L'indépendance belge

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s.n. 1914, 18 Mars. L'indépendance belge. Accès à 30 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/833mw29792/
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. Ii 35* ANNÉE Mercredi 18 mars 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION rue des ttablct», Bruxelle* BUREAUX PARISIENS ; 11, place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. Vazn. 20ir. Emis, Iflfr. 3fiait, 5ft MfKÊÛtlRElSr.'tU » 28 fr. » >5 fr. » tir EÎMSSEfl » 40 Ir. » 22 fr. » Htr édition hebdomadaire Haternifuoilt it i'Jïtri-mirl » pages, paraissant le mercredi Un «a SU franc) faix mol* i ît fruma L'INDÉPENDANCE BELGE *20is £mtxgx5 v£& 20er. — su pasï3 cosssev^non ££& le srqgkb X° ? T Mercredi 18 mars 1914 Les annonces sont reçuesî A BRUXELLES : aux bureaux au joir*U» A PARIS : il, place ùe ia Bourse» Â l&xdres : ctie2 MM* joûjû-f. Jonei & ùt) a° jj£ £uow fiill, £, C.; à tAgence Havas, n° 1ISL Cheapside E, C. ; et chez fteyroud & HLa, LtdL jj«i 14-18, Queen Victoria Street, et T. B. btowùdf Ltd. n° 163, Queen Victoria Street. & AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Kokia, £ & ROTTERDAM : même Arme, Wynhaven, 113, m ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E& SUISSE, aux Agences de ia Maison Rudolf Moss^ jITALIE : chez MM, Haasenstein & Vogler, ù Milac^ Turin et Rome. jÉSiEW'«XOR£ s T,B« Browne, LtU, lt Ea&t-à^ Street Aujourd'hui Revue politique. France. — ATTENTAT CONTRE M. CAL METTE. — M" Caillaux tire soi- M Calmette. — Mort de ia victime. — Lei raisons de M®" Cailloux. — Démissioi de M. Caillaux. — L'émotion à Paris. Lettre de Londres. Lettre d'Italie. En Belgique. — M. Ya-ndervelde et le pari ■libéral. Chronique mondaine. ta question coloniale. Informations financières et industrielles.-Nouvelles diverses da nos correspon dants. Les dépêches suivies de la lettre / sont celles qui ont paru d'abord dan; notre première édition, publiée à 4 heu res de l'après-midi; les dépêches suivie: de la lettre B sont celles qui ont pari d'abord dans notre deuxième édition publiée à 6 heures du soir; les dépêche! suivies de la lettre C sont celles qui on paru d'abord dans noire troisième édi iinn niiKIw^o 1^ mnî.in , -i x- • - * BRUXELLES, 17 mars Revue Politique C'est une tragédie qui, brusquement tileait modifier la situation politique er fiance : Mme Caillaux, femme du mi nistre des finances de la République, ; .tué hier M. Gaston Calmette, direeteu: !du « Figaro », et le soir même M. Cail laux a donné sa démission de ministre [Voilà le drame dans toute sa brutalité Nos lecteurs savent que M. Calmett poursuivait dans le « Figaro » une im pliic&ble campagne contre M. Caillaux tampagne purement politique et qui malgré l'extrême violence de ton, n< idévia jamais de son but politique. L jk Figaro », à tort ou à raison, s'étai (donné pour tàclie de renverser le niinis lie qui. avait pris, la direction du pail "radical unifié et qui voulait faire abou tir l'impôt sur le revenu. M. Calmett. lavait porté contre M. Caillaux plusieur accusations graves; il lui avait reproch notamment d'avoir usé de son inlluenc politique pour favoriser certaines afl'ai res financières, ce que M. Gaillaux avai formellement démenti. 11 y a deux oi trois jours le (( Figaro » avait publié un lettre de M. Gaillaux, écrite il y a plu sieurs années, et dans laquelle le iriinis Ire des finances se vantait d'avoi « écrasé » l'impôt sur le revenu en ayan l'air de le défendre; hier enfin, le « Fi garo », parlant des variations politique du ministre des financés, publiait un note jadis écrite par M. Gaillaux et dan laquelle il se donnait comme républi ci! in progressiste, adversaire de l'impO sur le revenu. Lundi après-midi, M" Gaillaux se rendit dans les bureaux di « Figaro » et abattit M. Gaston Calmett 'de six coups de revolver. Le cas de cett femme d'un ministre de la Républiqu intervenant à coups de revolver dan une lutte politique ne peut qu'être sé vèrement apprécié. On ne saurait lu trouver la moindre excuse et ce n'es certainement pas la situation politiqu 'de son mari que M"' Gaillaux a sauvé en tuant le directeur du «Figaro». M Gaillaux a compris que son maintien a liane du gouvernement, devenait impo; £ible et dès lundi soir il a démissionné La retraite de M. Gaillaux moelifi singulièrement le caractère du cabine Doumergue. On n'ignorait pas que 1 ministre, des finances, chef du parti rc dical unifié par le Congrès de Pat exerçait une influence considérable su la politique générale du cabinet Dot. in orgue, influence Qui paraissait parfoi contre-bàlancer celle du président d conseil lui-même. M. Gaillaux séta prononcé contre le service militaire d trois ans et, à plusieurs reprises, il ava affirmé sa volonté de faire aboutir 1 in pût sur le revenu, mais le cabinet Doi morgue ne s'en était pas moins, sot la pression des circonstances, rallie su cèrement au service de trois ans et lt difficultés avec lesquelles M. Caillau était aux prises au Sénat démontraiei suffisamment que la réiorme fisca n'était pas près d'aboutir. H n en est p<. moins vrai quo l'extrême-gauche soci; liste soutenait le cabinet Doumergue e raison même des tendances personne les de M. Caillaux. Le soutiendra-t-el encore maintenant que M. Caillaux : retire de la combinaison ministériel» D'autre part, il est. certain que la retrai de M Caillaux facilitera un rapproch ment entre le cabinet Doumergue et li républicains qui se sont groupés autoi fie MM. Briand et Barthou. 11 faudra a tendre de savoir comment la combina son de M. Doumergue sera remanié par suile de la nécessité où l'on se tro' ve de remplacer M. Caillaux, pour i rendre compte clans quelle mesure ministère français se trouvera affait ou consolidé par la retraite du mimst des finances: Les élections suédoises qui auront lif le 27 mars courant auront une impe tance politique considérable par le ff qu'elles se fout uniquement sur la que lion de. là défense nationale. On sait qi le cabinet libéral démocratique Sta s'est retiré, il y a un mois, parce qu ç teouvait en. opposition avec le Rc qu>,dans un discours, avait ouvertement encouragé la grande manifestation des paysans , en faveur du renforcement de la défense nationale. Le cabinet Staaî, . au contraire, voulait attendre les élections du mois de septembre prochain s avant de poser cette question et il sou-i tenait, de plus, que la cféiehse nation'àle n'exige pas un renforcement aussi considérable que certains le prétendent. Le ministère présidé actuellement par M. i Hainmerskjoeld — et qui devait procéder à la dissolution de la Chambre puisqu'il ne disposait pas au sein de celle-ci d'une véritable • majorité — a ordonné ■ immédiatement la consultation du pays. ■ Aussi la campagne électorale la'plus énergique se développe-t-elle depuis quinze jours a travers toute la Suède et ' cette campagne, qui porte uniquement L pour ou contre le renforcement de la j défense nationale, a-trelle quelque peu modifié le cadre ordinaire des partis. C'est ainsi qu'il s'est constitué un parti > libéral partisan de l'accroissement de i l'armée et qui s'oppose au parti libéral , de concentration démocratique qui était ; représenté au pouvoir par le cabinet t Staaf. Comme il suffit de déplacer 35 sièges pour modifier la majorité, les libéraux modérés font un effort considérable. Il est curieux à noter que toute ■ la jeunesse universitaire prend une part active à 1a. campagne en faveur de la défense nationale, et cela malgré le prolongement considérable du service militaire des étudiants que comportera la réforme. 11 serait assez difficile de prévoir l'issue de cette lutte, où toutes les questions purement politiques s'effacent devant la question de la défense du pays. Les élections de 1911 ne fournissent guère i une base d'appréciation, puisqu'à cette ■ époque 43 pour cent des électeurs s'abs-t tinrent du scrutin. Quel que soit le ■ résultat, le nouveau parlement n'aura . h trancher d'autre question que celle' de la réforme, militaire'et au mois'de septembre prochain on procédera aux ; élections ordinaires. ' tavelles de l'Étranger ! ALBANIE ' Les oiîiciers hollandais La Haye, mardi, 17 mars. 1 Le ministre de la guerre a reçu un télé- 5 gramme die l'Albanie portant que les nou-' velles suivant lesquelles des officiers hol-' landais auraient été faits prisonniers sont " complètement fatisses. ■ (a) ANGLETERRE chambre des communes M. Asquith dit que ses déclarations de iundi au sujet de l'Ulster ont été faites afui ' de servir de base pour l'élaboration d'une solution. L'accueil qui leur a été fait n'est " pas encourageant. Il attend un vote de ' principe avant de donner des détails. ' M. Bonar Law ne peut pas discuter dans ' ces conditions. I M. Ajsquith donnera bientôt l'occasion de „ discuter la politique du gouvernement, (a) l RUSSIE 3 L'Allemagne et la Triple-Entente 3 Bruit invraisemblable s . Londres, mardi, 17 mars. ; On . mande de Saint-Pétersbotirg au u Ti- i mes » : Le « Novoie Vremia » prétend que t des conversations sont engagées entre Bei- 6 lin et Paris dans le but de faire entrer l'Al-e temagne dans la Triple-Entente. Le «Times» ■ croit qu'il s'agit d'un ballon d'essai, (a) SUISSE Mort subite de M. Gobât ? Berne, lundi, 10 mars. „ Le conseiller national Gobât, directeur du _ bureau international de la Paix, titulaire du prix Nobel pour la paix, présidait cet j, après-midi la séance de la conférence de la , Paix, lorsqu'à tomba mort, frappé d'une at-s taque d'apOplexie. (a) u (XI. Gobât était une des.pei'sonnalitéjs les H ptos en vue des milieux pacifl-^tes. Il était e le pére de Mu" Marguerite GoBat, notre it oorre^pondànt à Berne, à laquelle nous présentons nos sincères condoléances.) • TURQUIE i- La question du Dodécanèse S Londres, mardi, 17 mars, x Une note officieuse annonce que la Tur-it quie n'admettant pas la proposition italien- e ne de laisser les fonctionnaires italiens s dans la mer Egée, l'Italie rédtamera de i- nouvelles concessions. (a) l- I Lettre de Londres •<- (Lie notTc correspondant./ ls ir Les concessions de M. Asquith à l'Ulster. t- — Le fusil et le bulletin de vote. — Le j- budget de la guerre. —- L'invasion et le -, service militaire obligatoire. — lie budgel ^ de la marine. se LONDRES, le 15 mars. 'f.' On peut aujourd'hui se rendre exacte-^ ment compte de l'accueil fait par le Par-,e lement et par le pays aux proposition; de M. Asquith pour le règlement amiable de la question de l'Ulster. 'u Comme M. Asquith lui-même l'avai prévu, elles n'excitent dans aucun eamf 11 aucun enthousiasme. s" Les libéraux leur reprochent de tror 1(' accorder aux menaces des fanfarons d< :îf l'Ulster, de leur faire des concession: qui mettent eh danger l'unité de l'ir i lande et- affaiblissent par avance l'auto rité morale du futur Parlement de Du blin. Les conservateurs ne leur pardonnen pas de permetti'e malgré tout l'établisse ment du « home rule » et d'assurer 1 premier fonctionnement du « Parlia ment Act a. Mais les gens raisonnables ds tous le partis, tout en reconnaissant les défaut et les dangers de ces propositions, le.u •savent gré de rendre l'espoir aux parti sans de la conciliation et dans tous le cas de dissiper les craintes de guerre ci vile. Comment ne croirait-on pas à la pos sibilité de la conciliation quand on con -sidère la réponse que fait M. Asquitl aux demandes des adversaires du .« hc me rule »? Les conservateurs et les unionistes de mandaient que le pays soit appelé à s prononcer une fois de plus sur le « hc me rule ». M. Asquith leur répond qu le pays sera conseillé encore deux foi au moins sur cette question, en 1915 € en 1920. Les orangistes demandent que les cc mités protestants de l'Ulster soient e.\ clus du « home rule ». M. Asquith 'eu répond : « Prononcez vous-même, s; 1 coîur vous en dit, votre propre exclu sion au moyen d'un référendum ». La seule différence entre l'exclusio: accordée par M. Asquith. et celle récla mée par l'organisateur de la résistanc orangiste, Sir Edward Garson, c'est qu M. Asquith propose que cette exclusio; soit temporaire, tandis que Sir Edwari Carson voudrait qu'elle soit définitive Est-il admissible qu'entre ces deux pre positions si voisines on ne trouve pa un terrain d'entente? A supposer cependant qu'on ne trouv pas ce terrain d'entente, la propositioi de Mi Asquith n'en rend pas moins 1 guerre civile et l'emploi de la force tou à fait invraisemblables et mêmeimpos sibles. En proposant dé substituera un lutte fratricide un pacifique referer dum, M. Asquith a, en réalité, été le ft sil des mains des orangistes et l'a reir placé par le bulletin de vote. Ce que le orangistes croyaient ne pouvoir obteni que par la résistance armée, ils sont m surés désormais de l'obtenir par un sirr pie vote. Quelle excuse pourraientrils ir: vaquer à présent pour avoir recours la'force? Décidément les conservateurs, le unionistes et les orangistes ne sont pa de taille à jouter contre M. Asquith. Grâce à son admirable sang-froid, son ingéniosité, à son inlassable hab leté, la phase tragique de la résistanc de l'Ulster au « home rule » saml)] chose close, espérons-le, pour jamais. * * ■» En présentant mardi dernier son bue ge.t à la Chambre des communes, le et lonéû Seely, ministre de la guerre, a fà: un exposé de la situation de l'armée très intéressant et très rassurant. L'Ar gleterre, d'après lui, posséderait un trê bon canon et un fusil de toute premièr classe ; elle serait assurée d'avoir à s disposition, le cas échéant, trois fois plu dé chevaux qu'il ne lui en faudrait^so armée régulière comprendrait des rése) ves plus fortes qu'à aucune époque ; so armée territoriale serait de mieu.: e mieux instruite; de meilleurs arrange ments auraient été pris en vue d'une ri pide mobilisation. Si la guerre éclata de-main, un corps expéditionnaire d 162,000 hommes, bien équipés, bie exercés, bien armés, pourrait être in médiatement réuni et embarqué pou un point quelconque du globe, en lai: sant néanmoins derrière lui d'ample forces pour la défense du territoire d Royaume-Uni. La seule ombre au t< bleau est qu'en dépit des alléchantes ai nonces insérées dans les journaux à pri d'argent par le ministre de la guerre, 1 recrutement de l'armée régulière dorin encore des résultats sensiblement inf< rieurs aux effectifs prévus. L'armée te: ritoriale est de .55,000 hommes au-de; sous, des chiffres d'établissement. Ma même de ce côté il y a progrès, le recrues, quoique insuffisantes, sont c< pendant plus nombreuses qu'elles r l'ont jamais été. Au sujet du problème de l'invasioi le colonel Seely s'est borné à dire que premier ministre se réservait de s'expl quer à ce sujet le jour prochain où 1 sous-comité chargé par lé comité de 1 défense impériale d'étudier la quest:oi soumettrait son rapport au Parlemen On connaît déjà par ce qu'a déclaré N Asquith, le 22 février dernier, à une d putation de la « National Service Le. gue » dans quel sens se prononce ( rapport. Sas conclusions, très fortemei motivées, tendent à établir que la flot anglaise, est aussi capable qu'elle l'a j mais été de protéger la Grande-Bref gne contre toute tentative d'invas'on. Le colonel Seely n'a pas parlé ne plus du service milita're obligatoir Les deux questions d'ailleurs se . tiei nent. Lord Roberts, dans une lettre pi bliée avant-hier par le Daily Mail, d sait : « En cas de guerre européenne, noi comptons sur l'aiele de la France poi assurer à nos troupes le libre passas dans la Méditerranée ou pour renforo nos garnisons dans les ports do cet mer en Egypte. Nous comptons sur el également pour assurer la sécurité d'ui bonne moitié de nos approvisionn ments qui nous-arrivent par la route < la Méditerranée. Une pareille dette si mer ne doit-elle pas être payée par i sérieux appui sur terre ? » Cet argument, bien qu'il semble irr t futable. ne. changera pas l'opinion d Anglais sur le serv:ce militaire oblig i toire pour tous. Si quelque jour ils ■ rallient à l'idée de la conscription, ce i ; sera pas pour des considérations de p li'àque internationale telles que cell alléguées par Lord Roberts, «i sera pa - ce qu'ils auront peur d'une invasion.Tan que le comité de la défense impériale, t dans lequel ils ont la plus grande con- - fiance, leur dira qu'avec leur flotte '!s i n'ont- à craindre aucune invasion, ils - resteront fidèles à leur système actué d'engagements volontaires. à yi S * * r Après kt présentation du budget cle . guerre par le colonel Seely, nous avons s eu La distribution, par M. W'instor . Churchill, du « papier blanc » conte nant l'exposé du budget de la marine, Gomme nous l'avions prévu et annon-. cé, M. Lloyd George n'a pas persista ! dans la campagne en faveur du désar-. marnent qu'il avait si malencontreusement commencée le 1" janvier par soe . interview du Daily Chronicle. Il s'esl î rallié aux propositions de M. Winston _ Churchill, qui sont aujourd'hui accep s tées par tout le gros du parti libéral. 5 Finalement, le budget naval anglais t pour 1914-1915 s'élève à 51,550,000 'i vres, soit à peu près à un million ster-. ling par semaine. Il est en augmenta-. tion de 20 millions sterling ou de 6( .. p. c. sur ce qu'il était la première an-e née do l'avènement des libéraux au pou-. voir et de 4 millions et quart sur le budget de l'année dernière. ^ Le programme des constructions nou-_ velles, qui comprend quatre dread. a noughts, quatre croiseurs légers, douzs e contre-torpilleurs et un nombre indéter y miné de sous-marins, ne satisfait coin i plètement personne. Le Daily Mail 'f trouveront à fait insuffisant. Le radica _ et pacifiste Daily News le ciuaiifie ai; s contraire de « monstrueux », sans s< dissimuler toutefois qu'il n'existe pa: 0 l'omBre d'une chance pour que la ma j jorité libérale de la Chambre des com- 1 munes le réduise d'un seul penny. Lettre d'Italie (De notre correspondant.) s r ROME, le lu mars. La crise mtoistéiBialte ne semble pas de * voir aboutir a une sototion raitiormelie, e cela 4 causse de l'étraiigelé des circoinstan ces qui l'ont produite. M. Giolitti a pria 1: dé des champs au moment même où li ^ Ghaiîibre le couronnait de fleurs, eaigr.ai son iront d'une auréole et où, par une ma ^ jorité écrasante, elle proclamait la gran deur de l'ceuvre accomplie par son niinis e tùre, qui avait à son actif, a l'extérieur 0 la conquête de Libye et, à l'intérieur, l'éta blisseaneiiit diu suffrage universel. U fau drait une psychologie supérieiuresmerit sut tile et raffinée pour deiviner les motifs qu . ont poussé M. Giolitti a abandonner le pou i- voir en plains aipothéose. La déleafion d t ses collaborateurs radicaux n'a été que 1 1 raison a-pparaiiite de cette brusque résolu tion.dont M. GtoUtti emporte le s®cr»tdan s sa retraite, que ses amis qual-iSienit die me e mentanée. a G'ftst donc la façon même dont la cris S s'est produite qui rend sa solution diffl a cile et, puis-je ajouter, qui l'eaid possibl '- toutes les résolutions. A défaut d'une dé a sàgniation parkmeiiït-aire propre à oriente a son choix, le Koi pouvait mettre dans- un - urne les noms die toutes ko personnalité •- plus ou moins capables de bâcler un mini; t tère et en tirer un, au hasard, qui l'aurai ® aiussi bien servi que toutes les consulta 11 tions aiuxqwelles à a cru a propos de re l" courir, sielon l'usage, avant d'offrir a M r' Sonaiino le mandat de former le mànistèrf '' L'aiiomrnailité de la situation explique d'aï s leurs kss oscillations de la volonté royal u qui, av«c M. Sonmiuo, allait, hier, vers un L" concentration des garnîtes, tandis qu'ai !" joui-d'lnuii, ediLe va, avec M. Salandi'a, ver x une concentration des droites. ® Ces dénominations n'ont plus, d'ailleurs «ai Italie, -qni'une signifioation pui-ement U pograipihiquie, car la droite contient de hommes d'un libéralisme éprouvé, ta.radii s qu'il y a, ,de l'autre côté de l'assemblés :S des éèémenls dont le jacobinisme ne le cèd Z point a l'autoaitarisinKi le plus féroce. îv "e Salandra réussira-t-il ? Je préfère pour 1 niesnenit n© pas faire de pronostic. Du re; ! te, le point le pbis intéressant est celui qi g concerne le titulaire du portefeuille des a i_ faireis étrangères, et c'est le point qui, jus g qu'ici, est resté te plus obscur. On a fa a courir le bruit que M. di San Giuliano ava i déclaré qu'a ne consentirait a rester à 1 t. Consulta que dans un ministère présid f. par M. Giolitti : mais ce n'est là que l'«> i- preseion d'iune intention cpii n'a pas la v; i- îeur d'-uin seaimant, tant s'en fau-t, et qu >e les évôHeunents peuvent modifier. lt II est hors de doute que M. di San Gïl .0 liaino a suivi une ligne de condiuite qi l- a afÉai'Mi très sensiblement la situation d i- plomatiqua de l'Italie et cet affaiblissam-ea est précisément ce qu'il y a de plus f! n choux dans l'héritage du ministère prés -• dé par M. Giolitti. L'attitude suivie par i cabinet de Pvoime pendant toute la diuré !" de ta catse d'Orient a fait perdre à l'Itali '■ les sympathies dont elle jouissait au del de l'Adriatique, el cela au moment méni ls où du chaos batkianique silrgissaient d J1' fortes nationalités dont l'amitié devena. 'fÊ d'autant plus précieuse 'qu'elle éta r1 vl-vaçe. Nous avons perdu l'amitié de 1 f® Serbie par la dureté avec laquolte nou „ avons combattu son désir d'avoir un d< c; bouché sur l'Adriatique et nous avons su; je cité l'hostilité et la rancune du peuple gr< lr en le forçant « faire, sur les frontières d n l'Epire, de craeis sacrifices. Au surplus, dans le parti pris de ne pa laisser s?ule l'Autriche ot d'affecter, ave ■ ; cette puissance rivale, un-e oorddaisté d rapports que trop de divergences d'int< rét rendent, non pas problématique, mai lg impossible. M. di San Giwiia'no a toujoui o- main-teou l'Italie dans )e camp opposé celui de la. Triple-Entente. Il on est rcsult r- un relâchement des liens qui avaient ét ; herji'eusemeint renoués avec la France par la conclusion de l'aooortl méditerranéen, sans lequel l'Italie n'aurait jamais pu soo-; ger à conquérir la Tripolitaine et a occuper, dans la bassin oriental de la Médiieir-. raajée ,1a situation qu'elle y occupe actuellement.Toute illusion sur ço point serait impossible et surtout périlleuse : l'Italie a rendu à la Triple-Alliance, par son attitude, le caractère inquiétant qu'elle avait au début et s'est ainsi éloignée de la France, ce qui constitue, pour elle, un danger et un inconvénient très grave; en perdant le contact avec la France et avec l'Angleterre,elle serait a la merci de ses alliés. La valeur' de son alliance varie,aux yeux des empires du œntre, en raison des contacts qu'elle a avec les puissances oecidentales.Nous le sentons très bien ici et c'est pourquoi, en dépit des commentaires dithyrambiques des feuilles officieuses, la politique de M. di San Giulia-no a produit, par moments, une-impression ' de malaise très visible et a procuré, d'ailleurs, à l'Italie, des manifestations pénibles, de la part surtout de l'Angleterre qui, sur la question des lies, a fait, par la bouche de Sir Edward Grey, des déclarations qui avaient toute la valeur d'une admonestation et d'une mise en demeure, déclarations qui ont été vraisemblablement la cause de l'attitude nette que M. di San Giuliano a adoptée, au dernier moment, sur cette . question. Il est probable que, dans l'affaire des lies, le ministre italien jouait un double . jeu et que, dans les milieux nationalistes, , an était convaincu qu'a force de temporiser et de tergiverser on finirait par garder une ou deux perles 'u Dodécanèse. La somma-. tion polie, courtoise, mais formelle de l'An-; gleterre a forcé la Consulta à renoncer ù . ses espérances et ce renoncement constitue une défaite morale d'autant plus sensible que nos ceroles politiques ont été forcés d'en , dissimuler l'impression. On souhaite, par conséquent, que la politique étrangère passe en d'autres mains: mais, d'autre part, M. di San Giuliano a engagé cette politique sur une voie tellement hérissée de périls que peu nombreux son! ceux qui ambitionnent l'honneur d'en assu mer la responsabilité ou de la replacer sui le bon chemin. L'Italie est engagée, ave< " l'Autriche, surtout dans la question albanaise, d'une manière qui répugne au senti ment national : ce n'est point que l'on sou 1 haite d'exacerber les rancunes séculaires e' J les haines traditionnelles qui existent ente la dynastie des Habsbourg et la-nation ita Memie'i mais sacrifier' au désir' d'assou-pii le3 rancunes et tes haines l'amitié de lt France et de l'Angleterre, c'est là une con ' ception qui froisse le patriotisme du peupfe italien et qui apparaît comme une aberra tion aux yeux de certains groupes politi ? ques dont les tendances ne sont pas né 1 gligeables. Le nœud de la crise est donc dans le 3. question de savoir si elle modifiera la di 1 rectlon de la politique extérieure. Quel qu< " soit te nouveau président du conseil, la si a gnification politique de la combinaison i laqueile il aura donné son nom dépendn surtout du choix qu'il aura fait pour le por 3 tefeuilte des affaires étrangères. silvïo. FRANCE ! Attentat contre M, Calmette UN DRAME AU « FIGARO » M»» Caillaux tire sur M. Calmettf e Lundi après-midi, Mm" Joseph Caillaux e femme du ministre des finances, a tiré su .- M. Calmette, dans les bureaux du «Figaro» s plusieurs ooups de revolver. M. Calmett est blessé. (c) Les circonstances du drame s M. Calmette se d' posait à quitter le. « Fi 9 garo », à (i h. 30 du soir-, lorsque M" Cail ^ laux, qui l'attendait depuis quelques in e stants, entra avec lui dans son cabinet Elle sortit alors u • revolver qu'elle tenai e dans son mançlicn et tira plusieurs coup i- de feu. M. Calmette tomba sur.un fauteuil à grièvement blessé. Ses collaborateurs di . « Figaro » accoururent et arrêtèrent M" Caillaux, qui fut c nduite au- commissarial ;t M. Calmette fut placé dans un automobil it et conduit dans une maison de santé d a Neuilly. Le bruit de l'attentat, s'etaut rapi é dement répandu, r nena devant l'hôtel di ic Figaro » une foute considérable. I^es blessures de M. Calmette e Le, bulletin de santé de M. Calmette di qu'il fut atteint par trois balles : une dan Li la région thoracique, une dans la parti-supérieure de la ouisse et la troisième pé . nétra dans te petit bassin. M. CALMETTE A SUCCOMBE M. Calmette est mort. e Le bulletin rédigé par les médecins assis e tant M. Calmette dit qu'au moment de l'ar f rivée de M. Calmette à la maison de santé l'état du blessé était tel que toute tentativ. ® d'opération semblait impossible. Malgr des injections intraveineuses de seru-m, 1 j blessé ne repris pas complètement connais sance. A 12 h. 15, profitant d'une léger, a amélioration, on décida de tenter une opé s ration, mais, en raison de son extrême "ai blesse, M. Calmette'succomba au début mé me de l'opération. e LE DRAME Voici, d'après le u Figaro », un récit dé s taillé du drame ; c II est util» — et c'est un devoir — .'l'éta € blir que M™ Caillaux n'a pas agi dans u: ■- mouvement d'indignation irréfléchie; qu'ell s avait fr cri dement prémédité. son crime, c s qu'elle t'a exécuté avec une complète mal ii Irise de soi. é I.-;Hc était, arrivée, au « Figaro » une liéun é ayant noire directeur. Elle demanda ai chef des huissiers die l'introduire. Il répondit que M. Cfilmette n'était pas venu encore.Elle déclara qu'elle l'attendrait. Et, en effet, elle alla s'asseoir dans le salon d'attente. Pendant une longue heure, elle y demeura,. tenant dans son manchon 1e revolver chargé, et attendant avec patience te moment où elle s'en servirait. Elle avait dit à l'huissier : — Dès que M. Calmette saura qui je suis, il me recevra. Et ii n'avait pas insisté davantage, par une discrétion compréhensible. Pourtant, lorsque M .Calmette fut entré dans la maison, l'huissier alla trouver M"* CaiUaux et lui dit : — Si vous voulez que je vous annonce •'i M. Calmette, il faudra, madame, que .voua me remettiez .vitre carte. II ajouta : — Sous enveloppe, si .vous voulez. Alors elle sortit de son manchon une enveloppe à l'en-tête de la Chambre des députés, et qui renfermait sa carte. 11 était six heures et demie. M. Gaston Calmette accompagnait à la porte de son cabinet un visiteur quand la carte lui fut présentée. Froidement, notre directeur montra cev-te carte à l'ami qui prenait congé de luit Celui-ci eut un geste de stupeur. — Vous la recevez? dit-il. — Sans doute. Je ne puis refuser de recevoir une femme. ' Et M. Calmette donna ordre qu'on inlro» ^îisît ia visiteuse . M"" Caillaux s'avançait au même moment, très calme, tes deux mains plongées dans un manchon. M. Calmette s'effaça pour la laisser passer et referma la porte de son cabinet derrière 1«. Aju même moment cinq délonations éclataient., Des rédacteurs se précipitaient et trouvaient devant M. Cedmette, debout, très pâle, appuyé à un fauteuil, M"* Caillaux armée d'un revolver qu'ils lui arrachaient des mains. Tandis que M™ Caillaux gagnait 1e vestibule de la rédaction, en proférant des paroles de vengeance incompréhensibles pour ceux d'entre nous qui survenaient a ce moment — car 1e bruit des détonations n'avait pas été perçu aux étages supérieurs de l'hôtel — 1e blessé était étendu dans un fauteuil, et recevait de ses collaborateurs les premiers soins, ce pendant que les médecins étaient mandés par téléphone, et que do la Pharmacie Normale au; rivaient les secoure nécessaires. Notre directeur avait conservé toute sa; lucidité, tout son sang-froid. Tandis qu'on; 1e déshabillait pour panser la seule blessure qu'on aperçût à ce moment — une trace ■ de balte qui, rayait 1e milieu de la poitrine d'un trait sanglant — il murmura (et cette parole le dépeint tout entier aux yeux de ceux qui le connaissent) : « Je vous prie - de m'excuser... » • On avait étendu 1e blessé sur un divarv ■ et à ce moment s'était révélée l'existence l d'une blessure plus grave.Une seconde bal-l te avait perforé 1e côté gauche. A hauteur . du point où te projectile avait pénétré, la ceinture trouée du caleçon portait une large tache de sang. M Calmette avait subi avec un admira-! bte calme ,'a fatigue des premiers pansements. Il murmurait : « Je ne suis pa* très bien. » H avait accepté quelques gouttes d'un cordial, et semblait sommeiller. Pendant ce temps, la nouvel'e, très vite propagée, attirait au « Figaro » une foule d'amis profondément émus qui, entrés danes le vestibule de la rédaction, s'arrêtaient stupéfaits devant la seule femme qui fût présente à ce moment parmi nous : M"1* Caillaux, qui semblait au bout d'une demi-' heure ne pas comprendre etle-méime que les quatre agents envoyés ',u poste de ia ' rue Drouot ne l'eussent point asrêtée en» ; core! L'un d'eux, à qui cette scandaleuse nonchalance était reprochée, répondit : « Nous n'avons pas 1e revolver ! » On l'ai la prendre sur la cheminée du cabinet de M. Calmette, où il avait été déposé. U contenait encore une balte. On remit 1 l'arme aux agents qui firent signe alors Si M™ Caillaux de les suivre. 3 Au même moment arrivait a,u « Figaro » ' 1e docteur Reyinond. Après avoir vérifié ] l'état du blessé — assisté du docteur tourneur qui avait donné à M. Calmette * tes premiers soins -— 1e docteur Reymond _ informait le xjrofesseur Hartmann, pur ' téléphone, de -l'état sérieux dm blessé, et lui demandait de. 1e recevoir d'urgence en sa 1 clinique. Une voiture d'ambulance arriva aussitôt, et k sept lieures et demie le professeur Hartmann arrivait à son tour pour t examiner notre cher directeur, et l'accom-. pagnait lui-même jusqu'à Neuilly. ' M. Calmette était toujours en pleine pos-. session de son sang-froid. Au moment dé quitter son cabinet, il remit li un collaborateur ses clefs, son .portefeuille et divers papiers, et, d'une voix admirablement cal. me : — Dites bien que j'ait fait mon devoir. Et la voiture d'ambulance l'emporta vers , Neuilly. > Ses derniers mots, en s'êloignant de/ nous, furent : « Ma maison... mes amis...». L'agonie M. Gataelte avait été transporté d'urgence, dans une voiture d'ambulance à la maison de santé de la Société d'assistance chirurgicale, 2i>, boultevard Victor-liuigo, a Neuilly. Les docteurs, Hartmann ■et Meymond qui raccompagna,tant le firent immédiatement installer dans une des - chambres du rez-de-chaussée. Cependant, de tous tes points de Paris, ■des aurais accouraient aux nouv. .;,>s. Ln i important service d'ordre était, installé de-' Vont la porte de la maison de santé et" t quelques rares personnes wutes étaient - admises. Devant l'aggravation des symptômes, ' let; docteurs Hartmann et Raymond, i qu'avaient rejoints te docteur Uunéo et

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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