L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 16 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 03 Dezember 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/4j09w09x6f/
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génie Aintinée N°. 1088 s cents Mars33 b<s ocsofere L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, «lournal QuotisSiera du malin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes Mes lettres do5ven'1®?res^iTSc>^ml bureau c3e r«6dlacÉîojn : N. VOORBIURCWAL 234-240, . ..^rrMTMr^lTk A ?» " onA* A^.11. OT? CbT 61 IWrt. IRédacteur en cneï : uusiave ^aspaers. „ .. . .,, r,,ïj_„4irt„.( Charles Bernard, Louis Piérard, Ctomriite de R'.daclion. \ iPmiiA îtinfifé. I Abonnements : Hollande ti. 1.au par mois, cira^ger ». fi.uw par mo.t». rour tes militaires au front et les militaires internés en Holiandc f8- 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Ls linorité sooiâlista aîienie. Longtemps nous avons désespère de voir grandir et triompher des Scheidemann la minorité socialiste allemande, malgré qu elle ait pour elle des valeurs intellectuelles camme Bernstein, Kautsky, Mehring, des caractères comme Liebknecht et Rosa Luxembourg. Après une lento ascension, le mouvement minoritaire parut enrayé il y a environ un an et demi et semblait être armé à un degré de stagnation absolue. Les majoritaires, il est vrai, maîtres du Partei-Vorstand, se servirent avec une brutalité toute prussienne des moyens en leur pouvoir. C'est ainsi qu'ils dépossédèrent la rédaction du „Vcxwàrts" qui était gagnée aux idées d«i la minorité et lui substituèrent une réduction'servile, à leur dévotion, sous la direction du fameux Millier, le plus méprisable des renégats de la Sozial Demokraiie bsche. A présent, voici qu'ils viennent d'fvincer, de la direction de la ,,Neue Zeit", la revue officielle du parti, Karl Kautsky, un savant, un caractère, pour lui substituer Hermann Ciinow, collaborateur du ,,Vor-wjirts" et de la ,,Glocko", qui, comme Hae-njsch, Lensch et Parvus, a mis à la sauce marxiste les plus sottes divagations panger-mrinistes.La raison? Elle n'est pas difficile à trouver. Comme Bernstein, Haase, Lede-bçur, Liebknecht, Ditmann, le vieux Kautsky appartient à la minorité, a dressé df terribles réquisitoires contre la bande à Scheidemann. Il suffit de lire entre les lignes de ses articles pour deviner que Kautsky s'ftst rendu compte sur le tard de la terrible responsabilité qui pèse sur les empires centraux en ce qui concerne les origine* de la guerre. L'occasion de ,,débarquer'"' Kautsky a été sans doute offerte aux officiels par le courageux article qu'il vient de consacrer à la Belgique. Certes, le 4 août, au Reichstag, quand Bethmann-Hollweg, annonçant l'invasion de la Belgique, reconnut la violation du droit dont l'Allemagne se rendait coups,bie, aucun de ceux qui font partie aujourd'hui de la minorité socialiste, ni Haase, ni Bwnstein n'a proteste.; Ce n'eét'que plus tard au bout de quelques mois de guerre, alors que le mauvais coup de l'Allemagne ai ait raté, qu'ils se levèrent. Mais ne les chicanons pas et reconnaissons qu'ils ont vraiment, aujourd'hui une attitude très crâne. Tls ont refusé de se rencontrer à Stockholm avec les majoritaires qu'ils dénon-ceat comme de3 êtres méprisables ,,qui ont caj>itedé devant le militarisme". On sait qwe les organisateurs de la fameuse conférence, dont Punch dit qu'elle a été spurlos nersenki, sont moins sévères et ne répugnent pas à collaborer aveo Scheidemann et consorts.Un argument dont on s'est beaucoup servi peur tâcher de nous convaincre de la nécessité, de l'opportunité de la conférence et, d'une action internationale, c'est que c'était u^ moyen d'encourager ia minorité eai Allemagne. Quelle absurde erreur! Qui ne voit au contraire que c'était enrayer ou compromettre l'action des minoritaires dès l'instant qu/on les exposait à s'entendre dire dans leur propre pays qu'ils étaient des agents de l'étranger? Des chiffres publiés récemment à la veille du congrès de Wurzbourg nous . prouvent enfin d'une façon indiscutable que eeu temps derniers les majoritaires étaient en régression. Le 31 mars 1914, le parti comptait ' 1.085.905 membres cotisants, parmi lesquels .174.754 femmes. Au 31 mars 1915. la mobi- ; Hs&tion 4 avait ramené ce chiffre à 585.898, ' cont 134.663 femmes. Malgré les nouvelles levées auxquelles on procédait de 1915 à 1916, le parti ne perdait l'année suivante j que 150.000 adhérent*. Par contre, iî tombait, du 31 mars 1916 au 31 mars 1917, à ( 243.061 membres, parmi lesquels on ne ; comptait plus que 66.600 femmes. Ainsi, durant la dernière année, la Sozialdemokra-tia a perdu 190.000 adhérents. Durant ces 3 trois ans, le nombre des abonnés aux publi- î cations du parti diminuait de 50 % et la . caisse sociale devait, en 1916-1917, emprun- 1 ter 375.000 marks au fonds de réserve pour 1 combler son ctéficit. Tandis que déclinait le parti des Schei- c demann et des David, les socialistes iodé- x pendants voyaient, en dépit de la guerre, se « grouper autour d'eux des forces nouvelles. ^ La ^Gazette populaire de Leipzig" vient i de révéler que le jeu ce parti compte au jour- j d'hui plus de 120.000 membres payant des cotisations. Les groupements de Berlin, de s Leipzig^ de Francfort et de Thuringe se sont ] presque tout entiers ralliés à lui d'un mou- t vement qui s'accélère à^jpesure que s'accen- £ tue la décadence du parti majoritaire. Le < socialisme officiel avait encore au 31 mars ( 243.000 adhérents; mais depuis? ,;C'est seu- e lement au mois d'avril, au congrès de Go- j tha, écrit le correspondant du ,,Temps" à i Berne, oue les minoritaires ont organisé leurs forces. C'est depuis ce moment que les adhésions au nouveau parti se sont multipliées ; c'est depuis ce moment que les indépendants ont exercé sur les groupements majoritaires une attraction efficace. Sans aller jusqu'à dire, avec la .Gasette populaire de Leipzig", que le socialisme officiel ne groupe plus dans j 1 empire que 150.000 membres et que bientôt les minoritaires seront devenus dans le parti les majoritaires, force est bien de reconnaître l'importance de l'évolution qui s'accomplit." « Hfcis il faudra, pour que le mouvement de3 minoritaires exerce une influence décisive sur la situation intérieure en Allemagne, qu'ils disposent d'un plus grand nombre de y «s ftu Kedchstagr Or, jusqu'à* présent, sur 6 89 députés socialistes que compte cette as-semblee, il n'y a qu'un peu plus d'une vingtaine de minoritaires. m Mais patienoe ! Ça ira, comme dit la chanson révolutionnaire française. Louis Piérard. i— 'U> ' lt? ' 'TP ii^1 M. Goffart La brusque rnorJ^ de M. Goffart, consul général de Belgique à Rotterdam, causera d'infinis regrets à tous ceux qui ont connu ce fonctionnaire modèle et cet homme excellent et laissera dans le haut personnel administratif belge en Hollande un vide difficile à combler: M. Goffart meurt à l'âge de 44 ans, en pleine activité, en plein travail, facô à cet ennemi à qui il avait su porter des coups redoutables. C'était un homme d'une valeur singulière, d'un grand courage civique et d'une activité qui tenait du prodige. C'est sans doute au surmenage qu'il vient de succomber; car cet homme, qui savait tant de choses, n'a jamais su prendre de repos. Ferdinand Goffart a eu une carrière étonnamment remplie, bien que si courte, hélas! Après de fortes études, il entra dans l'armée et, après un stage assez long, passa au corps consulaire. Il fut consul au Venezuela au temps du Président Castro, et plus tard à 'Ténériffo. Rentré en Belgique, l'Etat lndé pendant du Congo s'attacha ce spécialiste des questions africaines et, lors de l'annexion, M. Goffart entra d'emblée au ministère des colonies. M. Renkin l'appréciait à sa valeur. En 1913 il lui confia la tâche de rédiger une étude complète sur ; les chemins de fer africains. Goffart y tra- i vailla jour et nuit, pendant six mois: il fallait que l'ouvrage fut prêt en vue d'un débat parlementaire. Il fut à Paris, à Londres, à Berlin, se documentant, cherchant, s'informant, et au jour dit, — peu de semaines avant la guerre,—il déposa sur le bureau de son.;ministre les deux énormes ; tomes de son ouvrage, travail immense, ! oeuvre modèle, et qui fera longtemps autorité en cette matière. Vint la guerre. Goffart. ancien officier, trouvait tout naturel de reprendre sa place à l'armée. Mais son travail des derniers six mois l'avait usé et ses chefs, d'accord avec son médecin, lui interdirent de reprendre du service. Je sais qu'il a beaucoup souffert de cela. Un poste difficile s'offrait, difficile et important, celui de Flessingue, où les Allemands avaient établi une de leurs plus puissantescen- j traies d'espionnage, d'espionnage en Belgique : et d'espionnage en Angleterre. Il fallait là un contrôle, une organisation, une volonté) une tête. Goffart fut nommé et les Allemands connurent vite qu'ils avaient trouvé leur maître. De Flessingue, le gouvernement l'envoya à Rotterdam, et c'est là, après huit | mois d'une activité féconde, d'un travail prodigieusement varié, difficile et épuisant, qu'il meurt, comme il avait vécu, vaillant, actif toujours sur la brèche. Qu'on me permette un souvenir personnel, qui, en cotte triste'circonstance, doit être un j sincère hommage. J'ai connu Goffart depuis j plus de dix ans. J'ai travaillé, à un moment donné, sous ses ordres, et c'est lui qui m'a réconcilié, sinon avec* le fonctionnarisme, mais certainement avec les fonctionnaires, lorsqu'ils comprennent, comme il les comprenait, leur devoir etdeurs responsabilités. 3'était un chef sévère, mais c'était un cliet juste. Et sa sévérité s'exerçait sur lui-même ivant que de s'exercer sur ses subordonnés. [1 avait avant tout le désir et la joie l'être utile, de servir la Belgique, naguère lans le liore jeu de ses forces d'expansion, mjourd'hui dana> son injuste malheur. Et 1 trouvait qu'aucune tâche n'était sans mportance lorsqu'il s'agissait du pays. Il s'était imposé une discipline admirable en ;eci qu'elle ne s'opposait à aucune initiative Dratique et je l'ai souvent vu, ici en Hol-ande, se pencher fraternellement sur les létresses les plus humbles, et ne ménager ri son temps ni sa peine pour venir en lide à ceux qui le méritaient. Il meurt très jeune, après une vie admi-■ablement remplie, et qui fut à la Belgique l'ute grande utilité. Il eût joué dans la Belgique d'après-guerre un rôle important car 1 était de ces conducteurs d'hommes qui, ayant jrofondément souffert de la guerre, en avait iré pour l'avenir un enseignement inoublia->le. Il avait une vision claire des nécessités le demain, de ce demain qu'il attendait avec me patiente certitude, et il me les avait louvent expliquées, en quelques traits salissants, de cette voix brève, énergique et tette, et qui, malheureusement, s'est tue lour jamais. Cette inort injuste prive la Belgique d'un erviteur éminent. Elle prive les Belges de îollande d'un conseiller et d'un défenseur our à tour sage et véhément. Et elle ravit ,ux amis du disparu — dont je me flattais L'être — un homme de coeur et de bien, [ne nous pleurerons longtemps. Goffart n'a >u que deux passions dans sa vie publique, la Belgique et le travail. Il leur a sacrifié sa de. Je ne sache pas de plus belle épitaphe. René Feibelman —ano— ST " Pour Ses prisonniers de guerre r/i Vhonneur du ^Catholique Belge" pour so'it bel article. „Mar-nc\euvres pa\cifiste&" paru, dans V,,Echo\ Belge" du llf. o\ctobre..% 0.25 fl. —■Mggy^-e-^caiw. ~ ii y a un m 16 octobre 1916 : Lez Français ■■occupent aiV.y SaUisel ('Somme,I, En Belgique. A Bruxelles Notre correspondant particulier nous informo quo M. Woeste, ministre d'Etat, a été victime d'un grave accident. En traversant la rue Royale, en face de la statue du général Bel-liard, M. Woeste fut renversé par un tramway. Transporté immédiatement dans l'hôtel voisin de M. Errera, M. Woeste reçut les soins de deux médechins. Le ministre d'Etat avait été grièvement blessé. Il avait trois artères coupées, un pied foulé et avait perdu beaucoup de sang. Néanmoins, en prenant de grandes précautions, il put être reconduit dans son hôtel de la rue de Naples. C'est la deuxième fois, depuis la guerre, que le comte Woeste est victime d'un accident de ce genre. Les médecins assurent que le patient — qui a dépassé les quatre-vingts ans — pourra être sauvé, à condition d'observer un repos absolu, mais la guérison sera longue. Ils comptent surtout sur la robuste constitution du vieillard. * * * Les grues de Bruxelles Port de Mer ayant excité la convoitise des Allemands, ceux-ci 1rs ont réquisitionnées sans autre forme de politesse. On craint qu'ils mettent la main sur tout l'outillage du port. Les grues enlevées ont une puissance de 10 à 20 tonnes. 4 * * * On n'a pas oublié qu'un des olibrius du ,,Raad van Vlaandercn" s'appelait Ver Hoes. Ce fonctionnaire félon se rend fréquemment en Hollande depuis quelque temps. En moins do quinze jours, on compte deux voyages du sinistro personnage. Est-ce quo Ver Hees serait l'agent de liaison entre les Aktivistes et le Comité ,,Voor Vlaanderen" institué aux Pays-Bas et dont nous avons dit iri même l'inutilité? Car les affaires de Flandre regardent les Belges. Et ceux-ci prouvent sufïi.vmi- ■ ment depuis plus do trois années qu'ils savent ^combattre pour lour destinée et ln grandeur du pays, indivisible, — sans ie secours d'étrangers.* * * Deux conseils des mines existent actuellement par la volonté de ncs ennemis. Le conseil des mines qui siégeait jadis à Bruxelles a été déporté — si l'on os© dire — à Nam^r. tandis qu© le conseil des mines flamand s'installait pompeusement à Bruxelles. Von Fal-kenhausen et les requins aktivistes vont y caser quelques-unes de leurs créatures. A Anvers (De notre correspondant pailiculier) Le service des renseignements institué en Belgique par ncs ennemis a fort à faire actuellement. Il s'occupe, en effet, de dree-ser, pour chaque commune, une liste des réfugiées françaises qui ont été obligée-! de quitter les villes et les villages où elles demeuraient. Ellc6 sont rangées en deux catégories. Dans la première figurent les jeunes filles et les femmes sans enfants, saines de corps et d'esprit; dans la secondé, les malades, les impotentes et les mères d'enfants en bas âge. Lorsque les listes sont dressées pour un arrondissement, les Boches ratsem-bkwit les femmes de la première catégorie et les renvoient dans le nord de la France où elles sont obligée-» de travailler j/our ie roi de Prusse ! Les autres sont autorisées à 6e rendre en Suisse ou à continuer de résider en Belgique. Il y a peu de réfugiées françaises dans notre province, mais elles sont très nombreuses dans le Brabant et le Limbourg. On imagine aisément les scènes navrantes qui se ceg ■pifi.l'K'iurouî'f's qui s'étaient refait un intérieur grâce à 1 oo-iigeanee et a l'ardente 6ympaUiie de nos compatriotes, — furent brutalement mises en demeure de quitter celui-ci. Les Boches disposent de ces malheureuses comme do leurs soldats: ils les renvoient de Fr?,nce en Belgique et de Belgique en France. Si, au moins, elles avaient, en foulant le sol natal, ' l'assurance de retrouver les lieux qui leur étaient familiers, la maison qu'elles occupaient, des parents ou des amis. Mais nos ennemis évitent précisément qu'elles soient renvoyées là où elles vécurent, — avec ce souci de cruauté bestiale qui les hante. C'est là une nouvelle violation du droit de* gens, mais on n'en est plus à compter les méfaits que les barbares ont commis contre l'humanité. La sympathie de la population belge tout entière entoure les pauvres femmes dont on regrettera le départ, — malgré les sacrifices qu'un grand nombre d'entre nous s'imposaient pour leur venir en aide. Car l'existence devient si difficile que les optimistes les plus endurcis commencent à être, eux aussi, rongés par les noirs soucis. Afin de vous donner un aperçu de ce qu'est la vie à Anvers, je ne résiste pas au désir de vous dresser une liste des prix des différents vivres. Le premier prix indiqué est celui d'aVant la guerre; le second le prix actuel : Café: frs 3, frs 60 à 70 le kilo; on le remplace par un malt Kneipp quelconque qui coûte encore frs 12 le kilo. Le comité accorde 75 gr. par personne et par deux mois; chicorée: frs 0.48, fp3 8 le kilo; lait: frs 0.20, frs 0.75 à 1 le litre; suore: frs 0.70, frs 4 le kilo. Le comité donne 750 gr. par. personne et par mois à frs 1.30; sel: frs 0.06, frs 0.35 le kilo; beurre: frs 3, frs 26 le kilo. On donne 1/16 de kilo par personne et à peu près tous les mois à frs 8 le kilo: thé: frs 4, frs 110 le kilo, n'existe pour ainsi dire plus; fécule do pommes de terre, frs 0.80, maintenant frs 12 le kilo; riz: frs 0.80, frs 20 le kilo; huile d'olive: frs 3.25, frs 25 le litre (n'existe plus); savon: frs 0.44, frs 22. Le comité donne '50 gr. par personne et par mois à fr. 0.17 la ration; pommes de terre: frs 0.10, frs 2 le Hlo. Le comité accorde 300 grammes par personne tous les 10 jours et il *aut noter qu'on a planté peut-être 3 fois autant de pommes de terre qu'avant la guerre. La ration de pain n'étant pas suffisante (300 grammes par jour), on est obligé de chercher à acheter des pommes de terre fraudées; viandes: frs 3, frs 15 le kilo. On distribue par semaine 60 grammes de viande hachée à 75 centimes; lard: fj-s 2, frs 25 le kilo. On donne 100 grammes par personne tous les deux mois à peu près à fr. 0.40 la ration de 100 grammes; graisse: frs 1.80, frs 32. Tous les mois on reçoit 100 gr. de saindoux; charcuterie: frs 18 à 22 le kilo; oeufs: frs 0.09, frs 0.65 pièce; fromage, frs 2, 18 le kilo; pois: frs 0.40, 14 le kilo; choux-fleur: frs 0.20, 0.90 pièce; oignons: frs. 0.30, 4 le kilo; haricots: frs 0.50, 2.50 le kilo; pain ou plutôt du son: 300 grammes par jour et par personne à raison de fr. 0.59 par pain de 1 kilo. Le pain est tellement mauvais que beaucoup de personnes sont atteintes de maladies de sang. H y a du pain blanc à frs 8 le kilo ainsi que des ,,pistolets" (moitié de ceux d'avant guerre) à fr. 0.35 pièce. Les biscottes coûtent fr. 0.50 pièce. Charbons: frs 35, 115 les 1000 kilos; torchons: frs 0.40, 6 pièoe: peau de chamois: frs 0.55, 12 pièce; brasses: fr3 0.55, 4 et. plus; fil à coudre: frs 0.20, 3 la bobine; bas: frs 2, 15 la paire; bottines: frs 20, 90 à 12.5 la paire; étoffes pour vêtements depuis frs. 60 le mètre, le tout fabrication do guerre. Ji ne vous étonnera donc plus si j'ajoute i que les enterrements au Kiel, qui étaient j avant la guerre de 150 à 175 par mois, se j montaient en juillet à 540. Tout ce qui devient malade y passe, puisque beaucoup de médicaments manquent, que beaucoup do personnes doivent 60 fortifier et qu'on n'en a pas les moyens. Ce tableau -— dont les prix sont scrupuleusement exacte — dit dans sa brève j éloquence combien l'existence devient pénible. Il faut être riche, voire très riche, pour pouvoir subvenir à l'alimentation d'une famille. Et l'hiver qui s'annonce précoce nous remplirait de mélancolie si nous n'avions au fond du coeur, pour nou6 soutenir, l'ardente certitude que chaque jour qui passe nous rapproche de la Victoire. * * * L'échevin Cools fait savoir que la ville d'Anvers a fait planter 85 hectares de pommes de terre, dont on estime la production à 20,000 Kg. par hectare, soit un total de 1,700,000 Kg., là lOème parti© des besoins de la population ; deux hectares de betteraves, qui produiront en mov^nne 115,000 Kg. ; neuf à dix hectares do fèves à couper onfc produit I2,UOO Kg., trois hectares de pois ont donné 4,5C0 Kg. On a récolté 21,C€0 Kg. d'avoine, 12,009 Kg. de 'fèvorolles, GGO à 6-30,OCO Kg. de choux-raves et plus de 2o,C00 Kg. de.carottes. 175 «hectares sont cultivés et on espère faire fructifier de 1SC0 à £000 hectares l'année prochaine. La part de la ville dans le capital du bureau d'achats de*vivres est portée de 10 à 15 millions. L'échevin Cools, à qui le conseiller communal Ro}'ers demande si la population profite des plantations de pommes do terre faites par la ville, étant donné que celles-ci sont distribuées par la commission centrale des pommes de terre, répondit que des exceptions existent pour 1er, bureaux do bienfaisance, les hospices, les distributions de soupe, etc. * * * Durant lo mois d'août 13S6 bateaux jaugeant 4-31.(>53 tonnes sont entrés au port tandis que 1330 bateaux jaugeant 454.475 tonnes quittaient celui-ci. Il s'agit évidemment d'al- lèges venues de Hollande ou d'Allemagne. * * * Nous apprenons la mort du lieutenant d'artillerie Georges Schaok do Brockdorff, tué face à l'ennemi le 14 sôptembre. Georges do Brockdorff était né à Anvers lo 2 novembre 1885 et s'était engagé au génie militaire dès le début de la guerre comme simple,soldat. Après la chute d'Anvers il passa à l'artillerie de la 2e division de cavalerie, où, après un otage de quelques mois, il gagna Pétoije de sous-( lieutenant, à laquelle vint bientôt s'ajouter la seconde étoile de lieutenant. A IL o ïm ga S su La Commission royale des monuments a approuvé définitivement les plans complémentaires do la restauration do l'hôtel do ville, on ce qui concerne p'us particulièrement l'entrée monumentale. C'est l'architecte de la ville, M. Fish, qui fut chargé de l'élaboration des nouveaux plans qui mettront l'entrée en concordance avec le type général du bâtiment. Les esthètes de la Commission des monuments ont donné leur entière approbation aux plans de M. Fish. L'escalier monumental aura grande allure. Deux escaîiero latéraux' à rampe conduiront à un vaste perron. Les rampes seront décorées avec des lions dans le style de ceux de l'hôtel de ville de Bruxelles, qui remonte à la même époque. Les travaux seront entrepris incessamment.* * * L'Université de Louvain a acquis une vaste propriété à Lovenjoul pour y installer une clinique neurologique qui sera dirigée par le professeur Maldague, successeur du professeur Van Gehucliten^ mort en Angleterre .des suites de son exil. Am Pais Wallon Dans plusieurs charbonnages, les salaires des mineurs ont été augmentés do 25 pour cent, ce qui fait qu© nos braves houilleurs gagnent actuellement 8 et 10 francs par jour. * * * Des ouvriers s'étaient introduits dans le vergc'r du fermier Scailquin à Anderlues dans l'intention d'y voler des fruits pour calmer leur faim. Ils furent surpris par lo fermier et mis en fuite, mais un certain Demblindin menaça le fermier de son couteau. Celui-ci ne s'effraya pas et, prenant Demblindin à bras-le-corps, le jeta hors du verger. Mais il tomba si malheureusement que son couteau lui pénétra dans le ventre. On lui prodigua^des soins immédiats mais en vain, la mort avait déjà fait son oeuvre. Le parquet de Charleroi ayant, fait une descente ordonna l'arrestation du fermier. Les opérations militaires. Combats d'artillerie en Flandre. Le mauvais temps continue. — Bombardements et t'ecusmaissancss. — 943 prisonniers allemands. — Pas de combats d'infanterie. La situation sur les autres fronts. Sur !e fronl occidental Communiqué hebdomadaire b3ige. Du 6 au 13 octobre 1917. Pendant la semaine écoulée nos batteries ont effectué de nombreux tirs de réglage, de neutralisation et de destruction sur les batteries allemandes et en particulier, dans la nuit du 9 au 10 octobre, elles ont coopéré à une préparation de l'attaque d© nos alliés à notre droite en prenant à partie des ■batteries ennemies de la région de Woumen. Pendant la matinée du 10 nos 75 ont pris sous leur feu des Allemands en retraite devant l'offensive française. Les organisations ennemies de la région de Dixmude ont été soumises à des tirs de destructions très réussis. Plusieurs tirs ont été dirigée sur les communica-itons adverses en représailles à des tirs sur nos 7,ones de cantonnement. Quant à l'activité de l'artillerie ennemie elle s'est principalement exercée dans la région de Roniscappelle ou l'adversaire a fait usage d'obus à gaz. Malgré le temps défavorable aux opérations aériennes notre aviation a été très active au cours de cette semaine. Environ 200 sorties ont été faites. Nos avions d'artillerie ont ré^lé plusieurs tir3 de destruction de batteries et ouvrages de l'ennemi. ° Plusieurs reconnaissance a longue distance ont rapporté des renseignements intéressants. Nos avion do photographie ont profité de toutes les éclairies pour faire leur travail. L'aviation de chasse a assuré d'une manière parfaite la proteotion de nos diverses missions. Elle a pris part à des mis5ions offensives et a forcé 2 avions ennemis à atterrir désemparés dans leurs lignes. Activité d'artillerie (Comm uniq né officiél) LONDRES, 13 octobre. Sur le front de combat rien de saillant ne s'est produit, em dehors de l'activité d'artillerie réciproque habituelle. Le mauvais temps persiste. Le nombre des prisonniers faits hier comporte jusqu'ici 741, dont 41 officiers. L'aotîon aérienne. (Communiqué officiel) LONDRES, 13 octobre. Hier le temps n'eût pas pu être plus défavorable à la coopération de l'aviation et de l'infanterie.Néanmoins, jusqu'à 4 heures de l'après-midi, nos avions entreprirent des raids, soit pendant la pluie, soit pendant les rares éclaircies, et réussirent au prix de grands efforts à repérer l'emplacement des troupes ennemies, à observer les mouvements de l'ennemi et à signaler à notre artillerie l'emplacement de nombreuses batteries ennemies. Ils tirèrent au surplus plus de dix mille coups de mitrailleuses eur les fantassins ennemis dans les tranchées, dans les trous d'obus et sur les routes. Volant à une faible altitude, ils attaquèrent également des cavaliers des colonnes de transport et tuèrent ou blessèrent ainsi beaucoup d'ennemis et causèrent un grand désarroi dans les rangs de l'adversaire. Us rencontrèrent fort peu d'avions allemands, sans doute à cause du mauvais temps. Il y eut fort peu de combats aériens. Quatre appareils ennemis furent abattus ot cinq autres contraints d'atterrir désemparés. Dix appareils britanniques no sont pas rentrés au camp. Ce nombre élevé doit être attribué en partie à un vent d'ouest très fort et à la chute soudaine de violentes averses. Beaucoup des avions perdus appartenaient à des patrouilles qui ne participèrent pas aux combats. Us se sont apparemment perdus dans la tempête. Les Anglais repoussent des reconnaissances ennemies et fent un raid réussi dans la région d'Huliucfi. (Cowimv/n/iqué officiel.) LONDRES, 14 octobre. (Reuter). Pendant la nuit l'artillerie ennemie montra de l'activité au nord-est d'Ypres. De3 recoi naissances ennemies à l'ouest de Becelaerc. et au nor^ de Poelcapelle furent repoussées. Près d'Hulluch nous fîmes un raid réussi. 943 prisonniers allemands (Communiqué officiel ) LONDRES, 14 octobre. (Reuter). Cet après-midi nous fîmes une attaque réirssie au sud-est de Monchv-le-Pre#x au cours de laquelle nous fîmes quelques prisonniers. Sur le front de combat, de part et d'autre, on signala de violentes actions d'artillerie mais aucune action d'infanterie no se produisit.Le nombre toîal des prisonniers faits vendredi est de 943, dont 41 officiers. Feux d'artillerie (Communiqué officiel) PARIS, 13 octobre. Echange de feux d'artillerie dans divers secteurs. Succès local des Français en Belgique (Communiqué officiel) PARIS, 14 octobre. En Belgique combats entre patrouilles françaises et allemandes devant la nouvelle ligne française, au cours desquels nous fîmes une taentaine de prisonniers, dont un officier. Sur le /ront de l'Aisne, la lutte d'artillerie fut vive de temps à autre surtout vers le Panthéon et les plateaux de Vauclerc et de Californie. Sur le reste du front actions d'artillerie intermittentes, Violentes actions d'artillerie sur le fjront do l'Aisne. (Communiqué officiel.) PARIS, 14 octobre. (Reuter). Sur le front de l'Aisne, principalement dans les secteurs des plateaux sur la rive droite de la Meuse, de violentes actions d'artillerie se produisirent^. Auoune action d'infanterie n'eut lieu. Un raid ennemi sur nos petits postes au sud du Hartmannswillerkopf échoua. Les avions allemands bombardent Dunkorque. PARIS, 15 octobre. (Havas.) La nuit dernière des avions allemands bombardèrent la région de Dunkerque. Il y a beaucoup de victimes parmi la population CiVliS. Combats entre hydro-aéroplanes. Un communiqué officiel annoncejque, samedi, à la suite du mauvais temps, l'action des hydro-aéroplanes britanniques fut limitée. Une des patrouilles aériennes britanniques abattit un avion ennemi au-dessus d'Ostende. D'une patrouille anglaise, qui engagea le combat contre une patrouille allemanue deux fois plus forte, quatre appareils ne rentrèrent pas. » Sur ia italien. Actions diverses. 8 XCommuniqué officiel. ) ROME, 14 octobre. (Agence Stefani). Depuis le Sfcelvio jusqu'à Rombon de nombreux combats d'artillerie se produisirent sur certains points. Sur le plateau do Bainsizza et la partie sud du Carso de violonts bombardements eurent lieu. A l'ouest de Chiapovano, près de Vrho-vec,des troupes ennemies, faisant des attaques, furent repoussées. Actions navales. ROME, 14 octobre. ^ (Stefani.) Hier, vers quatre heures et demie, nos hydravions ont bombardé -■ quelques torpilleurs ennemis qui croisaient le long de la côtc d'Istrie. Une explosion s'est produite à bord do-l'un des navires. Un vapeur postal, en route pour Coifoaranco, attaqué par un sous-marin, entama un© lutta d'artillerie qui so termina par la fuite du soùs-marin. Il y eut à bord du vapeur deux morts et quelques blessés. Sur !e front crfsîstaJ. L'activité des Allemands dans la Baltique (Communiqué officiel) PETROGRAD, 13 octobre. ££ier, dans la Baltique, un combat se produisit entre deux canonnières et des navires ennemis qui bombardèrent le village de Serro. sur la partie sud de l'île de Dagô. Ces navires avancèrent entre Dago et Oe3el, mais finalement ils furent repoussés. Après le débarquement à Oesel, notre avant-garde offrit temporairement de la résistance sur la ligne de Vehnapaar et la ferme -de Kideniejpidoul, mais finalement elle se replia vers l'intérieur de l'île. L'ennemi avaûice dans les directions est et sud. Déîaiis sur le débarquement des Allemands ^ l'entrée du Golfe do Riga. (Communiqué officiel) PÈTROGRADE, 13 octobre. (Reuter). D'après uno communication du ministre de la marine 8 dreadnoughts, 12 croiseurs légers, 40 canonnières et 30 pêcheurs de mines prireut part au débarquement. Un communiqué annonce que l'ennemi, après le débarquement du 13 octobre, poursuivit son action pour briser la résistance des troupes russes jusqu'à 10 heures du matin. Il occupa les ports du nord et de l'est et s'approcha jusqu'à 12 verstes de la capitale d'Arenskuy. Les troupes russes occupent encore la presqu'île de Svorbe. Près de Dago l'ennemi no fit que des démonstrations sans occuper fiîle. Kerensky adressa un appel énergique à la flotte do la .Baltique pour qu'elle fasse son devoir en cette heure critique.^ Actions diverses (CommuThiqué officiel) PETROGRADE, 13 octobre. Sur le front nord activité de patrouilles de part et d'autre. Sur le front suid-ouest le colonel Fasty-kowsky, commandant d'armée à titre temporaire, fut blessé par une balle de fusil au cours d'une visite aux tranchées. Sur le golfe de Riga, l'ennemi continue avec énergie ses attaques aériennes. Le 10, neuf avions ennemis lancèrent 23 bombes dans la région de Zetrel. Nos avions entreprirent'une contre-attaque. Us dispersèrent les appareils ennemis et en forcèrent deux à atterrir. L'ennemi s'occupe activement à déblayer les mines à l'entrée du golfe de Riga et sur la côte courlandaise. Dans les fies d'Oessl ot de Dagô, PETROGRADE, 13 octobre. (Agence télégraphique). Avec l'appui de navires de guerr3, contre -lesquels la garnison russe n'était pas do force àlutter, les Allemands débarquèrent hier, dans la baie de Tage-lacht, au nord de l'île d"Oesel et 6ur lœ côtes situées à proximité de ce point. D'.autres troupes débarquèrent près du village de Serro dans la partie sud-ouest de l'île Dago. Les batterie! de oôto furent ré-i duites au silence par le feu, violent' des pièces [ lourdes de l'enneyni<

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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