Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 11 Mai. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 21 janvrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1r6n010m8f/
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20e ANNÉE. - Série nouvelle . N° 1§0' Le îiuméro : 10 Centimes (5 CSHTIMES AU'FRONT)' Mardi 11 Mai 1915 5SBgj9aMsszêwsaesa»sn^jrauj»T&^^ BÉDACTION & ADMINISTRATION a 1er rne de is Bourse — LE HAVRE Téléphone: Le Havre n* 14.05 Biresieur : FERMD ÏÏEDRâûf I foutes les communications concernant la rédaction doivent être adressées o8w,riic de ia Bourse, Le Havre. LONDON OFFICE: 21,Panton Street /53 0>n LE XXe SIÉCLE Quotidien b>@Io@ paraâss^nt eu rtavre ABONNEMENTS Franoo 2 Tr. 50 par mol9. » 7 fr. 50 par tnlm93tr« Hors France.. 3 fr. » par mois. » .. 9 fr. » par trimestr© Angleterre.... 2 sh. 6 d. par mois. » .... 7 sh. S d. par trimostre PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles,* Sur le Continent: Los 3 lignes O fr. 50 La ligne supplémentaire O fp. 25 Angleterre : la ligne 3 d. les querelles politiques " â Imite .ae sont plus qu'un saurai Tous les récita des Bruxellois qui on réussi à s'échapper de la capitale et à Iran cliir la frontière, au ccurs de ces dernière; semaines, sont en tout point concordants àls nous apportent, tous, mêlées comme ci un breuvage réconfortant, savoureux e «mer, de la doulour et de la joie. Dans l'air irrespirable de la capitale cppn mue, la vie est une tatte incessante, un tour 'Ment sans-cosse renouvelé. Mais les âme: ne faiblissent point. Paisible en apparence distants, ironiques, pleins d'espoir, délivré: des querelles politiques et des dispute* re ■î-igicaises, les Bruxellois donnent m raond "le spectacle d'un peuple qui- ne se rend pas plus uni et moralement plus fort, après bai Mois, qu'au premier jour d'occupation. La triste réalité fait pâlibr les plus «rama ïiqiues romans d'aventure ainsi que l'ibis litoire des plus odieuses persécutions qu'ui ; peuple ait jamais souffertes pour son i-ndé ipenciance et pour sa liberlALes espions son partout, niit'iles et femelles. Les- délation i]}leuvcnl,les vengeances des Allemands 1er 'lirés avec les troupes se donnent libre cru t'ière. Dans les tramways, personne n'os .plus, parler tout haut. Sur les marchés, ev ire les échoppes, circulent die basses et loi clios Iraures. Pour un lazzi, pour un lia,us renient d'épaules, pour une allusion au échecs de l'armée allemande, on est mand Sv la kommaredantar. Et gare l'amende ou 1 (prison. Les temps de Gesaeler ne sont pa (encore revenus, pour les Bruxellois d moins, car le lecteur a vu, par le récit de N de d:.'[>uté Borbouix, que les agents'de polie vie Yu viers sont tenus de saluer humble ment MM. les officiers prussiens. Mais si le succès des Alliés ne tour inspiraient un salutaire prudence, fis en viendraier (sans doute & obliger les Bruxellois à salue Ile casque à pointe, ces lourdauds pour qx le tranquille héroïsme de toute une populï Ition est un livre fermé. 11 ne se pass-e pas de jour où des fonct.ior naires communaux, connus par l'ardeur d leur patriotisme et soupçonnés do favorise le départ des jeunes hommes peur l'armé! ine soient tentés par un espion prussien d* Huisé en soldat, voire en officier français q-i vient solliciter leur aide pour sortir de B-e fjique. Une nuée d'Allemands délivrés, a i.o,iv ilimi t(j,n2 séjour en France, de l'aiccer tîci m-aniqiue, s'est abattue sur BruxeHe! D'aucuns.u IraopqmVVommen.t „ & ravir. A ,récit des exploits de ces agents provora leurs, on croirait lire une page de l'histoi-i elle Venise, o>u de la tyrannie autrichien! en Lombardiie. Même astuce, même ba isesse-, même ignominie chez les « mouches prussiennes; même adresse, de la part d n» compatriotes, ù flairer et à jouer l'es :pion. . Mais ii quel prix, grand Dieu ? Et 1 on s (surprend à l'ire et à pleurer, dans le mêm Mioir; > n t, quand on entend raconter la trag con:i me odyssée de braves gens obliglés d se déguiser, de se travestir, chez eux, su i'-e sol de leur patrie, d'an» la cTïère ville d leurs ancêtres, et de se cacher comme de malfaiteurs pour dépister dos algiuazils cer fois trop stupicles pour jouer au plus' fi ..-avec les Bruxellois. Un brave homme de notre connaissanc a sensé, dans l'es ruelles du Quartier des M; î •■lies, des espions qui l'avaient suivi pei àant une grosse heure. Un autre est sor méconnaissable d'une maison sur le seu de laquelle ses suiveurs l'ont attendu pea dant i'oate la nuit. Sa barbe-Monde, orn< oneni des jours heureux, était tombée sou le fer... Un autre, aussi habile que Frégo ii revêtir, e.n moins de temps qu'il ne fa.) oour le diire plusieurs déguisements, s-'e: donné lai joie de causer die la pluie et d 'beat! temps avec les mouchards envoyés ses trousses... Héros tranquilles; avisés i ■modestes, un jour viendra, n'en doutez pai où le pays connaîtra et acclamera vos nom Essayez un peu de parler politique à u peiiplr qui souffre et qui se défend avec ai tant do 'gaité et autant d'héroïsme. Fiœc: les luttes d'hier; détrônées, les- idoles d ternes de paix. Il n' a plus ù Bruxelles ni; •deux partis : le Belge, le patriote, et l'ai Ire : infime et méprisable poignée de ma heureux que l'intérêt ou la crainte lie a char ou à"la mangeoire des vainqueurs-. L terès-penséurs et croyants fraternisent. T foudre eil'anticlérioali-sme ne tait rien d-'im portait sans en aviser son curé, et celui-cllit ù qui veut l'entendre : « Comment ai-pu me tromper si longtemps sur le corn-p-d'un si brave homme » ?... En même terni que la clairvoyance, la sianté poKtiquie e .revenue, c'est-à-dire que tes neuf-dixième des Bruxellois se promettent de ne plus êti assez bCtes — c'est le mot qu'ils emploie] — après la victoire, pour chercher et poi combattre des ennemis en Belgique, au nh grand plaisir et au plus grand profit diu, seu de l'unique ennemi, de cet AH-emarad maud qui a si bien profité de nos discordes. " I,c nom du Roi est sur toutes le? lèvre ■4'amour de la famille royale dans tous le coeurs; et la popularité de M. de Broqu ville, particulièrement dans les milieux n psi'lai.r 's, dépasse tout ce qu'on peut imag iier. Le peuple de Bruxettes demande ai 'partis die faire trêve après l'a guerre, c moins pendant quelque temps, jusqu'à' jours où les ruines auront été relevées et Ii traces des Barbares effacées. Il le dienian t 'Mais au besoin, H l'exigewi. Ceci nous v «lit nair des gens de toute condition »t ( ■toute oninion, bons observateurs, térnoii imiparliauix, eux-mêmes étonnés de la fo.j et de l'unanimité de ce sentiment. Et n une erudimini, reges, disait Bossu* •aux rois. Mais ce n'est pas aux rois que discours s'adresse... F. v. Combat entre soye-marin anglais et diripaiiie aliomar WO,T—— .îjo-ndres, 9 mai. (Officiel). — Onlrair ment à l'assertion allemande qu'un dirige, iile allc-niand aurait coulé un sous-mari l>ritaraniquc,ce sous-marin a regagné le po-indemne et il a annoncé qu'il avait cancnn .endommagé et chassé le dirigeable. — Deux capitaines de la marine ma: Khando danoise ont été condamnés à tro Mus de travaux forcés et 25,000 tram d'amende pour s«T»i» f»*cni du cuivre ÀAUemagro, LA GARDE VEILLE SUR L'YSER ! >IO« On s'égarerait par trop si l'on s'imaginait que, parce que les conimuniqués officiels nous disent qu'il n'y a rien ù signaler sur [ certains points du front, nos soldats y mè-. nent une bonne petite vie de « grandes ma-. nœuvres », sans périls et sans gloire. A la vérité, sur le front belge, la garde [ veille sur l'Yser, et constamment, de jour [ et de nuit, ou tiraille et l'on se bat. « Chaque soir, au coup battant de neuf heures, — nous dit un adjudant chef de peloton, — la sérénade commence. Le bâton d'un invisible chef d'orchestre bat la mesure jusque minuit. Tous les cuivres donnent ù la fois. Lorsque les canons, l«s mitrailleuses et les fusils nous ont craché leur fer et leur feu, des larmes spectrales se glissent hors les tranchées, devant nous, t à cent mètres, et se coulent entre les buissons et les mares. La nuit est noire comme . de l'encre, mais nous avons des yeux de . chats et nous rions sous cape du mystère i et de l'ombre dont s'enveloppe l'assaillant. . Lorsqu'il est lù, tout près, à brûle-tumque, t en quelque manière, nous lui tirons notre à salve. Alors c'est fbécatombe et le « rush n . des survivants vers leurs gabions et leurs •- casemates. Bientôt après, les violons des e mitrailleuses et la batterie » des canons . cessent de jouer ; le chef d'orchestre dépose . "on bâton. On baisse le rideau. Bonsoir. :. Nous pouvons dormir. » x *** é II en va ainsi de Lombaertzyde ù Lizerne, a dans toute la plaine inondée. Les poètes, s — car il y en a aux tranchées, —• avant de 11 se coller le dos à l'escarpe de la tranchée ■ et de fermer l'œil jusqu'à la prochaine e alerte, poussent la tête par-dessus le para-pet et regardent. Un peu de clarté lunaire s s'épand entre deux nuages. Nous sommes ? ici en avant de Pervyse, le pauvre "village dont les maisons détruites dressent les moi-r. gnons calcinés de leurs murailles vers le I ciel comme pour lui demander miséricorde " et vengeance. Là-bas, sur l'immense lagune glauque de la plaine submergée, une ' seule chose reste debout : c'est la ruine de 0 ce qui fut le château de Vicogne. Des cor-r neilles hantent sa tour où se dessine parfois, sur l'écran des nuages qu'éclaire la l'une, l'ombre chinoise d'une vigie de l'ennemi. :l Car Vicogne, enclavé dans nos lignes, entouré d'eau de toutes parts, est, depuis tou-lj jours, entre leurs mains. Mais, patience !... Un jour viendra où nous y entrerons, le '■ fusil fumant, avec des cris de victoire. Et II les poêles rêvent à la lune et bayent aux l' corneilles. La vigie ennemie, c'est la jeune ® princesse au haut du donjon. Soudain l'abo: , furieux du canon ennemi coupe en deux le rêve... " *. c * * i- Ah ! la belle fraternité des armes I « Tu as, sans doute, appris, — nous écrit 0 un carabinier, — que le 2° carabiniers (3' e et 4° bataillons) ont été à la bataille de i- Steenstraete-Lizerne. Nous y avons rude-e ment travaillé. r „ Mon bataillon (le 3") resta quatre jours e dans cet enfer, où la mitraille pleuvait, cra- s chait, éclaboussait. C'était terrible et em- t vrant à la fois. n n Maintenant nous avons quitte ces Jieux de saccage, de mort et de triomphe, e » Les grenadiers y ont été magnifiques i- dé courage, de résistance et d'audace Ils i- installaient leurs mitrailleuses sur la tran- ti chée mémo, afln d'être plus certains d'effec- it tuer un feu meurtrier, et, debout eux- i- mêmes, ils faisaient un vrai carnage des i- Allemands qui s'étaient établis dans le sec- s teur français à leur droite. li n Leur régiment a bien mérité de 1 ar- it mée t :.t i, Dans la nuit du 25 au 26, les Allemands u firent encore emploi de leurs vapeurs as- ù phyxiantes, et nous eûmes aussi ù nous er ^ ressentir. Nous pleurions tous à chaudes 5, larmes. Tu vois d'ici les carabiniers chan i. gés en fontaines ; c'était tout ù fait joli, n Nous en avons été quittes pour sécher nos i" pleurs ; mais, plus en avant du poste dt i, major, nos camarades en ont été fortement u incommodés. La sale guerre que celle faite ■o par ces sales gens. » u * * * „ Et maintenant veut-on l'impression inté- 1 grale des tranchées telles que la formule un petit chasseur à pied de Belgiepie, étu i diant naguère de son état, volontaire au iî jourd'hui de son métier ? La voici, dans fp une péroraison de lettre : . ^ ci II fait très beau ; le soleil miroite o l'infini dans le lac de la plaine flamande 'î Je m'amuse beaucoup.Nous sommes en pre mière ligne ; mais je lis et j'écris, en atten >t> dant mieux. Tout le monde est content. ,( C'est épatant. Toutes les nuits, ils attaquen ir maintenant, La nuit passée, nous avon „ pris pour notre rhume 12S obus, pas un d( i plus, pas un de moins. Je les comptais sui i un chiffon de papier, comme on marque le: parties à la manille. Pas un blessé. Ça n( - leur réussit jamais ces attaques Je tire meî ^ 120 cartouches. Quel luxe que la guerre ^ SalVe ! " Paul CROKAERT. i ÂOMÂsvmï - INTERNATIONALE -t ,M. Edouard Laskine le montre très hier le dans le « Malin » du 9 mai : ,s u L'Internationale est, dit-il, le plus puis :e sant instrument de germanisation qui ai jamais existé : elle a toujours servi à déna> tionaliser les peuples au bénéfice exclusif d( 'p- l'Allemagne. Si Ton avait demandé aux ou vriers de renoncer , ci leurs traditions et c - leurs aspirations nationales pour se mettr: au service de l'empire germanique, ils au raient refusé avec indignation : la manœu vre fut plus subtile qui les invitait à commu f| nier dans une prétendue « Internationale > manœuvrôe, dans la réaflité des choses, pai dos Allemands au profit de l'Allemagne. Lf germanisme, dans ses efforts pour conque rir îa « marche » d'Alsace-T>orraine sur le? Français, n'eut pas d'auxiliaire plus (puis Jj sant que le socialisme personnifié. '• îïN CAÏÏCHON ALLEMAND La « Gazette do Cologne », du 6 mai, an-is nonce que l'évêque de Metz, Mgr Benzler. « a donné à "on clergé l'ordre d'enlever, dans à toutes les églises do son diocèoe, les statues de Jeanne d'Arc. Une leçon is l'espirienee -i »0*— ParLant, l'autre jour, des villes de Flandre qui ont dû être brusquement abandonnées par leurs habitants, sous les trombes d'obus, nous disions que, si l'on avait tardé à faire évacuer ces villes, la faute n'en pouvait être imputée à l'autorité militaire. Nous avons reçu depuis lors, plusieurs communications à ce propos, mais elles ns nous ont pas fait changer d'avis. Toutes les villes et bourgades belges qui sont dans l'aire de feu ont subi ou subiront le bombardement. C'est inéluctable. Pour leurs habitants infortunés, la cruelle alternative oui se pose est la suivante : ou bien rester dans la ville, et dans ce cas c'est la moit presque certaine; ou bien quitter la ville et alors c'est la maison abandonnée, presque fatalement vouée à toutes les entreprises.Il y a toutefois un remède à co dernier risque : c'est que l'autorité prenne de telles et si énergiques mesures que les propriétés privées soient respectées. Dès lors, les habitants peuvent s'éloigner de la zone périlleuse, sans avoir à craindre pour leui bien. Or, nous savons que précisément en cc qui concerne notaihment Ypres et Pope ringhe, l'autorité militaire, désirant l'exode des habitants — et avec combien de raisons ! — a voulu prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder les proprié tés. Elle eh fut empéchée. Nous pour rions citer à cet égard des dates ; mais à quoi bon ouvrir une douloureuse polémi que I Cependant l'erreur commise là ne doi' plus se répéter. Aussi, chacun estimera-t-i' avec nous que, le jour où l'ennemi serf chassé du territoire, l'autorité militaire au fur et à mesure de notre avance, devre être souveraine dans toute la zone des ar mées. Sans doute, les autorités civiles de vront être appelées à donner leur collabo ration à l'autorité militaire, mais celle-c devra avoir la primauté, à péril sinon d( voir le pays et ses habitants exposés au: infortunes du pays de l'Yser. Assurément, cette primauté et cette colla boration exigeront beaucoup de s a voir-fa in et de tact ; mais qui pourrait mettre 01 doute que l'autorité militaire possède l'un< et l'autre, de ces vertus après avoir vu aair par exemple, dans la Flandre non occupée le colonel de gendarmerie Trembloy, qui s'^ est acquis les meilleurs titres à la reconnais sance publique ? La guerre est la gy.nerre et ses nécessité; sont impérieuses. Au regard d'elle, que son donc les conllits de pouvoirs et d aîtribu tiens, les appels aux -précédents et les reven diications de prérogatives ? Si nous* devion: en être là, nous serions jolis ! Mais heureu sement nous n'en sommes plus là. LESFÀITSDUJOUR Les onérations des alliés sur In front occi dental ont obtenu ces jours-ci d'important, succès. Les résultats enregistrés par le communiqué officiel français de dimanche soi font le plus grand honneur aux troupes qu ont été engagées dans les combats de la se m aine der nière. VWIWW Toutes les dépêches venues d'Italie depui quarante-huit heures donnent à croire qu les événements vont se précipiter. Le Roi d'Italie a eu dimanche de longue, conférences avec ses ministres et notam ment. MM. Sonnino et Martini, ministre de. ccloniés ; celui-ci a communiqué le résulta des enquêtes des gouverneurs de Tripoli taine et de Cyréna'ique, desquels il résuit que de nombreux officiers ottomans ont con t.ribué à Vorganisation des bandes de rebel les cl ont suscité la trahison contre les trou pes italiennes. On affirme dans certains milieux que ce constatations délcvjnineront la dénonciatio• du traité d'Oucliy et formeront en mêm. ■ temps une des raisons de la dénonciation d : lu Triple-Alliance et une des justifications d li rupture avec les deux empires. AJ\ AWVM U ambassade du Japon a reçu du ministr. ; des affaires étrangères à Tohio une dépêch annonçant que la Chine a accepté la dernièr . noie japonaise. ; Une dépêche de Pékin confirme celte noi vellc On sait que le délai fixé à la Chine pa l'ultimatum japonais expirait dimanche ■ six heures du soir. On a des raisons de croire que le Japo. avait exclu de son ultimatum les condition ■ qui avaient pour objet de soumettre à u ; contrôle japonais certains rouages essentiel ! de la vie publique en Chine : nomination d ' conseillers japonais auprès du gouvernemen i central de Pékin, organisation d'une polie î mixte (japonaise et chinoise) dans les princ ; pales villes de la Chine, commande oblige toire d'une partie des munitions chinoise ■ au Japon, etc. Les satisfactions obtenues par le Japor in/iépendàmment de celles qui pourraier nV'Ire pas connues du public, consistent air si dans l'extension et la prolongation ce se droits existants sur. Port-Arthur, la Manc i cliourie méridionale et. la Mongolie oriental el dans l'acquisition de droits nouveaux su les provinces chinoises du Chan-Tounq et d Fô-Kien. . . TeaÉMe solidarité , Le Tklens Tctjn de Christiania annonc ■ qu'à la demande de leurs collègues hollar : eiais, les employés des télégraphes norvi giens ont fait entre eux une quête au prof ' de leurs camarades belges réfugiés en Ho ' lande. Cette collecte a rapporté 3,235 coi 1 roioies qui oint été remises aux intéressé par l'intermédiaire du ministre des affaire 1 étrangères. Les télégraphistes norvégien ■ ont en même temps exprimé leur sympathi à leurs- collègues belges malheureux. Tous les Belges seront sensibles à ce non veau témoignage de la sympathie des Noi végiens pour notre pays. 0!\! NOUS DEMANDE... — Des nouvelles de B.OUV1GNES (D: nanti. — Avis à nos lecteurs. La Waiîte sa Flandres SUR LE FRONT BELGE —O— Voici les deux derniers communiqués du grand quartier général belge : Situation, le 8 mai : L'artillerie ennemie s'est montrée très active sur le front belge, certains points ont été bombardés avec une grande violence et les Allemands n'ont vas manqué d'envoyer quelques gros projectiles sur différentes localités en arrière de nos lignes; notre artillerie. a vigoureusement contreballu les batteries aduerses. Situation, le 9 mai : Bombardement sur tout'le front spéciale-ment à Ramscapelle, Pervyse, Oudsluyve-kenskerke, Ooslker1:e et Loo. Le feu de notre artillerie a réduit au silence plusieurs batteries ennemies. il mm mm s'ïpris — o— Le combat est toujours d'une particulière vivacité a.u saillant d'Ypres. Notre information, d'aip>rès quoi les troupes britanniques occupent toujours Sairnt-Julien, sur la route d'Ypres à Poelcappelle, . est confirmée. Le correspondant du Times, . éorit en date du 9 mai, que ce hameau est ( aux mains d'un détachement anglais qui a pour mission d'y tenir et qui y tiendra. Après avoir repris haleine, les Allemands renouvellent Leurs efforls. Ils ont tenté une grande attaque concentrique aur toutes les ^ positions en éventail où sont arc-boutées les troupes canado-bri tan niques à l'est d'Ypres, die la route dp Poelcappelle (nord-est) à oelile ! de Menin (sud-est). Canons, mitrailleuses et . fusils ont fauché les premières lignes de l'assaiiliant; mais celui-ci s'entête et le combat continue. ; On dit que lmit h dix régiments d'infante-r rie hongroise, — c'est-à-dire tout un corps d'armée, — ont participé aux dernières of-. fendives en Flandre. Ces fantassins ne pa-» rais sont pas avoir u»n meilleur sort que les [ cavalcers que la Hongrie a naguère envoyés ; dams nos provinces. Ces régiments ont été très maltraités et presque anéantis devant ' Ypres par l'infanterie alliée, tout comme \ les houzardis magyars avaient été sabrés . par la cavalerie "française en octobre dernier. ' Paul C. L Communiqué du maréchal French.— Lon- - dfcf's 9 mai. — Hier, au sud-est d'Ypres, le - combat a continué sans amener de chansje-5 ment sensible. Nous avons repris une Iran- - chée perdue avant-hier. Ce malin,après un violent bombardement, les Allemands ont atlamié vigoureusement les tranchées du front entre les routes d'Ypres à Poelcappelle el d'Ypres à Menin. Le combat continue; des contre-attaques ont lieu. Aucun combat n'est signalé sur le reste du front. o- ^ ■- : Mesures contre le commerce allemand * an GoDgo belge Une récente ordonnance, signée par M. lf ? gouverneur général Fuchs, a organisé ar > Congo belge" la lutte contre le commercc allemand. On y trouve les dispositions d'u-? sage dans les documents analogues : dé . fense de commercer avec les personnes ré-î sidant en pays ennemi ; rupture des con l trats en cours ; défense de payer au> . ennemis de la nation les sommes qui leui , seraient dues ; prohibition, à l'entrée danf 1 la colonie, des marchandises allemandes . etc. Mais, à côté de ces dispositions d'ordn général,l'ordonnance congolaise en contien ? d'autres, dont quelques-unes constituent d< % véritables innovations. Nous citerons no-, tamment, l'obligation aux débiteurs d< ^ sommes dues aux Allemands de se libérer ^ dans le délai le plus bref, entre les main: " de la Colonie, tout en prévoyant que de* délais de payement pourront être accordé: aux débiteurs malheureux qui les sollicite 3 ront par requête adressée au iuge de pre ' mière instance de la région ; et l'indicatior ? de peines rigoureuses et qui vont jusqu'j cinq ans de serv:itude pénale et 50,000 fr - d'amende, sanctionnant les infractions corn misés en violation des prescriptions de l'or ^ donnance. i Les mesures sont excellentes, d'autant plus que l'Allemagne, on le sait, avait jeli ^ son dévolu sur le Congo belge, et que soi s commerce s'est toujours montré là particu i lièrement entreprenant. \ LES BRAVES GENS ÎJOlî - L'attitude de la Belgique et de ses soldat: s au cours de la crise actuelle a ému vivemen les pécheurs de Terre-neuve. Ils se sont im , t osé de grands sacrifices pou-r apporter euj t aussi leur obole au soulageaient des Belges Le célèbre roédecin-mtestonaaire, Dr Gren s fell qui vit au milieu d'eux a écrit à ce pro pos au consul de Belgique à Plidladelphû u une lettre dont nous extravons oe qui suit : r « ... Si vous aviez vu la vente d'article: K fabriqués par nos pêcihem-s, que nous a.von/ eue ici an profit des réfugiés belge®, von: - auriez compris pourquoi nous aimons tan ces 1)raves ■vn.-s. Les hommes enlevaient le; bagues de leurs doigts, retiraient leurs mon très de leurs poches, pourae-beter toutes sor tes d'articles qu'ils avaient eux-mêmes fa s brqués. Certains d'entre eux rachetaient ci - qu'ils avaient généreusement donné, biei -- qu'ils en eussent un pressant besoin. Et l-< t vente a produit 470 dollars. Pensez donc ■- dans un endroit comme celui-ci ! » " Aux chaleureux remerciements du consul ® le Dr Grenfell répond : s « ... Les larmes nous viennent aux vot: e -à la pensée que de si petits sacrifices eollen au cœur des braves gens qui on-t tou-t donni . pour défendre la cause de l'honneur et de h -. justice. Co que les Belges ont fait, c'est ci -que fout ce qu'il y a de meilleur dans l'hom . me l'incite à faire. Vous né pouvez com ipienelre combien nous nous sentons peu nié ritante en présence de l'exemple qu'ils nom ont donné... » Comment exprimer les sentiments de ro connaissance qu'inspirent ù tous les Belge: des témoignages do sympathie aussi tou chants ? 11112111 iiffii Cemmuniqué efiei§S français Paris, 10 mai, U h. 40. Trois nouvelles attaques allemandes At NORD DE LOMBAEliTZYDE ont été repous A L'EST DE SAINT-GEORGES, nos fusi tiers marins se sont emparés de la jernu Union très puissamment \oriâl'iée par les Allemands el d'un ouvrage à l'est. Ils ont (ai une trentaine de prisonniers. DUNKERQUE a été de nouveau bombar liée ce matin vers six heures (deux obus). DANS LA REGION AU NORD D'ARRAÏ nous avons maintenu tous les gains impor tants signalés dans le communiqué d'hie soir. SUR LE RESTE DU FRONT, nolammen dans l'Argonne et en Alsace au Sillakerwa sen, continuation de la lutte d'artillerie. M. POINCAUÉ SUIt LE FRONT Lie président de la République, accomipa giné du général- de Castelnaiu-, a visité d-i manche les troupes dans la région de Ri Ibecourt. »o« UN COMMUNIQUÉ DU MARECHAL FRENCH Londres, 10 mai.— Le 8 et le 9 mai, non; avons reooussé l'ennemi à l'est d'Ypres. Ce matin,notre première armée a attaqu l'ennemi entre le bois Grenier et Festulx-E-ISe a gagné du terrain au sud-est, ver Fro-mielles. Nos aviateurs ont bombardé le chemin d fer de Sai-nt-Anelré à La Bassée. SUCCÈS DES ALLIÉS DANS LES DARDANELLES Londres, 10 mai. — Le «Daily Chronicle publie 1-a dépêche suivante : « On mande de Mytilène que les forts .' Kh-ana et elle Kiliid Bahr ont été complète ment réduits au sillence. » Les alliés bombardent te fort à l'est d Nagara. « Les troupes die terre continuent à a van cer. » LE "LUSITANIA" LA JIËRE STATISTIQUE Liverpool, 10 mai, 7 h. 35 matin. — Jui qu'à minuit « Queenstown » avise que le survivants sont au nombre de 764, compre liant 462 passagers et 302 hommes d'équi page ; 144 corps ont été retrouvés, 87 on été identifiés et 57 n'ont pu l'être. Parrn les identifiés sont 65 passagers et 22 hoir mes d'équipage. Le nombre de personne blessées est de 37, dont 30 passagers et hommes d'équipage. M»° DEPAGE EST PARMI LES VICTIME La Compagnie Cunard a publié lundi m< tin une liste de personnes dont les corps or été retrouvés et identifiés. Le nom de Mm Depage figure sur cette liste; la femme d chirurgien bruxellois est donc parmi les vie times de la catastrophe du Lusilania. Dans son numéro de lundi, le « Courrie de l'Armée », signalant les craintes qu'o avait au sujet de Mme Depage, faisait so éloge en ces termes : ii Avec Mme Depage, disparaîtrait un femme d'élite. Son nom signifiait intelli gence, charité, dévouement. S. M. la rein Elisabeth la tenait en grande estime pot les innombrables services qu'elle n'a cess de rendre à nos blessés depuis les premiei jours ele la guerre. i n Mais ce n'est pas seulement sur ne ' champs de bataille que Mme Depage brilla dans les hôpitaux de Bruxelles, à Sain ■ Jean, surtout, depuis de nombreuses ar ■ nées, elle s'est dévouée sans merci, consi crant à ceux qui souffrent, au détriment c sa santé et de son existence familiale, se i heures, ses journées, ses nuits, passionné i de l'amour du prochain, allant, vaillant 1 consolatrice, comme par un besoin de s généreuse nature, vers tout ce qui pleur et tout ce epii pâlit' des misères humaines. MECONTENTEMENT DE L'OPINION AMERICAINE L New-York, 10 mai. — Le Parlement d'EP - de Californie a adopté une résolution info: : amant le président Wilson que le peuple a] . payera n'importe quelle action, quelle qu'e - soit la sévérité,pour sauvegarder l'honnev • des Etats-Unis. i CYNISME EFFRAYANT i Londres, 10 mai. — Un survivant du Lus i tania raconte qu'il a vu- les Allemands, su . le kiosque de leur sous-marin, poussant de ' hourrahs et disant : n Vous ne chantere | plu-s Tipperary ». ! One liste de militairas Ijslgee prisonniers en Allsniape ■ Le XX° Siècle vient de publier une pri ! mière liste officielle de militaires belge ■ tombés au.c mains de l'ennemi (16 pages 1 Elle comporte plus de 9,000 noms de mil '■ taires, classes par grade et par ordre alplu - bélique et est mise en vente dans les bureau ' du journal ainsi que chez tous nos vendeui ' el dépositaires av. prix de 0 /r. 25 Vexe n i plaire (0 fr. 20 seulement pavr nos soldai au front). Moyennant l'envoi préalable d'une somm i de 0 fr. 30 par exemplaire, l'Administrais !lu fournat se charge cgalemenl de l'expéd tfon de celte liste par la poste. £i Torpillage la « LUIMH " 1.547 victimes 703 rescapés j Oe crime provoque ■ uaiumneliimdipaiion Un grand cri d'horreur a accueilli dans t le monde civilisé, dont, sont désormais ban- - nis les deux empires, la nouvelle du torpillage du « Lusilania ». Il ne peut pas, en effet, y avoir deux avis sur ce crime. Les Allemands, qui ont tous les cynismes, disent : « C'est la guerre. L'Angleterre nous affàme ; elle empêche, même les navires neutres, de nous apporter des vivres. A son ^ coup de force, nous répondons ipar des coups de force et nous coulons les navires battant son pavillon. Dent pour dent, œij pour œil. De quoi se plaint-elle ? » De quoi ?... Encore que ce soit là guerre sa/uivage, nous ne protesterions que, pour mémoire, si le sous-marin allemand s Y-lait 3 borné à envoyer le « Lusilania » avec sa cargaison sous l'eau, n'ayant ni la puissan- 5 ce, ni la faculté de l'emmener dans un port allemand. Mais l'abomination, c'est le fait > de n'avoir pas donné aux passngers et à l'écjiuipage le temps de mettre les barques 3 de sauvetage à l'eau et de s'y embarquer. La plus élémentaire humanité le commandait et l'opinion allemande se met au ban de la civilisation en se réjouissant scandaleusement de pareil forfait. 5)0 'f LES VICTIMES 3 - Les chiffres connus jusqu'à présent sur la perte de la Lusilania sont les suivants * 3 1.502 manquants, 703 sauvés par les cha< loupes de sauvetage, mais sur lesquels 45 - sont morts après avoir été recueillis. Piarmi les passagers de seconde classe, on comptait 5 Français, 1 Italien, 1 Belge, 65 Américains. Parmi ceux de 3° classe, $ Grecs et 17 Américains. En lro classe voyageaient 3 Grecs, 1 Suisse, 106 Américains. L'excuse de l'Allemagne prétendant que la « Lusitania » était armée, est officiellement démentie. La majorité des victimes appartient & " l'équipage et à la lro classe des passagers. La plupart des cadavres retrouvés sont des cadavres de femmes. " Dans le hangar de la Cunard Line, à) r Queenstown, gisent les cadavres de plu-1 sieurs bébés. On remarque celui d'une femme pressant sur sa poitrine un enfant de ® 5 mois. 7 L'Amirauté estime qu'il ne faut pas espérer trouver d'autres survivants. Le consul américain de Cork a télégra- > phié à l'ambassade américaine de Londres une liste de ses compatriotes sauvés du si- l- nistre. Il ajoute qu'il y a environ 63 ca-t davres non encore complètement identifiés c et parmi eux, sans doute, une douzaine u d'Américains. Il ajoute que M. Vanderbilt est très probablement parmi les morts. La liste communiquée compte 44 person-r nés, dont 3 enfants. Si ce sont là les seuls u survivants américains, comme il est pro- 0 bable, le nombre des sujets américains embarqués étant de 188, il y en aurait donc e 144 parmi les morts. Les hangars de la Cunard Line étant in-e suffisants pour contenir tous les cadavres, r l'Hôtel de Ville a dû être également trans- 6 formé en morgue. s Des fosses sont hâtivement préparées au cimetière.- LE DRAME Au moment où le transatlantique elispa-raissait. des centaines de passagers sau-e tèrent à la mer : la plupart furent entral-s nés par le remous ; beaucoup, de victimes e s'agrippèrent aux pièces ele bois détachées « par l'explosion. Quelques passagers échap-a pèrent, miraculeusement : ils furent hissés e dans les chaloupes après avoir été long-„ temps roulés dans les flots. Lady Marck-wertli fut recueillie inanimée : elle était restée pendant trois heures, flottant sur les eaux, soutenue par une ceinture de sauvetage.RECITS DE VOYAGEURS t D'après les dires de plusieurs survivants i- débarqués à Kinsale, le paquebot aurait n été attaqué par deux sous-marins. ,r D'autres voyageurs relatent avec insistance que des matelots des sous-marins allemands auraient tiré sur les passagers tandis qu'ils descendaient les canots et que plusieurs desdits canots auraient été criblés de balles. „ i- Le récit d'un autre homme ele l'équipa-r ge, John Davis, semble comprendre tous les s incidents qui marquèrent le désastre. Da-z vis déclare que le voyage s'était opéré dans des conditions merveilleuses. Mais, eu arrivant. à proximité do la côte d'Irlande, le 1 brouillard sévit sur la mer et la vitesse fut réduite de moitié. Vendredi, vers S heures du matin, comme le paquebot se trouvait au large de Fastnet, la brume se leva légèrement. La vitesse fut alors accélérée jusqu'à IS nœuds et, vers 5 h. 30 ele l'après-midi, lo navire avait repris toute sa vitesse et. adontait une marche en zigzag. Un instant après, il se produisait une " puissante et sourde explosion : la première s torpille avait fait son œuvre. Il est absolument inexact que le « Lusi-" tania « fût armé de canons. x LE SAUVETAGE DU COMMANDANT s Londres, 9 mai. — Le capitaine Turner s demeura sur le pont de son navire jusqu'au dernier moment et coula.avec lui. c Sa ceinture de sauvetage 1e maintint sur il l'eau et il fut recueilli trois heures après r- 1e naufrage. La police a recueilli tous les papiers et

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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