Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 19 Mars. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1v5bc3vf5b/
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ABONNEMENT « Bruxelles - Province - Etranger Les abonnements sont reçus exclusivement par tous les BUREAUX DE POSTES. Los réclomations concernant les abonnements doivaet être adressées exclusivement au bureau de poste qui a délivré l'abonnement, PRIX DES ABONNEMENTS': 3 mois : 2 mois : 1 mois : 40 Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 Tirage : 125,000 par jour Le.Bruxellois VoURNAI^ QUOTIDIEN INDEPENDANT ANNONCES Faits divers et Echos la ligne fr. 5 C| r Nécrologie S 00 Annonces commerciales.« 2 00 Annonces financières 2 00 K PETITES ANNONCES : la grande ligne 2 0» Rédacteur en clief : Rkné ARMAND, W Rédaction, Administration, Publicité, Vente BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne, Tirage : 125,000 par jour i irdgt ; i par jour — r 11 , mu ■! • gW-.UTtWTtnrni sa ®S l'heure du Japon a-t-elle sonné? La comédie avec: laquelle les ministres de l'Empire du Soleil Levant sont en train d'amuser et de rouler les gouvernements de l'Entente et les Yankees par-dessus le marché,vaut la peine qu'on s'y arrête. Voilà huit jouira que le télégraphe nous annonce les informations les plus contradictoires et les plus endormantes, lancées dans le but d'aggraver le gâchis et l'indécision. L' «Indépendanon Belge», qui paraît à "Londres, l'appréciait d'abord comme "suit dans son leading articlo paru en tète de son numéro du mardi 5 mars : « L'intervention du Japon en Russie ne paraît pas devoir s/a réaliser à bref délai. Il y a du tirage c!ie part et d'autre. Du Japon, on annonce que l'impression générale parmi les hommes d'affaires est une ferme opposition à l'envoi de troupes, en Sibérie. On croit que les Allemands no pourront pas étendre leur 'influence sur l'Extrême-Orient par la Sibérie, ot l'éventualité des attaques sous-marines et aériennes allemandes venant de Viadivostock est considérée comme une éventualité lointaine. Il y a tant do choses qui semblaient tout d'abord impossibles et qui se sont réalisées par la suite. Nous verrons les .Japonais ne s'en apercevront pas dans l'avenir à leur détriment. D'autre part cependant, les négociations coStinuenfc entre le Japon et les allies. Le point principal est la garantie ïi donner par le Japon qu'il effectuera le yetrait de ses troupes des territoires russes lorsque les circonstances auront changé. La Grande-Bretagne et la Tramée sont d'accord pour une occupation japonaise, sous réserve que tsiib garantie lui soit fournie. Quant aux Américains, ils considèrent qu'il serait sans douée bon de voir le Japon occuper, toujours sous la garantie ci-dessus, la 'Sibérie, mais cependant Ils semblent hésiter à déclarer que, pour le moment, il y ait une cause réelle de donner un assentiment formel à cette propos-tlon. Quant à La question do savoir si le chaos qui so constate en Russie peut Vétendrc .et venir menacer la situation •en Extrême-Orient, le Japon doit être sur ce sujet un excellent juge. Une im-jwxftoaté - utorifcé a emisr. l'opinion que Ja tl béria pourrait devenir une République distincte ou un groupe de républiques, et que le Japon pourrait alors offrir à ces républiques le concours nécessaire pour leur maintien. (Lisez : son protectorat.)Les Alliés continuent donc à regarder et à attendre; Pendcr.it ce temps,ko Bôl-içhevis'tes vont mettre la main sur les re-renoi do Viadivostock et de la Sibérie, réserves énormes que Les alliés ont payées oa leur argent et qui, directement ou in-direoteœcLX, pourraient améliorer la situation générale. » Uno m : Ion japonaise a débarqué peu après dm s un port du Pacifique; elle apportait une lettre du Mikado à îï. '\\ iléon, 'destinée à calmer les alarmes d.ea Yankees, Aussitôt M. Wilson fai't en-hioncor que dans sen prochain message an Congrès il insistera £.ur l'attitude do l'Amérique vis-à-vis ce l'intervention jamaaiee ca Sibérie. M. Wikon continuera à appliquer le principe exposé V.ros eon discours à l'Association de la Preece, en 1513 : c'est que l'Amérique doit re tenir à l'écart de toutcf guerre 'do conquête et éviter toute immixtion Vlanis les affaires intérieures d'un voisin îaible. Tartufe, va ! Tout cela ne l'a pas empêché de se icber dans le conflit actuel, quand il a cru l'Allemagne sur le point de succomber et afin de l'achever pour en profiter. Mais l'Angleterre joue double jeu comme toujours, et Oncle Sam s'en aperçait • j bouée Albion. Aussi télégraphie-t-ondie Londres, le 13 mars, que M.Lloyd * George a l'in tonton de sa rendre en Vuft&riqre pour oe irettra directement en eoniiuùnicatj;on avec I". Wikon. La question de l'iaterver.tlon japonaise a creusé un foisas profond entre l'Amérique et les Puissances occident ries, ce qui a rendu îvçcassaira cette démarche du premier ministre. Pendant oa temps, le Japon a l'air •do ce felre prier pour intervenir. Qin mande de Tokio à l'Agence Réu-ter (à la date du 13 mars) : « En réponse à ure question qui lui a été pos.'e à la ^..Chambre, M. Motono a déclaré qu'il n'avait reçu des Alliés aucune invitation à ^envoyer des troupes en Sibérie, mais quo des échanges do vues avaient lieu entre le Japon et les Alliés à co sujet et qu'une déclaration plus précisa serait inopportune. Les chefs de l'opposition se prononcèrent en faveur d'une action militaire. La premier ministre répondit qu'aucune décision n'avait encore été j>ris<e relativement à un envoi de troupes, mais que le gouvernement examinerait attentivement la question. » Mais la comédie nipponne éclate en plein jour. En effet. On apprend simultanément que pendant que la Jiapon laisse croire que le monda officiel de To-tçio ne songe pas à une intervention mi-Jitaire en Asie russe orientale, des di zaines de milliers d'ouvriers et de coolies chinois, prêtés par le gouvernement de Pékin qui ne se maintient contre le Sud que> grâce à l'appui ou mieux à la tutelle du Japon, travaillent depuis des semaines à aider les Japonais à organiser et à hâter les préliminaires de leur expédition en Sibérie. Ils travaillent à la construction d'un réseau de voies ferrées rayonnant autour de Viadivostock. Tandis qu'en France l'opinion, toujours égarée, applaudit à oetta intervention, en Angleterre il semble que la presse la condamnerait si elle ne craignait de mécontenter les alliés jaunes qu'elle dédai gnait il y a quinze ans. Las Anglais sont très satisfaits, au fond, do l'hostilité ouverte des Américains pour l'intervention japonaise : toute initiative des Nippons en Extrême-Orient est un coup droit pour leurs rivaux yankees. « Renoncer à dominer l'océan Pacifique, écrivait dès 1912 dans son livra : '« Le Sort des Anglo-Saxons » l'écrivain américain M. Homer Lea, équivaudrait pour le Japon à la) perte de son hégémonie en Asie. Aussi prépare-t-il dès maintenant sa prochaine guerre, ©a guerre contre l'Amérique, qui doit asseoir les bases de sa grandeur future. L\ndiffé-renoo des Etats-Unis vis-à-vis du développement et des progrès constants de la force de production du Japon,les difficultés de leur politique intérieure, les racés si différentes qui composent leur population, la prédominance des intérêts orivés sur l'intérêt public, le mépris en-tin' si gros de conséquences que les Américains profescent à l'égard de la guerre, ne Laissent guère de doute quant à l'issue de ce conflit redoutable. En cas de défaite, Ja situation de l'Angleterre aussi en sera tellement atteinte qu'elle se trouvera placée sous la complète dépendance du Japon. » C'est la cçrtitude de cette échéance redoutable, cette menace de guerre décisive entre lo Japon et les Etats-Unis pour la maîtrise du Pacifique, et du marché jaune asiatique, — guerre prédite par La vieux maréchal Nogi, le vainqueur de Port Arthur qui l'écrivit dans son fameux testament avant de s'ouvrir le ventre (harakiri) aux funérailles du Mikado Mutsuhito. C'est à cette lutte enfin que £e préparait M. Wikon en armant soi-disant pour l'Entente contre l'Allemagne. Mais La Japon est archi-prêt et Les Etats-Unis pas du tout. Aussi à Tokio on tÊîo le terrain en s'essayant d'abord à frire une promenade militaire de Viadivostock à Kharbin et Moukden, et jusqu'au lac Baïkal et la Lena, sous prétexte de protéger Le chemin do 1er transeibfrlen contre Les Bolchewiki ot les Allemands, mais ca réalité pour s'emparer dos munitions do réserva accumulées là par les Etats-Unis et l'Entente, qui Les a payées pour les Russes. Co qui est bon à prendre est encore meilleur à garder, s'est dit le rusé pe'»' Jap.Quaad il ter,a maître de L'Est asiatique, depuis la Lena jusqu'au désert de Gobi, ce n'est m la Chine, à quii il fera, semblant de rcotituec la Mongolie avec Ourza et la Dzoungarie avec Kouldja, en y rétablissant la suzeraineté nominale de Pékin, et encore moins L s Etats-Unis, trop loin et impuissante à intervenir, qui pourront ébranler la cituation sur Les conquêtes nouvelles'des Japonais. Ceci fait, La Japon déposant des réservoirs énormes de matériel humain que lui constituerai la Chine galvanisée, réorganisée et dirigée par seo créatures, n'aura plus qu'à faire un signe pour que l'Ineffable ministre Stepben Piehon, sommé de réaliser les propositions réitérées qu'il lui fit dans son «l-etit Journal», vende as Japon toute la presqu'île de l'Indo-Chlne française : Cambodge, Ccohinchine' Annairn, Tonkin, Siam, etc.., en échange d'une quittance en bonne et due forme des dettes que la France a contractées à Tokio, ca achetant pour 33 ou 40 milliards de munitions que les fi-nmeiens japonais, plus retors que les Yankees lui ont vendues au prix fort. La tour do l'achat ou de la conquête cbea Philippines enlevées aux Etats-Unis, qui les ont volées à l'Espagne on 1893, vie.nclra bientôt, et qui sait où s'arrêtera le destin î Déjà à New-York on volt les jeunes à Sam Francisco et au C'est pourquoi des maintenant l'attitude à adopter par les Etats-Unie, en ces de guerre, a l'égard du Me;: que inquiète. Un jurisccCisV'l'te célèbre la déclare dans 1g «Néw-Ybrk Times» dans Les termes suivants : « 11 faut de toute manière empêcher qu'une puissance de premier rang, européenne ou asiatique, en guerre avec Les Etats-Unis, puisse occuper le Mexique. Dès qu'apparaîtra m indice do pareille intention, Les autorités militaires devront utiliser comme bases les ports mexicains, aussi bien que «os propres ports de la baie, da Chesaipeake, de San Diego et de Sam F ranci s oo. La neutralité du Mexique devra nécessairement être sacrifice à la sécurité et à l'inviolabilité d'un® nation grande et populeuse. Certes, l'Amérique défend les principes moraux les phis élevés lorsqu'il s'agit de La- neutralité d'une nation, mais si la né-t cessité l'y contraint, elLa refusera de tra-b vailler à son propre anéantissement : le x monde ne peut attendre de nous que s nous nous laissions surprendre par un ennemi débouchant de la frontière mexi-r caiine... » C'est, dit un confrère, la mise en ac-i tien ou la répétition du fameux « Not r kennt kein Gebot », proclamé au Reichs-b tag par Bethmann-Holl'weg. C'est sur-i tout la preuve do la terreur grandissante qu'iuspire à l'Amérique yankee s la perspective de se voir ' régler son s compte chez elle par des vengeurs que la b Providence leur aura envoyés pour la r punlir d'avoir si hypocritement, depuis août 1914, entretenu,- la guerre en alimentant de ses munitions les charniers de la vieille Europe. Exoriare aliquis nostris ex ossibus ultor, s'écriait la. Didon de Virgile en pressentant Annibal. Notre jeunesse qui dort à jamais, sera vengée par les jau-j nés nippons ! Mare île Salm. LAGUERRE i-N • r y-\ / r» • î Communiqués Officiels ALLEMANDS Théâtre de la guerre à l'Ouest. Groupe d'armée du feld-maréelial généra ; prince héritier Ituppreelit de Bavière : BERLIN, 18 mars. — Midi. — Officiel ; En Flandre, au nord, d'ArmuntièreSj ain si qiCen liaison avec les agressions anglaise, de "part et d'autre du canal de la Basses l'action d'artillerie fut fréquemment reiifor cée. Sur le reste du frontj elle resta dan. des limites modérées. («roîipe d'année du prince impérial allemand Entre Aisne et Oiséj au nord de Reims e\ dans certains secteurs en Champagne, le fe% d'artillerie se ranima. Il -persista toute li journée sur les deux rives de la Meuse avei une irande, intensité. Groupe d'armée du duc Albreclit Au front lorrain et dans les Vosges cen traies, action des artilleries -par moments. Sur tout le front, action aérienne tr-ès ani mée. Des aviateurs français jetèrènt des boni bcî_ sur les installationsf d'hôpital de Le Torer, parfaitement reconnaissables coin me telles. SSfs, Nous avons abattu Hier vingt-deux avion: ennemis et deux baitàns capi'js. En février, les pertes des forces aérien nés ennemies s'élèvent aux fronts allemand: à 18 ballons captifs et 138 avionsdont 51 sont, tombés derrière nos lignes, les autrei tombant au-delà des positions des adversai res. Nous avons perdu 61 avions et S ballonj ca-ptifs dans la lutte. A l'Est. Nous avons occupé Nikolajew dans l'Oit-haine méridionale. Rien de nouveau des autres théâtres dt la guerre. BERLIN, 17 mars. —- (Officiel). — Et présence de l'attitude du gouvernement an glais relativement aux opérations des force navales anglaises dans la zone de blocus dé limitée par VAngleterre à proximité du golft allemands;?Allemagne s'est vue contrainte i des mesures qui rendent la navigation dans ces eaux extrêmement dangereuse pour le.\ navires neutres. Ceux-ci sont donc instam ment prévenus de ne pas J'aventurer dant cette zone, et sont priés de noter que le gou vçrncment allemand décline toute garantit pour les conséquences d'une infraction, c moins que les dits navires ne pénètrent dan. cette zone qu'en conformité avec des instruc tions spéciales qui, pour chaque cas parti culier seraient fixées par le commandemen. de la guerre maritime en Allemagne. Les li mites de la zone en question partent du poiru d'appui du 57°8' de latitude nord avec le; limites d'eaux territoriales danoises pou, passer par les points 57°8_, Est, 56' Nord 5" 10 Est, J,5>b5' Nord, 1^17' Est, S8°20' Nord JiOJf' Est; 5d° Nord, 4 deg. 10' Est, aux pointi de croisement avec le parallèle de latitudt à 5J degr. N or d avec la limite des eaux ter riioriales néerlandaises. BERLIN, 2 b' mars. — Officiel du soir . Rien de nouveau des théâtres de la guerre Les événeisieiïia sur mer. BERLIN, 18 mars. — Officiel : Dans la Méditerranée moyenne nos sous marins ont coulé 6 lapeurs et 1 voilier, jau géant ensemble 25,000 tonnes de jauge bru te. Les vapeurs ont été partiellement tor pillés au sein de convois fortement protégéi et au milieu d'une violente tempête. Farm les navires coulés se - trouvaient le vapeu; anglais « Maltby », jaugeant brut S,977 ton nés; « Machaan », jaugeant brut 6,738 ton nés; « Clan Macphersou y>, jaugeant bru, JiJtO'J tonnes; « Ayr », jaugeant brut 3,051 tonnes. Selon toute apparence les vapeur. étaient tous chargés, l'un d'eux transportai, un chargement de coton. TURC CONSTANTINOPLE, 18 mars. — Li communiqué du 17 annonce : Rien de nouveau. CONSTANTINOPLE, 15 mars. — Officiel : Sur le front en Palestine, dans le secteui occidental, canonnade Réciproque plus vio lente d'artillerie de tout calibre. Au centre le calme prévaut. Dans le secteur oriental engagements entre patrouilles la nuit, fai bles canonnades le jour. Dans la vallée di Jourdain, activité des patrouilles. A Erzeroum, le nombre des canons caplu rés jusqu'à présent atteint 108 et on peux s'attendre à ce qu'il soit plus considérable Nous nous sommes emparés en outre cCt nombreux lance-mines, de mitrailleuses ei de beaucoup d,e_ munitions. FRANÇAIS PéRIS, 17 mars. — Officiel, 3 h. p. m. ; l° Au nord du Chemin-des-Dames, assaz 0 grande activité des deux artilleries. Sur n la rive gauche de la. Meuse, nous avons exécuté hier, en fin de journée, dans la région du bois de Choppy, un large coup de main qui a parfaitement réussi. Sous la protection de notre artillerie, qui do-" minait celle de l'ennemi, nos troupes ont pénétré dans les tranchées adverses sur un front de 800 mètres et une profondeur c da 300 mètres. Après la destruction -de n tous les abris, blockhaus et ouvrages de a l'ennemi, nos détachements sont rentrés 1 dans leurs lignes, rameAnt 80 prison-s nl'ers appartenant à trois régiments différents et 7 mitrailleuses. Nos pertes s sont légères. Pendant la nuit, l'activité de nos détachements s'est heureusement 3 poursuivie. A Vauquois, un raid rapide 1 noTïs a permis de rapporter une dizaine 1 de prisonniers. Dans le bois de Malan-•" court, une incursion profonde précédée de bombardement, nous a permis de faire une quarantaine de prisonniers. Sur la J nive droite, ■ les batteries ennemies ont, pendant la nuit, violemment bombardé nos lignes sur quelques pointa entre la 3 Meuse et Rezonvaux. Nos tirs de contre-préparation ont été .aussitôt déelanchés. _ Au nord de Saint-Mihiel, nos patrouilles ont fait dos prisonniers, il Aviation : Dans la journée du 15 mars, un avion ',. ennemi a été abattu et 4 autres forte-(- ment endommagés par nos pilotes. Nos s bombardiers on'c jeté 7000 kilogrammes '» de projectiles sur les établissements militaires de l'ennemi à l'arrière du front. s PARIS, 17 mars. — Officiel, 11 h. p.m.: Activité intermittente do l'artillerie dans la région de la Pompelle. Sur la rive droite de la Meuse, le bombarde-u ment ennemi signalé ce matin a revêtu a une grande intensité et a é'té suivi d'une c série de fortes attaques ennemies. Vers Samogneux, au nord du bois des Oau-rières et dans la région de Bezcnvaux, de gros détachements ennemis ont abordé nos positions et réussi e ndivers points à pénétrer dans nos lignes. Sous la violence de nos feux, les assaillants ont subi de très lourdes pertes et n'ont pu se maintenir dans les éléments où ils avaient pris pied. La lutte d'artillerie s continue très vive dans, toute cette ré-'gi i. •B'nprès de nouveaux, rerseigniér ments, nos troupes ont pénétré la nuit s dernière dans les tranchées ennemies du y bois de Malancourt sur une étendue de s 1400 mètres et une profondeur de 800 mètres environ. Le chiffre total des pri-Soaniers faits sur la rive gauche de la Meuse au cours de la nuit dernière, dépassa 160 dont plusieurs officiers. Journée calme sur le reste du front. ANGLAIS e LONDRESj 15 mars. —- Des coups de mains exécutés la nuit dernière contre les n lignes ennemies à l'ouest de Villers-Giiislain vais ont permis de ramener des prisonniers. Des attaques ennemies furent repoussées au cours de la nuit au sud-ouest'de Cambrai, f au sud d'Armentières et dans le secteur de à la route de Messines. Un coup de main s exécuté par les Canadiens vendredi soir s contre les tranchées ennemies au sud de ■' Lens, nous permit de faire quatre prison-s niers. Au cours detentatives d'attaques exé-cutées sans succès la nuit dernière contre f nos postes de la région de Passchendaele,les a assaillants subirent des pertes sérieuses par s le feu de barrage de notre artillerie et celui des mitrailleuses. Un certain nombre de pri-sauniers sont restés entre nos mains. Ce ma-tin, appuyés par un violent bombardement, de$ détachements ennemis ont attaqué nos 't tostes au sud de la route de Menin. Ils fu-s rent repoussés par notre feut d'infanterie, f L'artillerie ennemie a montré peu d'activité y aujourd'hui sur la majeure partie du front. -> Néanmoins, elle fut assez vive dans les sec-s teurs de Lens et de Messines, ainsi que eon-e tre le canal Ypres-Coinines. LONDRES, 15 mars. — Officiel : Un coup de main dirigé, vendredi soir, l par des troupes canadiennes contre les tranchées allemandes établies au sud de Lens, nous a valu de faire 4 prisonniers. Au cours de vaines tentatives d'attaques exécutées la nuit dernière contre nos postes, dans la ré-gion de Passchendaele, l'ennemi a subi de fortes pertes sous notre feu de barrage et celui de nos mitrailleuses. Un certain nom-s. brS de prisonniers sont, restés entre nos mains. Ce matin, les détachements alle-' mands couverts par une violente action £ar-tillerie ont attaqué nos postes établis au sud de la route de Menin. Nous les-avons 'l repoussés à coups de fusil. L'artillerie ennemie s'est montrée peu active aujourd'hui sur s la plus grande partie clu front. Elle a été ,£ néanmoins assez active dans les secteurs dè Lens et de Messines et contre le canal d'Y-pres-Comines.6 «♦«> Dernières Dépêches A la Chambre française. r Les attaques aériennes contre Paris. Rerne, 27 mars. — D'après les jour-naux de Lyon, le député Mayenais au-', rait, à la séance d'hier, interpellé La gouvernement au sujet des attaque® aé-u riennes sur Paris, et des représailles à exercer. Miayer.as en avait délibéré, la " veille, avec d'autres députés, ainsi qu'avec Clemenceau, et les explications qu'il :e en aurait eues concernant la défense de t Paris ne pourraient pas être publiées. Un article de Mayerais, dans La «^Vérité», i ' au sujet des représailles, a été pros-; qu'entièrement supprimé par la censure, ; qui n'en a laissé que quelques phrases; on s'y rend compte"![ire les représailles i allemandes sont parfaitement justifiées, à La suite des attaques aériennes opé-i rées pair los Anglais sur des villes d'Al-i .lemagme. Mayerg.s préconisa, entre les pays belligérants, uin accord en vertu ; duquel ceux-ci renonceraient dorénavant aux attaques aériennes de villes ouvertes, et son interpellation était apparem-i ment conçue dans le même ordre d'i-! dées ; il demandait pour mardi prochain s la discussion de l'interpellation, mais le ministre c!e l'intérieur s'y opposa; et, Clemenceau étant absent, la date de s cctta cise en discussion ne put être i fixée. ; Les lamentations des armements anglais : A l'assemblée annuelle de la Chambre S de la Navigation, à Londres, Le comité exécutif a présenté uno résolution re-i grettan't que la construction navale anglaise soit encore loin de donner satisfaction et attirant l'attention du gouvernement sur la nécessité, vitale qu'il y a d'assurer aux armateurs anglais le tonnage promis par le premier lord de l'Amirauté. Dans une seconde résolution, la Cham-, i bre demande au gouvernement da> représenter aux Etats-Unis combien il est nécessaire d'iempêchor les désertions à bord des navires des alliés arrivant en Aihérique. Cette résolution insista sur i l'importance de cette mesure et indique i pair quels moyens elle pourra devenir efficace. ) A propos de la guerre sous-marine. Berne, 17 mars. — Notons ces remarques du W. T. B. au sujet dcsi,déclarations de l'administration de la marine marchande des Etats-Unis concernant Les scus-mârins allemands : Il n'est pas étonnant quo les choses soient exposées de la sorte par l'office de Washington aux Etats neutres. L'Entente, les Etats-Unis, et, en première ligne, l'Angleterre, se sont emparés par contrainte, pour la réalisation de leurs projets, do nombreux navires neutres j destinés à opérer dans la zone dangereuse expose'e aux sous-marins. .Or, on apprend de la bouche du ministre hollan-^ dais des affaires étrangères que des pourparlers avaient amené l'Angleterre «,'ces conditions vis-à-vis de Hollande, et cela en suite à seé énormés pertes de t^onnaige imparfaitement compensées paï. Les nouvelles constructions navales. Tôt j ■ eu tard, les Etats-Unis seront forcés d'agir de même. .Du fait qu'il y aura un plus grand nombre de navires utilisés' par l'Entente dans la zone barrée, les pertes de tonnage neutre causées par les sous-marins augmenteront. Cette publication du département de la marine marchande des Etats-Unis a manifeste* ment pour but da faire rejeter sur l'Ai-, lomagne la faute qui incombe plutôt à l'Angleterre et aux neutres. On prétend que l'Allemagne aurait [ avantage à voir affaiblir le tonnage neutre au point de vue de La concurrencé après la guerre : assertion ridicule et méritant à peine d'être rétorquée. Si, après les hostilités, l'Empire allemand1 éprouvait des difficultés de navigation, elles seraient le fait non pas des neu-: tries, mais do eas ennemis; par conséquent, l'Allemagne a intérêt à détruire les navires de oeis derniers, non pas ceux des neutres, et sa guerre sous-marine n'a pas d'autre objectif que de brisar chez l'Entente cette obstination à continuer la guerre, da mettre un terme à celle-ci; elle regrette qu'il soit impossible d'y arriver sans entraîner parfois de préjudices pour Las neutres, mais cet inconvénient est inévitable lorsque les vaisseaux neutres viennent, soit d'eux-mêmes, soit sous la contrainte des ennemis de l'Allemagne, s'introduire dans la zone dangereuse. La guerre sous-marine. BERNE, 17 mars. — De Londres au « Temps » . Une information du Lloyd Bureau annonce qu'un vapeur anglais inconnu est entré en collision avec le vapeur anglais <( Prince Charles de Belgique », jaugeant 12,770 tonnes, qui a sombré aussitôt. Le vapeur espagnol « Udala Mcndc », jaugeant 2,&44 tonnes, est entré en collision avec un vapeur anglais et a sombré. Le congrès dts Soviets à Moscou Pétrograd, 18 mars. — (Havas). -— 1103 délégués parteipent au' grand Congrès des Soviets à Moscou, dont '733 maximaHstes et 238 socialistes révolutionnaires de gau ' clic. —- De Stockholm : Trotzki a reçu da Moscou un télégramme des commissaires du peuple, l'invitant à comparaître le 18 mars au Congrès des Soviets, afin de fournir des renseignements sur quelques points des négociations de Brcst-Li-towsk. Lenine s'est déclaré contre la présence de Trotzki à Moscou. Le mouvement révolutionnaire cil Irlande et les craintes anglaises. Berne, 17 mars. — Lord Salisbury a dé' posé le 12 mars à la Chambre des Communes une résolution par laquelle le gouvernement est sollicité d'exiger le respect de la loi en Irlande, attendu que la situation actuelle en Irlande constitue un danger ' pour l'empire britannique et pour la conti< nuation fructueuse de la guerre. Salisbury fit remarquer que leg crimes et délits de DIX CENTIMES ErlasHlï 119 Bïïatr*® ISS&. M A M T\T /^v"NT /"'TTC 5ms année. - li" IS45 - Eà. B

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