La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1914, 24 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 01 decembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3r0pr7nk9p/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 21ME ANNEE. SAMEDI 34 OCTOBRE 1914. N°- 297. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. PUISSANT EFFORT DES ALLEMANDS. VIOLENTE BATAILLE. PARIS, 22 octobre.—Communiqué officiel d« 23 heures: L'activité dont l'ennemi avait fait preuve dans la journée d'hier ne s'est pas ralentie aujourd'hui. Entre la mer et La Bassée, la bataille a continué aussi violente s<ans que les Allemands aient pu faire reculer l'armée belge ni les troupes franco-britanniques. De même, entre Arras et l'Oise, l'ennemi a fait de grands efforts qui n'ont été nulle part couronnés de succès. ]>ans l'Argonne nous avons progressé entre Saint-Hubert et le Four de Paris. Au Nord de Verdun nous avons gagné du terrain sui Haumont et Brabant-sur-Meuse. Dans la Woevre nous avons repoussé une attaque sur Champion. LE NOUVEL EFFORT ALLEMAND. TENTATIVE DESESPEREE. L'OFFENSIVE RUSSE. PARIS, 23 octobre.—Communiqué officiel de 15" heures :— Sur notre aile gauche les très nombreuses forces allemandes, dont la présence a été signalée hier, ont continué à effectuer des attaques très violentes dans toute la région comprise entre la mer et le canal de La Bassée. En général, les forces alliées ont maintenu leurs positions, et si elles ont été obligées de céder du terrain sur certains points, elles ont àvancé sur d'autres. L'ennemi a aussi fait preuve d'une activité particulière dans la région d'Arras et sur la Somme. Au nord et au sud de cette rivière nous avons fait des progrès, notamment dans la région de Rosières-en-Santerre. Dans les régions de Verdun et de Pont-à-Mousson nous avons eu quelques succès partiels.Sur le reste du front il n'y a rien à signaler. Eii résumé, l'ennemi s'efforce, sur la plus grande partie du front et spécialement entre ia mer du Nord et l'Oise, de faire un nouvel effort en employant de nouveaux corps de troupes peu exercées, dont certaines sont composées de très jeunes gens et d'autres de vieillards, avec des officiers et des sous-officiers empruntés à différentes sources. Dans le sud de la Galicie les Allemands • tiennent toujours la Vistule, excepté sur la ligne Ivangorod-Kozielide, qu'ils ont abandonnée, et où ils sont poursuivis par les Russes. Toutes les tentatives des Autrichiens pour traverser le San à l'entrée de Jaroslav ont été repoussées, et les Russes ont pris l'offensive dans cette région. LA 'PRESSION' ANGLAISE L'EFFET DES RENFORTS. LA MORT DU PRINCE DE HESSE. LONDRES. 23 octobre.—Le Press Bureau a publié aujourd'hui une autre dépêche d ui: "témoin" au quartier général anglais, qu: complète son récit du 16 courant, En voici un extrait: n Le temps est venu où quelque lumiere peut être projetée, sut un changement dans la partie stratégique des opérations exécutées par les forces anglaises, ce changement se faisant dans le sens d'une pression sur les forces ennemies. Depuis la bataille de la Marne 1 extension graduelle et progressive vers le nord de la ligne des Alliés a été une des caractéristiques de la campagne en France, et elle a été jusqu'ici, effectuée par les Français seuls. Mais aujourd'hui, grâce à l'arrivée de renfort?, nous avons été à même de coopérer à cette prolongation du front et d'utiliser une partie de nos forces en agissant beaucoup plus loin vers le nord que jusqu'ici. Pendant ces derniers jours, des troupes britanniques ont été engagées la long de la côte franco-bolge aussi bien, que le long de l'Aisne, et dans le premier de ces champs de bataille les forces alliées s'étendent vers le sud-ouest à parter de Nieuport. sur la côte. Dans la sphère méridionale de nos opérations—sur l'Aisne—notre aile droite a maintenu sa. pression sans avancer, tandis que dans }a sphère septentrionale notre aile gauche a avancé sur une distance considérable en présence de quelqu'opposition. Cette dépêche semi-officielle confirme que le prince Max de Hesse fut. mortellement blessé au Mont des Cats. le 12 octobre, et inhumé dans les environs du monastère qui couronne cette colline, avec trois officiers anglais et quelques soldats allemands. —Ijfss provisions officielles du Bureau Météorologique fie I/ondres ne font pas prévoir un. renouveau de beau temps en ce moment exçepte peut-etre quelques éclaircies ensoleillées entre LES ALLEMANDS QUITTERAIENT ANVERS ? UN STRATAGEME? AMSTERDAM, 23 octobre.—Le "Nieuwe Rotterdamsche Courant " publie un télégramme de Bréda disant qu'un voyageur arrivé d'Anvers déclare qu'actuellement il n'y a plus que quelques centaines de soldats de la Landsturm à Anvers. L'état-major allemand a quitté l'hôtel Saint-Antoine.Mercredi dernier les1 derniers marins allemands ont quitté la ville et ont été transportés en chemin de fer dans la direction du sud A trois heures et demie de l'après-midi un Zeppelin a survolé la ville, se dirigeant également vers le sud. Tous les environs de la ville ainsi que les forts ont été évacués. Au fort de Borsbeeck un certain, nombre de canons belges ont été abandonnés en même temps qu'une grande quantité de munitions. La brigade de chemin de fer qui s'occupait récemment à reconstruire les ponts et à réparer les lignes a quitté également la ville. Il "arrive continuellement des blessés à Anvers. Ce matin le drapeau belge a été arboré à la cathédrale et à l'hôtel de ville. A Borsbeeck de nombreuses villas situées entre les forts ont été pillées. On peut à présent entrer et sortir de la ville sans que les Allemands s'en occupent. Les soldats allemands sont très déprimés. Des vélos ont été réquisitionnés hier dans les rues, destinés probablement aux troupes qui sont parties pendant, la nuit. Reuter. Note.—Un confrere anglais remarque au sujet.de cette dépèche que le " Nieuwe Rotterdamsche Courant" est un organe germanophile et qu'il ne faut pas perdre de vue que les nouvelles qu'il publie peuvent être de nature à encourager les habitants d'Anvers à rentrer dans leurs foyers. LA BATAILLE CONTINUE. RENFORTS ALLEMANDS. PAEIS, 23 octobre.—D'après des informations de bonne source reçues à Paris ce matin des troupes fraîches amenées par les Allemands leur ont permis d'effectuer, avec une vigueur croissante, des attaques sur la droite française. La bataille a été une suite d'avances et de reculs, avec des gains et des pertes alternées. A Saint-Isle, au centre, les Allemands ont complété la destruction de l'hôtel de ville.— Reuter. LILLE REPRIS? CE QUE RACONTE UN INGENIEUR. PARIS, 23 octobre (dépêche retardée par la Censure).—Un ingénieur des chemins de fer, rentré du front, m'a raconte ce soir que Lille avait été reprise et réoccupée mardi par ies troupes anglaises.—Exchange. Note.—Le Press Bureau n'a aucune confirmation de cette nouvelle. VERSION ALLEMANDE. RIEN DE FAMEUX. AMSTERDAM, '23 octobre.—La dépèche officielle suivante envoyée par le chef d'état-major allemand ce matin, a été publiée à Berlin : " Sur le canal de l'Yser, hier, nous avons ei: des succès. Au sud de Dixmude nos troupes ont avancé. A l'ouest de Lille nous troupes ont réussi. Nous avons pris possession df plusieurs villages. Sur le restant du fron' occidental tout est généralement calme."— Reuter. L'ECHEC ALLEMAND A VARSOVIE. UNE RETRAITE PRECIPITEE. PETROGRADE. 23 octobre.—Un télégramme de Varsovie dit que la retraite aile-mande a été si précipitée que les prisonniers pris par les Russes comprennent un granc nombre d'hommes épuisés et mourants de faim, qui étaient incapables d'obtenir leui ration. La dernière capture annoncée est celle d'une unité complète de 800 hommes.—Reuter. SUR MER. LE SOUS-MARIN E3. LONDRES, 23 octobre.—Le Press Bureau publie la note suivante: Le sous-marin E3 (Lieut.-Gommandanl George R Cholmley, R.N.) est maintenant er retard depuis longtemps, et on craint qu'il ail été coulé dans la mer du Nord. Un radiotéJégramme allemand a déclare qu'il avait été coulé le 18 courant. —Les réfugiés belges à HighWycombe, raconta le Standard, ont été aidés d'une façon originale chacun des enfants d'une école primaire ont ét< pries d'apporter " une" pomme de terre. On ei NE RENTREZ PAS ! Le Gouvernement allemand organise en ce moment une propagande intensive auprès des exilés belges pour les exhorter à rentrer dans la Belgique envahie. Ils envoient des émissaires, belges et autres, dans les localités frontières de Hollande et d'ailleurs, ils font prévenir nos nationaux par des personnes interposées que tout est calme en Belgique, et en particulier à Anvers, et que les habitants n'y seront pas molestés. Les Belges, et en particulier les Anversois, ne donneront aucune suite à ces exhortations intéressées. Certes, quelques personnes, ayant quitté en hâte leurs foyers, peuvent être amenées à les regagner temporairement pour mettre leurs biens en sûreté. Ce scrupule est respectable, et nous ne le discuterons pas. De pauvres gens, poussés par la faim et incapables d'entreprendre le voyage de l'exil, peuvent en faire autant. Mais la grosse majorité des Belges, et surtout tous ceux qui représentent une capacité de travail utile, imiteront l'exemple des vaillants cheminots de la ligne de Hollande, qui ont nettement refusé de conduire à Anvers les trains de réfugiés au servicé du président du Conseil intercommunal de la ville conquise. Ils resteront exilés, et pour plusieurs raisons. D'abord et avant tout parce que les Allemands ayant à plusieurs reprises mangé leur parole et violé leurs engagements les plus solennels, on ne peut avoir aucune espèce de confiance en eux et en leurs émissaires. Ensuite parce que tous ceux qui travailleront à Anvers le feront directement ou indirectement pour l'ennemi. En troisième lieu parce que la situation d'Anvers est loin d'être sûre. La ville peut devoir être bombardée par les Alliés, et dans ce cas, on peut être certain que les Allemands ne permettront pas à la population civile de quitter l'aggromération. Il est beaucoup plus probable qu'ils se terreront dans les caves ... et placeront les habitants dans la rue. C'est peut-être même pour cela qu'il leur faut du monde ! Enfin, parce qu'il serait, vraiment inouï de voir que des Belges, trahis et dépouillés par les Allemands, répondent avec bienveillance à leur premier appel ! Ne rentrez pas.! LE GARDE CIVIQUE DE LIEGE ROOSENDAEL, 22 octobre (de notre corre^ spondant par courrier).—Un Belge revenu dç Liège assure que la sarde-civique belge a été mobilisée par les Allemands. Ils font vingt-quat.re heures de service par quinzaine et touchent sept marks de solde par semaine. Cette garde-civique a des pouvoirs très étendus. Tout Liège a ri l'autre jour de la mésaventure d'un sous-lieutenant allemand qui. s'étant copieusement enivré, faisait un bruit infernal dans la Tuè. Une patrouille de gardes-civiques n'hésita pas, malgré ses énergiques protestations, à le "ramasser" et à le conduire au poste. Aucune suite n'a été donnée à l'incident. LE PARLEMENT FRANÇAIS A PARIS. PARIS, 23 octobre.—Le correspondant du Journal " à Bordeaux apprend de bonne source que le Parlement français ne restera pas à Bordeaux et que les membres du Sénat et de la Chambre ont été avisés qu'ils pourront retourner à Paris à la fin du mois.—Reuter. PARIS, 23 octobre.—Une dépêche de l'Exchange dit que les employés tant du Sénat que de la Chambre des Représentants ont été informés qu'ils pourront rentrer à Paris à la fin du mois. Les élections pour le Sénat qui devaient avoir lieu au début du mois de janvier, ont été remises jusqu'à un mois après la signature du traité de paix. Note.—Le Gouvernement français avait été transféré de Paris à Bordeaux le 3 septembre dernier, date à laquelle les Allemands essayèrent de passer la Marne à La Ferté-sous-Jouarre. Le 7 septembre les Allemands atteignirent le point extrême de leur avance. M. DE BROQUEVILLE A DUNKERQUE PARIS, 23 octobre.—Le correspondant du "Journal " télégraphie que M. de Broqueville, ministre de la guerre, a établi une partie de ses bureaux à Dunkerque.—Reuter. REMERCIMENTS DE M. DE BROQUEVILLE. Lord Roberts a reçu la lettre suivante de M. de Broqueville :— , Ministère de la Guerre, Anvers, le 8 octobre, 1914. Mon cher Feld-Maréchal,—Vous avez eu la gracieusité de mettre à la disposition de l'armée belge les trois cents jumelles de campagne offertes par le "National Service League, lesquelles ont été acceptées avec empressement, en tenant compte du vœu de leurs propriétaires, de les recevoir comme souvenir après la guerre. Très sensible à ce nouveau témoignage de l'intérêt porté à notre armée, je vous prie de bien vouloir transmettre au "National Service League " tous nos remerciements. Veuillez agréer, mon cher Feld-Maréchal, l'expression de mes plus cordiaux sentiments de haute considération. Le Ministre de la Guerre, (signé) BROQUEVILLE. Au Feld-Maréchal Lord Roberts of Kandahar, Londres. Lord Roberts avait reçu à la date d'hier, de particuliers anglais, 14,000 jumelles pour les sous-officiers de l'armée britannique. — On lit dans le " B-erliner Tageblatt" : "En" fait, la Belgique peut être plus justement considérée comme la continuation du territoire côtier rie l'Allemagne. Elle constitue donc un pays dans le développement général et industriel duquel nous sommes naturellement tentés à nous intéresser le plus vivement. " On peut" en dire autant de la Hollande, î quoique peut être pas d'une façon aussi étendue."Nos amis hollandais sont, avertis. Ils save.nt ce que veut l'Allemagne quand, elle " s'intéresse POURQUOI LE GOUVERNEMENT BELGE S'EST ETABLI AU HAVRE. INTERVIEW DE M. SEGERS. Nous avons rencontré hier dans Fleet-street M. Paul Segers, l'honorable ministre belge des chemins de fer. — Vous vous étonnerez peut-être de me voir à Londres, nous dit notre distingué concitoyen, alors que le siège du gouvernement est établi au Havre, mais il n'y a rien d'étonnant à cela. Le contact du Gouvernement belge avec le Gouvernement anglais est si particulièrement étroit, et l'Angleterre est devenue pour tant de Belges une seconde patrie si accueillante et si hospitalière, que la présence presque continuelle de ministres belges à Londres s'explique tout naturelle ment. M. Berryer, vous l'avez annoncé, vient de séjourner ici, et je me trouve à mon toui dans la capitale anglaise pour me tenir en contact avec mes compatriotes et examinei une foule de problèmes intéressants. Ne sommes-nous pas, du reste, ici comme chez nous? — L'hospitalité britannique est admirable. Monsieur le ministre. — Elle est merveilleuse, tout simplement. Si la Belgique a pu rendre quelques services à la cause du Droit, elle a contracté en revanche vis à vis de l'Angleterre une dette de reconnaissance qui s'alourdit de jour en jour. Les ministres du Gouvernement belge en sont infiniment touchés et ils n'ont pas manqué d'er exprimer à diverses reprises aux membres du Gouvernement anglais qu'ils ont rencontrés, l'expression de leur gratitude la plus émue ei la plus chaleureuse. — A ce propos. Monsieur le ministre, une seule question. Pendant leur séjour en Angle terre les rédacteurs de la Métropole ont en tendu exprimer discrètement des vues asses divergentes sur le transfert du Gouvernemem belge au Havre. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet? — Avec d'autant plus de plaisir que je crois préciser ainsi une question qui a peut-être, er effet, été discutée. La retraite de l'armée belge de campagu* s'est, vous le savez, faite en France. Le Ro: se trouvait à la tête de seê troupes qu'il n'£ pas quittées un seul instant. Il était don< nécessaire que le Gouvernement suivît 1( Souverain. En outre, le ministre de la guern a dû s'occuper, sur le territoire français, d< tous les problèmes d'organisation, qu'imposai la reconstitution de l'armée, l'instruction des recrues, l'incorporation des volontaires, etc Or, il se fait que M. de Broqueville, ministr< de la guerre, est le chef de cabinet. Dès lors il fallait que les autres membres du consei puissent être en contact étroit avec lui. D'oî le transfert du siège du Gouvernement ai Havre. L'activité de plusieurs des ministères est di reste réduite. M. Poullet s'occupe de prëvoi: l'organisation d'écoles belges en Angleterre, e pour ma part j'ai dirigé le transfert di matériel roulant des chemins de fer belges qui a été .effectué presque sans pertes avec ui zèle admirable par mon dévoué personnel. — Et que pensez-vous des événements Monsieur le ministre. — Leur cours est des plus satisfaisants. L" Roi comme les membres du Gouvernement on la plus grande confiance dans les armée; alliées et ils sont animés de la conviction iné branlable que la fin de la guerre verra lt triomphe du Droit et de la Civilisation. Il; sont assurés également que toutes les répara tions indispensables seront accordées à h Belgique; la fin paiera tout! Et si les Belge; vivent en ce moment des heures sombres, il; auront du moins l'honneur de les avoi traversées avec une fière dignité, et avec h certitude que leurs souffrances n'auront pa: été inutiles. " Je jie veux pas terminer cet entretien nous dit enfin M. Segers, sans vous féliciter vous, de votre initiative, et votre grand con frère anglais, de l'avoir encouragée. En con tinuant à publier la Métropole après Ta destruc tion de votre foyer, et dans des circonstance; difficiles, vous donnez aux Belges un exemple de courage et d'énergie qui, n'en doutez pas sera suivi ! POUR LES FONCTIONNAIRES DES CHEMINS DE FER. Les fonctionnaires des chemins de fe: belges se trouvant en Grande Bretagne son priés de communiquer par lettre avec h comité exécutif des chemins do feç, Parlia ment-street, 35, Westminster, S.W. Lés personnes qui connaitraient des fonc tionnaires des chemins de fer, ou seraient ai courant de leur adresse, sont priées de portei la notice ci-dessus à leur connaissance. UN APPEL AUX ARMES. Le Gouvernement belge publiera sous peu uni proclamation aux Belges en âge de servir et qu ont été forcés de quitter le territoire national. Beaucoup de Belges,- particulièrement parm ceux qui se trouvent en Angleterre, ont mis leu: famille en sûreté, et se trouvent, en ce momen dans une inaction forcée dont ils commencent ; ressentir les effets. Nous sommes convaincus qu'ils répondron en niasse à l'appel de leur vaillant gouvernement et qu'ils tiendront à honneur de servir leur Ro et leur pays pour rentrer en vainqueurs dans leu patrie envahie, et en chasser eux-mêmes 1< lâche envahisseur aux côtés de nos braves Alliés Toutes les facilités désirables leur seront ac cordées pour accélérer leur transfert aux camps d'instruction. Des avantages particuliers seron réservés à leur famille. Il est bien entendu que le Gouvrnemen belge fait exclusivement appel aux volontaires Gontraircment à un faux bruit qui a couru, i n'est pas question de "forcer" les homme LES DEGATS A ANVERS 800 IMMEUBLES DETRUITS MAISONS REQUISITIONEES. 3000 BOMBES. (De notre envoye spécial.) ROOSENDAEL, 22 octobre (par courrier) Je vous dirai, suite à mon courrier d'hier, qu le nombre de maisons atteintes dépasse d loin les approximations données par différent journaux et notamment par le "Times." J faut., en effet, tenir compte de ce que beaucou dç maisons frappées par les obus ont leu façade intacte et sont absolument démolie» pa derrière. J'évalue à mille environ le nombr d'immeubles sérieusement atteints. Dans le quartiers les plus frappés il faut compter un moyenne de deux: à trois démolitions par rue Mais procédons par ordre. Je donne ci-dessous la liste des maison démolies dont vous voudrez bien supprime celles que vous avez déjà données; je mer tionne quand il y a lieu les maisons brûlées Près de la Pépinière la maison Fester, à côt du bel immeuble de Mme. Oorns, est entièremèi: brûlée. Les propriétés de MM. Rautenstraucl Huverstuhl et Van den Rossche sont partiell< ment démolies. Démolies aussi les propriétés de MM. de Cocl chaussée de Malines; Frieling (voisin de A! Luth), Beaucarne, plus onze maisons de la ru Van Brée (brûlées); Van Miegem et neuf maison de l'avenue du Sud (brûlées). Du côté nor du Marché-aux-Souliers, depuis le pont de Mei jusques et y compris l'hôtel de l'Europe, tout es brûlé sauf la maison Berbigette. Rue de la Duchesse, 46 et 48. Rue Jordaens, 88, 90, 92, 94. La maison de M. Van der Beken-Pastee Longue rue d'Argile, est écornée. Dans 1 même rue les maisons 2, 4, 50, 134, et 241 sor détruites. La moitié de la rue aux Lits, jusques et compris l'imprimerie Bellemans et le magasi Kwatta, brûlés. Une bombe est tombée devant l'Athénée, pre tégé par le drapeau de la Croix-Rouge, et y creusé un énorme trou. Rue Carnot, aucune maison n'a été touché* Chaussée de Turnliout, tout au bout, la maiso de MM. Gerené frères, un estaminet et un boutique d'horloger attenants ont été détruit! ; Rue de l'Avenir, il y ,a des destructions. Tout 1 : quartier environnant l'hôtel communal d : Borgerhout, et de là jusqu'à Zuremborg sembl i avoir été épargné. Place de l'Aurore, les vitrau ; de l'église saint-Norbert sont brisés en partie. Ru de l'Aigle, la maison du pharmacien Buelens < son voisin dans la direction de la ville sor .détruites. Pas de destructions le long du chemi > de fer, rue Mercator. rue de l'Orient, etc. Boulevard Léopold, quatre ou cinq maisoi: [ sont endommagées. Avenue Mosselman, un L bombe est tombée dans la rue; chaussée d Malines, une autre a fait crever .une grosse coi L duite d'eau. Dans le quartier de l'Athénée, de la place St Jean et au port, rien. D'un relevé officiel fait par la ville d'Anvers ^ résulterait que 800 maisons ont été fortemei 1 endommagées, dont 300 à reconstruire totah » nient. Ces.chiffres seront considérablemer 1 dépassés lorsqu'on aura visité en détail le divers quartiers de la ville. 3 A noter que les Allemands reconnaisse! avoir lancé" 3000 bombes sur notre malheureus 1 cité ! k L'autorité militaire allemande a réquisi » tionné l'hôtel de Mme. Osterrieth, place c ' Meir, pour le gouverneur civil et y a plac : deux guérites allemandes pour sentinelle 5 Celui de la baronne Osy de Zegwaert- e; ' occupé par le général commandant l'artilleri< L celui du baron von Ohlendorff par le généra ' circonscriptionnaire et te bâtiment provincis » par l'amiral von Schroeder. Dans la maison de M. Ide-De Wilde on 1 installé un poste téléphonique de campagne ' Les soldats ont semé en ville des milliers c numéros de la " Taegliche Rundschau " c 1 Berlin, que personne ne ramassait. Les locataires de coffres dans les banques " ont accès, mais les guichets sont fermés. ^ LE ROi. i Le Roi a passé en revue une division c l'armée belge passant par Bruges avant de gagm le sud de la Flandre occidentale. Des acclam tions sans fin ont salué notre vaillant Souverai; et les troupes elles-mêmes ont pris part à cet émouvante démonstration de loyalisme. UN LIVRE GRIS BELGE. Le Gouvernement belge a publié un nouvea ' Livre gris contenant la correspondance dipl , matique relative à la. guerre échangée entre . 24 juillet et le 29 août. Le Livre gris contiei [ le texte de l'ultimatum de l'Autriche-Hongrie la Serbie et la circulaire qui devait être envoyt aux Grandes Puissances, les documents relatifs la proposition faite après la chute de Liège p: i l'Allemagne à la Belgique pour déposer les arme • la réponse du roi Albert et du gouvernemei belge. Le document contient en outre la propositic de la Belgique de neutraliser le bassin du Cong et enfin la circulaire de M. Duvignon at puissances, démentant les assertion de l'Ail magne au sujet d'une prétendue violation de ! i neutralité de la Belgique avant la fin du mois c [ juillet. LES BALLES DUM-DUM. Le Gouvernement belge a lancé une protest, tion officielle sur l'emploi par l'année allemanc L de balles dum-dum. Les blessés belges soi affreusement mutilés par ces balles, cela a é officiellement constaté dans les hôpitaux. I Gouvernement belge déclare que des balles duc j duin ont été trouvées en possession du lieutenaj . hanovrien von Hadeln, fait prisonnier à Ninoi , le 24 septembre dernier. ; UNE COMMISSION MEDICALE BELGI ; Une commission d'inspection médicale cor t prenant MM. le baron Constant Goffinet, médecin de régiment Godts, et l'aumônier mil t, taire R. P. Delouche. O.M., est arrivée à londr* aux fins d'examiner l'état des blessés militain l belges au moment de leur sortie de l'hôpital d< i convalescents, et de statuer gur leur envoi c DERNIERE HEURE. LES PRETENDUES ATROCITES BELGES. UN DEMENTI ALLEMAND. LONDRES, 23 octobre.—Le correspondant particulier du Standard à Amsterdam cite de curieux extraits du " Vorwaerts " de Berlin qui dément catégoriquement les histoires de " prétendues atrocités répandues par la presse s allemande à charge des Alliés et spécialement b des Belges. s Aucun cas d'atrocité de cette sorte n'a été j officiellement constaté, dit le " Vorwaerts." L'autre jour, un journal berlinois prétendait 3 qu'il y avait à l'hôpital de Grosslichterfelde r dix soldats allemands dont les yeux avaient r été crevés. Le Dr. Liebknecht interrogea à ce e propos un médecin dudit hôpital, la professeui s Rautenborg, qui lui répondit textuellement: " Il n'y a heureusement pas la moindre vérité dans cette nouvelle." Ce fait donne la mesure des méthodes journalistiques allemandes. s - . ■ A LA DIETE PRUSSIENNE. = DEUX MILLIARDS POUR LA ! GUERRE. AMSTERDAM, 22 octobre.—La diète prus-< sienne a voté à l'unanimité trois propositions ■> de loi relatives à la guerre, dont l'une com-• portait des crédits s'élevant à 1 milliard 875 e millions de francs. s ' 1 ■ - r LES BELGES A LONDRES, t Il vient de se fonder à Londres sous le nom de " Belgica " une union des réfugiés belges qui aura pour but de les éclairer sur les mesures à •' prendre dans leur intérêt et d'intervenir pour eux i auprès des autorités ou autres groupements, t Le comité permanent de la " Belgica " se compose de MM. Charles Bauss, avocat, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats, ancien prési-' dent de la Fédération des avocats belges, prési-1 dent de la " Belgica "; Tïrnest Bergman n, sénateur: Roger de Caters, président du Club Belge, i- Londres; Louis Godchaux, président de la a Chambre de commerce belge à Londres; Charles Le Jeune, président du Comité Maritime International, président de l'Association Belge pour l'Unification du Droit maritime; Raph. Van a Cutsem, agent industriel, représentant les Usines e Lechat, et Gustave Van de Wver, ingénieur et . industriel, secrétaire de l'Association des Ingé-nieurs (A.I.Lg.) groupe d'Anvers, secrétaire e général. e Les adhésions doivent être adressées au siège e du comité : Club Belge de Londres, De Keysex's x Royal Hôtel, Blackfriars. POUR LES CATHOLIQUES BELGES, t "L'International Catholic Club" de Londreg Ll nous prie d'insérer la communication suivante :—• Le Cercle Catholique International qui est le contre de réunion des Catholiques à Londres, a a décidé, par l'intermédiaire de son Conseil, d' ad-e ministration, d'offrir tous les avantages de mein-bres honoraires à leurs confrères beiges durant leur séjour en Angleterre. Le Conseil sera _ également très heureux de faire tous les arrangements nécessaires pour organiser des réunions . belges dans leurs locaux au Salisbury Hôtel, et invite tous les Belges à vouloir bien commuai-t quer avec leur président pour leur inscription i- comme membres ou pour l'organisation des réunions. S'adresseT à M. Merry del Val, Salisbury Hôtel, Salisbury-square, E.C. :t ■ e ( A NOS ABONNES DE BELGIQUE. e é Quelques abonné de Belgique nous demandent de ; leur continuer l'abonnement interrompu par notre départ d'Anvers. Nous ne le pouvons pas. Nos amis doirent ^ s'abonner au "Standard," Journal où le nôtre a trouvé momentanément asile. Au surplus, nous n'avons pas nos répertoires avec nous pour rêrifler la qualité d'abonnés des personnes qui nous écrivent. a J e e ■ y TARIF DES ANNONCES. Rubrique : " Le livre d'adresses des exiles," 9d. la ligne. c Pour toute autre publicité, tarif du :r "Standard." I" e - ■■ ■ ■ . ■ . ■ . .a LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. 3 T>OUHOULLE, A., lieu tenant-colonel du 13 régiment d'infanterie de la Garde Civique d'Anvex*, chez M. E. J. Gro&s, Oonvelle lodge, Cambridge. J^EGAM, Hoxford-road, 69, Brixton Hill. it "REUKELABR-HÛYSMANST "Hiih-streeti 39, JL> Wellington, Somerset. h TJE. GEORGES DE CLERCQ, yj du 3e. régiment de ligne, 1ère division d'armé©.—D»n« John House, Canterbury. n t> RUNEEL de Montpelier, Waverley Hôtel, \ D Londres. >: /CHANOINE BOONE, de Malines, The Popelars, B- vy Bosemoore, Herta. a T\E VILLERS DÛ FOURNEAU, 48, Clarendon lo JL/ Villas, JETovc. Brigliton. J~^ONNET, L., Hbrrex Hôtel, Strand, Londres. MME. ' ELSEN, E., 12, Queen's-garden, Lan-caster-gate, Londres. ' v ^ ^^EELHAND, Wanipach's Hôtel, Folkestone. ^ MEEU*' ^ ' ^ar^on Londres. ! " IVfISSIÔNNATRES belges de Scheut, 63, Stara- oTJL ford-hill, Londres. ° i -Mil va:,n i: E. VAN~PRAET,~Wampaoh'a 7 Hôtelv Folkestone. ù, "y7^AUTERS, G., 195, Victoria-stroet, Londres. ^ MEESTERS, C., 32, Bouveriè-road, Folkestone. iS ! - J iS T> EDACTION DE LA METROPOLE, »S -IV 104. Shoe lano. Boréaux ouverte de 2 à 4 heures de relevée. Pour le* renseignements e'adrobecr au guichet «Dccial du "Standard."

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