L'indépendance belge

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s.n. 1916, 14 Août. L'indépendance belge. Accès à 11 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/nv9959d984/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUSVIE-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTSNENT: (5 CENTRES (HOLLANDE; 5 CENTS) administration et redaction : bureau a paris • r%. < v. ïudor house tudor St.. london. e.c. 11. place de la bourse. LUNDI 14 AOUT 1916. ."x-mo ( 3 moiji, 9 shillings. 1 TELEPHONE ■ C!TV 39£în telepk • t 3 1 1-s 7 et ,. . -oui _ „ ^ abom>.eme]sit& 6 mois. 17 shillings, } conservation par le progrès. _ nunt * 011 " d360. "iass-TS. En vente a Londres a 3 h. le samed! 12 août. ( 1 an. se shillings. j LA SITUATION. samedi, midi. Cette fois 1 offensive est absolument générale ; le canon gronde depuis Ypres jusque Belfort et la bataille est entamée depuis Riga jusqu'aux Carpathes, dans les Balkans comme dans le Caucase e! près des bords du Nil, et partout nous n'avons à enregistrer que des succès pour les. Allies.' A \ près, légères attaques des lignes ennemies par les soldats britanniques. Sur la Somme, les Allemands ouvrirent de nUit un, intense tir de mitrailleuses, suivi bientôt d'un feombardement, le tout dirig-ê sur les positions britanniques du Haut Bois. Les troupes britanniques répondirent de même, et l'ennemi ne risqua pasl'at-taque.Au nord de Bazentin-le-Petit ce furent nos amis qui marchèrent de l'avant et s'emparèrent d'une petite longueur de tranchées, tout en infligeant de rudes pertes aux Allemands, qui bientôt essayèrent une contre-attaque, mais furent repousses en perdant beaucoup d'hommes. Au nord-ouest de Pozières, avance légère à constater de nos Alliés. Les Français se livrèrent à un'travail préparatif d'artillerie au nord de la Somme, détruisant les retranchements ennemis tout en faisant quelques prisonniers et capturant deux mitrailleuses au nond d'Hardicourt. Puis ils s'emparèrent de plusieurs des tranchées allemandes au, sud de Mau-repas et le long de la route de Ham ; une carrière solidement fortifiée et deux petits bois furent enlevés et occupés. 25C Allemands furent faits prisonniers. A Verdun, coup de main .des Français sur une tranchée allemande à l'esl de la hauteur 304, et retour avec quelques prisonniers. Sur la rive est de h Meuse quelques escarmouches au nord-ouest de l'ouvrage de Thiaumont et sut le reste du front canonnade intermittente.Des avions anglais ont effectué des raids à grande distance- Ils étaient au noni'bre de 68, et ont jeté des bombes sur les hangars de Zeppelins à Bruxelles, sur les hangars pour aéroplanes à Namur, sur la gare de Busigny (è deux reprises), sur la gare de Courtra (à deux reprises), et sur le chemin de fei de Mons à Bruxelles. Dans la nuit du 9 au 10 août une esca drille d'avions français a bombardé station et les baraquements de Youzière: ainsi que la gare de Bazancourt. A Douamont un aéroplane allemand ; L été culbuté par un pilote de: l'escadrill< i'p américaine au service des Alliés et es ribé en flammes dans les lignes fran t <"-• de L-v troisième armée italienne a enleve et occupé deux hauteurs importantes e fortifiées : les Monts Saint-Michele c Saint-Martino, situés au nord de Mon-falcone, entre cette ville et Gorizia. Le-villages de Rubbia Saint-Martino de Carso et tout le plateau de Doberdo sont •entre les mains des Italiens, et les Autrichiens battent en retraite à l'est. La contrée apparaît donc libre entre Monfalcone et Gorizia. Elle l'est probablement aussi au sud, et Trieste n'est -qu'à 35 kilomètres de distance. On attend le rapport officiel du général en chef sur les opérations autour de Gorizia. Ce ^ue l'on sait c'est que les Autrichiens ont du se retirer assez loin de Gorizia pour que cette ville soit hors d'atteinte de leur artillerie. On signale que ce furent deux ieunes demoiselles qui eurent l'honneur de hisser sur la citadelle de Gorizia le drapeau italiei: qu'elles avaient brodé spécialement. D'après un télégramme de l'Exchange le total des prisonniers faits tant dans le Carso qu'à Gorizia, atteint le chiffre de 30,000, et'les Autrichiens auraient ei au surplus en tués et blessés 32.00C hommes hors de combat. Sur le front russe le fait capital est k prise de Stanislau. Les Russes soni entrés dans cette ville jeudi soir. C'est un point stratégique importan dans les mains du général Lechitsky c'est un succès indéniable, c'est un violent coup nouveau porté au moral di peuple autrichien. Sur la Sereth les Austro-Allemands si défendent avec ténacité, livrant contre-attaque sur contre-attaque, mais la vail lance des troupes du général Sakharof; vient à bout de cette résistance, a pu repousser l'ennemi hors du village et di bois qui se trouvent sur la rive droite de la Sereth, et est actuellement arrivée ai village Trisianec-Nesterovic. L'ne double attaque de cavalerie sur !< flanc de l'ennemi a enfoncé les rangs de ceux-ci et mis le désordre parmi les Austro-Allemands. Dans cette région le général Ekk a fait, depuis le 4 août jusqu'au 10 août, 268 officiers prisonniers ei 13,000 soldats. Les pertes de l'ennem en ce point seraient énormes. Dans la région de Monasterisk Nij-niuw, à l'est de Stanislau, la bataille continue ; l'ennemi en ce point se com-i pose surtout de troupes allemandes, qu se livrent à une succession de contre-attaques. En ce point les Russes ont fait 2,500 prisonniers, capturant en même temps un chef de régiment autrichien e! son état-maior, y compris l'aumônier. Dans la Caucase, dans la région de Kerasum. les Russes ont pris la petite viile d'Ellen. A l'ouest de Giumichati une attaque turaue fut repoussée, et au Mjd-est du lac Van, près du village de Yéri, et au nord de Sakkig (Perse), le-Turcs ont été refoulés sur une distance considérable. D'autre part, vis-à-vis de troupes turau'es 'en nombre supérieur, le.s Russes on dû évacuer Ham a dan. Les troupes sous les ordres du généra Sarrail ont commencé leur marche er ■ avant. Après un combat d'artillerie sui i la rive droite du Vardar on signale le > bombardement et la prise de la statior de Doiran et d'une hauteur 227 au suc i de'cette ville. Les détails de cette opération qui se : passe à 40 kilomètres de Salonique manquent encore jusqu'à présent. Le dernier raid des Zeppelins sur . côte est britannique a causé la mort de 8 personnes. Quatre petites maisons on' été détruites, un magasin démoli, deu> . cottages et trois magasins endommagé-, par les explosions. Un grand nombre de vitres brisées, un cheval tué et cinquante mètres de voies mis hors d'usage. Quant aux méfaits des sous-marins ils continuent malheureusement, et l'or donne aujourd'hui la triste liste suivante de navires coulés : le steamer San Ber nardo (3,907 tonnes), Stobart (496 tonnes), le steamer espagnol Ganekogort; Mendi (3,601 tonnes), le bateau italier Sebastiano (3,9_95 tonnes), le bateau fran çais Henri Elisa (822 tonnes), le voiliei français Annette Marie, le bateau danoi; Robert (1,445 tonnes), le Neptune de Marseille (231 tonnes), le Credo, norvégien (720 tonnes) et Soro (492 tonnes) L'ENTENTE DES NEUTRES. — • ^ Les petits Etats d'Europe, à la merci de leurs puissants voisins, ont dû accepter tant d'humiliations et subir tant de dommages au cours de cette guerre, sans autre recours qu'une protestation presque toujours vaine, que l'idée d'une union des n-eutres y a insensiblement gagné la plupart des'esprits. Et si cette idée ne s'est pas eneore traduite par une mesure pratique j il semble néanmoins acquis qu'elle se réalisera aussitôt que les petits Etats pourront reprendre, leurs relations norffîarles et se concerter en toute indépendance pour empêcher le retour de pareilles atteintes à leur suze-la'neté.Le "Bund" de Berne rappelle à- ce propos la campagne qu il mena la veille ■de la guerre : " * - "Le 7 juillet 1914, au moment de la visite du roi des Belges,' nous écrivions que la Belgique et la Suisse avaient a conquérir par de grands efforts leur développement national et leur crédit auprès cles grands Etats et à assurer par de lourds sacrifices leur indépendance politique. Nous disions que toutes deux ri valisaient dans leurs efforts pour créer des institutions juridiques internationales protégeant le droit et l'ordre, pour le développement du trafic, de la paix et de l'humanité, et qu'il serait désirable de voir les petits Etats se rapprocher et se lier plus étroitement. ' Ce sentiment, écrivions-nous alors, anime plus que jamais les petits Etats d'Europe, qui se voieiit menacés, politiquement et économiquement, et qui ont toutes raisons de s'apercevoir que leurs voix auraient plus de poids si, dans les questions importantes, elles s'unissaient.' "La même pensée fut alors exprimée dans la presse romande. Malheureusement elle ne trouva aucun écho en Belgique; cm l'y repoussa même formellement. L'"Indépendaneïe Belge" se hâta d'assuref que la visite du Roi Albert n'avait aucun caractère politique et qu'on se ferait des illusions si l'on voulait y voir un premier pas vers l'entente des petits peuples. 'Nous autres, en Belgique, nous ne croyons pas à l'utilité d'un groupement des petits Etats, qui sont très divisés et ne représentent pas ta-ienige ins îre eu )00 la nnt ant ky' 'io-duse re-ail-ofire-dude au ■ le de us-?é-us-; et imi <Tij-illem-quiat-aitme et de ite lan au de les ice plus de 60 millions d'individus en face de la niasse imposante des grands Etats qui en ont 300 millions. De plus, 1; Belgique, à cause- de son caractère d'Eta perpétuellement neutre, ne saurait con dure aucune entente avec n'importa quel pays, petit ou grand, car touts alliance ou entente comporte des enga gements réciproques.' "Un mois plus tard, la Belgique, en vahie par des troupes étrangères, se voyait obligée d'abandonner sa neutra lité pour devenir belligérante. Nou: n'avions pas compri pourquoi cet or gane belge, alors dirigeant, s'était dresse si catégoriquement centre la pensée, nor d'une alliance ou d'une entente séné O raies, mais d'un accord au sujet d'inté rêts communs aux petits Etats, et que çeux-ci peuvent parfaitement discute' et représenter sans abandonner leur lieu tralité." Le "Journal de Genève" qui cite ce; lignes du "Bund," signale à ce propos comme un revirement d'opinion, Particle remarquable de M. Kufferath re commandant de concilier les intérêt belges et les intérêts suisses lors de h conclusion de la paix. Il est assez facile de répondre aux cri tiques du "Bund." L'attitude de 1 ' " J ri dépendance" avant la guerre était li seule possible, la seule conforme au droit La Belgique ne pouvait conclure d'al liance d'aucune sorte sans violer l'espri, mémo de sa neutralité. . A cette heure encore le statut politi que de la Belgique n'a pas varié. Il ne pourra changer que par une déclaratioj expresse du traité de paix. Les Belg> désirent-ils ce changement, et en que sens veulent-ils orienter la politique •!< leur pays ? Il est certain que la situation de de main ne sera plus celle d'hier. L'idée d'une neutralité perpétuelle agissaiî surtout comme un puissant soporifique On s'imaginait trop que la Belgique n'étant pas appelée à attaquer, ne serai; jamais obligée de se défendre. Cett< conception de la neutralité e$t biei morte, et personne . -s se hasardera à h ressusciter. La Belgique de demair sera investie d'une indépendance coro : plète. Que les grands Etats belligérants , s'engagent entre eux à considérer la i Belgique comme pays neûtre, ou non— j cet accord ne pourra plus entraver la - liberté d'action de la Belgique dont Pin-s dépendance sera d'ailleurs pleinement ; respectée le jour où elle s'organisera de - façon à commander ce respect. • Maîtresse de ses destinées, la Belgique ne manquera pas de considérer, pu-s-i qu'elle pourra le faire, les avantages en se souvenant que si cette union avait 5 existé avant la guerre, il est probable que l'Allemagne n'eût pas violé son ter-: rit-cire, et que, Peut-elle fait dans ces i conditions, sa défaite eût été plus rapide et plus complète. Mais la Belgique, pays - largement international, pays défenseur : du droit-, se placera surtout au point de ' vue de la loi des nations. Avant la guerre, la Belgicjue était le carrefour des grands courants d'idées de l'occident. > Les deux tiers des associations interna-, tionales ont leur siège à Bruxelles. Après • la guerre, elle continuera sa mission - Plus que jamais, son effort de demain ; sera un effort vers la création de la justice internationale, et toute initiative qui tendra à assurer aux peuples la prospérité par la paix et la liberté par le - droit y sera saluée avec une joie fratsr-i nelle. Il appartient aux petits pays qui n'ont-■ pas d'impérialisme politique, mais qui ont un impérialisme moral, d'être les défenseurs des rêves généreux de l'humanité ! ! Si cette entente des neutres peut être ' conclue dans cet esprit, sans paralyser ' l'essor économique des Etats contrac-' tants et sans les jeter en une politique ! d'aventures, si cette entente purement défensive, basée sur des principes de droit clairement définis, peut fixer des : limites suffisamment précises à son ac- • tion pour être un élément de stabilité dans la politique européenne, et un élé- 1 ment cle progrès dans la constitution du droit des nations — certes, la presse ' belge ne sera pas la dernière, à la pré-! coniser, et le peuple belge ne sera p. k dernier à y souscrire. FABRICE POLDERMAN. LETTRE DE RUSSIE. (De notre correspondant.) Le mémoire de Milukoff. Les députés sont rentrés à PétrograJ après leur voyage chez les Alliéàx Royaume-Uni, France, Italie. Chacun d'eux a remis à la Douma un compte-rendu détaillé de sa mission. L'un des plus remarquables de ces mémoires est celui du leader des cadets, Milukoff. En voici les points principaux. Les délégués parlementaires russes ont insisté auprès des parlements alliés pour que cette collaboration de la représentation nationale soit continue, et sous ce rapport un accord de vues est déjà établi entre les Alliés. Une autre question, qui intéresse passionnément la Russie, a été examinée en première ligne, par les députés russes, dans les entretiens qu'ils ont eus avec les chefs de gouvernement des pays alliés : c'est la question des Détroits, Un accord existait entre la Russie et les Puissances de l'Entente'd'après lequel les deux rives des Détroits doivent nous appartenir, A cet accord, qui n'avait pas été divulgé, les députés russes ont voulu donner la plus grande publicité possible, et Milukoff rapporte que lord Grey, dans l'entretien qu'il eut à ce sujet avec les membres de la Douma, reconnut que cette question est pour la Russie aussi importante que celle de P Alsace-Lorraine pour la France. Cependant toute la presse britannique ne soutient pas ce point de vue, car certains estiment que l'Allemagne, gênée dans son commerce, cherchera toujours une issue, et que, pour éviter un nouveau conflit, il faut lui laisser accès en Asie. Mais les députés russes ont insisté sur ce que la possession des Dardanelles est le désir national le plus cher du peuple russe, et ils sont rentrés en Russie avec la conviction qu'on tiendra compte de ce désir. Les questions nationales. "Dans tous les pays alliés que nous avons visités, écrit Milukoff dans son rapport, nous avons constaté que ce sont les questions nationales qui intéressent le plus et parmi celles-ci au 2,renlier plan, celle de la Pologne. Pour calmer l'opinion publique polonaise le leader des cadets estime qir'il importe de résoudre au plus vite cre^e question, d'autant plus que nos ennemis ont élaboré un projet beaucoup plus large que nou 3 ne l'avons fait dans tontes nos conversations sur l'Autonomie." Une autre question, dit Milukoff, dont on s'intéresse ' beaucoup à l'étranger, c'est la question juive. En Angleterre on n'a pas caché aux députés russes que la solution de la question juive en Russie a une grande importance en ce ■sens qu'il faut créer des conditions favorables pour des emprunts en Amérique, où, en ce moment, se trouve le plus d'argent libre. La question yougo-slave est aussi à l'ordre du jour à l'étranger, partout les Serbes, les Croates, les Dalmates, ont leurs comités. Les yougo-slaves espèrent s'unir en un Etat, mais l'Italie ne voudra-t-elle pas garder la Dalmatie ? Entre l'Italie et les Alliés il semble exister un accord d'après lequel une partie de la Dalmatie doit revenir à l'Italie et une partie à la Serbie. A la fin do son rapport, Milukoff note oett-e observation qu'à leur retour les députés russes ont trouvé en Suède une atmosphère beaucoup plus favorable à la Russie, que ejelle qui existait quelques mois'auparavant alors qu'ils se rendaient en Grande-Bretagne. Ail ministère de l'intérieur. Pour lutter contre la cherté des vivres et contre la spéculation dont nous avons parlé dans notre précédente lettre, on vient d'adjoindre au ministre de l'intérieur un sous-secrétariat spécial. C'est le prince Obolensky, gouverneur de la provinoe de .Kharkoff, qui est nommé sous-secrétaire, et déjà il a rejoint son poste à Pétrograd. Le gouvernement a promulgué, en vertu de l'article 87, une loi régularisant la consommation de la viande, la Douma l'a votée. Ce projet se résume à ceci : la vente cle la viande du gros bétail, bœuf, veau, mouton, et porc, est interdite dans tout l'empire, trois jours par semaine, les lundis, mercredis et vendredis. Ces jours-là toutes les boucheries seront fermées, et aucun plat de viande ne pourra être servi dans les restaurants, buffets des gares, etc. Défense d'abattre le gros bétail les mardis et jeudis, les autres jours le nombre des bêt-es abattues sera fixé par les municipalités. Toute infraction à cette loi sera punie d'une peine allant de 300 roubles d'amende à six mois de prison. Ce projet est provoque par la crise indiscutable qui sévit maintenant eu Russie et menace de priver la population non seulement de viande, mais aussi de lait. En 1-913 on comptait ten Russie plus de 52 millions de bovidés, environ 80 millions de moutons, et 17 millions de porcs. Mais ces chiffres absolus ne disent rien de la richesse ou de la pau j vreté en bétalb seuls les chiffres cqûj.- parés peuvent nous fixer à ce sujet. Si l'on prend le nombre de têtes de bct-a'L pour 1,000 hommes, ou arrive en Russie au chiffre de 262; en Angleterre 263 ; en Allemagne 327 ; en Danemark 758; aux Etats-Unis 739; au Canada 703; en Australie 2,021; en Argentine 4,487. Le petit bétail est réparti à peu près dans les mêmes proportions, il faut aussi tenir compte du poids du bétail, qui est d'après les bourses de Pétrograd et de Moscou, d'environ 10 pouds, pour un bœuf moyen, tandis qu'en Allemagne, par exemple, le poids moyen d'un bœuf est de 18 pouds. Le cheptel russe. Ces données permettent de comprendre quelles graves préoccupations a maintenant le gouvernement russe, car moins favorisée que les autres pays de l'Entente, la Russie est presque dans l'impossibilité d'introduire chez elle du bétail étranger, et doit se contenter de son propre cheptel, déjà très appauvri. Cet appauvrissement du cheptel russe tient à plusieurs causes: d'abord le soldat russe, qui, en temps de paix est un paysan presque végétarien, est en campagne un grand consommateur de viande. 11 ne faut pas oublier aussi cjue du fait 'e l'occupation ennemie plus de 5 millions de têtes de bétail ont été perdues pour la Russie. Enfin, les statistiques municipales ont établi que depuis l'interdiction de la vente de l'aleoci, ia population mâle a augmenté de 150 p.c. sa consommrticn de boucherie. Le ministre de la guerre, prévoyant la crise de la viande, a déjà diminué la ration des soldats, qui est maintenant de 42C grammes par jour. Mais' cette mesure e?t insuffisante pour parer à la crise, il faut aussi que la population civile restreigne sa consommation, d'où la nécessité de cette loi que le gouvernement a promulgué récemment. Une banque maritime. Dans les sphères financières de - Moscou on commente en ce moment ave-3 .-ne grande animation, l'idée de la création d'une banque maritime spéciale pour contribuer au développement de la flotte commerciale russe. Cette question a été posée au Congrès des Banques, qui s'est tenu récemment, et le rapporteur du projet, M. Hivelson, a marqué toute l'importance pour le pays d'une flotte -commerciale et ia nécessité pour les institutions financières de soutenir l'initiative dans ce domaine. Les banques se sont, en général, montrées sympathiques à ce projet et il est à souhaiter, qu'avec l'appui du gouvernement, elles aident à insuffler une nouvelle vie à la pauvre flotte marchande russe dont l'état est bien précaire et ne correspond plus du tout au progrès quasi-foudroyant du développement économique de la Russie. En effet, pendant les eîix dernières années, il ne s'est point créé en Russie de nouvelles compagnies de navigation, et celles cjui existaient n'ont point augmenté leur tonnage, au contraire. Dans la Mer Noire, par exemple, comme il y a 20 ans, c'est toujours la "Société russe de navigation et de commerce" qui continue cle régner. Elle a monopolisé tout le riche bassin de la Mer Noire, mais elle n'a pas construit de nouveaux bateaux, les marchandises séjournent un temps infini dans ses ports; en un mot, elle se soucie fort peu de l'amélioration du transport sur la Mer Noire. Quant à ses autres lignes, elle les néglige complètement. Une autre compagnie puissante: "La flotte volontaire," s'était tracé un programme grandiose : les relations commerciales du Pacifique à l'Atlantique, mais cette institution archaïque expédie ses bateaux à peine une fois par semaine et les marchandises restent dans ses dépôts des mois entiers. La " Société russo-asiatique " avec cinq bateaux, dont le meilleur ne vaut rien, est tout à fait ua poids mort. L'extension économique. Escomptant la fin de la guerre tous les pays d'Europe commencent déjà à préparer de larges bases pour leur extension économique, qui exige eu premier lieu le développement des voies de communication. 11 est certain qu'après la guerre le commerce cle la Russie avec les pays alliés prendra de grandes proportions, la mer Baltique et la mer Noire seront ouvertes, il faudra envoyer d'uu coup à l'étranger des millions cle tonnes de blé et de matières premières; sur quoi expédiera-t-on tout cela? On• répond déjà que les flottes des Allié: Sans doute, mais eux-mêmes auront bè--oin de leurs bateaux, et encore est cé Lien le moment, quand le bilan commercial de la Russie est si triste, d9 songer à le grever du fret qu'il faudra payer aux compagnies étrangères. il importe aussi de songer à la navigation fluviale, qui est appelée à jouer un rôl® toiisidérable daiis la renaissance écon«- £7cme année. No m

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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