Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations

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s.n. 1915, 24 Fevrier. Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rv0cv4cp93/
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Les Nouvelles du Jour feuille iuxariwwieolw tflniorinaJto ARLON, LE 23 FEVRIER 1915 U LilUWtl il ii pitre m. A la demande du Comité national, Se comité développa bientôt son action et !'étendit à l'alimentation de toute la province.Le Luxembourg tut divisé en seize zones,et un comité régional fut constitué au chef-lieu de chacune de ces zones: Arlon, Baatogne, Beririx, Bouillon, Durbuy, Florenville, H ou ff alizé, Laroche, Libramont, Marbehan, Marche, Neuichâteau,St-Hubert, Vie!-salm, Virton et Wellin. Afin de parer aux frais de cette nouvelle organisation, le Comité national alloua au Luxembourg un subside hebdomadaire de 30,000 francs et une nouvelle souscriptk ouverte par le comité provincial atteignit 14,000 francs. Pour pouvoir disposer d'un capital assez élevé, le comité, suivant l'exemple d'au-sres comités provinciaux, se constitua au mois de déoembre en société coopérative au capital de 650,000 francs, capital dont une grande partie fut souscrite par les communes intéressées. Lntretemps, le Comité provincial s'était complété de tous les Sénateurs et Députés de la province et des personnalités dont les noms suivent: M. Franchimont, président de la Députation permanente, M. Lambot-ie, président du Conseil provincial, M. Bis ver, doyen d'âge de la même Assemblée, M. Ensch-Tesch, Bourgmestre de la Ville d'Arlon, M. le comte de Briey et M. Lucien Lamhiotte, de Marbehan. Dans son second rapport, daté du 17 décembre, le Comité1 expos© que, les seize cônes une fois bien établies, son premier soin fut de- constituer dans chacune d'elles un Comité d'Alimentation généralement Placé sous la orési^e "R..«au-.» -ur-ra îoc3Ti:r'tTT?FIieu et compose de personnalités au nombre d'une dizaine, appartenant aux différents partis politiques et résidant dans les centres principaux de la z'am. C'est ainsi que le Comité Régional d'Ar-lon-Messancy, présidé par M. Ensch-Tesch, bourgmestre d'Arlon, se compose de MM. Reuter et Kuborn, échevins, Mar-daga et Hobschette, conseillers communaux, Destrée, Ch. Cerf et Em. Karlshau-sçn, négoçiants à Arlon, Kneip, conseiller provincial à Bonnert, Fr. Origer, conseiller provincial à Autelbss, Dehard, bourgmestre d'Authus, Bosseler et Castiihon. notaires à Messancy. Plusieurs de ces Comités Régionaux ont a leur tour constitué dès qu'ils l'ont jugé nécessaire pour le ravitaillement des Communes ----- à défaut d'organismes, communaux existants — de petits comités locaux inspires dans leur composition des mêm^s principes qui ont présidé à la constitution des comités régionaux. L'organisme provincial a établi, comme nous le disions hier, sous notre rubrique régionale,son magasin central à Libramont. rP ^ s°us Ia direction très avertie dv- M. Parent, le distingué bourgmestre et Comité régional de cette zone, 4U avec 1 aide d un personnel dévoué a pris toutes les mesures nécessaires pour un fonctionnement régulier. à magasin central que sont gé~ ntralement expédiées toutes les marchandises mises à la disposition du Luxembourg Jff le Co? £ Nationa! ou achetées directe-mont par le Comité provinciai.Celui-ci don-®Jjef <)u 'es instructions néces- SSSSJSJSS"ou r'xpUmn chaque zône, un magasin régional a été établi, où viennent s'approvisionner les localités voisinas, lesquelles à leur tour ont établi chez elles des maessins ou dépots communaux. 8 e s» A côté de oe service d'alimentation qui ne constituait que l'un des objectifs de l'organisme. provincial créé à Bruxelles, celui-ci s'est occupé, également de fonder dans chacune des seize zones que nous avons ci-tees tantôt, un Comité Régional de Secours rtDsolumeni. indépendant du Comité Régio^ nal d'Alimentation. Généralement, ces Comités sont placés sous ! a présidence de magistrats et composés de médecins, de prêtres, de notaires et d'autres notabilités. A titre d'exemple, voici ia composition du comité de secours de la zone d'Arlon: M. Birck, Procureur du Roi à Arlon, président, MM. Joset, conseiller provincial, le curé-doyen Knepper, Hobschette et Gré-gorius, conseillers communaux à Arlon, Thiry, à Halanzy, Kiesel, à Arlon. Chacun de ces Comités de Secours a reçu au début de décembre un premier subside provisoire* Arlon $ rsçu 5000 ?r§-$ Bastogne, 2.500; Bertrix-Paliseul, 7500; BouiLon, 2000; Durbuy, 1500; Florenville 1500; tiouft'alize, 1000; Laroche, 2000, Libramont, 4000; Marbehan, 10.000;Marche, 2000; Neufchâteau 4000; St-Hubert, 3000; Vielsalm, 2000: Virton 10.000 et Wellin, 2000. Soit au total: 60.000 francs. Ces subsides ont été utilisés en émettant à due concurrence des bons qui. ont été distribues aux indigents de la zune. D autre part, grâce à des dons qui ont été faits au Comité provincial et grâce aussi à i intervention génereuse du Comité National, on a pu taire parvenir des lots importants de vetements aux régions particulièrement sinistrées, telles que bthe, Marbe-nan, Herbeumont, Ochamps, Jéhonville, rramont, Maissin, Porcheresse, etc... fct au moment de la rédaction de ce second rapport — 17 décembre — une nouvelle expédition était sur le point d'être fai-e à Neutchâieau et à Warmifontaine. A cette même date, le Comité n'avait pu aialgré sa vigilance, résoudre la question jes abris et refuges, en raison du manque Je carton bitumé et de verre à vitre. Un autre objet retenait à cette époque, /attention des organisateurs de secours: il 1 s'agissait des moyens de consentir aux Communes des prêts importants qui leur permissent de donner du travail à leurs ha-oitants victimes du chômage. Ces travaux devaient s'appliquer à des ouvrages dont la main d'oeuvre constitue le seul facteur, par exemple: coupe de bois, extraction de la pierre ou de l'ardoise, construction de routes ou de chemins, etc. Ces prêts devaient ître faits sans intérêt et remboursable trois ou six mois après la guerre. Pour terminer l'analyse de ce rapport, signalons encore qu'un service régulier d'inspection des Comités Régionaux a été établi. Six des délégués se sont chargés de visiter périodiquement la province et de faire rapport sur le fonctionnement des organismes y installés. Te! était à la mi-décembre, l'état de l'organisation du ravitaillement et des secours dans notre province luxembourgeoise. Dans les frenchees balgee M. Jules Destrée, le distingué représentant de Charleroi, relate en ces termes une visite qu'il vient de faire sur le front des troupes belges, en Flandre: J'étais revenu à Pervyse, un quart d'heure après le bombardement, dans la rue les. soiaa.s allaient et venaient, impassibles et-indifférents, la pipe à ta bouche. je visitai une maison qu'un obus brisant avait démolie à moitié, l'instant d avant. Un peut caporal s'y trouvait, inspectant une mitrailleuse embusquée là et qui avait failli .aire \& culbute avec le plancher de l'habitation.— Ennuyeux, fit-il simplement. Il va *3Hoir la dégager du plâtras et lui trouver" une autre place. Comme nous sortions, nous aperçûmes* un soldat qui se promenait avec une étrange ceinture de mouchoirs de poche accrochés à son ceinturon. Comme nous le re-ga«Ji<-ns, un peu surpris et interrogateurs: — On voit bien que vous ne fréquentez ' pas les tranchées» nous dit-il, en riant. Ce que je fais? Je fais sécher mon linge, après-une kssive effectuée par votre serviteur... J'eus la joie, quelques minutes plus tard-de retrouver un ami, avocat à la cour d'sp-pei de Gand, engagé volontaire à 33 ans, et; bien que deux de ses frères fussent déjà sous les drapeaux volontaires aussi. 11 était radicalement transformé et l'avocat un peu sucré, presque trop correct, plutôt timide,, pâle et nerveux, était devenu un homme aux joues rebondies et fraîches, à la démarche solide, de carrure nouvelle. Il avait, chose incroyable, la pipe à la bouche. Il se moqua gaiement de ma surprise: — Mon cher, me dit-il, si je parvenais à communiquer avec les miens, je serais 1 homme le plus heureux du monde. Ah ! ne plus devoir penser à rien 1 Ah ! le bonheur de n'avoir plus de dossier à compulser, de petites misères à étudier, de jurisprudence à rechercher! Chose inouïe, je me porter bien ! Après la guerre, je ne parviendrai jamais à reprendre le terrible collier. Je vais me faire explorateur. Dans la taupinière où je me glissai ensuite — la taupinière du remblai — des jeunes gens du pays de Charleroi nous accueillirent avec de grands cris et des « galéjades » sans fin. Je n'y voyais goutte, mes paupières ne supportaient point l'âcre fumée que dégageait un poêle installé tant bien que mal dans ce singulier abri. Ils me faisaient remarquer leur chance inouïe, car du côté de Dixmude, leurs camarades étaient moins bien logés. Ils étaient parfaitement satisfaits; bien vêius, recevant même des journaux et, comble de bonheur, faisant même « voyager» des pigeons. Eh ! oui, ces braves piou-piou~, à cinq cents mètres de l'ennemi, avaior,i pour principale préoccupation l'or-5 ganissHon de concours de pigeons voya-k g«à? enlrs !«!îî® abris ft Nos prisonniers | au camp de Soltau L 1 No® petits soldats prisonniers de guerre au camp de Soltau trompent les longueurs de leur détention en organisant des représentations au bé^éSce des œuvres d© secours aux prironr .ts. Le Quotidien publie le programme de la matinée donné'; k iO novembre au Casino-Palace ( ?) de Soltau. II est fort copieux et comporte un peu de tout. Indépendamment d'une chorale fort de 250 exécutants, on y a entendu et vu y es artistes divers: chanteurs, musiciens, jongleurs, acrobates, et le spectacle était cor x d'une pièce empruntée au répertoire du !'>and~Guignot: Sur te Dalle. Nous croyam intéressant d'ailleurs reproduire le texte de ce programme qui sers une consolation pour les parents et amis des prisonniers. î1 voici: CAM • DE SOLTAU {Prisonniers de guerre en Allemagne) CASINO-PALACE Directeurs : Direction : WALDEYER et HAYIN'S CANNA AUG. Bureaux : i heure Rideau: i h, ih programme; de la représentation iiu 20 novembre 19x4, organisée au bénéfice de- œuvres de secours aux prisonnière.PREMiSRE PARTIE: t. Chorale (250 ex#Jutants) : Sur les Remparts; Les Martyrs aux Arènes. 2. Mertena: U mi-JLa Légende des F!ot< bless. 3. Bestens: Clown ïirteur dans Rachet et d'Ar-tagm«î,4. Van Acker : De Vreyr; Français-Flamand. S- The Three Wiite Travail de force aux anneaux 6. Steerck et Orner comiques troupiers: Deux Bons Copaiits; s sont tous dis Combat. 7. Roetner,'viotonîs ; solo daîig Werther et dan?} l'intermezzo «fe la Veuve Joyeuse. H. De L«vtl, gen» b'.ayol: Les Mouchoirs ei ?c., Doigts, I 9. Wydisch e; BtaB-jbiut, Arnéricaitis joagieui • Sntr'scte. . z. Sur ta Dalle, ou se snimite-s d'iœ&hset. (Pièce du Grand-GulgnoS de Parla). 3. Jean Marc, genre Roger. 4. Smf.lt et sa tronpe: ChatKs et danses arabes. 5. Steerck, le roi .chanteurs tyroliefe, 6. HayefiS: Chants d'opéra. 7. Depature, ge;v-e PoBîi: Des Jumelles: C'est plein d'espions Ans ta chambrée! S. Dostenbourg, déîlamatfon flamande ; Egfttén Draven H'ijden; Des Cuirassiers. 9. The BrotckerS; acrobates aux tapis, C3NCERT Distribut'.oj^de Sur la Dalle Florent Classens Le juge a'Instructif: Sernh.é Le Greffier Dspatore Gardien Db Lfvai. A rouvé ; La Président: A. BRÎCHART. Le document es assurément curieux, e: il sera certes corn vé' dans plus d'une fe-mille.u gi'EI « U mm j§ fiiÉlerri à II â laérieiiM Les principaux pn s de la cote anglaise aux Etats-Unis sont les swj tts : Dans cette guerre,k t l'Angleterre n'est ea aa-cuiio façon respons#,te, il est impossible au com-merco mondial d'éîiwp r à toute atteinte ou ù tou-'te perte. Pour les sept pre'rer i mois de 1914, îî y a eu une diminution de 1 «Billions de dollars dans les exportations des EtatsJrôs sur la période correspondante de 1913. Depyitelmois d'août jusqu'au mois de novembre, abstraon faite du coton, il n'y a eu qu'une diminution te2 millions de dollars comparativement à la mêmeéritTie de 1913 . Si on ne tient pasprap.ee du coton, la guerre a eu pratiquement ponîUê: d'arrêter la décroissance de3 exportations amcaiiies. Le coton n'étant pas contrebande- de gtier sots exportation n'a pas été ' entravée' par noua Par suite, nos optloàs navales ne sont pas la cause d'une diraintit quelconouo'dans le montant des exportations destats-Unis. Au début, la guer| produit une perturbation sérieuse, niais qui nété que temporaire, dans te commerce des Etatfnis. Il y a eu une reprise constante depuis lorï, ^ oc jour, les exportations des Etats-Unte atteint sa chiffre plus élevé qsi'è !a môme dâte de l'aie ckrniôre. La répostse de %i«^srrô analyse ensuite les chiffres des exportais ès Etats-Unis avec l'Europe depuis le comt|œrçto de la guerre. Sir Edward Grey constate rétif se qui concerne le coni-| merce dos Etats-Urcvdï k-3 nâtiftas oestres, lea I SJHWfc T9& k'5 5'Atnr!eto oat 1 nveaté àe 20 millions die tleifera pendent les 4 premiers mois M ki gweire, tandis que les envois vers l'Angleterre et ses alliés diminuaient de plus de 2S millions de dollars. On peut eo conclure qu'une partie notable du trafic avec les pays neutres a été dessiné aux puissances ennemie» . ; Ea ce qui concerne ia question des saisies de contrebande oondîtionr-ette, la note anglaise insiste sa r le fait que ia différence entre les vivres destinés S la population clïrïfe'et ceux destinés aux forces militaires d'un pays u'existe plus,si ia différence entre l» population et la force armée disparaît,comme c'est le' cas en Allemagne. Bien que d'importantes quantités aient été importées pour l'usa-ge de la population civile, les autorités rnilitai?es s'emparstoet de ces approvisionnements, si d«a exigeftees militsires le rendent nécessaire, surtout si, comme cela est actuet-!*mem le cas, le gouversjeraeut aileaanid a pris le oonîrèfe ie ia distribution des vivre®. Poursuivant, Sir Edward Ge»y àk- qu'il espère que le gouvwnemejvt Etats-Uiîis reconnaîtra ia correction de l'attitude dii gouveruemeat sngiais, qui, jusqu'à présent, a tout fait pour concilie- to plus posaibto les droits des paya belligérants avec les exigeâmes des cations acutres. Sir Edward Grey rap. pelle l'attitude de la France dans la guerre franco-chin<rtse de 1885, pendant laquelle le riz a été déclaré contrebande d» guerre. Il rappelle la réponse de Bismarck aux représentations de la Chambre de commerce do Kiel. Dans cette réponse , Bismarck* disait que toute guerre avait <tes suites défavorables pour les neutres, et que ces suites défavorables peuvent facilement être augmentées lorsqu'un des Etats neutses intervient, En oe qui concerne l'attitude de i'Angleterre, elle a le but cie réduire la durée de la guerre en augmentant les difficultés de l'ennemi. — Mous tâcherons, dit en terminant lu note, d'éviter toute perte et toute atteinte aux neutres; mais i'annonce par le gouvernement allemand de son- intention de couler des na/ires marchands avec leur cargalsorv, sans vérifier n{ leur nationalité ni leur caractère, sans prévoir aucune mesure pour la sauvegarde des équipages non-oombattanîs et sans leur donner une chance pour sauver leur vie, a forcé le gouvernement rie Sa Majesté à examiner quelles mesure il pourrait prendre pour protéger ses intérêts. U est impossible, que l'un des belligérants s'affranchisse -dtes règles et des p-éoé-isota et que l'autre reste 'dé par eux LETRES DB SOLDATS Enlisé dans la boue. f . i _ Jour!àe Rouen pfMu tem-e suivante t. d'un jeune chasseur d'Afrique combatte. env,;. rons d'Arras: « A trois, nous partîmes à s heures du soir pou: rejoindre notre poste. Après avoir parcouru 3 kilo mètres sur îa route, nous nous engageâmes dans ua boyau qui conduisait à la tranchée. Nous avions fait à peu près les trois quarts du chemin — j'étais ! ea tête du détachement — que je me sentis enfoncer subitement; bientôt j'avais de ia vase jusqu'aux genoux. Mes deux camarades tentèrent de me dégager ; ils ne purent y parvenir ; ce que voyant, ils décidèrent de retourner en arrière pour chercher du renfort. Quatre heures durant je les attendis: j'enfonçais toujours et ia boue m'arrivait aux hanches I J'enlevai mon manteau, mon mousqueton et mon coupe-choux,et saisissant ma gamelle j'essayai de me dégager en rejetant la vase qui m'entourait en dehors du fossé ; au bout de quelques minutes, je compris que c'était là un travail inutile, car la boue retombait dans le fossé au fur et à mesure, que je cherchais à m'en débarrasser, je creusais moL-mêin» gis fosse ! je pris alors un parti héroïque: je saisis mon couteau, plongeai le bras d'ns la vase et coupai souliers et molletières. Mais Je ne pus encore sortir de mot? linceul mouvant. C'est seulement quand j'eus fait sacrifice de œon pantalon et de mon caleçon que j'arrivai enfin à me délivrer! Seulement, quand je voulus reprendre mon manteau et moae mousqueton, lis avaient disparu à leur tour. ; ...je n'essaierai pas de »ous dire comment je parvins à quitter cet infernal endroit. Sacliez que c'est seulement à minuit que j'arrivai, à moitié nu, à la tranchée !Là ,»n camarade me donna une fc-iîe de tente et m'enroula dedans... et le sous-oKi-' cie? présent m'envoya monter la faction, jamais garde ne me parut plus dure à monter. C'est seulement à 6 heures du matin—E*après avoir été relevé — que je pus m'approcher d'un bon feu, j'étais littéralement mort de froîd. L'officier commandant, mis au courant de ma situation, me fit évacuer sur une ferme où des camarades me donnèrent une vieille culotte, une paire de pantoufles et des citirfons pour m'envelopper les pieds. Mais mes malheurs n'étaient pas terminés, je ronflais depuis un quart d'heure dans la paille, quand un bruit épouvantable me réveille. C'étaient les Allemands qui bombardaient la ferme où j'étais Le héros d'.1 cette aventure jat aujourd'hui ta traitement dans un hôpital du centre. Aussitôt guéri il compte obtenir un congé sie convalescence de sept jours, H ne l'aura pas volé-1 Le chien du blessé Fend l'Air, chien français, est tsr. poilu, Un poilu à quatre pattes. îl est né en Algérie de père et mère inconnus, un enfant de la rue, qui tout jeune apprit à se débfûûJtlef dans la vie. ïQWfflaw*, Iftotypggi y t» raft I <jj»n#r ' cel-ud que te hasard lui donna pour maftre, ex qui { rendait en <at«sses — de bonnes tapes sur sa tète-et sur so» des embroussailté 4c poils — celles qu'il lui prodiguait, sautant, japant,- avec dans le-s yeus ces regards émouvants qu'ont seuls les toatouç. Vint la gaerre, qui appelait son maître sous k*s drapeaux. Séparation impossible, et Fend l'Air furetant, fouinsîit, trouva lo moyen de s'embarquer avec te détachement qta partait. Il traversa la mer, lî traversa toute la France ; ' la en Belgique, participa 6 la retraite ; pu!» à| bataille de la Marne, compagnon intrépide ét t( jours joyetra du régiment, dont il parta^eait'leé <k, gers et ia ','ie dé tranchées. Un soir, au cours d'un assaut, rafates de mitrall le. Un obite éclate, éventre le sol, enfouit sot» ls terre bouleversée son maître blessé. Fend l'Air se précipite ; H q vu ofr a dtepartr celui qui ©a tout pour lui ; et, résolument,- il se met A l'ouvrage. Son nez guide «m travail; fébrilenseot, inlassablesfient, de ses patte»" il gratte le sol, creuse ; la nuit- depuis iongre.fiïpâ a plongé la plaine datie les ténèbres; la bataille se poursuit au loin. Fend ; l'Air cominuo; il sait qu'il approche dt*-bfct !(l'at-j tetot enfla i • Avec soin, il aégage la tète de so'a maître, la œet à l'air; la lèche, rsvi, ivre cie joi-i et d'ésvetioîs; Mainteaiint, it saute hors >ïu ts-oû qu'H a creusé de ses paties fatiguées, éprouvé*»; et bnguetfteeiv-sans < répit, il ûbeie. 0 II sait bien qu'après bi bataille on relève les b-ks- I1 sés. Là-bas, au loin des lanternes s'agitent ; ce soot les infirmiers qui recueillent les glorieuses victimes du oombat. Fend l'Air aboie sans cesse. Ses appéls sorit entendus: les infirmiers accourent; il les gui. tîe, les mène là où repose son maître évanoui, et qûe son intelligente affeosi-x; sauve d'une mort certaine et affreuse. Le blessé csi dégagé; on le porte %ur un bfaft-card; deux jours après, il entrai! à l'hôpital américain de NëuiUy, toujours flanqué de Fend l'Air, qu'ou n'a p?> eu le oôtsnîgo de -épfe'fsf de oélul pour qui il s'était si bravement dévoué. | Une bonne aation est toujours réxœf-tasée. Au- 1 jourd'hui, le maître de Fend l'Air est en pleine coï> ' valescenee ; et Fend l'Air, dont on ocnr.ait l'exploit, 5 es; choyé par tous, il n'y a pas assez de sucre, il î n'y a pas de friandises trop délicates pour ce véri- ! table «poilu». t . î ... —. >i- - -- - - .- ! L* question des loyers UN belgique Un Arrêté Allemand Le Gouvernement générai- aïkïintmti er< Belgique- .'sent de prendre an arrêté relatif à Sa création de tribunaux d-'arbitrage poar les contestations en matière de loyers-, Noos . '-a reproduisons in-extemo, nous prome;-fant cie revenir un de cet» jours sur cette importante v^uestion: ^ /\i-t. premier. ~ Lea lois-du-ratas- rS^/ja-aoùt it^ii et du 26 déc. i8çi sont mottiSéfs en ceseas que timtes les oontéStatSsài relatives au coDtrat- dc louage telles qu'elles sont prévues pftr l'article 3, a. iuà 40 de la loi du .'.5 mars 1876/12 août igfr;, et par l'article premier, n. i°, die- la loi du 26 décembre iSqi, sefcwîi désormais^- à quelqtte valeur que I la demande puisse s'élever, ie 13 compétence es-: ciusivo des tribtînàux d'arbkrag« qui seront iasti-j, tués eu vertu-du présent 3rrfeé dans ieà corcmuues j ayant plus de 20.000 habitants, et d# la- oompéteac* i exclusive des juges sie paix dans tes communes qui j comptent un nomfcre d'habitants-moindre. | Art. 2. — 11 sera ooas'âtué un tribunal d-'erfekrsgc i dans chaque canton» Le tribunal d'arbitrage sera pré-? siûé psr le juge de paix du canton- ou par son sup-; pléant ayant comme- assesseurs ua propriétaira et u» , locataire. s i Art. 3. — Pour pouvoir -siéger comme assesseur, il faut : | A) Etre àgô de trente ans accomplis j 3} Etre inscrit sur les Usités électorales dVat communes du canton ; Ci N'avoir pas été absent pendant plus ic steu:? mois du z août tqi4 jusqu'il la date de 15 jaxivitr Î 9*S; D) N'être dans le canton dont il s'agit >jue pixi" priétaire ou locataire. Lea fonctionnaires d'F.taî, te* avocats, tes .ivoeée, les notaires et les huissier- œ peuveet-exe^r les fonctions d'assesseur. Art. 4. — Immédiatement après la publication du présent arrêté, il sera drossé, par les scdns du juge de paix pour chaque canton- une liste d'assesseurs ; cette liste' contiendra les noms de cinquante» propriétaires et de cinquante locataires (art. 3;. Art. 5, — F.ndéans la huitaine de S publication du présent arrêté, le prêsisSest d«- ttofflsaLd» première instance désignera-»sur ta liste des assesseurs pour chaque tribunal d'arbitrage, six propriétaires et sis locataires, et ool pour le terme d'un an. Dans les cantons que l'arrêté royal du 31 tuai s%j a déclarés cantons flamands, ies assesseurs doivent connaître la langue flamand©. Art. 6. — En cas de décès, de démission ou de départ d'un des as&esseurs, son remptecarït ■ sera choisi dans la liste qui a été dressée au-défcut («rt. 5). Cette liste devra être complétée lorsquJ«He oc comprendra plus que vingt noms cte locataire*-çî vingt noms de propriétaires. Art. 7. —- Les assesseurs- prendront part su- ao d lances è tour de rôle suivant un plan de roulement que le juge de paix aura à établir. Une ficaire cwro-rtencée devant le tribunal dé/rS-, poitr «tant qee possible ,se continuer et se terminer ievaar hm mêmes assesseurs. Art. 8.' — L'assesseur qui viendrait à être emp^- ^ fmf*. rv* | pf ^ 0g il) muUm*» 34 EêvriMtf

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Cet article est une édition du titre Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Arlon du 1914 au 1916.

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