L'indépendance belge

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s.n. 1914, 16 Mai. L'indépendance belge. Accès à 21 mai 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/t43hx16t68/
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1C Gemîmes I EN BELGIQUE BT A PARIS HrrfnBlrtjii fi ir m i iMIM'MIIWil l —g—a—« «J 85* ANNÉE Samedi 16 niai 1914 administration et rédaction 1 Yv rue de» Sable», Bruxelles BUREAUX PARISIENS ; 11, place de la Bours# abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. Un an 20 fr. 6 suis 10 fr. 3 mois, 5 (r. lUXEHBOUR6(6r.-Oj » 28 ir. 5 fr. ■-> 8fr. ETPANSEfl » 40 fr. 22 fr. " 12 fr. ÉDITION HEBDOMADAIRE Internationale et d'Outra-miri 10 PAGES, paraissant LE MERCREDI Un au SS francs IbSi moi» 1^ franc» L'INDEPENDANCE x® i«o Samedi 16 mai 1914 Les annonces sont reçues A BRUXELLES : aux .bureaux ciu jou' <ial» A PARIS : il, place lie la Bourse, A LONDRES : chez MM. John-F. Jone9 & C5, n» ^ Snovr Hiîl,"E. G.-, à ïAgence .Havas, n° 143^ Cheapsitie E. G.; et chez Neyroud <& Fils, |£L d°b ik-18, Queen Victoria Street, et T. B. Browne^ Ltd. il0 163, Queen Victoria Street, ji AMSTERDAM : ciiez Is'ijg'n & Van Ditmar, Rokin, 2* & ROTTERDAM ; même iirme, Wynhaven. 113. ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et M SUISSE, aux Agences de iaMaLon Rudoh Moss^ 'JH ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milp^ Turin et Pv.ome. &£iEW-YORK : T.B, Browae, Ltd, East^1"1 Street TEOIS FJDrnOKS VXR ZGC&. — SIX PAGE3 BELGE tOSSÎRVATIÛK VAS LE P&QHBÊ3 • Édition du matin JLujourâ'hui Revue politique. LE MEXIQUE ET LES ETATS-UNIS. -La médiation. — Le président Huerla refuse de démissionner. — La situation ù Mazatlah. En Allemagne. — L'exposé de M. von Ja gow. — Commentaires. En Turquie. — Le discours du Trône. En Autriche. — La sa'ité de l'Empereur. Aux Etats-Unis. — La grève sanglante J'o Colorado. — Officiers en conseil de guerre. En Espagne. — Discussion aux Cor.tès. Lettre cte Turquie. En France. — lies îraudes électorales cléricales de Lille. — Saisie des listes électorales. — Nouvelle perquisition chez les petits-frères. En Belgique. — l.a loi de Haine. Les grands travaux. Chronique mondaine. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Tirage de l'emprunt de Bruxelles 1S05.— La série 105,660 n" 4 gagne 25,000 francs. Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édilion, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies He la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée ࣠heures du soir; les dépèches suivies de la lettre G sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le malin. BRUXELLES, 15 mai Revue Politique M. Asquith, le « Premier » anglais, Soit reconnaître actuellement qu'en politique moins que clans tout autre orure de choses il est impossible de contenter tout le monde. Il,a cherché très loyalement le moyen de calmer lés esprits en co qui concerne l'Ulster sans risquer de provoquer du même coup la colère .des nationalistes irlandais, et il avait trouvé quelque chose de simple et de sùr : d'abord, assurer le vote du projet .de « home rule » tel qu'il est établi, sans modification aucune; ensuite, présenter un projet complémentaire réglant la situation spéciale de l'Ulster et apportant-en l'ait au projet de « home rule » lui-même tous les amendements sur lesquels pourrait se faire l'accord des partis.A peine connut-on ces intentions du « Premier », que des récriminations se produisirent, de tous les côtés. D'une part, les conservateurs et les unionistes auxquels il s'agit de donner satisfaction font valoir que ce n'est vraiment pas la peine de - oter un projet que l'on convient devoir être modifié avant même que le dernier vote soit acquis; d'autre part, les nationalistes irlandais protestent d'avance contre toutes les modifications qui pourraient être apportées au régime de « home rule », qu'ils eurent tant de peine à obtenir. La guerre entre les partis est donc allumée et elle menace de compromettre gravement la situation d i gouvernement libéral. En effet, si celui-ci n'accorde pas de concessions formelles. aux protestants de l'Ulster, et s'il n'assure pas l'exclusion de l'Ulster de l'ensemble du régime autonome irlandais, il devra faire face à unc_ véritable guerre civile, et il ira de gai té de cœur au-devant de la plus redoutable épreuve politique que l'Angleterre ait eirà subir jusqu'ici. Si le gouvernement, après le vote définitif du bill relatif au « home rule », veut le modifier par un projet complémentaire, il risque de provoquer les plus vives résistances de la part des nationalistes irlandais; et ceux-ci adoptant une attitude d'opposition, le cabinet libéral n'aurait plus de majorité à la Chambre des Communes sur laquelle il puisse s'appuyer en toute sécurité pour poursuivre sa large politique sociale. La situation de M. Asquith n'est certainement pas aisée : il doit faire adopter définitivement le projet de « 'home rule » par une majorité composée de libéraux, de travaillistes et de nationalistes irlandais; il devra ensuite faire voter un projet corrigeant le régime autonome pour l'Irlande par une majorité de libéraux et de. conservateurs. Le discours prononcé avant-hier à la Chambre des Communes par M. John Redmond, le leader des nationalistes irlandais, prouve suffisamment que le parti qu'il dirige reste plein de méfiance devant la tactique du gouvernement et qu'il redoute surtout de vçir le gouvernement libéral céder, par crainte de la guerre civile, dans l'Ulster, à toutes les exigences des.conservateurs et détruire en fait toute l'œuvre de l'autonomie irlandaise & péniblement édifiée. Il est certain que les libéraux n'ont, à attendre aucune complaisance de la part des conservateurs et des unionistes, puisque ceux-ci n'ont exploité avec tant d'acharnement la question du « home'rule » et n'ont pas hésité à encourager même ' organisation de la guerre civile dans l'Ulster que dans l'espoir de renverser le gouvernement libéral. Quand il s'agira de modifier la loi du « home rule » par nu wojet complémentaire, les conservateurs ne chercheront-ils pas surtout à faire mettre en minorité le cabinet libéral et à provoquer de la sorte la crise de laquelles ils attendent la dissolution du Parlement et de nouvelles élections ? Tout permet de le supposer, et c'est par là que la situation est particulièrement délicate. Il n'y a qu'un moyen sùr pour les libéraux de prévenir le danger entrevu : c'est d'assurer d'avance leur plein accord avec lé groupe des nationalistes irlandais en ce qui concerne le projet de « home rule » lui-même. Ainsi du moins il aura la certitude de maintenir la majorité ministérielle à la Chambre des Communes. Il faut, espérer que la semaine prochaine apportera un peu de clarté dans l'attitude des partis, surtout dans l'attitude des conservateurs et des nationalistes irlandais, car sinon les négociations entre les leaders politiques risqueraient une fois de plus d'aboutir à une impasse. Pour la première fois depuis la guerre, le Parlement ottoman s'est réuni jeudi à Constantinople. Cette Chambre est issue des élections, générales qui ont eu lieu il y a trois mois et qui se sont naturellement terminées par le triomphe absolu des Jeunes-Turcs. Dans l'Empire ottoman, on élit un député par 50,000 habitants, mais les élections se font au second degré en ce sens que l'ensemble des citoyens se contente de choisir dans chaque district 500 délégués qui, eux, élisent les députés. Or, comme ce sont, les fonctionnaires qui dirigent ces élections préparatoires, on se rend parfaitement compto que la pression officielle s'exerce sous toutes les formes et que les élections doivent inévitablement se faire au profit du parti au pouvoir. C'est ainsi que, avant la guerre, les éléments grecs, bulgares et serbes étaient systématiquement sacrifiés en Turquie d'Europe et étaient loin d'être représentés au Parlement, de Constantinople comme ils auraient dû l'être, étant donné leur nombFe en Macédoine. Ce fut, là une des causes principales de l'hostilité irréductible des nationalités chrétiennes de Macédoine au régime jeune-turc, et cette hostilité facilita singulièrement la guerre qui aboutit à la pértë do la Macédoine. Aujourd'hui, les mêmes griefs subsistent pour les éléments no'n-turcs'deTAnatolie, où Grecs et Arméniens ont été sacrifiés systématiquement parce qu'il fallait assurer au Parlement la prépondérance absolue de l'élément turc. La pression officielle a d'ailleurs réussi à exclure de la Chambre tous les éléments turcs qui auraient pu échapper à l'influence directe du gouvernement : le parti de Nazim pacha, le, parti libéral ne sont presque plus représentés. If est -ertain, clans ces conditions, que le cabinet actuel s'appuiera à la Chambre sur une majorité docile et que la législature nouvelle sera beaucoup mains mouvementée que ne le fut celle qui précéda la guerre et qui clôtura ses travaux au mois d'avril 1012. Le discours du trône dont il a été donné lecture par le secrétaire du Sultan à la séance d'ouverture du Parlement assure que la haute cour militaire recherchera sincèrement les causes et les auteurs responsables des désastres qui accablèrent la Turquie. 11 faut en accepter l'assurance, mais il est peu probable que ce soit du côté jeune-turc que l'on recherchera ces coupables, alors que ce furent pourtant des cabinets jeunes-turcs qui organisèrent l'armée et qui la préparèrent insuffisamment à sa mission.—T-TITtt II I miOBTOgBBa*»>*WJJ&«D—gam^lllllWSC Le Mexique et les Etats-Unis A Mazatlau New-York, jeudi, 14 mai. Le croiseur « Californian » annonce de MazaUan. que les aviateurs rebelies du général Obregon ont fait une nouvelle reconnaissance des tranchées et des fortifi-caUoais des fédéraux à Mazatian. Ils ont lancé plusieurs bombes, qui ont atteint leur but. Elles ont explosé dans les lignes fédérales. Les pertes fédérales ne sont pas connues. (a) LA MEDIATION Huerta ne démissionnera pas Londres, vendredi, 15 mai. On mande de New-York au Daily Tele-grapli : Trois cents Mexicains bien connu-s ont suggéré au général I-Iuerta, au nom des délégués mexicains, à la conférence de Niagara, que ces délégués obtiendraient de meilleures conditions des Etats-Unis s'ils apportaient à la conférence la dé sion du général Huert'a. Le Président a rejeté énergiquement cette idée. Il a offert à ses auditeurs son pistolet en les priant dé te tuer, et il a déclaré qu'il ne donnerait jamais sa démission. (a) Représentations anglaises Bl-Paso,. vendredi, 15 mai. Une maison anglaise a fait des représentations aux insurgés au sujet d'un Italien, agent à Monterey de la Compagnie Bagle 011. Cet agent serait détenu comme otage contre le paiement d'une rançon de 10,000 pesos. (a) A TAMPICO New-York, vendredi, 15 mai. Uns.dépêche de Tampico au «New-York Herald » dit que la ville est à peu près rasée, l'incendie ayant complété ce que les obus commencèrent. Les insurgés enterrent leurs morts et ceux de l'ennemi. Aucun étranger n'a été tué ni blessé. Le général Gonzalez estime que les fédéraux eurent 280 tués et 600 blessés.. Les insurgés perdirent 34 hommes et eurent 128 blessés. (a) Les mines de Parral El Paso, vendredi, 15 mai. Le gouverneur de la région de Parral a publié une proclamation dans laquelle il dé-clair» que si les Américains ét les étrangers ne reviennent pas dans la région d'ici une quinzaine pour recommencer à exploiter les mines, celles-ci seront saisies et exploitées au bénéfice des Mexicains. Des fonds étrangers s'élevant de trente à quatre-vingts millions de dollars seraient placés dans les mines de Parral. (a) tavesies de l'Etranger ALBANIE Les travaux de la commission internationale Vienne, jeudi, 11 mai. On mande da Corl'ou à la « Correspondance Albanaise » : Les négociations entre la commission internationale et les représentants épirotes ont réalisé des progrès-dans ce-sens qu'on est déjà arrivé a une entente sur-plusieurs points. Les pourparlers se poursuivent au sujet des questions non encore résolues. ■ (aj Athènes,, vendredi, 15 mai. Les assurances données par les chefs -la la mission intern- tionale à M. Streit que des conseils de conciliation ont été transmis par les puissances aux membres de !â ! commission -internationale à Corfou ajoutent aux espérances de voir les négociations aboutir. Dans certains milieux, oii estime que "quels que soient lés arrange- ' ments définitifs, l'application et l'observation devront'en être certainement garanties par des mesures effectives internationales et non dépendre d'une simple'-décision du gouvernement albanais. On croit aussi ici,' et la «' Patris »' se fait, l'écho de "cette idée; que la Grèce devrait, être invitée â donner son avis au moment des arrangements.LaVNea Hemera » conseille aux Epirotes de se montrer conciliants et de ne' pas insister sur des demandes' trop nombreuses. Le journal leur' conseillé dé faire tous leurs efforts pour obtenir que. de sérieuses garanties soient données aux privilèges qu'ils obtiendront. (a) Les intentions de l'Italie Home, vendredi, 15 mai. A propos de l'entretien de. M. di San-Giu-liano avec le président, du conseil albanais, le it Corriere d'Italia » écrit : « En Italie, on na jamais pensé i. soutenir le projet (l'autonomie de l'-Epire. Cette autonomie compromettrait gravement l'autorité, la sûreté et l'intégrité de l'Etat albanais. ;\i. di San-Giuiiano a aussi confirmé que l'Italie-et les autres puissances sont décidées à faire attribuer à l'Albanie la petite lie de toason, actuellement occupée par les Grecs. (a) ALLEMAGNE Les déclarations de M. de Jagow Commentaires Berlin, vendredi, 15 mai. - Lés déclarations de M, de Jagow sont généralement bien accueillies par la presse. Si quelques organes, les trouvent-un peu optimistes, presque .tous soi^L d'accord pour souligner le ton décidé de la partie du discours se rapportant. aux relations avec la Russie. C'est ainsi 'que le Beriiner Tageblalt écrit : Après avoir 'c.ori-staié " le vague voulu dans . lequel est resté le secrétaire d'Etat au sujet du' succès obtenu par l'attitude de la Tri.plice, on peuit espérer que le ton de ce discours fera peut-être une certaine impression & l'extérieur comme à l'intérieur. •Le LokuL Anzeiger dit : Les applaudissements qui ont accueilli ce discours montrent que la politique actuellement suivie trouve l'approbation de la- majorité, et il souligne lès bravos qui ont accueilli le ton énergique du secrétaire d'Etat au sujet de la compagne germanophile en. Russie. La Gazette de la-. Croix, la Deutsche Ta-gGs Zeitung, la Germania aussi bien que la Mot g en Post, pensent de même et s'expri-la campagne germanophobe, en Russie. Le Taglische Rundschau dit: M. de Jagow peut être satisfait de la manière dont son discours a été accueilli, et ce succès n'est pas entamé par les saillies du socialiste Weaidel. Par contre,, la Post trouve que M. de Jagow n'a fait que lire un mémoire qui disait peu de chose et en taisait beaucoup d'autres, particulièrement au sujet de la Russie," et que son optimisme n'est pas partagé par les milieux financiers. La Gazette de Voss et le Vorwaerts trouvent les déclarations absolument insuffisantes et constatent .qu'elles ne disent rien qui ne soit déjà connu de. tout lé monde. r <a) AU REICHSTAG Séance de vendredi On continue la discussion en deuxième lecture du budget des /al'faires étrangères. Le député socialiste Bernstein prend la parole. Il demande au secrétaire d'Etat s'il compte publier un livre blanc sur.les deiv niers événements des Balkans:. Il se plaint qu'aucune communication directe n'ait été laite au Reichstag à. l'occasion du renouvellement de la TripLice et de l'attitude de l'A.llemagne dans la question de l'annexion de la Bosnie. L'avenir de l'Albanie ne le trouve pas optimiste. Derrière le mouve-nént insurrectionnel, il y a le gouvernement grec. Le devoir de l'Europe eût été de représenter les principes de l'égalité dûs peuples. Il est nécessaire d'exercer une pression sur la Turquie pour obtenir des réformes en Arménie. En fait de chauvinisme, i'Al-iemaghe est aussi coupable que les autres pays. On'ne peut pas affirmer que la poutre est dans l'œil du peuple français. L'orateur rappelie les nombreux articles de journaux et l'ordre du jour récent du Kron-prinz. Le chauvinisme n'a jamais, dit-il, étc plus faible en France. Il ne s'est jamais élevé autant de voix en France que maintenant pour demander qu'on laisse la question de l'Alsace-Lorraine en repos et ■ désirer un rapprochement avec l'Allemagne. La meilleure politique " dè paix pour l'Allemagne, serait, de donner à l'^lsace-Lorraine. une complète autonomie. v'X' L'orateur termine en faisant ressortir la politiqiVy pacificatrice' et conciliât:^ de tous les socialistes dans tous les p$fe. •Le prinCe" Lôwenstein-Werthein (Centre) s'élève contre .une affirmation de M. Bernstein et accuse l'Angleterre d'avoir donné l'exemple des armements à outrance pour la marine. Si le voyage récent du roi d'Angleterre' à Paris ' n'a pas amené la transformation de la Triple Entente en alliance, nous n'avons pas à en tirer de conclusions favorables. Une flotte allemande forte est a condition de nos bons rapports avec l'Angleterre. Pour la France, nous sommes. prêts à entretenir avec elle des rapports amicaux et nous lui avons .donné as-■?z de preuves ' dé nos sentiments pacifiques, mais nous, ayons appris que nous ne élevions pas lui imposer notre amitié. Bornons-nous à une attitude correcte et affable. Nous ne voulons pas abandonner nos intérêts autorisés: seulement pour ménager ies . souvenirs .désagréables de la France. ; L'orateur déclare n'avoir rien à dire contre la. Légion, étrangère, mais, dit-il, nous avons , le droit: (Je. prendre toutes les mesures «pour que les, Allemands n'y soient pas entraînés. "Nqus suivrons aussi naturellement, à l'avenir,, avec attention, les progrès militaires russes, bien que ces armements ne donnent lieu à aucune inquiétude.L'orateur rappelle la .campagne récente à laquelle ces armements ont donné lieu ei accuse la presse russe d'avoir commencé 'cettç campagne d'excitation contre l'Allemagne.Pour ce qui est du renouvellement de nos. traités de commerce avec la Russie, continue l'orateur,: nous devons être prêts, bien que la Russie ait!plus.à perdre, que nous dans une guerre douanière. On a con-'osfé, ajoute-Ml, la> solidité de ln. Tnplice, mais nos rapports avec l'Italie n'ont pas été touchés. Nous n'avons eu avec elle aucun conflit. L'orateur termina' en proclamant la valeur de l'a-Miance avec l'Autriche, tout en reconnaissant qu'il est passible qu'elle ait plus de valeur pour l'Autriche que pour l'Allemagne. Le. député Richtofen, national libéral, doute que l'on puisse toujours éviter les heurts ayee la Triple Entente, comme on est arrivé à le faire.jusqu'à présent. La France, dans sa politique coloniale, a toujours rencontré J,û bon vouloir allemand; môme en Asie-Mineure, elle paraît avoir I fait une bonne affaire. L'orateur se félicite des déclarations de M. von Jagow touchant la Légion étran- i gère et souhaite que les rapports avec l'Angleterre continuent de s'améliorer. M. Heckscher, progressiste, dit que les résultats des dernières ; élections françaises laissent espérer des tendances plus pacifistes, mais il constate cependant que" l'i- j dée de revanche ne peut pas disparaître en ; France. L'orateur parle • ensuite de la Légion étrangère. Les Français, dit-il, devraient pourtant réfléchir à la colère qu'ils éprouveraient si l'on créait quelque;cho3e d'analogue-en Allemagne pour attirer une partie de là jeunesse française au service de l'Allemagne. Soit dit sans aucune hostilité contre la France, nous regrettons la situation que crée l'existence de la Légion étrangère, mais nous ne pouvons qu'en appeler à une plus exacte appréciation des choses de sa part pour qu'elle prenne l'initiative de mettre fin à f enrôlement des Allemands. Parlant du cri .« Vive la France poussé hier par le député Wendel, M. Hccltscher dit qu'il ne faut pas le prendre au tragique. Une telle façon de traiter les questions internationales, dit-il, ne fait qu'exciter et développer le chauvinisme, des deux côtés. La discussion générale est close. On. passe à la discussion du budget de la chancellerie. (b) ANGLETERRE Saisie d'armes Glasgow, jeudi, 14 mai. Les' douanes ont- saisi 500 baïonnettes destinées & l'Ulster. (a) CHAMBRE DES COMMUNES Suite de la séance de jeudi Un député- demande des renseignements sur l'incendié par les Grecs de dix-sep* Villû.ffe< dans ia région de Kolonia et su' la présence on Epire d'un détachement de vingt-huit soldats, grecs. Sir Edward G-rey répond qu'aucun des dix-sept villages cités par le débuté n'eu mentionné dans le rapport reçu par le gou vernement au sujet des récents événement d'Epire. Sié Edward Grey, répondant ù une autre question, dit qu'effectivement un télégram me adressé aux chancelierieis des grandes puissances accuse les Grecs d'avoir, en -=e retirant, obligés les chrétiens à les accompagner, afin de faire naître l'impression que les chrétiens ne voulaient pas vivre ei, Albanie. Le télégramme était censé émaner des chrétiens de Coritza. J'ai demandé aux délégués de la commission de contrôle prendre des renseignements au sujet du dit télégramme et au besoin de s'informer auprès des missionnaires protestants de Coritza. (a) \ AUTRICHE-HONGRiE La santé de l'Empereur Vienne, jeudi, 14 mai. Le bulletin de santé de l'Empereur porte que la toux a été un peu moindre pendant la journée et que le catarrhe s'est un peu atténué. L'état général est bon. (a) Vienne, vendredi, 15 mai. Le bulletin concernant la santé de l'Empereur dit que le sommeil n'ayant pas été troublé cette nuit a été réparateur et que l'état général s'en trouve amélioré. (a) Procès sensationnel Prague, jeudi, 1-4 mai. Aujourd'hui, ont continué les débats du procès intenté par M. Sviha contre les iiNarodni Lysti ». Les dépositions. intéressantes ont été celles du député Klofac sur le voyage projeté des députés tchèques à Belgrade, pendant la guerre bulgaro-serbe, dans .le but d'une médiation, et du philosophe Masaryk. La déposition du fils de Mad Yoldonova, étudiant en droit, a été grave. 11 a déclaré que M. Sviha, spius le pseudonyme de Wiener, livrait à la police de Prague les secrets du parti tchèque. L'affluence est énorme. Tout Prague et des journalistes étrangers assistent à l'audience. (aj BRÉSIL — On mande de Rio-de-Janeiro ; On apprend de bonne source que de Dr Wences-lao Braz Pereira, vice-président de la République, a renoncé à son voyage en Europe. - (a) ESPAGNE A LA CHAMBRE M. Rodes, républicain, déclare que l'Espagne est impuissante à exercer son action au Maroc.' Elle doit renoncer à ses j droits et reviser ses traités internationaux. Le ministre des affaires étrangères, répondant à M., Rodes, dit qu'il n'y a aucune raison de remonoer au Maroc et que l'Espagne doit s'y maintenir, ne serait-ce que par dignité. D'ailleurs, si l'Espagne n'était pas allée, au Maroc, la France y serait allée seule et l'Espagne l'aurait laissée s'instal-ier en face d'elle sur.la côte marocaine, ce qui. aurait été blâmé justement par le.pays tout entier. Le ministre explique ensui e que, le Maroc est .une affaire -de . longue haleine. ... . (a) ETÂTS-UmS Les grèves sanglantes du Colorado , Oîficiers en conseil de guerre Londres, vendredi, 15 mai. On mande die New-York au Daily Tele- ! graph ; A la suite des récentes batailles songlan-tes .entre les mineurs grévistes du Colorado et la milice de l'Etat,, le commandant Hamrok, qui commandait les troupes à Zudzaw,Va été traduit devant le conseil de guerre. iVest accusé d'avoir brûlé un camp de mineurs et d'avoir tué une douzaine de ces derniers, leurs femmes et leurs enfants. Beaucoup d'officiers et de soldats . ont à répondre devant le conseil de guerre. Le commandant Hamrock a déposé que les bailes de ses troupes, avaient été. dirigées. contre les grévistes armés, qui avaient pris position au delà du camp et près du chemin de fer. (a). Le canal de Panama Washington, jeudi, li m'ai. Des chalands chargés de marchandises font de.temps à autre, depuis le 11 mai,. La traversée du canal de Panama, mais i'1 n'y a pas encore eu de navire qui ait fait le service régulier de transit. On aura fini à la fin de la semaine les travaux de déblaiement de l'éboulement de Cucaracha. Ce n'est qu'alors que les navires marchands pourront passer. (a) JAPON Le programme du nouveau cabinet Tokio, jeudi,. 14 mai. Le comte Okuma a développé programme du nouveau cabinet. Il a dit que le gouvernement visera à uniformiser les vues entre le ministère des finances et les différentes administrations militaires et navales. Les finances seront réorganisées; 'es impôts diminués èt ' l'on évitera le plus possible toute nouvelle . émission gouvernementale ou municipale. -(a) RUSSIE Le mouvement gréviste Saint-Péteiobourg, vendredi, 15 mai. Tous i s ouvriers des boulangeries et imprimeries, des établissements de mécanique et des entreprises d'électricité sont en grève. O après une statistique officielle, le nombre des grévistes est de 1GU,U00. Une manifestation monstre a été tentée mais la police l'a réprimée immédiatement. A Reval, il y a 5,870 ouvriers en grève. On mande de I>ijni-.Novgorod que le travail a été suspendu aux usines de Sornovo. Le nombre des grévistes est de 9,000. A Kieff, la grève est complète' ou partielle dans beaucoup d'usines et imprimeries.Les journaux du soir n'ont pas paru et la plupart des journaux du matin ne peuvent pu raltre aujourd'hui. A Odessa, il y a grève dans quatre im primeries de journaux. A Tiflis, le travail a - té suspendu hier dans plusieurs usines. Le nombre de grévistes est de 3,000. A Moscou, la grève atteint 30 usines et 27 imprimeries. Le nombre des grévistes •)st de ,22,000. L'ordre n'a ^as été troublé dans tout Empire! (a) SAINT-DOMINGUE Ports fermés Saint-Domingue, vendredi, 15 mai. Le gouvernement a décidé de fermer le-orts de Puerto-Plat-a et de Monte-Cristi. lui sont au pouvoir des révolutionnaires (a) SERBEE A LA SKOU PCHTINA La prééminence de l'autorité civile La Skoupchtina continue 1a discussion , des différent!®, interpellations sur le mécontentement régnant parmi les officiers. M. Pachitch déclare qu'une personnalité qui prêta plusieurs millions à l'association des officiers serbes lui dit que celle-ci ne parvenait pas à faire face u s'es obligations. Le-gouvernement serbe, qui garantit ces emprunts, fit alors une' enquête sur la gestion de l'association. Plusieurs orateurs attaquent le gouvernement au sujet,du décret relatif à-la su-prémàtie dis'l'autorité civile. M. Pachitch déclare qu'il publiera prochainement des documents qui montreront la part qui revient au gouvernement dans le succès de la dernière guerre. L> ministre de l'intérieur explique qu'après la dernière guerre l'esprit militaire tendait à s'affirmer, d'une façon peut-être exagérée. 11 crut du devoir, d'un gouvernement démocratique de protéger l'autorité civile. Prochaine séance demain. * A" * Après le discours de i\î. Pachitch' à lut Skoiipchfin-a, on considèèe dans les milieux gouvernementaux qu,e le danger d'une crise est écarté: (aj TURQUIE Ouverture du Parlement Le discours du Trône Le discours du Trône parle brièvement des derniers événements, des négociations pour la paix, de la marche en avant des troupes impériales à Andrinople. Le dis» cours appelle le protocole .de Londres, la sort des lies de l'archipel, les échanges de notes entre la Porte et les puissances, et ii exprime le regret de l'impossibilité d'accepter leur décision. Tout en reconnaissant la désir de maintenir la paix, l'Empire ottoman fera tous ses efforts pour parvenir à l'obtention de ses droits.Le discours espèrs .que l'Italie restituera prochainement le» iles, conformément au traité de La.usanne.. Ii rappelle la nécessité de soumettre l'administration des vilavets à l'inspection et à .un contrôle sévère. Le .discours- fait m en-tioii de la nomination d'inspecteurs géné-raus.ll rappelle.les concessions.de chemins de fer aflji de donner aux provinces une vie nouvelle. La dernière guerre a démontré la nécessité absolue de posséder une flotte puissante. Pour assurer les progréa de l'armée et de la flotte, la Porte a eu recours il des spécialistes:-étrangers.. Le. dis. .cours signale la situation financière da l'Empire ottoman profondément éprouvée., Grâce .à l'appui amical -du gouvernement .français, un important emprunt a été conclu à.Paris en vue de liquider la dette flot, tante. En vue. de faire bénéficier l'Empire de sources de revenus,'des négociations ont été engagées avec certaines grandes puissances. Les négociations avec la France ont abouti. Celles avec l'Angleterre sont près de se terminer. l.e gouvernement a l'espoir que des accords seront conclus aus-,si avec l'Allemagne et la Russie. Notre politique étrangère fondée sur le principe da l'entière sauvegarde de nos droits, jointe au. respect des. droits d'autrui, comporte comme par le passé des .relations cordiales avec les puissances amies. Les sentiments -réciproques de .concorde et de paix l'ont constater de tous,côtés que la situation ail point de vue extérieur se .présente plus sereine et plus satisfaisante. Le discours se termine en exprimant le désir que la Chambre parachève rapidement les modifications à la Constitution, les budgets, les traités de paix, les .lois provisoires. Les efforts du gouvernement porteront sur le principe que les affaires publiques: soient dirigées avec vigueur et persévérance. (aj ■ L'inspecteur général en Syrie Constantinople, vendredi, 15 mai. Un iradé impérial nomme l'ancien minis-te de la guerre, Izzet pacha, inspecteur général en Syrie pour l'application des reformes. (a), Réîorme pour la Thrace Constantinople, vendredi, 15 mai. On dit que les conseillers du patriarchat céeuniénique ont-décidé de faire une importante démarche au sujet de la Thrace., Ils adresseront aux puissances une déclaration portant qu'aucune amélioration rie s'est produite et leur demanderont-d'introduire en Thrace les mêmes réformes que celles qui ont été cécidées pour las vi-layets de l'Anatolie orientale. (b) Sl'lmm !■ MU'iililMWiBB—W—MHWCgHMO"' Lettre de Turquie (Do noire correspondant) Turquie et Grèce. — Les Grecs de Tlu'r.ce. — L effort naval turc et les réformes. — La politique des Jeunes-Turcs. CONSTANTINOPLE, le 14 mai. Las nuages qui se sont amoncelés autour des relations turco-helléniques no s'épaississent pas depuis ma dernière 'lettre, mais tendent plutôt à se dissiper. Toutefois, l'on n'aperçoit pas encore la solution qui pourrait être donnée au différend entra les deux pays. Dès son retour de Corfou, M. de Wan-genheim.arnbassadeur d'Allemagne ici. à peine débarqué du stationn.airo « Lo reley », a eu une longue conversation avec Saïd Halim pacha et, aussitôt, les bruits do détente se sont accentué::. Guillaume II, on lo sait maintenant, ne veut pas une rupture tureo-hellénique et, pour l'empêcher, i! fait faire certaines déclarations, d'autres disent certaines propositions au grand-vézir et ministre- des affaires étrangères de Turquie. Ces déclarations ou propositions venant de Corfou, où le souverain a re eu M. Vénizéios et où il a conféré avec

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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