La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 06 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 19 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cz3222s615/
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"LA METROPOLE, the înfluential Belgian news-paper novv enjoying the hospitality of gftf gtmifearfr, was removed to this country after the destruction by the Germans of its Antwerp offices. Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to obtain the latest Belgian news in their own language. LA METROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. I 22ME ANNÉE. MERCREDI 6 OCTOBRE 1915. N«- 279. LÀ GRANDE GUERRE. L'IMBKULTLIO BALKANIQUE. — DEBARQUEMENT DES ALLIES A SALONIQUE.—AU SECOURS DE LA SERBIE.—L'ULTIMAXUM A LA BULGARIE RETARDE. — BRILLANTE OFFENSIVE RUSSE—SUR LE FRONT FRANCO-ANGLAIS. Les événements se précipitent dans les Balkans. Les Alliés ne sont nullement disposes à se laisser faire et, quelque soit l'attire de la Grèce et de la Roumanie, ou plutôt jiielque soient les mesures qu'elles sont prêtes i prendre pour s'opposer à l'offensive bul-ire, l'Angleterre, la France et la Russie ulent assurer le sort de la Serbie. C'est ns ce but que , les. Alliés ont effectué à Ionique, le grand port égéen de la Nouvelle-rèce, un débarquement qu'on dit être impor-mt mais sur lequel les détails manquent en-ère. Le but de cette opération, dont Fim-;ortance ne pourra être appréciée que quand die sera terminée, est évidemment d'assurer jux Alliés une voie de communication commode et directe avec la Serbie, en l'espèce la ligne de chemin de fer Salonique-Nisch-Bel-:radc. La Grèce, tout en étant évidemment l'accord avec les Alliés, puisqu'un traité dé-ionsif la lie à la Serbie, a été forcée de prolester contre ce débarquement, des troupes Etrangères ne pouvant débarquer sur le terri-Dire grec sans qu'une législation spéciale fût Totée à cet effet, législation de circonstance jue le temps n'a pas permis de voter. La Quadruple Entente attendra du reste un acte provocateur avant d'entrer en action? L'at-vmdront-elles longtemjjs.P II ne le paraît :uère. La Russie a, il est vrai, accordé vingt-quatre heures de répit supplémentaires à Sofia, où. d'après ce qu'on dit maintenant, l'ultimatum exigeant le départ des officiers allemands n'a été remis que jeudi. Il n'expirait jonc qu'hier après-midi à 2 heures (temps de lireenwich), mais au moment où nous écrivons ces lignes, on ne connaît pas encore la réponse, qu'y a faite le tsar Ferdinand. S'il faut accorder la moindre* créance aux feuilles allemandes sur ce point, son caractère ne fait pas de doute: "Que le canon réponde à cet insolent ultimatum ! " s'écrie le " Lokal-kzeiger." Espérons encore que les chauvins berlinois qui seraient trop heureux de voir infliger à la Serbie de nouvelles horreurs, prennent leurs désirs pour des réalités et que cabinet de Sofia évitera au peuple bulgare la honte d'une guerre impie. Si les Allemands s'imaginent d'ailleurs que «nouveau "tour" peut influencer en rien la Russie, ils se trompent étrangement. Les ehoses vont en effet de mieux en mieux sur le Iront •oriental, et .le communiqué allemand lui-même, toujours si rempli de "victoires," en fît, réduit à dire que, du Pripet à la Galicie, *!a situation est inchangée," ce qui veut, dire oue les armées impériales sont complètement jrrêtëes ' sur cet immense front. Au nord, lans le secteur de Vilnà-Dvinsk, on.se bat toujours, mais, cette fois, ce sont les Russes qui attaquent. Ils ont inauguré une violente offensive sur lin front de plus de 30 kilomètres entre Smaglia et Smorgon. et ont, jusqu'à pré-senti réussi à capturer de nombreux prisonniers,"' dès canons et des mitrailleuses. Une jutre offensive au sud de Riga est en cours. Les Russes paraissent, être maintenant bien munitionnés, chose que le communiqué de Berlin avoue, et leur nouvelle offensive pourrait avoir des conséquences très sérieuses pour Hindenburg. Sur le front anglo-français, il n'y a plus eu Rengagements d'infanterie, et les adversaires sont contentés de se bombarder mutuelle-Dent et de se lancer des pétards de tranchée à tanchée. Les Anglais annoncent la - perte— ■ mporaire, espérons-le—de la redoute dite de îohenzollern, qu'ils avaient capturée dans 'fur récente avance, perdue et recapturée. LA MORT DU PEINTRE DE PAPE. Nous apprenons la mort de M. Charles Ferdinand Marie de Pape, artiste peintre miniaturiste, paléographe, né à Bruges (Belgique) le H mai 1839, et décédé à Brampton, Hunting-ioashire (Angleterre) le 25 septembre 1915. 11 était un des plus grands peintres de son mais sa modestie le tint toujours à ••'écart et jamais il ne rechercha les honneurs. Ses principales œuvres furent exécutées pour ■f duc de Brabant (plus tard Léopold II roi 'les Belges), les princesses Charlotte et Stéphanie, de Belgique, prince Alphonse de Chima.v, prince Eugène de Chimay, comtesse Marguerite de Vanzouty, princesse Joseph de Chimay, Montesquiou, comte Auchatel, ministre de louis-Philippe; comte Carel de Mercy-Argen-jian, princesse C'zartomska (Wolna, Pologne), baron Durolstein, vicomte de Montesquiou-fezensac, marquis de MacrMahon, comtesse de Clermont Tonnerre, comtesse de Large, duchesse de Vallombrosa, comte Robert de Brute, comtesse de Courcy, duc d'Ursel, com-ifïSe d'Ursel, comtesse de Liedekerke, comte d'Henricouit de Grammont, comte Walbot de «asseghem, vicomte Chaudon de Briailles, Marquise de Radiguos de Chenevières, comte \ ^indisehgratz,. comte de Pauge, comte de «ontblanc, baron de Niscli, marquis de Stack-Poolc, Lad y Owen Hornby, les familles Le «allais-Metz, Moretus de Bouchout, van Over-wke de Man de I ennick, Scrive de Negri, Va'i den Abelle, van de Walle. Plusieurs de ^ peintures se trouvent à l'église de Saint-^'Ipice à, Paris. Pour le révérend Keating il des canons d'autel destinés à la chapelle du d'AlderShot. En 1872 les légitimistes de fiance lui firent exécuter une adresse qu'ils offrirent au comte de Chambord. Diverses 'utres oeuvres exécutées par lui se trouvent au Jatican, l'une d'elles obtint la médaille d'or " Exposition vaticane à Rome. défunt était fils du grand miniaturiste HUgeois Ferdinand de Pape, qui prit une part ^tive dans la guerre pour l'indépendance de PBelgique en 1830 et fut décoré de la Croix fer par le roi Léopold I. L'ETERNELLE CONTRADICTION ALLEMANDE. LE BLOCUS EST PERMIS AUX 1 SEULS ALLEMANDS j On sait que les Allemands se justifient—ou * croient se justifier—des crimes commis contré i le " Lusitania " et- contre d'inoffensives villes s ouvertes de l'Angleterre par la tentative de j 1 Angleterre d'affamer la population allemande r par le blocus. "Ce n'est pas, disent-ils, quand l'Angle- < terre essaye d'affamer et de faire mourir de s faim une population de 70 millions d'habitants £ que nous allons nous apitoyer sur le sort des < quelques centaines de malheureuses victimes £ de nos sous-marins ou de nos Zeppelins. Nous regrettons, au contraire, ne pouvoir faire I plus." i N'est-il pas curieux de noter cette extrême 1 pitié que les Allemands ont pour la souffrance * dont ils ne sont que . menacés alors qu'ils \ affirment d'autre part que leurs brutalités sont f " humanitaires " puisqu'elles tendent à hâter, la fin de la guerre? ' T Ce qui est "-humanitaire" de leur part, ne c l'est pas de la part d'autrui. Si l'Angleterre essaie de forcer par la famine les populations allemandes de réclamer la paix, c'est un crime £ qui soulève la conscience allemande. ^ Mais ce qui ne la soulève pas du tout c'est c la tentative allemande de blocus de l'Angle- c terre par les sous-marins. r Toujours la même absence de logique qui j caractérise- les esprits nébuleux de la Kultur. r lis n'en sont pas à une contradiction près, I et il semble même qu'ils émettent des opinions ' p contradictoires pour avoir raison dans tous r les cas. s C'est le propre du menteur. Si les' Allemands étaient arrivés au blocus de l'Angleterre, ils n'auraient pas manqué r d'évoquer la déclaration que le chancelier von c Caprivi fit au Reichstag le 4. mars 1892:— I "Plus un pays dépend du commerce mari- 0 iime, plus il est nécessaire de couper toutes F ses communications en cas de guerre sur mo\ a Ce pays pourrait, en effet, avoir besoin de ce * commerce pour sa propre nourriture ofc pour s les. matières ; premières nécessaires à son ,industrie. Je suis d'avis qu'interrompre la nav.i- u gation de l'ennemi restera un moyen indispensable de lutte ; celui qui fait la guerre veut en atteindre le but et, lorsqu'il en possède ï l'énergie, il réussit en se servant de tous les n moyens, y compris dans la guerre sur mer n celui d'interrompre tout le commerce .de l'en- t: Demi ; personne ne peut renoncer à cette arme c suprême. C'est du reste de que l'on fait dans p ia guerre sur terre. Si quelqu'un, pendant Je ]j siège de Paris, avait envoyé un train de vivres b vers la capitale française, ce train aurait été d arrêté. Il en est de même sur mer. 0 _ p LEUR "CHANT DE L'EPEE." p h On ne se soucie pas assez de la littérature e qui sévit en.ee moment au delà du Rhin. Un de nos amis nous adresse de -Suisse s une plaquette imprimée à Leipzig, et dont on 1< ne trouverait plus un exemplaire à Berlin, où a elle fut vendue récemment, et enlevée en n quelques heures. -q L'ouvrage, intitulé le " Chant de l'épée," pour si bref qu'il soit, est édifiant au plus haut point. Il reflète en sa littérature le sentiment y d'immense orgueil et d'infatuation kolossale de la "nation élue." En voici quelques ex- ^ traits :— " Il ne m'appartient pas d'être juste ni d'avoir pitié. Il suffirait que je fusse indicible- - ment sainte par ma vocation et que j'aveu- j: glasse de tant de larmes les yeux des mortels, ' que les plus orgueilleux en vinssent à tâtonner humblement du côté du ciel. & "J'ai tué des vieillards qui ressemblaient à a des palais de la Douleur, j'ai tranché iSS j( mamelles à des femmes et j'ai percé des petits ( eiifânts qui me regardaient avec des yeux de j, lions mourants. ^ " Chaque jour j'ai galopé sur le cheval pâle dans l'avenue des cyprès et j'ai fait une fon- ® taine de tout fils de l'homme qui se trouvait à ma portée— " J'ai sans doute le droit d'être fière, étant la messagère du Seigneur Très-Haut.... » "L'Allemagne est tellement le premier des r: peuples, que tous les autres, quels qu'ils Vl soient, doivent s'estimer honorablement par- tagés quand ils sont admis à manger ie pain B de ses chiens. » " Quand Elle est heureuse, le reste du 1' monde est suffisamment heureux. Mais quand C Elle souffre, c'est Dieu qui souffre; c'est lo Di eu ~ terrible qui agonise pour toute la terre E en suant le sang." S( Ils sont complètement fous. a — Dans sa dernière session, le Conseil général des Bouches-du-Rhône à Marseille v avait voté un emprunt de deux millions pour c secourir les départments envahis et la c Belgique. La répartition de ce crédit a été adoptée aujourd'hui. La ville de Reims re- 1' cevra 250,000 francs; Arras, 250,000 francs, e et Soissons, 103,000 francs; le Comité Léon n Bourgeois, 100,000 francs; l'Œuvre du Foyer, 1' 50,000 francs; une somme de 750,000 francs sj est réservée pour venir en aide aux régions s< actuellement occupées par l'ennemi et qui h auront des besoins immédiats d'ici leur libération. Enfin, une somme de 500,000 d francs a été réservée à la Belgique. r< - u ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS c< LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler clans le a Royaume-Uni sont, informés que les " Board of à Trade Labour Excbanges" (qui sont les seules d autorisées par la gouvernment britannique de présenter des ouvriers belges aux patrons i anglais), ont un grand. nombre d'emplois à conférer, surtout dans le industries agricoles et P du génie civil. Des offres de servi;e doivent être faites à la Bourse du Travail la plu. proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes P de la localité. q ^ Des belges se trouvent clans les asdes de p réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies clans ces asiles; d'autres Belges résident à Londres, à la Bourse ?■ du Travail à Aldwych Skating Rink. J1 NOUVELLES DU PAYS. Le petit Léon est le fils adoptif de l'armée >elge. Nos braves soldats l'ont retiré des lécombres d'Ypres, où il gisait, lamentable >etite chose abandonnée, grièvement blessé à a jambe par un éclat d'obus. Les médecins ►elges lui ont prodigué des soins attentifs; nalheureusement, il a été impossible de sauver a pauvre petite jambe déchiquetée. On a dû 'amputer. Mais l'enfant est aujourd'hui ;uéri et, à l'aide d'une petite béquille, il cir-ule dans l'hôpital de La Panne, parmi ses .rands camarades blessés. U est l'enfant :âté de tout le monde. Il est gai et, l'insou-iance de son âge aidant, il se trouve heureux u milieu de l'a.ffection de tous. Léon n'a que cinq ans. U ignore ce que ses larents sont devenus et il ne connaît pas son Loin de famille. Il sait simplement qu'on 'appelait Léon. Ses parents -sont-ils morts ou lien, réfugiés quelque part, croient-ils que eur enfant a péri sous les ruines de leur oyer? Voilà un des mille et mille petits drames »oignants. dont l'écho sè perd dans le fracas ,e la grande catastrophe. Le curé de Brasschaet, M. Mélis, arrêté le 0 août dernier pour avoir conservé chez lui es manifestes du roi Albert, manifestes-qui ataient du 4 août 1914 et que les Allemands furent être inédits, ce qui eut le pouvoir de lettre nos ennemis dans une terrible colère, 'I. Mélis vient d'être remis en liberté en iême temps que les fils du sacristain De lièvre et que le garde champêtre. Les trois rémiers avaient été condamnés à six se-iaines, le dernier à quatre'semaines de pri-on.* * # Les Allemands ont réquisitionné toutes l'es îarmites de cuivre, les cinq chaudières d'une es principales brasseries des Flandres, à lichtervelde... et des chevaux. Le manque e benzine se fait, à nouveau sentir. C'est ourquoi l'ennemi essaie de remplacer les utos de transport par des camions. A Bruges, a de nouveau enlevé 300 charettes et réqui-itionné 600 chevaux. La " Kommandantur " de Ertvelde en a pris ne centaine de son côté. Le nouvel emprunt de guerre, disent les '0elies,, est un gros succès. Plus .de treize îilliards de marks ont été souscrits, maiscom-lent? Sans parler des grandes sociétés indus-rielles, des compagnies d'assurances et des aisses d'épargne auxquelles on a fait com-rendre qu'il fallait qu'elles participassent à 1 souscription, nous pouvons affirmer que les anques ont toutes dû non seulement prendre e ce "gutes deutsches papier," mais qu'elles nt encore dû obliger leur personnel à s'en ayer une tranche. Et s'il n'y avait que cela! Mais les em-loyés belges de la succursale de Bruxelles de i Deutsche Bank ont été forcés de souscrire :, naturellement, au delà de leurs moyens. Quant au paiement, il se fait de la façon vivante: la direction retient 10 pour cent sur •s appointements mensuels. Quand tout a agmenté de prix, perdre 10 pour cent par lois, c'est charmant ! Mais ce sont des Belges ui doivent souscrire. Le tour de Belgique s'est couru au Karre-eld, comme nous l'avions annoncé. Vandevelde s'est classé premier devant ossius 2e, Marcel Buysse 3e, et Desmedt 4e. En date du 10 septembre, von Bissing a romulgué un " arrêté " concernant la créa-on de tribunaux spéciaux destinés à juger les ersonnes non-étrangères. En voici le "texte: " Dans les cas où les tribunaux militaires )nt"compétents pour juger les contraventions ux arrêtés du gouverneur général et lorsque :ur compétence ne résulte pas du code de rocédure pénale militaire, les dispositions de arrêté impérial du 28 décembre 1899, relatif la procédure extraordinaire contre les étran-îrs, devront être appliquées même si l'accusé 'est pas de nationalité étrangère." Le petit Linart, champion cycliste de Bel-ique en 1914, et qui au moment de la décla-ition de guerre était tout désigné pour de-snir champion du monde, vient de remporter : championnat du monde disputé à Revere each en,Amérique. Il battit dans la finale sur 100 kilomètres: Américain Wiley, le Français Sérès, l'Italien olombath, et l'Américain Carmen. Après sa victoire Linart reçut du maire de evere Beach une médaille en or, un globe srti de pierres précieuses et une grande gerbe jx couleurs des nations. * * * Us ne manquent pas de culot certains indi-idu=, auxquels jadis nous donnions le nom de meitoyens, et qui'présidaient aux destinées Dmmerciales de notre métropole S Nous apprenons, de source sûre, que échevin du commerce de la ville d'Anvers a .1 le toupet d'héberger chez lui durant deûx lois son" gendre, lieutenant de réserve de armée teutonne, qui casqué du " pinhelm " mgïé dans son uniforme et faisant résonner »s bottes regardait du haut de sa grandeur s malheureux anversois. Que dire d'un magistrat, communal, ayant s ce chef prêté serment à son souverain, et icevant chez lui, à quelque titre que ce soit, n officier du Kaiser dont les pareils ont in-mdié.et pillé nos villes et tué lâchement des lilliers de nos compatriotes? Ce. n'est que devant les murmures de ses iministrés que le Herr Albrecht a conseillé son beau fils de porter ailleurs son mépris 33 Anversois et ses bottes. Ceci en attendant que les Alliés lui mettent ur .botte quelque part et à son cher beau-sre par la même occasion. ^ — Une note de 1' " Agenzia Libéra " dit que irlaiit avec les cardinaux le Pape a déclaré re le Kaiser doit renoncer à son rêve d'im-Dser au monde une " paix germanique." Benoît XV a ajouté que le monde n'ae-•.pterait qu'une paix chrétienne, paix de istice et de civilisation. L'ALLEMAGNE AVANT LA GUERRE. UN LIVRE DU BARON BEYENS. L'éminent diplomate1 qui fut notre dernier ministre à Berlin et qui assume en ce moment la lourde charge de notre Foreign Office vient I de publier sur l'Allemagne avant la guerre un * ouvrage qui ne manquera pas de faire sensa- ( tion dans le monde politique. On se prend à regretter en le lisant que i nous n'ayons pas eu, dix ans plus tôt, un € esprit de la lumineuse clairvoyance du baron * Beyens au poste si important de Berlin. Le gouvernement du Roi n'aurait certaine- ^ ment pas été aussi mal renseigné qu'il le fut } par le prédécesseur de notre ambassadeur en c Allemagne. I Le. baron Greindl, beau-frère de M. Woeste, s était en effet aveugle au sujet des intentions 1 de l'Allemagne. Sa germanophilie—expliquée e par son nom peut-être?—n'avait d'égale t qu'une anglophobie farouche qui se traduisait I dans presque tous ses rapports. 1/Allemagne l seule n'avait pas d'intentions hostiles à. notre i égard. Nous avions tout à craindre de l'Angleterre et de la France... Les termes des rapports du baron Greindl à e l'adresse de nos Alliés étaient souvent d'une j- telle vigueur que l'Allemagne crut pouvoir en G tirer parti pour semer la discorde entre nous et nos'. Alliés... Cette*publication n'eut qu'un effet: celui de détruire la thèse défendée jusque là par cette même Allemagne de notre prétendue alliance avec l'Angleterre. Les rapports du baron Greindl n'étonnèrent même pas les chancelleries où les opinions de notre ancie^i ministre € à Berlin étaient trop connues. Cette publica- ] tion n'a fait qu'a jouter aux preuves de jour en q jour plus nombreuses que l'on avait sur les <j inflences que l'Allemagne avait mises en oeuvre. c Le baron Beyens a vu en deux ans tout le drame qui allait se dérouler. II y a lieu de J penser que ses judicieux avis ne furent pas n étranger aux mesures militaires proposées par notre gouvernement mieux renseigné cette e fois. Hélas, ces mesures à peine ébauchées ne nous ont pas permis d'opposer aux envahis- j, seurs les forces dont nous aurions disposé quelques années plus tard. Le plan allemand en aurait été bouleversé, tandis qu'en 1914, n'ayant à faire qu'à une faible armée belge et _ comptant sur les influences qu'elle possédait en Belgique, l'Allemagne pouvait espérer g passer librement après un simulacre de résis- j tance de notre part. c Mais venons-en à l'analyse de l'ouvrage :— Le baron Beyens a. jugé le Kaiser avec une e sûreté qui fera du magistral portrait qu'il trace de ce potentat détraqué l'opinion historique de c demain. 13 Notre ministre des affaires étrangères appuie v longuement sur le Kaiser, son entourage et sa Ç famille. Au cours de .près de cent pages, plus -du quart de son livre, l'auteur nous initi^ à bien des choses tout en rappelant certains n traits que nous connaissons mais dont notre mémoire avait besoin d'être raffraîchie. ,]( Après la lecture de ces pages on est plus convaincu que jamais que Guillaume II est r l'Homme néfaste, et que son crime est partagé ^ par des ministres qui pour rester au i>ouvoir c se sont inclinés devant toutes ses fantaisies. U y eut aussi de la part des "Flottenverein/' p des " Welirverein," des associations panger- (| manistes, des junkers de l'université une pous- n sée à la guerre qui devait servir les intentions ri de Guillaume II. Aussi le baron Beyehs pro- c phétise-t-il que Guillaume II amoindri par une ^ guerre décevante n'aura pas la force de résister aux revendications du prolétariat ger- c ! manique. " La puissance passerait de ses J mains affaiblies clans celles d'un Reichstag I plein d'ardeur et dévoré d'ambition. La de- a faite ou seulement une paix infructueuse au- „ rai-t un long retentissement sur la situation , intérieure, et sur la paix civile de l'Allemagne." ^ Comment se fait-il que cette même nation . ait bondi toute entière à l'appel de son Em- ^ pereur et se soit ruée avec enthousiasme sur -ses ennemis? C'est qu'elle croyait être pro- ,. voquée. Le baron Beyens, par la multiplicité des traits , qu'il cite nous confirme dans l'opinion e que nous avons que nul peuple au monde ne £ vit dans une atmosphère de mensonge comme le peuple allemand. "Nous possédons, dit le p baron Beyens, un document officiel, qui est la P preuve de cette présentation savante dès événements: le 'Livre blanc,' déposé par le 11 chancelier sur le bureau du Reichstag dès le £ 3 août. " Avez-vous réfléchi à cette date? Le sur- ? lendemain de l'expiration de l'ultimatum 11 adressé à la Russie, le 'Livre blanc' était déjà achevé, composé de rapports et de télégrammes soigneusement choisis, précédé d'un long mé- P moire explicatif où les faits étaient habile- e ment dénaturés, imprimé, distribué aux mem- n bres du parlement et livré au public, tout cela en vingt-quatre heures. Quel tour de force Ç invraisemblable, si ce travail long et minu- e: tieux s'est accompli en ce court laps de temps î r< Mais ce prodige cesse de nous stupéfier, si " comme oii peut le croire, ce plaidoyer a été ^ rédigé à l'avance." ti Evidemment. ' CA Le baron Beyens s'étend longuement sur l'état des esprits avant la guerre. Nous le connaissons déjà ainsi que le but que l'Aile^ S: magne poursuivait en chauffant à blanc une n mentalité encline, par nature, aux brutaux in- h. stincts de conquêtes et de pillage; mais ce que nous ignorions à peu près jusqu'en ces derniers a temps ce sont les mesures prises pour multi- e: plier à traver le monde des centres de germanisme et notamment les lois sur la nationa- a lité qui font des naturalisations accordées aux g' Allemands la force la plus sinistre et la plus si gigantesque qu'une puissance ait jouée aux lf autres. c< " La loi sur la nationalité du 1er juin 1870 é] stipulait que la nationalité allemande se per- ai cirait par un séjour ininterrompu de dix ans à la l'étranger. La loi du 22 juillet 191.3, fondée n sur Je principe du 'jus sanguinis' et non plus de 'jus loci,' a supprimé cette déchéance. Bien rr plus, elle permet à un Allemand de se faire îr LES VOLEURS. ILS OUT "RECUEILLI" NOS MARCHANDISES. Le " Matin " de Paris publie, cet extrait L'un mémoire sur 1' "Industrie allemande" •endant la guerre de 1914-1915, dont l'auteur st le nommé Otto Brandt, secrétaire de la Jhàmbre de commerce de Dusseldorff :— "En pays ennemi, nous nous sommes emparés de matières premières de grande valeur, n quantités considérables. Une partie du mtin a consisté en laines peignées, brutes et n déchets, dont la vente a été confiée à 'Union du commerce de laines de Leipzig, les rix ayant été fixés par des experts nommés >ar le ministre de la guerre. La distribution es laines brutes recueillies en France et en Belgique a été effectuée par la " Kriegswirt-chaft-Gesellschaft ' créée pour la mise en va-2ur des marchandises £ recueillies ' en" pays nnemi et non utilisées pour la défense na-ionale, . par les ministères de la guerre de *russe, de Bavière, de Saxe et du Wurtemberg, les ministères de l'intérieur et de la îarine de-l'empire et par trois banques. "Le dividende a été fixé à 21 pour cent." Le mot "recueillies" est vraiment un upémisme savoureux. La Kultur a, à son rofit, retourné un aphorisme célèbre: pour lie, le vol, c'est la propriété. L'INEBRANLABLE MORAL FRANÇAIS. Le correspondant de la Gazette de Voss," n Alsace, M. Max Osborn, rapporte à son Durnal (21 septembre, soir) des conversations u'il a eues avec les prisonniers français peu e temps après leur capture. La logique ne paraît avoir aucune prise sur es gens-là. Je leur demande s'ils savent uelle est la situation de la Russie. Us me isent qu'ils en sont très exactement infor-îés. Je continue mon interrogatoire. — Et. aux Dardanelles? Les Alliés n'y ont u aucun succès. — Nous le savons. — Nous occupons la Belgique et le nord de i France ! — Parfaitement. — Votre offensive à Arras n'a 'pas abouti. - C'est certain. - Nos sous-marins gênent la flotte anglaise. - Sans aucun doute. — Eh bien, alors, que pensez-vous de la ituation?—Que nous vaincrons, Tépond le rançais. Et il ajoute: "Vous perdrez, mon lier monsieur. Vous verrez." Je leur demande sur quoi ils fondent leur spoir. Silence. Us se taisent. Chez nous, on fera bien de tenir compte de Btte confiance irraisonnée, de cette foi dans n miracle. Cet état moral prouve la bra-oure et l'endurance de nos adversaires fran-ais.aturaliser dans un autre pays sans perdre sa ationalité d'origine." C'est le compromis immoral, consacré par la >i allemande, que la Métropole dénonçait autre jour et sur lequel elle s'appuyait pour îclamer, à l'exemple de la France, l'annula-on pure et simple des naturalisations ac-Drdées aux Allemands. Cette naturalisation fictive est considérée ar la législation allemande comme une chose ont le naturalisé n'a pas à se préoccuper du loment qu'il entend au fond de son cœur îster Allemand et qu'il a detenu de l'autorité 3mpétente de son Etat d'origine l'autorisation :rite de conserver sa nationalité (art. 25). C'est la trahison, si facile aux Allemands, msacrée vertu civique par la loi ! " Enfin la nationalité d'Empire peut désormais être conférée aux anciens Allemands insi qu'à leurs descendants même s'ils ne mt pas établis sur un territoire allemand " irt. 33, No 2). La question du Maroc et son aboutissement la cession d'un territoire français en forme 3 deux antennes menaçantes atteignant notre ongo fait l'objet d'un intéressant chapitre du vrc. "Au dernier moment il (M. de Kiderlen) sigea la cession à l'Allemagne du droit de , référence ou de préemption que possédait la rance sur les territoires de l'ancien Etat indé-endant et qu'elle avait conservé lorsqu'ils assèrent à la Belgique." Cela ne lui fut pas accordé et cette demande ous apprit par le même coup la raison de îrtaines hostilités intérieures à l'œuvre de éopold II. Nous aurons sans doute à revenir ir ces points douloureux de notre politique îtérieure quand les coupables voudront es-lyer de justifier leur attitude par la crainte 3 complications. Mais nous n'aurons pas de eine à démontrer que cette attitude était, icore une. fois, conforme aux vœux alle-tands." M. de Kiderlen, dit le baron Beyens, con-it autant de dépit, de la divulgation de ses agences que de l'accueil qu'elles avaient incontré chez-nous. Il ne dissimula pas son ritation à mon prédécesseur, en exagérant à sssein, avec une vivacité calculée, les inquié- : ides que lui inspiraient le maintien, après :s démonstrations, des bonnes relations entre s deux pays." Dans le chapitre intitulé la " Semaine traque," l'éminent et perspicace diplomate ' 'hésite pas à faire peser toute la responsa-lité.de la guerre sur Guillaume II. Attendre, laisser échapper l'occasion de ré- -1 iser le rêve allemand, c'était perdre tout " :poir de possibilité future. " En 1917, la réorganisation de l'armée russe (-irait été achevée, son parc d'artillerie au i •and complet et un nouveau réseau de voies > ratégiques lui auraient permis de jeter sur • s deux Empires germaniques les ' flots de >mbattants fournis par une population in-)uisable... En 1917 aussi le service de trois îs, produisant tous ses effets, aurait donné à > France des troupes de première ligne plun c nnbreuses et mieux instruites." " : La conclusion de l'ouvrage résume excellera-ent celui-ci. Nous la publierons prochaine- ! r ent. ! r e LES ALLEMANDS ET NOS ŒUVRES D'ART. .Le gouvernement général allemand à Bruxelles a - publié récemment, par voio d'affiche, une proclamation où 'il s'efforce de justifier l'armée allemande des accusations de vandalisme qui lui ont été adressées. Le " Berner Tagéblatt," journal suisse gônnano-phile, reproduit le texte de cette proclamation dans son numéro dû 24 juillet 1915; le passage suivant en est'extrait :— " Le peuple allemand a, de longue date, tenu en grand respect les œuvres d'art et les monuments du passé, que ceux-ci se trouvent sur le sol allemand ou étranger. Malgré cela, ses ennemis ont adressé le reproche à son armée d'avoir, par pur plaisir de destruction, anéanti,-au cours de la guerre, des trésors artistiques irremplaçables. La nation allemande se sait .1 innocente de semblables crimes. Ce n'est qu'en obéissant aux exigences impérieuses de la guerre, que les soldats allemands ont, à contrecœur, dirigé leurs canons contre des églises „ aux tours élancées et de magnifiques châteaux. Leurs ennemis^en ont fait autant...." U est intéressant de rapprocher de cette déclaration solennelle une étude de Wilhelm von > Bode, conservateur du musée de Berlin, dans . la revue Wieland, dont la " Deutsche Tages-zeitung" rend compte dans Son numéro du 17 juillet 1915. L'auteur y signale comment le gouvernement ■ général allemand en Belgique se préoccupe de faire établir des plans pour la reconstruction des vieilles villes, telles que Louvain, Ter-.' monde, Dinant, Visé où " des bâtiments importants et des rues entières ont été détruits.'* ; Des enquêtes ont été faites par les soins de ' l'autorité afin de déterminer l'importance des dégâts. Elles ont-démontré, constate l'article, que les affirmations des ennemis de l'Aile- J magne et des neutres, à cet égard, sont fort exagérées (!). " Dans les différentes provinces, en effet— à l'exception de la Flandre occidentale, où la lutte se poursuit—la proportion des maisons endommagées est d'environ 2 pour cent : dans la plupart elle ne dépasse, pas l- à 1 1-3 pour cent; ce n'est que dans les provinces de Namur et d'Anvers qu'elle atteint 4 à 5 pour cent. Dans la Belgique entière, 26,000 maisons en-viron ont été détruites ou endommagées; elles étaient occupées par 150,000 habitants." Visiblement, pour le conservateur du musée, de Berlin, il n'y a, dans une destruction de cette importance, rien d'exagéré... Les mesures d'appréciation de ces choses ne sont pas les mêmes pour l'Allemagne cultivée que pour le reste du monde pensant. M. von Bode s'empresse, il est vrai, d'ajouter que beaucoup de ces 26,000 maisons ne sont que partiellement atteintes et que les réj^ara-tions en sont aisées; que, d'ailleurs, beaucoup de Belges s'étant réfugiés à l'étranger, il était facile d'héberger, dans les demeures momentanément abandonnées, ceux qui n'avaient plus de foyer. Ce genre de consolation paraît naturel à M. le conservateur.... Quoi qu'il en soit, les chiffres officiels publiés par von Bode, d'après des données officielles vraisemblablement fort inférieures à la réalité, permettent de se faire une idée de l'étendue des destructions commis par l'armée allemande en Belgique, et dont la plupart ne pourraient être, justifiées par la nécessité militaire. Quant à la part des destructions opérées par le génie de l'artillerie belge dans la statistique ci-dessus, elle ne saurait être que très -peu considérable: la majeure partie des destructions opérées provient, en effet, comme l'affirment d'autres documents officiels allemands (notamment des proclamations allemandes), d'incendies systématiques (Louvain, Andènne, Tamines, Termonde, Dinant, Namur, Charleroi, Wavre, et des centaines do villages, surtout des provinces de Liège, de Namur et» de Luxembourg), opérés, en guise de " repré- ■ sailles " ou de "châtiments " pour la prétendue guerre de francs-tireurs imputée salomnieusement à la population civile belge. — M. J. B. van Overeem, administrateur iu vapeur -" Ivoningin Emma " a mis à la disposition de la Légation belge à La Haye une-somme de 105fl. qui avait été recueillie parmi lés passagers de ce vapeur avant le naufrage, au profit de la Croix Rouge Belge. 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The father of two little givls the wnt articles of elothmp, and hopes to send out obsts about £5 to work each hut for a week may be attributed 'lie action of the mob wlio the water is c!e»r his work disturbs it and other da.v sent. .£20, walised by a children's many more; but"'to enable-Jt. to continue in iu Donors of huts can name them if they wish to altacked General Smuts it is certain that the "0RK FOR BLINDED SOLDIERS. rfaders " ™P°ssib|e for hin. to Me anything bazaar which his daughter of 12 nnd a. little charitable work îunds are greatlv needed. do so. Prebendary Carlilc will gratcfully acknow- objecta in view xvill not be aclùeved Hmht- . through it. The diver is one of the best paid lriend of the same âge had orgamsed.—I am, Thèse are m brief. sir, our aims and objects, ledge gifts sent to the Churcli Army Head- thinking electors in South Afriea will see iii tlin of workmen. 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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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