Malonne aux armées

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s.n. 1917, 01 Juin. Malonne aux armées. Accès à 23 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gf0ms3kw11/
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N° 10 Directeur : Nicolas MEYSMANS, B.F.H. Hoogstaede JUIN 1917 IBS&- Adresser toutes les communications à Nicolas Meysmans, C, 171. A. B. ou à Monsieur Vabbé A. Felten, aumônier militaire, attaché à la Place Belge de Paris, 57, Boulevard Beaumarchais, Paris (m6). CECI N'EST PAS UN CONTE.... Il s'appelait... mettons Henri. Qu'importent d'ailleurs son nom et le. lieu de sa naissance ? Il avait vingt ans. Le soleil •de la jeunesse lui donnai,tl cette beauté virile, cette limpidité de l'intelligence, cette fraîcheur de sentiments qui permettent •de tout envier, de tout espérer. Son éducation, qui s'achevait, avait fait de lui un beau type d'humanité. Sa mère, une sainte, pouvait mirer son cœur dans le cœur de son fils ; Henri était plus que la chair de sa chair, son âme était un dédoublement de la sienne. Elle pouvait dire comme la mère des Gracques : « Voilà mes plus ebaux joyaux ! » * * * La. nuit du 31 juillet 1914, le tocsin de la Patrie en danger fit tressaillir Henri cotmme un appel impérieux. Lies âmes droites sont vaillantes ; chez elles, l'amour du pays natal domine les affections familiales parce qu'il les- renferme ttouteis. — Maman, je pars ! demain, c'est la guerre ; je me battrai comme les autres. La mère pleura, mais elle ne retint pas son. fils. Elle le bénit d'un signe de croix sur le front et le regarda partir vers le sacrifice, ve^s la gloire. Nous avons tous connu la fièvre patriotique du début de la guerre ; et nous, soldats de la première heur^, nous nous souviendrons toujours de l'enthousiasme délirant des premières batailles. Qui donc se souciait alors des dangers, de la mort ! Le jeune hnmme apprit à manier son M a user à Liège, il fit le coup de feu autour d'Anvers, il se battit comme un lion sut l'Yser. Il fut *à Keyem et eut la chance d'en revenir. Cette terrible journée lui valut plus tard la. croix des braves. « ♦ * Henri s'était habitué rapidement à la bohème du soldat en campagne. Le grand soleil avait cuivré son visage ; ses muscles et sa volonté s'étaient trempés d^ns des énergies surhumaines. C'était un fier et beau soldat. Hélas ! toute vie humaine passe tôt ou tard par le creuset de l'épreuve ; beaucoup sont capables de fournir un effort violent, bien peu supportent san§ défaillance la durée d'une situation anormale. Bientôt la lassitude vient et on laisse sa destinée s'en aller à la dérive. Jadis nos professeurs d'histonle housi avaient dramatisé la guerre et nous la 1 ; voyions passer telle une foudroyante épopée. Et nous n'avions pas cru à une guerre où l'on vit terré, à une guerre sournoise, stagnante et qui se prolonge monotone et cruelle. Henri s'ennuya. Jusqu'aux jours de l'Yser, il avait reçu régulièrement quelques moto de la. maison : de la tendresse maternelle, de l'orgueil patriotique. Et les lettres écrites par sa mère, il les classait dans son portefeuille, il les gardait sur sa poitrine. Et la mère, elle aussi, conservait pieusement, comme de chères reliques, les billets tout courage et tout amour que lui envoyait son fils. Et ce suprême réconfort, dont il avait un si grand besoin, lui manquait maintenant. Comme l'oiseau blessé, son idéal quitta lentement les régions sereines. Pauvre soldat ! Il connut les promiscuité© démobilisantes et son cœur s'égara dans des affections destructives1. Il voulut se distraire et, mis en appétit par les plaisirs qu'on lui avait dépeints, il prit, un congé pour Paris. Lorsou'il revint, il était devenu le jeune homme qui raille son passé. Pour « épater » certains de ses camarades), il étala sous leurs yeux une collection de cartesvues dont la voisinage déshonorait, dans son portefeuille, les left- tres de sa pieuse mère. Pauvre enfant ! ♦ * « Sait-on maintenant qui vit et qui meurt ? Une nuit, Henri fut tué à Dixmude par une balle qui le frappa en plein cœur. On fit un paquet de ses objets personnels et on l'envoya au dépôt du Hâvre. La triste nouvelle franchit rapidemenu la frontière et porta la désolation dans une famille depuis longtemps inquiète. Pourtant la nouvelle pouvait être fausse... sait-on jamais ? I,'espoir est si vivace au cœur de l'homme. Deux semaines plus tard, une femme en deuil débarquait au Hâvre. Comme la mère d'Henri avait l'âme grandei et forte, la triste vérité la trouva résignée. — « Béni soit Dieu, dit-elle je connais mon enfant, il est mo,rt en soldat, en chrétien. » Elle voulut voir les objets, précieux souvenirs, ayant appartenu à son héros ; elle y trouverait sans doute ies dernières pensées de son Henri, un témoignage consolant. à emporter pour ceux qui là-bas attendaient anxieusement son retour. Elle reconnu le portefeuille ; elle le porta à ses lèvres pieusement, avec tendresse. Dans la première pochette, elle trouva, pliées avec soin, les lettres envoyées par elle. — « Le cher enfant, comme il m'ai malt ! » — Elle vida la seconde pochette. Tout à coup ses yeux s'agrandirent ; elle pâlit affreusement et s'écroula avec un cri d'angoisse : Henri ! mon Henri !... Quand elle revint à elle, la pauvre mère pleura les larmes les plus amères de sa vie ; elle fut inconsolable. — « Que Dieu prenne pitié de moi, gé-mit-elle, mon Henri est mort tout entier. Que la guerre soit maudite ; elle m'a pris le corps et l'âme de mon enfant bien aimé ! » Non, mon ami, ceci n'est pas un conte... N. M.

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Cet article est une édition du titre Malonne aux armées appartenant à la catégorie Frontbladen, parue à Boulogne-sur-Mer du 1916 au 1918.

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