Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 15 Septembre. Le nouveau précurseur: journal du soir. Accès à 17 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ws8hd7pv6g/
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JUardî 3 £» septembre SOI 4L cîîmq caEBjnensi^â 80' année - «îtruggaagiuMMHM ijugaene X° «£^5 Le Nouveau Précurseur AKVERS, no «n 18.OO îr.; six mois 6.50 fr.; trois mois 8.50 tt. JSTKKIElik, » 15.OO fr.; • 8.00 fr.; • 4.50 fr, HOLLANDR, » 88.00 fr.; • 18.00 fr.; « ? 00 fr. mxEatEocaa, - sra.ooir.; . îo.oofr.; • £. BHiOK POSÏaLe, - 4x.00&.; • «1.00 fr.; • 10.50 fr. Tcut akonsestent *e pattrtitt jsa^a'à refus lurmaL ^ OK gABMOUi * Aima m taras éù jomstl et i*a* teet ht bomraz dm JOURNAL DU SOIR I i.M.r l ■■ râirgOIES { »-*** { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. A.3ST3ST03ÏTC3B3 : Objhtuims,lapetiteligna, fr. 0.30 I RâcuKFS, la li^no. ; ; fr. 1.50 » 4 à 4 lignes . » 1.00 Faits mtos, la ligne . . » 2.50 FDUKcrtais, la ligne . . » 0.50 I ÇP»0»WJ* Anvers . . . » 3.00 Les annonces de l'étranger et de Uï Belgique sont reçues aussi par l'Amènes Hatas, t, pi** des Martyrs, à BrmceïUs, 8, Pisses ds te Bourse, à Paris, « 90, High Eoibom, à Londres, Le rapport français Toujours la reculade allemande Voici le télégramme tie Monsieur Delcassé, ministre dss Affaires étrangères de France, à M. Klobukowski, ministre de France en Belgique. Bordeaux, 15 septembre 1 heure 50 matin Notre mouvement offensif a continué sur tout ie front. Le 13, à notre aile gauche, la cavalerie française a occupé Montdidier et Roye. Les forces allemandes se replient d'Amiens sur Peronne et Saint-Quentin. A l'est de Reims elles s'étaient organisées définitivement, hier, sur la ligne des anciens forts Briment, Vitry, Nogent-l'Abesse. iVlais aujourd'hui le quartier général d'une de nos armées a pu s'installer dans la ville de Reims. Oans l'Argonns les troupes allemandes étaient, hier, au nord do la ligne Triaucourt, issencourt, ayant abandonné l'attaque du fort Troyon sur la iVieuse. La Lorraine française était totalement évacuée hier soir, l'ennemi se retirant vers Ghateausalins, Dieuse, Sarrebourg. «irai nu m-r ■■■ iiT.Tf*ri|-f-il.-JA- 1. t, ■ L© communiqué anglais r.>-T.»a-^ I MUI I I I II I I II II I h -| Le communiqué anglais d'hier confirme ia dépêche de SVi. Delcassé. il ajoute que du côté des Vosges ie territoire français était complètement évacué hier après-midi. La situation en France Il résuîte des dépêches ci-dessus que des opé- 5a Signe; seul Je centre, vers Reims, résistait; rations se poursuivent en diverses régions de mais il a été enfoncé et s'est acculé à la recu- 13 Francs. !ade* t # *~es Français ont même passé l'Aisne en aval _ de Soissons. Ils ont continué leur marche en Vers l'ouest, sur l'aile sauche des Français, • „ha avant vers le Nord et sont arrivés si loin que la cavalerie des allies a force l armée aile- !eur quartier général a pu Se fixer à Reims mande à se retirer. Celle-ci s est rephee sur ... . r mmin .91,9 ,e9 Allemands dépassaient, il y a huit Peronne et Saint-Quentsn en quittant Amiens, „ . rcx rûe>,£QM.. jours, dans leur marche vers le sud. elle so retire donc vers I est en se repliant sur sa gauche dans la direction du Luxem- « *> &ourg. Suivons la ligne des armées bel!igérante3 Sn même temps,la cavalerie française avance vers l'est, nous arrivons à l'Argon ne. vers Je nord et va occuper Roye et Montdidier; | Dans cette région, très accidentée, les Alle-ce qui prouve qu'elle avance vers Amiens, mands doivent également se replier. Ils y ont Douai, Valenciennes, pour occuper ces viîîes a j rencontré la position fortifiée de Troyon sur ia fur et à mesure que les Alla,mands les éva- Meuse; leur intention était de s'en emparer de cuent. v've force; mais ils ont îsù abandonner ce des sein pour poursuivre leur marche vers le * * Luxembourg. Les deu* lignes, celle des Allemands ei celle * des alliés, se prolongeaient, il y a huit jours, * * depuis près de Paris vers l'est pour descendre La Lorraine française, c'est-à-dire vers Nan-vers Nancy et les Vosges jusqu'à Nancy. oy, la reculade est plus marquée encore, car Le front des Allemands était au sud de les troupes allemandes se retirent sur te ter' "Reims, à peu de distance de Troyes. riioire de la Lorraine annexée où sont situées En huit jours, ils ont été repoussés sur toute les communes de Dieuze et de Sarrebourg. A ANVERS . ** «« <*#* »aewsWiESS * n. Van i?.r UjfeÇ « i ixtsstssxsssMBt a* «J»*— * i™» à Willebroeck. - Georges Gilbert, soldat réf. 9me île Pntp I- CmS a ligne, 2/4, demande nouvelles de ses pa- w»l iù td GiX-riOUÎjS jenls et de Marthe Marit, qui habitaient Tubize. Ecrire 12, rue de Courtrai, Borger- } 11 de nos meilleurs dessinateurs anver* hout (Anvers). S0!S a clei'u!u l'impression de quelques bon- ' e ministre de France en Belgique, actuel- nés carieaturef où l'envahisseur est l'objet leraeiit à Anvers, a été chargé de recueillir de la plus cinglante-ironie, des renseignements sur le sort et la résiden- Le produit cl- la vente est destiné à la ce actuelle des personnes ci-après dési- Croix Rouge ajsi-is déduction des frais d'é- gnées: .... ition. f Famille Paul Doal, ingenieur a Liège. La picmiere iirle de ces gravures parait Anna Brinchuysen, femme de chambre, aujourd'hui, u prix est fixé à 0 fr. 10 3, rue Dartois, à Liège. ^ l'exempaire. Maris Lavigne, cuisinière, rue Souverain- Les magasins A cafés qui voudraient se Pont, à Liège. ■ ■ charger gratuitement d% la vente des.p'ra- Suzanne Motte, rue Souverain-Pont, a VU,.,.S| pourront le les procurer par quan- Liége. . tité miniafiim de « «xsmnlaires à"<îa sociétt Les personnes qui posséderaient des ren- „Voortuizicht», ru» Gérard,"à, Ain.-- wtiv seignements à ce sujet, sont priés de les ^ heures" et midi. adresser, 96, avenue des Arts, à Anvers. Commission des navires Assurance des mim belges contre , . . Iss risques de guerre et marchandises saisis A l'initiative de •&, Segers, ministre des La Commission des marchandises et na- chemins de fer, mà iue, pofcl.es et télégra vires saisis, à l'honneur de prier messieurs plies, $ies démarche! ont été faites auprès les négociants et courtiers, de vouloir bien du gouvernement br^anniqua en vue d'obte lui faire parvenir, cliacun en ce qui le cou- nir que les navires de commerce battani \. pavillon belge, bénéficient, au même titre que les navires anglais, de l'assurance contre les risques de guerre. Nous apprenons que ces efforts viennent d'être couronnés d'un plein succès. Le _\Yar Assurance Office anglais consent à étendre à nos navires, dans les conditions les plus favorables, le bénéfice du régime appliqué aux navires britanniques. Il n'est fait exception qu'en ce qui concerne les voiliers et les chalutiers, vu les risques véritablement exorbitants que courent ces deux catégories de bâtiments. Le peuplejbelge appréciera à toute sa valeur le nouveau témoignage de sympathie et la faveur exceptionnelle dont nous som-111s redevables, en cette occurrence, à nos amis d'Angleterre. Réquisitions Nous avons publié dernièrement' la convention intervenue entre la Commission des réquisitions et M. le consul général des Etats-Unis d'Amérique, représentant les intérêts des sujets ennemis expulsés. Il nous paraît utile de rappeler encore les règles qui président, en vertu de cette convention, aux réquisitions effectuées par l'autorité militaire, pour elle-même ou pour la Croix-Rouge. 1. Il ne s'agit en aucun cas de confiscation de la propriété privée de sujets ennemis; cette propriété est respectée et aucune atteinte n'y est portée; 2. Le linge de corps, les objets de literie, les denrées qui sont nécessaires pour les besoins de l'arçaée ou de la Croix-Rouge sont réquisitionnés en premier lieu dans les maisons précédemment occupées par des sujets ennemis expulsés, où ce linge, ces objets ou ces denrées se trouvent actuellement inutilisées; 3. L'enlèvement de ces objets ou denrées est effectué par un collège composé d'un délégué du magasin central d'habillement de l'armée, d'un délégué de la Croix-Rouge, d'un représentant de AI.le" consul des Etats-Unis d'Amérique et d'un adjoint de police; 4. L'expertise des objets et denrées réquisitionnés est effectuée par les experts désignés de commun accord entre la Commission des réquisitions et M. le consul des Etats-Unis; 5. Après expertise, il est dressé pour chaque intéressé,à charge duquel des réquisitions ont été effectuées, un bon d'indemnité, portant l'indication des objets réquisitionnés, de la valeur que les experts leur ont attribuée, et de la somme globale due de ce chef. G. Les bons d'indemnité sont remis entre les mains de M. le consul des Etats-Unis et sont payables après la guerre par le Trésor public belge; 7. A titre de mesure conservatoire, des intérêts des sujets ennemis expulsés, les valeurs, bijoux, etc., trouvés dans les maisons abandonnées sont déposés à la Banque nationale, contre reçu numéroté délivré par le directeur de cet établissement, mentionnant le nom et l'adresse des personnes t dans la maison desquelles les valeurs ont j été trouvées. Un duplicata de ce reçu est I remis au consul des Etats-Unis. Il en est de même lorsque les servantes ou domestiques préposés à la garde des maisons abandonnées expriment le désir de voir déposer à la Banque nationale les valeurs confiées à leur garde. Enfin, les caves à vin sont placées sous scellés. Toutes les mesures nécessaires"ont donc été prises pour concilier, dans la plus large ! mesure possible,les nécessités de la défense t nationale avec les principes du respect de • la propriété privée. Ouverture des écoies L'autorité militaire me fait savoir que, dans les circonstances actuelles, il convient de prévoir l'utilisation éventu lie de toutes les écoles de la ville, tant .privées qu'ol'fi^ cielles; elle me prie de prendre, dès maintenant, les dispositions voulues pour que tous les établissements visés ci-dessus soient tenus à sa disposition. En conséquence la rentrée des classes de tous les établissements d'instruction sans distinction sur le territoire d'Anvers, est ajournée jusqu'à nouvel ordre. M personnel enseignant Les institutrices et les instituteurs diplômés sans emploi, — les porteurs du diplôme cle régent ou de régente — les élèves des ôooies normales de l'Etat et des écok-s normales agréées qui oi)i.terminé leur 3me année d'études, sont pries dë faire connaître leur adresse à M. Karel Heinz, inspecteur principal de l'enseignement primaire d'Anvers,L'inspection scolaire eonn.aît trop bien les sentiments patriotiques et le culte du devoir qui animent les élèves xet les anciens élèves de nos écoles normales, pour ne pas être a ni ée que tous se présenteront pour remplacer les instituteurs et les institutrices dont les services sont requis ailleurs Le bureau de l'inspection (n. 67, rue de l'Escaut) est ouvert tous les jours, de 14 à • 17 heures. L'inspecteur principal. K. HEINZ. La Garde civique d'Anvers Le Moniteur de ce matin publie l'arrêté royal suivant: ALBERT, roi des Belges, A tous présents et à venir, Salut, Voulant hormrer tout particulièrement les grands servieJr rendus par la garde civique d'Anvers, Sur la proposition de nos ministres de l i guerre et de l'intérieur, Nous avons arrêté et arrêtons: At. 1er — Le général-major Mois, A., chef de la garde civique d'Anvers, est promu au 1 grade de lieutenant général. Les opérettes de Signée iseige La situation Le communiqué officiel d'hier soir, 10 heures, constate que les résultats de la bataille livrée ces jours derniers à l'armée allemande d'eb* servation sont pleinement confirmés par les derniers renseignements recueillis. Les pertes subies par l'adversaire sont considérables et prouvées par l'inactivité totale que l'on a constatée dans les journées de dimanche et lundi. Le repliement de nos divisions sous Anvers s'est effectué sans que l'adversaire fasse la moindre tentative pour l'entraver. Les soldats allemands ANVERS, 15 septembre. — Communication de la légation britannique en Belgique. — Dans le rapport du War Office sur les opérations du 4 au 10 septembre nous lisons encore: Le 7 septembre, les forces anglaises çt françaises commencèrent une poursuite énergique et infligèrent à l'ennemi des pertes considérables. Un grand nombre de traînards allemands ont été capturés dont la majeure partie semble avoir été sans nourriture pendant au moins deux jours. En effet dans cette section de la ligne de bataille, les Allemands semblent être démoralisés et fort enclins à se rendre par petits groupes. La situation générale est très favorable aux alliés. Danà les villages occupés par l'ennemi, il a commis des ravages stupides et brutaux. Sut-la foi de témoignages irréfutables, il est établi que les habitants ont été maltraités. Quant aux aviateurs anglais, qui ont été félicités par Se général Joffre, quoique leur mission principale fut de déterminer les positions de l'ennemi, ils ont attaqué des avions allemands et en ont détruit cinq. Ainsi ils ont établi une supériorité individuelle cjul est aussi utile pour nous que nuisible à l'ennemi. La Grise Éeenomlpe m Allemagne LONDRES, 15 septembre. — Officiel. — Communiqué par la légation britannique en Belgique» — Dans le presse viennoise, on annonce que les prix des denrées en Allemagne ont augmenté de 15 %. La presse allemande commence à se rendre compte que Ses industries allemandes seront arrêtées bientôt par la cessation de l'importation de matières premières. Elle commence à comprendre que la supré matie de la flotte britannique e3t incontestable, qu'elle est en mesure d'empêcher toute importation en Allemagne, tandis que le trafic maritime anglais se développe sans entraves. Le nombre de sans-travail augmente rapidement en Allemagne. La récolte en Angleterre est de beaucoup supérieure à la m#yehnéj surtout pour le frth ment, les pommes de terre, tes fèves et les houblons. : LÀ;SAINTE ALLIANCE ! DES PEUPLES ! iraprès la (jazetie de Cologne elle-même, , l'Allemagne aurait à craindre de nouveaux ennemis. En Roumanie il y aurait un fort mouvement de l'opinion publique en faveur de la Russie et déjà 200,000 Roumains auraient. été mobilisés Des pourparlers se poursuivent entre la Turquie et la Grèce, mais n'ont pas encore abouti. Mais le correspondant de la Gazeiie • de Cologne estime que l'Allemagne doit se préparer à un coup venant des Balkans et queJ la Grèce et la Roumanie doivent être plutôt considérées comme adversaires que comme amies de l'Allemagne. Epates à Berlin Les voyageurs arrivés à Copenhague de Berlin rapportent que de sérieuses émeutes ! çipt lieu continuellement à Berlin, causées surtout par*la hausse extraordinaire des aliments, Chaque jour, ont lieu de grandes mani- 1 festations. i ^ En disgrâce ' Le prirfee Lichnoswsky, ancien ambassa- • deur allemand à Londres, serait en disgrâce auprès de l'empereur et du gouverne ment pour avoir laissé croire nu cabinet de ! Berlin que l'Angleterre n'interviendrait po.3 dans le conflit actuel et donné l'impression que la question irlandaise empêcherait toute unité d'action de la part de l'Angleterre. Le Turc à la rescousse Des nouvelles bien singulières nous arrivent de Constantinople. Le Tanin, le journal jeune-turc, reproduit sans réserve par le Berliner Tageblatt, dit que le gouvernement allemand a décidé de remettre immédiatement en liberté tous les soldats de religion mahométane, les indigènes d'Algérie servant dans l'armée française et qui seraient faits prisonniers. Le gouvernement allemand ne mettrait qu'une condition, c'est que le soldat aurait été incorporé par obligation et non par engagement volontaire. Tous ces prisonniers libérés seraient expédiés sur Constantinople. La réalité de la mesure semble très dou- ■ teuse; ce que nous voulons seulement relever, c'est l'annonce même de cette apparente , générosité allemande dont le but est de gagner à la cause du kaiser les sympathies du monde musulman et de l'engager à se mettre aux côtés de l'Allemagne dans sa lutte contre toute l'Europe civilisée. Ce n'est pas la seule mesure, si elle existe réellement, que l'Allemagne décrète pour amadouer les Turcs. Ne trouvant aucun appui en Europe, en dehors de l'Autriche, ne pouvant même. compter sur l'Italie, son alliée d'hier, Guillaume II veut recommencer la guerre contre toute la civilisation moderne. C'est pourquoi il vient d'autoriser secrètement la Turquie dvabolir les capitulations. Ce qu'on appelle les capitulations sont les traités et usages qui permettent aux nationaux des pays occidentaux de ne pas être soumis à la juridiction de la justice orientale, dont depuis des siècles on se méfie non sans raison. Les pays dits hors chrétienté, en d'autres termes, d'une civilisation autre que la nôtre n'ont, pas sur les occidentaux une puissance illimitée de juridiction; avec quelque raison. I les peuples européens se méfient de la jus- I tice de ce qu'on appelle les «infidèles» et I c'est pourquoi, dans ces pays, les Euro- j péens jouissent du privilège d'être jugés, ! non par les tribunaux locaux et d'après les lois locales, mais par les ambassadeurs, consuls et magistrats de leur propre pays. C'est pourquoi notamment un magistrait du tribunal de Bruxelles se trouve actuellement à Constantinople pour instruire une prévention d'assassinat mise à la charge d'un Belge habitant la capitale de l'empire ottoman. Depuis des années, la Turquie, à l'exemple d'autres pays orientaux, voudrait supprimer ce privilège accordé à des Européens occidentaux. Mais les puissances occidentales ne veulent pas accorder à la Turquie cette liberté de juridiction qu'elle a réclamée en vain. Ces puissances ont d'excellentes raisons pour ne pas abandonner cette mesure de défense pour leurs nationaux. Remarquez qu'elles n'ont pas hésité à souscrire à leur suppression dans d'autres pays présentant plus des garanties sérieuses d'une équitable justice. Profitant de ce que les grandes puissaness européennes sont actuellement engagées dans une guerre formidable, la Turquie vient de déchirer par elle seule les traités qui la lie. Elle a proclamé l'abolition des capitulations pour le 1er octobre prochain. Toutes les puissances de l'Europe ont protesté contre cette mesure qui viole les traités et menac même l'existence de leurs nationaux vivant en pays turc. Seule l'Allemagne s'est-inclinée et^admet cette violation du droit international existant. Il est manifeste qu'elle ne s'incline devant cet acte d'autorité que dans le but unique de se rendre le Turc favorable; elle espère trouvez chez lui l'aide que l'Europe civilisée lui refusç, J1 ne lui reste que le fanatisme musulman pour trouver un appui à ses menées barbares.Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es, enseigne la sagesse des nations. ZEBE. Â Petrogra<ie l'etrogracîe, c'est l'ancienne ville de Saint-Pétersbourg. Après six semaines de guerre, la vie publique à Petrograde n'a subi aucun chan-gf-ment. Les institutions de l'Etat et les ii stitutions privées ronctionnent comme par le passé, leurs personnels étant peu éprouvé par la mobilisation, étant donné l'abondance de réservistes.Le gouvernement a exempté en effet presque tous les-fonctionnaires des différents services publics. Samedi, dans toutes les écoles, les cours ont recommencé dans des conditions normales.Le commerce intérieur marche avec la même intensité et ia vie domestique est aussi facile grâce à la baisse sensible des prix de diverses denrées alimentaires qui, ne pouvant être exportées, restent en, éiiorme quantité pour les besoins du pays. Leg opérations des caisses d'épargne, ciiù ,.;u>tstuue la meilleure indication sur l'état d'esprit du publie, n'ont subi aucune réduction, et à l'hèure actuelle tous les dépôts qui avaient été réclaméf. iont rentrés. De la eoiipe aux lèvres En passant à New-York, M. von Eckardt, le nouveau ministre de l'Allemagne au Mexique, a déclaré qu'avant son départ de Berlin, il avait eu une conversation avec l'empereur Guillaume II. C'était le jour où celui-ci allait partir pour le front des troupes allemandes. M. von Eckardt résuma en ces termes les vues et les projets de son empereur. «L'armée allemande doit combattre jusqu'au dernier homma Nops devons prendre Paris et soumettre C&mplètement l'armée française. Nous ne voulons pas faire la conquête de la France, mais nous devons j détruire pour jamais la menace du milita-i ris me français. Je ne sais si cela prendra une semaine ou six semaines, ni combien de temps il faudra, mais vous pouvez être certain que l'armée allemande s'emparera de Paris.» Voilà ia déclaration de l'empereur partant pour la guerre. Six jours se sont passés et six semaines aussi et Paris n'est pas encore pris; loin de là, les Allemands reculent et leur retraire s'accentue. Entre la coupe et les lèvres il y a loin, il y a les petits Belges. LES MENSONGES ALLEMANDS Voici ie résumé, donné par les journaux allemands, selon ies communiqués officiels, des opérations militaires du 0 au 10 set)' tembre. On y constate une habileté rare a traves-tir la vérité et une abondance dans l'invention mensongère qui permettent d'espérer que dès que le peuple allemand saura la vérité, la révolution' intérieure ne tardera guère. Nous donnons une traduction littérale: G SEPTEMBRE: Occupation de Reims par les troupes allemandes. Prise d'un dépôt de matériel d'aviation: 10 biplans et 20 monoplans avec des tanks remplis de benzine et 40 moteurs. Les Autrichiens, pour des raisons stratégiques, abandonnent Lemberg et les fortifications, qui sont occupées par les Russes sans combat. L'armée autrichienne occupe de nouvelles positions stratégiques mieux appropriées. 7 SEPTEMBRE: 15 bateaux pêcheurs anglais chargés de poissons, sont pris par une escadre allemande dans la mer du Nord et menés sous escorte à Wilhelms-hafen.Capitulation de la dernière forteresse de frontière française, Maubeuge, après un siège de six jours. 10,000 prisonniers-4 généraux, plus de 400 canons et d'autre matériel sont pris. Bombardement des fortifications d'Os-tende.8 SEPTEMBRE: Avance des armées allemandes sur le front Reims-Compiègne. Rencontre avec le gros de l'armée française nouvellement réunie près de Meaux (à 7 heures de Paris). Préparation d une bataille décisive. 9 SEPTEMBRE. — Les Autrichiens sortent do leurs nouvelles positions et attaquent l'armée russe postée près de Lemberg. (Cette bataille est encore en train, dit le journal allemand). Rencontre des avant-gardes allemandes avec le gros des armées françaises sur une large ligne à 5 ou 7 heures de Paris. Prise de 50 canons français et de plusieurs milliers de prisonniers. Une aile allemande a recuit; pour permettre l'arrivée de renforts. 10 SEPTEMBRE. — L'armée de l'Est du crû-néral Hindenburg bat l'aile gauche de I armée russe qui restait en Prusse orientale et qui est maintenant en pleine re-traite,L année du konprinz a conquis le camp fortifié français près de Verdun et commence le siège et le bombardement de cc-ite fortification, * * * Faisons une remarque bien simple. Si tout cela était la vérité, y compris le bombardement des fortifications, depuis longtemps disparues, d'Ostende, les faits actuels montreraient les Allemands en plus fort recul encore que celui qu'ils ont été forcés d'exécuter. On comprend que l'autorité allemande ait ordonné la suppression complète des journaux, même dans leur pays. LE HOME ROLE M. Asquith, premier, ministre de l'Angleterre, n'a pas voulu que dans la situation actuelle son pays ait des préoccupations politiques intérieures. II a déclaré hier à la Chambre des communes qu il déposerait un projet de loi prorogeant jusqu'après la guerre et pour le moins pour un a,i, l'application du «home rule» et du «bill» de la séparation des églises. dans le Pays de Galles. • Ces bills, votés à plusieurs reprises par la Chambre des communes et rejetés par la Chambre des Lords, allaient devenir exé- v«âêotdroiUnvertude lanoti- ! * * Les brevets d'invention en Angleterre L'Agence de brevets J. Gevers et Co nous informe que les décisions prises par le gouvernement anglais c^eernant les brevets accordés à un ennemi, ont la portée suivant pour les Belges. Toute personne non ennemie peut demander la licence d'un brevet anglais accordé à un Allemand ou à un Autrichien. Le gouvernement britannique fixe le montant et les conditions de ces licences permettant do fabriquer, utiliser et vendre les objets brevetés.Ainsi un Belge pourra entreprendre en* Angleterre la fabrication d'un, article allemand breveté dont il a pu constater le succès. Cette décision est plus logique que si tout brevet anglais pris par un ennemi était simplement annulé, parce que sanï monopole, personne n'exposerait les frais de première exploitation.

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Cet article est une édition du titre Le nouveau précurseur: journal du soir appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1902 au 1914.

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