La nation

915 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1914, 11 Mars. La nation. Accès à 18 mai 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6q1sf2n07b/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

4 e ANNEE. — N0 *6. — Le Numéro : 5 centimes. Affilié à l'Union de la preace périodique Belge. Mercredi 11 Mars 1914 LA NATION « Pour la Culture Française. » Journal hebdomadaire paraissant le mercredi. « Pour ïa Culture Française. » ABONNEMENTS : Belgique : 3.50 francs ; France : 5 franc ; Étranger : 7 francs. BUREAUX DU JOURNAL : 106B, Rue de l'Arbre-Bénit, Bruxelles Téléphone Q 1848. Les manuscrits non insérés ne seront pas rendus. Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la rédaction. ANNONCES : On traite à forfait. Le Congrès de Verviers L'initiative prise par la jeune Ligue Wallonne de Verviers de réunir le premiers mars dernier un congrès de tous les groupements wallons et antiîlamin-gants du pays a été couronnée d'un brillant succès. Les délégués de 34 ligues et associations avaient répondu à l'appel du comité organisateur et plusieurs groupements d'Anvers et des endroits les plus éloignés des Flandres s'étaient fait représenter. La ville avait été abondamment pavoisée en l'honneur des congressistes et, innombrables, les drapeaux belges et wallons claquaient gaiement au vent. Ce fut dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville que ce congrès se tint et dès leur arrivée, les délégués furent reçus officiellement par le bourgmestre en personne, l'honorable M. Mlillendorff, député, entouré du collège échevinal au complet et d'un grand nombre de conseillers communaux, Le discours de bienvenue du sympathique bourgmestre ne fut pas une harangue d'une banalité officielle; en termes énergiques, M. Mlillendorff affirma la nécessité de la résistance aux excès du flamingantisme et assura les congressistes de la cordiale sympathie de l'édilité verviétoise. Lisez plutôt quelques passages de ce discours : En nous présentant les délégations des Ligues venues de tous les points de la Wallonie pour prendre part au Congrès que vous organisez aujourd'hui en notre ville, votre honorable président vient de nous définir le but que vous poursuivez et de nous exposer les nombreux travaux que vous avez déjà réalisés, bien que votre société n'aît encore que quelques mois d'existence. L'adminUtration communale applaudit à l'activité dont vous avez fait preuve jusqu'ici, et elle vous félicite de l'ardeur que vous apportez à la défense de la cause que vous avez embrassée. C'est avec une vive satisfaction que nous constatons la piésence 3 cette réunion de tous ces amis de la Wallonie qui sont accourus à votre appei et qui, en venant participer à vos travaux, vous apportent un précieux encouragement. Nous nous joignons à la Ligue wallonne verviétoise pour les remercier de cette marque de sympathie et nous leur souhaitons de tout cœur la bienvenue parmi nous, en exprimant l'espoir que les délibérations auxquelles vous allé'z vous livrer contribueront à donner satisfaction à vos légitimes revendications. Au moment où la question des langues passionne si vivement tous les esprits, il est un point sur lequel on ne saurait assez insister : c'est que ja campagne que vous ayez entreprise n'est dirigée contre les droits de personne. Nul d'entre nous ne songe à empêcher les populations de se servir du langage qui leur convient, d'être jugées par des magistrats qui les comprennent ou de faire instruire leurs enfants dans leur langue ' maternelle. Mais ce qui provoque nos protestations, ce sont les mesures qui auraient pour effet de mettre les Wallons en état de minorité, en leur imposant, lorsqu'ils veulent avoir accès aux fonctions publiques, la connaissance d'une langue pour laquelle ils reconnaissent n'avoir aucune aptitude. Ce sont les prétentions d'un petit groupe d'exaltés qui voudraient bannir de la terre flamande l'usage de la langue française, au mépris des droits des citoyens qui, pour des raisons d'intérêts ou de sympathie ont une préférence pour la culture française. Ainsi comprise, Messieurs, la tâche à laquelle vous consacrez vos généreux efforts, aura pour effet de resserrer les liens qui doivent unir les deux races qui composent une commune patrie ; en faisant disparaître les germes de discorde que l'on voudrait faire naître entre nous, elle contribuera à la grandeur et à la prospérité de notre chère Belgique. Pénétré de cette profonde conviction, je vous offre, au nom de l'édilité verviétoise, le vin d'honneur et je vous convie à vous joindre à moi pour boire au complet succès de votre entreprise patriotique. En écoutant cet aimable discours, vivement applaudi par tous les personnages officiels qui entouraient le bourgmestre; en entendant l'honorable M. Mé-lin, échevin et président de la Ligue wallonne de Verviers, exposer qu'en moins de six mois ce jeune groupement était parvenu non seulement à organiser deux grandes réunions publiques mais encore à créer deux sections importantes à Herve et à AVelkenraedt; en me souvenant des nombreux drapeaux pavoisant les maisons pour nous souhaiter la bienvenue, en contemplant enfin cette assemblée nombreuse et choisie, je songeais à part moi : « Tout de même il y quelque chose de changé I » Je me souviens, en effet, combien, jusqu'en ces dernières années, la Wallonie en général et la ville de Verviers en particulier restèrent indifférentes devant les progrès cependant effrayants du fia-* mingantismel Successivement les pires lois de contrainte linguistique furent votées et en particulier la loi Franck-Seghers de 1910 sur l'enseignement moyen et la Wallonie ne bougea pas ! Les flamingants osèrent proposer au moment de la discussion de la loi des prud'hommes que même en Wallonie les greffiers devraient connaître le flamand et la Wallonie ne bougea pasl La loi sur les mines imposa à nos ingénieurs wallons de connaitre le flamand, même à Mons, même à Liège et la Wallonie ne bougea pas I La loi coloniale imposa des mesures de contrainte linguistique, même aux enfants de la Wallonie partant pour notre colonie. Les Wallons entrés dans l'administration turent peuà peu contrariés dans leur avancement et exposés à mille avanies par les dirigeants flamingants, les intérêts matériels de la Wallonie turent maintes fois et systématiquement méconnus par un gouvernement composé presque exclusivement de Flamands flamingants, et maigre les appels, la Wallonie ne bougeait pas 1 C'était désolant et démoralisant! Quand nos propagandistes, qui luttaient courageusement à Bruxelles, aux avant-postes, allaient à la bataille et se plaignaient de l'apathie wallonne, on semoiait les considérer comme des exaltés, qui exagéraient à plaisir un danger lointain et hypothétique. Je me souviens avoir exposé dans cette même ville de Verviers en 1911 (vous voyez que c'est récent) la question des langues, devant un pubiic plutôt clairsemé et parfaitement indifférent. Je me souviens avoir assisté en 1911 — encore —• à Charleroi, à un meeting antiflamingant où dans une immense salle pouvant contenir 500 auditeurs, il y avait 50 personnes parmi lesquelles beaucoup de dames... Je me souviens avoir parlé à Herstal en 1912 devant un auditoire de 150 personnes... dont plus de 100 auditeurs étaient des flamingants, qui quittèrent bruyamment la salle après qu'un de leurs hommes eut pris la parole pour contredire nos orateurs. A Herstal, vous entendez bien ?.. Je me souviens... mais arrêtons-nous ! Hélas ! la Wallonie ne bougeait pas et au début de 1912, aucun d'entre nous n'eût osé espérer voir se réunir presque officiellement un pareil congrès à Verviers en mars 1914 ! Songez qu'il a fallu attendre jusque fin 1913 pour qu'un groupement wallon se formât dans cette grande agglomération wallonne de plus de 60,000 âmes... Mais heureusement, la Wallonie s'est réveillée ; elle se lève consciente de sa force et de sa grandeur ; elle se lève, non pas — comme l'a dit très justement le bourgmestre de Verviers — pour menacer les droits de quiconque, non pas pour empêcher les Flamands de parler leurs idiomes locaux, mais pour empêcher les énergumènes flamingants de porter atteinte à la libre expansion de la culture française, même dans la partie flamande du pays. Les ligues Wallonnes se multiplient. L'assemblée wallonne étudie avec méthode les grandes questions se rapportant au problème des langues, trop peu connues, le plus souvent, par ceux-là même, qui par leur situation devraient en connaître tous les éléments. D'autre part à l'initiative de M. Digneffe de Liège et de M. Wilmotte, une fédération de tous les cercles de langue française a été créée il y a deux ans et permet de coordonner les efforts de tous ceux qui, soit en Wallonie soit en Flandre, veulent s'opposer aux empiétements du flamingantisme. Enfin la Ligue Nationale pour la Défense de la Langue Française a créé un office de documentation qui est appelé à rendre les plus grands services. Il ne faut pas toutefois se dissimuler que la multiplicatiqm de nos organismes antiflamingants constitue peut-être un danger car nous devons veiller avec soin à ne pas disséminer nos efforts par une trop grande division de nos forces et par la création de petites chapelles qui ne nous permettraient d'opposer à nos ennemis communs que des forces combattant en ordre dispersé. A cet égard le Congrès de Verviers a agi avec beaucoup de sagesse en décidant de ne pas accueillir dès à présent la proposition de créer une fédération desligues wallonnes exclusivement. Cet organisme aurait repoussé le concours très important de tous les organismes antiflamingants de la partie flamande du pays et des ligues puissantes qui ont pour objet la défense et la culture de la langue française. Parmi les organismes antiflamingants qui actuellement mènent le bon combat contre les exagérations flamingantes il en est un certain nombre telles les ligues wallonnes, qui se préoccupent plus spécialement du point de vue racique. Sans doute ces associations ont identiquement le même programme que les ligues pour la culture et la défense de la langue française au point de vue linguistique' mais ces groupements s'occupent également — et c'est légitime — de la défense des intérêts matériels de la Wallonie, intérêts qui sont systématique-mènt méconnus dans un grand nombre de questions importantes notamment — pour ne citer que celles-là — dans la question de la défense nationale et dans celledu détournement des grands express. S'il est vrai que les ligues wallonnes ont un programme plus étendu en ce sens qu'à côté des préoccupations linguistiques elles se placent au point de vue des intérêts matériels de la Wallonie ce serait cependant une erreur irréparable, de grouper les ligues wallonnes en une fédération qui serait en quelque sorte exclusive des autres groupements antiflamin gants. Il est incontestable que la question linguistique domine tout le débat et en réalité les Ligues wallonnes savent très bien qu'elles obtiendront gain de cause sur le terrain des intérêts matériels le jour où la camarilla flamingante sera mise à la raison. En réalité une question dépend de l'autre. 11 ne faut donc pas combattre en ordre dispersé. Il faut que nous nous abstenions avec soin de multiplier à l'infini des orgi nismes nouveaux qui ne peuvent qu'affaiblir notre résistance. Tâchons au contraire de grouper toutes nos forces. Nous avons pour cela des organismes excellents qui répondent parfaitement au but pour lequel ils ont été créés. D'une part la Fédération de tous les Cercles de langue française permet aux Ligues wallonnes de se grouper avec toutes les autres associations pour la défense et la culture de la langue française et de former bloc avec celles-ci pour mener à bonne fin la résiitance indispensable £ux empiétements des flamingants oppresseurs. D'autre part l'assemblée wallonne permet aux Ligues wallonnes de discuter les questions qui intéressent plusspécialement la Wallonie. Contentons-nous de ces groupements qui sont très bien organisés et dont le cadre s'élargira encore s'il est nécessaire. Prenons exemple sur nos adversaires flamingants qui se sont admirablement groupés malgré les divergences de vue qui existent entre eux, comme dans tous les partis. Formons u& blcc-cota^tet ne nous préoccupant que des grands principes et en nous abstenant surtout de mesquines questions de personnes. C'est ce que nos amis doivent comprendre avant qu'il ne soit trop tard. Nous ne pouvons trouver le salut que dans une union étroite et dans une cohésion absolue, moyennant quoi nous aurons vite raison des énergumènes flamingants dont les excès menacent notre unité nationale. Nous pouvons d'ailleurs avoir toute confiance dans la prudence des dirigeants du mouvement antiflamingant et les sages décisions prises par le Congrès de Verviers en sont une preuve éloquente. S.SASSERATH Président de la Ligue Nationale pour la défense de la langue française ÉCHOS M. Wilmotte en Italie. Maurice Wilmotte est parti pour Florence où il donnera un cours de langue française à l'institut français. Le sympathique professeur de l'université de Liège se rendra ensuite à Milan où il donnera une conférence à un cercle littéraire de cette ville. * * * L'assemblée wallonne. C'est le 29 Mars prochain que se réuniront à Namur les membres de l'assemblée wallonne. Les relations commerciales entre la Belgique et l'Allemagne On s'est souvent plaint, dit \'Etoile de la désinvolture avec laquelle les grandes firmes industrielles belges étaient écartées des adjudications publiques en Allemagne. Une enquête vient d'être faite à ce propos par la Chambre syndicale des électriciens belges et les résultats recueillis confirment absolument les renseignements que nous avons donnés. L'enquête a porté sur une série d'adjudications annoncées dans les journaux belges et auxquelles, par conséquent, quelques-unes de nos grandes firmes ont voulu prendre part. Or, à titre documentaire, voici les réponses faites à ces firmes. Elles sont édifiantes : n Nous vous informons que par suite de demandes extraordinairement fortes tous les cahiers des charges ont été distribués. " A l'occasion de la fourniture de 70 voitures motrices une maison belge, après avoir pris connaissance de l'annonce de l'adjudication, fait savoir son intention de prendre part à celle-ci. On lui répond : " Ces équipements seront fabriqués au moyen de matériel allemand et mis en œuvre en Allemagne la ville de Neuss annonce une fourniture importante de câbles électriques. Une firme belge fait ses offres de services ; on lui répond : 11 iNous regret-di ne pouvoir accepter vos offres. Nous nous fournissons en câbles auprès des firmes allemandes. " Autre réponse émanant de l'administration municipale d'une grande ville : " Nous vous informons de ce que, pour autant qu'il ne s'agissait pas d'une construction spéciale nous avons couvert nos besoins à l'intérieur du pays. " Terminons par ce fait assurément significatif : Une ville du grand-duché de Bade avait fait appel à la concurrence pour la fourniture d'un réseau de câbles. Une firme belge présente une offre de 350,000 mark, tandis que la concurrence allemande demandait 440,000 mark. Or, malgré un écart de 30 p. c. la firme allemande fut proclamée adjudicataire. Tout cela est à méditer par les firmes commerciales belges et aussi par les administrations publiques. D'autre part et ce que notre confrère ne dit pas, on sait que certaines grandes administrations publiques belges, ne frappent pas du même ostracisme, les grandes firmes allemandes qui soumissionnent dans les adjudications.Et c'est profondément regrettable. » * Au comité belge des expositions à l'étranger Le comité belge des expositions à l'étranger s'est réuni mercredi dernier sous la présidence de M. Gustave' Francotte qu'entouraient MM. Keym, Gody, Canon, Le-grand et Bogaerts. Parmi les questions intéressantes qui ont été soulevées en cette réunion signalons notammant la proposition de_ M. Ryziger qui voudrait voir le comité s'occuper plus spécialement et plus activement;de la question de l'expansion commerciale de la Belgique à l'étranger. 11 faut combattre l'inertie dont nos compatriotes industriels et commerçants font preuve pour l'exportation. Le comité aura aussi à s'occuper le 4 juin prochain a Berne de la réunion de la Fédération înterna-tior^ei. -'es comités d'exposition. Les mem-bCantes belge seront invités à s'y rendre et oiî leur oiirira toutes les facilités possibles en vue de ce voyage. La Suisse nous convie à venir, à Berne, admirer 1 Exposition nationale qu'elle prépare. Elle a la spécialité des Expositions nationales ; elle n'appelle, pas chez elle, les concurrents étrangers de son commerce : elle se borne à aller exposer ses produits à l'étranger, ce qui est plus pratique assurément. Quoi qu'il en soit, la Suisse est le pays des Expositions nationales ; il y en eut une à Genève en 1883, une à Zurich en 1896. Celle de Berne mérite de retenir notre attention. Le comité a ensuite procédé à la nomination des membres de son conseil de direction qui est composé comme suit : MM. Bogaerts, De Boeck, Delvaux de Fenffe, commandant Pontus, de Béthune, Max Pastur, commissaire de la Belgique à l'Exposition de Lyon, Keym, lieutenant-colonel Marcel- Jamar, Rotiers, et A. de Beuc-kelaer.MM. Jacques Ryziger, Georges Vaxe-laire et Ch. Dietrich sont réélus en qualité de membres du comité de contrôle pour l'année 1914' * * A la mémoire d'un héros wallon L'Amicale des officiers de réserve de Belgique, constituée en comité exécutif pour l'érection du monument Cassart, vient de lancer des listes de souscription à toutes les autorités militaires, à toutes les communes du Royaume, ainsi qu'aux sociétés d'anciens militaires et aux associations belges de préparation militaire. L'enthousiaste accueil fait à l'appel de nos officiers de réserve, de même que les nombreuses et généreuses cotisations qui ne cessent d'affluer au comité exécutif, permettent d'augurer très favorablement dp l'entière réussite de la souscription nationale. Des collaborateurs de toutes les clas:es sociales viennent spontanément offrir leurs services pour mener à bonne et rapide fin l'œuvre de glorification de l'enfant du peuple que fut le héros de Goïo Kapoka et de Luluabourg, le sergent Cassart. Les relations franco-belges. Nous apprenons que le Cercle de librairie de France vient de conférer à notre concitoyen M. Ernest Vandeveld, directeur-gérant de la librairie Bruylant, le titre de membre honoraire. Le cercle de librairie de France a voulu ainsi reconnaître les efforts déployés par M. Vandeveld pour resserrer toujours davantage les relations franco-belges sur le terrain économique et assurer la collaboration la plus étroite entre les deux associations-sœurs : le cercle de Librairie de France et les Etablissements Bruylant. Une intéressante initiative. M. André Hesse a déposé à la Chambre française une intéressante proposition tendant à l'institution d'un droit d'auteur en faveur des artistes sur les ventes publiques d'œuvres d'art. 11 arrive parfois que des œuvres cédées par de jeunes artistes pour une croûte de pain atteignent au bout de quelques années les Catholiques j el le m on m m eut vallon L'on a dit et répété à satiété que la responsabilité du mouvement d'oppression flamingante incombait aux catholiques.Nous n'irons pas jusqu'à prétendre que tous les flamingants sont catholiques (chaque parti a ses fantoches) ni même que tous les catholiques sont flamingants. Mais il est de fait que jusqu'ici ceux d'entreeux qui ne l'étaient pas,ne l'avaient guère montré. Il faut bien s'incliner aussi devant la réalité mathématique de ces faits : les catholiques sont au pouvoir depuis 1884 et les lois de contrainte datent de 1908 (flamandisation de la justice) ; 1910 (fla-mandisation de l'enseignement moyen) ; 1913 (flamandisation de l'armée); 1914 (flamandisation de l'enseignement primaire).Nous n'avons pas à rechercher ici les raisons qui justifièrent, aux yeux du parti catholique, pareilles dispositions de loi. Aussi bien, ce qui nous intéresse surtout, c'est le mouvement de réaction intense qui se développe en ce moment parmi les catholiques les plus convaincus. Depuis plusieurs mois déjà, les journaux estudiantins de Louvain mènent une lutte acharnée contre le flamingantisme et s'efforcent de secouer l'apathie de leurs amis politiques à l'égard de la question des langues. Et voici que " la Belgique artistique et littéraire " publie une substantielle et curieuse étude d'un écrivain catholique, M. Elie Baussart, sur " la question wallonne et les catholiques ". L'auteur de l'article examinant les tendances des deux piineipaux organismes de défense wallonne : " les Amis de l'art wallon " et " l'assemblée wallonne en vient à se demander si le moment ne serait pas venu de tenter, à côté du mouvement wallon actuel, auquel l'auteur reproche »es tendances anticléricales, un mouvement wallon d'origine et de tempé rament catholiques ? C'est là, comme on le voit, une idée très intéressante, encore qu'il puisse être regrettable que lesWallonsémiettent leurs forces en se groupant en anticléricaux et en catholiques. Ceux-ci n'ont-ils pas eu tort de laisser ceux-là, s'emparer de la direction des organismes wallons ? Ont-ils bien fait tout leur devoir, à cet égard ? Il est permis d'en douter lorsqu'on sait les efforts déployés en vain par les créateurs de l'assemblée wallonne pour trouver des alliés parmi les catholiques wallons.Peut-être est-il trop tard aujourd'hui pour rallier sous la même bannière tous les Wallons et faut-il se résoudre à marcher à la bataille en ordre dispersé, comme M. Baussart le suggère. Quoi qu'il en soit, ce mouvement de réaction antiflamingante est symptomati-que et vaut d'être encouragé. Les catholiques commenceraient-ils à voir clairement que les intérêts essentiels de leur parti leur commandent impérieusement de combattre le flamingantisme ? Commenceraient-ils enfin à comprendre qu'en combattant l'influence française, ils ne combattent pas seulement l'esprit voltairien, mais " cette noble culture romane que la tradition ecclésiastique a marquée de son empreinte Commenceraient-ils enfin à se rendre compte de l'obligation dans laquelle ils se trouvent, comme le dit M. Baussart, " de conserver la langue française, joyaux parmi les plus précieux de notre héritage ethnique, la langue de Pascal et de Bossuet, et que le talent des poètes a tout de fois assouplie pour chanter la gloire de Dieu et les merveilles de l'âme chrétienne ". F. Pavard un prix considérable dans les ventes publiques. 11 n'est évidemment que légitime que l'artiste ou ses héritiers en profitent et puissent percevoir un droit de suite sur le montant de la vente. Aussi la commission de l'enseignement et des beaux-arts a-t-elle, à l'unanimité adopté cette proposition. Pourquoi un député belge ne prendrait-il pas l'initiative de déposer pareil projet de loi sur le bureau de la Chambre ? » * Nos écrivains à l'étranger. Mmi Georgette Leblanc, accompagnée de son mari. M. Maurice Maertelinck, entreprend une tournée artistique en Italie, et interprêtera " Pelléas et Mélisande " et " Marie-Madeleine " à Rome, Naples, Florence, Livourne, Bologne, Mantoue, Vérone, Venise et Milan. ft * * M. Paul Hymans, à la Sorbonne. La conférence faite par M. Paul Hymans sur " quelques aspects de la Belgique politique d'aujourd'hui " a remporté un succès sans précédent. 11 Des qu'il parla, dit le " Temps ", le public fut conquis, charmé, car M. Paul Hymans sut l'entretenir de choses sévères avec l'éloquence la plus heureusement aimable. 11 Tous les journaux ont parlé de cette conférence en termes des plus élogieux. Certains vont même —et ils n'ont certes pas tort — jusqu'à mettre l'éloquence de M. Paul Hymans en parallèle avec celle MM. Briand, Barthou, Millerand, de Mun et surtout avec Celle de Waldeck-Rousseau.Pourvu, grands Dieux I que les Parisiens ne se figurent pas maintenant que notre Chambre compte de très nombreux orateurs comme M. Hymans ! » * Les prochaines grandes manoeuvres Elles auront lieu cette année du 31 août au 5 septembre. Y participeront, les 1 5e et 6e divisions d'armée, la division de cavalerie, les services accessoires, parmi lesquels notamment la compagnie des aviateurs ; l'artillerie divisionnaire sera éventuellement renforcée par des batteries empruntées à des divisions ne participant pas aux manœuvres. Les régiments seront dédoublés et les compagnies formées à huit pelotons. Dans l'avenir, des grandes manœuvres auront lieu annuellement pour trois divisions d'armée et pour la totalité ou partie de la division de cavalerie. A partir de 1915, il sera établi un tour régulier entre les divisions appelées à manœuvrer. En 1915, marche-| ront les Irc, 2° et 3° divisions d'armée ; en I 1916, les trois autres divisions, etc. La navigation sur l'Ourthe Les frais d'exploitation de la partie de l'Ourthe canalisée située en amont de Tilff étant hors de toute proportion avec le mouvement de la navigation, qui diminue d'année en année, le département des travaux publics a décidé de déclasser cette partie de voie ; toutefois, la décision ne sortira ses effets que le 1er janvier 1917. ¥ * Le tunnel de Braine-le-Comte. On annonce la construction d'une nouvelle ligne qui, reliant Bruxelles à Braine-le-Comte, pourra être prolongée. Cette ligne est destinée aux express : elle passera un peu en deçà de Hal et cotoiera le versant de la colline proche de Braine-le-Comte. Quant au tunnel de Braine-le-Comte et le nouveau tronçon de tunnel — dont la construction vient d'être décidée — ils ne serviront qu'aux trains de marchandises et de banlieue. La part du Rêve Je me suis souvent demandé si les anges n'étaient pas des collectionneurs d'âmes, ou du moins si parmi eux il n'y avait pas des êtres bizarres, portant des lunettes et tenant des discours très sévères, qui rangeaient dans leurs cabinets d'études, pour la plus grande gloire de la Science, des esprits d'hommes comme nous alignons des papillons dans des boîtes. Imaginez un de ces supraprofesseurs anthropologistes jauché sur des spécimens terrestes curieux, écrivant sur des étiquettes les particularités de chacun d'eux : « Français : né pour les idées légères, l'aviation et la poésie par exemple. » « Anglais : fumeurs de pipes et joueurs de cricket. Chante faux et boit du whisky. Adore faire partie du plus grand empire du monde, mais voyage toujours en dehors de cet empire. » « Flamand : très rare. On n'en trouve que fort peu sur la surface de la terre. A cependant de grandes prétentions, comme d'enseigner le grec en flamand, el de faire chanter le pape en sa langue... » Crispin de Passe.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre La nation appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1914 au indéterminé.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes