L'information de Bruxelles

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s.n. 1915, 31 Janvrier. L'information de Bruxelles. Accès à 17 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/pk06w97m0p/
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20e Année, N* 5. 4 pages — Prix du numéro : 10 centimes Dimanche, 31 Janvier 1915. L'INFORMATION ABONNEMENT : Belgique : Un an, fr. 4.00 — Six mois^fr. 2.00 Trois mois, fr. 1.00 Etranger : Frais postaux en plus. Tirage : 20.000 exemplaires JOURNAL HEBDOMADAIRE Affilié à l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone : B 7029 BRUXELLES Compte cbftquw pottam 3888 183, BOULEVARD EMILE BOCKSTAEL Les abonnements sont reçus à Bruxelles : à l'Agence Dechenne, 14, Galerie du Roi ; J.N. Lebègue & Cie, Office de Publicité, 36, rue Neuve; Office central de Publicité, 28, Marché aux Herbes et aux bureaux du journal. ANNONCES : Petite annonce . . la ligne fr. o.35 Judiciaires » fr. o.5o Réclames » fr. i.oo Nécrologies .... » fr. o.6o Les annonces sont reçues par l'Office central de Publicité, 28, Marché aux Herbes et aux bureaux du journal. Tirage: 20.000 exemplaires SOMMAIRE : Anno MDCCCXV Les événements ; Sur mer. — Dans les airs. — En France. — L'argent. — En Russie. — Au Caucase. — Lettre de Vienne : Persécutions en Galicie contre les Catholiques et les Juifs. Mazzeppisme et les rêves ukraines — A Vienne : l'épargne, les secours, les ressources, le placement, les subsistances, l'hygiène. — Feuilleton : Le Droit en temps de Guerref 3ar M. le Conseiller Ernest NYS, professeur de Droit international : Les câbles sous-marins. — Varia : Les opérations militaires au Congo. — Postes. — Horaire de chemins de fer. — Bruxelles-Attractions. L'INFORMATION est en vente En Belgique : A.NVERS ; Roelans, 4, rue St-Pierre. ZHARLEROY : Agence Dechenne, 42, rue de Marchienne. 3AND : Dobbelaere, 63, rue de Flandre. LIÈGE : Bellens, rue de la Régence. LOUVAIN : Stroobant, rue de Diest, MONS : Mme Vve Scattens, rue de la Petite Guirlande. NAMUR : Librairie Roman, 43, rue de Fer. „ Héro, place de la Gare. Vente en gros : BRUXELLES : Agence Dechenne, 18, rue du Persil. A l'Etranger : AMSTERDAM : Seyfardt-librairie VIENNE : Goldschmid [, Wollzeile, 11. ROME : 11, Bocca di Leone (Tél. 2726). BERLIN : Leipzigerstrasse, 123a (Zentr. 1032). PARIS : Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire. LONDRES. E. C. : id. id. 1. Snow-Hill. Anno MDCCCXV {1815) Ire Partie. Nous voici à peu près au centenaire de la décision par laquelle le Congrès de Vienne réunit notre pays à la Hollande pour former le royaume des Pays-Bas. Devant les souvenirs que cette date rappelle, et en présence des bons offices rendus depuis six mois par les Néerlandais à tant de Belges, plusieurs de ceux-ci se sont demandés si l'œuvre de 1815 n'était réellement pas viable et si bien des malheurs passés et présents n'auraient pas pu être évités par le maintien en 1830 de l'Etat de moyenne importance créé par l'Europe. Nous pensons que l'union de 1815 n'était pas d'une nature durable dans les conditions où elle nous fut imposée et nous croyons que le maintien du royaume uni ' des Pays-Bas ne nous eut pas assuré une garantie absolue. Le régime inauguré en 1830 a eu ses défauts au point de vue international comme au point de vue inté- . rieur ; il a notamment restreint pour longtemps nos horizons et il a fait pencher certains Belges dans un i sens,au point qu'on en fait maintenant un grief capital à toute la nation, en prétendant que ses préférences ont ; dépassé la limite des sympathies naturelles et légitimes jusqu'à sortir de la neutralité. Mais ce régime était animé d'un souffle généreux : il a répandu ici une atmosphère de douceur à laquelle nombre de Hollandais ont rendu l'hommage le plus probant en venant se fixer chez nous. On ne peut comparer ses bienfaits aux résultats du système de 1815 : cette comparaison serait superflue, surtout aujourd'hui. Mais il est utile de se rappeler les erreurs d'il y a cent ans et surtout de démêler ce qu'il y a de permanent et, par conséquent, d'actuel dans les causes de l'échec de la création des puissances. L'union de 1815 n'avait pas été préparée par les événements ni par les tendances populaires. Les contrées réunies n'avaient guère eu en commun, avant la période bourguignonne, que le lien très faible et très peu sensible qui les rattachait, sauf la Flandre « royale », à l'ancien Empire germanique. Mais ce lien, à peine exis tant et à peine connu dans la masse de la population, n'avait pas créé de patriotisme dans le sens moderne et nationaliste ; il ne comportait pas de solidarité « allemande » ni même néerlandaise et, pour les Wallons surtout, il ne représentait que le fait de ressortir vaguement à un Etat mal organisé, à un suzerain étranger et ordinairement sans action sur notre pays. On se sentait à peine rattaché à l'Empire, notion abstraite; on se sentait encore moins appartenir à l'Allemagne, nation unie et surtout peu vivante alors. La réunion opérée par Philippe-le-Bon et dissoute sous Philippe II n'avait été qu'une juxtaposition ; les institutions communes créées par Charles-Quint n'avaient pas encore de racines profondes; les influences sociales de la France d'abord et de l'Espagne ensuite, pendant cette période d'union de moins d'un siècle et demi, avaient encore affaibli les vestiges d'une communauté vraiment nationale. La séparation de plus de deux siècles qui suivit fut profonde, au point de vue moral surtout ; en outre, la Belgique se recroquevilla dans une immobilité forcée, tandis que la Hollande s'exaltait dans d'immenses essors. La fusion possible jadis entre les Flamands et les Hollandais était rendue plus difficile que jamais. La révolution brabançonne avait ensuite confirmé victorieusement le sentiment de self-government enraciné depuis des siècles dans notre pays ; comprimée sous la Terreur et sous Napoléon, cette habitude d'indépendance, cette volonté séculaire des campagnes comme des villes de « jfaire soi-même ses affaires » s'affirmait à nouveau en 1815 avec une force bien déterminée à /s'exercer. / Au lieu de respecter cette tendance, l'Etat de 1815 donna la prépondérance aux traditions, étrangères pour nous, de la Hollande et il exerça son action en se servant de tout l'appareil centralisateur, bureaucratique et tyrannique du régime français. -» L'union eut été possible si elle s'était bornée à une confédération, en respectant, en restituant dans la mesure réalisable les institutions et les traditions de chaque région. On nous imposa au contraire un régime hollandais.Les Belges s'étaient formé un esprit public à part dans leur autonomie locale et régionale ; à travers beaucoup de guerres étrangères et d'orages intérieurs, ils avaient maintenu ce caractère et ces franchises contre les Bourguignons, les Espagnols, les Autrichiens ; sous les Français, ils avaient lutté dans la guerre des paysans que tant de monuments rappellent. Ils ne pouvaient pas, vis-à-vis de la Hollande, se résigner à sacrifier leur originalité, à renoncer à leurs qualités de gouvernement ni même à leurs défauts. Les fautes de l'autorité hollandaise transformèrent en opposition nationale ce qui n'était qu'une différence, un manque de se connaître et de s'apprécier réciproquement. Nos voisins du Nord ont bien changé à leur avantage depuis lors et ont extirpé de leur constitution, de leur pratique administrative et de leur vie nationale une grande partie de ce que leurs prédécesseurs avaient voulu nous imposer de 1815 à 1830. Il reste une grande différence de caractère et de tempérament. Mais, il y a cent ans, la contradiction entre les notions de l'Etat et les méthodes de gouvernement étaient absolues. L'expérience de l'union ne pouvait pas réussir pour des raisons internes. Des influences extérieures vinrent agir aussi contre elle. (A suivre). Les événements. Sur mer. — Dans les airs. — En France. — L'argent. — En Russie. — Au Caucase. Le combat naval qui a eu lieu dimanche dernier dans la mer du Nord donne encore une fois cette impression d'incertitude et d'indécision que nous avons signalée à plusieurs reprises comme 'ia marque la plus caractéristique de la guerre. D'abord les parties sont contraires en fait quant aux résultats : le bulletin allemand affirme qu'un grand croiseur anglais non dénommé a sombré ; le bulletin anglais déclare expressément deux fois qu'il n'en est rien. On est d'accord que les forces anglaises étaient supérieures et que le croiseur allemand d'importance moyenne « Bliicher » a coulé; l'amirauté britannique ajoute que deux autres croiseurs allemands ont été sérieusement endommagés, tout en reconnaissant qu'ils ont pu gagner un lieu sûr; elle ne parle que de minimes dommages subis par des vaisseaux anglais et déclare qu'ils n'ont que quatre morts et dix-huit blessés sur le „Lion" et le „Meteor". Le vapeur hollandais „Erika" affirme cependant avoir vu deux navires anglais atteints l'un au milieu, l'autre à l'arrière-pont. Aussitôt que l'exposé de l'amiral Daniel Beatty sera connu, nous reviendrons sur les faits... Les Allemands ajoutent certaines précisions : l'artillerie des croiseurs germaniques avaient déjà tellement malmené un vaisseau anglais qu'il flottait sur le flanc : c'est alors qu'un torpilleur allemand l'acheva en lui lançant deux torpilles. Et l'on invoque le témoignage de toute la flotte allemande qui l'a vu sombrer; même déclaration de la part de l'équipage d'un dirigeable voisin. De plus, auraient également péri deux « destroyers » anglais (« chasseurs de torpilleurs », « contre-torpilleurs », « destructeurs ») et plusieurs navires anglais auraient eu leurs mâts renversés, leurs cheminées détruites, etc. Enfin, d'après les Allemands, les Anglais ont interrompu le combat et battu en retraite ; d'après les Anglais, ce sont les Allemands qui auraient (( fui » jusque dans une région où le danger de leurs sous-marins et leurs mines ne permettait pas de con tinuer à les poursuivre. Qui faut-il croire ? Le fait est que les Anglais se sont retirés et que les Allemands « sont rentrés dans les ports », comme ils disent. Le fait est aussi que la grande majorité de l'équipage du ^lucher" a péri et que les survivants sont prisonniers : le navire, disent les Allemands, était en retard à cause d'un défaut survenu à 11 • Feuilleton du 31 Janvier 1915. Le Droit en Temps de Guerre (Suite du N° 20e Année) Les câbles sous-marins. En 1864, cinq Etats, le Brésil, la France, la république d'Haïti, l'Italie et le Portugal, concluaient une :onvention pour faciliter l'établissement d'une ligne reliant l'Europe et l'Amérique du Sud, dont la concession, il est vrai, finit par être retirée. Les contractants s engageaient notamment " à ne pas couper ou détruire, en cas de guerre, les câbles immergés et à reconnaître la neutralité de la ligne télégraphique » ; ils plaçaient sous la protection de leurs lois respectives, au même titre que les propriétés privées, les sections des câbles sous-marins aboutissant à la terre ferme, ainsi que les lignes terrestres, souterraines ou autres, destinées à relier les câbles aux stations télégraphiques. Pour le temps de paix, ils avaient en vue uniquement les portions de la ligne télégraphique se trouvant sur le territoire même ou dans la mer littorale ; ils ne s'occupaient pas de la rupture et de la détérioration faites volontaire ment en dehors des eaux territoriales. Mais, comme on le voit, pour le temps de guerre, ils se prononçaient avec force et ils employaient, à tort, le mot « neutraliser », voulant indiquer que le câble continuerait à être utilisé en temps de guerre comme en temps de paix et ne pourrait pas être détruit par les belligérants. En 1869, les Etats-Unis proposèrent la réunion d'une conférence chargée de délibérer sur un projet de convention internationale ; d'après un des articles, en cas de guerre les dispositions de la convention restaient en vigueur. « Le mot de neutralisation n'était pas prononcé, écrit Louis Renault, mais il était entendu que les communications continueraient en guerre comme en paix, ce qui avait des conséquences particulièrement graves à raison de l'article 3 du projet aux termes duquel chaque puissance devait s'engager à ce que les propriétaires de câbles sous-marins puissent désormais recevoir, transmettre et délivrer les dépêches sous le contrôle ou l'examen de ses agents ou employés. » Presque tous les gouvernements étaient disposés à prendre part aux travaux, mais les événements qui, en 1870, se déroulèrent sur le continent européen constituèrent un insurmontable obstacle. <( La question soulevée par les Etats-Unis, écrit Pierre Jouhannaud, ne fut jamais sérieusement envisagée depuis cette époque. » Il convient de noter cependant que la protection des câbles sous-marins en temps de guerre fit l'objet d'une communication à la conférence télégraphique réunie à Rome à la fin de 1871. Cyrus Field, le créateur du premier câble transatlantique, avait été délégué par les compagnies américaines ; il présenta un mémoire dans lequel il prônait notamment la neutralité des télégraphes en temps de guerre et la sécurité de tous les télégraphes, soit sur terre, soit sur mer. La conférence appela l'attention des gouvernements sur les propositions de l'illustre ingénieur et l'Italie vorta le vœu à la connaissance des puissances. Il faut noter également que, dans la conférence télégraphique qui se tint à Saint-Pétersbourg en 1875, fut adoptée la disposition aux termes de laquelle « les administrations concourent, dans les limites de leur action respective, à la sauvegarde des fils internationaux et des câbles sous-marins ». Mais, comme on l'a dit, l'engagement n'avait et il ne pouvait avoir qu'une portée restreinte, puisque l'action des administrations ne dépassait pas les limites de la mer du littoral. A la conférence de Bruxelles de 1874 dont le programme se bornait à la rédaction des lois et coutumes de la guerre sur mer, un délégué du Danemark demanda en séance de la commission que son gouvernement fût autorisé à se réserver le droit de faire une proportion relative aux câbles sous-marins ; la commission elle-

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Cet article est une édition du titre L'information de Bruxelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1915 au 1918.

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