Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 04 Janvrier. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 21 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/707wm14n2p/
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QUATRIEME ANNEE. — N° 2068 JLi© Numéro : IO oentimes VENDREDI fsANVIEh, 1918 PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone ■ Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. LE XXᴱ SIÈCLE QUOTIDIEN belge Directeur : Fernand NEURAY LE HAVRE 28,er, Rue de la Bourse, 28tos Téléphone t 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. \utres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre LA TACHE DU NOUVEAU MINISTÈRE de la Reconstitution nationale Pourvoir an Ravitaillement des provinces occupées et diriger les travaux d'ordre général § Le t MrmitMlir * mihîip ;iii.ir^n.rri'hln.i 1iP.« jiri-A- i x —. .1 _ r r. _ _ P Le « Moniteur » puMie aujourd'hui les arrêtas royaux relatifs à la création d'un ministère de la reconstitution nationale et aux diverses modifications qu'elle entraine dans la constitution du gouvernement. Les arrêtés royaux sont précédés d'un rapport adressé au Roi par M. le baron de Bro queville pour souligner la signification des innovations qu'il lui propose Voici le texte de cet intéressant document : Sire, ' La marche des événements et les nécessités de l'heure m'ont amené à soumettre successivement à Votre Majesté un certain nombre de propositions d'ordre gouvernemental que je jugeais conformes à l'intérêt upérieur du pays. Le moment me paraît 'venu de leur donner un développement nouveau ; celui-ci, (je n'en doute pas, resserrera davantage encore les liens qui unissent, dans un tmt commun, les membres du Gouvernement du Roi, et il leur permettra de préparer dans une entente toujours plus étroite, dans une complète et réciproque confiance, les actes que le pays attend de leur patriotisme tant au point de vue de la guerre, tfu'en vue du moment où la victoire aura couronné d'inlassables efforts. Les projets que j'ai l'honneur de soumettre aai Roi ont eu la rare bonne fortune de rencontrer l'adhésion de toutes les opinions ; on y a vu un gage certain de cette union die la pensée dans l'unité éclairée de l'action qui doit être notre règle, au moins jusqu'au jour de la délivrance. Ravitaillement \ plusieurs reprises Votre Majesté a -exprimé-à Son Gouvernement le sentiment. Ique le ravitaillement du pays occupé est (de premier intérêt national du moment et iqu'en conséquence le soin de ce ravitaillement doit être la préoccupation dominante 'de tous les instants. A la suite des difficultés rencontrées au cours de cette année en matière d'alimentation de la FJelgûque OCCUPEE, le Roi a trouvé hautement souhaitable de placer sous la direction du •Chef de Son Gouvernement les services, «aujourd'hui épars, qui s'en occupent ; 1cette concentration sous un ministre unique permettra de réaliser avec plus de rapidité et d'autorité le but à atteindre. Certes, à l'époque actuelle, la tâche est chaque jour plus ingrate ; elle ne paraît réserver que des satisfactions très limitées é celui qui l'assume. Mais le devoir d'un chef domine de haut toute considération ide l'espèce. Il suffit d'ailleurs de consulter son coeur pour ne pas hésiter un instant à affronter toutes les difficultés, si Idures puissent-elles être, pour assurer à lun tel objet le maximum d'efficience. Etant donné mes nombreuses obligations 'd'ordre général, il ne me serait pas possible de cumuler la charge des services du ravitaillement avec la gestion d'un Département dont l'activité quotidienne est très considérable. Or, dans l'état actuel de la guerre et des moyens mils à notre disposition. la charge du Département des Affaires étrangères devrait, pour bien faire, absorber toute l'activité du ministre compétent ; c'est là chose exigée par le souci de l'intérêt national. Dans ces conditions, j'ai l'honneur de prier Votre Majesté de me décharger de-mes fonctiions actuelles et de me confier le ministère nouveau qui s'occupera tout à la fois du ravitaillement de la Belgique OCCUPÉE et de la direction des travaux pré-paratoires d'ordre général dont le soin est confié aux comités de guerre et de reconstitution du pays. Reconstitution 1 Aux termes de l'arrêté du -i août, le comité de guerre et de reconstitution du (pays se compose, indépendamment d'un élément fixe, d'un élément variable que le Rapport au Roi définit oomme suit : , En vue de l'étude d'une question rentrant tlans les attributions spéciales d'un dé.part-e-taent dont le chef ne siège pas au comité, cetai-ei appellera le ministre compétent à tartictpeT à ses travaux. L'expérience a montré qu'en vue d'ob-lenir une préparation meilleure et plus ïa-pide des délibérations du Conseil et de «'éaliser plus d'unité dans l'action gouvernementale, il conviendrait d'adapter davantage encore la composition du Comité 'Ue guerre et de reconstitution à la nature jaême des questions traitées dans son sein, j Trois ordres d'idées font l'objet des délibérations constantes du gouvernement ; les questions de guerre et de politique extérieure, la reconstitution économique, et les mesures législatives et administratives à envisager en vue de la rentrée du gouvernement au pays. Chacun de oes ordres d'idées présente Un caractère complexe, des aspects variés «t multiples. Leur étude exigerait constamment la présence de plusieurs ministres qui ne font point partie du comité et «lie disperserait sur trop d'objets l'attention des membres appelés à y siéger. Une Sélection rationnelle du travail s'impose ■"'tic si l'on veut mener fructueusement et laidement à bien la lourde tâche qui incombe au gouvernement. Trois comités de gnerre .t'est ce qui me détermine à proposer à ■votre Majesté d'instituer trois comités do guerre et de reconstitution ayant chacain pp objet nettement précisé. Chaque comité ^ composerait des ministres spécialement compétents à raison de leurs fonctions ou j" des tendances qu'ils représentent. Les co-s mités se réuniraient sur le sol national et «ous la présidence de Votre Majesté cha-que fois qu'Elle le jugerait utile. Les travaux des trois Comités de guerre s et de reconstitution visent les problèmes le« plus variés et les plus importants qui : soient ; le présent et 1 avenir de la Nation dépendent en grande partie de leur heureuse solution. Il est donc d'importance capitale que l'œuvre soit parfaitement 3 coordonnée. Il appartient au chef du Cabinet de suivre attentivement la marche des travaux, 1 de la faciliter par son action vigilante et de signaler tout ce qui pourrait déparer l'harmonie des tendances générales. ' En temps normal c'était déjà le rôle qui j lui incombait; aujourd'hui c'est pour lui un t devoir plus impérieux que jamais en face {> de la .catastrophe qui nous impose l'obligation de rechercher et de réaliser tout ce qui peut, dans le délai le plus bref, rénover ' le pays et l'aiguiller vers les voies où il bénéficiera de tous les progrès. [ Dans la période que nous traversons les problèmes nés de l'état de guerre deviennent d'une complexité telle que, pour exer-. cer les devoirs de ma charge, il me fau-, drait le concours d'un organisme appro » prié, travaillant en connexion intime avec " t >S de guerre et de reconstitution. , L'œuvre» des Comités de guerre et de re-constitution serait d'ailleurs menacée de stérilité s'ils n'étaient dotés d'un organisme permanent qui, à leurs côtés et à leur profit, apporte à leurs travaux d'étude et de - préparation une collaboration studieuse et ■ continue. Le Secrétariat Général des Comités de ' guerre dont j'ai l'honneur de proposer la • création répond à cette double pensée. CeUe • institution fonctionnera sous mon autorité t et ma responsabilité. Elle doit, logique-, ; ment, être rattachée au Département géré ; par le Chef du Cabinet spécialement res-' pensable de la politique générale et du maintien de l'unité d'action du Gouvernement.Sire, Les^ nominations et les transformations que j'ai l'honneur de soumettre avec con- ' fiance à la Signature Royale sont la consé- , quence de la voie dans laquelle s'est en- : gagé, il y a quelques mois, le Gouverne- , ment de Votre Majesté. Dans la pensée profonde des membres d-u i Gouvernement du Roi mes propositions < forment un ensemble qui revêt le caractère de l'harmonie et de la durée. Si à travers des événements sans précédent, il a été nécessaire d'adapter successi- 3 vement formules et méthodes à l'évolution des choses, il apparaîtra clairement aux veux de tous que les modifications proposées aujourd'hui donnent au Gouvernement la possibilité de pourvoir aux exigences du moment tout en préparant fructueusement chacun des éléments nécessaires à t la prompte restauration nationale. ' Le pays comprendra toute la portée ds 1 acte accompli en vue de son ravitaillement, il puisera un réconfort moral dans Ja nouvelle et éclatante affirmation de la • forte union qui, pour lui et rien que pour lui, groupe au sein du Gouvernement les hommes les plus différents et les opinions , les plus diverses. Une fois de plus il«saura que tous, unis ) sous la Haute Direction d© Votre Majesté i nous'veillons sur lui, nous peinons'pour [ lui en attendant le jour béni où tous, la , main dans 1a main., nous nou^ retrouve-rons devant lui. ■ - -www- ... - S L'ANGLETERRE CÉDERAIT l'Ile de Chypre à la Grèce Londres, 3 janvier. On se rappelle qu'il y a deux ans le gouvernement britannique offrit l'île de Chypre a la Grèce si celle-ci restait fidèle à 1 Entente. Cette: offre avait été retirée Il se confirme qu'au cours de sa récente visite àLondres, M. Venizelos a reçu l'assurance que le don de Chypre était de nouveau promis et serait réalisé au règlement imal de la paix. : -wvw*~ ... ... t . FT M f* A M II f c uiivcuitin ET M. CAMILLE HUYSMANS CONTINUE Encore une manœuvre en faveirr de Stockholm Stockholm, 3 janvier. Le comité exécutif du parti socialiste invite toules les organisations socialistes des pays belligérants et neutres à faire pression sur les gouvernements pour imposer la paix et « à recourir à tous les moyens pour triompher du refus des passeports » en vue d'une conférence socialiste internationale. [Au moment, où les diplomates du kaiser travaillent à rouler les Russes et, avec eux tous leurs alliés, il est superflu de souligner le caractère de cette nouvelle manœuvre uaci-fiste.l Les trois nouveaux comités de guerre La composition et les attributions de cesorgaiiisraes placés sous laprésidence du Roi Voici le texte de l'arrêté royal déterminant la composition et. les attributions des trois comités de guerre appelés, en conséquence du rapport qu'on vient de lire, à travailler sous la présidence du Roi à la solution des problèmes soulevés par l'état de guerre et • raprès-sruerre : Revu Notre arrêté du 4 août 1917. constituant un Comité de guerre et de reconstitution du pays. Sur la proposition de Notre ministre de la Reconstitution nationale. Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1er. — Il est constitué sous Notre présidence trois comités dits Comités de guerre et de reconstitution, lis ont pour objet d'étudier les questions qui se rattachent à la guerre et de préparer la solution des problèmes que soulèvent Vétat de guerre et Vaprès-guerre. Les comités soumettent, quand il y a lieu, à Notre Conseil des ministres le fruit de leurs travaux. Art. 2. — Le premier comité s'occupe des questions relatives à Varmée et aux relations extérieures. Il est composé de Nos ministres de la Reconstitution nationale, de la Justice, des Affaires étrangères, des Finances, des Colonies, de l'Intendance civile et militaire, de la Guerre et de M. le comte Go-blet d'Alvieïla Notre ministre membre du Conseil. Art. 3. — Le second comité s'ocCupe de la reconstitution économique du pays et de la réparation des dommages de guerre. Il est composé de Nos ministres de la Reconstitution nationale, des Affaires étrangères, de l'Agriculture et des Travaux publics, des Chemins de fer, Marine, Postes et Télégraphes, de l'Industrie et du Travail, de l'intendance civile et militaire, des Affaires économiques et de M. Brunei Notre ministre membre du Conseil. Art. 4. — Le troisième comité s'orcvpe des questions relatives aux réfugiés ainsi que des mesures législatives et administra' tives nécessitées par Vétat de guerre et ' d'après-guerre. Il est composé de Nos ministres de la Reconstitution nationale, de la Justice, des Affaires étratigères, de l'Intérieur, des ' Sciences et des Arts, de l'Industrie et du Travail, de l'Intendance civile et militaire ' et de M. le comte Goblet. d'Alviella Notre ministre membre du Conseil. - Art. 5. — Un SECRETAIRE désigné par ; Notre ministre de la Reconstitution natio- ' nale assiste aux séances des Comités de -guerre et de reconstitution. \ Art. 6. — Notre arrêté du 4 août précité et abrogé. Art. 7. — Notre ministre de la Reconsti- , tution nationale est chargé de l'exécution du présent arrêté ALBERT. Par le Roi : Le ministre de la Reconstitution nationale, BROQUEVILLE. • WWW ■ " - — ■ -WWW ■ ' " ■■ <m LE COLODEL HOUSE et la conférence de Paris M. TARDIEU DEMANDE AUX AMERICAINS UN NOUVEL EFFORT Now-Yark, 3 janvier. ' Washington publie aujourd'hui le rap-: port du, colonel House, sur la Conférence interalliée de Paris. Le délégué du président Wilson précise qu'il a été décidé à Paris de créer un Conseil suprême de la guerre auquel participeront les Etats-Unis; do même un Conseil naval a été organisé. Au point de vue financier, un devis général a été fixé pour l'année 1918 et des mesures prises pour accroître la coopération américaine. Un Comité agricole a été constitué pour accroître 1a. production du blé et enfin il a été demandé aux Etats-Unis de faire u,n effort pour augmenter sa marine marchande.De son côté, M. Tardiéu, haut commissaire français est arrivé aujourd'hui. 11 a déclaré qu'il avait confiance que l'offensive annoncée par les Allemands serait um nouveau Verdun. « Nous avons à fournir, a dit M._ Tardiéu, pour alimenter la guierne, un 'énorme effort économique. J'ai dit aux Français, avec urne franchise complète co que l'Amérique attend d'eux, comme restrictions et comme nouveaux sacrifices. Je reviens ici pour dire à l'Amérique les sacrifices nécessaires et immenses que la France attend d'elle pour lu victoire. Vous avez déjà fait beaucoup, mais il faut faire plus. 11 nous faut, en même temps que dés hommes, du blé. des bateaux, du pétrole, des locomotives. Vous ne nous les donnerez qu'en vous privant sérieusement. » "WWW- DANS LÂ MARINE ANGLAISE LE RAJEUNISSEMENT DES CADRES Londres, 3 janvier. L'amiral Richard Farquhar a été admis à la retraite du 1er janvier, pour permettre la promotion d'officiers plus jeunes. C'est ainsi que le vice-amiral sir George E. Patey devient amirral ; le contre-amiral sir Charles L. Napiier vioe-amiral et le capitaine William G. E. Ruck-Keene, contre-amiral.Le capitaine Philip W. Dumas est nom-attaché naval auprès chi roi. (Radio.) La reprise des négociations à Brest-Litovsk Pour se faire ravitailler, les Allemands veulent faire dévier les pourparlers lfllis UGII51 r Von Kuhlmann et le comte Czernin soaif repartis pour Brest-Litovsk. Il n'y a donc pas de rupture. Mais qu'a fait 'I'rotsky pour amener à la Conférence, les anciens Alliés de la Russie, ainsi qu'il avait élé entendu la veille de Noël ? Comédie évidemment que tout cela; Lénine et Trotsky se targueront auprès de leurs naïfs coreligionnaires d'un prétendu refus et la paix séparée sera conclue avec une apparence de prétexte. A Peti'ograde, un autre acte de la comé-di» se joue. La délégation boche, conduit» par von Mirbach, s'est abouchée avec une députation maximaliste présidée par Ra-dek. Le but officiel était l'amélioration du sort des prisonniers de guerre des deux nations. Von Mirbach a proposé la désignation d'une commission chargée d'étudier la reprise immédiate des relations commerciales. On a besoin du blé russe en Allemagne ! Radek s'est , opposé à cet élargissement des attributions de la Conférence, et il a demandé à voin Mirbach des explications sur l'a.rrestation par la police du kaiser d'une cinquantaine die socialistes minoritaires allemands. Von Mirbach a joué J'é-tonnement et prétendu ignorer ces arrestations ! Radek, en bon agent allemand, s'est contenté de l'explication. Comédie encore; attendons-nous à voir ce petit nuage dissipé entre de si bons amis, et les maxi-malàstes, après une concession verbale aux principes de leurs mandants, accorderont tout à l'Allemagne. Trotsky vient de nommer un ambassadeur provisoire des Soviets à Londres. Celui-ci, M. Litvinof, réside déjà à Londires où il a épousé une Anglaise. Interviewé, M. Litvinof, dont il faut admireT la prudence, déclare refuser l'honneur, i Un délégué russe à Brest-Litovsk, socialiste révolutionnaire mais pas maximaliste, M. Pavlosky, estime que les propositions allemandes sont totalement inacceptables A Brest-Litovsk, les Austro-Allemands se montraient très conciliants avec les maxi-malistes. Pour ce que ça leur coûtait, les promesses ! Mais après l'arrivée des Ukrainiens, les plénipotentiaires allemands refusèrent catégoriquement d'évacuer les territoires occupés, alors que la. paix ne serait signée qu'avec les maximalistes; les autres portions pourraient continuer la lutte avec l'aide de la France et de l'Angleterre et mettre les Allemands dans une mauvaiie posture. ii Nous n'avons jamais dit autre chose. Les c maximalistes feront la paix, c'est bien sûr, y mais cela ne veut pas dire que la guerre s soit nécessairement finie sur le front orien-é tal. i- PERCY. Y EN PLEINE CUERRE CIVILE x e Londres, J janvier. Plusieurs banques ont été ouvertes à Pé-trograde et fonctionnemt sous le contrôle B des maximalistes. e La guerre civile continue dans les dis-. tricts de l'Ukraine ou Kharkot et Shme-u rinka sont aux mains des bolcheviks. Shi-_ tomir serait par contre aux mains des _ Ukrainiens. r Un télégramme de Petrograde, de source ■_ maximaliste,prétend qu'à la gare de Shrne-. rinka sur les chemins de fer du sud-ouest où devait éclater la bataille générale entre t les Ukrainiens et les maximalistes, les ad-. versaires ont conclu un a.rmistice de cinq . jours. KALEDINE A PLEINS POUVOIRS DES COSAQUES Novotcherkask, 3 janvier. Le congrès général des délégués cosaques a investi l'hetman Kalédine de poa-* voirs extraordinaires pour la défense du J pays contre les maximalistes, l'autorisant, au besoin, à mobiliser tous les cosaques capables de porter les armes. - LES NAVIRES DES ALLIES QUITTENT 3 ARKHANCEL ' ' Londres, 3 janvier. On mande de Petrograde au « Times ;> à . la date du l«r janvier, que la nouvelle du départ de tous les navires britanniques ; d'Arkhangel et le retrait d'importants dépôts de marchandises britanniques et fran-, çaises à Arkhangel ont fait ici une pro-, fonde impression. On rapporte que les na-, rires français ont déjà quitté la mer Blanche.- SAISIE D'UNE BANÇSUE AMERICAINE j A MOSCOU s Moscou. 3 janvier. : Les maximalistes se sont emparés à Mos-t cou d'une banque américaine dite « Nef-! York Bank », la dernière qui restait non occupée pair eux. M. Venizelos de retour en Grèce A son arrivée la foule l'acclame longuement Athènes, 3 janvier. M. Venizelos est arrivé aujourd'hui dans l'après-midi au Pirée, à bord d'un navire ( de guerre allié. [ Les membres du gouvernement, le maire, S les autorités civiles et militaires du Pirée c sont montés à bord pour saluer lé prési- 1 dent du Conseil. c La nouvelle s'étant aussitôt répandue, i une foule considérable est accourue sur l les quais de débarquement et a fêté M. Ve- c nizelos de longues acclamations. c Une petite réception a été organisée à c la municipalité du Pirée et le président c du Conseil est parti en auto pour se ren- £ dre à Athènes où il est arrivé à 17 heures, c Un grand nombre d'amis de M. Venize- c los, groupés devant sa maison, lui ont fait r le plus chaleureux accueil. (Radio.) ïi ». aV , Lire en deuxième page : l LA VIE MILITAIRE ' —vvwu—-————————— AU FRONT BRITANNIQUE Après-midi. Des coups de main ennemis ont échoué la nuit dernière au Sud et au Sud-Est de La Bassée. Nous avons fait un certain c nombre de prisonniers. r Grande activité de l'artillerie allemande au cours de la nuit à l'Est d'Epchy. ^ 22 heures 05. ( L'ennemi a tenté, ce matin, un coup de d main contre un de nos postes à l'Est I( d'Epehy. Il a élé rejeté par nos feux de mitrailleuses avant d'avoir pu aborder nos lignes. Recrudescence d'activité de " l'artillerie allemande, au cours de la jour- ti née, au Sud*Ouest et à l'Ouest de Cambrai . et activité, en un certain nombre de points, au Sud de lens, Armentiires et vers Zon-nebeke.Aviation L'épaisse brume a considérablement entravé, dans la journée d'hier, les opérations de nos aviateurs. » Malgré le maucais temps, nous avons a cependant jeté quelques bombes sur Car a vin au cours de la nuit- Un appareil ennemi a été abattu en com- A bat aérien. LA RÉUNION DU BEICHSRATH l On annonce de Vienne que 1a. Chambre P ies députés autrichien"*» dnil, se. réunir le n 15 janvier courant. u Un mimerai national teigne j Pour la convocation < immédiate du Parlement < < Zurich, 3 janvier. 1 Un télégramme de Prague annonce qu'a- 1 près délibération du comité exécutif du parti national social tchèque, le député ' btriborny a adressé une lettre au prési- 4 dent des associations tchèques. Dans cette t lettre, M. .Striborny, se référant aux dé- f claratmns faites par le oomte Czernin du- 1 rant les négociations de Brest-Litovsk re- i lativement au droit des nationalités de disposer d'elles-mêmes, propose, en vue f engager une action tendant à la convo- i cation immédiate du parlement tchèque, c de réunir, dans le plus bref délai, le con- c gres de tous les députés tchèques en v 1 comprenant oeux qui ont été déclarés dé- c chus de leur mandat, ainsi que tous les c représentants des landtag de Bohême, de \ Mc-ravie et de Silésie. (Radio.) j 1 ? * • « * La crise espagnole Le conseil des ministres décide la dissolution prochaine du Parlement Madrid, 3 janvier. Le gouvernement, réuni en conseil de ' cabinet, vient de décider la dissolution du Parlement. Le9 ministres ont, par -un vote de confiance, laissé au président du Conseil, M. Garcia Prieto, le soin die fixer les dates de la dissolution et de la convocation pour les élections générales. On croit cependant pouvoir affirmer que le décret de dissolution sera publié bientôt. (Radio.) - wwv— - WWV— I AU FRONT FRANÇAIS q 14 heures. s Actions d'artillerie assez vives notant- t lent sur le front de l'Aisne, dans la région e Landricourt et des Cavaliers de Courc'j, , insi que dans le secteur de Maisons de 'hampagne et sur la rive droite de la 3 teuse. ' 23 heures. Activité d'artillerie, intermittente en uelques points du front, plus vive sur la Ive droite de la Meuse, dans la région du ois des Fosses-Thiaiwiont et Louvemcnt. Ce matin, au Nord-Est du fort de. la t ompelle, nous vons exécv't uv coup de é tain qui nous a vermis (iv ramenr des s risonniers. ; LA GUERRE VUE DE LONDRES L'Angleterre au début de 1918 (Correspondance particulière du XXe Siècle) Londres, le Ie' janvier 1918. L'heure n'est pas aux revues de fin d'année, sur la scène ou dans les journaux-s Chaque jour qui vient apporte un inté-, rôt nouveau au grand drame qui se déroule i depuis quarante-et-un mois, jette à l'ou- - bli des faits -qui furent importants hier. Aussi n'ai-je pas l'intention de résume.' ici ce qu'a fait la Grande-Bretagne pendant. l'année écoulée, bien que son effort vaille d'être examiné, car c'est l'année pendant laquelle a poussé au plus -haut degré son rendement militaire, industriel, - économique. ! Mais il est. je crois, utile d'indiquer comment l'Angleterre commence cette nouvelle année de guerre, pour éviter toute surprise en bien ou en mal, toute décep-; tion injuste ou tout enthousiasme exces-' sif. Or. chaque fois que j'ai voyagé sur la continent, la majorité des gens auxquels ; je -parlais m'a offert cette alternative. Ou ' bien l'on attendait tout des Anglais, et ■ cette attente était trompée ; ou: bien on 1 leur faisait trop peu crédit, et l'an était' ■ stupéfait des résultats obtenus par eux. Une fois de plus, on touche de près l'erreur initiale des Alliés : ils ne se connaissent pas assez les uns les autres. Et cela surtout parce -que leur presse n'est pas assez libre, respecte des susceptibilités légitimes jadis mais aujourd'hui surannées, s'arrête muette devant des questions « tabou ». Après trois ans et demi de guerre, il n'y a plus de questions » tabou ». 9 W U Pourquoi ne pas dire toute la vérité, simple et claire ? Dans le bilan de guerre, l'inscription, au passif de l'Angleterre ou de la France, des- quelques articles qui doivent forcément y figurer, fera mieux ressortir le magnifique actif. Un example. PoCTquoi n'a-t-on pour ainsi dire pas parlé des grèves importantes qui se sont produites en Angleterre Elles ont eu liera .plusieurs fois. Chacune affectait plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers, et durait plusieurs semaines. Ce n'est pas un secret, le « Times » en parlait chaque fois avec grand détail. Si de l'autre côté du Détroit, on avait connu ces grèves, on se serait rendu compte dp la situation difficile du gouvernement britannique, en butte aux difficultés de main d'œuvre : et l'on n'aurait pas attendu da l'industrie anglaise plus qu'elle ne peut donner. Ce malentendu évité aurait-il diminué l'admiration vouée au peuple de Grande-Bretagne ? Nullement, car on aurait songé au labeur des deux millions et demi de trade-unionistes demeurés fidèles à la politique de guerre avant tout ; on se serait rendu compte que malgré les Lansdowne, les Morel, les quelques hurluberlus pacifistes des Communes, la minorité qui accepterait une paix sans victoire est peut-être plus petite ici que partout ailleurs, et que la résolution de gagner la guerre est d'autant plus fermement implantée dans l'esprit anglais qu'elle a mis plus de temps à s'y faire jour. On parle beaucoup, à l'étranger, des facilités qu'offre la vie matérielle en Angleterre. Il serait bon que l'on connût les restrictions imposées aux classes moyennes d'ouvriers, l'augmentation formidable du prix de la vie, l'absence fréquente de denrées de première nécessité. Dans un autre ordre d'idées, nos amis français se seraient certainement épargné une désillusion si la connaissance de ca qui se passe ici leur avait fait « réaliser » ce que les Anglais pensent d'un généralissime. Il est certain que, jusqu'à nouvel ordre, la majorité est hostile à la création d'un commandement suprême unique. II y a peu de temps, le colonel Repington publiait plusieurs articles combattant cette création. La, semaiine dernière, le Times insérait une lettre émettant les mêmes objections de principe, mais déclarant que, • si un généralissime finissait par s'imposer, ce devait être... le maréchal Douglaï Haig. Ne souriez pas. Ceci ne révèle pas plus l'ignorance, chez les Anglais, de la pensée continentale, que les faits précédents n'indiquent d'ignorance de la mentalité britannique chez les alliés de l'Angleterre. Et pour combattre des idées, pour les réfuter, pour les transformer, la condition essentielle est de les connaître. m * * L'Angleterre a toujours eu une qualité' suprême : quelles que soient ses tendances, ses théories, ses préjugés, — elle est toujours prête à les modifier au contact des faits. Elle s'adapte. Parfois lentement, trop lentement, mais elle s'adapte. Depuis trois ans, elle a peut-être remporté sur elle-même plus de victoires, et plus utiles, que sur les Boches. Elle devra encore en remporter d'autres. J'indiquerai dans un prochain article, quelques traits dominants de la situation m&térielle à laquelle l'Angleterre a dû s'adapter, et de quelle manière l'adaptation s'est faite. CUTT. ni , WW ■ ... ■ - LES FILS D'ÉTRANGERF ILS VONT ETRE INCORPORÉS On communique la note suivante : Lès fils d'étrangers, recensés en exécution de la loi du 3 juillet dernier, qui ont été reconnus aptes au service armé ou au service auxiliaire, seront incorporés le t.1» îaxiv.ier 1918. -— {Radio >

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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