Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 19 Juin. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 23 juin 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/j96057f69p/
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Les Nouvelles Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 4e Année — N° 298 Rédaction & Administration Turfmarkt 31 & 31 a La Haye—Téiéph.216 Bursau à Maestricht : Wilhelminasingel 2 7 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Mercredi] 19 Juin 1918 5 cents le numéro ABONNEMENTS : .... , 1 florin par mois Hollande : „ „ 2.50 fl. par 3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 4' page Réclamas permanentes à forfait L'Offensive Autrichienne ILe - brillant second „, devenu le parent pauvre depuis la publication de la curieuse lettre au prince Sixte de Bourbon et l'en- • trevue d'amende honorable entre Charles 1er et Guillaume II, a tâté à son tour de ia grande offensive. Sur des ordres venus de Berlin, où on a dû lui fixer jusqu'à la date et l'heure, il a lancé ses armées à l'assaut des positions italiennes et, pour confondre le monde sceptique et lui révéler sans doute l'exacte mesure de sa valeur, il a attaqué sur un front de 150 kilomètres, le plus vaste sur lequel aucune offensive se soit jamais déclanchèe jusqu'ici. Du plateau d'Asiago à la mer, les armées autrichiennes se sont ébranlées en masses profondes après quatre heures d'un bombardement d'une violence classique. Seulement l'entreprise a raté sur toute la ligne, et il n'y a que les assaillants eux-même qui en seront surpris. C'est un vieux proverbe qui dit que pour bien étreindre, il ne faut pas trop embrasser. Charles 1er a tort de mépriser la vieille sagesse des nations, qui lui eût enseigné depuis longtemps aussi, s'il en entendait la voix, qu'il ne faut pas se lier avec le diable. Les succès foudroyants de son offensive ' sur l'Isonzo, dus surtout à i Sa coopération allemande et à la propagande défaitiste savamment entretenue par les agents de l'Allemagne jusque dans les tranchées italiennes, l'avaient apparemment farci d'illusions. Il en était encore à croire à l'amollissement de volonté de l'Italie et à la vigueur morale irrésistible de ses troupes. Il faudra qu'il déchante... Le communiqué de Vienne fait éclater cependant les trompettes du triomphe. Sur la Piave, les Autrichiens ont d'abord occupé les premières positions tenues par les Italiens sur le plateau, sur le chemin • de fer et sur le Montell* en capturant 10,000 prisonniers. Sur la Brenta, elles auraient pénétré jusqu'à la troisième position italienne en ramassant 6.000 prisonniers. Mais ce bulletin lui-même est forcé de reconnaître que les Italiens ont aussitôt réagi et qu'ils ont chassé l'ennemi non seulement du mont Raniczo où il avait pris pied, mais encore des versants de la Grappa où ce sont nos alliés qui se sont installés dans la première ligne autrichienne. De même dans les régions boisées du plateau des Sept Communes, les Autrichiens reconnaissent avoir été rejetés immédiatement du terrain occupé à la faveur de la première surprise. Bref, la réaction italienne a été poussée avec tant de promptitude et de vigueur que sur le plateau des Sept Communes seul, au N. d'Asiago, ies Italiens ont capturé plus de 3.000 prisonniers et une centaine d'officiers. Les troupes françaises et britanniques, qui réalisent sur le front d'Italie l'unité d'action et de front, ont, elles, aussi supporté le choc sans défaillance. C'est sur la Brenta, le Montello et la Piave que ces troupes sont installées. Partout elles ont rétabli dans la journée celles de leurs positions que l'ennemi avait ébranlées, en capturant également de nombreux prisonniers, des canons et des mitrailleuses. L'impression se dégage, très nette, que les Autrichiens ont couru à un sanglant échec. Leurs pertes ont été très lourdes partout. Ils continuent cependant la bataille avec un acharnement qui ne peut manifestement leur valoir plus d'avantages que ia ruée du premier choc, toujours favorisée par les chances combinées de l'imprévu et de la surexcitation des assaillants.Nous pouvons donc désirer avec une impatience sans trouble la suite des événements. Les bulletins ne nous apporteront, selon toute vraisemblance, que la confirmation successive et progressive de la bonne impression qu'ils nous ont produite juqu'ici. Remarquons que cette fois le moral du peuple italien tout entier a fort brillamment réagi. Les manifestations d'enthousiasme débordant qui ont interrompu à la Chambre la discussion du budget, sont de ce point de vue caractéristiques. Les paroles du premier ministre, M. Or-lando, notant au fur et à mesure de l'arrivée des dépêches, les succès de la résistance italienne, ont été acclamées avec une ardeur et une unanimité impressionnantes. Cette séance a fait un c«ntraste complet avec celle qui marqua la semaine passée, l'ouverture de la session du Parlement italien et ©ù le député socialiste Modigliani fit, à propos des fallacieuses propositions de paix de l'Autriche, une manoeuvre défaitiste dont la coïncidence avec l'offensive ennemie apparaît singulièrement troublante en ce moment. La Chambre conspua le mauvais patriote après que le premier ministre lui eût énergiquement fait honte de son coupable aveuglement. M. Orlando est une des grandes figures de cette guerre. Il ne le cède en rien au point de vue de la clairvoyance patriotique ni à M. Lloyd George, ni à M. Clemenceau C'est lui qui, à l'issue du Conseil de guerre intei allié, qui tint ses séances à Versailles il y a quelques jours, faisait à la presse parisienne un admirable éloge du général Foch, dans lequel il conservait, disait-il, une " confiance entière „ malgré les sensationnelles offensives allemandes en Picardie, en Flandre et vers la Marne. " Si l'ennemi croit que ses attaques ou ses manoeuvres rompront notre front moral, ils se trompent,,, ajoutait-il. Et il faisait encore cette belle et saine déclaration à laquelle les faits viennent de donner tout leur relief : " Chaque fois que l'ennemi s'est cru près de son but, il a vu trop court. Nous-mêmes, quelques fois, nous n'avons pas «u conscience de tout ce que nous pouvons tirer de notre fonds. Quand l'armée italienne reculait douloureusement en octobre dernier, pensait-on qu'elle apparaîtrait, sept mois plus tard, intacte et intrépide comme vous le voyez par les divisions italiennes qui sont venues sur le front français? Quand les Etats-Unis ont entrepris d'envoyer des troupes en Europe, croyait-on que leurs fantassins arriveraient par centaines de milliers ? On disait : " Comment des masses humaines traverseraient-elles l'Atlantique, alors que les quantités habituelles de marchandises ne peuvent même plus passer?,, Cela paraissait péremptoire, même à des techniciens. Et pourtant, cela s'est trouvé faux. Notre cause a sur celle de l'ennemi la supériorité d'une force spirituelle et vivante sur une force matérielle de destruction. Elle a pour elle tout ce qui échappe au calcul : l'énergie illimitée de l'être qui veut survivre, les inspirations insondables que le juste reçoit d'en haut. En vain on croira sceller nos espérances sous la pierre : il n'est pas de mur si pesant qu'un arbre ne fasse sauter. „ Je suis un réaliste, et je crois l'avoir prouvé, mais c'est précisément le sens des réalités qui nous commande d'avoir confiance. L'ennemi s'imagine qu'on peut amputer le monde de tous ses facteurs d'équilibre, qu'on peut conserver l'intelligence et supprimer la moralité. C'est ne voir qu'un côté de l'horizon, et c'est se condamner à échouer toujours au port. L'antiquité nous a légué, à nous, d'autres méthodes : le culte de la mesure, l'inséparable union de l'autorité et du droit. Etendre la domination germanique sur tout le continent européen, ce serait une solution barbare, qui est irréalisable, et qui d'ailleurs ne terminerait rien. Nous restons fidèles à la tradition romaine, qui sait construire plus solidement. " Nous ne fléchirons pas dans les jours difficiles. Nous ne commettrons pas d'injustice dans les jours de prospérité. Non seulement rien ne peut nous séparer de nos alliés, mais nous nous sentons solidaires de tout peuple qui lutte pour reconquérir son indépendance, comme les Tchèques le font si vaillamment. Ainsi, le coeur ferme et la conscience tranquille, vibrant aux échos du front français et observant l'ennemi qui menace notre front, nous continuons résolument à travailler pour la victoire. „ L'armée italienne toute entière, chefs et soldats, vient de souscrire à ces viriles paroles et de les faire vivre magnifiquement dans la réalité. " Quand on a des ressources comme les nôtres et quand on lutte pour une cause comme la nôtre, concluait M. Orlando, la connaissance de la vérité ne conduit point au pessimisme, et toute épreuve est un nouveau motif de solidarité „. QtA huit jours seulement d'intervalle, la haute moralité de cet enseignement de dignité et de vaillance éclate rayonnante, impérieuse. Les Boches s'évertueront encore en Italie comme en France, comme en Belgique à tromper le destin et à éluder les conséquences inexorables et terribles du jugement qu'a depuis longtemps porté contre eux la justice immanente. L'heure fatale sonnera, dont leurs laborieux efforts ne font que hâter la venue. Le rocher de Sisyphe toujours retombe au moment où l'impossible équilibre en paraît enfin établi. Il ne cessera de rouler que quand il aura écraser au fond du précipice les criminels immondes qui ne cessent de le grossir du tourd poids de leurs forfaits et de leurs turpitudes. François OLYFF Nouvelles du Jour — Déjà la ruée autrichienne a cessé sur le plateau d'Asiago et le monté Grappa. La bataille ne sévit plus avec ardeur que le long de la Piave. Le front de 150 kilomètres s'est réduit au tiers à pleine et cette seule constatation marque bien l'échec de la grande tentative préparée à Vienne avec autant de patience que de certitude de succès. Sur la Piave même, Trevise, qui formait le but des premiers efforts de l'ennemi, est restée de loin inaccessible. Les Italiens tienneut leurs positions du Montello avec fermeté ; nulle part l'ennemi n'a pu atteindre la plaine. Le bulletin de Vienne invoque le mauvais temps comme cause de la limitation d'activité et reconnaît l'échec complet des tentatives d'avance vers Trevise; il annonce comme seul succès la prise de Capo Sile, situé à l'embouchure °de la Piave, et prétend totaliser à 21,000 le nombre des prisonniers. Les Italiens, eux, annoncent la capture de 120 officiers et de 4,500 soldats autrichiens et la destruction de 44 avions ennemis C'est là une preuve directe de l'échec, dès le premier jour, de la grande offensive autrichienne, échec dont tous les commentaires de presse soulignent la gravité. — La mémorable séance de la Chambre italienne dont nous parlons d'autre part, s'est terminée par un vote de confiance par 282 voix contre 34. La Chambre s'est séparée ensuite après une manifestation de vibrant loyalisme envers le Roi et la Reine. — Il n'y a rien de spécial à signaler sur le front occidental, sauf de nouveaux raids réussis des aviateurs britanniques en Allemagne sur Carlshutte, Metz-Sablon, Hagondange et Dillingen. — Une note officielle de Londres fait connaître les conditions de l'accord très favorable conclu entre les Alliés et la Suède. — Wolff publie une note en réponse à la protestation du gouvernement belge contre l'instauration dfj.' tribunaux allemands en Belgique. L'agence à tout faire du Kaiser prétend évidemment que c'est l'Allemagne qui a raison et que les Belges ont tort de ne pas se laisser gruger et piétiner sans en appeler aux droits sacrés de l'humanité. — Le cabinet bulgare est démissionnaire.— M. Troelstra va partir pour Londres retrouver notre suave Kamiel. 11 a fait venir auparavant les bons amis de Vienne et de Berlin, dont l'inévitable Scheidemann, pour s'inspirer de leurs dernières volontés. NOS ECHOS Cologne et les raids aériens # Le conseil municipal de Cologne a discuté longuement la dernière attaque aérienne contre la ville. Deux officiers supérieurs d'aviation sont venus spécialement pour assister -à la séance et défendre les autorités militaires contre les reproches dont elles ont été l'objet pour le manque d'efficacité des mesures de protection prises. Le nombre des victimes a été de 41 morts et 47 blessés. Le prince Lichnowsky Une dépêche d'Amsterdam à l'agence Reuter annonce que suivant le journal les Nouvelles de Dusseldorf, le prince Lichnowsky serait actuellement en Suisse. Il ne serait pas encore décidé s'il doit être * poursuivi pour avoir écrit son fameux mémoire. Le livre de M. W. Muehlon Voici quelques nouvelles réflexions consignées dans le nouveau livre du docteur Muehlon. 5 août. Je recueille mes pensées et je trouve que l'invasion de la Belgique équivaut pour nous à une effroyable perte au point de vue moral. Je trouve que nous avons agi avtc plus de cynisme que n'en a jamais montré Bismarck, et qu'une guerre victorieuse serait loin de nous rendre la confiance de l'Europe et du monde. 25 août Si les Allemands réussissent à établir leur hégémonie en Europe, nou6 assisterons à la fuite des Européens. Les coins l.es plus reculés d'Europe seront les plus recherchés, et s'il n'y a pas un endroit dans l'Ancien-Monde qui échappe à l'administration allemande, alors ce sera une émigration générale vers les pays d'outremer dans toutes les directions, pourvu qu'elles conduisent à des lieux épargnés des Allemands. Ce n'est que si l'invasion, comme celles d'autrefois, reflue vers son point de départ que la vie pourra devenir possible en Europe. L'offensive est brisée partout Les Italiens ont fait 4500 prisonniers et abattu 44 aviens La lutte ne sévit plus que sur la Piave — Les Alliés concluent un accord avec la Suède — Le cabinet bulgare démissionnaire Lea Italiens tiennent tête partout à la poussée ennemie ROME, 17. — Stefani officiel : Sur le plateau d'Asiago et sur le Monte-G rappa, l'ennemi, qui dans la journée du 15 a essuyé des pertes graves, s'est borné hier à entraver par une forte réaction de feu la poussée de la contre-offensive de nos tro * et de celles de nos alliés qui toute ir plusieurs points ont obtenu des sucu.^ partiels et rectifié leur ligne. Le long de la Piave, au contraire, la bataille a continué avec violence. L'ennemi sans égard aux pertes, a poursuivi sa puissante pression pour élargir son occupation sur le Montello et se frayer un chemin vers la plaine. Nos troupes engagèrent fortement l'ennemi sur ia ligne de Ciano-Crête du Montello-San Andréa ; elles ont tenu vaillamment leurs positions sur le fleuve depuis San Andréa jusqu'à Fos-salto, tenant vigoureusement tête à l'avance ennemie dans la boucle de Sandona. Le nombre des prisonniers capturés depuis le commencement de la bataille s'élève, outre 120 officiers, à 4500 hommes, dont 716 capturés par les Anglais et 261 par les Français. Le concours de l'aviation, malgré les conditions défavorables, continue. Ces deux derniers jours 44 avions ennemis ont été abattus. Les Autrichiens invoquent le mauvais temps pour expliquer leur peu de succès — Ils annoncent 21.000 prisonniersVIENNE, 17. — Corr. bur. officiel : L'action de combat a été entravée hier sur le front montagneux vénitien par le mauvais temps. , . A l'O. de la Brenta des régiments alpins ont maintenu les positions conquises la veille. ✓ En combattant les divisions du maréchal Ludwig Goigunger se sont avancées vers l'O. sur le plateau de Montello. Des deux côtés du chemin de fer 0 d e r-zo-Trévise de fortes attaques italiennes ont échoué. Les troupes du général d'infanterie, V«n Csicserico «pérant sur l'aile gauche du groupe d'armée Borovicz ont enlevé encore du terrain aux Italien? à l'O. de San Don a ét ont pris Caposile. En combattant avec les troupes austro-allemandes, les Tchèques et le6 Polonais ont fourni la preuve que les tentatives de corruption des Alliés, entreprises depuis des mois, sont restées vaines. Comme auparavant les sapeurs, les aviateurs de chasse et de combats austro-hon-grois ont beaucoup collaboré aux succès de ces derniers jours. Le nombre de prisonniers s'élève à 21.000. La brillante résistance physique et morale des Italiens ROME, 27.— Commentaire Stefani : La bataille est à son début. La poussée continue sur tout le front, spécialement à la Brenta et à la Piave. Elle a en général un cours très satisfaisant pour nous. L'ennemi a lancé hier au moins , 60 divisions à l'assaut. Déjà durant son attaque dans nos premières lignes, nos troupes passèrent à la contre-attaque et le refoulèrent. 1 L'ennemi avait compté avancer le premier jour de 15 kilomètres et atteindre Trevise. Mais dans nos premières lignes son infanterie se heurta sur nos mitrailleuses en pleine action, puis il eut à compter sur notre contre-attaque immédiatement dèclanchèe. Durant ce temps, l'attaque s'étendait à tout le front. Au Nord de Ceêima, un détachement anglais, cerné par l'ennemi, fut délivré par les pôtres et 200 Autrichiens furent faits prisonniers. Au S. E. de Pau-nar, les Français s'emparèrent d'un point d'appui où ils capturèrent 185 hommes. De Colmoschin à Monfenere, la 4e armée ne résista pas seulement au choc mais en plus elle conquit à nouveau les positions avancées d'Asolone, Pertica, Sola-rolo et Porti di Salton, où l'ennemi avait gagné quelque terrain. Notre infanterie s'est comportée brillamment. Un bataillon cerné au Porti di Salton, s'est défendu jusqu'à ce que notre contre-attaque vint le délivrer. Un autre reconquit en 10 minutes Colmoschin, y capturant 250 prisonniers et 17 mitrailleuses. Au total entre la Brenta et la Piave 959 prisonniers furent faits le premier jour. Au S. de Montello, où l'ennemi avait réussi à passer la Piave, il fut rejeté en partie au-delà de la rivière. Nous fîmes là 1,545 prisonniers dont 1 colonel et 2 commandants. Cette première journée de bataille, qui est devenue un sanglant échec pour l'ennemi, a ètè pour nous une lourde et salutaire épreuve, qui sera suivie d'autres vraisemblablement mais qui nous donne l'assurance d'une résistance m»rale invincible et d'une grande confiance en l'avenir. Une séance mémorable à la Chambre italienne ROME, 16. — Stefani : La Chambre a continué la discussion du budget provisoire. M. Capelli, ministre de la guerre, a donné au milieu de l'attention générale de la Chambre un exposé de la grande bataille engagée depuis hier matin sur notre front. La bataille, par son ampleur égale, puisqu'elle s'étend de l'Astico à la mer, se développe à notre entière satisfaction (Appl. très vifs). L'ennemi, qui a attaqué avec des forces supérieures en nombre, a été repoussé. En plusieurs points du front où il a pu conquérir quelques lignes secondaires, son avance a été enrayée. Par des contre-attaques solides nous l'avons ensuite repoussé et nos troupes sont revenues sur leurs lignes. (Les ministres et les députés debout applaudissent vivement ; on crie : Vive l'armée ! ) Malgré les flots ennemis qui nous ont attaqués, nos troupes ont capturé 3000 prisonniers (Vifs appl.). Cela signifie que la réaction de notre part a ètè immédiate et remarquable (App. unanimes). Je crois interpréter le désir de la Cham-bie en glorifiant le commandement et l'armée. (Les ministres et députés debout applaudissent longuement et crient à nouveau : Vive l'armée ! Vive l'Italie : Vive le Roi!) La Chambre italienne vote la confiance par 282 voix contre 34 ROME, 17. — Stefani: La Chambre italienne a voté une motion d'Aguglia approuvant la déclaration du gouvernement et passant au vote des douzièmes provisoires qui ont ètè adoptés. La mofion a ètè votée par 282 voix contre 34. L'offensive autrichienne contre l'Italie et la situation en Autriche PARIS, 17. — Ha vas par radio : En commentant les paroles par lesquelles M. Orlando a annoncé au parlement italien le commencement de l'offensive autrichienne, tous les journaux français expriment leur confiance dans la résistance de l'armée italienne. Ils montrent en même temps que l'offensive de l'Autriche se produit au moment où ce pays se trouve dans la situation intérieure la plus grave. La résistance des Tchécoslovaques et des jougo-slaves est toujours plus ferme. Et les Polonais ont placé le cabinet Seidler dans une position extrêmement difficile en menaçant de passer à l'opposition. La situation est telle que le correspondant du Berliner Tageblatt à Vienne télégraphie à son journal : cette crise n'est pas une crise de parlement ni de gouvernement mais une crise de l'Etat une crise de l'Autriche. Il faut que Berlin se rende compte de ce que le contre-signataire de l'ancienne alliance n'existe plus et qu'aucune puissance au monde pas même celle de l'Allemagne ne pourrait faire revivre l'anciçn état de choses. Ces paroles dédaigneuses et menaçantes caractérisent l'attitude de l'Allemagne à l'égard de son alliée tombée de plus en plus au rang de vassal. Et l'Allemagne domine toujours davantage l'Autriche-Hongrie. Comme le fait observer le Matin elle a sans doute exigé de son alliée l'offensive en lui disant qu'à la faveur de l'action militaire on pourrait plus facilement étouffer les revendications slaves. La stratégie et la politique paraissent ici tout à fait solidaires l'une de l'autre. Tous ces calculs seront déjoués par l'implacable logique des faits. C'est ce que constate en ces termes dans le Petit Journal M. Etienne Fournol : " Une défaite allemande, écrit-il, précipiterait l'Autriche dans le chaos. Mais qu'à défaut d'une défaite les Allemands échouent seulement dans la tentative qui leur permet de promettre une fin prochaine de la guerre et nous entendrons en Autriche des craquements réjouissants.»

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