La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 24 Novembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/8s4jm24b4z/
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WLA MÉTROPOLE," the influentia! Beîgiao newspaper now enjoying the hospitaiity of Sftf étaniarU, was removed to this country after the destruction by the Germans of its Antwerp offices- Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to obtain the latest Belgian news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22ME ANNÉE MERCREDI 24 NOVEMBRE 1915. N0, 328. LÀ GRANDE GUERRE. L'HORIZON BALKANIQUE S'ECLAIRCIT. —DENYS-COCHIN ET LE ROI DE GRECE. — PAS DE BLOCUS. — LES SERBES GAGNENT DU TERRAIN-POSSIBILITES PROCHAINES—LE VRAI "TINO."-C'EST UN PEUREUX—DEGAGEMENT DE RIGA. — COMBATS AERIENS—LA SITUATION EN PERSE. L'horizon balkanique s'çst un peu éclairci, hier. M. Denys-Coctiin, accompagné par le ministre de France à Athènes, a été reçu une seconde fois par le roi Constantin, avec lequel il a déjeuné. " L'impression générale" demeure favorable," dit la dépêche qui annonce cette nouvelle entrevue. " Chacun s'attend au règlement complet de toutes les questions soulevées par l'attitude de la Grèce à l'égard des Alliés." D'autre part, le Foreign Office anglais a publié hier après-midi la note suivante:— "Aucun navire grec n'a été saisi ou retenu dans le7s ports du Royaume-Uni, et aucun blocus des côtes grecques n'a été institué ou est en vigueur." Cette déclaration n'est pas en contradiction avec la note de la légation britannique à Athènes disant que les puissances alliées ont jugé nécessaire de prendre " certaines ' mesures " ayant pour objet la suspension des " facilites " commerciales et économiques " dont la Grèce a joui jusqu'à présent." Elle contredit toutefois nettement qu'il soit question d'un blocus " proprement dit," de la saisie ou de la détention, " clans les ports anglais " de navires battant pavillon hellénique, dont la presse germanique et, sous son influence, la presse grecque a déjà fait état. Dans ce sens, elle est destinée à diminuer la tension anglo-hellénique et constitue donc également un symptôme favorable. Enfin, la situation militaire est meilleure. Au nord de Mitrovitza (40 kilomètres au sud-est de Novi-Bazar), comme au nord et au nord-. est de Pristina, là retraite serbe continue et le siège du gouvernement a été en conséquence transféré de Mitrovitza à Prizrend, près de la frontière albanaise, tandis que le corps diplomatique s'est rendu à Ipek (Monténégro), mais les nouvelles du théâtre de la guerre macédonien, le plus intéressant en raison de la situation diplomatique, sont moins inquiétantes.On annonce en effet officiellement à Athènes que les forces serbes ont réoccupé leur ancien front sur la ligne Velès-Prilep et s'avancent vers la passe de Babouna pour renforcer les effectifs qui paraissent toujours tenir ce défilé important. Les Bulgares sont donc arrêtés de ce côté. Des nouvelles non confirmées et assez douteuses ajoutent même qu'ils ont été rejetés en arrière sur une distance de quinze kilomètres à la suite d'une bataille (?) qui aurait eu lieu près de Monastir. Ceci expliquerait pourquoi les troupes de Ferdinand n'ont plus renouvelé leurs attaques contre le front fianco-anglais. Il y a donc toujours, à l'heure actuelle, une chance, faible, il est vrai, mais certaine, que le mouvement enveloppant des Germano-Bulgares soit arrêté. Dans cette conjoncture, l'armée serbe du nord, au lieu de devoir se retirer en Albanie, pourrait se joindre à l'armée du sud et former, en conjonction avec les Alliés, un front solide qui couvrirait la Grèce et dé-barasserait le roi Constantin de la menace allemande. Ainsi, peut-être, la participation hel'énique nous serait assurée quand même. D'après des dépêches de correspondants, " Tino ne serait pas aussi "mauvais" qu'on le dit. Il n'aimerait pas les Allemands; il aurait voulu "marcher" en avril, à condition que les Alliés n'eussent pas entrepris l'expédition des Dardanelles mais eussent dirigé leur «Sort sur la Thrace. Pour tout dire, il aurait peur des hordes teutonnes, et, frappé par l'exemple de la Belgique, il préférerait un ennemi "gentleman" à un ennemi prussien. L'avenir L Wlp'&ïrrg démontrer ce qu'il y a de vrai dans [• ees allégations qui ne tendent i>as comme on [ |oit à représenter " Tino " comme un seoond [:■ Albert de Belgique... j Les Italiens continuent avec persévérance | leur attaque contre la tête de pont de Goriza. Sur le front russe, nos Alliés ont encore f avancé un peu dans la région Biga-Dvinsk, I ^gageant donc de plus en plus ce secteur cri-I. toque. Sur le reste du front, les positions I E ont guère changé, et on ne signale que des ! ®g2£ements locaux. Derrière le mur solide des tranchées, les Eusses préparent la victoire F décisive. Calme aussi sur le front occidental. Le *' ?°mrnuniqué français ne signale que des combats aériens, qui se sont terminés comme d'ha-wtude à l'avantage de nos Alliés. '! y a des nouvelles assez alarmantes de ï,rs,e- La gendarmerie, commandée par des officiers étrangers, est en révolte ouverte contre le gouvernement. Le consul anglais et ie directeur de la Banque impériale persane à on.raz, dans le sud, ont été fait prisonniers. "?rw?'e d'Hamadan, centre populeux de w/'OO habitants à l'ouest de Téhéran, a été ® 'aquée de nuit et les cosaques persans ont se retirer. Il est à espérer que, suivant l'exemple des «usses, les Anglais réussiront promptement à rétablir l'ordre dans leur sphère d'influence au besoin, à mettre en. tutelle, dans son Propre intérêt, un gouvernement manifeste-trop faible, pour résister aux " me-woies ' germaniques. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANïT LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans i e Royaume-Uni sont informés que les " Board ''J Trade Labour Exchanges" (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique de présenter des ouvriers belges aux l Pprong anglais) ont un grand nombre d'em-[ P'ois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Bps offres de service doivent être faites à la ourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau des Postes de la localité. Mf - - se trouvant dans les asiles de • ugies à Londres peuvent, s'adresser aux i 'Wivses du Travail qui sont établies dans ces 1» b autres Belges résidant à Londres, à fitraudrSe ^rava^ ® 6, Catherine-street, L'ALLEMAGNE CHRETIENNE ET SES ALLIES. LES ATROCITES TURQUES EN ASIE MINEURE. Un télégramme du Caire au " Temps," au sujet des persécutions turques en Arménie, relate les souffrances de nombreux évêques et prêtres. Le préi.ai de Diareekr fut brûlé vif; l'arch-évêque de Nicomédie et l'abbé mitré du Séminaire d'Armacbe, ainsi que les prélats de Brousse, Césa.rée, Samsoun, Trébizonde, Kemak, et Aleppo furent emprisonnés dans un cachot. L'évêque de Siva fut assassiné, l'évêque de CTiabin et de Karahiss&r fut pendu, et l'évêque d'Erzéroum fut battu à coups de bâton jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'évêque de Tchart et Baiburt fut pendu en même temps que de notables Arméniens. La dépêche rc'late ,e crime épouvantable que nous avons signalé, et commis sut la personne d'un évêque exilé q-yi fut " ferré " comme un chevtal ! Tels sont les crimes des Alliés du Kaiser, à la fois pape luthérien, protecteur de l'Islam, et défenseur du pouvoir temporel. Mais qu'on n'aille pas croire que l'Autriche catholique soit à l'abri du reproche de crimes contre les prêtTes. Nous n'entendons pas la laisser hors causo et formulerons contre le pays du " Los von Rom," inspiré par l'Allemagne, le réquisitoire qu'il mérite. En attendant, constatons, puisque cette guerre pose de façon si aiguë le problème religieux que de Bucharest on annonce aux " Débats " que dix-huit prêtres roumains ont été exécutés en Transylvanie, sous l'accusation de haute trahison. Nous conseillons à nos lecteurs d'acquérir, au prix d'un penny, la brochure intitulée " Ar-méniat: Atrocities," par Arnold J. Toynbee, avec le discours de lord BTyce. à la Chambre dos lords, Iiodder et Stoughton, éditeurs. - UN CERTIFICAT. M. ALBRECHT ET LES BOCHES. On lit dans le " XXme Siècle " des 21-22 novembre :— Nos lecteurs ont déjà eu, grâce aux précisions de l'excellent correspondant anver-sois de 1* " Echo belge," des détails curieux sur l'attitude de M. Albrecht, cet échevin d'Anvers qui, ayant marié sa fille à un Allemand actuellement officier, a jugé opportun de l'abriter sous son toit. Le dit M. Albrecht a reçu des Allemands la charge rémunératrice de centraliser toutes les affaires de charbons conclues d'Anvers pour leur compte. Deux autres gros négociants en charbons d'Anvers, ayant cru pouvoir solliciter le droit, de reprendre leurs opérations commerciales, ont reçu de la " Kommandantur " ce mot qui constitue un certificat définitif:— " Il nous est impossible de donner suite à votre demande. M. Albrecht étant le seul négociant dans les sentiments loyaux duquel le gouvernement allemand puisse avoir confiance."En violà un qui pourra faire ses malles le jour de la grande retraite! COLERES SIGNIFICATIVES. La " Croix " de Paris publie dans son numéro du 20 novembre cette dépêche de son correspondant romain:— " L'équivoque dans laquelle, suivant une dépêche publiée par le ' Messaggero ' de ce matin, sont tombés plusieurs journaux catholiques de Suisse allemande et d'Allemagne est extrêmement curieuse. Us ont d'abord annoncé que le cardinal Gagiano de Azevedo avait été nommé secrétaire de l'Eglise romaine et, confondant cette charge inexistante avec celle de' secrétaire d'Etat, ils en ont conclu à la démission du cardinal Gas-parri. Puis ils ont démenti cette démission et , aussi la nomination du cardinal Gagiano de j Azevedo. La vérité est que la promotion du cardinal Gagiano comme chancelier de l'Eglise | romaine en succession du cardinal Agliardi : aura lieu au prochain Consistoire, comme l'a 1 annoncé officiellement 1* ' Osservatore I Romano,' et, naturellement, il ne fut jamais 1 question de la démission du cardinal Gasparri. Mais les commentaires que la ' Germania ' a consacrés à cette prétendue démission sont remarquables. " La ' Germania ' a imaginé qu'il fallait en chercher la cause dans les déclarations répétées du cardinal que le Pape n'attendait point 1 des baïonnetes étrangères l'amélioration de la situation du Saint>Siège. Ces déclarations, I comme on le sait, ont radicalement détruit l'effet de la tentative étrange par laquelle la presse allemande et autrichienne a tâché de lier le Saint-Siège au sort des puissances centrales en offrant à celles-ci le projet de rétablir le pouvoir temporel. " La ' Germania ' a soulevé ensuite l'hypothèse que la démission du cardinal Gasparri pourrait avoir pour cause la lettre historique au ministre de Belgique dans laquelle le cardinal secrétaire d'Etat déclarait explicitement que l'invasion de la Belgique par l'Allemagne constituait une violation de la justice. " Les suggestives considérations de la ' Germania ' prouvent au moins que, en Allemagne, on ne se méprend point sur l'importance des déclarations du Saint-Siège sur la Belgique, et que l'on ne s'y est pas encore résigné." — Nous apprenons avec regret la mort de M. Louis van Keymeulen, professeur de littérature française à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, un de nos hommes de lettres les plus connus et les plus estimés, décédé à Bergen-op-Zoom à l'âge de soixante-quinze ans. FLAMANDS ET REVOLUTION. LE DERNIER AVATAR DE L' "ECOLE DE GAND." Dans le " Telegraaf," notre excellent confrère .A. Monet, Flamand de vieille roche, flamingant convaincu, et qui a certainement plus fait avant la guerre, pour la cause flamande, que la poignée de jeunes braillards à la solde de l'Allemagne dont la néfaste activité s'exerce aujourd'hui aux dépens des véritables intérêts de la Flandre, met le doigt sur le caractère véritable de leurs menées. Que veulent ces " jeunes Flamands," comme ils se dénomment eux-mêmes, que veut la nouvelle école de Gand représentée par la " Vlaamsche Post," du pangermaniste Domela Nieuwenhuys, le Vlaamsche Nieuws " du Dr Borms, la " Vlaamsche Stem " de René de Clercq, Jacobs, et De Cock, entretenue par l'or du pangermaniste hollandais GeTretson, quel programme défendront ces " Dietsche Stem-men " destinées à devenir l'organe central des nouveaux prophètes, et où l'on verra, à côté des Pol de Mont et des Adelfons Hendrickx, figurer les rédacteurs de la " Toekomst" allemande de La Haye? Ce programme est très simple. La jeune Fjandre " veut, entre autres choses que, dès aujourd'hui, le gouvernement belge du Havre fasse connaître " ses " intentions au sujet du problème linguistique et de la façon dont " il " s'attachera, après la guerre, à remplir les aspirations flamandes. M. Monet pose à ce sujet la question préalable, parfaitement claire et simple: Cela, est-il possible? Et il répond avec non moins de certitude: Non. Cela est de toute évidence. Les jeunes Flamands semblent en effet oublier que la Belgique vit sous le régime constitutionnel, que M. de Broquevi'lle n'est pas le premier ministre du Kaiser, et que, chez nous, c'est la Nation —et la Nation seule—qui, par l'entremise de sa Représentation Nationale, de son Parlement, décide de son organisation intérieure. Le Gouvernement, ni même le Roi, n'ont rien à " promettre." Le Peuple est maître de ses destinées, et ce qu'il veut, sous un régime d'égalité et de liberté, ce qu'il veut avec suffisamment de force, d'unanimité et de constance, le Parlement doit en faire l'objet de lois dont le Gouvernement assure l'exécution. Les exigences du parti des Jeunes Flamands sont donc en opposition absolue avec tous les principes sur lesquels est établi notre droit constitutionnel. Us/ s'inspirent d'un idéal autocratique ou anarchique, que le peuple belge, et spécialement sa partie flamande, si attachée à ses droits démocratiques, n'acceptera jamais, i Notre peuple n'a jamais dû ses franchises qu'à lui-même, et ce n'est pas la guerre qui le lui fera oublier. On objectera peut-être à cela, que, depuis un an, le Roi a promulgué plusieurs arrêtés-lois, auxquels la représentation nationale n'a eu aucune pari, mais cette objection tombe d'elle-même si l'on veut bien considérer que lesdits arrêtés, d'ailleurs exceptionnels, ont été imposés par les nécessités les plus pressantes, à savoir le souci de la défense nationale, et qu'ils sont, du reste, sujets à l'approbation ultérieure du Parlement. Très certainement, à un moment où notre pays gémit sous le talon de fer de l'envahisseur, aucune urgence n'impose une modification quelconque dans notre législation linguistique. C'est là un problème réservé, avec plusieurs autres, aux délibérations approfondies et réfléchies du nouveau Parlement belge, et qui seront portés à l'ordre du jour de la chambre dès que les circonstances le permettront.Il est curieux de voir les "jeunes Flamands," qui affichent pour l'Etat et le gouvernement belges un dédain absolu, attendre le salut de la Flandre d'organisations en lesquelles ils affectent de n'avoir aucune foi, mais cette contradiction, si elle ne se justifie pas, est du moins explicable. M. Monet le dit sans ombrages : si le " parti de Gand " est devenu autocratique, n'est-ce point parce qu'il n'a rien à attendre du peuple? Le peuple flamand représente la majorité légale du pays, la Belgique jouit depuis 1830 d'un régime constitutionnel et parfaitement représentatif. La Flandre n'est pas une autre Pologne. Si donc le peuple flamand n'a pas recherché l'institution de réformes qui, à en croire les flamingants, feraient son bonheur, c'est apparemment qu'il ne les désire pas lui-même. Personne ne nous fera croire en effet qu'après la propagande acharnée du fiamin-gantisme, ces réformes ne soient point parfaitement connues du peuple flamand ! La conclusion qui s'impose, c'est que le peuple flamand ne professe point le flamingan-tisme exacerbé de l'école de Gand et que les chefs de oe parti, incapables de trouver un point d'appui dans la masse, le recherchent aujourd'hui auprès du pouvoir central. Certains vont même plus loin. Prévoyant que leur appel à l'autocratie n'obtiendra pas plus de succès, que leur fieuretage avec le peuple, ils rêvent de moyens violents et vont jusqu'à prononcer le gros mot de "révolution." Voici, en effet, ce qu'on peut lire dans la " Vlaamsche Post " du 10 novembre:— La masse a-t-e!le compris la véritable portée du mouvement flamand?" A-t-elle jamais, dans aucun pays, apprécié la pleine force potentielle d'un courant d'idées idéal? Et cette force ne s'affaiblit elle pas pour la masse dans la mesure où son caractère idéal s'éloigné des conceptions matérielles?... Tant oue nous n'aurons pas prouvé que le mouvèment flamand idéal doit avoir une répercussion matérielle, que notre : peuple sera avantagé économiquement dans une j Flandre flamande au regard de sa situation dans I un Etat réputé pour ses bas sa'aires et ses longues heures de travail, qu'enfin notre mouvement est pour notre pauvre peuple un mouvement d'amélioration matérielle, tant que cela sera la niasse nourrira des préventions à notre égard. Et elle verra des amis dans ses ennemis eux-mêmes. Et ainsi, la Flandre entre progressivement dans le signe de la révolution. Un à un ceux qui croyaient voir le salut de la Flandre, dans le gouvernement d'autrefois devront arriver à la conclusion que la Flandre et la Belgique s'excluent. Pour nous, un seul acte neuf, sauver in DANS LE GRAND-DUCHE. LES DESSOUS DE LA CRISE La " Gazette de Lausanne " a publié dan: son numéro du 19 novembre une correspon dance de Luxembourg donnant des détails for intéressants sur la crise que traverse en et moment le grand-duché. On sait qu'après la mort de M. Eyschen ministre d'Etat, et de M. Laval, président d( la Chambre, la grande-duchess# a congédie les membres du gouvernment et les a remplacés par MM. Loutsch, Reiffers, Soisson, el Sax. Tous quatre sont, dit le correspondait de la " Gazette de Lausanne," entièremenl dévoués à l'Allemagne et deux d'entre eux ont été battus comme candidats catholiques lors de la dernière campagne électorale. Le nouveau gouvernement ayant été mal accueilli par les députés dont la majorité esl libérale et l'un des ministres ayant été gifflé par le député Muller, la grande-duchesse en a pris texte pour dissoudre la Chambre. Le correspondant de la "Gazette de Lausanne" dénonce dans ce coup d'état l'action de catholiques luxembourgeois, amis d'Erzbergei et il est difficile d'y contredire a priori alors que le " Tijd " lui-même constate qu'aucun journal luxembourgeois, même catholique, n'a pris la défence d'Emile Prûm, le vaillant bourgmestre de Clervaux. Citons à titre documentaire la fin de la correspondance du journal suisse:— " Cette succession rapide d'événements à achevé de modifier du tout au tout les sentiments de la population du grand-duché envers la souveraine: elle qui était on ne peut plus populaire au moment où la guerre a éclaté, a perdu l'affection de son peuple qui voit en elle l'auteur responsable de la disparition du Luxembourg comme Etat indépendant. " Il est en effet certain que si les empires centraux sortent victorieux de la guerre, le grand-duché sera incorporé dans l'empire allemand. La grande-duchesse conservera sa couronne et son titre en récompense de ses sympathies allemandes, mais sa souverainté ne sera plus qu'une façade masquant l'état réel des choses. Si au contraire les Alliés l'emportent, la famille grand-ducale sera invitée, au grand soulagement des Luxembourgeois, à prendre le chemin de l'Allemagne ou du Portugal; mais le petit Etat subsistera-t-il dans son indépendance? Les Luxembourgeois se le demandent, non sans inquiétude. "La 'Kommandantur' à Luxembourg ne délivre plus de passeports aux étudiants qui désirent se rendre en Suisse pour fréquentes les universités. On leur dit: 'Allez en Allemagne, il y a assez d'universités là ! ' " LE BUREAU DE LA CORRESPONDANCE BELGE. EXPEDITION GRATUITE DES PETITS COLIS AUX SOLDATS. Les colis remis au Bureau de la Correspondance Belge, Sardinia' House, Kingsway, Londres, W.C., sont souvent de poids et de dimensions exagérés. Nous attirons l'attention du public sur les points suivants:— lo Le maximum du poids admis est de 2 kilos. 2o Les dimensions doivent être aussi réduites que possible. 3o Les paquets ne peuvent renfermer que des objets à l'usage personnel des destinataires et pouvant être considérés comme minuties.' 4o II est formellement interdit d'insérer des lettres à l'intérieur des colis. Les~envois qui ne réuniront pas ces conditions seront réexpédiés aux envoyeurs. Le conditionnement des paquets est souvent défectueux; les manipulations nombreuses qu'ils subissent en cours de transport exigent un emballage solide et soigné. Pour rappel, le Bureau de la Correspondance Belge expédie moyennant 2s. un colis " Dix-mude " composé comme suit :— Une demi-livre de biscuits secs. Une demi-livre de chocolat. Une demi-livre de lait concentre. Une demi-livre de confiture. Un pain de savon. Plus une prime de 100 cigarettes ou 200 grammes de tabac, au choix. Les petits colis peuvent être envoyés, non seulement aux soldats au front, mais à ceux dans les centres d'instruction et dans les hôpitaux en France. POUR LA NOËL DES PETITS PAUVRES D'ANVERS. Report £18 19 6 L. G 1 0 0 De la part de deux petits Anversois, Georges et Jean, pour leurs petits camarades 0 2 6 Maria J., d'Anvers, pour la déliver- ance de notre chère Belgique 0 2 0 Agence Maritime Walford 50 francs. Compagnie Belge Maritime du Congo 50 francs. Flandre: l'abolition violente du joug qui nous fut imposé contre notre gré en 1830. Ainsi parie, sous l'œil bienveillant et approbateur du censeur germanique, la jeune école flamande. Elle a perdu la foi dans le peuple, dont elle méprise 1' " incompréhension " ; elle n'attend plus rien du Pouvoir central qui, à ses yeux, représente l'élite. Repoussée par ces deux extrêmes, elle se jette dans les bras de la Révolution, qui disimule mal son casque à pointe... Un courant d'idées qui s'appuie sur de telles prémisses est destiné à périr dans un pays où rien ne s'est fait et ne se fera jamais sans l'intervention du Peuple, facteur essentiel de toutes nos activités nationales et artisan suprême de ses propres destinées. L'APRES-GUERRE AU C.N.E. DIVISION FINANCIERE: SECTION DES INDEMNITES. La question des indemnités doit être envi-' sagée sous un double aspect: d'abord au point ! de vue du principe de la solidarité nationale et ensuite par rapport aux réparations inté-, grales que la Belgique et les Belges sont en , droit de réclamer à l'Allemagne pour tous les , dommages résultant de l'invasion et de l'occupation de notre territoire. Comment, à ces deux points de vue si différents, cette question doit-elle être résolue? Il est donc de toute évidence que les deux aspects du problème ne peuvent être confondus, puisqu'ils ne reposent pas sur les mêmes données et n'appellent pas les mêmes solutions.Le principe de la solidarité en tant qu'il ouvre aux victimes de la guerre un droit à dédommagement et incontestablement aujourd'hui admis par tous. Si toutes les législations ne l'ont pas encore consacré, on est cependant d'accord pour reconnaître qu'il faudra y pourvoir. Ceux qui, dans leur personne ou dans leurs biens, porteront les traces les plus cruelles des fléaux déchaînés par la guerre, doivent être assurés de voir ceux pour qui ils sont morts ou furent gravement blessés, ceux pour la cause desquels leurs biens furent détruits, concourir tous à leur apporter de légitimes dédommagements. Déjà le gouvernement français est saisi de projets de lois visant le règlement des indemnités à attribuer en raison de ce principe de la solidarité nationale, à ceux de ses nationaux habitant les régions envahies ou ravagées par la guerre. M. H. Du Biez, un des rapporteurs de la section des indemnités, a communiqué au congrès une étude approfondie des mesures de réparation préconisées chez nos voisins et nous pourrons tous nous en inspirer dans la recherche des remèdes à apporter chez nous à des situations identiques. Jusqu'à présent le gouvernement belge n'a donné aucune indication de ses intentions. Nous comprenons certes qu'il lui soit malaisé, dans la situation actuelle de notre pouvoir législatif, de rechercher des solutions précises sur cette importante question. Il serait cependant désirable qu'il manifeste dès à présent son intention formelle de saisir le parlement—aussitôt que faire se pourra—-de propositions comportant les mesures réparatrices qu'impose au pays le principe de la solidarité nationale. C'est ce seul point de vue qu'a envisagé M. P. Duchaine, rapporteur, dans les vœux qu'il a développés en partie au cours de la dernière réunion du congrès. Voici ceux de ces vœux sur lesquels la section a eu jusqu'à présent à se prononcer et qui ont été admis jeudi dernier:— lo. Le Conseil national économique belge signale au gouvernement le danger qui ré-- suite de l'incertitude actuelle au sujet de ses intentions en matière d'indemnités de guerre, émet le vœu de lui voir prendre dès à présent, position en proclamant la solidarité de tous les Belges devant les charges de la guerre et en affirmant pour toutes les victimes le droit à la réparation du dommage causé. 2o. Le conseil estime qu'il n'a pas compétence pour discuter en ce moment les droits des militaires blessés et ceux des ayants-droits des militaires tués en service. Le C.N.E.B. émet le vœu de voir le gouvernement régler cette question de la manière la plus large. 3o. Les civils, fonctionnaires ou non, atteints en service commandé doivent être assimilés aux militaires. 4o. Les civils blessés et les ayants-droits des civils tués de quelque façon que ce soit par l'ennemi ont droit à une indemnité. 5o. En vue de diminuer le nombre des pensionnés, il importe que les pouvoirs publics s'attachent à rechercher les moyens de remplacer, dans la plus large mesure possible, l'indemnité ou la pension, par une rétribution de services. 6o.i Dans 1 allocation d'une indemnité aux blessés, il y a lieu de s'inspirer pour fixer le montant de celle-ci, de la jurisprudence en matière d'accidents, mais- en faisant abstraction de tout forfait. 7o. Ne donnent lieu à indemnité que les maladies provenant directement de faits de guerre, et ayant causé une incapacité définitive de travail. Dans une prochaine réunion la section abordera l'examen d'une autre série de vœux relatifs à l'indemnisation dès dommages subis dans les biens mobiliers et immobiliers. Pour éviter toute interprétation erronée nous tenons à bien souligner que les vœux ci-dessus ne visent que les dédommagements accordés en vertu du principe de la solidarité nationale. (A suivre.) UNE CHAMBRE DE COMMERCE BELGE AU HAVRE. En vue d'examiner le projet de création au Havre d'une chambre de commerce belge, de nombreux commerçants belges assistaient à une première assemblée qui s'est tenue récemment. Un nombre égal, empêché, s'était fait excuser tout en promettant son concours et applaudissant à l'initiative. Le comité provisoire nous communique à ce sujet la note suivante:— Après avoir dévelopé les propositions du bureau provisoire, un utile échange d'idées fit décider l'assemblée, à l'unanimité, de provoquer une nouvelle réunion et adresser un pressant appel à tous les compatriotes négociants, industriels ou commerçants résidant •au Havre ou environs. Cette réunion aura lieu dimanche 21 novembre prochain, à 4 heures de l'après-midi, au café Guillaume Tell, boulevard de Strasbourg, premier étage. Ordre du jour:—1. Constitution définitive de la chambre. 2. Election du bureau. 3. Création de sections pour les différentes branches du commerce et de l'industrie. 4. Discussion du programme: (a) développer et favoriser les rapports, commerciaux des Belges résidant tant en France qu'en pays alliés; (b) étude des moyens de relèvement du commerce et de i industrie en Belgique après évacuation; (c) , faire connaître au gouvernement nos travaux j affirmer nnfro ln\ra 1 iemo ECHOS. La Noël du soldat be'ge. " Le Royal Automobile Club " organise pour demain, jeudi, à 3 heures, un grand concert, avec le concours de Mmes Boin, Kufferath. et hizzini, de M. Edouard Deru, et de M. A. Coryn, directeur du Théâtre Royal d'Anvers. Au piano: M. Kochs, chef d'orchestre du Théâtre Royal de Liège. Mme Emile Vandervelde lira, en anglais, une adresse pour exposez' le but de l'œuvre, et fera un appel en faveur de nos vaillants petits soldats, qui seront heureux de recevoir à la Noël, les petits cadeaux, qui viendront les réconforter. Nous venons de recevoir pour la " Noël du soldat belge," de la part du Ford, Belgiaa Home, Ough'trington Hall, near Warrington, la somme de 12 shillings, que nous avons transmise au comité. Œuv e du " Pe ny Belge" a L tchworth. Dimanche, 12 décembre, à 3 heures, M.- le Nre Ravelli, ancien conseiller provincial et suppléant de l'auditeur militaire de6 provinces de Namur et de Luxembourg, donnera, au profit de " Penny Belge," une conférence dont le titre " La raison de nos espérances " attirera sans nul doute tous les Belges habitant Letch-worth. La causerie sera suivie d'une collecte en faveur du " Penny." Nous félicitons notre dévoué compatriote M. Jos. Lambotte, à l'initiative duquel aura lieu cette intéressante réunion. Une Fincy Fair a Ox orW. Les femmes des professeurs d'Université belges résidant à Oxford, de concert avec un. grand nombre d'autres dames de la colonie belge, et avec le gracieux concours de diames anglaises, organisent pour le jeudi, 2 décembre, une Fancy Fair, dont le produit sera affecté à acheter des objets de nécessité pour les soldats belges au front, et pour les prisonniers do guerre belges en Allemagne. Outre diverses échappes et un thé-concert, il y aura une exposition d'aquiarelles anciennes. On y vendra aussi des croquis faits dans les tranchées des Flandres par un soldat belge, M. Verbrugge, premier prix de l'Institut des Beaux-Arts d'Anvers. Cette Fancy Fair, à laquelle deux grandes amies des Belges, Mrs F. Morrell et Miss Price, ont bien voulu accorder leur patronage, se tiendra à The Judge's Lodgings. Les personnes qui désireraient contribuer à cette œuvre patriotique et charitable, sont priées d'envoyer leurs dons à l'une des adresses suivantes:—Mme De Boeck, 8, New College-lane; Mme Ranwez, 7, St. Margaret's-road ; Mme L. Van der Essen, 6, Winchester-road, Oxford. Une vente artistique a Balham. La fancy-fair organisée hier après-midi, aux Assembly Rooms de Balham, par les élèves de l'Académie de dessin et les diverses congrégations religieuses de Balham, a été un très gros succès, et la Croix-Rouge, au profit de laquelle la fête était organisée, en retirera très probablement ' un bénéfice fort appréciable.La fête, présidée par M. G. W. Elliott, fut inaugurée par quelques mots de vienvenue do Mrs. Bentham, présidente du comité; Miss Carrie Tubb interpréta à ravir deux jolies chansons, et des speeches fort applaudis furent prononcés par Lady Garvach et M. Elliott, après quoi la vente fut declarée ouverte par Lady Garvach. De nombreux stands organisés par différentes associations de Balham exposaient des articles de tous genres, et à voir l'empressement de la foule on peut supposer que tous auront fait d'excellentes affaires. A l'étage se trouvaient diverses œuvres exposées par des eléves de l'académie, plusieurs œuvres de grands maîtres, des dessins obligeamment prêtés par le " Sphere," le " Tatler," " London Opinion," et le " Punch," et parmi ces derniers deux originaux du grand dessinateur Bernard Partridge. Le côté le plus intéressant cependant de cette exposition-vente était la série de dessins et d'eaux fortes représentant des vues de Louvain dévastée, ainsi que quelques vues de Londres, dues à l'excellent artiste qu'est notre compatriote, M. Giele. Ces œuvres obtinrent un succès des plus flatteur, justement mérité, du reste. L'exposition restera ouverte jusque ce soir; diverses attractions originales y seront organisées. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, a.v.p. Prière de s'adresser directement à nos bureaux, 104, *hoe« lane, au premier. Belgian translatif office, c/o Vertigen, 6 and 7, Red Croes-street, E.C.—Traduc-tione en toutes langues. Leçons de eténogi aphie français (méthode Prérôt-Delaunay) par Parisienne. Prix modères DENTISTKY.—VICTOR COTILST d'Anvers (rue Quellin).—Consultations tous les jours de 2.30 à 6 heures.—Oxford-street 351. Téléphone, 2782 Mayfair. DEUX demoiselles belges, bonne famille, notions, anglais, français, flamand, demandent place» s'occuper enfants, l'une tonte la journée l'autre après-midi, Londres.—Ecrire J. V., bureau du journal. DLLE, bonne famille, désire fair© couture en échange logement, nourriture, et petite rétribuuoii. —Ecrire: B. B., bureau du journal. DLLE Belge parlant français flamand, notions anglais, meilleures références, demande place bu.eau comme dactylo, aide comptable, ou autre, bien au courant.— Ecrire, F P., bureau journal. Isidore feyaert&, A.1872ë ëscT; Pierr^V^. Battel, A.18.2e, esc.; Landisoit, Jules, A.18.2e escadron, aimée belge en campagne, demandent marraine. TA firme J. H. Boisée, d'Anvers, demanda de J suite ouvriers menuisiers, charpentiers, maçons manœrres et terrassiers.—S'adresser entre 4 et 5 heures au " Labour Exchange," 6, Catherine-street, Drury-lane, London. NOUS tenons à la disposition de M. Ernest V, Gent une lettre des Etats-Unis, qui nous est arrivée à son adresse. ON dema.nd-e aux soldats belges en service actif, natifs d'Oleye, de laire connaître leur adresse au journal la " Métropole." PAPETERIES.—Directeur belge cherche conducteur de machines à papier, calandreur, gouverneur mécanicien de papeterie, chauffeur; transport gratuit d'Anglo. terre en France.—Ecrire, Papeteries, bureau du journal. DÉJÈS. ON nous r>rie d'annoncer le décès de Monsieur dl ABLÉ&-TIIOM Ai*-JEA N VAN ISEGHEM VAN AELTERT, Président et Administrateur de Wateringues, Ancien Echevin de .a ville d'Ostende, Ancien Président des Hospices Civils, Ancien Consul de Sa xe-C'obou rg-et - Gotha. officier de l'ordre de la Branche Ernesiine de Saxe, né à Ostende (Be gique) le 20 avril 1827, et décédé à Folkestone, le 22 novembre 1915, muni des 6ecours de la Religion J^e défunt était le père de M. Paul van ïseghem van Aeltert, président de la cour de cassation de Belgique, et do M. Alphonse van Iseghem van Aeltert, cqnseiller provincial de la Flandre occidentale. En raison des circonstances, il ne seiï. pas envoyé de

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