L'information de Bruxelles

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s.n. 1914, 13 Decembre. L'information de Bruxelles. Accès à 20 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ks6j09xb8m/
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19e Année, N° 26. 4 pages — Prix du numéro : 10 centimes Dimanche, 13 Décembre 1914. L'INFORMATION ABONNEMENT : Belgique : Un an, fr. 4.00 — Six mois, fr. 2.00 Trois mois, fr. 1.00 Etranger : Frais postaux en plus. Tirage: 20.000 exemplaires JOURNAL HEBDOMADAIRE Affilié à. l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone : B 7029 BRUXELLES Compie chèques postaui 3866 183, BOULEVARD EMILE BOCKSTAEL gfolgtsdje Sontt= mtb lîlonîa^Jeitxtttjg ANNONCES : Petite annonce . . la ligne fr. o.35 Judiciaire» » fr. o.5o Réclames » fr. 1.00 Nécrologies . . . » fr. 0.60 Let annonças et abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Tirage : 20.000 exemplaires SOMMAIRE : Vers le rétablissement de l'Empire romain? En Pologne. — Lettre de Vienne V. — Le jubilé du Times et son évolution belliqueuse. — Une Exposition d'art à Bruxelles. Feuilleton: Le Droit en temps de Guerre) Suite de „Les œuvres d'art et de science". — VII. Les restitutions. — VIII. Le jugement d'une cour des prises britanniques. IX. Des faits blamables. — Les Caisses publiques. I. Les instructions pour les armées en campagne des Etats-Unis d'Amérique. — La Conférence de Bruxelles de 1874;— La Conférence de la Haye de 1899. — II. Les banques nationales et les banques d'Etat, par M. le Conseiller Ernest NYS, professeur de droit international. — Horaires de chemins de fer . Vers le rétablissement de l'Empire romain? Les souvenirs de l'antiquité jouent un plus grand rôle qu'on ne le croit dans l'imagination du peuple italien et dans les rêves de ses hommes politiques. La vue journalière des ruines suggestionne même les plus ignorants; l'enseignement est dirigé tout entier vers la reconstitution d'une mentalité de grande puissance ; la vie politique a comme base le fait d'avoir Rome comme capitale et comme but d'obtenir comme autrefois l'hégémonie sinon la possession de la Méditerranée. Cette mer a été un lac romain. L'Italie, qui s'est créé une industrie, des finances, une armée et une flotte, a fait un premier pas dans la voie de ses ambitions par la conquête de la Libye. Elle a multiplié ses établissements en Orient et a fait passer sous son protectorat des instituts antérieurement français. Elle a posé un jalon en Albanie, à Valona, sous couleur de mesures d'hygiène.Ses irrédentistes professionnels ne parlent que de la « rédemption » du Trentin et de Trieste. Un homme marquant du Tyrol italien disait il y a longtemps déjà : u En l'Autriche nous sommes un jardin ; avec l'Italie nous ne serions qu'une Alpe. » C'est-à-dire que la situation climatérique du Trentin lui fait une position favorable au point de vue économique tant qu'il fait partie de l'Autriche, nul obstacle douanier n'y faisant obstacle au transport et à la vente profitable de ses produits méridionaux dans les régions plus froides de l'empire. Annexé à l'Italie, au contraire, le Trentin perdrait ses débouchés actuels et n'en acquerrait que difficilement de nouveaux, parce qu'il aurait peine à soutenir la concurrence des contrées italiennes, en général plus favorisées que lui par le sol et le climat. Quant au grand port autrichien de l'Adriatique, quelqu'un a crié l'autre jour à la Chambre italienne : « Vive Trieste ! » En exprimant ainsi le vœu de voir cette ville réunie à l'Italie, ce député et ses amis ne songent pas qu'ils souhaitent en réalité la mort de Trieste, car cette cité ne vit que du commerce autrichien, et si elle était séparée de l'Autriche par une douane, elle verrait ce commerce, le mouvement maritime et les habitants se transporter plus loin, au port hongrois de Fiume, par exemple. Trieste italienne deviendrait un port secondaire de cabotage et de pêche ; cette annexion ferait sa ruine. Il n'empêche que les sentiments et la communauté de race et de langue portent beaucoup d'Italiens à voir dans la question de Trente et de Trieste la pierre angulaire de la politique de leur pays. Il faut dire que, sur la carte, le Trentin fait dans le territoire italien une pointe qui a l'air d'une menace. D'autres Italiens cependant se souviennent que la France détient toujours la Corse italienne, dont les sommets paraissent menacer de loin les côtes de Toscane; pour prix de son concours lors de la formation de l'unité de l'Italie, la France a enlevé à celle-ci Nice et la Savoie, qui est le berceau de sa dynastie et qui serait une position stratégique aussi utile que le Trentin. La conquête de la Tunisie et l'établissement sur sa rive du port militaire de Bizerte en face de la Sicile ont mis le comble à la défiance des Italiens gallophobes et les ont décidés à s'allier à l'Allemagne et à l'Autriche. Si le gouvernement italien avait écouté ces éléments au début de la guerre, il est possible que la flotte italienne, aidée de celle de l'Autriche et des deux navires allemands, le cuGœben » et le « Breslau », qui ont depuis lors été cédés à la Turquie, eût battu la flotte française et empêché le transport en Europe des troupes algériennes en attaquant elle-même la Tunisie et l'Algérie. L'Italie aurait même peut-être pu mettre la main sur Malte et Gibraltar, s'emparer de la Corse, de l'Egypte, de la Provence, autrefois dite « la province romaine » par excellence, que sait-on ? Si cette hypothèse s'était réalisée, l'accroissement de puissance qui en serait résulté pour l'Italie aurait été tel qu'elle aurait pu décemment proclamer le rétablissement de l'Empire romain et attribuer à son roi l'antique couronne des Césars. Un député italien, M. Colajanni, partisan de l'intervention actuelle de l'Italie dans la guerre mondiale, disait que le peuple sent qu'il y a dans la vie des nations des moments ou des occasions qui ne reviennent qu'après plusieurs siècles. N'aurait-on pas pu lui répondre que l'occasion est peut-être déjà quelque peu passée ? Des Italiens de marque l'ont dit, notamment le sénateur Grassi. Il faut dire cependant que le gouvernement italien a dû tenir compte de l'état de l'opinion dans maints centres fortement travaillés par des influences françaises. Ensuite le pays et l'armée n'étaient pas encore remis de la coûteuse expédition de Lybie. Puis, intervenir au début, c'était jouer gros jeu : l'Angleterre, qui ne se doutait pas alors que sa flotte aurait pu être tenue plus ou moins en échec pendant des mois par la flotte allemande, serait sans doute intervenue dans la Méditerranée ; elle y aurait bien tiré la France d'embarras et aurait pu bombarder les ports de l'Italie, détruire ses chemins de fer qui sont par trop côtiers, empêcher ainsi sa mobilisation et lui faire subir une catastrophe. Il est vrai que, dans ce cas, l'Allemagne eût peut-être remporté dans la mer du Nord et en France des succès éclatants et pu sauver l'Italie, comme elle l'a fait en 1866, par ses succès en Bohême après les défaites infligées alors à l'Italie sur terre et sur mer par l'Autriche. Mais, encore une fois, on ne pouvait prévoir tout cela, et puis cette solution eût été assez humiliante pour l'Italie. Celle-ci s'est donc abstenue, avec l'arrière-pensée ambitieuse de devenir un jour l'arbitre des rivaux épuisés. A ce point de vue, elle doit accueillir, et sa presse accueille avec une certaine satisfaction, l'envoi à Rome du prince de Bulow comme ambassadeur intérimaire d'Allemagne pour trois mois, pendant la durée du traitement prescrit à M. de Flotow, qui reste d'ailleurs en Italie. L'ancien chancelier est la personnalité la plus considérable de l'Empire en dehors des gouvernants. Autrefois déjà, avant son élévation politique et nobiliaire, il fut en Italie le représentant de l'Allemagne; il s'y est marié à la fille d'un ancien et illustre ministre italien, Minghetti, et, depuis cinq ans qu'il n'est plus chancelier, il passe tous ses hivers à Rome, où il compte des parents et des amis. * * * C'est en présence de la situation que nous venons d'esquisser que la Chambre italienne vient d'avoir à se prononcer sur la politique de son gouvernement. Le ministre-président, M. Salandra, a surtout défendu l'Italie contre l'accusation d'avoir manqué à ses engagements de la Triple-Alliance. Il a déclaré que l'examen le plus consciencieux de la lettre et de l'esprit des traités et la connaissance des origines et du but visible de la lutte avaient fait aboutir à la conviction que l'Italie n'était pas obligée de marcher avec ses alliés. Dès lors, l'examen de ce que comportaient les intérêts italiens fit conclure à la déclaration immédiate de neutralité. Le ministre exposa ensuite que l'Italie a dans les terres et les mers dont la situation politique est peut-être sur le point de se modifier des intérêts vitaux qu'elle doit protéger et des prétentions légitimes qu'elle doit faire valoir. Elle ne peut admettre que l'agrandissement possible d'autres Etats constitue pour elle une diminution relative de sa position comme grande puissance. Pour cela, sa neutralité ne peut être passive : elle doit être active et vigilante, armée fortement de manière à se trouver à la hauteur de toute éventualité.La Chambre acclama ces parties essentielles du discours ministériel. Certains députés auraient voulu une intervention immédiate ou, du moins, une déclaration formelle du parti que le gouvernement comptait prendre. D'autres auraient voulu une déclaration de neutralité absolue, en tout cas et à tout prix. Le socialiste indépendant Altebelli ayant dit que l'Italie ne permettrait jamais que son armée combatte en faveur de l'Allemagne et de l'Autriche, le ministre-président l'interrompit pour dire avec énergie : « L'armée italienne obéira toujours loyalement et fidèlement à son roi ! » Ces paroles furent très vivement et longuement applaudies. Dans sa réplique, le ministre-président exprima d'abord ses regrets au sujet du langage peu mesuré de certains orateurs vis-à-vis du grand conflit international et des puissances qui s'y trouvent impliquées. A ceux qui ont trouvé son langage obscur, il répond que la grande majorité du pays, représentée à la Chambre par ses amis, et non pas par l'extrême-gauche, le comprend et l'approuve. Il serait contraire à l'intérêt de l'Etat de donner des explications détaillées. Le ministre-président accepte l'ordre du jour de confiance présenté par le député Bettolo, parce que cet ordre du jour accorde une complète liberté d'action au gouver- 6- Feuilleton du 13 Décembre 1914. Le Droit en Temps de Guerre (Suite du N° 2j) Les Œuvres d'Art et de Science Léopold Delisle, s'occupant plus spécialement des manuscrits, déclare que les alliés usèrent de leur droit en les reprenant. Un écrivain belge dit que la reprise des livres appartenant au royaume des Pays-Bas dut être facile à s'effectuer et que 1,519 manuscrits furent restitués. Le même écrivain fait remarquer que la restitution ne fut pas entière en ce qui concerne les tableaux ; tout se borna aux dépôts de Paris; des tableaux provenant des provinces belges avaient été envoyés dans des villes de France, d'Italie, d'Allemagne; ils ne furent pas rendus; comme la France elle-même réclamait avec raison des toiles qui avaient été confiés à des musées de Belgique, en 1802 et en 1811, le gouvernement des Pays-Bas n'insista pas davantage. VIII Dans la note du 11 septembre 1815, lord Castle-reagh avait fait valoir que les œuvres d'art sont inséparables des pays dont chacune d'elles est la propriété et que les arracher des territoires auxquels elles appartiennent est un acte blamable de la nation qui adopte un pareil principe de guerre. Deux années auparavant, un tribunal des prises anglais avait prononcé un jugement en s'inspirant de la même pensée. Pendant la guerre entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, un navire anglais avait capturé une collection de gravures et de tableaux dans le trajet d'Italie aux Etats-Unis; sir Alexandre Croke, juge de la cour de la vice-amirauté d'Halifax, la fit rendre à l'Académie des arts de Philadelphie. „Les arts et les sciences, dit-il, sont reconnus chez toutes les nations civilisées comme faisant exception aux droits rigoureux de la guerre et ayant droit d'être favorisés et protégés : ils sont considérés non comme le peculinm, le bien particulier de telle ou telle nation, mais comme la propriété du genre humain tout entier et comme appartenant aux intérêts communs de toute l'espèce ; la restitution de ce genre de propriété à ceux qui le réclament est conforme au droit des gens tel qu'il est pratiqué par tous les Etats civilisés." IX Dans le cours du xixe siècle, on constate quelquefois le retour aux anciennes pratiques. Parmi les faits blâmables, on peut citer le pillage méthodique du palais d'été de l'empereur de Chine : meubles, vases, bijoux, objets d'art furent saisis; une commission composée de trois officiers fut nommée dans l'armée anglaise et dans l'armée française pour pro-cédér au classement et au partage des objets à offrir à la reine Victoria et à l'empereur Napoléon III; ce prélèvement fait, les autres objets furent vendus et le produit fut distribué aux troupes : la part de chaque soldat fut de 100 francs environ. Dans la guerre que le Chili fit au Pérou et à la Bolivie, en 1880, les vainqueurs firent main basse sur les musées, les bibliothèques, les objets d'art, et ils se vantèrent d'avoir enlevé la splendide bibliothèque de Lima et toutes les collections de cette ville, qu'ils considéraient comme butin de guerre. Les Caisses publiques. I Dans la forme que lui a donnée Cicéron, la maxime : Pecunia nervus belli, ,,1'argent est le nerf

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Cet article est une édition du titre L'information de Bruxelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1915 au 1918.

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