L'indépendance belge

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s.n. 1916, 27 Juin. L'indépendance belge. Accès à 18 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/r20rr1qr8j/
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87ème année,. Nn ISO L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 6 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION : TTJDOR H0U3E, TITDOK ST., LONDON. I TELEPHONE: CITY 3960. BUREAU A PARIS : 11. PLACE DE LA BOURSE. TELEPH-= jîitK.e1 MARDI 27 JUIN 1916. En vente à .Londres à 3 h. le lundi 26 juin ( 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) 1 ABONNEMENTS : Jfi MOIS. 17 SHILLINGS. [CONSERVATION PAR LE PROGRÈS • ( 1 AN, 32 SHILLINGS. j LA SITUATION L.LXDI, iniûi. ïi€= événements qui se déroulent devant "V erdun depuis quelques jours réclament une fois de plus toute notre attention. Comme les derniers communiqués nous l'ont appris, l'effort fait par les Allemands vendredi pour se frayer un chemin à travers la dernière ligne de défense française du nord-est a constitué une des plus grosses opérations qu'ils aient tentées jusqu'ici. Les forces engagées se montaient à «>x divisions, soit entre 80,000 et 100,000 hommes sur un front de moins de cinq kilomètres ! L'état-major allemand comptait évidemment forcer une décision, et lorsque les premières vagues des colonnes d'assaut étaient arrivées, devant Fleury, il pouvait espérer un moment emporter le morceau. Mais c'est précisément à cette minute critique, comme lors de -l'entrée à Douaumont, que les Français décïan-chèrent la contre-offensive qui ramena I ennemi en arrière et écarta provisoirement le danger. Quoique repoussés jusqu'à proximité de- ouvrages de Thiau-moat. les Allemands ne se tinrent pas pour battus Ils revinrent à la charge, nonobstant les pertes cruelles qu'ils eurent à subir, et à l'heure qu'il est, la lutte se poursuit avec le même acharnement autour de Fleury et de Froide Terre. C'est par le couloir qui se trouve entre Froide Terre et la Colline 285 (au sud de Fleury) que doivent passer les (Allemands avant de déboucher dans le ravin de Belleville, qui aboutit dans la vallée de la Mêuse. Le chemin à parcourir n'eei pas très long (moins de quatre kilomètres), mais il est hérissé de difficultés. Pour le moment, la lutte est particulièrement vive à Fleury, où les Français progressent à coups de grenades. Les Allemands y om donc repris pied et le vio-ent bombardement que signale le communiqué de minuit dans ce secteur est destiné à préparer le terrain nour-n->e wcruvelîe avance* Mais- ? secteur de Verdun le seul à réclamer notre attention. L'artillerie britannique a commencé samedi un bombardement qui s'étend maintenant sur toute la longueur du front et qui vient rappeler à propos "aux Allemands que les 'Alliés ont encore d'autres atouts dans leur jeu. Le bombardement britannique est le plus sévère, dit le communiqué de aios Alliés, dans les secteurs de Neuville, de Waillv (au sud d'Arras) et au nord (rie la route Ypres-Menin. Sur le front oriental, nos Alliés russes continuent de faire preuve d'une, obstination qui ne doit laisser aux Allemands aucun doute sur l'of- tfensive du général Brussiioff. La brillante tactique du commandant en chef des forces russes du sud en impose à 3''état-major allemand-, qui voit en lui un homme capable de renverser tous les obstacles et de déjouer les plans les mieux établis. Tls sentent en lui l'homme dé-fcidé à aller jusqu'au bout et à ne rien ménager pour arriver à ses fins. Dans le saillant de Lutsk. les contre-attaques allemandes ont réussi à refouler légèrement nos Alliés, qui ont Hû céder quelque peu dans la région de Locatcby, mais aux dernières nouvelles les Russes, renforcés sans cWiute, ont repris du terrain de ce côté. Entre iZaturtsy (à l'est dé Locatchy) et Pus- tomity, au sua-est de sviinukhi, c est-a-dire au point le plus rapproché de Kovel, l'ennemi a été repoussé et a laissé aux mains des Russes près de 800 prisonniers dont la moitié sont des Allemands. Au nord de Radziviloff (au sud-ouest de Brody). c'est-à-dire à l'extrémité sud du saillant de Lutsk, les Russes ont rompu la première ligne de tranchées de l'ennemi: V Mais c'est en Bukovine que nos Alliés font les progrès les plus étonnants. Toute cette province est maintenant au\" mains des Russes, qui avancent- à vive allure dans la direction des Carpathes ainsi que dans l'ouest. Dans le sud, ils ont occupé Kimpo-lung, où 60 officiers et 2,000 hommes ont été faits prisonniers et où un important matériel de chemin de fer a été saisi. A l'ouest, c'est Kuty, au sud de Rolo-imea, qui a été occupé, et nos Alliés se trouvent dès maintenant au sud et à l'ouest, aux pieds des Carpathes, après avoir occilpé un territoire d'une étendue de près de 7,000 kilomètres carrés. Les forces autrichiennes, abandonnées à elles-mêmes, n'opposent plus qu'une faible résistance et on ne voit pas d'où pourraient leur, parvenir les renforts dont elles auraient tant besoin pour arrêter l'avance victorieuse de nos Alliés Sur le front italien le général Cadorna maintient une forte pression contre les troupes autrichiennes dans le secteur <!!'Arsiero, empêchant ainsi l'ennemi de détacher des forces qui pourraient être expédiées sur le front d'Orient. En Macédoine la situation militaire n'a subi aucun changémeEt. Le dépit des Austro-Germano-Bulgares en présence du triomphe de la politique des Alliés à Athènes est grand. Il a été question, parait-il, de rappeler les ministres des Puissances Centrales, "la Grèce n'étant plus un pays indépendant," mais on s'est empressé de donner un démenti à cette infoxwation C'est au contraire l'intervention des Alliés qui rend son indépendance au peuple grec, et nos ennemis le savent si bien qu'ils essayent maintenant d'exciter le roi Tïuo contre lui. Certains journaux allemands, sûrs de revoir les vénizélistes rentrer avec une grande majorité à la Chambre, se demandent ce que fera le Roi, "assuré de l'appui de l'armée,'' au cas où M. Vénizélos, revenu au pouvoir, réclamerait l'intervention de la Grèce aux côtés des Alliés! C'est là une invitation non déguisée au coup d'Etat contre la volonté du peuple et qui montre à quels dangers est'exposé un pays dont la constitution est susceptible d'être ignorée par un roi qui s'appuie sur un çlan militaire et qui dispose de politiciens à tout faire. Entretemps, le nouveau chef de cabinet, M. Zaïmis, a confirmé par écrit l'acceptation des demandes des Alliés. Ceux-ci, de leur côté, ont avancé à la Grèce les fonds dont elle avait besoin pour sortir de l'impasse financière dans laquelle l'avait engagée le cabinet Gounaris. On annonce de New-York que M. Roosevé!t a décidé d'appuyer la candidature de M. Hughes, ce qui rend l'élection de celui-ci à peu près certaine. M. Roosevelt estime que M. Wilson doit être battu pour le plus grand bien de la république. , Quant à la situation américano-mexicaine, elle -est inchangée. FOI GERMANIQUE. Quand cesserons-nous d'attacher une foi quelconque aux communiqués offi-fciels allemands ? Ne savons-nous pas que les gens de Berlin n'ont aucun respect ide la vérité et qu'ils ne disent que ce qui leur parait utile de déclarer dans le but, non d'éclairer le public, mais de servir leurs intérêts, c'est-à-dire de faire accroire les nouvelles destinées à tromper les Alliés à leurrer les neutres et à maintenir l'enthousiasme national ? Un détail caractéristique met en pleine lumière l'abseuoe de sincérité de leur rapport sur les pertes subies dans !a grande bataille du 31 mai dernier. Relisez leur compte-rendu : ils avaient perdu, le "Wiesbaden" et le "Pom-mern." ils avaient des doutes sur le sort du "Frauenlob" et de quelques torpilleurs, et leur flotte était rentrée au port. Voilà qu'un trawler hollandais ramène a Ymuiden des hommes d'équipage de leur croiseur "Elbing" ! Aussitôt, avec des précautions oratoires, un nouveau communiqué annonce au public la nouvelle que 1' "Elbing" a été également J'erdu. Croirons-nous bénévolement qu'il l' V a pas eu d'autres manquants à l'appel dans une flotte triomphante, qui a fui d ans la nuit devant les escadres de I amiral Jellicoe? Les Zeppelins. Il en a été ainsi tout le long de cette cette guerre interminable. Combien de fois la perte d'un Zeppelin fut-elle admise par l'état-major allemand ? Lorsque, sous peine de perdre tout crédit auprès des neutres, il ne pouvait pas le déguiser, ou lorsqu'il y a trouvé matière à dissertations sentimentales. Il a mentionné le naufrage du croiseur aérien tombé dans l'estuaire de la Tamise et la destruction du Zeppelin descendu par un obus incendiaire à Verdun. Quel moyen de le dissimuler quand tous les journaux illustrés donnent la reproduction photo graphique des carcasses monstrueuses de leurs épaves ? Quand un patron de barque de pêche rapporte en Angleterre qu'il avait rencontré dans la mer du Nord un Zeppelin flottant sur les eaux, avec tons les aéronautes accrochés à ses flancs, implorant vainement son secours, qu'il les avait abandonnés à leur affreux sort, le fait fut annoncé avec grand tintamarre : il s'agissait de réveiller la haine du Royaume-Uni, et l'on pensait que le monde s'apitoyerait sur le destin de ces nobles guerriers, qui venaient de tuer en Angleterre des femmes et des enfants, qui avaient jeté des bombes sur des bateaux ds pêche sans s'inquiéter du salut de l'équipage, et qu'un marin anglais méfiant n'avait pas osé secourir. On espérait effacer l'impression de révolte causée par l'exécution de la nurse Edith Cavell qui, après avoir soigné des blessés allemands, n'avait pas-trouvé grâce devant ses ennemis, et on voulut exploiter la nouvelle. Les autres naufrages de Zeppelins ont été oubliés avec le pins grand soin : on n'avait aucun intérêt à les faire connaître.Les sous-marins. La même réticence s'est manifestée 23our les sous-marins. La marine anglaise en fit des hécatombes mystérieuses, et ce n'est que les rai;es fois où l'Amirauté annonça la capture d'un équipage de pi rates que les autorités navales allemandes en firent part au public. La discrétion britannique fit douter longtemps de la réalité de ces exécutions de sous-marins, et quand M. Balfour. au Parlement, fit allusion au châtiment sévère que ces ennemis des navires marchands avaient encouru, nous fûmes fixés sur l'étendue des pertes infligées à l'ennemi par la fureur subite et comique de la presse d'Outre-Rhiu, sommant le ministre britannique de révéler le moyen qui lui avait permis de maintenir au fond de l'eau les bateaux qui n'en émergeaient que pour s'illustrer par des attentats de droit commun. L'Amirauté allemande n'avait jamais fait mention des vides constatés dans le rang de ses escadres sous-marines.11 serait donc insensé de s'en tenir aux révélations allemandes, qui ne sont que des trompe-l'œil, ou des reconnaissances de faits qu'il n'est pas possible de masquer plus longtemps. Pertes allemandes. 1 La liste officielle des pertes subies par l'armée allemande est un autre exemple de mystification continue. Après la grande campagne de Pologne et l'offensive française en Champagne, l'attention des experts militai es et des statisticiens se porta avec insistance sur l'énormité de pertes allemandes, l'importance des réserves dont l'ennemi pouvait disposer, et la durée probable de sa résistance. Aussitôt Berlin se mit en devoir de nous éclairer. Le chancelier se fit poser une question qui lui permit d'affirmer que les ressources de l'empire en hommes étaient inépuisables. Nous sûmes bientôt que la science allemande accomplissait des miracles: 85 p.c. des blessés avaient rejoint le front et, actuellement, la proportion des guéris, aptes au service, atteignait même 89 p.c. On parle parfois de débâcles formidables dans les cours de la Bourse, mais rien ne peut être comparé à la baisse soudaine des pertes mensuelles allemandes: elles atteignaient une moyenne de 150,000, elles ne descendaient jamais au-dessous de 100,000 et parfois elles dépassaient 200,000, toujours d'après les listes officielles. Novembre 1915 avait encore donné 190,862, mais décembre 1915 ne donne plus que 66.435 et en janvier 1916, nous arrivons à peine ■au total de 36,000 J Les mois correspondants de l'année précédente avaient donné 201,952 et 163,801.. C'est, un prodige nouveau du génie allemand d'immuniser ses armées contre un ennemi dont le nombre et les moyens d'action ont augmenté dans une proportion inouïe : par enchantement, en un mois, les pertes "tombent à un tiers et même à un cinquième du chiffre reconnu antérieurement. Pays de mensonge. Il ne sort donc de l'officine berlinoise que des informations truquées La science allemande s'y connaît, en matière de sophistication. N'y prêtons donc qu'une attention sceptique, et ne croyons pas que de la rencontre de la flotte britannique avec le gros de l'escadre du Kaiser celle-ci soit sortie avec les pertes légères annoncées au communiqué officiel. L' "Elbing" est la pierre de touche de la sincérité germanique Le chancelier a pu affirmer au Reichs-tag que les avions français avaient jeté des bombes sur Nuremberg et sur Wesel avant la déclaration de guerre: tous les députés savaient que le fait était faux, et aucun n'a protesté. "Depuis vingt-deux mois, la presse répète tous les jours que la guerre a été imposée à l'Allemagne et cependant il y a quelques centaines de mille Allemands qui savaient au moins trois mois à l'avance qu'ils allaient faire la guerre. En ce pays, le mensonge est élevé à la hauteur d'une institution. Depuis que la mauvaise foi des Frédéric II et des Bismarck est devenue un sujet d'admiration sans bornes, la duplicité et l'hypocrisie sont des parties essentielles de la "realpolitik." Les Allemands non seulement tolèrent, mais ils savourent la fausseté. On disait autrefois "la foi punique," nous dirons désormais "foi germanique. " FERD. VAN DE VORST. LES BELGES EN FRANCE. Une fête franco-belge à Woignarue. Le cantonnement belge de Woignarue a donné, au bénéfice de la Croix-Rouge, une matinée artistique qui fera époque dans les annales du Yimeu. La salle Deloizon était trop petite pour contenir les nombreux spectateurs qu'avait attirés, même de loin, la double occasion de communier avec l'âme de nos braves Alliés et de donner aux héroïques blessés un témoignage de sollicitude. .Mais la place du village et le ciel délicieusement pi\r élargissaient le parterre et les frises». Le programme comportait les genres les plus divers, fondus en une synthèse de bons tons et de belle humeur. Les interprètes, que nous féliciterons en bloc et anonymement, comme dans les communiqués, ont fait preuve d'un talent inné, vraiment remarquable, et bien caractéristique de cette nation d'élite. C'est un rare plaisir de voir sous un jour si aimable de si admirables soldats. Quelle jolie halte entre deux batailles et que de civilisation contre tant de barberie ! Dans une délica^: allocution, l'aumônier de la division h adressé à l'auditoire des remerciements qui doivent aller tout entiers aux organisateurs et aux exécutants de cette matinée. Nous n'oublierons jamais la patriotique joie qu'ils nous ont causée. Et quant au geste qui leur a servi de thème, n'est-il pas le leur plus que le nôtre, puisqu'ils ont pensé a nous rappeler leurs frères? A l'armée belge." Ainsi voua aviez tout : la paix et 1'a.bondance. Le bonheur éclairait jusqu'à vos puits miniers. L'art ornait votre vie. Aux kermesses, Téniers De son joyeux pinceau conduisait votre danse. La bonté dans les cœurs ; le blé dans le greniers. Sur vos champs mesurés, la belle Indépendance A vos jeunes drapeaux ouvrait un ciel immense, Et ce ciel vous rendait ce que vous lui donniez. Mai menant, qu'avez, vous'/---Votre chère patrie Par d'infâmes soudards est souillée et meurtrie. De tombeaux innocenta vos sillons sont couverts.. Mais il vous reste l'air le plus pur qu'on respire. Votre héroïsme atteint aux splendeurs du martyre, Et votre âme sublime a conquis l'univers ALFRED THEULOT. Onival-sur-Mer, mai 1916. * Sonnet dit à la matinée artistique de Woignarue. Un coin de repos. " Ligugé "—c'est le nom d'un petit bourg, situé dans le Poitou, cette belle partie de la France où la nature a accumulé des sites qui nous donnent l'illusion de certaines parties de notre chère patrie (l'Entre/ Sambre-et-Meuse). A 500 mètres de la gare, l'abbaye, datant du IVe riècle, restaurée au XVIe, a été transformée en hôpital pour nos convalescents, où ils \iennent se reposer des dures journées passées là-bas sur notre coin du sol natal, qu'ils ont disputé journellement aux barbares. Les soldats convalescents y sont installés de la façon la plus confortable, dans des chambres bien aérées et très propres.L"n vaste réfectoire décoré artistiquement (le portrait de notre Souverain s'y détache avec en-dessous l'inscription des deux phrases prononcées au parlement le 4 août 1914 et qui le rendront immortel) où les soldats comme dans une grande famille prennent leur repas (très substantiel et toujours amélioré) en commun. Les dirigeants (médecin-principal Desbonnet Georges et le capitaine commandant Simon) donnent leurs soins en véritables chefs de famille et avec la plus grande mansuétude, aux militaires en traitement. On laisse la plus grande liberté aux soldats pour [ aller se promener dans les environs si jolis, où la nature a mis tout en œuvre pour chasser de leurs visions les jours sanglants. Une salle de fête a été aménagée complètement ; ont lieu ici de petites pièces, des concerts, où on entend nos chanteurs amateurs, français et flamands, se surpasser pour faire oublier à nos chers convalescents les heures douloureuses de l'exil; un cinéma donnant deux scènes par semaine a été également installé (tout cela a été aménagé de toutes pièces, sur l'initiative des dirigeants). Bis hebdomadairement le médecin principal, le commandant, ou l'un des officiers adjoints, donnent conférence, traitent tous les sujets : hygiène, discipline, morale. Les services religieux (très suivis) sont donnés avec la plus grande solennité. On y entend tous les dimanches la voix chaude et pénétrante du directeur de l'H. P. P. Dubonnet déclamer nos chants patriotiques, qui font passer en nos âmes le frisson qui tous nous anime depuis l'invasion de notre chère Belgique. Bref, on reforme là des "hommes" qui iront grossir, complètement remis, les rangs de nos frères au front, pour chasser de notre pays l'ennemi exécré. Pour nos blessés convalescents à l'hôpital de Ligrngé, merci,aux médecin-principal Desbonmet, Georges, commandant Simon, et à tous ceux qui les secondent. ♦ ♦ * Une heureuse inspiration. Sur l'initiative du directeur de l'H. P. C. de Ligugé, on vient d'inaugurer dans la jolie salle de réunion de l'hôpital, une série de conférences avec projections lumineuses, sur nos chères villes belges. On ,i débute le 1er juin par 3a oit.e d'Artevelde—Gand. Le directeur Desbonnet, de sa voie grave et posée, a fait en quelques mots bien sentis l'historique des différentes vues passées sur l'écran. C'est une bonne initiative, car cela remet sous les veux de nos soldats, nos chères cités où les nôtres vivent en contact avec cés bêtes immondes "les Boches" qui ('momentanément) souillent-nos belles rues. Cela ne fera, que rendre plus âpre le désir de voir au plus tôt notre drapeau flotter victorieusement sur nos édifices en remplacement du drapeau allemand, qui n'est que le symbole de l'ignominie. Pour terminer cette agréable soirée, le directeur Desbonnet, en phrases bien trouvées et vibrantes, fit en raccourci (avec projections) l'historique de la vie de Jeanne d'Arc, l'héroïne française, afin d'expliquer aux soldats que la fête organisée pour le 3 juin en son honneur était un hommage au souvenir de la noble enfant, personnification du patriotisme français et restée la gloire la plus pure de l'histoire de France. Cette fête promet bien, et sera donnée avec la plus grande solennité ; elle sera rehaussée par les chants d'un chœur composé de soldats convalescents, formé par et sous la direction du Dr Desbonnet lui-même. Reconnaissance au Dr Desbonnet, qui se dévoue en soignant physiquement et moralement nos glorieux blessés, les distrait et leur inculque l'amour du beau, tout en les instruisant. G. A. FUMIERE, Chevalier de l'Ordre de LéopoL!. LA VIE DE PARIS —-—— Paris, le 21 juin. Est-ce que les murs ont des oreilles? On le dirait à écouter tout ce qu'on raconte du Comité secret qu'on devrait surnommer la session seCrètc, puisqu'elle a duré six séances. S'il fallait croire tout ce qu'on dit, on pourrait reconstituer les débats, d'ailleurs fort importants, qui ont eu lieu avec leurs discours et même leurs principales interruptions. Evidemment, il a du y avoir des exagérations et de grosses inexactitudes dans ce qu'on a colporté. Quand on représente un ancien ministre des affaires étrangères, qui a eu la plus heureuse influence sur les destinées de la France, comme ayant dû courber la tête devant les réquisitoires prononcés contre lui, on doit nous induire en erreur. Le ministre en question a développe la thèse sur l'intervention des Alliés en Orient, qui est des plus contestables, mais il aurait pu aussi rappeler les inestimables services rendus en face des incontestables fautes balkaniques, fautes qui, du reste, avaient été signalées et regrettées par les amis du ministre bien longtemps avant qu'il soit question du Comité secret. I! paraît, au surplus, que ce premier essai de discussion à huis-clos a mis une fraction de la représentation parlementaire en appétit, et un député, qui a des accès de franchise fort intéressants, M. Roux-Costadeau, écrit dans la "France".-. Que ceci ne soit pas ujie manifestation passagère accidentelle. Le Comité Secret doit se survivre. Il sera l'œil de la nation qui, nuit et jour, surveille, surprend les fautes, retient les faiblesses, excite les énergies. Un contrôle permanent, attentif et sévère, sortira tout armé de ses délibératioiïs. Diable, le Comité secret permanent, c'est un changement de régime. Celui qu'on veut instaurer a peut-être du bon, je n'en sais rien, puisque depuis que 'a liberté de la presse est supprimée en fait, on ne peut discuter ni le pour, ni le contre. Mais, enfin, de premier abord, comment s'empêcher de remarque'* qu'avec un parlement qui prendrait -ses décisions les dIus imnortantes à huis-

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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