L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

392208 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1916, 27 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 17 Januar 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/0k26970v5n/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

gèîMO AOïléG NT®. 552 S cents fio Centimes) sJesâdlî 25^ avril ÎS>Î6 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, Journal «^asotidleo sîslï rr*.a4ir» paraissant ers MoSlarudSe Belge est notre nom de Famille. TTouies les lettres doivent être adressées a» bureau de rédaction: N- Z. VOOEBUHGWAL 234-240, AMSTERDAM. TélépÉîbîie: svav. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ... . . ( Charles Bernard, Charles Heribîer, Comité de Rédaction: ■! „ , , , ( René Ctiamlbry, Ensile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au nusnéro, s'adresser à l'Administration du journal:N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements: Eioïîantiefl.1.50 par mois. Etranger H.2.00 isarmoïs Annonces! 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents 3a Signe. Le Dilemme La réponse de l'Allemagne, que sans stipuler de délai l'Amérique exige dans le plus bref délai, sera probablement envoyée à la fin de la semaine. Noiis ne devons accueillir que sous les plus expresses réserves ce que l'en pourrait appeler les pronostics. D'aucunes agen- J ces'répandent le bruit que. l'Allemagne se soumettra. Nous ne le pènsons pas. Et disons tout de suite que nous ne sommes pas enclin à prendre nos désirs pour la réalité. ^Certainement la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Berlin serait pour notre cause un immense triomphe. . Nous verrions ainsi le monde entier épousant effectivement notre cause, la cause du droit, de la justice et de l'humanité, contre les ennemis de l'humanité. Magnifique bénéfice moral. Et comme, ep pratique, nous sommes persuadé que l'état de guerre entre les Etats-Unis et l'empire allemand' existerait aussitôt après la rupture — il ne faudrait pour cela que le torpillage de quelque paquebot ayant des Américains à bord — le bénéfice militaire j ne serait pas moins considérable. La ,,Tageszeitung" peut en rire. Mais, tout d'abord, la saisie -des navires allemands internés dans les ports d'Amérique, et qui iraient grossir ce tonnage général dont les Allemands prétendent qu'il profite Feulement à la Grande-Bretagne et que leur guerre de sous-marins a précisément pour but de réduire, voilà, pour nous, un supplément de puissance qui n'est pas ■ négligeable. Du même' coup l'espoir què nourrit l'Allemagne de faire la concurrence à l'Angleterre, aussitôt la guerre finie, au moyen de sa flotte marchande intacte et de miner ainsi les projets de guerre économique de ses adversaires, cet espoir disparaît. Mais les Allemands comptent-ils pour rien l'appui -des gouvernements alliés auprès du gouvernement de Washington pour l'émission d'emprunts? Cet, argent dont l'es Etats-TJnis -régorgent trouverait tout de suite un placement fructueux pour les créanciers et combien ! utile pour nous ! Et l'industrie de la plus grande puissance industrielle du monde mobilisée pour notre profit exclusif, ceci ' est-il donc rien? Enfin l'Amérique nous prêterait une aide militaire plus directe encore. Sa marine aiderait les marines anglo-franco-italienne dans leur épuisant travail de surveillance et il ne se passerait point beaucoup dé semaines avant que des milliers et des milliers de volontaires I n'affluassent dans nos rangs. Tout ceci l'Allemagne, qui pense autrement que M. le comte de Reventlow, le parti des junkers et quelques Centristes frappés de folie, le vpit fort bien. Et elle a peur. Cette peur se traduira-t-elle par un acte d'humiliation quasi inconcevable, c'est-à-dire l'acquiescement pur et simple du gouvernement impérial aux exigences si durement formulées par M. Wilsôn? En ce cas encore, en ce cas surtout, nous avons lieu de nous réjouir. Cette soumission constituerait de la part de l'Allemagne un double ! aveu. Celui, d'abord, d'avoir méconnu sciemment et de parti pris, au cours de ' quatorze'mois de piraterie et d'assassinats maritimes, lc3 lois sacrées de l'humanité, et un autre aveu, bien plus terrible encore pour elle) l'aveu d'impuissance. ; Non; On n'imagine pas que la nation comme affolée d'orgueil qui nous adressa le 2 août 1914 l'ultimatum qu'on sait, sans fie soucier de soulever contre elle l'Angleterre elle-même, puisse reçuler comme recule un fauve, en rampant, devant la cravache du dompteur. Pour qu'elle puisse se résoudre à une telle attitude ne faut-il pas qu'en elle soient brisés tous les ressorts physiques et moraux. Et, s'il en est ainsi, n'est-ce pas pour nous le signe de la vie- ] toire, le signe d'une victoire complète, éclatante, surtout prochaine? Ainsi nous sommes dans la situation du loueur dont, on dit qu'il joue sur le velours. Mais, si la carte se -dérobe, si l'Allemagne réussit à reprendre f« maquis de la procédure diplomatique ? Hé, relisez la note Wilscu, qui, précisément, la débusque du tnaqui3 où elle s'était engagée et l'accule, comme on "dit, au pied du mur. Car il Ho s'agit plus pour l'Allemagne de promettre et de ne pas tenir. Qu'elle torpille encore un paquebot dans les circonstances ou elle a torpillé la ,,Lusitania", 1',,Arabie", le ,,Sussex" et l'Amérique doit renvoyer Bernstorff,même si parmi les victimes îl ne se trouve pas de citoyen américain. En } effet, le président Wilson n'a-t-il pas parlé '■ 5)au nom de l'humanité et des droits des € neutres" et qui donc oserait croire qu'après ^ cette affirmation solennelle l'Amérique put c Manquer au rôle qu'elle assume devant f l'histoire? L'Allemagne ne le croira certainement .pas. t Charles Bernard. c AVIS. ° Nous serions reconnaissants à nos abonnés F !|ui roçcivant isur journai par ia posta et dont t ''aàsrasment expire Iî 1 mal de bien 11 vouloir nous envoyer un mandat poste do jr "■ ' 50 en mentionnant sur le mandat posts: j cc "&nou:vallenwnt ttJaSionneiti on t. i 1; • jx Vue d'ensemble. Les Germaniques ont, il y. a quelque'temps, fait parvenir, aux Puissances alliées, des propositions de paix. Les Allies, après avoir pris connaissance de ces propositions, les rejetèrent-, à li'unani- , mité. ' i/o _ 14 février 1916, la France, la Grande-Bretagne et la Russie déclaraient solennellement a la Belgique : ,,Les Puissances aliiiées et égarantes declarent qu'au moment voulu ie ,,gouvernement bèlge sera appelé à participer ,,aux "négociations de paix, et qu'elles no mettront pas fin aux hostilités sans que la ,,Belgique soit,rétablie dans son indépendance ,,politique et économique et largement indemnisée pour les dommages suais, et qu'elles „prêteront leur aide à la Belgique pour assu-,,rer son relèvement commercial et financier." ^ L'Italiie et le. Japon, bien que n'étant pas signataires des traités garantissant l'indépendance et la neutralité de la Belgique, se rallièrent à cette déclaration. Ces . engagements, collectifs que l'Histoire consignera sous le nom de ,,L'acte de Sainte-Adresse" constituent, en réalité, la réponse officielle des Puissances alliées aux propositions germaniques. L'attaque contre Verdun, qui se déclancha le 21 février, fut la répartie au rejet, par les alliés, d'inacceptables propositions de paix. L'échec de la tentative desespérée do l'Allemagne, dans la région de Verdun, est actuellement un fait acquis. Les factes de la guerre n'enregistrèrent, à travers lés siècles, aucune action comparable, même de très loin, en tant que préparation, débauche de matériel et de. munitions, mépris de sacrifices do vies humaines, à cette attaque acharnée de Verdun, déesormais mémorable entre les plus formidables des entreprises militaires.Aussi la barrière infranchissable que les armées françaises opposèrent à cette ruée titanesquo est-elle Te fait d'une Nation de qui l'héroïsme atteint à la sublimité! Moralement et matériellement l'attaque de Verdun constitue, pour les empires centraux, un désastre. Cetto tentative téméraire sera-t-elïe renouvelée?Vraisemblablement oui. La Franco l'attend de pied ferme, qu'elle 6e produise dans la direction de Verdun ou en un point quelconque de l'un des fronts dont die partagé la défense avec les indéfectibles alliés. Mais toute initiative nouvelle des Germaniques est vouée à L'avorteraent irrémédiable, comme aussi toute leur campagne, pour co motif, toujours le même, que leur ,,élan initia 1" fut brisé à Verdun, tel à Liège, à la Marné, a l'Yser, fournissant à nos armées l'occasion de doser leurs moyens de résistance, en hommes, en armes et en munitions. Est-il nécessaire de rappeler qu'un dos groupes en présence s'appauvrit rapidement, tan- < dis que l'autre voit chaque jour augmenter s,a puissance ? Ce ne sont donc pas les quelques dernières actions de bravade que pourraient tenter les Germaniques qui modifieront l'ensemble des événements. A la- situation inextricable dans laquelle l'Allemagne s'est inconsciemment placée, il ■ n'existe, pour elle, aucune autre solution que l'épuisement successif et fatal, jusqu'à l'anéantissement complet. D'autre part les succès russes dans la région ( rl'Erzeroum et de Trébizonde, l'influence grandissante de Salonique, la prochaine interven-I ion de la Roumanie aux côtés des Alliés, puis une action virile de la Russie,contre les troupes (te tsar Ferdinand, entraîneront la conclusion de paix séparées avec la Bulgarie et < ivec la Turquie, trop heureuses de sauver, 1 peut-être, ainsi. Constantinqple. ; L'offensive allemande qui vient, avec une ] exaspération inouïe, de se produire sur le front >ccidental et qui, en spasmes successivement c ^tenues, va tenter quelquefois encore de se c manifester, annonce le chant du cygne, celui de Loliengrin! < J. C. t t «y,pM ■■ — i Les dires d'un déser» \ teur allemand ! Un correspondant de la frontière écrit: ] Quatre déserteuirs allemiafnds sont parve-" £ lus à s'échapper du front d'Ypres et à tra- I 'erser la frontière hollandaise. Un d'entre c :ux, qui occupait avant la guerre une situa- 1 ion en vue dans la vie civile, a confirmé le £ ominuniqué anglais du 12 avril dernier i concernant les lourdes pertes subies par les r Allemands près d'Ypres. La bataille aux o environs de St. Efloi a été terrible, a-t-il dit. j )'un groupe de 482 hommes, auquel il ap- « *ar tenait, il n'en est resté que 19. " t Il y avait des plaintes continuelles a;u a ujet de la nourriture. Une querelle a éclaté m jour parce qu'un lieutenant, qui avait c lonné un coup à un soldat,, fut frappé à £ on tour. Après une enquête sévère neuf h oldats furent fusillés. Dans l'attaque près v le St. Eloi des Allemands durent attaquer es Anglais à la baïonnette. Des liommes.de eur propre régiment se tenaient derrière v ux avec mission de tirer dessus s'ils reçu- I lient. Ces boches avaient dono la mort J .evant et derrière eux. Que pouvaient-ils p aire, sinon obéir ? Des punitions sévères furent infligées plus g ard aux soldats connus pour ne pas être p 'un courage à toute épreuve. On les plaça s* ux endroits les plus exposés près des postes j c 'observation, où l'on se trouve en danger ! t: instant d'être atteint par l'explosion d'une v line, et ils furent également chargés des n lus sales besognes. " Voilà n'est-il pas vrai des nouvelles haiï- ïment réjouissantes. Les Alliés font pn joli n îassacre de boches; ceux-ci sont mal nour- a s, l'indiscipline les gagne et ils ne mar- ti lent plus au feii que poussés par la rainte de terribles; châtiments. Encore un eu de patience, la débâcle ne semble plus « "ère éloignée.. e: En Belgique. Le Régime de la Terreur. Is Saint-Siège et la Belgique Ceux qui connaissent M. Jean- Bolpaire Le correspondant romain du ,,Tijd" auront rectifié l'information que nous ayons écrit: Au sujet des mesures prises par les & ™ ™'rn m C vUl™ ltant f?°,Iahst0 autorités allemandes contre le cardinal Mer- ' rte ce nom. mais de M. l'abbe Jean Belpaire, ■ -i j 3. , directeur d'oeuvres sociales. Nous ayons tenu 0161 ^ °°™ne ^ a ^ visite du cardinal a rectifier bien que nous 210 voulions voir v<>a id-^tmann a Bruxelles, divers bruits parmi les Belges — remarquons-le — ni socialistes, ni catholiques. Rien que des patriotes, — c'est très suffisant. Renseignement plus complet: M. Jean Bel-paire avait été emprisonné pour avoir, dans un patronage, lu un article de ,,Nieuwe Rottcr-damache Courant" sans l'autorisation des Boches. Il est, à présent, remis en liberté. * * * On nous signale de la frontière: A Achel les_ Allemands ont arrêté au saut du lit puis emmené 8 personnes. Celles-ci sont toutes bien copnues. Parmi elles se trouve la famille Bernaerts. Les Allemands ont arrêté et emmené aussi le bourgmestre d'Hamont et son fils. Us ont saisi dans ce village de nombreuses lettres importées. * * * I/es noms de trois des Belges fusillés à Gand sont, k présent, connus. .11 s'agit de MM. Edgard van de Woesteyne, employé à la gaîre d'Eecloo, âgé cle 26 ans, marié et père de deux enfants; Matthijs, employé des postes à Thielt, et Aloïs Keirsbiiçk, également domicilié à Yhielt. Le nom du quatrième patriote n'est pas encore publié. Tous quatre ont été mis à mort sur ' le terrain de la plaine desmanoeuvres. Au cours de la même séance, le tribunal condamna M. Pierre Everaert, conducteur de tram à Eecl'oo, 65 ans, à 12 ans de travaux forcés, Steyaert et Billet, de Meirel-belco, à dix ans, Nijs, de Gand ,à onze ans, Théophile de Grae, de Waterland-Oudeman, marié, également à onze années. * -x- -K- Nous âvo'iïs -annoncé que l'ingénieur Des- ' moJins, des usines d'Auvelais, avait été,atteint d'une balle, qui lui avait ]>erforé les intestins, au moment où il tentait d'échap-oer à la poursuite de deux Allemands venus pour l'arrêter à l'usine. Le malheureux, malgré sa blessure, avait eu assez d'énergie Encore pour planter son poignard dans le rentre d'un de ses agresseurs. Transporté îhez lui, l'ingénieur belge y a Succombé ces ours derniers. Les journaux prétendument belges qui paraissent à Bruxelles parlent de cette af-aire -comme d'un attentat mystérieux, kucun n'oserait rapporter les faits exacte-nent, ni flétrir, comme il le mérite, cet issassinat. Le Boche qui est venu demander l'ingé-îieur à l'usine, et qui parlait fort bien le français, lui a dit, pour capter sa confiance, lu'il était officier belge. Tout "le cprâctèro tlleihand apparaît dans ces procédés; * * * Une lettre, parvenue tardivement au ,XXe Siècle", parle de l'affaire Neels, — [il'on n'a pas oubliée. Elle est venue le 9 évrier devant le conseil de guerre. Les deux iccusés, Debriel et Leclercq, ont reconnu es faits mis à leur charge mais ont affirmé [u'il n'y avait pas eu de leur part prémé-litation.Debriel a fait, dit-on, avec beaucoup de rânerie, le récit de ses relations avec le raître. Celui-ci l'avait dénoncé à l'autorité Jlemande et avait fait usage dans cette dé-tonciation de renseignements qui lui avaient té confiés sous le sceau du secret. Il igno-ait alors à qui il avait à faire. Décidé à Lvoir une explication avec le dénonciateur, Debriel, qui avait fait part de ses intentions i Leclercq, résolut d'aller attendre Neels de Iode dans les parages de sa maison. Lor3-ue le traître arriva, les deux jeunes gens 'abordèrent et lui reprochèrent son crime vec véhémence. Pour toute réponse, Neels nit la main à la poche de son pantalon et en étira son revolver. Mais Debriel avait vu le este et avait tiré à son tour son arme, se ugeant en état de légitime défense. Il pres-r, machinalement- la gâchette et le coup par-it. Effrayés, les deux amis s'enfuirent, bandonnant leur victime. Les deux jeunes gens ont eu comme avo-at un officier allemand. Le conseil de uerre, redisons-le, a condamné Debriel être fusillé et Leclercq à dix ans de tra- aux forcés. Debriel est mort en brave. • • • M. W. van Bi.jckevorsel, sujet hollandais, ice-eonsul de Hollande à Gharieroi puis à )inan,t, avait été condamné à mort par les dlema-nds peur avoir échangé des oorres-ond'2uces avec les pays alliés. M. van Vollonibjoven, secrétaire de la lé-ation' des Pays-Bas à Bruxelles, ayant laidé les circonstances atténuantes pour >n compatriote, les Boches viennent de ' jmmuer la peine de mort de celui-ci en ' ■avaux -forcés à perpétuité. M. vam Rijcke-Drsel a été dirigé sur une prison d'Aile- 1 La^no. • 1 * a- * Le bruit court que M. Gerling, admi-istratour de l'Antwerp Engineering Ce., , urait été arrêté. Les motifs de son arresta-011 sont inconnus. * «• ■» M. & Mme Léon Nys, arrêtés et empri-nriés par Jes Boches, viennent d'être remis 1 i liberté. " ' " ] 1 oul circule aans la presse etrangere. iNous garantissons, quant à nous, l'exactitude'des nouvelles suivantes : a) pendant la visite, du cardinal Mercier à Rome, les Allemands ont tenté de faire prendre certaines mesures contre le cardinal belge, mais le St.-Siège ne s'est pas laissé influencer. b) La soi-disant lettre du cardinal.à von Bissing, publiée par le ,,Journal des Débats", n'est pas o.uthentique. c) La visite de von Hartmann -n'avait aucun rapport "'avec une action du St.-Siège. •d) Le Pape ne laisse passer aucune occasion de donner des témoignages de sympathie à la Belgique dans la limite de la neutralité qui lui, est" imposée. Ce sentiment, on a pu s'en apercevoir lors do la" réception au Vatican du duc et de la duchesse de Vendôme, beau-frère et soeur du Roi Albert, avec lesquels le Pape s'est entretenu pendant plus d'une heure. Benoît XV a exprimé sa sympathie et la compassion qu'il ressentait pour la Belgique et il rendit hommage au courasre et à la vaillance"" des souverains belges., A N Jamais les Bruxellois n'ont été plu£- amoureux '— ni plus fiers — de leur Brabançonne.Jadis, ils ne Ta chantaient guère qu'aux jours des fêtes nationales, à l'occasion de j ces plantureux et traditionnels banquets i par lesquels toutes les manifestations pren- | n-ent fin en Belgique. Il n en. est plus de même aujourd'hui. La BraibÀnçc-nne a revêtu des aspects religieux elle est demsu»,'. non un chant, mais une prière. _ Et cette prijre, on ia dit à toute heure du .jour, en pkine rue, au nez et à la barbe i des lâches. On. connaît les bons trucs de nos joyeux camelots lej-squ'ils veulent- y aller d'un boniment dans un quartier de la ville interdit. à co genre d'exercice. Ils sont assis tés de compères; ceux-ci font,le guet aux coinsdes rues voisines. Et, si un képi d'agent de police surgit a î'horizon j vite un coup de «sifflet. Et l'on défile prestement. Eh bien, l'interprétation de..la Brabançonne 11e se fait pas autrement. Quelques Bruxellois s assemblent en un carrefour eû se mettent à fredonner les paroles aimées , pendant ce temps, le public arrive. Un attroupement est formé. En ohœur, l'on chante l'hymne national. Et, si le moindre Teuton surgit, son apparition est signalée par un strident coup de sifflet. Et l'on se sépare comme par enchantc-v ment. Mais bientôt sonnera l'heure pu, partout en Belgique, l'hymue national, hymne de victoire, pourra se chanter librement à nouveau à pledns poumons ! * -x- * Dana le Journal de Genève" une lettre de M. Je prefosteur Ohodat., ancien recteur c}e l'Université de, Genève, est publice. annonçant qu'il a* fait part à chacun des 93 savants àllemands signataires de 1',,Appel au monde civilisé", la.ncé-eii septembre 1914, d'une réponse portant la signature de M. Jean Massart, l'éminent botaniste belge, professeur à l'université libre de Bruxelles et vice-direcieur de la c'assi? des sciences de l'Académie royale de Bel-gique.M. Massart ra}>pelle les nombreuses demandes d'enquête contradictoire faites vainement par les Beiges et déclare ensuite : ,,Ne concluons pas de ce mutisme persista iVt que, en Allemagne, les f rahes - maçons, le> socialistes et les évêqiies craignent la lumière. Admettons plutôt que,"n'ayant pas lancé eux-mêmes les accusations, ils ne croient pas de\*oir vérifier leur exactitude. Mais il n'en est pas de même pour les 33 signataires du manifeste ; car • ceux-ci :>nt évidemment le plus vif désir de voir confirmer d'uire façon indiscutable leurs t eten tissantes. décla rations. Aussi est-ce avec pleine confiance que îous nous adressons à eux, pour leur demander l'institution d'une commission d'enquête comprenant, en nombre égal, des Allemands et des Belges, sous la présidence i'un savant d'un pays neutre, connaissant .'allemand, le français et le flamand. Certes, ils ne voudront pas se retrancher derrière les publications allemandes, telles lue le Livre blanc sur les atrocités belges : ,Die volkerrechtswidrige Fulirung des : r-lgisehen • Vol'kskriegs". Us savent t rop yien que oe n'est pas une enquête unilaté- I •aie . qui apportera la conviction dans les ' :sprits. La commission que les signataires lu manifeste créeront, d'accord avec les 3elge3, interrogera non seulement ceux qui int ordonné les représailles, mais aussi ceux lui en furent simplement les témoins; nous" royons savoir que, lors de l'enquête alle-tmnde faite, en Belgique pendant l'hiver 91 i—1915,, de nombreux habitants ont été . entendus, mais leurs réponses ont été délibérément supprimées ; la nouvelle commission aura naturellement à tenir compte de tourtes .lep dépositions indistinctement. " * * * Les produits pharmaceutiques, en général, ont subi une hausse notable depuis le début de la guerre. Les produits chimiques, en particulier, viennent, depuis peu, de subir une hausse énorme. Une étude minutieuse de cette question a été faite par les soins de la Nationale Pharmaceutique et a donné les résultats suivants:Pour une séris de 144 produits pharmaceutiques les plus usités, le prix payé par le pharmacien, en juillet 1914, était de i'r. 1.209.05; et le prix payé le-8 avril 1916 a été de fr. 3.629.15. De nouvelles hausses sont encore à prévoir. Dans ces conditions, la Nationale Pharmaceutique attire l'attention de tous les intéressés sur la nécessité de limiter la consommation des médicaments dans la proportion des besoins les, plus urgents. Elle tient aussi à prévenir les personnes et organismes qui paient leurs comptes par trimes tre ou par semestre que, par lé fait de cette très forte liausse, le montant de$ factures i peut devenir très élevé. Enfin, on attire l'attention des médecins j sur les prix très élevés qu'ont atteints la plupart des produits chimiques et on les prie, dans l'intérêt général, de ne prescrire que les quantités strictement nécessaires. A Anvers Le 16 avril a eu lieu une séance du Conseil communal, sous la présidence, de M. Jan de Vos. On a voté à l'unanimité les points suivants : comptes communaux de 1 exercice 1914 ; ouverture do crédit à la Banque nationale ; dépôt de titres belges effectué par les oeuvrer de charité ; emprunt à terme bref ; comptes de 1914 du Conservatoire royal flamand; location de propriétés communales au port au cours de l'année 1915; hospices et bureau de bienfaisance; legs de M. Van Ve'thoven ; Mont de piété (budget, 1915 et 1916) ; écoles communales (années 191-3, 1916); fabriques d'églises (comptes 1914 et 1915); taxes sur les nouveaux bâtiments; cimetière. Le point se rapportant aux hospices (vente de bois) a soulevé une discussion. M. Raelde fixa l'attention du Collège sur le fait qu'en abattant un tas d'arbres on procurerait un avantisige matériel, minime, à quelques chômeurs, mais que la beauté du paysage allait en souffrir. M. Dî^ouiti répondit que l'idée exprimée par M. Baelde était des plus belle, mais que l'administration communale, n'était pas seule à pouvoir décider de cette question. La discussion sur la crise du pain est remise à la prochaine séance. Au cours des débats sur le chômage et les travaux d'utilité publique, M. Steger demanda au Collège ce que l'administration communale avait déjà fait entreprendre comme travaux publics pour procurer du travail aux chômeurs. Il proposa de com-'^r lacune existante en commerçant 1 élargissement de la nie Léopold et en ccmbîiant le canal d'lièrent!îals. M. ■ Strauss- donna un aperçu de ce qui avait été fait et arriva à la conclusion que, faute de matériel, le.; travaux préconisés par M.. Steger 11e pouvaient pas être entrepris. Celui-ci se rallia finalement à l'avis do M. Strauss. A Gartd M. Jean Verschueren, rédacteur en chef de la ,,Gazette van G-ont", est décédé à l'âge de 65 ans. A Ibosjvasggi L administration dea postes allemandes fait savoir que la ville de Louvain est dès aujourd'hui en relations postales avec la Hollande et- les Indes néerlandaises. A Roulers ]ves mesures do police de l'autorité allemande sont do la dernière sévérité. On ne peut pas dépasser les homes de la ville, h mille mètres environs de la Grand' Pla<e; c'est ainsi que pour aller à Rombekeu il faut un passeport: cela s'obtient difficilement, il faut un motif grave,, comme la, maladie d'un parent; une grosse affaire commercialeetc. .• Il pleut des amendes et des jours do prison: mais co c'est pas a l'ancienne prison située à côté de ,,den Hazelt" qu'on convoie nos malheureux compatriotes à qui la sécurité de l'empire allemand impose quelques jours do repos à l'ombre des murs humides des cachots; cetto vieille prison est exclusivement réservée à la fine fleur des armées impériales. Le long de la chaussée de Beveren. au delà de Speelgood. se trouve le camp d'aviation des Boches, avec des casemates blindées à l'épreuve des bombes des aviateurs alliés. Dernièrement, huit braves hommes do Roulers étaient allés se promener jusque là; sans penser à mal, ils s'étaient arrêtés à considérer l'installation; ils furent immédiatement empoignés et menés à la Kommandantur, où on leur infligea à chacun un jour de prison et neuf cents marks d amende. Presque tous les jours des aviateurs alliés, i la grande joie des habitants, viennent survoler la ville. Les Allemands tirent sur eiix à shrap-nells tant,' qu'ils peuvent-, et il arrive souvent }ue les sliTapnells n'éclatent qu'en retombant <ur lo sol; cela a même causé de très nombreux accidents. Naturellement les Allemands iccusent la population d'avoir fourni des indications aux aviateurs alliés, et ils frappent j t'é lions mu Hofweg 11 LA HAYE. Costume sisr mesure 1 depuis f 27.50 j d'une grosse amende le présumé coupable. Naturellement aussi, le présumé coupable est toujours une personne fortunée qui a de quoi payer l'amende; sinon ce ne serait pas la peine de condamner quoiqu'un. Tous les mois, lés hommes de 18 à 35 ans doivent se, réunir près du moulin brûlé par les Allemands et répondre à l'appel. Malheur a qui ne se présente pas! il payera sa négligence ou son oubli, ou bien ses proches expieront son départ. « fl y a im m 37 avril 1915. Progrès continus des alites au- nord d'Ypres. Sur la ligne les Eparges-Saint-Bémy-tranchée de Galonné, les Français reprennent l'offensive et refou-1 en t. les Allemands. De même, av. sommet art™annsimllerIcopf, ils reprennent la position à l'ennemi et progressent de deuv cents mètres sur le flanc est. .«m. TétîîoipagB d'ian, iySesnaïsd prince et prêtre. s>l8 lraiteo:eii! infli;aà !a lalgips cris rageai» si sis!" écrit Se frère du roi de Saxe. Nos lecteurs connaissent le courageux réquisitoire dressé contre la cruauté de la guerre allemande en Belgique par M. Emile Prum. „C'était la, rappelle le „Petit Parisien", uno' hardiesse qui devait coûter cher au courageux et éminent catholique luxembourgeois: le lendemain, 3 novembre, par ordre du gouvernement impérial, il fut arrêté à Clervaux au milieu de l'émotion générale, conduit dans la ville do Luxembourg qu'il dut traverser à pied, escorté de soldats allemands, baïonnette au canon, transféré ensuite à Tivves, où, sans avoir la pleine liberté de sa défense, il fut jugé par un tribunal militaire allemand vraiment incompétent, qui le ,,condamna à trois années d'emprisonnement dans une cellule de 1 m. 50 sur 2 m. 50, sans occupation possible ni communication aucune avec l'extérieur" autant vaut dire a une lente agonie! Ft cetto abominable condamnation fut prononcée pour un prétendu délit commis en un pays ,,neutre" par un citoyen de te même pays! Les autorités germaniques ont exécuté bien des crimes : celui-là'n'est pas l'un des moins cyniques." 1/auteur de l'article auquel nous empruntons les lignes qu'on vient do lire a pu avoir, connaissance de la seconde brochure do M. Prum: ,,Der Witvvenstand der Wahrlieit", c esE-à-dire ,,Lo veuvage de la vérité", brochure qui lui valut la condamnation de Trêves. Il • nous apprend que cette brochure contient entre autres pièces importantes une lettre écrite,par Je prince, Max de Saxe, prêtre catholique et li'èro du roi de Saxe, au baron von Mathies-Saxon converti, prêtre catholique lui aussi et prélat romain fixé à Zurich. ,,La qualité do ces deux personnalités, écrit ie collaborateur du ,.Petit. Parisien", donne toute sa valeur à leur correspondance. Or, dans la lettre du prince Max do Saxo, à la page 195 de la brochure, nous lisons cette phrase, terriblement accusatrice, en raison do 1 honnêteté désintéressée et de l'incontestable compétence >de son auteur: ,,Lo traitement que l'on a infligé au pars Ivelgo crio ven^ance au Ciel. ; "Wie inan das bclgasch© ' Laiid beliandelt hat, das schreit zum Himmel, c'est-à-dire, en traduction littérale: ..Comment on a traité le pays belge, cela crio au Ciel". Et le prince Max de <Sà-xe ajoute aussitôt ' ces quelques mots où se révèlent ses scrupules de prêtre qui, dans sa haute situation, a profondément souffert d'assister, impuissant, à toutes ces horreurs, au lieu de pouvoir faire du bien 'auS âmes: ,,'Si j'avais été fixé auparavant snr cette marche à travers la Belgique et sur tout ce dont on devait y être témoin, alors, c'est à titre d'aumônier militaire que je serais allé au front. Hatte Uch vorlier diesem Burclimarsch durch Brlgien, und ail dom was man da erlo-ben musste, gewusst, ich ware aïs Feld-gcistlicher ' mit au.sgerûckt, c'est-à-dire, en mot à mot: ,,-Si j'avais été fixé auparavant sur cette marche à travers la Belgique et sur tout ce dont on devait être témoin là, je m'en serais parti comme aumônier militaire." Douloureuse et accablante déposition d'un prince allemand auquel sa situation • a permis de tout voir et de tout savoir en Belgique! Cri angoissé de la conscience d'un prêtre 'qui, écrivant à un autre prêtre, son compatriote, ne peut cacher ce qu'il a éprouvé au spectacle des ignominies accomplies 1 ,,Le traitement que- l'on a infligé au pays belge crie vengeance au ciel", voilà le jugement (pv? porto le frère même d'un des' rois allemands sur la conduite des Allemands outre-!> :n. L'histoire impartiale le ratifier», complète-ment.'4\

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung