L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 17 Februar. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 19 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/0r9m32p52p/
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gôine Année N°. 482! « cents CIO centimes) Jeudi 17 février 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, Journal auotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. z. VOORBUKGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: ( chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Koliandefl. 1.50 par rsiois. Etranger II.2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. ■■ mi iBaKnKBaBaaaBaEE.7^-. ,, La Prise d'Erzeroum. moment de mettre sous presse nous recevons 3a dépêche ofîioâeiSe suivante: fa RÉTROGRADE, 1© février. Erzeroum est pris. Ce que la Hollande doit craindre. Le ,,Neptune" d'Anvers, qui se publie aujourd'hui à Londres, et qui puise toujours 5es renseignements à bonnes sources, relate, es déclarations d'un grand armateur allemand, faites à un courtier maritime neutre, iu sujet des "vues de ees compatriotes sur Envers. Convaincus que la Belgique leur 5ôt acquise définitivement, les Allemands renfc, tout d'abord, creuser un canal du ■ttun à l'Escaut, puis exécuteront la grande coupure du fleuve belge en amont d'Anvers >t agrandiront les canaux donnant accès à 'intérieur du pays; enfin, ils assureront les communications doubles entre le port et !iége. ,jll y a tout un vaste projet étudie & mûri,, a dit l'armateur, que l'on mettra . exécution dès que la paix sera signée. Nous erons d'Anvers un port allemand superbe, pii n'aura pas de rival dans le Nord. 3e j&eebrugge, nous ferons un port militaire." Disons, entre parenthèses, qu'en ïffet ces projets furent mûris par les Ponts jfc Chaussées belges (programme de 1907) it qu'un groupe de délégués des Chambres le commerce d'Anvers et de Bruxelles étu-lia les raccordements- possibles entre le Rhin, la Meuse et l'Escaut (projets dont 1-63 procès-verbaux parurent en 1914 dans la ..Belgique Maritime et Coloniale"). Rendons à César ce qui n'appartient pas lux Allemands. •Les paroles rapportées méritent l'attentons Jusqu'ici, quand on examinait les rojets du raccordement envisagé, on scomptait la collaboration de la Hollande, ont le territoire est à traverser, ©t il était ntendu qu'on solliciterait son adhésion et sn intervention. Maintenant on parle de lettre la jnain à l'oeuvre sans se soucier e la Hollande ; quand on se sent le plus ?rt, on en fait à sa guise. Autre remarque: 10 coût du travail s'élèverait de 60 à 80 iillions pour la seule partie allemande, i.'empire allemand, dont les finances subis-Mi t une épreuve désastreuse, sera plus que tmais enclin à se départir du principe de abolition des péages. On pense bien que, 11 percevait des droits sur le nouveau mal, il aurait un prétexte de plus pour nposer la navigation sur le fleuve rhénan : pour reprendre ses démarches afin de écider la Hollande à permettre l'extension e la taxe sur le parcours du fleuve en m territoire. ' Puis, le prochain traité . 'abrcgcra-t-il pas celui de Vienne en oe ui concerne le régime du Danube et du A in ? Mais voici une éventualité plus angods-inte. Peut-on espérer en Hollande que Allemagne s'imposerait les sacrifices écessaires pour faire d'Anvers le premier Drt du nord de l'Europe, sans acquérir mtCs les garanties désirables, non seule-icnt à propos de sa défense militaire, mais ocore en ce qui concerne la liberté absolue u fleuve qui le dessert? Eu un mot., queî-u'un en Hollande s'imaginerait-il qué accès à la rade anversoise resterait à la leroi d'une nation étrangère? Déjà, au mois de décembre 1914, le Dr. emburg, envoyé allemand aux Etats-Unis i qualité d'agent financier et de propa-indiste, confiait au représentant d'un urnal américain que ,,les côtes anglaises, >llaaudiaises, belges et françaises du chenal vivent être neutralisées; en temps de terre, la flotte allemande exercerait un ntrôle incontesté sur l'accès de l'Europe jv l'Atlantique". Ces dires expliquent le ssein de faire de Zeebrugge un port mili- ( ire allemand. La Belgique appartient * ■ ajouta M, Derdburg — géographique- \ ait à l'empire germanique, parce qu'elle oimande l'embouchure du plus grand r iuve allemand; ce pays est donc forcé r entrer dans le Zollverein lui-mêm9." 1 L'erreur géographique commise par le J Dlomate officieux était-elle préméditée ou 1 n ? Admettons qu'il employa une expres- , n incorrecte échappée au cours d'une in- e ■view. Ses paroles n'en seraient pas ] :ins menaçantes... pour la Hollande. Car, < Belgique une fois incorporée dans le * llverein, l'argument dont s'est servi M. 1 mburg s'appliquerait exactement au cas la Hollande qui appartiendrait géo- ® rphiquement , à Vempire germanique ^ 'ce qu'elle commanderait Vembouchure de p tx fleuves allemands. Ensuite, Rotterdam © ïst-il pas de fait le principal port rhénan à l'Allemagne? a publions pas la volonté montrée jadis r l'Allemagne de régenter le Rhin jus-'à son estuaire. Lorsque le gouvernement landais se montra réfractaire à l'établis- q aent de péages sur oe fleuve, elle annonça I' l intention de creuscr un canal latéral v xmehant à Emden, Maîtresse de la Bel- fl [ue, sa .position jis.-a-yis dff Hollande # vr serait fortement consolidée, terriblement d.'i redoutable. vo Si l'Allemagne rêve de garder Anvers et tr< Zeebrugge, elle" sera logiquement amenée à N( convoiter Rotterdam et Flessi ligue, dont la ue possession lui serait au moins aussi favora- ce ble, si pas plus précieuse; ces villes, au même pl< titre que les deux ports belges, ne constitue- be raient-elles pas des armes efficaces contre réi l'Angleterre, l'ennemie haïe et crainte entre d'i toutes ? Pour avoir raison de, la suprématie eff du commerce maritime, jusqu'ici apanage qu du Royaume-Uni, deux ports ne suffisent rei pas en face des côtes anglaises. sei Dans le domaine économique général, les choses sont également d'une clarté lumi- nu neuse. Lia Hollande est un vaste entrepôt où qu se concentrent lei' envois de ses colonies et sei des produits d'outre-mer destinés à son ex hinterland, qui comprend la Belgique, le pays rhénan et la Suisse. Ce qui revient à dire qu'en cas d'annexion, de la Belgique pa à l'Allemagne presque tous ses débouchés raj seraient allemands. Il suffirait alors à l'Ai- „u lemagne de fermer sa zone de distribution, c0] par exemple par des taxes prohibitives, 24 pour la réduire à merci et l'obliger à accéder au Zollverein, ainsi qu'a dû le faire le d'i Grand-Dudhé de Luxembourg. Ce serait la f0i dépendance entière, irrévocable. Nous lais- en sons à nos frères du Nord le soin de tirer la conclusion de l'exposé que nous nous sommes permis de leur soumettre. cic L, Teugeîs— De Vos. vo _ _ ©a: iair Le sang-froid is nos aviat» j» et Malgré l'audace dent nos avions font preuve pe tous les jours, remarque ,,Le XX© Siècle", nous n'avons éprouvé que des pertes très faibles dans ce corps d'élite. Il faut dire que la chance sourit à nos aviateurs avec un© constance qu'on ne demande qu'à voir per- 111 sister. J1 y a quelques jours, un do nos pilotes lef spécialement chargé de la chasse aux appareils ét; ennemis, le lieutenant D., reçut l'ordre d'at- téi taquer un biplan allemand qui réglait un tu* p] effectué sur nos lignes. Mettre son Nieuport en marche, prendre de la hauteur et arriver -, j. en vue de l'ennemi fut l'affaire de moins de ringt minutes. Dès que l'aviateur ennemi le "e rit arriver, il-fit demi-tour et au lieu d'accep- 10 1er le combat prit la fuite. L'avance qu'il put ainsi, prendre était considérable, néanmoins le Co petit Nieuport se mit à sa poursuite. Pour permettre à leur Taube de regagner sa plaine [l'atterrissage les artilleurs allemands se mirent T, i tirer avec violence contre notre petite ma- . ïhine,' établissant un barrage de shrapnells .P1 mtro les deux appareils. L'avion de chasse lè£ voulut passer malgré tout. ho Au moment do traverser le barrage, le? J àa Éclats d'un projectile viennent enlever la par- i so,j :ie antérieure du capot. Les débris sont pro- jetés dans le champ de l'hélice et celle-ci se -, arise comme verre. L'avion est forcé de des- aei rendre ©n vol plané. Mais un vent très violent 1 l'empêche d'avancer. Il ne peut espérer arri- l'o rer jusqu'au chemin de fer. I/'atterrissage se à : produira inévitablement, soit dans les lignes ennemies au-dessus desquelles il se trouve, soit à proximité immédiate de celles-ci. Et ^ partout, sauf là où se trouvent construites des tranchées sur lesquelles, il irait infaillible-nent s'écraser, c'est l'inondation. Sans perdre se ion sang-froid, l'aviateur plonge tout en se &en naintena-nt en équilibre. La. terre se rapproche avec une rapidité vertigineuse. Les lignes f e distinguent à l'oeil nu. Des soldats, étreints stu l'angoisse, suivent, muets, le' drame. En l'air mé; t. plus de mille mètres éclatent encore des pro- ç ectiles. Le sol est proche. Un coup du gou- jer 'ernail de profondeur et l'appareil se précipite 0:st i plus de cent kilomètres h l'heure parallèle- nia nent à la plaine. A soixante mètres d'altitude on 1 passe la ligne des avant-postes allemands Vai une telle allure que les fantassins ennemis que l'ont pas le temps de tirer. Quelque cent me- hou res plus loin le pilote est. précipité au loin sa t disparaît sous l'eau. J1 n'a que le temps de von 'éloigner précipitamment du biplan, car l'ar- illerie allemande commence immédiatement à 'arroser de shrapnells. qU', Les Boches arrosèrent longtemps et copieuse- j îent l'appareil de leurs projectiles. Toute la nie uit ils continuèrent à tirer. Un obus section- -cric a en deux le gouvernail. Mais la nuit suivan- Ser e trois sous-off iciers de l'aviation, dont un pi- soit ote allèrent, dans l'eau jusqu'à mi-corps, sau- __ •er le Tuoteur ©t la mitrailleuse. Pour retrou- Or rer celle-ci, qui, au moment du capotag©, avait nie: té précipitée au loin et dont on ignorait l'em- X )lacement, le sergeiit O. un sportsman bien on nu dans le monde de l'aviron, plongea au ond d'un entonnoir d'obus de près de trois tiètres do profondeur. Avec la mitrailleuse, le moteur, la magnéto j t la pompe, absolument intacts furent enlevés u nez et à la barbe de l'ennemi. Mais il fallut ►rès do cinq heui*es pour mener à bi©n cette erilleuse entreprise^ à laquelle les Allemands l°g; mtribuèrent malgré eux en fournissant, grâce loci leurs fusées lumineuses, un copieux éclairage, exc A V I S= td tlous serions reconnaissants à nos abonnés le : ui reçoivsnt leur journai par la poste et dont (ell abonnement expire le 15 février de bien la s suloir nous envoyer an mandat poste de quo . 1 50 en mentionnait! sur le mandat poste : de tenouvellement d'ahortciemenî, est En Belgique. A S u x e S-i e s» Les besoins des Allemands en caoutchouc ont de plus en plus grands. Ils s'accapa-enfc du moindre morceau de rubber sur squel il leur est possible de mettre la main. Les perquisitions continuent pour décou-Tir les pneumatiques que des propriétaires .'automobiles auraient pu garder. Les Boches ont jusqu'à enlever les bandages qui se rouvent sur les roues d'autos en service. îous sommes donc menacés de ne plus avoir ne seule voiture en circulation, à part elles que messieurs les envahisseurs em-loient pour leur usage personnel ou les esoins de l'armée allemande. Les pneus équisitionnés sont évalués par les soins 'une sorte de commission, nommée à cet ffet. Les Allemands, pour amadouer ceux ui cachent des bandages, ont promis de eme.ttré une reconnaissance de dette qui Bra payée à présentation. Les dépositaires ou propriétaires de pneu-îatiques, qui n'auront pas déclaré les uantités de caoutchouc qu'ils détiennent, sront punis sévèrement. Le dernier délai xpire le 11 février. * * * La police de Laeken vient d'être, en artie, réorganisée. Quarante agents tempo-lires ont été nommés pour la durée de la uerre. Trente-deux pompiers assermentés oncourront au service journalier avec les 4 agents de police réguliers. Les pompiers feront le service en tenue-'incendie, les autres agents porteront l'uni-Drme ordinaire de la police, avec matraque u caoutchouc. * * * Le Conseil communa/1 de Bruxelles a dé-id'é d'approuver les comptes des hospices our l'exercice 1914. Le vote a été acquis ans discussion, ce qui est un fait extraor-.inainement rare 1 En effet, on se souvien-ra que chaque année des discussions violen-ss-éclataient au sein du Conseil au moment u vote approlbatif des comptes des hospices, t dont la presse bruxelloise était agitée iendant -plusieurs semaines. C'est encore là une manifestation de 'union sacrée. Les comptes se sont clôturés cette fois par m déficit de 2,851.797 fres 47. Il a été constaté que la différence entre es prévisions et. les dépenses effectuées tait causée par l'es frais imprévus supports par l'administration des hospices pour 'hospitalisation d'un -grand nombre de dessés. Rien que pour les ambulances éta-<lie& én dehors des hôpitaux de la ville, les épens&s supplémentaires se sont élevées à 07.5001 francs. Le rapport budgétaire a été présenté au lonseil par l'échevin Hadet, administrateur .■es hospices. Mais les disciples d'Esculape s'agitent, ls ont demandé —■ tout au moins la inanité d'entre eux qui font partie du Colite médical attaché à l'administration des ospices — que de nouvelles nominations ans les cadres des services hospitaliers ne 3'ient pas faites- avant la fin de la guerre-eci ne concerne, évidemment, que les mé-ecins, chirurgiens. et chefs de service. Ces messieurs ont parfaitement raison et on comprend mal les autres docteurs, — moins qu'ils soient candidate et tentent s profiter de la situation présente.... Cais oet-be. manifestation doit déjà les con-amner à tout jamais. Le conseil des hospices attend, avant de i prononcer, que le docteur Speel ait précité un rapport, sur cette question. * * # . On n'aura jamais fini de faire le tour de upidité iboche. mais l'anecdote que voici érite. d'être retenue. Or donc, au cours du mois de novembre u-nier, M. Braconnier, dont l'honorabilité t connue do tous les Bruxellois, se trouva-andé à la kommandantur. Il s'y rendit ©t t l'arrêta. •— Pourquoi ? Mystère. Il de-it attendre son tour d'être interrogé par lelque officier de service. Quarante-huit ;ures se «passent, tandis que le prisonnier creusait la tête pour savoir co qu'on lui lulait. Sa^iamille s'inquiète et son ibe au-frère • qui touclio de près à la Banquo NationaJo , n'y tenant " plus, accourt et insiste pour l'on éclaircisse ce mystère. Il y a une inculpation contre M. Bracon-er lui répond-on; et, comme notre compa-iote insiste, un cerbère consent à. compul-r le dossier et revient avec cette déclaration lennelle : — Mais oui, ce monsieur est un braconnier. : le braconnage est défendu et tout bracon-er est suspect de_ posséder des armes. L'histoire est rigoureusement authentique, i A Angers. Le comité de secours et d'alimentation ne Docupe pas que de la noiuiituire du corps, veut aussi nourrir l'esprit, — oe qui est gique. C'est pourquoi, ayant loué des -aux qu'il a sobrement meublés et qui sont cellemment chauffes, le comité les a garnis > livres. Deux salles de lecture sont à la disposi >n du public La première est établie dans local ,,Festa" de la rue de l'Offrande Lie est dirigée par M. John Venkeleer) ; seconde se trouve installée dans le ,,Ris-ons Tout" au coin de la place Léopold Wael et de la rue Verlat (sou directeur i yiçtor ..Goniaux)|. Mais yoici en ^uoi l'idée de ces salles de lecture est nouvelle. Le public est composé, généralement, d'illettrés et, tandis que les braves femmes s'occupent de tricoter ou de réparations de vêtements, on leur fait la lecture. Il y a aussi des hommes parmi ce public, des dockers, des ouvriers sans travail, souvent même des employés sans emploi et qui viennent passer là quelques heures de saine distraction intellectuelle.Le premier mois, 1122 visiteurs se sont présentés au local du ,,Risquons-Tout". Parfois, la salle était pleine à refuser du monde. Succès complet. Les deux salles de lecture sont ouvertes tous les jours, le dimanche y compris. * * * ■Nous apprenons la mort de M. J. E. Van de Vekle, échevin de l'état civil) de Borger-Ûiout, .décédé en cette commune le 3 février dernier. L© défunt, qui était décoré de la médaille civile de lro classe, était âgé de 64 ans. * * * Les époux Heymans-Van Kerckhoven, domiciliés 237 longue rué d'Argile, viennent de fêter dans l'intimité familiale leurs noces d'or. Le bourgmestre a rendu visite au couple jubilaire pour leur adresser ses félicitations et leur offrir le cadeau traditionnel au nom de la Ville. Les jubilaires, de leur côté, ont remis à notre honorable maïeur une somme de 300 francs en le priant' de bien vouloir la répartir entre diverses œuvres charitables, soit 100 francs à l'Œuvre antituberculose, 100 francs à la Maison des Invalides et 100 francs à l'Hospice des aveugles. * * * Certains paysans s'enrichissent avec une rapidité étonnante. On sera moins surpris de cette fortune rapide lorsqu'on saura qu'ils tiennent les hauts prix ot ne vendent que s'ils sont assurés d'un bénéfice de cent pour cent minimum. Il n'est rien qui les apitoie: la misère, la maladie les laissent indifférents. L'hôpital do .Stùyvenberg, qui fait une consommation régulière de six cents oeufs par jour, a dû passer des contrats avec nos bons villageois qui obligent.les régents à payer 25 centimes par oeuf! Ces exploiteurs de la bienfaisance méritent un châtiment sévère. A Liège. Le . Grand Bazar organise au profit du bureau de bienfaisance une grande tombola pour laquelle 300,000 billets sont mis en vente. Les frais de l'entreprise (il y aura pour 9000 francs de lots) sont à la charge du bazar. * * » Ou proteste vivement contre la hausse des cafés, provoquée par Messieurs les accapareurs, ces. éternels impunis. Les commerçants prétendent que c'est aux prix des transports que cette hausse est due. A quoi les clients répondent: „Mais il n'arrive plus de café!" Et, s'il n'arrive, en effet, plus de café, est-ce un motif suffisant, eu égard à la provision en entrepôts, pour hausser tous les jours les prix? * * * Une association a été formée pour la dé- ' fense des intérêts agricoles et populaires. # * * Dans le1 but de combattre) autant que possible les effets du chômage, des ouvriers liégeois se sont mis à fabriquer de petites baïonnettes, montées en broche et en épingle -de cravate. Ce bijou, qui. porte, gravé sur la lame de la baïonnette, le mot ,,Yser", ob- < tient un tel succès que non seulement les k Liégeois en achètent... mais même beau- J coup d'officiers et soldats allemands. ^ Nous comprenons que les Belges'se pro- g curent ce bijou. Mais les Allemands? Il est plus que probable que ceux-ci ne furent j jamais à l'Yser... sinon... le souvenir serait < par trop... naïf. ; A MsalSraes. Le correspondant romain du ,,Tijd" < écrit; Le caractère du premier entretien s qu'a eu le cardinal Mercier et le député .= socialiste Destrée a été connu du public ( par la relation qu'en a donnée M. Destrée lui-même. Quant à l'entrevue de l'arche- i vêque belge avec M. Briand, elle n'a pas ; eu lieu au Collège belge. La rencontre s'est ] faite dans les ateliers du célèbre peintre Besnard, en présence de M. Vermeersch. On ne peut rien publier sur cet entretien, 1 mais il est clair que les deux personnalités en question sont parfaitement d'accord sur la question de la Belgique. Après l'entretien, M. Briand raconta à son entourage qu'il était plus que jamais admirateur du cardinal de Malines. r c â Gand. i Encore un avis boche: ,,Dans la nuit du 20 au 21 janvier, la ligne téléphonique de t Laerne à Wetteren a été coupée sur une ] longueur de 1250 mètres. La quantité de 1 fil emporté peut être ainsi divisée : un quart ] pour Laerne et trois quarts pour Wetteren, j soit environ 900 mètres à la charge de cette f dernière commune. { ,,Bien que le coupable, un . habitant de c Laerne, ait été arrêté et puni judiciaire- ^ ment par les autorités de cette commune, les ^ communes en question oie pa-a 'être j acquittées parce qu elleo ont failli a leur devoir en ne veillant pas à ce que de pareils faits de trahison ne se produisent pas sur leur territoire. D'autant que. les autorités militaires attachent une grande importance à ce que les services téléphoniques ne soient entravés d'aucune manière. La commune de Laerne a donc été condamnée à une amende de 5000 marks et celle de Wetteren à 10.000 marks." Avec les Boches, c'est toujours le même principe: faire argent de tout. En effet, le pauvre diable qui a volé les fils téléphoniques ne disposait vraisemblablement pas de 15,000 marks pour les donner au monsieur du Wurtemberg qui nous pressure si galamment!Il a été puni judiciairement. On croirait —n'est-ce pas? — que ceci doit suffire. Point. Les communes sont responsables, au mépris, bien entendu, des conventions de La Haye dont les Allemands en général et le Wurtenibergeois en particulier se moquent surabondamment. C'est ce qu'en bon français on appelle instituer un régime de la terreur. Mais comment les bourgmestres feraient-ih pour surveiller les voies ferrées et les lignes téléphoniques, eux qui ne possèdent même pas le nombre de gardes champêtres nécessaires, à éviter que des larcins soient commis au coeur même de leurs villages, en plein jour! La raison de ces amendes est tout simplement que le monsieur du Wurtemberg avait besoin de 15,000 marks. Ce duc est d'ailleurs modeste. Von Bissing, lui, avait plus grand appétit quand il fit passer de la caisse de la Croix Rouge belge dans sa caisse boche les deux cent mille francs que de généreux Belges avaient versés. A Ostende Les ,,Jeune-Flandre" d'Ostende ont dénoncé à l'autorité allemande M. Ladeuze, professeur de sciences naturelles à l'Athénée de cette ville, coupable d'être Wallon. L'autorité allemande s'est empressée de déplacer 1',,indésirable" et de le remplacer par un professeur flamand!. Que pensez-vous de ces lâches „Jeune-Flandre" ? Dans les Fteracïres Les atëèges, (allemandes continuent d'apporter de pleins chargements de sable et de gravier. Un contrat de 300.000 tenues avait été conclu et un second contrat d'une même quantité de saible eb de gravier vient d'être signé. Ces allèges déchargeait leurs chargements à Port-Arthur, le port de C-and. De là, ils sont dirigés sur Wervicq, Menin, Courtrai, Rouîers, Iseghem, Bruges, Ostende, endroits situés à l'arrière du front qui va d'Armentières à la mer du nord. * * # Toutes les troupes allemandes qui arrivent en Flandre ne viennent pas nécessairement d'Allemagne ou du front russe. Certaines arrivent de l'Artois ou d'autres parties des lignes boches en France et font un graaid détour — obligatoire —' avant ^'occuper leurs nouvelles positions. Il en est ainsi des troupes qui ont cantonné à Avelgem et aux environs d'Audenaerde. A Naïtiur. On peut lire dans un journal imprimé en Belgique la petite infamie que voici: ,,Henri Colliu, cocher à Givet, a participé aux combats près de G-ivet en qualité i© franc-tireur. Il a fait le coup de feu sur es soldats allemands au moyen d'un fusil nilitiaire français. Le tribunal l'a condam-aé à 5 ans- de travaux forcés." A cela, deux mots de réponse: si, vraiment, Henri Collin avait tiré sua* des sol-lats allemands, le tribunal l'eût condamné i mort'. Il y a eu des précédents. Il n'y t pas d'exemple, dans les annales judiciaires ftL Belgique, depuis l'invasion, d'une telle générosité d'ans l'application d'une peine. 3-inq ans de prison pour avoir tiré sur des soldats boches : C'est pour rien, quand, on ait la sévérité de nos ennemis pour ce genre le délit. On voit par là, cependant,que-les Teutons usaient toujours d'accréditer la légende des (, frank-tireurs' '. Seu/lement. çà ne prend 3as. Nous savons à quoi nous en tenir.... * w * Un grand nombre de soldats ont traversé récemment la ville. Au Pays Wallon L|,abbé Frère, curé-doyen de Seneffe, qui l, été arrêté par les Allemands, était accusé l'avoir fait parvenir à des soldats de sa )aroisse des lettres de leurs parents. * * * Le travail a été repris dans presque tou- : es les verreries et gobeletteries du Hainaut. ! Vlanage et la région sont en pleine activité; es verreries Castelain, Michotte, Saint- ; Laurent, du Progrès; les verreries de Brai-îe-le-Comte et même de Momignies, à la j rontière française, sont en pleine exploita- , ion. Toute la production est presque ex- I slusivement expediée en Hollande. Mais, i )oùr que le travail puisse être continué, il ! t aurait lieu d'obtenir, au bénéfice de ce3 ! ndushnes, la, levée des mesures bloquant ] i exportation des fournitures faites en Angleterre. Sinon, faute de capitaux, ces usines devront cesser leur exploitation. Il est à remarquer que des ordres d'achat parviennent d'Allemagne à ces industriels, mais que ceux-ci les déolinent invariablement. Aucune expédition n'est faite dana cette» direction. Et les ouvriers ont déclaré qu'ils cesseraient de travailler si cette rê»la de conduite était modifiée. * * * Enfin, les Garolorégiens vont être ge. courus. Des càargeanents de pommes de terre sont en route pour Charleroi où la, disette était grande. Aux fa*<oas4ières. Les Allemands ont l'intention d'expulser les religieux" qui habitent le cloître d'Achel, — comme suite à la mesure prise récemment et par laquelle toutes les habitations situées pics de la frontière doivent être évacuées. Actuellement, ils s'occupent d'abattre les maisons de paysans, construites ©n bois. Ds ne toucheront pas aux maisons en briques, dans. lesquelles ils feront cantonner leurs troupes. * # * Le capitaine et un matelot d'un remorqueur, arrêtés récemment, ont été condamnés à quinze années de prison. Us avaient caché un Belge à bord dé leur bateau. * » «• Certains Hollandais qui voudraient quitter le pays et dont les passeports sont en règle sont retenus amx frontières' depuis une semaine ! * * * Les Boches ont haussé la barrière àe fil de fer barbelé, au moyen de treillages d'un© hauteur de deux mètres environ pour empêcher qu'on jette des lettres ou des paquet* idle Belgique en Hollande — et réciproque^ ment. * * * Cinq recrues boches qui manipulaient des obus à Bourg-Léopold ont été déchiquetés par l'explosion d'un projectile. Il y a, eu plusieurs blessés. * * * Le batelier A. A., de Philippine, qui venait de G and avec son bateau, a été arrêté à Selzaete par les Allemands et emmené on ne sait où. On ignore également la raison de cette arrestation. Il y & un an h février 1915. — Tranchées c&nqu&ses sur les Allemands à iïacliiucawrt (nord d'Arras), à Somain, Perthes et- Beawéjow (Champagm), dans le bois dei lai Grwrie, à Fom.taiii'G-Madame et à Boureu-illes (Àr-yorme), cmi. sud des brns dç Chepjm, de Mit-lœnxQMrt et de Forges (Meuse), a<wx Epar-ff es (Hau,ts-de-Meusz), au- «ignul de Xoni et à Norrcnj, et enfin, en Alsace, où les Français s'emparent, aie sud de la ferme da Su-del, d'un réduit formidable jileim de matériel de guerre, d'outils, d'armes de siège, de irwnitioms, etc. U n armait allemand abat--tu à Zurner, près de Dunkerque, détruit par l'explosion de ses propres bombes; ses pilotes tués. Quatre avions allemands chas-sés de Belfort-, ayant jeté 33 bombes sans résultat. —tj! Le nràriiii ins les milieux diamantaires On nous prie d'insérer les considérations suivantes sur le moratorium: I-s. précédente assemblée générale n'a certainement pas répondu à notre attente. Le délégué de la Banque générale belge r-e pouvait évidemment que développer c« thème : Le moratorium étant supprimé en Belgique, les débiteurs doivent payer le capital plus les intérêts moratoires". Là-dessus divers interpellât©urs sont intervenus pour discuter la question des intérêts moratoires et même celle des intérêts composés. Bref, un profane assistant à ces palabres en concilierait que tout marche pour le mieux dans les milieux diamantaires. Pensez donc! nous chicanons les intérêts composés!Je ne m'en cache pas, je crains fort que la suppression du nioratoriu^m ne provoque nue catastrophe financière en Belgique. Lorsqu'en 1914, le gouvernement belge décréta la prorogation des paiements jusqu'après la guerre, c'était une mesure de sagesse imposée par les événements. Cette prorogation n'aurait-elle pas été décrétée, la force des circonstances était telle que les gens n'auraient quand .même pu faire face à leurs engagements. Tant il est vrai que ce sont les circonstances qui créent les lois et non les lois qui transforment les circonstances.La situation a-t-elle changé depuis l'occupation allemande- D'une façon générale la réponse est négative. L'industrie belge subit de grandes difficultés pour l'écoulement ds ses produits outre-mer et dans les pays alliés. Les usines travaillent irrégulièrement ét de$ M

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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