Le petit belge

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s.n. 1914, 15 Août. Le petit belge. Accès à 18 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cj87h1f97v/
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SAMEDI 15 AOUT 1914 Miinistratrâ 4, tapasse de la Fidélité, 4 Itruxelleg ABONNEMENTS pour toute la Belgique fn »n s franc» Six mois # 4 — Trois mois. 8 — Pour l'étranger, le port en sus. * SAMEDI 15 AOUT 1814 JBirecîion et MMm : 4, Impasse de la Fidélité, ♦ Bruxelles ANNONCES fc RÉCLAMES -0— Pour tout ce qui concerne la yublloité adresser directement et exclusivemen S la DIRECTION DU JOURNAL, 4. iœ passe de la Fidélité à Hraiellei ÇA ET LA Jeudi 13 août. Quelle chaleur! Le soleil mord... Pas un nuage daais l'azur du ciel. Nos petits soldats étouffent, en Hesbaye, dans leurs capotes de drap leurs soixante kilogrammes sur les épaules. N'importe : ils se battent bien. Un succès avant-hier, deux hier; joli tableau de chasse. Repoussés hier, partout, les Allemands, s'ils reviennent, n'auront pas plus de chance aujourd'hui. Toutes leurs tentatives pour forcer le passage demeureront vaines, fît nous voici au douzième jour de la guerre. Douze jours! Notre Belgique tient depuis douze jours; Qui l'aurait cru? Nous avons fait notre devoir, rempli :u>tr-o, mi s >n ;1<?, bastion a résisté sans se laisser entamer. Comme nos couleurs sont "belles ! reverrons-neus jamais cette forêt de drapeaux ! Pas une maison habitée oirlé drapeau ne flotte au vent. Dans l'éblouissante lumière, c'est un enchantement pour les yeux. Et quel bien cela fa.it au cceur. Dans les quartiers populaire^, deux, trQ'.is-, quatre dcapelefeScà.^'Çftap^ pîftfrruo gens ne gagnent plus rien. Les entendez-vous murmurer? Voyez-vous sur leurs visages une trace d'affliction? Rien que du courage et de la résolution. Riches, bourgeois qui pouvez passer partout aujourd'hui sans rencontrer un seui regard mauvais, vous saurez faire votre devoir vis-à-vis de ces humbles. Il faut que votre générosité s'élève a la hauteur do ce tranquille héroïsme. Dans le quartier des casernes, sur le coup de 2 heures, des femmes du peuple descendent, en foule, des rues et des impasses. H y en a des vieilles, ridées, ratatinées, décrépites, et dont il faut^ soutenir les pas.' Il y en a de toutes jeunes, légères, insouciantes mal-gro tout, une fleur entre les dents. Beaucoup a enfants dans les bras ou accrochés aux jupes des mamans. De-ci de-là, un groupe immobile. Dans les mains d'une vieille, tremble un papier quadrillé, un pauvre papier à lettres de pauvres gens. C'est une lettre de soldat; la mère ânonne tous les mots, péniblement, les autres écoutant en silence. Cette foule va chercher les petits pains des distributions communales. Elle est calme, grave, disciplinée. Prêtez l'oreille; vous n'entendrez pas une plainte, m Quçl pàys, disent les étrangers témoins de ce spectacle ; quel pays et quel peuple!... » Carte de notre petite patrie, contour déchiqueté des neuf provinces, jamais* nous ne vous avions tant regardés! Ils sont là; c'est par-Là qu'^-s sont entrés; voilà Berneau, voua Vise ; des visions de maisons en flammes et de cadavres oubliés sur les routes dansent devant les yeux. Ce n'est donc pas un rêve! L étranger, l'ennemi est chez nous. Il mange n°tre pain, il commande en maître, il souille et il désole les coteaux de la Meuse, les plaines de la Hesbaye, l'Ardenne, la Semois, toute la terre que nous aimons pour sa beauté ou pour ses chers souvenirs. Ah ! si Dieu nous sauve, nos enfants l'aimeront mieux que nous qui l'avons-œ.ufcrÂtre ainip-ft tïûn nûi. *** , , Mardi 4 août, après l'inoubliable seane^de la Chambre, un cônîrere radical nous disait 1 «Je me demande comment ils f«ront, aMg la guerre, pour se disputer dans 1 hémicycle, ils ne le pourront plus... » Si fait ils po ront encore, mais ce ne sera plus chose. L'accent aura change. « U V a P1"' sievrs demeures dans la maison de mon : c'est dans l'Evangile. Et ceci aussi: « le monde est livré aux disputes des ftom-niet » Les partis politiques renaîtront. Bien comprise et honnêtement pratiquée, 1 émula lion des partir est un facteur de progrès u) moteur du bien public. Les sentiments qu ef fait naître, même les moins bons, si corn/ ££ qu'ils soient par le péril de la patrv et te fraternité que ce péril a engendree Pe pas tou.?. Mais ils seront adupls> nous le jurerions. Hubi.n reviendra il marche et il obéit comme un grog,ll<* Ja vieille garde. Le jeudi 6 août, à l,T'ure <îu 1 on croyait les forts de Liège enKf8 *a ville livrée à toutes les horreurs ? * assaut, Demblon avait des larmes dans ,s y®ux- .^e vraies larmes, des larmes d'hoFlie* Antoine Delporte a la figure ravagée /-inme par un malheur personnel. Ils sou5en^ donc ils aiment. Quoi qu'ils fassent-'csorma^s» nous ne pourrons jamais l'oub^r- 0e n'est pas leur faire injure que de f*e qu'ils ont peut-être été étonnés eux-m^es "e se trouver si émus, si sensibles aux ouleurs de la Patrie, si ardents à la ven"-e/ yi prompts à obéir. Le danger et le deu/de la Patrie ont fait ( comme une âme ney? aux Belges d'aujourd'hui. Malgré les uines amoncelées et le sang répandu, auons-nous payé trop cher, si nous sortons v^orieux de l'épreuve, cette conquête? *** Les masqi^ tombent, les conventions s'évanouissent» les âmes se montrent à nu, la dominan/6 des tempéraments et des caractères se déage et se manifeste. C'est, presque toujours, une transfiguration. Nous di sons «pr^que toujours ». Hélas ! il y a encordes gen> qui pensent à eux, principalement. exelusA'ement à eux, à leurs petits intérêts, à leu/s petites vanités. Il n'y en a pas beau coup, mais il y en a. Un jour, on leur a fait des'confidences ; iLs savent tout; on les con swta sur tout ; s'ils n'étaient là, les Prussiens camperaient déjà à Bruxelles. Le lendemain, tout va mal. On les néglige ; on les dédaigne ; toutes les portes ne s'ouvrent pas devant eux ; si nous sommes vaincus, ce sera à cause de cette faute, de cette irréparable faute... Mais ce n'est rien, à peine un faux mouvement du chapeau chinois dans un concert, le cri agaçant d'une grenouille -dans le silence émouvant d'une belle nuit, et juste ce qu'il faut de comique pour donner tout son prix à la plus émouvante, à la plus belle tragedie. F. N. M. Vandervelde? à qui sa qualité de ministre d'Etat a permis de se rendre aux avant-postes de l'armée, raconte, dans le «Peuple», ses impressions. La conclusion de son article est que nos soldats ont conquis, en se battant, le... suffrage,universel. Est-ce qu'il n'avait pas été convenu que les partis feraient trêve, que la politique cnôme-rait jusqu'à la paix? Quand Annibal est non seulement à la porte, mais dans la maison, ce n est pas le moment. Un champ de bataille n'est pas une tribune aux harangues... ÂVÎ8 Les abonnés postaux qui changent de résidence sont invités à donner connaissance de leur nouvelle adresse, quelques jours d'avance, au percepteur des postes de la localité QU'ILS QUITTENT. En «'adressant directement à l'éditeur, ls s'exposent à des retards dans la réa-isation des mutations. Les turcos et les zouaves sont en Belgique •—»o« Nos concitoyens apprendront avec plaisir que parmi les troupes françaises qui ont pris aujourd'hui position en Belgique il y a des batailluno oouaxrao turcos. 'Ce n'est pas cela qui, rendra aux Alle- Tiramte-ie sourire qu'ils ont perdu depuis dix jours. , > -$ La Hollande fera résument tout son devoir d'Etat neutre LES MESURES MILITAIRES PRISES PAR LA HOLLANDE Pour maintenir autant que possible la neutralité, d'importantes masses d'hommes ont été concentrées ces. derniers jours entre la Belgique, le Brabant septentrional et la frontière ouest du Limibourg. Gomme il est très possible qu'au cours des combats qui se livreront prochainement, des blessés ou fugitifs franchissent la frontière hollandaise, de nombreux bâtiments publics de Roosendaal, Bréda et Bois-le-Duc ont été aménagés en vue du service de la Croix-Rouge.>. Exercice illégal de l'art de la médecine?• A l'ambulance franco-belge de Bruxelles. Un' soldat blessé — un Brugeois nommé De Coene — est couché dans un lit. Il a reçu une ballg dans la jambe. Pendant que les médecins soignent ses camarades, avant d'arriver à lifi, il a décidé, dans sa haute sagesse, de se soigner lui-même. Sous les couvertures on le Voit qui remue, comme s'il se grattait longuement la jambe. Soudain, il rejette les draps ét pousse une exclamation de triomphe : . — IJc Jjeb ze. 1 YJft l'ai H Tout fier de ses talents—crmrwvgieaux, il îxhibç la balle qu'il vient d'extraire de sa jamtëef, en fouillant et creusant la plaie au moyen do son couteau — un vieux couteau crasseux. Undocteur accourt, contemple, tout ahuri, le Chirurgien improvisé qui nettoie la balle ave' un coin du drap de lit. Il sefforce do prendre une grosse voix pour réprimander stfi simpliste confrère, tout en lavant d'ur- ;snce la plaie que le couteau a pu infecter, uis des infirmiers pansent la jambe blessée ;t l'entourent de bandes de toile. Le soldat ;emble trouver tout ce luxe bien superflu. Des Français, à qui l'on vient de raconter es phases de l'opération, viennent voir le hé-os de l'histoire. Et> l'un d'eux résume ainsi son opinion : — Zut! s'ils sont tous comme celui-là, les belges... 1 DIMANCHE PROCHAIN DURANT X)US LES OFFICES DANS LES EGLISES SITUÉES SUR LE TERRITOIRE DE BRUXELLES, LA QUETE SERA FAITE LU PROFIT DE L'ŒUVRE Si INTERESSANTE DES FEMMES BRUXELLOISES }VI ASSISTE LES FAMILLES NECESSITEUSES EN ASSURANT LA DISTRIBUTION DE LA SOUPE A PRES DE ÎINQ MILLE ENFANTS. Sur le champ de bataille Nouveaux succès de nos armes. « Voleurs, lâches et féroces. == La félonie des chefs allemands. (Dl XOTSi! 6<i . ,yË SPCCIAL.) g y'z Nous sommes àilî: visiter cet après-midi lo» village d'Haelen et ses environs, oy s'e^t 1j vré Te violent combat dont nous ayons par! "hier. Les nombréiK morrs allemands qui g' saient à proximité-du village ont déjà été en terres,'J rècouverts de chaux, dans de longue J tranchées. Seuls tes-cadavres de chevaux g.isent encore sur le sol, répandant une horribk-odeur. Le village de Haelen est maintenar-occupé par nos troupes.^ De nombreux blessés allemands y sont soignés, à l'école et au cou-; vent des Soeurs. Petit à petit, les moins at teints sont transportés à l'intérieur du pays, prisonniers de guerre. La plupart prennen leur sort en bonne part et causent avec ceux d^ nos soldats qui connaissent quelques mots d'allemand. Presque tous les prisonniers et blessés en nemis sont jeunes. Des renseignements que nous avons pii nou procurer, confirmés par les indications recucif lies de la bouche de nos prisonniers» il résulte que le coup de main sur Diest a été tenté pa. six régiments de cavalbrie : le 2° et le 7* cuirassiers, le 9° uhlans, les hussards de la mort de Dantzig, 'les 17® et 18° dragons; par une com pagnie de mitrailleuses de la gardé, 2 compa gnies de chasseurs et 2 batteries de /si* pièces. Les troupes belges engagées.hier, une divi sion de cavalerie et une brigade mixte, ont étt superbes d'entrain. Notre artillerie notammen a tait merveille. Elle a réduit au silence i'ar tiMerie ennemie. La plupart des canons aile inands ont été atteints par nos obus et ont dd être chargés sur des chariots pour être ramej nés, les roues ayant presque toutes été brisée--et abandonnées sur le champ de bataille. C'est très probablement pour ramener ce< canons que les Allemands ont dessiné ce matin un mouvement offensif de Hasselt ver Herck-la^yille. Ils se sont heurtés à hauteu de Linkhout à 3 compagnies d'infanterie, sou tenues par de l'artillerie, qui leur ont à-nouveau infligé des pertes sérieuses et les ont obligt à fuir. Au cours de ce nOUvel engagement' l'ennemi a encore perdu une cinquantain. d'hommes. L'après-midi a été calme aux environs d • Diest. La retraite des Prussiens n'a fait qu s'accentuer. fis n'ont rien tenté pour reprendre "les 3fV prisonniers que nous leur avons faits. C'est mercredi, vers 8 heures du soir qu'i < ont dli. /—-•«». ut: \.\rds et les shrapnets de nos canonme^Jt Nos fantassins, admirables d'endurance, ont engagé le combat dans le courant de l'après-midi après plusieurs heures de marche forcée et n'ont pris de repos que lorsque, plus un seul ennemi n'était visible. *** Les Prussiens n'ont pas manqué de faire preuve de la plus froide cruauté au cours du :ombat d'hier. Ce sont des bandits en i^ni-torme plutôt que des soldats. Voilà un^ fait qui s'est produit à Haelen et :jui m'a été rapporté par un témoin oculaire : Mercredi, vers 9 heures, les cavaliers allemands furent signalés; immédiatement tous !es habitants se réfugièrent dans les caves. Quelques minutes après, les Prussiens, arme lu poing, descendirent dans les caves et firent sortir les habitants de chez eux, sous prétexte ju'on cachait dans les maisons des gens prêts i tirer. Un groupe assez nombreux d'hommes urent iigottés, notamment un vieillaird de 82 ms; les Allemands les forcèrent à marcher levant eux à la rencontre de nos soldats. Comme les habitants de Haelen ne se prê-aient pas de bonne grâce aux désirs de leurs jourreaux, ces derniers leur tirèrent des coups le feu dans le dos. Les nommés G. Michiels, [. Severijns et A. Volders furent ainsi tués. C. Loosen, échevin de la commune, reçut ine balle dans le genou; M. J. Van Bergen ine balle dans la poitrine. Une mère et son ■nfant, qu'elle portait dans ses bras, eurent ous -deux le bras transpercé par la même >alle. Un moment auparavant, ils s'étaient saisi *.vr- au village, un vieuiarci sexagénaire; ii: ~v rent mine de le passer par les armes, puis 1< i pistolet braqué sur sa poitrine le forcèrent l • .passer la visite de l'église pour s'assurer s , personne n'y était caché. \ Avant l'arrivée de nos troupes, les pillards -germains donnèrent libre cours à leurs instincts Us saccagèrent plusieurs maisons, bri-sant les armoires, éparpillant le contenu sut -'Je sol. Les boutiques où l'on pouvait trouver quelque chose à manger furent pillées, et les 'cafés subirent le même sort. Ils allèrent jusqu'à déposer leurs ordures dans les lits des ' habitants. A plusieurs reprises, ils lancèrent des boulets sur ce village. Le clocher de l'église est entièrement à jour. C'est à coups de canon qu'ils firent tomber le glorieux drapeàu tricolore qui flottait tout en haut. Bien des maisons particulières furent également trouées par leurs obus. Ils tirèrent sur nos soldats qui ramassaient des blessés allemands. Un de nos officiers du génie, qui s'était porté en av^nt pour secourir des blessés du 17e dragons, fut atteint à l'épaule, heureusement peu gisement, par l'éclat d'un obus qui fut tiré sur lui, de propos délibéré, à une distance de douze cents mètres; et les éclats du même obus brisèrent les vitres d'une maison transformée en ambulance. Deux soldats du génie, Dalle et Van Meulebroeck, se découvrirent et relevèrent : leur commandant malgré la proximité de l'ennemi et le sifflement des balles. *** En résumé, l'on peut dire qu'hier nos soldats se conduisirent à nouveau de façon superbe, et infligèrent des pertes très sérieuses à l'ennemi, qui dut battre précipitamment en ■ retraite. Nos hommes n'eurent que de légères pertes. Des racontars absurdes circulent dans le public;^ il se dit que tel régiment est à peu près entièrement détruit. Nous avons vu passer aujourd'hui plusieurs des unités que l'on disait décimées. Ces régiments sont à peu de chose près à effectifs complets ; nos pertes sont minimes, tandis que nous faisons des hécatombes d'Allemands. Nos soldats sont d'ailleurs des tireurs de premier ordre, tandis que nos en nemis savent à peine épauler convenablement. *** A la leeture des premières dépêches, on a à Novilïe-Tavier. Dans cette dernière localité, un groupe d'en viron 150 gardes^ civiques surprit 4 escadrons de-uhlans occupés à manger. Ils leur tuèrent quelques hommes et les autres prirent la fuite abandonnant leur repas. A Eghezée, deux pelotons de cyclistes surprirent plusieurs centaines de cavaliers allemands, leur infligèrent de grosses pertes et I s'emparèrent de deux mitrailleuses blindées | montées sur automobile. Comme on le voit, malgré l'infériorité du nombre, nos hommes eurent une fois de plus l'avantage. Les Prussians ne font guère montre de courage : une dizaine de uhlans ne prirent-ils pas la fuite en entendant un moteur de motocyclette? Ils avaient cru au tir d'une mitrailleuse I Nous avons eu l'occasion d'interviewer un prisonnier allemand à Haelen. Il nous a déclaré qu'avant d'entrer en Belgique on leur avait expliqué que notre pays était neutre, — ni pour l'Allemagne, ni pour la France, — et qu'il prendrait position contre le pays qui vio lerait le premier sa neutralité. C'est ainsi qu'en entrant e»n Belgique ils croyaient venir en pays ami. Ce prisonnier exprimait ensuite le regret de combattre les Belges, ajoutant qu'il ne pouvait que se conformer aux instruction de ses chefs. Il ajoutait qu'on leur avait aussi expliqué que d'Allemagne à Paris le chemin le plus court, à peu près en ligne droite, était de passer par la Belgique. 'Il sait^ maintenant que d'un point à un autre le chemin le plus court n'est pas toujours en ligne droite ! A. M. tare nn tanniap anglais a la vaillance belge « LE!S LIONS -A.TT FRONT. Sous ce titre le dessin ci-dessus a .paru dans la Westminster Catette du 11 août. Un brillant succès des Français à Othain Un régiment de dragons allemands ' anéanti. — Les Français font mille prisonniers et emportent des canons. Sur la frontière franco-allemande, non loin de Nancy, un combat était engagé depuis mardi près du village d'Othaiu, en territoire français. Il s'est terminé à l'avantage des Français, qui vienuent de remporter un brillant succès. La première phase do l'action fut l'attaque j de deux bataillons franç.xi.s par des forces * allemandes très supérieures. Les Français se j sont repliés puis ont contre-attaqué dans la ' nuit très vigoureusement grâce à des renforts, obligeant ainsi les Allemands à une retraite précipitée au cours de laquelle ils perdirent de nombreux morts et blessés et des prisonniers. Ils ont abandonné une batterie d'artillerie, trois mitrailleuses et plusieurs caissons. DansJa journée de mercredi, les Français continuèrent à garder l'avantage. Une batterie française surprit le 21e régiment de dragons allemands pied à terre et l'anéantit Dès lors,la victoire ne faisait plus de doute. Les colonnes allemandes se sont repliées suivies de près par les Français. Au cours de cotte poursuite, les Français ont trouvé dans les villages voisins de nombreux Allemands blessés dans le combat de la veille. Neuf officiers, un millier de blessés et prisonniers, restèrent entre les mains des vainqueurs. L'admiration de l'Angleterre UNE LETTRE DE M'.^ASQUITH ET DE SIR EDWARD CREY A M. DE BROQUfc-VILLE.M. 1© baron de Broqu«ville, ministre de la guerre, a reçu de M. Asquith. membre d'os affaires étrangères de Grande Bretagne, la lettre suivante, datée du 11 août : « Excellence, J'ai reçu avec le plus grand plaisir le message que V. E. m'a adressé. Je m'empresse de vous faire part de toute l'admiration que je ressens pour le magnifique courage et l'énergie dont font preuve la nation belge, son Roi, son gouvernement et son armée. Les souffrances qu'ils éprouvent leur valent ma plus profonde sympathie. La bravoure des Belges, l'intrépidité avec laquelle ils se défendent, montrent combien vif est leur ainour#pour l'indépendance et la, lihftrté • n'est la meilleure preuve que pour la Belgique et international. L'exemple que la Belgique a donné au début de cette guerre, sera, j'en suis sûr, un exemple pour les nations libres de l'Europe. Sincèrement à vous, H. W* ASHQUITH. » A Cfttte lettre était jointe cette apostille : « Excellence, Je veux en toute cordialité m'associer à chaque m-ot de cette lettre du premier Ministre, qui part aujourd'hui à l'adresse do V. E. Sincèrement à vous, E. GREY ». — > Un appel aux soldats aviateurs ,o« Les miliciens de^ la levée de 1914 qui ont subi avec succès l'épreuve professionnelle exigée pour être admis à la compagnie d'aviation doivent se présenter IMMEDIATEMENT, munis du certificat d'aptitude qui leur a été délivré, au gouverneui de la position fortifiée d'Anvers à l'effet d'être incorporés. Ils obtiendront, s'il y a lieu, du bourgmestre de leur commune un réquisitoire pour leur transport par chemin de fer ou par chemin de fer vicinal. Trois aéroplanes allemands détruits par nos artilleurs Jeudi matin, vers 11 heures, une colonne1 de nos soldats avec artillerie, suivait une ; route près de Diest. Trois aéroplanes aile mands vinrent planer au-dessus de notre troupe. L'infanterie tira dessus sans résul-tat.Alors canons et mitrailleuses ouvrirent le j feu. Au bout de quelques minutes un des « Taube » atteint par un schrapnell tangua brusquement et dans une descente qui était presque une chute s'abattit sur le sol. Pres-qu'au même instant, les deux autres tombèrent. Des trois aviateurs deux sont morts. L'autre,- blessé, a été fait prisonnier. Tel est le récit que nous a fait un soldat témoin de cet exploit de nos artilleurs. Un peuple bien renseigné! ->(**)«- Il est difficile de se procurer un journal allemand et c'est bien fâoheux, car leur lec ture doit être particulièrement intéressante en ce moment. Nous avons pu lire hier le numéro de la « Koelnische Zeitung »du 4 août. Quoique ce journal ait paru deux jours après l'ultimatum lancé de Berlin à la Belgique, il n'en est pas fait la moindre mention. On trouve, par contre, à la seconde page, un télégramme de Vienne assurant que l'Angleterre restera simple spectatrice des événements, que le Japon va saisir l'occasion pour déclarer la guerre à la Russie et que l'Italie marchera naturellement avec IVAlle-niagne et l'Autriche. On y trouve également un article déclarant que Paris est dans un état de panique ! Si la « Gazette de Cologne », qui est un grand journal, se paie ce luxe, que doivent donc raconter les autres l Ai»»"*'' -"vf.iL.. ILa situation Les renseignements publiés ci-dessous nous sont communiqués par le grand, état-major de l'armée belge ou par le ministère de la guerre, et sont par conséquent OFFICIELS.JEUDI, 6 HEURES SOIR. L'état-major nous communique les renseignements suivants — qui confirment entièrement nos informations : Dans les ^ combats qui ont été livrés aux environs de Diest, les pertes des Allemands sont très considérables. Des prisonniers racontent qu'il reste à peire 10 hommes' d« deux escadrons. Un engagement a eu lieu ce matin à No-ville-Taviers. Il s'est terminé à l'avantage complet de nos troupes. La physionomie du combat semble indiquer que les Allemands ont été surpris. Ils se sont éloignés dans la direction de Huy. En ce moment il doit y avoir un engagement dans la direction de Diest. Un aviateur est parti pour voir la composition des effectifs ennemis et leur force. A l'état-major on a été fort surpris de lire dans un journal du matin qu'un attentat avait été commis sur « un haut personnage ». On nous prie de démentir ce canard de la façon la plus formelle. VENDREDI MIDI De l'ensemble des renseignements recueillis depuis hier, il résulte que la situation rest* favorable pour nous comme pour nos alliés. En particulier les renseignements reçus de Lorraine sont très bons en ce qui concerne les Français. On s'attend à une nouvelle entreprise des Allemands contre nous, mais toutes les dispositions sont prévues pour la repousser comme il en a été fait pour les-précédentes.Le fort de Barclion Un journal anversois a annoncé dans son numéro de vendredi matin la prise du fort de Barchon à Liège. Nous avons demandé au département de la guerre confirmation de cette nouvelle. La note suivante nous a été aussitôt communiquée ■ d'aucune Tout ce qu'on raconte à ce sujet doit être considéré comme tendancieux et faux. » Le plan d'offensive allemand »o« L'opinion du " Temps „ et du " Times „ ] i D'une étude publiée par le « Temps » sur le plan stratégique allemand et la position des différents corps, — étude qui paraît fondée Sur des renseignements exacts — nous extrayons les indications ci-après : L'Allemagne a, prêts à l'action, vingt corps d'armée, y compris le 14e corpï autrichien (actuellement à Lôrrach) et deux corps allemands (la Garde de Berlin et le 18e de Francfort) qui n'ont pas encore rejoint le front de campagne. D'après le « Temps », le plan, d'action arrêté par les Allemands est maintenant connu. La résistance de Liège ayant rendu impossible le passage en masses par la Belgique Centrale,T Etat-major allemand a définiûyement résolu de prononcer son offensive générale par le Luxembourg belge. Le « Temps » en voit la preuve dans l'em-. placement actuel de 20 corps d'armée allemands.Ceux-ci devaient être originellement concentrés dans l'intérieur de l'empire dans une zone correspondant géographiquement à l'avance en Belgique par les vallées de la Meuse et de la Sambre. Présentement au contraire, le gros des corps allemands est concentré au nord de la ligm Saarbruck-Thionville-Montmédy, ce qui correspond à. une offensive à travers les Ar-dennes belges. Voici la disposition des forces allemandes : La troisième armée, ou une partie de cette armée, comprenant le 7e, le 9e et le 10e corps sont devant Liège. Le 4e corps doit se trouver à Rochefort. Le 19e à Bastogne. A Luxembourg se trouve le 8e corps, tandis que deux autres, le 12e et le 3e Bavarois sont échelonnés entre Luxembourg et le chemin do fer Merseh-Willz-Trois-Vierges. Le 16e corps et le 2e Bavarois sont à Thionville, en contact avec Metz. Au total, il y a huit corps d'armée au front de première ligne, à l'exclusion du 14e autrichien, du 15e et du 21e stationnés plus au sud. Le. 14e autrichien est, en effet, à Lôrrach; le 15e allemand tout près de là, en Alsace, et le 21e corps entre Metz et Saarburg. A ces trois derniers corps incombe probablement surtout une mission défensive. La seconde ligne de défense comprend le 3e et le lie corps sur la ligne Verviers-Mal-médy et les deux corps bavarois (déjà mentionnés) stationnés sur la ligne Luxembourg-Trois-Vierges. Le 13e et le 1er Bavarois sont à Saarbruck. Derrière eux viennent la Garde, le 18e et le 14e corps, stationnés vraisemblablement le premier à Coblence, le seeond à Mayence, le troisième à Baden. Soit 9 corps d'armée de seccmde ligne. Pour une action offensive contre la Belgique et, le nord de la France, le Kaiser dispose donc ae 17 corps d'armée, plus diverses divisions de cavalerie. Six corps d'armée allemands sont placés devant la Russie. Ce sont le 1er, le 2e, le 5e, le 6e, le 17e et le 20e. Au total les alliés ont à faire à 20 corps d'armée allemands et 8 divisions de cavalerie. Si chaque corps allemand est accompagné d'nn<> Hu-i«Hon do réserves, hypothèse qu'il est 20' ANNÉE — Mo 227 mnq centime» Be amnéra EDITION Cfaaq centime» le numéro 20* ASSEB — N° 227

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