L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 17 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 29 Mai 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/r785h7d34r/
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3^me Arinée s N®. ÏOS9 s cents Mercredi V7 octobre Ï9I7 L'ECHO BELGE L'Union fait la Força. Journal quotidien du matin paraissant en Hollande Beloe est notre nom de Famille, Toutes tes lettres doivent être adressf«s au bureau de rédaction: iM- Z. VOOHBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 3Ï97 et 177S. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaera. _ ... . | Charles Bernard, Louis Piérard, Comité de Rédaclion: » x Abonnements : Hollande tl. 1.50 par mois. Etranger fi. 2.00 par mois. Pour les | militaires au front et les militaires internés en Hollande il. 0.75 par mois paysDle nnr anfir.inaiinn Annnncfi<>: 15 cents la liane. Réclames; 30 cents la liane. Les Alliés feront l'accon es leiagne. C'est M. de Bulow, croyons-nous, qu désavoua un jour au Reichstag certain dis cours de l'empereur. Guiilaume le lui a s peu 'pardonné qu'il opposa son veto à L nomination de ce diplomate au prenne poste du gouvernement, nomination que lu sucerait certaine partie de son entourag après la crise où sombra Betlimaun-Hollweg Michaelis parti, car à travers les lignes de articles des journaux allemands il sent déj. le cadavre, est-ce que l'impérial orateur v; faire taire sa rancune et rappeler ce princ d® Bulow qui n'a pas su dissuader Pltali d'entrer dans la voie du devoir? On pari aussi de M. de Kuhlmann. Est-ce- la révé lation d'un état d'esprit -nouveau outre Rhin, mais, par opposition à l'uniforme d lieutenant-colonel à la suite de M. Michaeli et par contraste avec la redingote de M Helfferich — dont les pans ont joué un rôl si cocasse quand il a planté là le Reichsta —, les' vestons de M. de Kuhlmann ont rer contré un accueil très sympathique. 0 pourrait même dire que, plus heureux qu l'uniforme de M. Michaelis, ses veston l'ont sauvé de la veste. Mais si le peuple allemand commence Priser le négligé de l'habit civil par dessu ordonnance de l'uniforme militaire, on n peut pas dire que l'empereur Guillaume par t-age ce senti ment. Et, en attendant qu'i mette fin à la popularité de son seerétair d'Etat aux affaires étrangères en le nom manfc capitaine in partibus de l'un quel con que de ses régiments, il vient de le désa vouer, lui, dans le discours qu'il a pronone à Sofia en l'honneur de son complice Ferdi nand. Et, à moins que M. Michaelis, qui pour n'être que docteur, peut se souvenir er sa qualité de chancelier du désaveu qu'infli gea un jour à son maître M. de Bulow, qu est prince, ne désavoue à son tour l'empe reur, c'est Guillaume II que nous devon croire et non M. de Kuhlmann. Qu'a dit M. de Kuhlmann? Que la ques tion de l'Alsace-Lorraine formait la seul, pierre d'achoppement à la paix. 11 a don' laiisé entendre, et c'est l'explication qu'oi donne partout à ses paroles, que toutes le autres questions pourraient recevoir line so lution convenable pour les deux parties. El d'autres termes, M. de Kuhlmann a de mandé pour l'Allemagne et par conséquent aussi pour les alliés de l'Allemagne le maintien du statu quo. A Sofia Guillaume sonne une autre fanfare. Il célèbre l'avenir de la Grande Bulgarie et assigne par avance au sceptre du t-sai Ferdinand la Macédoine qui est serbe ou grecque et ia Dobroudja qui est roumaine. Uar c'est cela que signifie son discours on bieai son discours ne signifie rien; encore un chiffon de papier à jeter au panier avec les autres. Ah! certes, les Bulgares s'apercevront un jour qu'ils ont été roulés par le: Allemands et ce sera bien fait. Mais, en attendant, à l'encontre de la résolution de paix du Reichstag et contrairement aux affirmations de M. de Kuhlmann qui borne son ambition à conserver à l'Allemagne Ses conquêtes de 1870, l'empereur Guillaume développe une fois de plus le programme d'une politique de proie. En jetant la bride sur le cou aux ambitions bulgares, il lâche en même temps toute la meute des appétits pangermains. Il ouvre aux Tirpit-z et à la bande d'énergumènes qui le suivent de nouvelles perspectives, il autorise du même coup et il couvre de son autorité suprême cette propagande du parti .."Vaterland" dont les échos ont si peniblement impressionné le Reichstag et qui a failli coûter sa place au vice-chancelier Helfferich. Est-ce que, dans ces conditions, l'empereur Guillaume fera appel à M. de Kuhlmann , qu'on appelle partout l'homme de demain et, vioe versa, si son empereur* l'appelle au poste suprême de l'empire, M. de Kuhlmann acoeptera-t-il comme a accepté M. Michaelis, par simple esprit d'obéissance1? Car — au point de vue boche — entre l'un qui; veut tout prendre et l'autre qui ne veut ,,que" tout garder, il y a une divergence d'opinion grande comme le quart de l'Europe. Ce sont les alliés, ce s-ont les soldats de Verdun et d'Ypres qui mettront les Allemands d'accord. Ils ne se préoccupent pas, eux, de savoir ce que le barbare de l'Europe centrale veut bien nous laisser ou nous rendre. Ils ne se battent pas pour rien et ce n'est pas pour que S. M. le roi de Prusse puisse se moquer d'eux qu'ils s'apprêtent à passer un quatrième hiver dans les tranchées. Ils veulent en finir une bonne fois et ils savent, avec leur bon sens profond, avec une sorte d'instinct qu'il n'est pas besoin d'éclairer par de savants raisonnements, qu'au6si longtemps que toutes les injustices n'auront pas été réparées, celles d'aujourd'hui comme celles d'hier, il n'y aura pas d'avenir assuré pour leurs enfants. La trompette guerrière de Guillaume, la trompette pacifique de M. de Kuhlmann pour nous rendent le même bruit. ,,Nous ne rendrons pas l'Alsace-Lorraine", a dit ce dernier. — ,,Nous la prendrons parce qu'elle est à nous", a répliqué M. Ribot. Et le canon d'Ypres, ponctuant de fa voix formidable les paroles du ministre des affaires étrangères de la République Française, leur donne un poids qui n'a pas dû manquer d'impressionner M. von Kuhlmann. Il est si souvent arrivé dans l'histoire qu'un souverain. qu'un ministre se soient écriés, jamais ! et qu'ils étaient heureux, le lendemain, de pouvoir dire: „tout de suite". Charles Bernard. // y a un m 17 octobre 1916: Les Britanniques enlèvent des tranchées mnemita l'ouest de (Samme/t Une belle réponse En réponse aux attaques dirigées par u journal s'intitulant socialiste contre mo ami Jules Dectrée, à raison de sa grand et inlassable participation à la propagand j en faveur de la Belgique et à la défens morale de notre pays, des socialistes wal i Ions et principalement des internés de L camps de Zeist, Harderwijk, La Haye L- Amsterdam, Leiden, Groningen, Rofcter i dam, Maassluis, Delft, Dordrecht, Utrecht 3 Bois-Le-Duo, Vught, Tilbourg, Breda Eyndlioven, Maastricht, Heorlen, Eygels s hoven, Kerkrade, Spekholzerheide et Eys i den, viennent do me charger de faire par i venir l'éloquent et si actif député d 3 Charleroi l'adresse suivante, suivie de prè 3. d'un millier de signature: 3 ,,Les soussignés, socialistes belges, inter néi ou réfugiés en Hollande, sont heureu: do témoigner au vaillant député sccia;ist 3 Jules Destrée leur attachement et leu s confiance et iui adressent leurs plus vive félicitations pour les grands services rendu ® par lui à la cause belge et a 1 occasion d ? sa nomination d'ambassadeur de la Bel i gique à Pétrograde. " 1 C'est une belle réponse à ceux qui ne sa e vent que dénigrer les socialistes qui, tou s en gardant et faisant respecter leurs con victions socialistes, tiennent à défendr 1 avant tout à l'Heure actuelle la câuce belge B Victor Ernest. Député supp. de Charleroi ! t'as!!»»! allemand csnln ; la lefgiquB. L Maurice Millioud écrit dans 3a j,Gazett de Lausanne": ,,Bondir sur un voisin inoffensif à qui l'oi vient do serrer la main en lui souhaitan bonne nuit, est-ce le triomphe de l'art? Non 5 pas encore. Le dépouiller après l'avoir ter rassé, faire chez lui maison nete, le réduire ; la famine et vous enrichir de son bien pou > huit milliards, n'est-ce pas le dernier mot ; Point. Fusiller cinq mille des siens, prêtres i femmes, enfants, vieillards, otages ou pré tendus suspects, déporter les hommes, par di zaines et dizaines de milliers, en certains en droits le quart de la population mâle valide 1 asservir les uns à des travaux pour l'armé hors de leur pays, est-ce enfin assez? Ce n'est pas assez. Ecoutez : il faut que a petit peuple passe aux1 yeux du monde entie pour avoir été l'agresseur, bien pite pour avoi promédité l'agression,-pour avoir tramé, mal gré ses obligations formelles, une eonjuratioi secrète contre son voisin, il est vrai plus puis sant, mais débonnaire au delà de toute me sure. Il faut que ce peuple passe pour lâche e cruel à l'égal des Canaques ou des Nez-Per cés; les soldats se déduisant en civil pour ae saillir traîtreusement les troupes d'occupatior chargées de protéger leurs foyers, les civil félons, à l'envie; les hommes tendant des em buscades, tuant des isolés, les femmes crevan les yeux des blessés. Il faut qu'il passe pour un peuple d'exploi teurs et de paresseux, vivant aux dépen? d'autrui et refusant do gagner son pain l la sueur de son front. Alors l'envahisseur osera regarder ses mains il osera les présenter à l'Europe et au monde la tache indélébile, la tache de Macbeth aurj disparu." — Le martyre de Sa Belgique, Le ,,Daily Chronicle" publie les déclara tions d'un neutre qui, après avoir habité la Belgique près de 25 ans, a quitté\le pays en février dernier. ,,Les gouverneurs civils et militaires atteste ce neutre, sont uniquement inspirés par la détermination de ruiner la Belgique socialement et industriellement. Cette ligne de conduite est ouvertement reconnue par les hauts fonctionnaires qui affirment que la méthode de persécution et de torture morale infligée au peuple belge n'a poui dessein que de l'acculer au désespoir et de le forcer à demander une paix séparée et à accepter son annexion. ,,Les officiers allemands réquisitionnaient tout, donnaient des reçus avec la promesse d'une généreuse rétribution future. Comme un très petit nombre de fermiers belges lisent l'allemand, ces reçus, ne portant pa; de chiffres, disaient d'une façon fantaisis te la nature de la réquisition. Pour trois têtes de bétail, les réquisitionnaires indiquaient une couple de lapins. Le paiemem d'un taureau était effectué moyennant si? places de cinéma. Toutes les usines fureni formées ou détruites afin d'amener le chômage et de permettre ainsi la déportion des hommes sans travail. ,,La calomnie elle-même no fut pas dé daignée et des familles furent intentionnellement désunies par de honteux propos sur la conduite du mari ou de la femme.' L'interview se termine ainsi: ,,Tout cela peut paraître invraisemblable c'est pourtant l'absolue vérité. Quand les langues pourront se délier, on verra que ce récit est au-dessous de la réalité." Nos internés. Une faute d'impression s'est glissée dans la lettre qu'a publiée, sous ce titre, notre no. du 15 et., dans la phrase: ,,Ainsi, ne peut-on trouver ces élément* (nécessaires pour prononcer un tel jugement) dans les rapports détaillés qu'oni dû établir ,,en 1915" les commandants de troupes internées en Hollande, au 6ujet de« événements auxquels celles-ci ont été mêlées dans les deraietra jours de la défense d'An-: vers?" (C'est 1916 gu'il faut lire» au lieu de 1915. 4 En Belgique. u A Bruxelles 6 Nos lecteurs se rappelleront l'informa-& tion relative à l'enrôlement dans l'armé* . allemande des fils d'Allemands résidant er s Belgique depuis 1869. Voici l'arrêté te qu'il vient d'être apposé sur les murs de h . capitale: f Toutes les personnes du sexe masculir qui habitent dans l'agglomération bruxelloise et sont nées d'un père allemand, dam . la période allant du 1 octobre 1869 au 1 - octobre 1902 inclusivement, ont à se pré-3, senter au plus tard le 12 octobre 1917 ai s ,,Deutsche Meldeamt" de l'agglomératior biuxelloise, Section allemande, 14, rue dï - Méridien, 1er étage, entre 9 et 12 heures : du matin et 3 et 6 heures de l'après-midi 3 peu importe qu'elles-mêmes ou leur père [• soient en ce moment sans nationalité, or s bien qu'elles ou leur père aient acquis le s nationalité belge ou celle d'un autre Etat, 3 Doivent également se présenter les per- - sonnes de descendance allemande qui se trouvent déjà placées sous la surveillance - du "Deutsclies Meldeamt" de l'agglomé-t ration bruxelloise en tant que ressortis- - sants, soit belges, fcoit de tout autre Etat a ennemi, astreints au service militaire. Les intéressés 6ont priés de se munir d< leur certifrcat d'identité et des documents • relatifs à leur naissance, à leur mariage • et à leur nationalité. Ne doivent pas 6e présenter: les péril sonnes qui sont déjà déclarées au ,,Deut ' sches Meldeamt" de l'agglomération bruxelloise comme ressortissants allemands astreints au service militaire. Les intéressés qui ne donneront pas suite au présent ordre seront, conformément ? î l'arrêté du 14 juillet 1915 du Gouvernomenl général, punis soit d'emprisonnement d'ur 1 an au plus, soit d'une amende pouvant at-b teindre 4.000 marks. Les deux peines pour-[ ront aussi être réunies. A Lâê^© Les nouvelles reçues de Liège, récemment, montrent combien est sérieuse la question do l'alimentation. La ration du pain est certes ; régulière, mais c'est du pain fait avec si peu 3 de soins qu'il est à peu près immangeable. Il est fait avec do la farine fermentée et l'on ) y trouve de la paiMe, des crins, des cheveux, : des débris hétéroclites indéfinissables. Le pitiu • hollandais, qui pourrait, bien qu'il soit très lourd, être utilement débité, n'arrive jamais i que moisi et par conséquent inutilisable, i! - y a pénurie de féculents, de graisses _et de riz. Ce dernier produit se vend 16 francs le kilo; le sucre vaut 11 francs et le lard de ; 18 à 20 francs le kilo. Le malt et le3 glands torréfiée remplacent le café. La viande, au ravitaillement, se vendait il y a quelques semaines 10 francs le kilo. Et les oeufs coû-3 tient 65 centimes pièce. Ces conditions d'existence précaires font que > beaucoup d'ouvriers, mineurs et métallurgistes notamment-, chôment par suite d'insuffisance - de nourriture. Le charbonnage de la Batterie, par exemple, qui ooeupait avant la guerre t 1,GC0 ouvriers de jour, n'en a plus que 623 au travail. Aux usines Piedbocuf (chaudron-; nerie et laminoirs), à Jupille, usines dirigées par un' Allemand, eu fabriquait surtout des rails. On y travaille du mardi ou du mercredi au samedi midi. Mais 75 % des ouvriers, là aussi, onfc dû abandonner le travail par suite de faiblesse provenant de jeûnes forcés. ( Les Allemands réquisitionnent toujours le cuivre. Le cuivre rouge est payé 3 fr. 50 le kilo, mais beaucoup de gens, par dédain, se contentent d'accepter des bons de réquisition. Le cuir fait défaut: la classe ouvrière porte uniquement des galoches à semelles de bois. 1 Depuis le début du mois de juillet l'envahisseur 6'est emparé do tous les bateaux qu'il envoie avec du gravier dragué de la Meuse vers Givet, Mézières, Sedan, où, vidés, ils i servent à faire des ponts. , A Ougrée-Marihaye tout est enlevé, même les ponts roulants, les laminoirs et tout l'outillage des Aciéries et des Forges. Aux 1 Aciéries d'Angleur les laminoirs, montés 1 l'année de la guerre, sont démontés et lea Allemands enlèvent jusqu'aux vieux cylindres, i Tous les volants sont mis en pièces et envoyés à la fonte. Toutes les grues anglaises de Cockerill ont été réquisitionnées et enlevées. Dans les mines-, où la production est déjà ( considérablement diminuée, les occupants enlèvent encore 80 % de gros charbon qu'ils expédient par delà la frontière. Enfin, l'ennemi a été jusqu'à faire enlever 5 les câbles électriques de plusieurs voies de tramways des environs du jxmt de Fragnée. i Et la terreur règne toujours. A Louvegnée le bourgmestre et les autorités, pour avoir refusé de livrer les fils barbelés de la commune, ont été arrêtés et la commune a dû paver 5,000 Marks pour leur libération. M. J Gérard, bourgmestre de Vottem, a purgé une ' peine de 14 jours de prison pour s'être opposé à la fermeture des écoles. Le nombre de malheureux fusillés, à la Chartreuse, à Liéce, s'élèverait à trente-sept! Les 2,000 déportés qu'on rapatriait en juillet , étaient tous blessés ou malades et plusieurs sont morts pendant le trajet. A. Mons 1 Los Allemands ont amélioré dans la province du Hainaut le travail forcé, écrit le correspondant du ,,Telegraaf". On n'appello plus en masse los Belges conduits en esclavage. A Mons, „ 1 ',,etappen-insp'ecteur" a créé un bu reau du travail qui remet à chaque (habitant une carte de travail nommée ,,Arbeitauss-v/oiss". Cette carte porte le nom et le lier de naissance du titulaire, l'endroit où "1 travaille, la date à laquelle il a commencé le tra vail, etc. Un blanc est laissé pour l'indication do la date à laquelle il a quitté le travail accepté, etc. Les patrons doivent nécessairement , contrôler ces cartes et les faire estampiller pai le bureau allemand. Cela donne lieu, vraisem-. blablement, a des complications énormes, bien faites pour plaire aux Boçhes. Car, plus il v aura de bureaux, plus ces bureaux prendront de l'importance. Et, plus cette imoortance sen sensible, plus le nombre des embusqués augmentera. C'est à quoi visent un grand lomhre de pères boches, haut placés, qui ont un fils à caser. Tous les habitants de Mons, du sexe mascu-! lin bien entendu, sont pourvus d'une telle carte, aussi bien les ouvriers que les bourgeois, ^ les propriétaires quo les commerçants, les étu-, diants que les employés. Ces braves gens vivent donc constamment sous la menace d'être employés par nos ennemis au travail que ceux-ci jugent nécessaire. On sait que, souvent, ^ ils exigent de nos compatriotes de travailler à l'ar-1 rière du front, les exposant ainsi à tous les dangers des bombardements. D'aucuns sont occupés au chargement des munitions. D'autres à la réfection des routes> bref, toujours à des travaux d'ordre militaire. Les 1500 Montois obligés au travail forcé derrière le front se trouvent à Perin, Douai, Lecquignot et dans la forêt do Mormat, près de Duquesnoy. Le gouvernement belge possède la preuve de ces manoeuvres criminelles* allemandes. A Cadras! (De notre correspondant 2>articulicr.) Après la visite du roi de Bavière et du kaiser, voici René De Clercq lui-même dans nos mursl Notre bonheur est complet! L'homme des bois a été reçu royalement par une commission de flamingants en haut de forme, — . ce qui ne fut pas le côté le moins oomique de la manifestation. Toute l'Université allemande, professeurs et élèves (ceux-ci coiffés des bonnets d'âne qui les ont fait surnommer de ,,koekebakkers van den keizer"), quilques fonctionnaires et fine théorie de galeux qui aboyaient de joie derrière ceux-ci se rendirent à la gare où une ovation accueillit De Clercq à sa descente du train. Il n'était pas trop ivre, le grand poète, lorsqu'il arriva. Mais, comme l'avenir de la Flandre ne se traite que le verre ' à la main, le conservateur du Musée Wiertz ne tarda pas à tituber et à raconter des gaudrioles. Ah! oui, ce fut une belle journée. Une belle soirée aussi, à l'issue de laquelle on aurait pu voir, bras dessus bras dessous, les aktivistes avec des officiers allemands, les mains encore rouges au- sang des victimes flamandes de Louvain ou d'Aerschot, si ce spectacle écoeurant n'avait eu lieu à huis clos. Car nos bons flamingants redoutent quand même la colère du peuple .gantois. Lorsque celui-ci souffre pour garder intact son honneur, faut-il donc qu'une bande de misérablps essaient — sans y parvenir — de ternir le renom de la Belgique et qu'ils restent impunis? Non, n'est-ce p^s? L'existence est devenue à ce point pénible dans cette région d'étape qu'il n'est pas passible d'en donner un tableau qui rendre exactement tant de misères, de souffrances, de douleurs'. C'est énorme et c'est lamentable. Le peuple se meurt lentement, sang pouvoir crier sa colore à la face de ceux qui l'ont précipité dans cette lente agonie. Et cependant, que de tableaux réconfortants aussi se déroulent journellement sous nos yeux de mutuelle entr'aide et de manifestations spontanées de charité privée! Les bourgeois — ceux qui en ont la possibilité et les moyens — portent constamment secours aux plus pauvres. On a créé des ouvroirs, des refuges, des restaurants, des bibliothèques et partout la noblecso et la bourgeoisie gantoises se penchent fraternellement sur la misère des ouvriers. Dans cette terrible épreuve les arts n'ont pas été oubliés de leurs prêtres fidèles. Hier encore s'ouvrait à la salle Taets l'exposition des oeuvres do la baronne délia Faille d'Huysse, de Mme TVillaert—Fontein, do Ferdinand Willacrt, de Geo Verbanck. Partout, dans tous les milieux, on essaie de réagir contre l'épouvantable ncrstalgie qui abat les plus résistants. Et cet été les courses cyclistes attirèrent au vélodrome de Gent-bruggo des Quantités de sportsmen. Lc3 L. Buysso, les César Dcbaets, les Vandevelde, Cocquyt, Maertens etc. se disputèrent les prix alloués aux différentes courses. Malheuresement, les coureurs furent toujours les mêmes et les empoignades entre cyclistes de la même force manquent à la fin d'imprévu. A présent, le règne des cinémas commerce avec l'arrière-saison. Parfois aussi des représentations théâtrales auront lieu, mais toutes en flamand, le français étant banni do notre bonne ville. C'est la victoire — combien éphémère — des Van l*ov et des Jan Eggen. La réaction sera terrible, voilà e? qu'on peut prévoir "feans aucun doute possible. Et les champions de la cause aktiviste — à quelques milliers de marks par an — seront balavés oar le furieux vent do tempête qui ne tardera pas à se lever. Paras les IFlsaffîcllress Ce n'est pas la première fois que le village d'Iseghem est puni. C'est une punition partielle qui, aujourd'hui, lui est appliquée. Les habitants de la ruo de Roulera, ayant manifesté leurs sympathies pour des prisonniers anglais, furent seuls punis. Auparavant ils pouvaient sortir avant neuf heures du matin pour leurs achats, mais à partir de ce moment ils doivent restés cloîtrés chez eux,portes et fenêtres closes. Et voici qui prouve à quel point la population des Flandres est sympathique aux Anglais. Les Boches essaient de faire croiro qu'à la suite des bombardements exécutés par les navires et les avions anglais, les Belges étaient très-montés contre ceux-ci. Campagne de propagande qui avait même gagné certains journaux neutres favorables à notre cause. L'incident relaté ci-dessus remet les choses au point, sans discussion possible. D'un côté, des mots, de l'autre, un fait. Car les habitants d'Iseghem savaient qu'ils s'exposaient à être punis en jetant aux malheureux Tommies prisonniers quelque nourriture. Ils ont quand même fait le geste, à la barbe des Boches. Braves gens que ceux-là que n'a pu empoisonner la vile propagande de leur3 bourreaux. # * * Les Allemands ont volé le3 cloches de ' l'église d'Iseghem. Ils vont enlever les cloches de la plupart des petitss localités des Flandres. C'est surtout autour de Bruges qu'ils prétendent se montrer impitoyables. Car ni les prières du curé, ni les requêtes de^ f-: 1 oies n'ont eu raison de leur détermination..; Au Pays Wallon Soeur de iîinant, Anseremme a participé à 6es inquiétudes, sans en subir le martyre. Elle connut les combats d'août 1914, l'ivresse du succès, passager, hélas! que les Alliés remportèrent au de Dut; puis le 23 août, le succès de nos ennemis et le passage de la Meuse par de nombreuses troupes allemandes qui mirent à sa-c Dinant, Surice et les environs. Nous eûmes les échos de toutes les souffrances^ qu: nous entouraient, et nous-mêmes fûmes victimes. En arrivant, le .23, les Allemands conduisirent tou6 les habitants au rochei Bavard, exposés au feu des Français.., Aussitôt, ceux-ci cessèrent de tirer. Cette situation se prolongea jusqu'à minuit. Puis, les femmes furent envoyées à Dré-hance, et les hommes en Allemagne, oî ils restèrent trois mois. Plus loin nous donnons les noms de ces premiers déportés. Un certain nombre do civils fureni emprisonnés, dans l'église du rivage e\ contraints d'enterrer des cadavres pendanl six jours. C'est lors de ceîs melees qu un officier allemand tua, accidentellement: dit-on, le petit Charles Guéry dans la coui de la Brasserie, et que furent fusillés ai: rocher Bayard Octave Wajrzée eb^ Ernesl Dominé. Fernand Croibien, ayant été bles sé d'une balle au bras, est mort en Allemagne des suites de sa blessure^ restée sans soins. D'autres civils ont été fusillés à Neffe, près d'Anseremme. Mafs notre sort n'est rien en comparaison de celui de Dinant, où la chasse à l'homme fut organisée et le gibier abattu au hasard do la traque le long des murs, dans les maisons ou sur le bord de la Meuse. Au milieu de la tourmente nous vîmes 1 les brasiers s'allumer les uns après les 1 : autres. , En récapitulant, nous pouvons citer: l'Hôtel des Touristes, Brasserie Brasseur, 1 le pâté de maisons compris entre les écu-1 ! rios de M. Spinette et la maison Croibion. Il va sans dire que des maisons furent pillées, eurtout entre Dinant et l'Hôtel Beau-Séjour.Il reste encore chez nous une cinquaan taine de soldats, qui logent près du jjp-nfc d'Anseremme, à côté de l'Hôtel d'u Brochet. Plus question, de ,,Kommandantur". Celle-ci est à Dinant. C'est à Dinant également, i au Palais de Justice, que doivent se rendre tous les mois les jeunes gens pour l'appel. Notre cité est morne sans ses touristes, sans le passage des petits cliemins de fer , de la Lesse et de Givet et du bateau à vapeur. Quelques convois allemands graver-' sent le pont restauré: nos ennemis, il est ' vrai, ont construit de Dinant à GiVc4. un i chemin de fer à trois voies, et élargi le tunnel de Monnat. Mais ,,ce n'est pas cela". La vie continue sans incident, et chacun s'estime heureux, vu les circonstances. Nos l écoliers ont repris leurs classes, quoique en i hiver il faille suspendre les cours pendanti bien des semaines. Les ouvriers travaillent dans les carrières et dans les fermes ou sont occupés à des travaux entrepris par la com-. mune. Nos ennemis «ne nous inquiétèrent pas après ces jours de souffrances, jusqu'en décembre 1916, se bornant à réquisitionner des cuivres, matelas et d'autres cbjeïts. Les opérations militaires- Quels d'artillerie e! combats d'infanterie. Les troupes du maréchal Haig rapousssnt un raid ennemi à l'est du Bois de Shrsvsshury et font une attaque réussie au nord-ouest de Bullecourt. rr ' r un ouccto uugi Sur le front cec'dental Sucoès locaux britanniques. ( Communiqué officiel.) LONDRES, 15 octobre. D'après les derniers renseignements le nombre des -prisonniers faits hier pendant l'attaque au sud-est de Monchy-le-Preux par les Britanni qùes comporte 65, dont 2 officiers. Hier soir un détachement ennemi fui repoussé à l'est du bois de Shrewsbury. Sur le front l'activité d'artillerie continue de part et d'autre. Pendant la journée les batteries ennemies furent très active: dans les environs de Lens et dans le secteui de Nieuport. Hier le temp3 fut un peu meilleur. Le: avions britanniques exécutèrent de la be . sogne au profit de l'artillerie et prirem des photos. Ils lancèrent une tonne el demie de bombes sur la gare de Ledeglien et sur les bivouacs ennemis à l'est de Lens Dans les combats aériens, trois appareil! allemands furent abattus et un autre contraint à atterrir désemparé. Deux appareils britanniques ne sont pat rentrés au camp. Les Britanniques îont une attaque réussie au nertf-ouost do Bullecourt. ( Communiqué officiel.j LONDRES, 16 octobre. (Reutér.) Ce matin, do bonne heure, des troupes irlan d aises firent une attaque réussie au nord ouest de Bullecourt. Au cours de la nuit l'artillerie ennemie déploya une grande activité près du chemir de fer d'Ypres-Staden. Actions d'artillerie. (Communique officiel.) PARIS, 15 octobre. Violente actior d'artillerie dans la région des 'hauts pla teaux entre Ailles et Craonne. En Champagne, à l'ouest d'Auberive combats de patrouilles. Sur le reste di front échange do feux d'artillerie. Aujourd'hui deux ballons captifs aile mands ont été abattus, un par les batterie< spéciales françaises, l'autre par les avia teurs. La visite du roi d'Italie au front occidental PARIS, 15 octobre. (Havas). Le ,,Ma tin" apprend d'Italie que le roi, qui viem do rentrer au quartier général, a fait le déclarations les plus optimistes sur la situa tion dans l'armée française. Sa visite lui i donné pleine confiance dans les qualité militaires, l'organisation et la technique de nos troupes. Le roi déclara être con vaicu que l'augmentation régulièro de foices anglaises et françaises obligerait le Allemands à employer toutes leurs forces i la défense, ce qui leur empêcherait d'entre prendre ailleurs une grande opération. Sur le front oriental. Combats navals (Communiqué officiel.) PETROGRADE, 15 octobre. Hier le combats pour la possession de l'île d'Oese continuèrent. L'artillerie lourde russe em pêoha la flotte ennemie d'avancer encor plus loin dans le détroit d'Irben. Une flot tille de torpilleurs ennemis repoussa no navires entre Dago et Oesel dans la direc tion de Mohnsont, où ils se joignirent à notr flotte qui eusuite mit l'ennemi en fuite. XJj autre groupe de navires ennemis, compr? nant des croiseurs et des torpilleurs, s'ap procha vers midi de la partie sud-oues d'Oesel et bombarda, une partie insigni ' fiante de la côte. Au oows de la .journée oi UlO L. / L aperçut plus loin dans la Baltique' des sous* marins et d'autres navires ennemis. Le3 Allemands occupent Arensburg (Communiqué officiel.) LONDRES, 15 octobre. (Intercepté par l'Amirauté.) Le communiqué russe dit: Samedi l'ennemi occupa Arensburg. Ses ' avions et ses navires de guerre appuyèrent , le3 opérations sur terre. Une escadre de croiseurs et de contre-torpilleurs ennemis tenta de forcer le détroit d'Irben. Les batteries à longue portée russes empêchent i toute nouvelle progression dans le golfe de • Riga. Des contre-torpilleurs ennemis refoulèrent i entre Oesel et Dago les bâtiments de patrouille dans la direction de Moonsond". ; Les navires russes, après avoir reçu des ; renforts, forcèrent l'ennemi à la retraite. Les opérations dans la Baltique. Le correspondant du ,,Morning Post" à Pétrograde annonce que, d'après la ,,No-voïe Vremia", la flotte russe de la Baltique, malgré les efforts des officiers, est immobilisée par des querelles politiques. Le correspondant fait ressortir que l'île d'Oesel constitue une base excellente pour dea Zeppelins qui veulent'faire des raids sur Pétrograde et un bon point d'appui pour la concentration de troupes clans le but de menacer la seconde ligne do défense russe et Reval. ' Aussi longtemps que les forts russes sur la presqu'île de Sorbe résistent, le passage d'Irben ne peut être ' forcé et Riga perd les neuf dixièmes de sa valeur pour l'ennemi. Les opérations allemandes avaient été préparées avoc soin. Les Allemands étaient parfaitement renseignés sur l'emplacement de chaque batterie russe. Sur me A les Russes avaient été habilement trompés par l'ennemi. A environ 50. milles de Reval ils avaient établi en mer un petit poste d'observation communiquant avec un lcng canal d'approche sinueux. Un navire allemand cependant parvint à s'introduire dans ce canal et à déplacer les 1 bouées. Quand les navires de reconnais-sànce russes voulurent sertir ensuite, ' plusieurs de ceux-ci allèrent 6'échouer sur la côte. L'incident ne causa pas de pertes aux Russes mais pendant tout un temps notre service de reconnaissance fut dérangé. Les opérations dans ies Balkans Les Bulgares évacuent quelques villages dans la vallée de la Strouma (Communiqué officiel) BERLIN, 16 octobre. (Wclff). Dans la vallée de la Strouma les Bulgares évacue* rent quelques villages au profit des Anglais. Sur le front macédonien. Les Ecossais font 143 prisonniers vers Hcmonrios (Communiqué officiel) SALONIQUE, 14 octobre. En Maeé-doine des troupes écossaises exécutèrent; avec succès une attaque sur le village de s Homondos, à 5 milles au sud-ouest de Seres, 1 où, à l'issue d'une âpre lutte, ils capturèrent - 143 prisonniers et 3 mitrailleuses, tout en 3 no subissant eux-mêmes que des pertes . insignifiantes. 5 Sur le front entre le lac de Doirsn ci le - Vardar l'artillerie ennemie se montra 3 active au sud-ouest du'lac de Doiran. Les i Britanniques exécutèrent une attaque sur - les positions ennemies. Les avions britanniques lancèrent des b bombes sur un dépôt de munitions à - Cestovo, au nord-ouest du lac et sur un i train qui arrivait dans dstte localité. \

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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