La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 30 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/183416tv1v/
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TThe Newspaper for Belgians LA MÉTROPOLE PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES OIME PENNY VHOilT : CÏBCt CEimjM» ABOKNElEKSfTS ?OTTiKEWTi dix cESTîiiBi Bureaux 2 43, Chancery Lane W.C.2 — Téléphoné; Holfesyr» 212. l'mols 3 sh. s 3 mois, 9 ib. 24"» ANNEE DIMANCHE 30 ET LUNDI 31 DECEMBRE 191? Nos. 364 365 X^A. GRA^EJQUBBRB Succès britannique en Palestine La Russie sur lechiquier Les renforts allemands à l'ouest Tous les avis de Pétrograde confirment que le but de l'Allemagne en présentant ses contre-propositions de Brest-Litovsk est, avant tout, d'essayer d'entraîner l'Entente dans des négociations qui seraient désastreuses pour elle. Une paix séparée avec la Russie vaudrait certes quelques avantages aux Centraux, mais elle n'en seraient pas moins pleine de dangers. La Russie est, en effet, en ce moment, dans l'ordre international, une quantité insaisissable avec laquelle il est presque impossible de conclure des traités ayant une force d'obligation quelconque. Les Bolsheviks, avec lesquels les Centraux s'occupent de traiter, ne peuvent être considérés comme représentant le gouvernement russe que dans une mesure très limitée et ils ne représentent certainement pas dans son ensemble la population de l'ex-empire- La conférence de Brest-Litovsk elle-même a donné de ce fait une illustration typique. Le correspondant à Pétrograde de la Daily Chronicle révèle en effet l'incident curieux qu'une délégation ukrainienne s'est présentée au grand quartier général du pnince Léopold de Bavière. Les délégués bolsheviks, quelque peu décontenancés, leur demandèrent aussitôt s'ils reconnaissaient l'autorité des "commissaires du peuple". Les Ukrainiens ayant répondu dans la négative, les Bolsheviks les boycottèrent, mais, chose curieuse, les Allemands et les Autrichiens les comblèrent d'attentions. Seraient-ils disposés à traiter séparément avec la Ra-da ? Il est plus que probable que, fidèles à la devise "Diviser pour régner" ils espèrent se servir des Ukrainiens séparatistes pour exercer une "douce pression" sur les Bolsheviks... et vice-versa ! Il faut remarquer en outre qu'une paix séparée exposerait peut-être l'Allemagne à l'infection révolutionnaire russe, encore qu'on puisse croire qu'Hindenburg prendra des mesures pour établir sur la frontière réouverte un "cordon sanitaire" bien organisé. Au fond, la Russie doit plutôt être considérée en ce moment comme un simple pion employé par l'Allemagne dans une partie diplomatique très importante. Elle tient la paix séparée en réserve pour s'en servir contre les Alliés et les menacer d'une domination germanique exclusive en Russie pour le cas où ils refuseraient de modifier leur attitude et d'accepter les propositions des Centraux comme base de négociations. C'est pourquoi elle a imposé aux Bolsheviks un délai dfe dix jours afin de permettre à l'Entente de prendre une décision. Celle-ci est évidemment connue d'avance... Au point de vue intérieur russe, l'attitude des Bolsheviks, car il ne faut pas s'y tromper, malgré toutes les dissentions intestines, le peuple russe, dans son ensemble, en a assez de la guerre et aspire à une période de calme pour récupérer ses forces après les terribles secousses qu'il vient de subir. Cela est si vrai que même les organes anti-bolsheviks, tel le socialiste modéré Den, tout en faisant des réserves sur la réponse des Centraux, déclare : "Le mot de réconciliation, le mot de paix par négociations a été prononcé. Nous voudrions croire que la guerre a reçu un coup mortel." La situation militaire reste généralement inchangée. Sur le front occidental, il se confirme que l'affaire du bois de Caurières a été sanglante pour les Allemands. La même mésaventure vient de leur arriver en Lorraine, dans la région du Veho, où une attaque par surprise a échoué. Le front anglais qui avait été calmi pendant deux ou trois jours a été bombardé en de nombreux points au sud -la route Arras-Cambrai et dans les environs de Lens. Une certaine activité s'est manifestée dans le secteur d'Ypres. Sur le front italien, de la Brenta à la côte, on signale uniquement des actions d'artillerie et des petits sudcès italiens îur l'Asiago, où des prisonniers furent faits. L'ennemi semble avoir réparti I ses troupes comme suit : les Allemands etitre la Brenta et la Piave et les Autrichiens sur les autres points. Il semble que le grand effort sera fourni par les Allemands. Les Italiens y pareront. En Palestine, le général Allenby annonce que l'ennemi a fait au nord de Jérusalem une attaque sans succès qui s'est terminée au contraire par une avance bri tannique de 4 kilomètres sur un front de 13 kilomètres sur la droite de l'attaque turque, gagnant ainsi du terrain au nord-| est. L'attaque fut faite avec une grande vigueur. Quelques Allemands ont été faits prisonniers. Le colonel Repington dit que dans ces derniers trois mois 21 divisions allemandes sont venues survie front ouest, mais que 12 divisions fatiguées ont été envoyées à l'est et que d'autres ayant été envoyées sur le front italien, le gain net est de six divisions seulement auxquelles on peut ajouter 100.000 hommes de petits renforts divers. Mais là ne se borne pas l'effort allemand. Le critique du Times estime que 30 à 40 divisions de 7.000 fusils sont destinées à l'ouest et qu'ainsi le maximum de renforcements atteindra 500.000 hommes sans préjudice des hommes qui seront libérés du fait de l'emploi des prisonniers italiens dans les mines et du retour des prisonniers allemands de Russie. Enfin, le colonel Repington pense que les Autrichiens dont le front a été raccourci en Italie pourront peut-être envoyer 200 à 250.000 hommes en Alsace. o—o Camille Huysmans et l'Argentine Nous avions déjà M. Vandervelde portant aux intérêts argentins (?), en la personne de M. Kreglinger, une sympathie qui surprend. Voici que l'organe de son lieutenant, Camille Huysmans, se réjouit de ce que les ouvriers argentins aient empêché leur gouvernement de se joindre aux Alliés contre l'Allemagne. Pour qui sait quelles sont les influences qui s'exercent en ce moment à Buenos-Ayres, le morceau est significatif : Les ouvriers argentins, par la grève générale, ont obligé leur gouvernement à abaisser les armes et à obéir à la volonté populaire, qui entend poursuivre une politique neutraliste et n'entrer dans le conflit aux côtés d'aucun belligérant. Le prolétariat argentin a fait avorter une déclaration de guerre. L'Allemagne veut la Courlande L'Allemagne prépare une manœuvre pour annexer la Courlande. Sous prétexte c!e remplir les désirs de la population et de permettre au peuple de Courlande de se prononcer lui-même sur son sort, la Diète, qui siège à Mi-tau, adopta à l'unanimité, le 17 décembre, une résolution demandant que la Courlande soit liée plus étroitement avec l'Allemagne et nomma ensuite une députation pour aller à Berlin solliciter du gouvernement allemand d'accorder à la Courlande " le privilège d'être plus étroitement liée avec l'Allemagne Cette députation est arrivée jeudi à Berlin. Or, cette soi-disant Diète de Mitau est une ' assemblée non élue. Les membres de la Diète ont été nommés par le gouverneur militaire allemand qui a choisi exclusivement de; nobles allemands possédant la plupart des terres en Courlande. Il convient de souligner le fait que 7 0/0 seulement de la population de Courlande est de nationalité allemande. o—o Procédés de sauvages On mande de la frontière allemande au Démocratie : Les aviateurs allemands s'efforcent de terroriser tout la région de Belfort. Selon leur habitude, ils ne se contentent pas de lancer des bombes; ils jettent.aussi des porte-plumes, des porte-monnaie, des bonbons, d'autres objets encore, tous très dangereux pour ceux qui les ramassent sans méfiance. C'est ainsi que, tout dernièrement, plusieurs de ces bombes en miniatures ont^été trouvées a Ciiomagnv, à Cravanche et dans d'autres localités du Haut-Rhin. Le 1er janvier 1918 étant jour férié légal en Angleterre, la " Métropole " de mercredi ne paraîtra pas. La conférence du Labour Party " Démocratie secrète " La " démocratie secrète " pour employer la pittoresque expression de M. Havelock Wil-son, le président de l'Union des marins anglais, conlinue à fonctionner. La conférence des labouristes anglais convoquée à Londres par le comité exécutif national du Labour Party et le comité parlementaire des Congrès trade-unionistes a voté dans sa séance du 28 décembre, le mémorandum des buts de guerre sorti de la collaboration de MM. Hender-son, le converti des Soviets, et Ramsay Mac-Donald, l'homme de " nos amis allemands Ce mémorandum, on le sait, propose que l'on enlève le Congo à la Belgique! Il se résume essentiellement dans les propositions suivantes : 1. Ligue des Nations (sans sanctions efficaces).2. Restauration et réparation par l'Allemagne de la Belgique rendue complètement indépendante.3. Administration internationale de l'Afrique tropicale. 4. Décision nationale des petites nations sur leur avenir; plébiscite pour l'Alsace-Lorraine. 5. Pas de guerre économique. 6. Coopération internationale pour la restauration des territoires dévastés. 7. Rien sur les responsabilités de la guerre ou la nécessité de la victoire. Le vote a eu lieu à mains levées, sans scrutin ; on saurait difficilement le considérer comme unanime. La discussion qui le précéda prouva, d'abord que toutes les sections représentées au Congrès n'avaient pas même pu examiner le mémorandum, ensuite que les délégués étaient loin d'être d'accord sur toutes ses parties ; mais le caporalisme et l'ascendant des chefs l'emportèrent une fois de plus, on refusa l'examen en détail d'un document très inégal, et le tour fut joué. M, Walsh, le représentant des 80.000 mineurs du Lancashire et du Cheshire, put déclarer en conscience que le mémorandum ne représentait nullement l'opinion réfléchie du Labour anglais, et M. Hâvelock Wilson put fustiger justement ses tendances pacifistes. Cela n'a pas empêché M. Henderson de se précipiter sur le télégraphe et de câbler au citoyen Camille Huysmans à Stockholm : " La Conférence du Rritish Labour et du mouvement socialiste ont été aujourd'hui le mémorandum des buts de guerre. Nous tentons d'influencer le' gouvernement dans ce sens. Veuillez commun.qtier conditions et décision au président du Soviet de Pétrograde, lui disant le vif désir du Congrès contre la paix séparée. Veuillez aussi informer Bran-ting."_Ainsi opère la démocratie secrète... o—<>. La Belgique et les propositions Czernm Nous faisions ressortir samedi que les propositions des Centraux pouvaient se prêter à des interprétations très larges et n'excluaient nullement une sujétion militaire et économique de la Belgique. Nous n'avons pas eu besoin d'attendre vingt-quatre heures pour voir cette suspicion confirmée par un journal panger-maniste allemand. L'organe des Krupp, la Rheinisch-Westfàlische Zeitung du 28, fait' ressortir la phrase politische Selbstàndigkeit (autonomie politique) employée en réponse au deuxième paragraphe de la proposition russe et montre qu'il y a une différence entre la Selbstàndigkeit et l'indépendance. Il dit qu'il y a peu d'Allemands qui voudraient voir la Belgique annexée comme le fut l'Alsace-Lorraine en 1870, mais des différences d'opinion peuvent exister au sujet du degré de la Sebstândigkeit de la Belgique à l'avenir ! Ainsi se révèle une fois de plus l'hypocrisie et la duplicité boches. Tout indique qu'il faudra se montrer particulièrement prudent et précis dans tout traité de toute nature qui pourrait jamais être conclu avec des diplomates allemands. o—o Une main gantée de fer du Kaiser Le discours du Kaiser au front occidental est vivement critiqué par la presse socialiste austro-boche, qui demande si le chancelier prend la responsabilité de ces divagations spécialement le passage dans lequel il dit qu' "une paix martelée par un poing ganté de fer doit être imposée à ceux qui ne demandent pas la paix". < LES OBJECTIFS DES ALLIES DECLARATIONS DE M . LLOYD GEORGE ET PICHON Les déclarations des chefs d'Etats alliés, en réponse aux offres de paix des Centraux, se multiplient et continuent à indiquer une attitude des plus énergiques. Dans une lettre lue à la séance d'ouverture de la conférence labouriste de Londres, vendredi, M. Lloyd George a dit que le gouvernement britannique ne pourrait faire de déclaration au sujet des buts de guerre des Alliés que de commun accord avec les autres nations alliées ; il ajouta finement que celles-ci s'étaient attendues à un échange de vues à ce sujet avec les délégués nommés par le gouvernement russe à la conférence de Paris du mois dernier, mais qu'au regret de l'Entente, l'absence de tout représentant de la Russie à cette conférence rendit une telle consultation impossible. En ce qui concerne les buts de guerre britanniques, M. Lloyd George fit ressortir qu'ils sont toujours ceux qu'il exposa dans son discours de Glasgow en juin dernier. Les idéals pour lesquels nous luttons aujourd'hui sont exactement les mêmes que ceux pour lesquels nous sommes entrés dans la guerre. Nous avons accepté le défi lancé par la Prusse dans le but de libérer une fois pour toutes le monde de l'intolérable menace d'une civilisation militariste et pour rendre possible une paix durable en restaurant les libertés des nationalités opprimées et en faisant respecter les lois et les principes qui sont la protection de toutes les nations, grandes et petites. Je ne fus jamais plus convaincu que je le suis aujourd'hui, non seulement que les buts pour lesquels les Alliés font la guerre ne sont ni impérialistes ni vindicatifs, mais qu'ils sont essentiels pour la liberté future et la paix de l'humanité. La lecture de cette lettre et surtout de sa conclusion furent accueillies par des applaudissements nourris. D'autre part, dans le discours qu'il a prononcé jeudi à la Chambre française dans le débat sur la politique étrangère du gouvernement, M. Stephen Pichon a défini avec une égale vigueur les buts de guerre de l'Entente. Les Alliés, a-t-il dit, ne pratiquent pas une politique d'inertie ou d'indifférence à l'égard de la Russie, mais les actes du gouvernement qui, à la suite d'une révolte, a saisi le pouvoir qui sortit de la ré-■volution, la violation par lui des alliances, ses agissements à l'égard de l'Allemagne, ont rendu nécesaire que les Alliés, par une décision unanime, refusassent de reconnaître les Bolsheviks, dont la conduite est désapprouvée par tous les partis français, v compris les socialistes. Le but de l'Allemagne est de dépouiller la Russie et d'y rétablir un régime autocratique sous l'hégémonie prussienne. Il est inconcevable que le peuple russe ne soit pas révolté par une telle politique. Quant à nous, nous ne désespérons pas de notre "ancienne alliée" et notre devoir est de rester en contact avec les éléments saiins de son peuple, en n'intervenant pas dans sa politique intérieure. Notre but de guerre est, avant tout, de vaincre. Seuls, nos ennemis ont pu nous imputer des intentions de conquête. Eux seuls nous en ont accusé, eux qui préparèrent pendant quarante ans la monstrueuse agression, qui prêchèrent publiquement la subjugation du monde, quî se jetèrent sur l'infortunée Serbie, qui assaillirent la Belgique, qui prirent l'initiative de la guerre sous-marine, qui dé-vastères d'énormes territoires et qui n'ont jamais rendu publics le'ùrs buts de guerre, excepté avec des réserves équivoques. Nous sommes en complet accord avec le président Wilson, lorsqu'il déclare : "Notre tâche présente et immédiate est de gagner la guerre. Rien ne nous détournera de cette tâche avant qu'elle ait été accomplie. Nous ne considérerons la guerre comme gagnée que lorsque le peuple allemand nous dira par la voix de ses représentants légalement accrédités qu'il est prêt à accepter une paix basée sur la justice et la réparation des torts causés." La question de l'Alsace-Lorraine n'est pas seulement une question française, mais une question mondiale. Elle constitue le symbole du droit. (Applaudissements.) Et ce n'est pas la seule qui puisse être résolue dans le sens français ou dans le sens allemand. Il y a la Pologne par exemple. Quant à l'armistice russe, le ministri exprime la crainte que le sort de la Rus sie soit de permettre d'être enveloppé* par ses ennemis. Il émit l'espoir que 1: Constituante réussirait à faire entendri sa voix et qu'elle ne serait pas dissout< comme on l'a craint. Le jour où nous serons directement informés de conditions de paix, nous le; considérerons de commun accord ave< nos alliés, mais une proposition de pai> indirecte comme celle de Brest-Litovsl ne mérite pas d'être prise en considération.Ou les négociations russes se termineronl par la capitulation de la Russie, ou elles seront rompues. Dans les deux cas la guerrt continuera pour nous. L'Allemagne (a voulu entreprendre la tâche impossible de conquérir le monde. C'est le monde qui la conquérera. Sauf l'extrême-gauche, toute la Chambre française applaudit ces mâles paroles. Et comme, dans un mouvement pathétique, M. Pichon s'écriait : "S'il y a dans cette Chambre une seule personne qui oserait accepter une paix telle que celle présentée par les Centraux, qu'il se lève 1", aucun député, pas même parmi lés Kienthaliens, ne bougea. La Noël au front belge La Reine apporte ses vœux aux soldats et aux blessés 1* RONT BELGE, 25 décembre 1917. — D'un " témoin oculaire " : La reine Elisabeth est constamment en route sur les chemins du front, assidue inlassablement à remplir cette noble tâche que S£ bonté a assumée : être la mère et la sœur de: soldats qui combattent pour la patrie, la con-solatrice de ceux qui, depuis de longs mois, sont séparés de leurs familles, de tous ceux qu'ils aiment. En cette fin d'année, son ardeur à faire le bien .devient plus vive encore. Voici la Noël et bientôt le nouvel an. Sa Majesté a voulu que chacun des nôtres ait son cadeau, ses ét'rennes. Elle va les porter elle-même aux blessés et aux malades. Il > a deux jours, on a pu la rencontrer à Pervyse; hier, c'était à l'hôpital de Beveren-sur-Yser. Très simplement, comme toujours, la Reine était venue, accompagnée de la comtesse de jehay et du major Preud'homme, ainsi que du prince Charles en uniforme bleu de la marine. Reçue par le docteut Burger, directeur-adjoint de l'hôpital, et par le commandant Fivé Sa Majesté parcourut toutes les salles, s'entre' tenant avec chacun des blessés, ainsi qu'abc les civils atteints par les bombes d'avions ou les projectiles des canons à longue portée au moyen desquels les Allemands bombardent 1- s villages en arrière du front. Son sourire, reflet de sa belle âme, éclai e les salles où l'on souffre; ses paroles simples Vont droit au cœur du blessé, car c'est son coeur compatissant à toutes les misères qu'elle laisse parler. D'un joli geste maternel, elle leur remet des cigares, des cigarettes, du chocolat, des (leurs; plus que pour le tabac et les douceurs, nos blessés sont reconnaissants pour les fleurs ; leur apporter du mimosa, c'est leur temoigner une attention exquise et bien di«ne du noble et délicat esprit de la donatrice ; ,1s y sont particulièrement sensibles. La Reine n'a pas pensé seulement aux blesses de Beveren. Elle avait apporté aussi des croix de son ordre, l'ordre d'Elisabeth, qu'elle remit a trots infirmières : Mlles Henrv, Breu-ders et de Clery, tout en les remerciant en quelques mots charmants des services qu'elles avaient rendues et des soins qu'elles n'avaient cessé de prodiguer à nos blessés et à nos malades.BELGES, UNISSONS-NOUS ! On s'inscrit à la F édération Nationale Belge aux bureaux de LA METROPOLE et de L'INDEPENDANCE BELGE □ É □ ■ □ g □ B □ EB □ HDBn

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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