.ïnjçent» frança le ont traversé Bruxelles dimanche matin au n ;e lieu d'une foule toujours également entho siaste. u L'infanterie a passé d'abord, puis l'artilleri les canons de 75 tirés par six chevaux, les cai sons de munitions et finalement l'artiller lourde Sur les pièc s do 155 on lit ces me >r glorieux ; « Montdidierl Flandre! » Les pièces de 155 ont toutes un nom; ell s'appellent : « Sans-Souci », .« la I'atma », «. te Finaude », « Surette », « Henriette » Tandis que les troupes françaises défile si d'un côté du boulevard du Midi, de l'autre app P u-aissent des pièces d'artillerie anglaise. El! "rs sont décorées aux couleurs belges, français J et anglaises. :s La foule court de droite à gauche, elle 11 n pas assez d'yeux pour regarder, do mains poi ? applaudir- i- d a Le ravitaillement des militaires log Reliez l'habitant. — Les militaires (officie e et soldats! logés chez l'habitant ou t c ccng;; dans lea] famille peuvent rccevc immédiatement leur ravitaillement. Ia A cet effet, les intéressés doivent s'adre ^ ser au bureau des cartes de ménage instc !- lé avenue du Midi, 'i, où ie néeessai =t sera fait sans retard, le » 1- pommes <îe terre. — ÎI en reste d quantités énormes. Les boches en ont ra: beaucoup, mais la rapidité de leiir effondreme t, a été telle, qu'ils n'ont pu emporter toutes 1 lé provisions. 1- A Gand, les pommes de terre se vende 10, 9, voire 7 centimes le kilo. a Les Allemands ont «léposiEï!*? nomb 1- de nos usines do leur outillage, dans le se >s but de transférer les machines dans des él blissements belges exploités par eux. Dès lors, les industriels lésés pourrai® sans délai recouvrer cet outillage resté ( *,j Belgique, et travailler dès maintenant, r [e relèvement de l'industrie nationale; déplu 3- ils diminueraient de la sorte le nombre di sans-travail. La difficulté est de retrouver les mael: nos en question. Ko serait-il pas do la pli it grande utilité de créer un organisme char u dos recherches nécessaires, qui mettrai i- par ses renseignements, lés chefs d'entr e prises à niême de réfectionner les install x lions, qur'pourraient être utilisées dès l'a . rivée des matières premières? , it * La reconstitution industrielle de la Belj que. — Les Allemands ont abandonné da un grand nombre d'usines en Belgiq' *1 quantité de matériel de t otite espèce. On s'est demandé ce qu'il fallait faire < i e ce matériel. Il est donc utile^ de donner 5: cet égard dés indications précises : x 1° Les industriels en cause ont le devoir t conserver le matériel abandonné par les Ail ni and s dans lY-cat où ils l'ont trouvé, et de remiser à l'endroit le plus convenable, afin « ne pas l'exposer inutilement aux intempérie 2° Il ne peut être question d'utiliser en , gîque soit du matériel de guerre, Soit des e l gins de transport sur voie normale, soit < matériel provenant des usines de la France. a 3° L'industriel, propriétaire d'un engin trai :e portéifpar les Allemands chez un de ses eonfi le res, peut s'entendre avec ce dernier pour la i g_ prise de l'engin, à condition de faire constat i l'écliatigé 'par procès-verbal signé par les dei parties, avec apposition de mention3 éventui ïement, sur le bon de réquisition. Le procès-verbal stipulera que la jouissan lu du matériel est précaire, et que ce -matér devra être mis à la disposition du groupemo industriel comptent pour être utilisé dans l'i térêt général. i*- lies intéressés- Sont priés d'envoyer a bref c 6- lai la liste de tout le matériel abandonné da nt leurs usines en commençant par le matériel i: f,e portant et en réservant pour plus tard lo c ' tail du petit matériel et de la mitraille. Autant que possible, les relevés doivent me tionner les caractéristiques ou descriptions so: le maires, la provenance, le nom du propriétai et tous les renseignements permettant la res if tution au possesseur légitime. ig Les industriels sont priés d'envoyer ces lis) : ou relevés aux associations professionnelles do ils font partie, ou au Comité central industr do Belgique (service spécial de la reconètil tion). il, rue du Gontiîliomme, à Bruxelles. z~ ^ M. Brasstne et nos riasillt-s». — L'hOT u rable conseiller communal de Bruxelles, qu rendu tant de services à ses compatriotes d » rant la guerre, avait obtenu de von Bissing l'a : torisation de s'occuper des tombes des qu rante fusillés du Tir national et d'en faire relevé. Cette autorisation lui fut enlevée [ von Falkenhausen.M. Brassine ne se découi geapas. II provoqua sur cette^uestion une dis-cussion avec lo gouverneur général, lui deiïian-a* dant de motiver t on refus. — Des cadavres allemands, lui fut-il répondu, voisinent avec ceux de vos fusillés ; nous crai-îe gnons que, pouvant les identifier, vous ne Irai-ij1' tiez sans égards les corps de nos morts, lo M. Brassine s'engagea sous serment à assister es à l'ouverture des lomVs et à l'aire r- spect'r les 1: dépouilles mortelles des Allemands. Sur cetti; . promesse, on lui donna un plan, et pour la Toussaint dernière il lui fut p >ssible de faire un relevé des tombes. 11 po sède seul les docu-e- men's portant les noms qui correspondent au_ chiffres inscrits sur les croix. Uneaulre affaire lui doit également sa solu-sl. tion : celle des caillions exigées des prisonniers, u- On sait assez qu'une fois entre les mains des ie fonctionnaires allemands, toute somme d'ar-nt gent devait être considérée coaune perdue, line a- réclamation de M. Brassine à vb:i l'alkenhau-sen produisit cependant la restitution de <K|0,000 francs et de deux valises remplies de c. .bijoux. Des souvenirs précieux de ces heures s, tragiques sont restés à M. Brassine. De 191G, il nt garde la lettre d'un condamné à mort'français! lettre émouvante où l'infortuné lègue ses ciie-ns veux et ses bagues en partage à ses eiiîatits. et et à sa femme le crayon avec lequel il écrit. . : I.a dernière intervention dé M. Brassine au-;i- près du pouvoir révolutionnaire a sauvé l'ar-é- genterie des ministères. Arrivant l'un des der-i- niers jours à la o kommandantur », il fit des-ly cendre toute l'argenterie dans un coffre-fort i), dont il garda la cleï jusqu'au retour des auto-n- rites belges. r) ^ ^ - — Pour les vieux ntiaeiu-a et le» ,* jclsïjre» «2c® allocations «Se vieillesse. jr Le Comité National a décidé d'étendre aux vieux mineurs pensionnés le bénéfice de l'indemnité allouée aux titulaires d'une pension à s» charge du Trésor ou do caisses spéciales, i- Le taux en est calculé sur la base de 40 p. c. u- (quarante pour cent) du montant de la pension annuelle fixée, pour les vieux mineurs à 300 fr., e, et pour les veuves des pensionnés à 180 francs, s- ce qui représenté une indemnité de 30 et de ■ e 18 francs par trimestre La liquidation s'opé-ts rera trimestriellement et par anticipation et la première fois pour lo quatrième trimestre 1918. îs Les bénéficiaires des allocations de vieillesse la qui n'auraient pas reçu l'intégralité des sommes liquidées pourla période de 1915 à ISIS inclus, at à l'intervention du Département de l'Industrie a- et du Travail, recevront, à charge du Comité 2s National, une indemnité unique de 40 francs. ÎS La taxe des télégrammes est doublée. Ce a sont les circonstances qui imposent cette ir mesure. ■ • 31 y a encore des capSohs allcitiantla parmi nous : 1a gendarmerie vient', d'arrêter >'s à Woluwe-Saint-Etienr.e deux soldats allemands în déguisés en femmes 1 lr ils étaient munis d'appareils photographiques et prfnaient des vues du passade drr,. Jrowjies ?" françaises ; à l'arrivée des gendarme;, ils av aient re déjà e:savé de se dissimuler derrière un arbre. Du caté à -5 (r. lo kîiojj. Des camelots vendaient hier, boulevard Ans-»? pacli, des paquets d'une demi-livre d'excellent , café à fr. 1.25 le paquet. D'où venait-il ? Sans doute d'énormes stocks étaient-ils restés enpos-"s sesion d'accapareurs <iui redoutent d'être pin-t cés par la justice belge. Les « Instantané»» <Ie l'entrée royale commencent à se montrer aux vitrines, où j ils sont l'objet, naturellement, de la curiosité la plus vivo. Mais rien n'est plus curieux ni plus attendrissant quo les appréciations j populaires devant ces photographies !... n Voici une bande d'enfants de cinq à dix ans qui se pressent avec fièvre pour regarder , la famille royale à che ïal. Ils sont tort dé-guenillés, ces enfants, mais ils ont ces mi-' nés éveillées qui consolent des pires mi- ■ sères... Pour eux, ils ont tout-oublié pour " le spectacle prestigieux dont l'imagé leur ■ est offerte. Et ils laissent échapper des i exclamations tj-piques : '■ Voilà le ïioi et la ' Reine !... Là, c'est Charles... Et puis, Léo-pold... Et où se trouve Marie-José? <> Le tout en un vague marollien rendant plus touchante cotte intimité que le peuple n'accorde qu'àdes souverains aimés entre tous... I1* a*onr noa glorieux mu3n*-s. — Fiers de leurs blessures, nos mutilés s'ap-,u prêtent avec enthousiasme à venir repi'èn-je dre à leurs foyers la place qu'ils ont laissée à vide depuis 1914. Personne ne leur reprochera cle ramener avec eux quelques soucis je et quelques projets : la pension, ie plaeer e- ment, le cas de réveil pathologique de leurs 'e blessures, la prothèse pour les amputés. I.o le Parlement aura. à cœur de dissiper ces ■I- inquiétudes de nos braves soldats. Leurs n- projets sont : la création d'associations ré-'u gionalès ou provinciales de mutilés el inva-s_ ïides, la constitution d'une Fédération natio-è- nale. e- Les mutilés entendent éclairer eux-mêmes 5r nos législateurs et l'opinion, créer et gérer ;j. leurs associations. A l'institut de rééducation de Port-Villez, s'est constitué en 1917 cl^ un Cercle d'études. 11 compte 800 adhérents, est divisé en section flamande et section n- wallonne; il édite deux journaux, tirés chaque quinzaine à 3,000 exemplaires, f" Le Cercle d'études prépare la création da la Fédération nationale et des associations lé- régionales des mutilés. Il adresse un appel aux autres groupements, à tous les mutilés restés ou rentrés au pays. Il réclame fière-rë ment du public, des hommes d'œuvre, l'aide ti- morale et le soutien financier, nécessaires à pareilles œuvres. Adresser correspondance ^ et mandats au directeur du Cercle d'études ici I. M. I. O. Port-Villez, par Vernon, Eure, u- France. Un joli chiffre. — Dans certaines voï-o- tures des Tramways Bruxellois, l'œuvre do a 1' « Aide aux petits pour l'amour d'une u" Reine » a fait appendre un avis encadré des couleurs nationales, et apprenant aux jj voyageurs que pendant ces quatre ans de ar guerre, les jeunes filles qui se dévouèrent à ■a- la vente des « Petites roses de la Reine »

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Cet article est une édition du titre La Libre Belgique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles .

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