L'indépendance belge

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s.n. 1916, 29 Novembre. L'indépendance belge. Accès à 18 septembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2j6833ns18/
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L' INDEPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY 1PI PI â^ 11? JÉL2È M2i mJ %J? MJÈm CONTINENT: !5 CENTIMES (HOULA^DE s S CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION : TUDOP HO'JSE, TUDOE ST.. LONDON, B.C. TELEPHONE: CtTY 3960, BUREAU A PARIS : 11, PLACE DE LA BOURSE. TELEPH.-)!^;!; « MERCREDI 29 NOVEMBRE 1916. en vents à Londres à 3 h. la mardi 28 rîOV. f3 MOIS, 9 SHILLINGS.} _ ALSO^u.LMEiMS . J 6 MOIS- 17 SHILLINGS. f CONSERVATION PAR LE PROGRE3. i 1 A3 32 SHILLINGS. J LA SITUATION. Mardi midi. Nos Alliés roumains ne sont pas au Ijout de leurs peines. CéSant à la très violente pression des forces du maréchal von Mackenéen au Sud et de celles de général Krafft von Delmensingen (l'ex-ehef d'état-mâjor bavarois) au nord, les Roumains ont dû abandonner la ligne de l'Aluta et se défendent actuellement sur la Vedca. Maïs la.Vedea elle-même a été franchie par les Austro-Allemands à hauteur d'Alexandria et de Smardiosa, et nos Alli-és ont dû abandonner les villes de Slatina et de Rymnik. La retraite de nos amis est rapide, mais comme les communiqués ennemis ne parlent pour ainsi dire pas de prisonniers, exception faite des 400 provenant des combats autour de Rymnik et des 1,200 appartenant au groupe qui défendait Orsova, il- est permis de croire que l'armée roumaine, n'a pas trop souffert et qu'il ne saurait, en aucun cas, être question d'une débâcle. Mais l'abandon de la ligne de l'Aluta et l'occupation de Rymnik rendent les . Vu st ro - Aile m a n cîs maîtres de la voie ferrée qui, par 3a passe de la Tour Rouge, relie la Transylvanie en ligne directe au Danube (terminus Corabia, à l'ouest d'Isïaz). . Cette 'ligne transversale sera d'un précieux secours à l'ennemi, qui pourra, sitôt les réparations nécessaires achetés, jeter rapidement des troupes du nord au sud, selon ■ les besoins de la situation et les nécessités du moment. Inutile de dire que les richesses naturelles trouvées dans les contrées occupées viennent très à point à nos ennemis qui, manquant de céréales et de pétrole, vont trouver tout cela en abondance, sans parler des richesses minérales que cèlent les territoires conquis, et qui, de tout temps, ont été l'objet de la convoitise des Austro-Allemands. Il : dt.ultt du oeaMsuiiîqué bulgare que le passage du Danube dont le succès a entraîné • l'abandon de la ligne de l'Aluta, a été effectué d'abord à Sistova par des détachements mixtes germano-bulgares qui, après un court combat, occupèrent Simnitza, sur la rive roumaine, où ils s'emparèrent d'importants stocks de blé. Un deuxième passage fut forcé à hauteur de Samovia, où les Allemands occupèrent Islaz et Racovitza, tandis qu'à Turnu Severin (à l'est d'Orsova), un troisième passage fut opéré par des détachements bulgares qui participèrent à l'occupation de la ville de Turnu Severin. L'arrivée de ces détachements précipita la retraite des forces roumaines opérant à Orsova, qui,, attaqués de front et de flanc, perdirent les 1,200 prisonniers et le matériel auxquels le communiqué allemand fait allusion. Mais le butin le plus important semble avoir été fait par l'ennemi dans les ports danubiens évacués précipitamment par nos alliés, et où les Allemands se vantent d'avoir saisi six vapeurs et 80 chalands, la plupart chargés d'une carg-aison précieuse, du blé probablement, qui va immédiatement prendre le chemin de ^Vienne et de Berlin. On dit que le Tsar et le roi Ferdinand vont se rencontrer 4 Reni, en vue -"y conférer sur la situation, qui, il faut bien le reconnaître, est loin d'être satisfaisante.il faut espérer que les Alliés trouveront moyen d'arrêter la vague austro-germano-bulgare avant qu'elle n'ait atteint des points vitaux du royaume danubien. Entretemps la situation en Grèce se complique plutôt qu'elle ne s'améliore. On dit le gouvernement d'Athènes fermement résolu à refuser d'obtempérer aux injonctions des Alliés, et l'activité des réservistes, qui se sont reconstitués en ligues et prêchent ouvertement îa résistance aux demandes de l'amiral du Fournet, fait craindre des troubles sérieux.Le correspondant du "Morning Post" à Athènes apprend que c'est le général Pa.poulas, qui récemment encore commandait les troupes grecques en Epire, qui s'est placé" à la tête des "ligueurs" dont l'état-major est installé au club des officiers à Athènes-. Les partisans de M. Vénizélos sont ftlettacés de mort et de pillage, et Larissa a été la scène de graves désordres qui trahisçent "existence d'un courant an-iivwnizâliste et anti-allié très sérieux. S'il est vrai, comme l'affirme îe Journal "Nea HelSas," que le comité de la ligue des réservistes distribue des ar-mef, la situation pourrait devenir extrêmement grave et il y a lieu de =e demander s'il ne serait pas prudent, de la part des Alliés, d'adresser un nouvel ultimatum au gouvernement d'Athènes et de ne pas laisser le temps aux réservistes germanophiles de s'armer contre nous et de s'emparer éventuellement du matériel de guerre dont nous avons réclamé la reddition. Les nouvelles de Monastir signalent un nouveau succès à l'actif des troupes serbes, qui, de concert avec les Zouaves, ont pris d'assaut la côte 1,050, au nord-est de Monastir. La résistance de l'en-nenii sur cet important point stratégique, auquel le communiqué serbe attribut une très grande valeur, a été acharnée, et c'est aux chasseurs de la garde prussienne qu'avait été confiée la défense de cette hauteur, qui couvre les approches de Prilep. Cette dernière ville se trouve dès lors gravement menacée par l'avance des Alliés et sa chute paraît imminente. Les Zeppelins qui, depuis les dernières leçons des raids sur Londres et les environs ne s'étaient plus aventurés sur les îles britanniques, ont fait hier une nouvelle apparition sur la côte nord-est. Des bombes ont été lancées, mais à l'heure où nous écrivions ces lignes aucune victime n'avait été signalée. Par contre on affirmait que deux, d'autres disaient même trois, des Zeppelins auraient été descendus, deux en flammes, sur terre, le troisième en mer ! Si, comme nous l'espérons, ces bruits se confirment, il y a gros à parier que les Allemands s'abstiendront dorénavant d'envoyer leurs mastodontes à une perte certaine. A en croire le "Retch," de Pétrograd, M. Trepoff, le successeur de M. Stuer-mer, serait à la veille de faire d'importantes déclarations devant la Douma. Le nouveau Premier réaffirmera la solidarité de la Russie et des Alliés et 1a nécessité d'une coopération plus étroite entre îa représentation nationale (Douma) et le gouvernement. Le ministre indiquera • également les grandes lignes du nouveau règlement qui sera mis en vigueur en vue de "la réorganisation de ia vie intérieure du pays." TONNE POUR TONNE. Ainsi se résume en Angleterre le programme des Associations commerciales, que se traduit la polémique des journaux, tel est le cri de ralliement des armateurs et des industriels. Il ne s'agit naturellement que de remplacement des tonnages britanniques et alliés fortement éprouvés. On est généralement d'avis que les neutres qui ont été atteints et parmi lesquels on compte notamment les Etats-Unis atteints en eaux américaines, la Norvège dont les fjords sont bloqués et qui perd 171 navires d'un tonnage total de 235,000 tonnes; la Hollande, dont 'es cargo-boats sortant de ses estuaires ■ont saisis ou torpillés ; la Grèce, qui a dix steamers coulés en sept jours, sont de taille à se défendre. Si ces pays ne se contentaient pas de grossiers mensonges et de promesses aléatoires, s'ils montraient l'énergie voulue, et s'ils unissaient leurs intérêts, ils se feraient respecter par les corsaires qui assassinent leurs marins et détruisent leurs flottes marchandes. Leur attitude passive et résignée encourage les forbans qui les affaiblissent et qui tout en entravant quelque peu l'alimentation de la Grande-Bretagne, font surtout de la besogne commerciale à leur propre profit. Dès lors à quoi bon se gêner? Il n'y a pas à se le dissimuler, la suprématie de l'Océan passerait à l'Allemagne si sa guerre sous-marine réussissait pleinement. C'est à quoi le peuple anglais s'oppose de toutes ses forces. Meeting sur meeting se suivent pour exiger du gouvernement des déclarations ne laissant aucun doute sur ses intentions. Pas de paix sur terre aussi longtemps que îe mal fait sur mer ne sera réparé. Il faut qu'il soit proclamé officiellement que toute tonne disparue sera remplacée par une tonne allemande que toute cargaison envoyée à fond sera remboursée. Dans certaines réunions, on alla jusqu'à réclamer la saisie des bateaux allemands et autrichiens mis à l'abri dans des pays neutres. Pour qui sait ce que parler veut dire et pour ceux qui connaissent la volonté tenant? que mettent les Anglais à poursuivre la fin qu'ils s'assignent, il est évident que chaque bâtiment canonné par un submersible ailemaad s'inscrit au débit des Etats Centraux. Pius leur compte s'élèvera et plus la luvte sera âprfe et sans merci. Boucher, au marnent de la paix, les brèches faites par l'ennemi en lui enlevant un matériel équivalent, constitue pour les Alliés le seul moyen de reprendre 1a lutte dans le; conditions d'avant-g'uere. L'Amirauté britannique a eu beau autoriser les constructeurs à satisfaire leurs clients dans de larges mesures, d'après le " Neptune " de Londres, en octobre il- n'a été lancé des chantiers de la Ciyde que sept bateaux marchands d'un tonnage de 17,000 tonnes. Alors que le tonnage nouveau pour les dix premiers mois de l'année est de 120,000 tonnes, celui de 1a période correspondante de 1915 était de. 200,000 tonnes. Les pays de l'Entente cherchent en outre par des achats à pallier au déficit, c'est ainsi qu'ils viennent de passer en Amérique l'ordre de construire 200 chalutiers de 100 pieds de longueur qui seront actionnés par des machines Diesel de 500 II.P. Leur prix sera de 150,000 dois, chacun. Mais toutes les sources (k: tonnage neuf sont fortement disputé: s. Des armateurs norvégiens, par exemple, viennent d'acquérir au prix de X40 la tonne — taux des plus élevés— irois vapeurs à construire au Japon, d'un tonnage respectif de 10,300, 12,000, 8,800 tonneaux, des chantiers navals hollandais ont leurs carnets de commandes surchargés d'ordres de provenance nationale. L'Espagne, si elle veut reconstruire son arîmemeiit maritime de transport, devra créer des docks de construction. Le principe d'équité qui règle les rapports entre nations civilisées, et d'après lequel celui qui porte dommage à autrui, doit une juste réparation, sera appliqué rigoureusement au peuple qui au NXe siècle eut recours à des moyens de destruction barbares. Par une coïncidence bizarre, c'est à l'instant cù la mainmise sur les bâtiments de mer allemands est envisagée que réapparaît l'annonce de négociations en vue de la vente par 3'AHemagirîe de ses navires retenus en Argentine. A ce propos, relevons qu'un correspondant sud-américain du journal anglais "Syren and Shipping" dresse la liste de 38 navires allemands, jaugeant ensemble 241,439 tonnes, réfugiés dans les ports de l'Amérique du Sud depuis Punta Arena jusqu'à Callao. Reste à voir si les pays alliés considéreraient l'opération comme amicale de la part de la République Argentine. Notre armement maritime -ayant subi de sérieuses pertes, il nous a semblé que la solution considérée du problème intéresserait nos compatriotes. L. TEUGELS-DE VOS. LA VIE DE PARIS. Notes d'une Parisienne. Paris, novembre 1916 L'hôtel Drouot où viennent échouer tant de- meubles cui ieux, de pièces rares, de tableaux de prix, depuis les mobiliers tapageurs de la haute galanterie, les intérieurs cossus des gros bourgeois, jusqu'aux collections uniques des amateurs, sans oublier'ies méchantes défro-quesaise be=,ogneu.., attirait eec jqurs-ci un public assez spécial d'acheteurs avec la vente Mounet-Suiiy. J'avoue que 1a mise aux enchères des meubles et bibelots ayant appartenu au grand tragédien, a d'abord quelque peu surpris les Parisiens qui trouvent encore le temps de s'occuper d'autre chose que de 1a guerre ; on se demandait ce qui pouvait bien motiver l'épa piilement d'un mobilier assez simple et de quelques souvenirs assez intimes pour ne pas affronter le marteau du priseur. Quelques jolies pièces, cependant, un bahut flamand qui atteint Fr. 1,520, deux lampadaires Empire, en bois sculpté, qui montent à Fr. 1,150, un !ot de porcelaines de h Compagnie des Inde<% disputé par les antiquaires et adjugé à deux miiie et quelques cents francs et un surtout de tab'e en biscuit de Sèvres, représentant des danseuses, signé Léonard, se vend Fr. 500. Ce surtout est le même que celui qui a ét| cr ?é pour le tzar Nico'as II en 1902, je crois, et offert à l'empereur par not<*c manufacture nationale, lors de sa visit" aux ateliers de Sèvres. Puis ce sont des souvenirs offerts au grand artiste par des admirateurs, des b:onzçs dédicacis, un service russe à sorbits avec des émaux, un vase, en laque de Pêk'n d'une grande or'ginalité et des plus rares au dire des connaisseurs.Tout passe par le marteau du priseur, jusqu'aux médailles commémoratives ; en or, en bronze e'. en argent, données au comédien, Enfin, c'est le tour, des tableaux. Le pire a été réuni prés du meilleur; à côté de miniatuvs pompeusement dédicacées, du iVStc, le superbe portrait de Mounet-Sully, par Chartan, qui monte I à Fr. 2,720. Une vraie pièce de musée i que cette toile de maître, représentant I Mounet dans le rôle d'Hamlet, un des personnages du répertoire classique que le grand artiste interpréta avec le pùus d'étrangeté, évoquant le détraqué d'Elsenens avec une réalité qui faisait passer sur la salle un grand frisson tragique.Un autre portrait de Mounet, un dessin d'Hébert, trouve amateur à Fr. 540 et un Horace Vernet, représentant un Turc, monte à Fr. 200. Comme curiosité, un,petit dessin de Victor Hugo, intitulé " Fantaisie," signé et daté de 1866, est chaudement disputé par les admirateurs du poète de la " Légende des Siècles," et monte à Fr. 860. Ccynime menu détail touchant, la vision d'une vieille dame en deuil assistant en silence à cette dispersion finale jusqu'au moment où le garçon de salle, sur sa demande, présente aux amateurs un petit chiffonnier d'acajou, simple et desuet, sans style, sans valeur artistique, un peu cassé, et qu'on adjuge pour un billet de Fr. 50. Tout heureuse, l'acheteuse s'empresse auprès du meuble,, devenu sa propriété ; elle tire ses lunettes pour le mieux voir, le caresse de sa main ridée, ouvre les tiroirs et semble reprendre connaissance avec une vieil ami. C'est délicieux et émouvant au possible.N'était le souvenir du doyen de ia Comédie Française qui flotte encore sur ces bibelots éparpillés entrje les rares fidèles venus pieusement recueillir quelques reliques et !a tribu des mercantis, depuis les princes de la brocante jusqu'aux marchandes à la toilette, qui arrachent les vieux , rideaux et bouts de sois, cette vente ne présente rien de bien particulier, Cette fin d'acte de la vie d'un grand arciste, cet ultime baisser de. rideau après la grande dernière appartenait pourtant à la Vie de Paris; c'est une. feuille mélancolique à joindre à tant d'autres que le vent agite et disperse, comme Ses feuilles, qui. par ces vesprées d'automne, tourbillonnent leur valse de mort. MARIE-LOUISE XEROX. LES BELGES SUR LES FRONTS RUSSES. — DEUX ORDRES DU JOUR. L'empereur Nicolas, îe général KriioS et le colonel Revichine rendent hom mage à la vaillance des Beiges. Voici le texte de deux ordres du jour adressés au corps belge d'autos-ca=■ nons en service en Russie, par le major Semet, commandant ce corps à la fin de la campagne d'automne. ORDRE DU JOUR du 24 septembre/? octobre 1916. « J'ai l'honneur de porter à la connaissance du Corps, qu'au moment où j'ai pris congé de l'Empereur, Sa Majesté avait reçu connaissance de l'ordre du jour relatif aux opérations de la Division belge dans le ...e.Corps : Elle a daigné me charger de remercier encore les militaires belges sous mes ordres de leurs brillants services et de leur souhaiter de nouveaux succès. J'ai l'honneur de donner connaissance au Corps de l'ordre du jour en date du 12/25 septembre 1916 de Son Excellence le général Krilof aux troupes du ...e corps. Paragraphe I.—La Division belge des autos-blindées, sous le commandement du major Semet, a pris part aux derniers combats livrés par le Corps sous mes ordres pendant les journées des 3/16, 4/17 et 5/18 septembre 1916. Elle était composée de deux batteries .autos-blindées et d'une compagnie de cyclistes. La Division belge a été divisée en 3 sections attachées respectivement, les Ire et 2e à la Division de Z... et la 3e au régiment de cavalerie de C.. Suivant les témoignages des chefs de division et dé tous les témoins des actions de la Division belge, celle-ci s'est distinguée par son adresse et sa réelle bravoure. Agissant en, liaison avec nos régiments d'attaqué, les autos-blindées se sont portées jusqu'à proximité des tranchées ennemies, semant la terreur et la mort dans les rangs ennemis, encourageant notre infanterie et facilitant sa tâche. • Ni les difficultés des chemins détrempés et labourés par les obus, ni le feu violent de l'artillerie adverse n'ont pu arrêter l'élan de nos brillants alliés les Belges, qui étaient dirigés par des officiers aussi vaillants qu'expérimentés. Malheureusement, elle a été éprouvée dans cette lutte pour la cause commune : Le lieutenant Van der Donckt a été grièvement blessé en dirigeant l'une des autos-blindées : Le sous-officier Van Esch, Maurice, qui s'était plusieurs fois signalé par sa bravoure et son audace, est tombé au champ d'honneur ; les soldats Truffot, Armand, et Guillot, Pierre, ont été sérieusement blessés. Tous les autres officiers et soldats belges ont rivalisé de bravoure et d» vaillance.. Une auto-Mindée a été perdue, détruite par le feu de l'ennemi et renversée dans un fossé ; mais elle a été perdue avec honneur : îe canon et la mitrailleuse ayant été enlevés en temps utile. J'estime qu'il est de mon devoir de remercier sincèrement le commandant de la division belge, le major Semet;, pour la haute valeur militaire et la bravoure qu'ont montrées les Belges combattant contre notre ennemi commun. Lieutenant-général Kriloit. ORDRE DU JOUR du 30 septembre-13 octobre 1916. J'ai l'honneur de porter à la connaissance du corps sous mes ordres la. lettre ci-après, que m'.adresse le colonel commandant le régiment de cavalerie de C. : Au Commandant de la Division belge des Autos-blindées. Monsieur le Major, Les courtes actions militaires de votre vaillante unité avec le •■■c corps en général et avec mon régiment de cavalerie en partiicuilier, m'ont laijsse, ainsi qu'à mes officiers et mes cavaliers, une profonde impression. Ravis par la splendeur de l'effectif de votre unité et par ses actions remarquables, au-dessus de tout éloge, nous sommes tristes que les conditions militaires et le temps nous aient séparés. Je vous prie de croire que \ous, Messieurs vos officiers et. soldats ont su en peu de temps nous inspirer a tous un sentiment de sympathie, de profonde reconnaissance et, si Dieu le permet, nous nous rncontrerons de nouveau au printemps prochain et la main dans la main, nous combattrons pour-la cause commune, pour la gloire de nos chefs suprêmes et pour la Patrie. Recevez l'assurance de mes hommages sincères et de mon dévouement. A. Revichine. Pour copie conforme, le 4-17 octobre 1916. Le Major Commandant, Semet. LE CORPS D'AUTOS-CANONS, Après les ordres du jour reproduisant les émouvants hommages adressés par l'empereur de Russie et des chefs renommés de l'armée russe au corps d'autos - canons - mitrailleuses belges opérant en Galicie, chacun lira avec le même intérêt mélangé de fierté le très bel article ci-après qui a paru dans le "Courrier Russe" du 6/19 septembre 1916. Les Grecs. La guerre se terminera mais peut-être pas de si tôt : du front et de la captivité, des expéditions ou de l'exil, chacun, regagnera ses foyers. Tous regarderont le passé et l'avenir, le chemin parcouru et à parcourir, même ceux qui sont restés et ne se sont pas déplacés,-même ceux qui n'ont pas fait la guerre. Je n'envie pas les Grecs. Que raconteront-ils à leurs fils? "Nous avons été* diront-ils, des jouets entre les mains étrangères; nous voulions combattre, mais, suivant des ordres de Berlin, les Bulgares nous ont pris C-avalla et d'autres villes et nous n'avons pas eu le courage de nous débarrasser du j-oug étran-§'er'"Notre siècle bourgeois a donné des vertus bourgeoises, entre autres celle que chacun soit maître chez soi. La Grèce, maintenant rampante de droite et de gauche, la Grèce qui a vu naître le courageux roi Léonidas et le brave Socrate, comment va-t-elle se justifier quand viendront les jours des évaluations morales, elle qui, coipme l'église bannie, n'aura été ni chair ni poisson. Toutes ces pensées nie sont venues à S7èœe asséftr MO 2S - £ . - - 1

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